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  • il y a 20 minutes
Avec Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation @iFRAP et auteure de "Arrêtez de nous taxer!"
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Transcription
00:007h10, Benjamin Gleize.
00:038h29, bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio.
00:06C'est l'heure d'accueillir l'invité du grand matin.
00:08Aujourd'hui, Benjamin, vous recevez Agnès Verdier-Molinier,
00:12directrice de la fondation IFRAP et auteure de Arrêter de nous taxer.
00:16C'est paru aux éditions de l'Observatoire.
00:18Bonjour Agnès Verdier-Molinier.
00:20Bonjour Benjamin.
00:20Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:22Ce livre, c'est un avertissement, une mise en garde,
00:25envoyée directement au candidat à la présidentielle.
00:28Arrêtez de nous taxer.
00:29Vous les avez d'ailleurs listés, tous ces impôts, ces taxes,
00:33ces cotisations, contributions qu'on paye.
00:34Il y en a beaucoup, 438 au total.
00:37Alors on va y revenir dans quelques instants.
00:39Mais d'abord, l'actualité avec ces mobilisations,
00:42ces manifestations hier contre la vie chère.
00:44A peu près, un peu moins de 600 000 personnes dans la rue,
00:47selon les autorités.
00:49C'est un succès, une revendication partagée par l'ensemble des syndicats.
00:52C'est l'augmentation du SMIC.
00:54Pour vous, c'est une mauvaise idée.
00:56Pourquoi ?
00:57Parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a des revendications.
01:01Mais qu'est-ce qu'il va payer à la fin ?
01:02C'est les entreprises.
01:04Donc c'est une autre forme de taxe, en fait.
01:07Donc les gens ne sont pas contents contre le gouvernement.
01:10Mais à la fin, c'est les boîtes qui payent l'addition.
01:14Le gouvernement se défausse, en fait, selon vous, ici ?
01:16D'une certaine manière.
01:17Et ce qui est embêtant aussi,
01:20c'est que la question d'augmenter le SMIC net, c'est une chose.
01:23Mais derrière, il y a des charges pour les entreprises.
01:26Et quand vous augmentez de 14 ou 15 euros le SMIC net,
01:32ça va coûter 38 euros, autour de 38 euros à l'entreprise.
01:36Et les entreprises de France, elles vont mal aujourd'hui.
01:39Elles vont mal parce qu'elles sont surtaxées.
01:40C'est ce que j'explique aussi dans le livre.
01:42C'est-à-dire que c'est ceux qui sont le plus surtaxés,
01:45qui déjà payent le prix du modèle social,
01:48qui vont devoir passer à la caisse
01:50pour résoudre les problèmes qui ont été créés, en fait,
01:53par la surtaxation.
01:55C'est ça, le truc.
01:56C'est-à-dire que ce que j'ai expliqué dans une tribune des échos,
01:58il y a deux jours,
02:00c'est que le problème de la croissance de la France,
02:03on est en négatif au troisième trimestre de cette année.
02:07Mais ça vient complètement du fait
02:08qu'on a surtaxé toutes nos boîtes et nos entrepreneurs.
02:12Et donc, on continue à foncer dans le mur
02:15en faisant toujours payer par les mêmes l'addition.
02:18Ça ne peut pas marcher.
02:19Ça ne marchera pas.
02:20Et le problème du net,
02:22qui est faible en France
02:23par rapport à ce qui est payé par l'employeur,
02:25c'est que c'est la Sécu et c'est l'État
02:27qui se taillent la part d'union
02:30sur le pouvoir d'achat, en fait.
02:32C'est parce que quand un employeur,
02:35il paye 100 à trois fois le SMIC,
02:37dans la poche du salarié,
02:39il y a 47 euros.
02:41Donc, ça, c'est beaucoup plus faible
02:42que dans les autres pays européens.
02:43J'explique tous les écarts avec les autres pays.
02:46C'est gigantesque.
02:47Donc, nous, on a un modèle social hyper cher.
02:51On ne travaille pas assez longtemps.
02:53On paye des retraites trop chères.
02:55On a des niveaux de chômage plus importants.
02:59Et tout ça, c'est lié au fait
03:01qu'on a tellement, tellement taxé nos entreprises
03:04qu'on n'arrive plus à produire en France,
03:05à embaucher en France.
03:06Il y a un différentiel de plus de 140 milliards
03:09par rapport à nos voisins européens.
03:11C'est ça, c'est ce que vous dites,
03:12effectivement, dans votre livre.
03:13On a entre 140 et 150 milliards d'euros
03:17de coûts de prélèvements obligatoires supplémentaires
03:21sur nos entreprises
03:22par rapport à la moyenne de la zone euro hors France.
03:24C'est un écart absolument gigantesque.
03:27Et, en fait, ça détruit notre tissu entrepreneurial.
03:32Et vous le savez aussi,
03:34tous ceux qui nous écoutent le savent.
03:36Quand on dit,
03:36ah bah tiens, si on produisait plus de médicaments en France,
03:39ah bah non, c'est trop cher.
03:41Ah bah si on produisait plus de textiles en France,
03:45ah bah non, c'est plus possible, c'est trop cher.
03:47Et donc, il y a quelque chose qui...
03:49Avec l'industrie qu'on a laissée,
03:50d'une certaine manière, s'effondrer de cette façon-là.
03:53Mais oui, la part industrielle
03:55de création de valeur ajoutée annuelle en France,
03:58maintenant, c'est 300 milliards
03:59dans l'industrie manufacturière.
04:01C'est rien du tout.
04:02Donc, on est dans une fuite en avant
04:07où plus on continuera à faire des chèques
04:10et à pressurer, à faire des chèques sur la dépense publique
04:13et à pressurer nos entreprises de l'autre côté,
04:16moins ça va fonctionner.
