00:00Ils étaient plusieurs dizaines rassemblés hier soir.
00:03J'adresse d'abord un soutien important à ses collègues, proviseurs, proviseurs adjoints.
00:08Car une cinquantaine de proviseurs de lycée envisagent de changer de métier ou d'abandonner.
00:13Cette chef d'établissement, elle, a demandé à être mutée dans un établissement plus apaisé.
00:18Je me donne le droit de demander à partir.
00:22Nous ne voyons pas d'issue à la situation chaque jour.
00:26Nous essayons de trouver des solutions.
00:29Je le redis, si je pouvais rendre les clés de la maison, je les rendrais.
00:34Les manifestants violents sont minoritaires mais déterminés.
00:37Hier encore, un lycée près de Toulouse a été partiellement incendié.
00:41J'ai eu une pensée très émue pour les collègues qui dirigent cet établissement.
00:44Cette proviseure elle-même a subi des violences de la part d'élèves.
00:47C'est deux incendies sur la façade de l'établissement,
00:52des tirs de mortier sur les personnels, sur ma propre personne, des G2.
00:57Nous sommes fatigués. C'est extrêmement compliqué.
01:01Tous déplorent et condamnent ces incidents qui mettent en arrière-plan les revendications des lycéens.
01:06La question de la nomination et du remplacement des professeurs,
01:08la question de l'état du bâti, la question de l'inquiétude quant à l'orientation,
01:13tout ça c'est des choses qu'on peut tout à fait entendre.
01:17Mais le fonds ne justifie pas les violences qui ne sont pas acceptables.
01:21Selon le gouvernement, 81 lycées étaient bloquées hier sur l'ensemble du territoire.