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  • il y a 21 minutes
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre ce zapping avec un extrait des grandes gueules ce matin.
00:07Publiez les SMS persos d'Emmanuel Macron.
00:09Est-ce que ce procédé vous choque ? C'est le livre polémique de la semaine.
00:12Vous êtes trop dur avec moi, écrit par Françoise Degoy.
00:16La journaliste révèle les textos qu'elle a eus avec le président de la République
00:19sans lui avoir demandé son autorisation.
00:21Et elle s'en est expliquée chez les GG ce matin.
00:24Qu'est-ce que c'est les messages à caractère privé ?
00:27C'est des messages qui parleraient, à mon avis, de sa vie privée,
00:31de son épouse, de ses états d'âme.
00:33Je n'ai pas publié, tiens, demain, je ne vais pas en week-end.
00:37Donc, c'est des messages à caractère politique.
00:40Et à partir du moment où, d'abord, Emmanuel Macron n'est pas un idiot,
00:45ce n'est pas un débile.
00:46Il sait qu'il converse avec une journaliste politique.
00:48Il sait qu'il converse avec une journaliste.
00:49Donc, imaginez Emmanuel Macron en pauvre petite chose
00:53qui serait trahiée, qui ne comprendrait pas à un moment donné
00:55que la confrontation, parce qu'on s'engueule beaucoup.
01:00Dans le livre, on s'engueule, vraiment.
01:01Vous n'êtes pas d'accord.
01:02Non, mais non, on se frite, on se confronte.
01:04Alors, est-ce qu'il s'est servi un peu de toi ?
01:05Oui, bien sûr, comme moi, probablement un peu joli.
01:09Alors, est-ce que le procédé de publier les SMS d'Emmanuel Macron
01:12sans son autorisation, est-ce que ça vous choque, Yael Mélule ?
01:15Alors, si dans un premier temps, ça a pu me choquer
01:18sur le principe de divulguer des conversations privées,
01:22c'est très vite passé, en fait.
01:23Oui, c'est bizarre, ça.
01:24Oui, c'est passé très, très rapidement,
01:26en connaissant, depuis dix ans, en fait, quand même,
01:30on apprend à connaître notre président de la République,
01:32un petit peu.
01:33On sait très bien à quel point tout est calculé,
01:36tout est manipulé, tout est stratégie.
01:38Donc, en tout état de cause, il est tout à fait impensable
01:42que des messages d'un président de la République
01:44puissent être diffusés sans un accord, même, en creux, implicite.
01:47Voilà.
01:48Non, c'est que lui, il a fait attention à ce qu'il disait.
01:49Oui, mais on sait aussi, parce que c'est sorti partout dans la presse,
01:52qu'Emmanuel Macron, il s'adapte à chaque interlocuteur
01:55dans ce qu'il dit, d'accord ?
01:57Donc, moi, la question que je me pose, c'est
01:59quel intérêt, aujourd'hui, a Emmanuel Macron à sortir ?
02:03Est-ce que ça sorte, en fait ?
02:05Donc, c'est qu'il a des messages à faire passer.
02:06Françoise Degoy, c'est pas le genre à demander l'autorisation, franchement.
02:09Oui, mais si le président de la République
02:11avait voulu que ça ne sorte pas, ça ne serait pas sorti.
02:13Bah, pourquoi ?
02:13Bah, croyez-moi, François Hollande, il n'avait pas très envie
02:15que Valéry Strievailor sorte son livre, et il s'est sorti quand même.
02:18Ou que les deux journalistes du monde.
02:20Ou que Davé et l'homme, pour François Hollande,
02:22ça n'a rien à voir, là, on parle d'échanges privés.
02:25Et alors ?
02:25Mais c'est pas privé, il parle que de politique.
02:27Non, mais c'est interdit, en fait, normalement.
02:29Il ne parle que de politique, et en vrai,
02:31il n'y a pas un message où tu dis « waouh ».
02:33Peu importe, les messages que j'échange
02:35des textos, c'est une atteinte à la vie privée.
02:37C'est un délit, normalement.
02:39Et il a porté plainte, Emmanuel Macron ?
02:41Ben non, donc c'est qu'il en a un intérêt.
02:44C'est qu'il n'en a rien à faire.