04:18Donc, quand on croit que l'année prochaine,
04:19on va avoir une croissance à 1%,
04:21mais c'est complètement faux,
04:22c'est complètement illusoire.
04:24On a cassé la croissance potentielle de la France.
04:26On l'a cassée par plus de dépenses publiques
04:28et plus de taxes.
04:29C'est pour ça que je dis dans ce livre
04:30arrêtez de nous taxer.
04:31Parce que si on veut rebondir
04:32et si on veut réaugmenter le PIB moyen
04:36par la richesse nationale moyenne par habitant,
04:38alors on est passé sous la moyenne européenne,
04:40si on veut remonter tout ça,
04:42si on veut de nouveau créer des emplois marchands
04:44dans notre pays,
04:45si on veut que les gens aient plus de pouvoir d'achat,
04:49pour l'instant, on n'aille pas dans la bonne direction.
04:50Bon, on verra en tout cas sur le SMIC.
04:52On parlait éventuellement d'une hausse d'1,6%
04:55avec dedans un coup de pouce à 0,6 points.
04:57On verra ce qu'il en est.
04:59Il y a une réunion, une conférence sociale
05:00qui aura lieu à Matignon lundi.
05:02Là, on a le ministre du Travail qui dit
05:03que l'idée serait potentiellement de franchir
05:06la barre des 1 500 euros net pour le SMIC.
05:09On est à environ 1 477.
05:11On verra en tout cas ce que vous proposez,
05:13en tout cas l'objectif que vous fixez
05:14à travers votre livre pour les candidats à la présidentielle,
05:17c'est une baisse de 150 milliards d'euros
05:20sur les prélèvements obligatoires
05:22et une baisse de 230 milliards d'euros
05:24sur les dépenses publiques.
05:26Qu'est-ce que vous dites aux Français
05:27qui se mobilisent dans la rue,
05:30qui étaient nombreux hier dans les cortèges
05:32et qui réclament davantage de profs,
05:33de policiers, de juges ou encore de soignants ?
05:36Ce que je leur dis, c'est que quand je fais l'addition
05:38de tout ce qu'ils demandent, c'est-à-dire par exemple
05:40l'augmentation du point d'indice de 10% ou de 20%,
05:45ou alors l'idée de repartir à la retraite à 60 ans,
05:50c'était dans les revendications des cortèges,
05:53ou alors l'ensemble des mesures qui sont demandées
05:57et qui ont été énumérées hier.
06:00J'ai fait l'addition, c'est de l'ordre de 90 milliards
06:03de dépenses supplémentaires.
06:04On n'a pas l'ombre du premier milliard.
06:07Donc c'est totalement hors-sol, toutes ces demandes.
06:10Et qui sont les personnes qui sont les plus représentées
06:13dans les cortèges ?
06:14Vous l'avez dit vous-même, ce sont plutôt des agents publics.
06:17Donc à un moment, il faut aussi comprendre
06:20la séquence dans laquelle on est.
06:22On est au bord, clairement, de la banqueroute financière
06:27pour la France.
06:28On a des finances publiques qui sont dans un état
06:30absolument catastrophique.
06:31Comment on trouverait 90 milliards de plus
06:33de dépenses supplémentaires en allant sur les marchés ?
06:35C'est ça qu'ils proposent ?
06:37Et donc, je crois qu'il y a un déni de réalité
06:43sur le moment qu'on est en train de vivre.
06:47Le moment qu'on est en train de vivre,
06:49ce n'est pas un moment où on peut réclamer
06:50plus de dépenses publiques,
06:51c'est un moment où on doit réclamer moins
06:53de dépenses publiques.
06:54Mais 10 milliards en moins sur l'éducation,
06:57c'est ce que vous proposez.
06:59Dans le contexte actuel, c'est vrai que ça peut
07:01faire réfléchir en tout cas.
07:02Mais vous savez qu'on va avoir 1,7 million d'élèves
07:06en moins dans les prochaines années,
07:08et que les parents ne demandent qu'une chose,
07:11c'est de pouvoir scolariser leurs enfants
07:12dans l'enseignement privé sous contrat.
07:15Et que l'enseignement privé sous contrat,
07:16il coûte, pour un lycéen du public,
07:19c'est 10 000 euros en moyenne par an,
07:22payé par la puissance publique.
07:23Pour un lycéen du privé sous contrat,
07:25c'est 5 000 euros, c'est moitié moins cher.
07:27Si demain, on arrête d'embaucher
07:29dans les écoles de l'éducation nationale,
07:31les écoles publiques,
07:32qui sont boudées quand même par les parents
07:33et qui ont des très mauvais résultats PISA,
07:36si on ouvre plus de classes dans le privé,
07:38ça coûtera moins cher.
07:39C'est pour ça que je dis que ça peut coûter moins cher.
07:41Donc, croire que c'est en alignant toujours
07:43des chèques et des milliards supplémentaires,
07:45payés par les Français,
07:46payés par de la dette supplémentaire
07:47pour les générations futures,
07:48payés par des impôts supplémentaires
07:50pour les entreprises
07:51et pour les ménages qui travaillent.
07:52Est-ce que c'est ça la solution ?
07:54Non, ce n'est pas la solution.
07:55Et d'ailleurs, sur le classement PISA,
07:58c'est très intéressant.
07:59Quand on voit les résultats PISA
08:01des élèves qui ont été testés
08:03dans le privé sous contrat,
08:05ils ont des bien meilleurs résultats.
08:06Ils ont 30 points de plus
08:07que les élèves du public.
08:09Ça veut dire quoi ?
08:10Ça veut dire qu'avec moins d'argent,
08:12moins d'argent public,
08:13le privé sous contrat,
08:14il a finalement des meilleurs résultats
08:17pour les élèves.
