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00:00A tous, Europe 1 nuit, Maëlle Sani.
00:05Et à la une de votre journal, 575 000 manifestants partout en France, selon les autorités, 1 600 000 d
00:12'après la CGT.
00:13Malgré cet écart abyssal entre les deux sources, une chose est sûre, la nouvelle journée de mobilisation intersyndicale organisée aujourd
00:20'hui est la plus suivie de l'automne.
00:23Reportage européen dans le cortège lyonnais dès le début de ce journal.
00:25Journée marquée également par des blocages de lycées et de nouvelles violences.
00:30A Tournefeuille, près de Toulouse, un incendie déclenché par un groupe de jeunes encagoulés et manifestement très bien préparés.
00:36Les détails à suivre avec le correspondant d'Europe 1 en Occitanie.
00:40Dans ce journal également, le pouvoir d'achat en baisse, même pour les cadres.
00:44Et puis nous serons aux Etats-Unis pour évoquer les marges de manœuvre de Donald Trump, privé de majorité au
00:49Congrès après les mid-termes.
00:52C'est un succès pour l'intersyndicale.
00:54Cette journée de mobilisation du 5 novembre, annoncée depuis plusieurs semaines sur les thèmes du pouvoir d'achat et des
01:00salaires, est la plus suivie depuis le début de l'automne.
01:04575 000 manifestants dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur.
01:081 600 000 d'après la CGT.
01:10Dans la plupart des villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, malgré la présence d'éléments radicaux.
01:16Illustration à Lyon avec le correspondant d'Europe 1, Jean-Luc Boujon.
01:19C'est donc à une mobilisation de grande ampleur que l'on a assisté aujourd'hui à Lyon, le plus
01:23grand rassemblement depuis le début du mouvement.
01:25Un cortège avec des lycéens, des étudiants, mais aussi des cheminots et des enseignants, comme Laurent, prof d'économie en
01:31lycée professionnel.
01:32On est venu dire déjà pour les conditions de travail des enseignants et des élèves, parce que même si notre
01:37ministre nous dit qu'il va créer des emplois, il n'arrive pas à faire le plein des concours, donc
01:42c'est un peu de l'enfumage.
01:43Une manifestation contre la bichère dans laquelle se trouvaient aussi des gilets jaunes comme Pascal.
01:47Quand on va à Carrefour ou n'importe où, on se retrouve avec trois foyers dans le chariot et on
01:52ne peut pas manger.
01:53Et on arrive à peu près à tenir jusqu'à la moitié du mois. Et là maintenant, le 5 du
01:57mois, on n'a plus une thune.
01:58Macron aurait pu aider au moins le peuple qui est en France.
02:00Mais comme à chaque fois des heures ont éclaté entre des black blocs et les forces de l'ordre, cette
02:04manifestante tente ici de les empêcher de casser.
02:22Ce sera peine perdue pour elles. Ces jeunes vêtus de noir et cagoulés jetteront quand même des pavés sur les
02:27CRS avant de s'en prendre aux mobiliers urbains ainsi qu'aux protections en bois installées sur les façades des
02:33banques.
02:33Lyon, Jean-Luc Bourgeon, Europe 1.
02:35Et une voiture brûlée sur le parcours de cette manifestation lyonnaise.
02:38Son propriétaire est un homme sans domicile fixe qui explique à la presse avoir tout perdu dans cet acte totalement
02:44gratuit.
02:45Le cortège parisien, lui, est arrivé en début de soirée. Place de la Nation.
02:49Quelques tensions entre casseurs et forces de l'ordre au moment de la dispersion.
02:53Un char à l'effigie d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen incendié.
02:57Et Raphaël Glucksmann n'a finalement pas pu défiler, hué par une partie de la foule, bloqué sur la place
03:02de la République.
03:03Le candidat social-démocrate a fini par quitter la manifestation.
03:07Et le bilan de la journée fourni par le ministère de l'Intérieur fait état de 448 interpellations dans toute
03:13la France.
03:1353 blessés parmi les forces de l'ordre.
03:16Des violences notamment ce matin dans la région toulousaine.
03:19Non pas au sein du cortège mais en marge d'un blocage de lycées.
03:22Bonsoir Charles Huillier.
03:23Bonsoir Mel.
03:24Vous êtes le correspondant d'Europa en Occitanie.
03:27Un établissement incendié à tournefeuille par un groupe de casseurs visiblement très bien préparé.
03:33Oui tout à fait.
03:33Il est 8h du matin lorsqu'une trentaine d'hommes encagoulés escaladent le portail de l'établissement,
03:39brisent les vitres de l'entrée, puis tirent avec des mortiers sur la salle d'accueil du lycée située dans
03:45le hall principal.
03:46Les pompiers arrivent rapidement sur place mais eux aussi sont ciblés.
03:51Plusieurs des mises en cause tentent alors de leur voler du matériel sans succès avant l'arrivée de la police
03:57et des premières interpellations.
03:59Pas de blessures car pas d'élèves dans le lycée à l'heure où cela s'est passé mais des
04:03parents sidérés et inquiets comme François.
04:06Moi je suis en colère. On a tiré sur des bâtiments mais on peut tirer aussi sur des gamins à
04:10côté.