02:46Non, c'est qu'il veut qu'il y ait des messages
02:47qui sortent, parce qu'il y a quand même des choses qui sont dites,
02:49notamment, je pense, à Gabriel Attal,
02:51et donc il avait envie encore d'envoyer
02:53quelques flèches à Gabriel Attal.
02:55Voilà, il avait envie de régler ses comptes
02:58par l'intermédiaire de François Degois
03:00qui trouve son compte, parce que ça lui fait de la com',
03:04ça lui fait de la pub.
03:05Donc chacun, il trouve son compte.
03:06C'est ce que je...
03:08Mais tu vois, dans les SMS, il y en a un qui m'a beaucoup marquée.
03:11C'est quand François Degois lui dit
03:13« c'est quand même une belle connerie, la dissolution »,
03:15et il dit « non, je ne trouve pas ».
03:16Bon, ben, à partir de là, moi je me dis,
03:17si même ça, il n'y a pas une once d'autocritique là-dedans...
03:20Mais ça, on le sait, évidemment.
03:21Oui, mais d'accord, mais c'est pas vraiment à l'avantage
03:24d'Emmanuel Macron, quand même.
03:25Oui, mais non, parce qu'il l'assume.
03:27Pourquoi c'est pas son avantage ?
03:28Si aujourd'hui...
03:29Tu connais une personne qui trouve que la dissolution, c'est bien...
03:31Mais si aujourd'hui, il a invité à un débat politique
03:33et qu'on lui demande s'il regrette la dissolution,
03:36il va dire non.
03:37Après, il est sur sa ligne.
03:38Il n'est pas naïf une seconde quand il échange avec François Degois.
03:41Il faut expliquer la génèse.
03:42C'est pas des intimes, ça ne fait pas 20 ans qu'ils échangent.
03:45C'est au lendemain de la dissolution.
03:46Alors qu'elle journaliste politique,
03:47ils n'échangeaient pas jusque-là, jusqu'en 2024.
03:49Il n'échange avec des dizaines de personnes, Emmanuel Macron.
03:51Il n'échange parce qu'elle a défendu...
03:53En fait, Brigitte Macron a été victime de rumeurs
03:56et elle est beaucoup sur Twitter, Françoise Degois.
04:00Et en fait, sur Twitter, elle a défendu Brigitte Macron
04:02face à ces rumeurs.
04:02Là, Emmanuel Macron lui envoie un SMS de remerciement
04:05et c'est comme ça qu'elle, elle, saisit sa chance
04:07et elle a bien raison.
04:08Elle dit, à l'attente, c'est Emmanuel Macron
04:10et on va échanger par SMS.
04:12Est-ce que ça vous choque, vous, Benjamin ?
04:14Là, ce qui me choque, c'est surtout ce que Yael vient de dire.
04:16Parce que...
04:16Alors, c'est Macron.
04:17Macron, or, t'es en train de nous expliquer que Macron,
04:19tout ce qu'il fait, il le fait par calcul politique,
04:22sous-entendu les autres avant Hollande, Mitterrand, Sarkozy.
04:26Mitterrand, c'est le pire.
04:26Non, mais ce que je veux dire par là, c'est...
04:28Il n'y avait pas trop de SMS à l'époque.
04:29Non, mais là, c'est pire.
04:30Ce que je veux dire par là, c'est...
04:31Pas du tout, ils sont tous comme ça.
04:32Oui, mais là, toi, tu sous-entends que comme c'est Macron,
04:34c'est pas grave, c'est ce que tu viens de dire.
04:35Ah non, c'est parce que j'ai dit l'inverse.
04:37Parce qu'il fait des petits calculs.
04:39Moi, en fait, il y a une règle.
04:40Non, il y a une règle dans le journalisme.
04:42Je suis désolé, c'est une règle.
04:43Ça s'appelle le off.
04:44Et donc, à partir du moment où ce sont des échanges privés,
04:47moi, je ne te parle pas d'un cadre législatif,
04:48je te parle de la charte journalistique.
04:50Le off, on ne peut pas craquer le off.
04:52C'est différent d'Aveilhomme.
04:53Quand ils écrivent le livre sur François Hollande,
04:55un président ne devrait pas dire ça.
04:57Ils l'ont vu des dizaines de fois.
04:59Ils allaient chez lui et François Hollande
05:01savait exactement quel était le projet.