08:18Et regardez le nombre de personnes
08:21qui sont en attente de place
08:23pour leurs enfants
08:24dans les écoles privées sous contrat aujourd'hui.
08:26Donc, il n'y a pas forcément
08:28une corrélation entre le niveau de dépense
08:30qui est mis dans le système
08:31et la qualité du service public
08:33qui est délivré aux Français.
08:34Mais les Français le savent.
08:35Les Français ont compris
08:37que ce n'est pas le montant
08:38qui est dépensé
08:40qui garantit la qualité.
08:42L'efficience de la dépense,
08:43c'est un vrai sujet
08:44et ce n'est jamais véritablement étudié
08:47dans notre pays.
08:48Moins de taxes.
08:49Certains proposent de nouvelles.
08:51La gauche, notamment avec cette taxe Zuckman,
08:54d'ailleurs qui a été rejetée.
08:55En Californie.
08:55Vous l'avez vu, en Californie,
08:56ça avait fait l'objet d'un référendum
08:58cette semaine
08:59dans le cadre des élections de demi-mandat.
09:01La gauche qui veut l'instaurer en France,
09:03c'est un impôt planché de 2%
09:05sur le patrimoine
09:05au-delà des 100 millions d'euros.
09:07Vous y êtes fermement opposé.
09:10Pourquoi ?
09:10C'est une mesure qui semble de bon sens,
09:13de justice fiscale, finalement.
09:15Je vais revenir sur l'exemple californien.
09:17Il est formidable.
09:19Là, c'était 5% et non pas 2%.
09:22C'était 5%.
09:23Et ils ont à peu près 200 milliardaires
09:25en Californie
09:26qui étaient censés être ceux
09:27qui allaient payer l'addition environ.
09:30On allait leur demander 100 milliards.
09:33Et la base taxable
09:34avait déjà en partie disparu
09:37avant même le vote.
09:38C'est-à-dire qu'il y avait 30%
09:41de ceux qui étaient censés
09:43être taxés
09:44qui étaient déjà en milliards,
09:46qui étaient déjà plus là.
09:47Donc, en fait,
09:48tous les calculs qui avaient été faits
09:49de rendement,
09:50de la taxe en question, etc.,
09:51étaient déjà faux.
09:53Donc, dire qu'on va aller chercher
09:56dans la poche
09:56de ceux qui ont créé des entreprises,
09:58de ceux qui sont des entrepreneurs
09:59et les taxer sur leur outil de travail,
10:01parce que c'est ça qu'il faut comprendre.
10:02C'est-à-dire que les personnes en question,
10:04ils devaient payer un pourcentage,
10:075%,
10:07mais y compris sur la valeur de leur boîte.
10:10Ce qui est absolument impossible.
10:12C'est aussi ce que propose Zoukman, d'ailleurs.
10:14Et d'ailleurs,
10:15si on remonte dans les années antérieures,
10:18l'impôt sur la fortune,
10:20même quand c'était l'impôt sur la fortune,
10:21il n'y avait pas l'outil de travail dedans.
10:24Donc là, il y a...
10:25Ce qu'ils disent, c'est qu'en fait,
10:26les personnes les plus riches
10:27payent proportionnellement
10:28moins d'impôts, finalement,
10:30que la classe moyenne.
10:31Mais c'est faux.
10:32Mais nous, on a sorti toutes les études
10:33à la Fondation IFRAP
10:34en regardant par décile
10:36les niveaux d'impôts directs
10:37qui sont payés
10:38par des plus faibles revenus
10:41aux plus hauts revenus.
10:42Et quand vous faites l'addition
10:43de tous les impôts directs
10:44et que vous regardez
10:46du niveau 1 au niveau 10,
10:48vous avez l'inverse
10:50de ce qui est donné
10:51dans le débat public.
10:52C'est-à-dire,
10:53on dit toujours dans le débat public
10:54les totalités des impôts directs
10:55payés par les Français,
10:57c'est 50%,
10:58mais les plus riches,
10:59ils payent que 28%.
11:00Mais c'est plutôt l'inverse.
11:01La moyenne, c'est plutôt 28%,
11:03mais les plus riches,
11:03ils payent plutôt 50%.
11:04donc on a inversé les valeurs
11:07et avec des datas,
11:09des données
11:10qui en réalité
11:11ne sont pas les bonnes.
11:13Après, vous le reconnaissez
11:14et dans ce livre,
11:15depuis 2017,
11:16la fortune des milliardaires
11:17en France
11:18multipliés par deux,
11:19ça peut provoquer
11:20un sentiment d'injustice
11:21pour beaucoup de Français.
11:22Mais je dis aussi
11:23que ça a été moins multiplié
11:25que dans les autres pays
11:26et je dis aussi
11:27que beaucoup de nos milliardaires,
11:29soi-disant,
11:29nos milliardaires,
11:30par exemple,
11:31de classement de challenge,
11:32on nous dit
11:33qu'on a de l'ordre
11:34de 150 ou 170 milliardaires
11:36en France
11:36et quand nous,
11:37on fait les décomptes,
11:38on en a entre 50 et 60.
11:39Ça veut dire quoi ?
11:40Ça veut dire qu'il y a
11:41des milliardaires
11:41qui sont Français,
11:42mais qui ne sont plus
11:43résidents fiscaux en France.
11:44C'est intéressant ça
11:45pour les Français ?
11:46C'est intéressant
11:46pour ceux qui nous écoutent
11:47de se dire,
11:48finalement,
11:48les gens qui ont créé
11:49le plus de boîtes
11:50et qui ont un outil de travail,
11:52etc.,
11:53finalement,
11:53ils sont partis de France
11:54fiscalement ?