04:10Enfin c'est tellement sauvage. C'est quoi la prochaine étape ? Qu'est-ce qui va se passer ?
04:14Est-ce que tous les jours je peux envoyer mon gamin en me disant il va être en sécurité, il
04:17vient pour apprendre des choses ?
04:18Donc ça ne s'arrête plus et malheureusement c'est nos gamins qui trinquent.
04:22Des jeunes qui ne pourront pas aller au lycée demain vu les dégâts ici.
04:26Des vitres brisées à l'entrée, une salle principale complètement détruite et un personnel extrêmement choqué.
04:32Alors y a-t-il un lien ? En tout cas un autre établissement a été ciblé ce matin à
04:37Toulouse.
04:37Plusieurs hommes ont également tenté d'y mettre le feu mais l'opération a été stoppée in extremis par la
04:43police.
04:44Charles Huillier, correspondant d'Europe 1 à Toulouse.
04:47Autre fait gravissime ce matin en Seine-Saint-Denis.
04:49Un adolescent de 16 ans poignardé au thorax par un autre élève âgé de 20 ans devant un lycée de
04:54la Courneuve.
04:55Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé.
04:58L'auteur du coup de couteau, rapidement interpellé, aurait tenté de s'opposer au blocage de l'établissement selon la
05:04préfecture de police.
05:05Le mouvement lycéen est maillé de violences depuis son avènement il y a plus de six semaines.
05:10Souvenez-vous de cette jeune policière projetée au sol et rouée de coups par des adolescents le 1er octobre dernier
05:16à Paris.
05:17L'image avait suscité une vague d'indignation.
05:20Et bien c'est une information européenne.
05:22Les trois mises en cause échappent pour l'instant à la prison Jean-Baptiste Marty.
05:26Oui, ils ont pu rentrer chez eux à l'issue d'une audience de culpabilité.
05:30Concrètement, ils ont été présentés à un juge des enfants en attendant leur procès.
05:34A l'issue de cette audience, les trois sont ressortis libres.
05:37Seules sanctions, une mesure éducative judiciaire provisoire.
05:40Par exemple, réaliser une action citoyenne.
05:42Mais aucun n'a été placé sous contrôle judiciaire ni incarcéré.
05:46Le parquet a donc fait appel.
05:47Et là, deux d'entre eux ont finalement écopé d'un contrôle judiciaire.
05:50Ils ont interdiction de sortir de chez eux entre 22h et 6h du matin.
05:53Mais aucun n'a donc été enfermé, du moins placé en unité judiciaire à priorité éducative.
05:58Les anciens sont refermés.
05:59Une décision révoltante pour Stanislas Godon, policier et délégué national du syndicat Alliance.
06:05Bien sûr que c'est la colère.
06:06Aujourd'hui, il y a un dysfonctionnement.
06:07Dans le tandem police-justice, ce n'est pas la première fois qu'on dit.
06:10Nous, on en prend plein la figure.
06:11On a plus de 2000 blessés dans nos rangs.
06:13Et voilà le genre de réponse.
06:15Il y a une réforme de fonds à faire.
06:17Le procès des trois mises en cause aujourd'hui, laissés libres, aura lieu dans les neuf prochains mois.
06:22Jean-Baptiste Marty, journaliste police-justice à la rédaction d'Europe 1.
06:26Et pour répondre à la colère sociale que l'on évoque depuis quelques minutes,
06:30le Premier ministre annonce une conférence sociale lundi à Matignon.
06:34Les syndicats et le patronat invités à parler salaire et pouvoir d'achat.
06:39Bon nombre de Français peinent à vivre de leur travail.
06:42Et les cadres ne sont pas épargnés.
06:43Leur rémunération est en baisse en moyenne cette année, selon le baromètre de l'APEC publié aujourd'hui.
06:49Et c'est du jamais vu depuis 2010, Aurélien Fleureau.
06:52Oui, cette édition 2026 met en évidence une perte de pouvoir d'achat chez les cadres, au moins 3,6
06:57% cette année.
06:58Et c'est globalement une perte très marquée sur les 20 dernières années.
07:02Depuis la création de ce baromètre de l'APEC en 2007, c'est une baisse de près de 12%.
07:08Alors tous les cadres sont concernés.
07:10Seuls 46% ont été augmentés en 2026.
07:13C'était 53% l'an dernier.
07:15Mais l'impact est le plus important en milieu de carrière, chez les trentenaires et quadragénaires.
07:20Si la rémunération fixe des cadres du privé est restée stable à 52 000 euros brut par an,
07:25c'est la part variable et les primes qui entraînent cette baisse générale.
07:29Près de 6 cadres sur 10 ressentent cette dégradation du pouvoir d'achat, explique l'APEC.
07:35Alors changer de poste, cela reste le meilleur moyen d'être augmenté.
07:38Mais avec la crise économique actuelle, c'est plutôt l'attentisme qui règne.
07:42Les intentions d'embauche de cadres sont au plus bas.
07:45Seuls 7% des entreprises disaient envisager de recruter au moins un cadre au cours du troisième trimestre 2026.
07:51Les explications d'Aurélien Fleureau pour Europe 1.