05:03Ça sort un livre.
05:04Et après, à cause de ce livre,
05:05je ne sais pas si les gens se souviennent bien,
05:06c'est à cause de ça qu'il annonce
05:07qu'il ne va plus être candidat
05:08parce que dans son camp, tout le monde le lâche.
05:10Là, certes, c'est des échanges.
05:12Qui plus est qu'il part d'un échange
05:13pour le remercier,
05:14pour la remercier de l'avoir soutenu avec Macron.
05:16Moi, je trouve que ça ne se fait pas,
05:18sauf à dire,
05:19êtes-vous d'accord, monsieur le président,
05:20que je sors tout ça ?
05:21Mais il n'y a plus de off aujourd'hui.
05:22Eh bien si, bien sûr.
05:23Mais vous rigolez.
05:24Mais tous les jours, tous les services,
05:26on peut expliquer aux gens comment ça se passe.
05:27Il y a ce qu'on appelle dans les rédactions
05:28des poules de politique dans les grandes chaînes,
05:31à TF1, à France 2, à RMC, à RTL, à BFM TV, etc.
05:34Où les journalistes politiques
05:35vont manger avec les présentateurs de tranches,
05:38les patrons avec des hommes et des femmes politiques.
05:39Et le deal, c'est de ne pas...
05:40On leur dit ensemble.
05:41Mais oui, mais l'idée,
05:42ce n'est pas de servir la soupe des hommes politiques.
05:43Ça va de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
05:45En fait, le truc, c'est que le off,
05:45c'est que tu prends les infos des gens
05:47mais tu ne dis pas que c'est eux qui te l'ont dit.
05:48Eh bien, c'est un peu ça.
05:49Si vous lisez un article du Monde,
05:50souvent, quand vous lisez
05:51selon l'entourage du président de la République...
05:53Bon, vous savez que dalle,
05:53c'est le président de la République qui dit ça.
05:55Mais s'il avait voulu que ça sorte de manière claire,
05:57il aurait parlé en in.
05:58Ça fait partie des règles...
05:59C'est ça, il aurait porté plainte.
06:00Oui.
06:01Il a déjà porté plainte pour des choses.
06:03Ce que je veux dire, une dernière chose,
06:04c'est que notre métier est quand même
06:06particulièrement critiqué.
06:07On le sait très bien,
06:08on le voit bien, notamment.
06:10Je veux dire, il faut respecter encore
06:11ces petites règles
06:12qui font la fiabilité de notre métier.
06:13Je suis d'accord, mais sauf qu'aujourd'hui,
06:15si ça avait tellement gêné Emmanuel Macron,
06:16il l'aurait dit...
06:18Ce qui serait gênant,
06:19c'est s'il y avait des choses graves dans ce livre.
06:21Est-ce que vous avez l'impression que ça...
06:22Il n'y a rien de la vie privée.
06:23Oui, mais alors, à quel moment
06:24on juge ce qui est grave ou pas grave ?
06:25Il n'y a pas les soldats par les codes nucléaires.
06:28Quand il critique Attal,
06:29est-ce qu'il a envie que ça sorte comme ça ?
06:30Il a déjà fait bien tir.
06:32Vous pensez qu'il aimait bien Gabriel Attal ?
06:33Mais c'est tout ce qu'il n'aime pas, en fait.
06:36La méthode est quand même assez déplorable.
06:38Ça veut dire quoi ?
06:38Si demain, il y a elle et moi,
06:39on s'envoie des textos,
06:40je peux en faire un livre ?
06:41C'est une violation de ta vie privée
06:43et de ton intimité qui est terrible.
06:46Je me rappelle qu'à l'époque,
06:47j'avais eu des échanges de mails avec Xavier Niel.
06:49Je l'avais mis en story.
06:51Xavier Niel, il était très gentil.
06:53Mais il m'avait dit,
06:53meuf, si je porte plainte,
06:55c'est 75 000 euros d'amende
06:56et tu peux faire de la prison.
06:58C'est vraiment illégal.
06:59Parce que vous aviez mis aussi son nom au-dessus ?
07:01Oui, parce qu'il le dit.
07:02Je disais,
07:03je parle par mail avec Xavier Niel.