11:55C'est bien pour nous ?
11:56Non, ce n'est pas bien
11:56parce que c'est eux
11:57qui payent le plus d'impôts.
11:58Donc, à la fin,
11:59si eux,
12:00ils s'en vont,
12:01ça veut dire que c'est
12:02les autres qui vont payer
12:02la charge fiscale
12:03qui reste.
12:04Et ça,
12:04c'est quelque chose
12:05qu'on ne dit pas.
12:06Et quand on compare
12:08dans le classement de challenge
12:09en disant
12:09les 500 premières fortunes
12:11de France,
12:11finalement,
12:12ça correspond à 42%
12:13de la richesse nationale,
12:16c'est faux
12:16puisqu'il y a toute une partie
12:17des gens qui ne sont
12:18même pas résidents en France.
12:19Donc, ça n'a rien à voir.
12:20D'abord,
12:20on compare du stock
12:22et du flux
12:22et ensuite,
12:24on nous dit
12:25qu'ils ont
12:26l'équivalent
12:26d'un niveau de PIB,
12:27mais alors,
12:28ils ne sont même pas résidents
12:29chez nous.
12:29Donc, je vous dis,
12:29c'est que les plus grandes fortunes
12:31sont trop taxées
12:31aujourd'hui en France ?
12:32Mais bien sûr !
12:33Mais bien sûr,
12:34c'est ce que je dis
12:34et d'ailleurs,
12:35c'est documenté.
12:36Il y a eu un rapport
12:36du Conseil des prélèvements
12:37obligatoires
12:38qui dit quoi ?
12:39Qui dit
12:39qu'on est les plus taxés
12:41sur le patrimoine.
12:43Et ça,
12:44nous,
12:44on l'a chiffré
12:44à la Fondation IFRAP,
12:45c'est plus de 60 milliards
12:46de taxation en plus
12:47sur le patrimoine
12:48et sur le capital
12:49et les revenus du capital.
12:50Donc là,
12:52on a un niveau
12:53d'imposition
12:54et par exemple,
12:55l'impôt sur la fortune immobilière
12:57dans la plupart des pays,
12:58il n'existe pas.
12:58L'impôt sur les successions.
13:00Vous avez vu en Suède
13:01ce qu'ils ont fait
13:02depuis 2004 ?
13:03Ils ont supprimé
13:03l'impôt sur les successions
13:04et les donations.
13:05Pourquoi ils l'ont fait ?
13:06Ils l'ont fait parce que
13:07beaucoup d'entrepreneurs,
13:08notamment le fondateur d'IKEA,
13:09c'est quand même
13:10un symbole,
13:11étaient partis de Suède.
13:13Et les sociodémocrates
13:14étaient paniqués
13:16de voir qu'énormément
13:17de leurs créateurs
13:18d'entreprises partaient.
13:19Ils se sont dit
13:20nous on va supprimer
13:22la taxation
13:22des transmissions
13:23d'entreprises.
13:24Et puis finalement,
13:24ils se sont dit
13:25ce n'est pas juste
13:25pour ceux qui n'ont pas
13:26d'entreprises.
13:26Et ils l'ont fait
13:27pour tout le monde.
13:27Ce que vous dites,
13:28c'est que trop d'impôts
13:29tue l'impôt,
13:29tout simplement.
13:30C'est qu'à force
13:31de cumuler des impôts,
13:33finalement,
13:34il y a des stratégies
13:34d'évitement
13:35et que les rentrées fiscales
13:36sont moins importantes.
13:37Mais la vérité,
13:38c'est qu'on fait partir
13:39les talents,
13:40on les fait fuir
13:41et on les fait même partir
13:42parfois avant qu'ils aient
13:43créé leur première boîte.
13:44C'est-à-dire le start-upper
13:45qui va dire
13:46tiens,
13:46je vais monter une boîte
13:47et il va se renseigner.
13:48Il va se dire
13:49mais comment sont taxés
13:50les plus-values
13:50si je cède mon entreprise ?
13:51Vous savez,
13:52aujourd'hui,
13:52la vie d'une entreprise,
13:53c'est plus
13:54on monte une entreprise
13:56et puis quand on part
13:56à la retraite,
13:57on la vend
13:58ou on la transmet.
14:00C'est peut-être
14:00je vais monter une start-up
14:02et puis dans 5 ans
14:02je vais la revendre
14:03et puis je vais en monter
14:04une autre, etc.
14:05Le niveau de taxation
14:06des plus-values en France,
14:07il est très élevé
14:08par rapport aux autres pays.
14:09Vous croyez que ça incite
14:10les jeunes
14:11à venir créer
14:12des boîtes de croissance
14:12en France ?
14:13Non, ça ne les incite pas.
14:14Beaucoup de nos ingénieurs,
14:15beaucoup de ceux
14:17qui sont les plus diplômés
14:18qui vont monter des boîtes,
14:19ils vont les monter
14:19à l'étranger
14:20et ensuite,
14:21ils vont les faire financer
14:22aux Etats-Unis
14:23par des fonds de pension,
14:24etc.
14:24Pourquoi est-ce qu'on en est là ?
14:26Parce qu'on a une vision
14:28qui est étriquée
14:29du fonctionnement
14:30de l'économie.
14:31On ne comprend pas
14:32que la fiscalité,
14:33c'est la vie
14:36de tous,
14:37c'est ce que j'explique,
14:38de la naissance à la mort.
14:40Tout est fiscal en France
14:41et je voudrais conclure
14:43sur le sujet de la Suède.
14:45Ce qui est super intéressant
14:46dans ce qui s'est passé en Suède,
14:47c'est qu'ils ont supprimé
14:48la taxation des successions
14:49et des donations
14:50pour tout le monde,
14:51pour tout le monde,
14:52quel que soit
14:53le niveau de patrimoine
14:53et ils ont supprimé ensuite
14:55quelques années plus tard
14:56l'impôt sur la fortune.