07:55Le pouvoir d'achat, c'est la préoccupation principale des Français dans le cadre de la campagne présidentielle.
08:00Et la hausse du coût de la vie explique en partie l'impopularité d'Emmanuel Macron.
08:05La cote de confiance du président de la République chute à 13% selon l'Institut Elab.
08:10C'est un point de moins que François Hollande à son plus bas historique en novembre 2016.
08:15Lui n'est pas aussi bas dans les études d'opinion.
08:17Mais cela ne l'a pas empêché de subir une sévère défaite il y a deux jours aux élections de
08:22mi-mandat.
08:23Donald Trump se prépare à adopter la position du canard boiteux dans les deux prochaines années.
08:27Un président sans majorité au Congrès.
08:30Mayélène Trébolet, vous êtes la correspondante permanente d'Europe 1 aux Etats-Unis.
08:34La Maison Blanche gardera tout de même quelques cartes en main.
08:36Eh bien d'abord le président américain garde la main sur l'Etat.
08:40Les agences fédérales, il peut encore gracier qui il souhaite.
08:43Il reste aussi le chef des armées et continuera à prendre les grandes décisions,
08:47surtout sur les sujets internationaux.
08:48Par exemple, il pourrait relancer les frappes en Iran sans être entravé par le Congrès.
08:53Ensuite, Donald Trump dispose d'autres outils pour contourner le pouvoir législatif,
08:57les décrets présidentiels, mais aussi un droit de veto sur les lois qui sont votées.
09:01Et il compte bien en faire usage comme il le rappelait hier.
09:03Je m'entendrai probablement avec les démocrates, sauf s'ils veulent être destructeurs,
09:07mais j'ai le pouvoir de veto.
09:09Donc si nous n'aimons pas ce qu'ils font, ils ont déjà appelé, ils veulent parler de choses et
09:14c'est bien.
09:15En revanche, les élus démocrates pourront te pousser des lois, bloquer des nominations,
09:19lancer des enquêtes parlementaires sur le fonctionnement de l'administration Trump,
09:22les soupçons de corruption, de conflits d'intérêts, et ils ne vont pas s'en priver.
09:26Mais ce nouveau congrès n'entrera pas en fonction avant début janvier.
09:30Il reste donc 60 jours à Donald Trump pour nommer qui il souhaite ou prendre des décisions sans être entravé.
09:36Maïalène Trémolet, correspondante permanente d'Europe 1 aux Etats-Unis.
09:41Une enquête ouverte par le parquet d'Evreux contre le pilote du vol Dublin-Rome,
09:45dérouté en urgence ce matin vers une base militaire normande.
09:49Après une alerte à la bombe, le commandant de bord aurait refusé dans un premier temps
09:54d'atterrir malgré les demandes des autorités.
09:56Un incident qui s'inscrit dans une série de fausses alertes dans les avions en Europe
10:01depuis le début de la semaine.
10:02Une vingtaine d'appareils concernés dans plusieurs pays.
10:05Du football ce soir, la suite de la quatrième journée de Ligue Europa.
10:09L'Olympique de Marseille se déplace en ce moment sur la pelouse du Bayer Leverkusen.
10:1481 minutes de jeu, un but à zéro pour les Fosséens.
10:17Un peu plus tôt, l'OL a fait match nul contre la Real Sociedad.
10:21Un but partout, score final.
10:22En tennis, au Masters 1000 de Paris, la suite des huitièmes de finale.
10:26Le numéro un français, Arthur Fiss, éliminé ce soir en 2-7 par l'américain Taylor Fritz.
10:31C'est fini également pour Arthur Rinderknech et Quentin Alice.
10:35Un seul tricolore qualifié pour le prochain tour.
10:37Lucas Vanacher, tombeur de l'italien Mouzetti tout à l'heure.
10:41Un point sur les marchés financiers.
10:42La chronique bourse avec la Banque Postale, partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
10:47Et sur les places boursières européennes, seul le CAC 40 termine en hausse ce soir.
10:51Plus 0,34% à 8205 points.
10:54Clôture en baisse à Francfort, à Milan et à Londres.
10:57Et clôture en très forte baisse à New York.
10:59Les investisseurs qui s'inquiètent après la victoire des démocrates.
11:02Qui s'inquiètent d'un ralentissement du déploiement des centres de données.
11:06Le Nasdaq perd 5% ce soir.
11:09Et le Dow Jones perd 3%.
11:12C'était la chronique bourse avec la Banque Postale.
11:14La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
11:18La Banque Postale Citoyenne.
11:20Et la météo à présent.
11:22La météo avec la caméra extérieure au Miris.
11:25Au Miris, alarme et télésurveillance.
11:27Vous êtes entre les meilleures mains.
11:28Un service opéré par EPS à Gré-Knaps.
11:30Marlène Duray, demain beaucoup de nuages et toujours quelques pluies à l'Est.
11:34Oui, hormis les départements proches de la côte aquitaine et des Pyrénées,
11:37ce sera quand même un ciel généralement bien gris, brumeux, couvert.
11:40Avec même quelques pluies faibles entre les Hauts-de-France,
11:45les régions du Grand Est, la Franche-Comté, l'Est de Rhône-Alpes.
