00:00– Et bonjour à tous, mon invité ce matin pour les 4 vérités est Nicolas Dupont-Aignan.
00:06Bienvenue. – Bonjour Monsieur.
00:07– Candidat à la présidentielle, président de Debout la France.
00:10On va revenir sur la journée d'hier, mobilisation importante contre la vie chère,
00:14dans les rues, un peu partout en France, entre 575 000 personnes réunies
00:18et 1 600 000 selon les syndicats. Est-ce que c'est un succès selon vous ?
00:22– C'est énorme. Et cela veut dire qu'il y a des millions de Français aujourd'hui
00:27qui ne peuvent plus vivre de leur travail, de leur retraite.
00:31Et si on ne comprend pas ça, on n'a rien compris.
00:34Et c'est pourquoi je propose, et d'ailleurs ce n'est pas nouveau,
00:37de vraies mesures concrètes. Parce que vous ne pouvez pas vivre avec 1 477 euros
00:42par mois pour un SMIC, avec des retraites souvent de moins de 1 000 euros.
00:47– Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, ce matin justement dit
00:50qu'il faudra qu'on aille sans doute au-delà des 1 500 euros.
00:53– Mais il se moque du monde. C'est ahurissant.
00:57– Et moi j'ai une proposition très saine.
00:59– Ce n'est pas assez, vous voulez dire c'est quoi ?
01:00– Et c'est impossible. Il faut mettre le SMIC net, net, à 1 600 euros.
01:06Parce que tous ceux qui ont une fiche de paie sous les yeux
01:10voient très bien qu'il y a une énorme différence entre le brut et le net.
01:14Les entreprises ne peuvent pas payer plus, sinon elles vont faire faillite.
01:17Et donc la seule solution pour remonter le SMIC net,
01:20c'est-à-dire ce qu'on a dans la poche, c'est de baisser les charges salariales.
01:25Pour 4 millions de salariés à bas salaire, ça coûterait 5 milliards d'euros.
01:29– Ça c'est votre proposition.
01:30– Oui, et ce que je veux dire, vraiment, j'insiste là-dessus,
01:34on nous dit qu'il n'y a pas d'argent.
01:35Mais c'est curieux, il y a 20 milliards de fausses cartes vitales,
01:39il y a 15 milliards pour l'Union européenne, il y a eu 25 milliards pour l'Ukraine,
01:43donc il y a des dizaines de milliards de gaspillés.
01:46Mais quand il s'agit de la facture d'électricité, la facture d'essence,
01:49la facture de chauffage ou le SMIC, il n'y a jamais d'argent.
01:52– Pour lundi, le Premier ministre annonce une conférence sociale
01:54avec les syndicats patronaux, mais aussi les représentants des salariés.
01:59Est-ce que c'est une conférence qui va servir à quelque chose selon vous ?
02:03– Est-ce que vous le souhaitez ?
02:04– Écoutez, moi je souhaite que tout avance, parce que c'est la peine humaine,
02:09parce qu'aujourd'hui, dans notre pays, il y a des millions de Français
02:12qui doivent choisir entre se chauffer ou manger.
02:15C'est ça la réalité.
02:17Donc il y a un moment, moi vous savez, je suis un héritier de Philippe Séguin,
02:21du gaullisme social.
02:22On ne peut pas avoir une société où il y a tant d'écarts de richesse.
02:26Et je n'accepterai jamais qu'on dépense autant de milliards d'euros
02:30gaspillés à l'étranger et que les Français crèvent.
02:33Ça, ce n'est pas possible.
02:34– On va parler encore d'hier.
02:35Tension dans certaines villes, Lyon, Toulouse, à Strasbourg,
02:37un mannequin en carton avec un écusson CRS-SS a été brûlé.
02:42Le préfet du Barin a saisi la justice.
02:44Est-ce que vous condamnez cette image et cette action qu'on a fait ?
02:47– Bien sûr, je la condamne.
02:50Mais la vraie question, c'est qu'est-ce qu'il y aura comme suite par la justice ?
02:54Parce que vous avez vu les sanctions sur les pilleurs.
02:58– Vous trouvez qu'elles sont inférieures à ce que vous attendiez ?
03:01– Bien évidemment.
03:01Mais vous savez, à partir du moment où vous pouvez piller, casser,
03:04où vous avez d'ailleurs 30% d'étrangers qui ont cassé, pillé,
03:08qui sont toujours en France.
03:09Avec moi, ils sont expulsés dans l'instant.
03:12On est le seul pays au monde qui accepte ça.
03:16On est le seul pays au monde qui accepte ça.
03:18– J'aimerais qu'on aborde la question du soutien à l'Ukraine.
03:21Vous l'avez un peu abordé à l'instant.
03:22Volodymyr Zelensky a officiellement invité, vous l'avez vu, Marine Le Pen,
03:25à venir à Kiev dans l'espoir de lui montrer le terrain
03:29et de la faire changer d'avis.
03:31Est-ce que déjà vous, vous iriez à sa place ?