14:57Est-ce que vous croyez
14:58que ça a fait baisser
14:58leur recette fiscale totale ?
15:00Non, ça a été l'inverse.
15:01Ça les a fait monter.
15:02C'est ça qui est dingue.
15:03Dans ce livre.
15:04C'est que se dire
15:06qu'en taxe en plus,
15:08et j'explique aussi
15:08à part plein d'autres exemples.
15:10La contribution différentielle
15:11sur les hauts revenus.
15:12Le gouvernement nous avait dit
15:13on crée ça
15:14parce qu'il y en a certains
15:15qui sont à moins de 20% au total.
15:17C'est ceux qui sont justement
15:18des entrepreneurs
15:19qui se payent en dividendes
15:20et qui ne sont pas toujours assurés
15:22d'ailleurs du revenu
15:23qu'ils vont avoir.
15:24Ceux-là, on avait dit
15:25on va les taxer,
15:26ça va faire 2 milliards de recettes
15:27dans les caisses publiques.
15:28Ça fait combien ?
15:29Ça fait 400 millions d'euros.
15:30Pourquoi ?
15:31Parce qu'à force de taxer
15:32toujours les mêmes,
15:33on ne peut pas tondre un oeuf.
15:35À la fin,
15:36il n'y a pas la recette
15:38qui rentre.
15:38Et tous ceux qui nous disent
15:40dans la campagne présidentielle
15:41il y a des possibilités
15:43d'aller chercher 15 milliards ceci,
15:4420 milliards cela
15:45pour aller taxer les riches,
15:46les héritages en plus, etc.
15:47Je peux vous assurer
15:48que même s'ils faisaient
15:50Ils vont tuer la croissance selon vous ?
15:51Même s'ils faisaient passer leurs mesures,
15:53il n'y aurait pas les recettes en face.
15:54Tous ces milliards
15:55qu'on nous dit
15:57pouvoir rentrer dans les caisses publiques
15:59en allant chercher l'argent.
16:00Sur la taxe du Khman,
16:01on disait 15 à 20 milliards d'euros.
16:03Finalement, c'est 3 à 5 milliards.
16:06C'est tout de même intéressant.
16:08Mais même les 3 à 5,
16:09on ne les aurait pas.
16:10C'est ça la réalité.
16:12C'est le nombre de taxes
16:13qu'on a mis
16:14ces dernières années
16:15en place
16:16et sur lesquelles
16:17il n'y a pas eu les recettes.
16:18Ça devrait quand même
16:19nous faire réfléchir.
16:20On est le pays le plus taxé.
16:21Est-ce que ça, ça nous a échappé ?
16:23On vient de savoir
16:24qu'on est numéro 1 en Europe.
16:27Numéro 1 devant tout le monde.
16:28Devant les Danois,
16:29devant les Belges.
16:30Et on dit
16:31la solution, c'est plus de taxes.
16:33C'est la solution pour Jean-Luc Mélenchon.
16:35Les vice-champions du monde
16:36en distribution de dividendes,
16:37on pourrait vous répondre aussi
16:39à Agnès Verdi-Moulinier.
16:40Mais attendez,
16:41le sujet, ça n'a rien à voir.
16:43C'est parce que les dividendes
16:45en question,
16:45ils sont versés pourquoi ?
16:46Parce que c'est des boîtes du CAC 40
16:48qui font leur activité.
16:49Où ça ?
16:49À 80% à l'étranger ?
16:51Non mais,
16:52il faut aussi atterrir
16:53sur ces questions.
16:55et se dire
16:56que nous,
16:57notre intérêt commun,
16:58c'est qu'on crée de la richesse
16:59chez nous,
16:59de la valeur ajoutée
17:00chez nous.
17:01Et que tous ces débats
17:02qui sont finalement
17:07phagocytés
17:07par les super taxeurs
17:08qui veulent en fait
17:11nous empêcher
17:11de réfléchir au vrai sujet.
17:13Parce que chaque fois,
17:14vous l'avez remarqué sûrement,
17:15chaque fois qu'un Premier ministre
17:17dit qu'il va falloir baisser
17:17la dépense publique,
17:19on a une vague déferlante
17:20qui nous dit
17:21il faut taxer,
17:22il faut taxer les riches,
17:23il faut aller chercher l'argent
17:24là où il est,
17:24c'est ça la solution,
17:26etc.
17:26Non,
17:26c'est pas la solution.
17:27Quand on a 150 milliards
17:28de déficit,
17:29qu'on est déjà le pays
17:30qui taxe le plus,
17:30qui taxe le plus
17:31les entreprises,
17:32qui taxe les entreprises
17:32à 150 milliards de plus,
17:34qui taxe les ménages
17:35qui créent la richesse,
17:36qui désincite en fait
17:37les entrepreneurs
17:38à créer de la richesse,
17:39à embaucher,
17:40parce que c'est ça
17:40qui s'est passé
17:41depuis la dissolution.
17:42Il y a eu un tournant.
17:42Le tournant de la dissolution,
17:44c'est quoi ?
17:44C'est avant la dissolution,
17:46le gouvernement
17:46s'était engagé
17:47à ne pas augmenter les impôts
17:48pour les créateurs
17:49de richesses
17:50et pour les entreprises.
17:50Après la dissolution,
17:52ce pacte-là,
17:52il a sauté en vol.
17:54Et depuis,
17:55qu'est-ce qui se passe ?
17:56On est tanké
17:57au niveau de la croissance.
17:59On voit dans les études
18:00de BPI France
18:02le niveau d'investissement
18:04qui baisse,
18:04le niveau de confiance
18:05qui est au plus bas,
18:08les reports...