11:49Et puis en arrivant en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Corse,
11:51bon là les pluies seront un peu plus marquées.
11:54Amélioration sur l'Est du Languedoc et les Bouches-du-Rhône dans l'après-midi.
11:57Donc on va retrouver un temps sec et même des éclaircies.
12:00Et donc, ce qui veut dire que le Gard et les Rots seront sortis de l'alerte orange.
12:03Déjà à minuit, là tout à l'heure.
12:04Il faudra attendre demain midi pour la Corse.
12:08Concernant ce fameux soleil dans le Sud-Ouest, il va gagner du terrain.
12:12Et au fil des heures, il fera beau en région Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et sur une bonne partie de l
12:18'Auvergne.
12:18Les températures maximales baisseront au Nord-Est.
12:21Ailleurs, elles resteront plus ou moins stationnaires avec 8 degrés attendus à Verdun,
12:259 à Nevers et à Lille, 10 à Bourges et à Reims, 11 à Chambéry,
12:29il fera 12 à Caen, 13 à Paris et à Hoche, 15 à Nantes, 16 à Vignon et jusqu'à
12:3520 degrés à Ajaccio.
12:36Merci beaucoup Marlène Duré.
12:38Dans un instant, l'interview politique de la députée Renaissance, Prisca Thévenot, interrogée par Pierre De Villeneau.
12:45Europe 1 Nuit
12:48Maëlle Sany
12:50Bonjour, c'est Marie-Estelle Dupont sur Europe 1.
12:52Et si on en parlait ?
12:53Le gouvernement a annoncé la suppression de Parcoursup.
12:56Renoncement à toute forme de sélection ou simple effet d'annonce ?
13:00Pour en parler, je reçois Anne Coffinier, ancienne élève de l'ENA,
13:03pour débattre de nos constats respectifs et de nos points de désaccord.
13:06Et si on en parlait ?
13:07Demain, de 14h à 15h avec Romain Desarbres,
13:10émission spéciale sur la suppression annoncée de Parcoursup.
13:14Renault
13:14On veut tous faire des économies de carburant, mais on ne peut pas tous se passer de voiture au quotidien.
13:19Une solution ?
13:20Renault Clio Full Hybrid E-Tech, moins de 4 litres au 100.
13:23Jusqu'à 40% d'économies de carburant et 1000 km d'autonomie avec un seul plein.
13:27Des 270 euros par mois, deux mois de loyer offert.
13:30Selon données WLTP, économie versus moteur permis, Clio Evolution Full Hybrid E-Tech, hors option,
13:34LLD 37 mois, 30 000 km, premier loyer 3000 euros C à cardiaque, troisième et quatrième loyer offert.
13:39Offre à particulier du 1er au 30 novembre, condition Renault.fr.
13:41Au quotidien, prenez les transports en commun.
13:46Bonsoir Prisca Théveau.
13:47Bonsoir Pierre de Villeneuve.
13:48Merci d'être avec nous députés ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
13:50Soutien de Gabriel Attal avant de parler de la politique, de cette coalition que veut, que voudrait le chef de
13:56l'État.
13:57Parlons des émeutes, des casseurs.
14:00Parlons de ceux qui sont en marge, des manifestations pour la vie chère.
14:04Tout à l'heure, Maël Hassani nous a narré ce drame épouvantable.
14:08Un SDF qui avait sa voiture, il avait sa vie dedans, il dormait dedans, s'est retrouvé avec cette voiture
14:14qui a été brûlée en marge des manifestations.
14:17Et quand M. Kassovitz, qui est donc un cinéaste, un acteur, apparaît dans les médias, il dit que les casseurs
14:24sont nécessaires.
14:24Les casseurs sont nécessaires.
14:26Ah, mon Dieu.
14:29Malheureusement, malheureusement, malheureusement, malheureusement, les casseurs sont nécessaires parce que les gouvernements ne comprennent que la force.
14:38Et malheureusement, si encore une fois, si encore une fois, on revenait à la base des problèmes, au lieu de
14:44crier sur les symptômes.
14:46Vous qui êtes au gouvernement, qu'est-ce que vous répondez à M. Kassovitz ?
14:49Cette parole de M. Kassovitz sur les casseurs sont nécessaires et absolument insupportables.
14:55Insupportables.
14:57Et je l'invite à aller rencontrer tous ces commerçants qui ont vu des années et des années, voire une
15:06vie de travail, partir en fumée le 17 octobre.
15:09Je l'invite à aller voir ce qu'il reste de la mairie de Limoges.
15:12Je l'invite à aller voir ces familles qui ont eu le 17 octobre des personnes qui ont essayé de
15:18forcer leurs habitations.
15:21Et puis, on verra s'il dira la même chose.
15:23Non, les casseurs, les pilleurs ne sont pas nécessaires.
15:26Ils sont condamnés, condamnés pour ce qu'ils font, qui sont des délits,
15:29et condamnés parce qu'ils empêchent aussi simplement et légitimement de parler des manifestations.
15:34Vous avez vu les condamnations à date ? Ça ne va pas très très loin.
15:38Là, vous le savez, je n'ai pas à venir préjuger. Je suis députée du travail de la justice.