07:05Moi, j'étais iconique dans ma tête à ce moment-là.
07:08Et il m'a dit,
07:08sentiment,
07:09même si nos échanges n'avaient rien
07:11de controversé.
07:12On se disait,
07:12bonjour,
07:12il n'y avait rien de fou.
07:13Il me disait,
07:14tu peux être puni.
07:15Mais excusez-moi,
07:15ce livre,
07:16il est assez tiède.
07:18On n'en sait rien,
07:18on ne l'a pas lu ?
07:19Moi, j'ai lu une partie.
07:20Je l'ai dans mon téléphone,
07:21le livre.
07:21D'accord.
07:22Il ne m'a pas transcendé.
07:25Si vous voulez,
07:25je n'ai rien appris.
07:26C'est tiède.
07:27C'est un peu tout à l'image de Macron.
07:28Il n'y a rien de disruptif.
07:30Il n'y a rien qui fait des vagues.
07:32C'est un communiqué de presse.
07:33En fait,
07:34il n'y a rien que je ne sais pas déjà.
07:35D'accord.
07:36Donc,
07:36oui,
07:37c'est choquant la méthode.
07:38Après,
07:38le contenu est assez inintéressant,
07:40je trouve.
07:40Je ne comprends pas
07:41que vous soyez choqués,
07:42vous péchez par naïveté.
07:43Il me semble évident
07:45que si Françoise a sorti ce livre,
07:47c'est qu'en creux,
07:48elle avait l'autorisation
07:49d'Emmanuel Macron.
07:50On a affaire au président de la République
07:51s'il voulait que ça ne sorte pas,
07:53que des textos privés ne sortent pas,
07:55ça ne serait pas sorti.
07:57Mais parce qu'il savait
07:58qu'il n'y avait pas grand-chose
07:59de subversif là-dedans.
07:59Mais si,
08:00il y a quand même
08:01quelques règlements de compte,
08:02notamment par rapport
08:04à Gabriel Attal.
08:04Mais tout le monde le sait.
08:05Il ne s'aime pas.
08:06Oui,
08:06mais il remet une couche
08:07au moment de la campagne présidentielle.
08:09Ce n'est pas le même
08:09tremblement de terre
08:10que d'Abel Homme en 2016
08:11avec François Hollande
08:12où il révélait des secrets d'État,
08:14etc.
08:14Mais ça n'a rien à voir.
08:15Là,
08:15c'était une déflagration.
08:17Mais ce n'est pas du tout
08:17le même prisme.
08:18Et pardon.
08:19Ça peut même bénéficier
08:21à Gabriel Attal
08:21si on sait qu'Emmanuel Macron
08:22le déteste.
08:23Ça peut lui faire gagner les points.
08:24Ça, c'est vrai.
08:26Le Morning RMC ce matin.
08:28Consommez-vous encore
08:29des champignons ?
08:30Une jeune femme de 27 ans
08:31est décédée quelques heures
08:32après avoir mangé
08:32des moris séchés
08:33d'une marque
08:34de la grande distribution.
08:36Explication de notre journaliste
08:37Solène Leroux.
08:39Lundi midi,
08:40Marie-Lou mange des pâtes
08:41aux moris.
08:42Très rapidement après,
08:43elle s'est sentie mal,
08:44me raconte sa soeur Julien.
08:45Tous ses organes
08:45ont lâché l'un après l'autre.
08:47Elle a fait un arrêt cardiaque
08:48à 2h du matin.
08:49Assez rapidement,
08:49les médecins nous ont avertis
08:50que le cœur ne pourrait pas
08:52repartir tout seul.
08:53et elle a été débranchée
08:54parce qu'il n'y avait
08:55plus d'espoir.
08:56Sa jeune soeur est morte
08:57mardi matin,
08:58entourée de ses proches
09:00toujours abasourdis.
09:01C'est extrêmement absurde,
09:02c'est vraiment absurde
09:03à crever.
09:03Une jeune femme
09:04en pleine santé
09:05qui ne buvait pas,
09:06qui ne fumait pas,
09:06qui faisait du sport,
09:07qui était joyeuse,
09:08qui était solaire.
09:10C'est une histoire
09:11absolument terrible
09:13et c'est vrai que
09:14on voit des histoires
09:16comme ça.