18:08On va continuer justement
18:09Agnès Verdi-Molinier
18:10dans un instant
18:11puisque justement
18:12la suite logique,
18:13c'est ce constat.
18:15La France est proche
18:16de la faillite,
18:16c'est ce que vous écrivez
18:17dans Arrêtez de nous taxer.
18:19Absolument.
18:19On y revient dans un instant
18:20Agnès Verdi-Molinier.
18:21A tout de suite.
18:237h10h,
18:23le Grand Matin Sud Radio.
18:25Sud Radio.
18:27Parlons vrai.
18:31Le Grand Matin Sud Radio,
18:337h10h,
18:34Benjamin Glaze.
18:368h51 sur Sud Radio,
18:37on est toujours avec
18:38Agnès Verdi-Molinier,
18:39directrice de la fondation
18:40IFRAP,
18:40auteur du livre
18:41Arrêtez de nous taxer.
18:43C'est aux éditions
18:43de l'Observatoire.
18:45Agnès Verdi-Molinier,
18:46on passe aux questions
18:47des auditeurs.
18:48Une première question
18:49écoutée.
18:50Bonjour Madame Verdi-Molinier,
18:52vous soutenez
18:53l'écrêtement
18:54des aides sociales
18:55à 80% du SMIC
18:56que je partage parfaitement
18:58et vous restez favorable
18:59effectivement
19:00à la prime d'activité
19:01qui encourage le travail.
19:03Ma question,
19:04par quel moyen
19:05ou dispositif
19:07comptez-vous remettre
19:08en emploi
19:10des personnes
19:11éloignées de l'emploi,
19:12voire pas
19:13ou peu formées ?
19:14Merci,
19:15bonne fin de journée.
19:17Moi ça c'est un sujet
19:18qui est très délicat
19:20en France
19:21parce qu'on voit
19:21que par exemple
19:22une personne
19:23qui est bénéficiaire
19:24du RSA
19:24en France
19:25elle va rester 5 ans
19:26au RSA en moyenne
19:27alors que dans les pays
19:29du nord de l'Europe
19:29l'équivalent
19:30d'un revenu
19:33comme ça
19:33qui est de solidarité
19:35ça va être
19:362 ans en moyenne.
19:38Donc nous en fait
19:38on n'est pas du tout
19:39dans l'activation
19:41de la demande d'emploi
19:42alors ça commence
19:44avec la réforme
19:45qui fait en sorte
19:46que l'ensemble
19:47des personnes
19:47qui sont au RSA
19:48soient inscrites
19:49à France Travail
19:49mais précédemment
19:50c'est un chiffre
19:51que nous on avait sorti
19:52à la fondation IFRA
19:52puis il n'y avait que 40%
19:54des personnes
19:54qui étaient au RSA
19:55qui étaient inscrites
19:56à Pôle emploi
19:58et ensuite à France Travail
20:00mais le problème
20:01c'est qu'on a dit
20:01on va faire en sorte
20:03que les personnes
20:03qui touchent le RSA
20:05soient en recherche
20:06d'emploi
20:07et soient inscrites
20:08mais on les a mis
20:09en catégorie F et G
20:10et où ils sont
20:11quasiment tous
20:12dispensés de recherche
20:13d'emploi
20:13donc on se ment
20:15à nous-mêmes
20:16c'est-à-dire qu'on dit
20:17il faut absolument
20:18que ces personnes-là
20:19soient accompagnées
20:21dans la recherche
20:21d'emploi
20:22et puis ensuite
20:22on dit
20:23oh là là
20:23ça va tellement
20:24faire gonfler
20:24la catégorie A
20:25qu'on ne va même pas
20:26leur demander
20:26de faire une recherche
20:28d'emploi.
20:28On parle des aides sociales
20:29aussi qui désincitent
20:30au travail
20:31une allocation unique
20:33avec un plafonnement
20:34par rapport au SMI
20:35comme dit Bruno Retailleau
20:36à 70%
20:37c'est une bonne chose ?
20:39Alors après
20:39c'est le pourcentage
20:40en question
20:41il faut le choisir
20:42j'ai été auditionnée
20:44il y a deux jours
20:45à l'Assemblée
20:46par la commission d'enquête
20:47sur le sujet
20:48c'est un sujet passionnant
20:50parce qu'il y a déjà
20:51un sujet de simplification
20:53comment est-ce qu'on peut
20:54continuer
20:55à avoir
20:56le RSA
20:57qui est financé
20:57par le département
20:58mais distribué
20:59par la CAF
21:00la prime d'activité
21:01qui est financée
21:02par l'État
21:02mais qui est aussi
21:04délivrée par la CAF
21:05à la fin
21:06on a un système
21:08l'allocation adulte handicapé
21:09qui est financée
21:10par l'État
21:10donc on a des financeurs
21:12de partout
21:13entre les caisses sociales
21:14entre les départements
21:15entre les centres communaux
21:17d'action sociale
21:17mais les centres communaux
21:19les centres intercommunaux
21:20d'action sociale
21:21tout ça
21:21est absolument pléthorique
21:23avec des coûts de gestion
21:24qui sont gigantesques
21:26de l'ordre
21:27autour de 6 à 7 milliards
21:28d'euros par an
21:29pour distribuer tout ça
21:30alors qu'on pourrait gérer
21:31en allocation sociale unique
21:33et gérer par Bercy
21:34en crédit d'impôt
21:34donc moi déjà
21:35la première proposition
21:36que j'ai faite
21:37à la commission d'enquête
21:38c'est dire
21:39avant toute chose
21:40toutes les aides sociales
21:41qui sont touchées en numéraire
21:43que ce soit des aides locales
21:44ou des aides nationales
21:45ou même des droits connexes
21:46ça doit être déclaré
21:48à Bercy
21:48dans le revenu fiscal
21:50de référence
21:50il y a d'autres pays européens
21:51qui le font
21:52c'est-à-dire qu'aujourd'hui
21:53le premier sujet
21:54avant toute chose
21:56c'est tout centralisé
21:57d'une certaine manière
21:58déjà savoir qui touche quoi
22:00vous savez que ça fait
22:01depuis 10 ans
22:01nous à la fondation IFRAP
22:02qu'on demande
22:03à la caisse nationale
22:04des allocations familiales
22:06de nous donner
22:07les montants anonymisés
22:09sur l'ensemble du territoire
22:10touché avec la composition
22:12des foyers
22:12on n'a jamais réussi
22:13à obtenir ces datas
22:14donc ensuite
22:15on peut imaginer plafonner
22:17d'ailleurs
22:17la question de madame
22:18est très intéressante
22:19le plafond
22:19les français sont à 72%
22:23pour que l'ensemble
22:24des aides cumulées
22:25ne puissent pas dépasser
22:261500 euros
22:27et à plus de 50%
22:28ils sont pour que
22:29les aides cumulées
22:30ne puissent pas dépasser
22:311000 euros par mois
22:32donc ça
22:33c'est des économies potentielles
22:35sur l'ensemble des aides
22:37et c'est aussi
22:38une incitation
22:39à revenir vers l'emploi
22:41au travail
22:43bonjour madame
22:44verdier-moulinier
22:45je suis Linda
22:47pour 2027
22:49qui incarne le mieux
22:50vos idées ?