15:45En revanche, ce que je peux vous dire, c'est qu'on a une loi en attente qui doit arriver,
15:49la loi casseur-payeur, qui a été d'ailleurs renforcée au Sénat
15:54et qui arrive à l'Assemblée dans les prochains jours.
15:56Et je serai bien évidemment mobilisée pour faire en sorte qu'elle puisse être mise en place.
16:01Et vous, sur l'étendue de cette loi casseur-payeur, jusqu'où on va ?
16:05On fait payer, comme le dit certains, et notamment Guillaume Casbarian,
16:08qui est député ensemble pour la République aussi, qui dit qu'il faut aller chercher les casseurs.
16:12Quand ce n'est pas les casseurs, c'est les parents.
16:14Quand les parents ne peuvent pas, on prive les allocations familiales, etc.
16:17Vous allez jusqu'où ? Le curseur va où ?
16:20Guillaume le sait très bien. Guillaume Casbarian, pardon, c'est un collègue.
16:23Il le sait très bien. Déjà, on ne part pas de rien.
16:26On a déjà la loi Attal qui a permis de renforcer et de venir renforcer la responsabilité civile des parents
16:33quand on a des casseurs, des pilleurs qui sont mineurs pour aller les chercher
16:37et pas simplement le parent qui s'en occupe.
16:39Parce que s'il y a des parents, des mamans solos en général,
16:42on peut aller chercher aussi l'autre parent.
16:44Mais il faut aussi renforcer effectivement la capacité de ces pilleurs, de ces casseurs
16:48quand ils sont adultes à être responsables du paiement.
16:51Et s'ils doivent prendre une vie pour rembourser, ils l'apprendront.
16:54Il y a aussi une réponse politique à apporter.
16:57Le constat quand même d'un échec pour Emmanuel Macron,
17:01pour ceux qui l'ont soutenu et qui l'ont accompagné.
17:03C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui dans un pays où on ne peut plus vivre de son
17:07travail,
17:07où le pouvoir d'achat s'est érodé de façon assez flagrante.
17:10Alors qu'Emmanuel Macron avait fait de la réussite économique l'un de ses atouts
17:13et l'un des enjeux de son quinquennat.
17:16Et une jeunesse aujourd'hui aussi qui était pleine d'espoir quand il a été élu
17:19et qui aujourd'hui est angoissée, vit dans l'angoisse de parcours sub,
17:23dans l'angoisse de la sélection et qui vit mal aussi.
17:26Parce qu'il faut rappeler que la paupérisation des étudiants est quand même singulière.
17:29Tout ça s'assigne quand même un peu votre échec et vous en êtes partie prenante.
17:33Il y a plusieurs choses dans ce que vous dites.
17:36On va partir sur le sujet du plus simple.
17:38Vous dites que les jeunes vivent mal le principe de la sélection ?
17:42Non mais pardon ?
17:43Parce qu'elle est arbitraire et pas transparente ?
17:44Ok, ben là je vais vous le dire assez simplement.
17:46Les ressources du pouvoir d'achat, les ressources du niveau des Français et donc des étudiants.
17:49Ok, je peux faire une liste à la prévère,
17:51mais sauf que vous attendez des réponses qui ne sont pas une simple énumération.
17:55Partons déjà, et je vous réponds après sur le pouvoir d'achat qui est extrêmement important.
17:57Non, partons sur la sélection.
17:59Enfin, pardon, la vie est une sélection.
18:03Vous allez me dire qu'aujourd'hui il faut dire aux jeunes,
18:06ben pas de soucis, allez-y, vous êtes très bon en maths,
18:09mais vous voulez être sur une filière littéraire où vous n'êtes pas forcément super bon et vous devez y
18:13aller.
18:13Il faut qu'elle soit comprise et intelligente.
18:14Moi j'ai deux fils qui ont eu Parcoursup,
18:17et je peux vous dire que pour les parents aussi c'est un motif d'angoisse,
18:19et on ne comprend pas ni les critères de sélection.
18:21On retourne au principe de tirage de sort ?
18:23Non mais on ne sait pas, c'est l'une opacité.
18:25C'est l'une opacité, c'est l'une opacité.
18:26Regardez Pierre de Villeneuve, entre ce que vous dites et la merde,
18:29on s'est dit il y a cinq minutes, il y a quand même un monde.
18:30Non, je ne crois pas.
18:31Et je pense, moi je crois,
18:32et je pense que parce qu'on n'est pas simplement en train de se parler à quatre sur ce
18:34plateau,
18:35il y a des gens qui nous écoutent,
18:36et j'espère qu'il y a des jeunes qui peut-être nous écoutent,
18:38ou des parents à minima,
18:39et de dire simplement le principe de sélection angoisse les jeunes,
18:43ce n'est pas le principe de sélection,
18:44c'est ce que vous venez de dire.
18:45Voilà, et c'est ça que vous dites.
18:47Et ça c'est l'héritage d'Emmanuel Macron.
18:48Oui mais, ok,
18:49mais vous préférez avant le tirage au sort ?
18:51C'est ça que vous êtes en train de me dire ?
18:52Vous, vous êtes en train de me dire un peu comme ce qu'Emmanuel Macron a du mal d'ailleurs,
18:55et Catherine le premier point.