03:33– Mais moi, je veux bien aller à Kiev s'il le faut,
03:35mais je n'ai pas besoin d'aller à Kiev pour savoir que cette boucherie est abominable,
03:40que Zelensky a précipité son peuple aussi dans cette boucherie,
03:44qu'il y a eu des efforts de paix, qu'il y avait une paix à Istanbul
03:47qui était possible trois mois après le début de la guerre.
03:51– Mais je n'ai jamais contesté, mais en attendant, ce conflit est une abomination,
03:57la paix était possible, Zelensky n'a pas d'élection depuis maintenant de nombreux mois,
04:03il kidnappe les jeunes pour les envoyer au front et on déverse,
04:07on déverse des dizaines de milliards d'euros et c'est la cause, ce conflit,
04:13la cause de l'explosion des prix de l'énergie.
04:16– Donc moi je pense aux Français, et je voudrais qu'on arrête cette guerre.
04:20– L'argument selon lequel on dit, aider l'Ukraine, ça protège les Européens
04:24et ça protège la France, c'est complètement faux, c'est complètement faux.
04:27Et je dis aux Français, ne cédez pas à cette manipulation,
04:32la paix est possible là-bas, une paix juste, le retrait des Russes,
04:36et puis un statut de neutralité pour l'Ukraine,
04:38et c'est la cause aujourd'hui de l'explosion du prix du diesel,
04:42c'est la cause de la misère qu'il y a dans notre pays,
04:46donc il y a un moment où il faut savoir arrêter une guerre,
04:48parce que si on finance, je vais vous dire,
04:51si on demande aux Français de continuer à financer toutes les guerres du monde,
04:55et bien qu'est-ce qu'on fera nous ?
04:56On n'est pas capable de rétablir l'ordre à Marseille, à Strasbourg, à Brest, à Nantes,
05:02et on veut envoyer des soldats en Ukraine, mais on est fous.
05:04– Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, c'est la quatrième fois,
05:07vous militez pour que la France sorte de l'Union Européenne.
05:10En quoi est-ce qu'une réponse comme la vôtre est plus pertinente aujourd'hui,
05:14alors qu'on voit que le Royaume-Uni revient un peu du Brexit ?
05:17On a le Premier ministre britannique qui a dit par exemple
05:20que ça avait affaibli l'économie et le contrôle de l'immigration.
05:23– En attendant, l'Angleterre a une croissance beaucoup plus forte que la France aujourd'hui.
05:27– Mais ils ont un regard critique aujourd'hui.
05:29– Je ne suis pas pour imiter l'Angleterre, je suis pour que le futur président de la République
05:34ne soit pas sur le siège passager avec Mme van der Leyen qui tient le volant.
05:39Si on veut résoudre la question de l'immigration, de l'agriculture, de l'industrie,
05:44de l'énergie, du prix de l'énergie, il faut reprendre le volant.
05:47Et je serai le seul candidat à oser dire que les présidents de la République
05:52ne sont plus présidents de la République.
05:54En fait, je suis le seul candidat à la présidence de la République.
05:56Ils sont tous candidats à être gouverneurs d'une province.
05:59Parce que les décisions aujourd'hui, et on ne le dit pas aux Français,
06:02elles ne sont plus prises en France.
06:04Et donc je veux qu'on revienne à la démocratie.
06:06Le général de Gaulle, il y avait une belle Europe.
06:10Moi, je ne suis pas contre l'idée de l'Europe.
06:12Je suis contre cette Europe défigurée parce qu'il n'y a plus de démocratie.
06:16Et je serai le porte-parole des 55% de Français qui avaient voté non
06:20et qui ont été abandonnés par la classe politique.
06:22– Quatrième candidature, on le disait, vous avez réalisé entre 1,8 et 4,7% des suffrages
06:27dans les dernières présidentielles.
06:29Qu'est-ce qui vous fait dire que cette fois, le score sera plus important ?
06:32Déjà, est-ce que vous avez vos parrainages ?
06:33Eh bien, les parrainages, je ne les ai pas encore.
06:35J'appelle les maires à garantir le pluralisme.
06:38Ce n'est pas un soutien, le parrainage.
06:39– Vous en êtes où aujourd'hui ?
06:40– Ça avance, ça avance bien.
06:41J'avais eu les parrainages.
06:43Et vous savez, les maires me soutiennent, me parrainent.
06:46Vous voyez, je fais l'erreur.
06:48Me parrainent parce que je suis maire moi-même
06:50et que je porte aussi les revendications du monde rural
06:53totalement abandonné dans notre pays.
06:54– Vous avez des financements aujourd'hui ?
06:56– On sait qu'il y a la barre des 5% pour se faire rembourser.
06:59– Mais vous savez, le pays aujourd'hui est à l'abandon
07:03parce que les dirigeants ne dirigent plus.
07:06Et je veux rendre aux Français le pouvoir.
07:08Et je veux aussi, et je propose la démocratie directe à la Suisse,
07:12le référendum pour qu'ils choisissent leur destin.
07:15– Merci beaucoup d'être invité des 4 vérités ce matin.
07:18– Sous-titrage ST' 501