22:50David Lissnard
22:51Bruno Rotaillot
22:52ou Sarah Knaffot ?
22:54et plus largement
22:55pensez-vous que le libéralisme
22:56a encore une chance
22:57de s'imposer en France ?
22:59ou est-ce un sujet tabou ?
23:00merci
23:02quel candidat représente
23:03le plus vos idées ?
23:04votre combat ?
23:05moi je n'aime pas
23:05me positionner
23:07en la matière
23:08parce qu'aujourd'hui
23:08on est encore
23:09dans l'étude des programmes
23:10à la fondation IFRAP
23:11on a un comparateur
23:12des programmes
23:12qu'on a mis en ligne
23:13depuis le mois de juillet
23:14dedans on a 15 candidats
23:16il y a déjà
23:172000 propositions
23:19qui sont enregistrées
23:20sur ce comparateur
23:21des programmes
23:21j'encourage d'ailleurs
23:22tous les auditeurs
23:23à aller regarder
23:24ce comparateur
23:24pour l'heure
23:24quel est le candidat
23:25le plus libéral
23:26selon vous ?
23:28en réalité
23:28je pense que
23:29des propositions
23:30qu'on pourrait appeler
23:31libérales
23:31il y en a dans
23:32tous les programmes
23:33par exemple
23:33la retraite à 65 ans
23:35d'Edouard Philippe
23:36ça va déjà
23:36dans le bon sens
23:37nous on dirait plutôt
23:38qu'il faut aller vers 66
23:39ou 67
23:39mais déjà
23:40ça va plutôt
23:42dans la bonne logique
23:43quand on voit
23:44que même Marine Le Pen
23:45dit qu'il faut faire
23:45140 milliards d'économies
23:47je pense qu'il y a des choses
23:47qui ont quand même avancé
23:48alors évidemment
23:49de l'autre côté
23:50ils veulent retourner
23:51à la retraite à 62 ans
23:52qui est tout à fait
23:54antagonique
23:54avec l'idée
23:56d'économiser
23:58ensuite
23:58il y a
23:59les diverses propositions
24:01par exemple
24:01de décentralisation
24:02que fait
24:02David Nisnard
24:03mais la question
24:04c'est
24:04comment on réorganise
24:06qui paye quoi
24:07etc
24:08et donc
24:09c'est parfois
24:10un peu
24:11contradictoire
24:11de dire
24:12on décentralise
24:12on autonomise
24:13mais en même temps
24:14au niveau de l'Etat
24:15on va décider
24:15l'augmentation
24:16des rémunérations
24:17des professeurs
24:17ça peut pas
24:19être totalement logique
24:20donc
24:21des bonnes idées
24:22il y en a
24:22dans beaucoup de programmes
24:24je pense que
24:25avec déjà
24:26tout ce qui est sur la table
24:26il y aurait une possibilité
24:28en faisant un mix
24:29de tout ça
24:29d'avoir un bon programme
24:31pour l'instant
24:31je dirais pas
24:31qu'il y a un programme
24:32mais je ne dirais pas
24:35qu'il y a un programme
24:36en particulier
24:36qui est assez avancé
24:38et assez détaillé
24:39pour vraiment
24:40redresser
24:40la situation
24:41ce que je dis
24:42dans le livre
24:43c'est qu'il faut
24:43230 milliards d'économies
24:45à l'horizon 2037
24:46et 150 milliards
24:47de baisse d'impôt
24:48et je crois
24:49qu'il y a beaucoup de gens
24:49qui n'ont pas encore compris
24:50et y compris les candidats
24:52que dire
24:53qu'il faut à la fois
24:53baisser la dépense
24:54et augmenter les impôts
24:55c'est une impasse
24:56parce que la baisse
24:57de la dépense
24:57elle va avoir
24:58un effet quand même
24:59récessif
25:00sur la richesse nationale
25:02ça va faire baisser
25:03le PIB de la France
25:04et pour contrer ça
25:05et pour recréer du PIB
25:07en valeur ajoutée
25:08marchande
25:09dans nos entreprises
25:10et bien ça
25:11ça demande
25:12de baisser les impôts
25:13et de ne pas les augmenter
25:14donc il y a beaucoup
25:15de candidats
25:15qui continuent à dire
25:16ah oui il faut baisser
25:17les dépenses
25:18mais il va falloir aussi
25:18augmenter les impôts
25:19de l'autre côté
25:19et ça c'est pas à bon
25:20On va essayer de faire cours
25:21et Félix Mathieu
25:23s'est installé dans le studio
25:24et j'aimerais qu'on lui accorde
25:25un peu de temps
25:27Félix
25:27on en parle sur les réseaux sociaux
25:29Raphaël Glucksmann
25:29qui a dû écourter son passage
25:30à la manifestation
25:31hier après avoir été
25:32prise à partie
25:33Il a manifesté seulement
25:34quelques mètres
25:35avant de devoir quitter