18:56Mais là, ce n'est pas le sujet d'Emmanuel Macron, là je suis devant vous.
18:58Vous avez du mal,
18:59vous avez du mal,
19:00au terme de dix ans d'exercice du pouvoir,
19:03à admettre la critique,
19:04et admettre le fait que...
19:05Mais je vous réponds,
19:06acceptez la réponse.
19:07Que vous avez échoué sur pas mal de choses.
19:08L'autocritique chez Emmanuel Macron,
19:09c'est impossible.
19:15Est-ce que vous étiez dans le mouvement En Marche ?
19:17Eh bien, je vais vous répondre,
19:18et il faut accepter que quand on pose une réponse,
19:20quand on émet une critique,
19:21eh bien, il y a un argument derrière.
19:22L'argument de temps en temps, c'est peut-être que vous avez raison,
19:24notamment, si vous m'aviez parlé de régalien,
19:26j'aurais dit oui, ça n'a pas fonctionné.
19:28Elle a rejoint le pouvoir d'Achard, quel échec !
19:30Je vais y répondre, deux secondes.
19:32Et quand vous me parlez de la sélection via Parcoursup,
19:35je dis que ce n'est pas Parcoursup le problème,
19:36c'est qu'il faut améliorer la démarche de cet outil,
19:39qui n'est qu'un outil,
19:40et qui venait répondre à un problème monstrueux
19:42qui était avant, le tirage au sort.
19:44Une république où on tire au sort pour savoir où on est notre jeune.
19:47On a compris, pardonnez-moi, permettez-moi de répondre.
19:50Vous avez répondu.
19:51Et ensuite,
19:52et je pense que si vos enfants étaient un petit peu plus grands
19:58et qu'ils arrivaient au niveau de Parcoursup,
20:00vous seriez plus angoissés que maintenant.
20:03Arrêtez avec le principe de
20:04ça serait parce que je ne suis pas concernée
20:06que je ne comprends pas le sujet.
20:07Ça marche toujours comme ça, vous le savez très bien.
20:08Eh bien, je vous le dis que non.
20:10Je suis en désaccord avec vous, tant pis.
20:11Ben ouais, on a le droit.
20:12Et c'est ça qui est bien.
20:13Et c'est ça qui est bien.
20:14Et ensuite,
20:15Sur Parcoursup,
20:16j'avais le témoignage
20:18de Jean-Casichers,
20:22qui lui-même a des filles,
20:23et qui m'avait dit,
20:24j'avais été le voir au moment où il partait,
20:26il dit, alors là, Parcoursup,
20:27mais alors,
20:28quel casse-tête !
20:29Et pourquoi il ne l'a pas abrogé alors ?
20:31Ah ben il partait.
20:32Non mais il ne voulait pas l'abrogé.
20:34Non mais il ne voulait pas l'abrogé.
20:36Il disait que
20:37il disait que c'était très compliqué
20:39et qu'il fallait sûrement améliorer.
20:41Non mais on dit la même chose.
20:42On est d'accord qu'il faut remplacer
20:44Parcoursup.
20:44Donc,
20:45il n'est pas question de le supprimer.
20:47Je suis complètement d'accord avec vous,
20:48Madame Né.
20:49Je suis complètement d'accord avec vous.
20:51Le sujet,
20:51ce n'est pas de dire que la sélection
20:52est abominable.
20:54Je pense que le plus important,
20:55c'est la transparence
20:56sur les motifs de sélection.
20:58Et donc oui,
20:58il faut améliorer,
20:59il faut faire évoluer Parcoursup.
21:01Maintenant,
21:02parlons de la vie chère,
21:02parce que vous me...
21:03Le pouvoir d'achat.
21:04Voilà.
21:043 600 milliards de dettes,
21:0780 milliards de remboursement
21:08d'intérêt de la dette.
21:10Le pays est...
21:11Voilà.
21:11Et la France,
21:12aujourd'hui,
21:13emprunte 340 milliards
21:15à 5% à 10 ans.
21:17Les deux.
21:18Alors...
21:18La situation économique du pays
21:20est catastrophique.
21:21Je réponds d'abord au salaire ?
21:22Antoine André.
21:23Si ça vous va,
21:24je réponds d'abord au salaire,
21:25après je réponds au sujet de la dette.
21:27Sur le sujet du salaire,
21:28oui,
21:28il y avait un premier enjeu
21:29qui était le nôtre il y a 10 ans,
21:31c'était le chômage de masse.
21:32Maintenant,
21:32vous allez me dire,
21:32oui, oui, c'est super,
21:33mais si les gens ne gagnent pas bien leur vie
21:34et qu'ils ont un travail,
21:35ça ne sert à rien.
21:35Vous avez raison.
21:37Et donc sur ça,
21:37qu'est-ce qu'on fait ?
21:38Plutôt que de dire,
21:39on veut augmenter le SMIC,
21:40un peu le SMIC,
21:40pas le SMIC, etc.
21:42Il faut augmenter tous les salaires.
21:43Et donc comment on fait
21:44pour augmenter tous les salaires ?
21:45On réduit la part entre le SMIC,
21:47pardon,
21:48le net et le brut.
21:49Et comment on fait ça ?