09:16Parfois,
09:16il y avait les pizzas
09:17bitonies également.
09:19Yael Mélule,
09:20est-ce que quand vous voyez ça,
09:21vous vous dites
09:21les moris terminaient ?
09:22Ah, plus jamais.
09:23Moi, ça me terrorise
09:24ce genre d'histoire.
09:25En plus,
09:25c'est vraiment,
09:26c'est terrible,
09:27c'est vraiment
09:27le loto mortifère
09:29pour le coup.
09:30C'est vraiment
09:32la sale histoire
09:33avec un sale karma.
09:35Tu tombes sur le truc
09:36qu'il ne faut pas manger
09:37et tu meurs.
09:38C'est affreux en fait.
09:40Donc moi,
09:40à titre préventif,
09:42on va dire,
09:43c'est plus jamais.
09:44Pourtant,
09:44j'adore ça,
09:45c'est bon.
09:45En attendant de voir
09:46ce qui s'est réellement passé
09:47parce que pour l'instant,
09:48on ne sait pas vraiment
09:49pourquoi cette jeune femme
09:50a fait cette réelle.
09:53Là, c'est horrible
09:53et ce que je vais dire par là,
09:55juste après avoir parlé
09:55d'une jeune femme qui est morte,
09:57j'ai conscience
09:57que ça peut choquer
09:58mais moi,
09:59ce que je veux dire par là,
09:59c'est que malheureusement,
10:00il y a régulièrement
10:01des choses comme ça.
10:02Margot de Frouville,
10:02la journaliste de BFM TV,
10:03avait sorti un livre
10:04il y a 2-3 ans
10:05sur justement
10:05tous les risques sanitaires
10:06avec les écolis et compagnie.
10:08J'avais lu son livre
10:09qui était vachement bien fait
10:10mais qui faisait un peu peur.
10:11Après, je m'étais dit
10:12qu'en fait,
10:12on ne va plus rien manger.
10:13C'est les affaires
10:14du lait contaminé.
10:15Il y a une grosse part de l'auterie.
10:17Pour autant,
10:17je pense que si on commence
10:18à se dire
10:19que pour chacune de ces choses
10:20où il y a une affaire,
10:21on ne le mange plus,
10:21on va finir à bouffer des carottes.
10:23Si on peut rassurer,
10:24la France,
10:25ce n'est jamais parfait
10:26mais reste l'un des pays
10:27où la sécurité alimentaire
10:28est la plus avancée.
10:30Les GG ce matin sur RMC,
10:32des effigies en carton
10:33brûlées pendant les manifs.
10:34Est-ce que ça va trop loin ?
10:35Hier, un mannequin géant
10:36portant la mention CRSSS
10:38a été incendié
10:38tout comme des pancartes
10:39avec le visage de Marine Le Pen.
10:41Samedi dernier,
10:41c'est une piñata
10:42à l'effigie d'Emmanuel Macron
10:43qui a été brûlée à Bordeaux.
10:45Écoutez la colère de Mickaël
10:46qui est CRS.
10:48C'est inadmissible.
10:49C'est inadmissible
10:50ce qui s'est passé.
10:52Encore si,
10:53comme vous disiez,
10:55c'est des effigies
10:56qui ne sont pas brûlées ou autres.
10:57Mais là, c'est brûlé.
10:59C'est inadmissible de voir ça.
11:01Là, la finalité alliée.
11:02On veut brûler.
11:03C'est ça.
11:03Et quand nous,
11:04on est au contact de la population,
11:06c'est quoi le ressentiment
11:06pour les collègues derrière ?
11:07C'est que le matin,
11:09je vais me lever
11:09et je vais aller me faire cramer.
11:11Je vais aller me faire cramer la gueule
11:12parce que ça fait plaisir
11:14à une partie de la population,
11:16à une partie de la classe politique
11:17aussi évidemment.
11:19Mais ce n'est pas possible.
11:21Est-ce que ça vous choque
11:22vous qu'on puisse brûler
11:24des effigies comme ça ?
11:25C'est scandaleux.
11:26Il n'y a rien qui va.
11:27Je pense qu'on sera tous d'accord là-dessus.
11:29On est à deux doigts
11:29de l'appel au meurtre.
11:30On y est.
11:33Alors moi, je suis d'accord.