25:36la place de la République
25:37le candidat PS
25:38place publique
25:39à la présidentielle
25:40prise à partie
25:40comme on le voit
25:41par exemple sur cette séquence
25:42captée par Simon Marseille
25:44sur les réseaux sociaux
25:52Le candidat a quitté
25:53les lieux
25:54sur les conseils
25:55des CRS
25:55vu la présence
25:56de Black Blocs
25:57à proximité
25:58a fait savoir
25:58son entourage
25:59Non Glucksmann
26:00n'est pas un camarade
26:01on avait déjà entendu
26:02cette rengaine
26:03par des LFistes
26:04au sujet du communiste
26:06Fabien Roussel
26:07en lui reprochant
26:08de se présenter
26:09à la présidentielle
26:10Est-ce que ça dit
26:11quelque chose
26:11de l'état de conflictualité
26:13du pays
26:13Agnès Verdier-Molinier
26:14qu'on retrouve
26:14une telle véhémence
26:16même au sein de gens
26:17qui sont a priori
26:17à peu près
26:18du même bord politique
26:20En tout cas
26:20ce qui est sûr
26:21c'est que
26:21le programme de Glucksmann
26:24pour l'instant
26:24est très très fiscal
26:25il y a énormément
26:26de propositions
26:27d'impôts supplémentaires
26:28notamment
26:28la taxe Zuckmann
26:29notamment de taxer
26:31plus les héritages
26:31et visiblement
26:32ça ne leur suffit pas
26:34alors que ça faisait partie
26:35et ça fait partie
26:36des revendications
26:37notamment
26:37dans les cortèges hier
26:39c'était
26:39beaucoup aussi
26:40des sujets
26:41de justice fiscale
26:42d'aller taxer
26:42les milliardaires
26:43etc.
26:45clairement
26:46là on est
26:47au-delà
26:48de ces questions
26:49budgétaires
26:50et fiscales
26:51avec
26:51une situation
26:54où finalement
26:55ce qui peut représenter
26:57la gauche
26:58sociale
26:59démocrate
27:00est totalement
27:01rejetée
27:01pour aller
27:02vers une vision
27:03beaucoup plus
27:05révolutionnaire
27:06et même
27:08spoliatrice
27:09comme moi
27:09et mortifère
27:10selon vous
27:13allez dire
27:14qu'on ne respecte
27:15plus la propriété
27:16allez dire
27:17c'est l'article 17
27:18de la déclaration
27:19des droits de l'homme
27:19et du citoyen
27:20quand même
27:21c'est le fondement
27:23de la société
27:24si on dit
27:25la propriété
27:26n'a plus
27:27de valeur
27:28si on dit
27:29qu'on peut aller
27:31chercher l'argent
27:31là où il est
27:32si on dit
27:33qu'on peut aller
27:34tout prendre
27:35au-delà
27:36d'un certain niveau
27:36d'héritage
27:37c'est qu'on a déjà
27:38basculé
27:39dans une situation
27:42qui est
27:44en fait
27:46je ne sais pas
27:47si c'est
27:48une situation
27:49où on pousse
27:50à la haine
27:52des uns
27:52et des autres
27:53et où finalement
27:56il n'y a plus
27:57de respect
27:58du travail
27:59il n'y a plus
27:59de respect
28:03du fait
28:05d'avoir
28:06consacré
28:07une partie
28:07de sa vie
28:08à monter
28:09des entreprises
28:10à embaucher
28:10des gens
28:11à les faire
28:12progresser
28:12etc.
28:13tout ça
28:14serait balayé
28:16donc
28:17oui
28:18ça dit
28:19quelque chose
28:20finalement
28:21de l'impossibilité
28:23pour une partie
28:24d'une gauche
28:26extrême
28:26de reconnaître
28:29qu'il faut
28:30aussi
28:31pour être
28:32une gauche
28:32de gouvernement
28:33être une gauche
28:34qui respecte
28:35des principes
28:36de base
28:37qui sont
28:37la propriété
28:39l'engagement
28:40pour la société
28:42et au niveau
28:43notamment
28:44des entreprises
28:45merci
28:46merci beaucoup
28:46Agnès
28:47Verdier
28:48je suis obligé
28:48de vous couper
28:49effectivement
28:50parce qu'on est
28:51en train
28:51d'exploser
28:52les timings
28:52je me fais
28:53je me fais
28:54sermonner
28:54par mon réalisateur
28:55John Rakotozafi
28:56qui a bien raison
28:57en tout cas
28:57ça s'appelle
28:59le titre
28:59arrêtez de nous taxer
29:00des impôts
29:01oui la spoliation
29:02non
29:02c'est aux éditions
29:03de l'Observatoire
29:04Agnès Verdier
29:05un grand merci
29:05d'avoir été avec nous
29:06ce matin sur Sud Radio
29:07bonne journée à vous
29:089h02
29:08à tout de suite
29:09sur Sud Radio
29:09Sous-titrage Société Radio

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