21:50On enlève une partie de la charge
21:52qui est sur les cotisations
21:53et les charges
21:53avec des réformes.
21:55Réformes,
21:55par exemple,
21:56de l'assurance chômage,
21:57réformes,
21:57par exemple,
21:57des retraites.
21:58Vous avez gelé
21:58les allégements de charges
21:59sur les bas salaires cette année.
22:01Vous allez les reconduire
22:01l'année prochaine ?
22:02Non, alors c'est qui le vous ?
22:03C'est le gouvernement.
22:05Alors vous avez vu
22:05ce qui s'est passé hier ?
22:06À l'Assemblée,
22:07vous suivez.
22:08Vous êtes fin commentateur.
22:09Vous avez rejeté le budget.
22:10Voilà.
22:11Parce que je pense
22:11que c'est important
22:12de rappeler des choses.
22:13Moi, j'assume toutes les critiques.
22:14Ça n'est jamais arrivé.
22:15Mais bien sûr,
22:16mais on l'a rejeté
22:17à l'unanimité.
22:18Parce qu'il n'était vraiment pas bon
22:19et que ce n'est pas possible en fait.
22:21Et je le dis vraiment,
22:22mais tranquillement.
22:22Moi, j'assume
22:23tout ce qui a été fait
22:24jusqu'en 2024.
22:25J'ai été partie prenante
22:26et c'était la politique
22:28sur laquelle on a été élus
22:29qu'on mettait en place
22:30depuis 2024.
22:32Moi, j'étais contre
22:33les augmentations d'impôts
22:34et les créations de nouveaux impôts
22:35de Michel Barnier.
22:36D'ailleurs, je l'ai tellement dit
22:36qu'on m'a dit
22:37mais vous êtes dans l'opposition,
22:38pas dans l'opposition.
22:39Est-ce que j'étais pour réformer
22:40la réforme des retraites ?
22:41Donc, je viens de vous dire
22:41qu'il faut absolument
22:42pouvoir y retravailler
22:43pour réduire l'écart
22:44entre le net et brut.
22:45À un moment, je veux dire,
22:47je suis assez cohérente
22:47sur ma démarche.
22:48Et je regarde là où ça fonctionnait
22:50et là où effectivement
22:51on est à la peine
22:51depuis deux ans,
22:52notamment sur l'abandon
22:53des réformes,
22:54l'immobilisme
22:54et la solution de facilité
22:55qui consiste à dire
22:56on augmente les impôts
22:57tout azimut.
22:58Prisca Thévenot
22:58est notre invité politique
23:00d'un repassoir,
23:01député ensemble
23:01pour la République des Hauts-de-Seine.
23:03Soutien de Gabriel Attal,
23:05Emmanuel Macron
23:05se dit prêt
23:06pour une coalition
23:08qui irait de David Lissnard.
23:11Il encourage cette coalition
23:12qui irait de David Lissnard
23:14à Raphaël Glucksmann.
23:15Qu'est-ce que vous en pensez ?
23:17D'abord, est-ce à lui
23:18de s'en mêler ?
23:19Catherine Ney.
23:20Prisca Thévenot.
23:21Je pense que je vais être d'accord
23:22avec vous, Madame Ney.
23:24Je suis d'accord
23:27avec votre question.
23:28Et sans mépris
23:29ou sans offense.
23:30Je pense que les candidats
23:31et un certain nombre
23:32de personnalités politiques
23:34sont effectivement
23:35aussi sur le coup,
23:36si on peut dire.
23:38Et que la chose
23:39la plus probable
23:40qui puisse arriver,
23:41c'est plutôt une primaire
23:42que nous appelons tous
23:43de nos voeux.
23:44Parce que j'entends
23:45la démarche du président
23:45de la République
23:46à appeler une coalition.
23:47En fait, il dit
23:47la primaire ça ne marche pas,
23:49personne n'en veut,
23:50les uns en veulent,
23:51d'autres en veulent,
23:52d'autres en veulent pas.
23:52Ce qui n'est pas vrai.
23:53Edouard Philippe ?
23:54Oui, c'est le seul.
23:55Ben oui, mais comment
23:56vous voulez faire...
23:57C'est le seul.
23:57Attendez, comment est-ce
23:58que vous voulez faire
23:58une primaire sans lui ?
24:00On va aller dans l'autre sens.
24:02Ça m'intéresse.
24:02Comment vous voulez faire
24:03une coalition qui est encore
24:04une démarche encore autre
24:05et beaucoup plus importante
24:07par rapport à l'étendue politique
24:08que vous décrivez
24:09de la part du président
24:10de la République ?
24:11Je veux dire, là,
24:13ça semble très beau
24:14sur le papier,
24:15mais une fois qu'on sort
24:16de son bureau
24:17et qu'on regarde
24:17la réalité du terrain...
24:18C'est infaisable, en fait.
24:19Je pense que c'est infaisable, oui.
24:20Ça semble très beau.
24:21contraindre les gens.
24:22Ben, vous avez tout dit.
24:23Non, mais sur le fond,
24:24est-ce que le président
24:25de la République sortant
24:26à se mêler de la campagne
24:28pour son successeur ?
24:30On ne peut pas reprocher
24:31à un président de la République
24:32de s'occuper de la politique
24:33de son pays
24:34et d'avoir un avis
24:35sur la politique de son pays.
24:37Maintenant, la question
24:39est sur la pertinence
24:41d'une coalition
24:41dans le temps politique
24:42qui est le nôtre
24:43avec aujourd'hui
24:44les candidats
24:45dont on entend
24:46beaucoup de choses.
24:47Je ne vois pas
24:48comment ça peut se faire,
24:49même si j'entends
24:50la démarche intellectuellement.
24:51Elle s'entend
24:51et elle se vaut.
24:52Mais c'est complètement
24:54irréalisable à ce stade.
24:55Ça ne peut clairement
24:56pas se faire par injonction.
24:57Et si ça se fait
24:58par injonction,
24:58c'est pour ça que les Français
24:59diront que c'est n'importe quoi.
25:00Ça ne fonctionnera pas
25:01parce que du coup,
25:02ça serait une candidature
25:03de barrage.
25:04Et ça ne fonctionnera pas
25:05parce que les Français
25:06n'en veulent pas
25:07et ils ont raison
25:07de ne pas en vouloir.
25:09Donc c'est pour ça
25:09que si on fait une primaire
25:10dans un cadre très large,
25:12ouvert avec des débats
25:13et ça ne se fait pas
25:14avant le 15 décembre,
25:15pardonnez-moi,
25:17c'est organisé.
25:17On l'organise d'ici
25:18fin janvier et début février.
25:20Je crois que c'est
25:20François Bayrou
25:21qui proposait
25:21ce genre de calendrier.
25:24Vous voyez que ça peut
25:24se faire largement,
25:26légitimement
25:26et avec les questions
25:28que vous venez
25:28de très justement poser.
25:29Quel est votre point
25:30sur l'immigration ?
25:31Quel est votre point
25:31sur le point de vue économique ?
25:32Quel est votre point
25:32sur l'Europe ?
25:33Quel est votre point
25:34sur Parcoursup ?
25:36Etc.
25:36Et là, ça se fait
25:37devant les Français
25:38et c'est ça qui est important.
25:39Alors, est-ce que ça va marcher ?
25:41Pardon, je ne sais pas,
25:42mais le pire serait
25:44de ne pas essayer.
25:45Et le baromètre ?
25:45Est-ce que vous croyez,
25:46là vous venez de citer
25:48François Bayrou
25:49qui propose aussi,
25:50enfin, tout le monde
25:51essaie,
25:52il y a des grandes voix,
25:53il y a des grands frères
25:55pour les candidats
25:56un petit peu
25:57comme des petits frères
25:58qui se bagarrent.
25:59Et est-ce que vous croyez,
26:00vous pouvez compter
26:00sur l'influence de qui ?
26:02Parce qu'il y a des
26:04Bayrou, Thierry Breton,
26:06il y a des tas de gens
26:06qui discutent comme ça
26:07et vous, vous pensez
26:09qu'est-ce que c'est bénéfique
26:11pour pousser
26:11les candidats
26:13à Édouard Philippe.
26:13En fait, le problème
26:14c'est Édouard Philippe aujourd'hui,
26:15clairement.
26:15La primaire aura lieu,
26:16donc Édouard Philippe.
26:17Avec ou son ?
26:18Il faut qu'elle ait lieu
26:19cette primaire.
26:20Il faut qu'elle ait lieu.
26:22Je ne sais pas
26:23comment le dire autrement.
26:24Est-ce que vous pourriez,
26:25pour faire pression
26:26sur Édouard Philippe,
26:26d'une certaine façon,
26:27vous mettre d'accord
26:27avec Rotaillot,
26:29Lysnard,
26:29et dire,
26:30on l'organise
26:31entre nous
26:32et il y aura un candidat unique.
26:33Mais ce n'est même pas
26:33à se mettre d'accord.
26:34C'est qu'on propose
26:34une primaire,
26:35on rappelle qu'elle aura lieu
26:37et ceux qui se retrouvent
26:38dans les cinq éléments
26:40que je vous ai dit tout à l'heure
26:41avec en premier lieu
26:41la ligne rouge,
26:43eh bien,
26:43ils participeront.
26:44Je pense qu'à un moment,
26:44on ne peut pas se lamenter
26:46toute la journée,
26:47lever les bras au ciel
26:47en disant
26:48non, non, non,
26:49pas de seconde tour,
26:49RN, LFI,
26:50et puis se dire
26:51oui, mais ceci, oui,
26:52mais cela,
26:53je vais voir,
26:53je vais attendre, etc.
26:54Non, ça suffit.
26:55On est au mois de novembre,
26:56un moment, il faut y aller.
26:57Et vous nous donnez une date
26:58quand vous l'aurez.
26:59Bien sûr.
26:59Merci Prisca Thévenot
27:00d'avoir été avec nous,
27:01députés ensemble pour la République
27:02des Hauts-de-Seine.
27:03Soutien de Gabriel.
27:04Europe 1, Nuit.
27:06Maëlle Sany.
27:08Voilà pour cet entretien
27:09de Prisca Thévenot
27:10réalisé tout à l'heure
27:11dans Europe 1 Soir
27:12par Pierre De Villeneau
27:13et son équipe.