11:34Oui, effectivement,
11:35historiquement,
11:36dans les manifestations,
11:37on n'est pas toujours
11:37hyper respectueux, réglo.
11:39Il y a des slogans.
11:40Mais là,
11:41moi, l'image me choque.
11:42Le fait que nos gamins
11:44puissent voir ça aussi.
11:45Je trouve que globalement,
11:46dans la violence,
11:47on franchit un cap
11:47depuis ces manifestations,
11:49depuis le 17 octobre.
11:50Et il ne faut surtout pas
11:51s'habituer à avoir
11:51des images de CRS
11:53en carton, certes,
11:54mais brûlées.
11:54Mais surtout,
11:55moi, j'en ai marre
11:55qu'on nazifie tout,
11:57en fait.
11:57Parce que si tout le monde
11:58devient nazi,
11:59plus rien n'est nazi.
12:01Moi, mes grands-parents,
12:01ils sont survivants du nazisme.
12:02Ils ont vécu le nazisme.
12:04Un CRS, aujourd'hui,
12:05de la police française,
12:06n'est pas un nazi, en fait.
12:07Le nazisme,
12:08c'était quelque chose
12:09d'horrible,
12:10d'abominable.
12:11Je veux dire,
12:13ça m'énerve
12:14qu'on dévoie
12:15le sens
12:16de ce qu'était le nazisme.
12:17C'est dangereux.
12:19Ça nous fait oublier l'histoire.
12:20Ça nous fait tout réécrire.
12:21Il faut vraiment
12:21qu'on arrête
12:22de nazifier les CRS.
12:23Ce sont des citoyens
12:24comme nous tous.
12:24Il y a des abus,
12:25mais on ne peut pas
12:27tous les mettre
12:28dans cette case-là.
12:29C'est trop dangereux.
12:30Au regard de l'histoire
12:31et au regard d'aujourd'hui
12:32d'une profession.
12:34Yael,
12:35c'est légal de faire ça ?
12:36Non, ce n'est pas légal
12:37parce qu'en plus,
12:38il y a un appel à la violence.
12:40Au-delà de ça,
12:41le symbole
12:42est absolument inadmissible.
12:44C'est absolument insupportable.
12:46Et tous les exemples
12:46qui ont été donnés,
12:47que ce soit la pinata
12:48du président de la République,
12:49que ce soit CRSSS
12:51ou celle aussi
12:52à l'effigie de Marine Le Pen.
12:54Il n'y a rien
12:55qui est défendable en fait.
12:56Il n'y a absolument rien.
12:57On est dans l'ultra-violence
12:58et qui en fait
12:59va échauffer les esprits
13:01pour conduire au passage à l'acte.
13:02Le passage à l'acte aujourd'hui...
13:04On n'en est pas là.
13:04Le passage à l'acte
13:05dans les manifs
13:06et dans les pillages,
13:07il existe, il est réel.
13:08Il y a des CRS
13:08qui ont été brûlés.
13:09On n'en est pas là.
13:10Oui, mais pas parce qu'il y avait...
13:11Bien sûr.
13:16Parce que ces esprits
13:18sont échauffés
13:18qu'on en arrive
13:19à des tentatives de meurtre
13:20sur la personne de policier.
13:22Ça a existé la semaine dernière.
13:24Oui, les Molotovs
13:24peut-être Molotov
13:25balancer sur des scènes.
13:26Voilà, donc il faut absolument
13:28être radical
13:29sur la réponse pénale
13:30par rapport à ces choses-là.
13:33Apolline Matin,
13:33on va terminer avec ça
13:34ce matin sur RMC.
13:36Êtes-vous excité
13:36par la sortie du nouveau jeu
13:38Legend of Zelda ?
13:40Il est arrivé hier
13:41sur Nintendo Switch 2.
13:42Un remake très attendu
13:44de la première version
13:44sorti en 1998
13:45est considéré
13:46comme l'un des plus grands
13:47jeux de tous les temps.
13:48Pour Julien Chiez,
13:49il est spécialiste
13:50des jeux vidéo.
13:52Évidemment que le côté
13:53nostalgique est important.
13:55C'est une sorte de
13:56Madeleine de Proust.
13:56Vous allez redécouvrir
13:57cette grande aventure.
13:58Mais je pense aussi
13:59qu'il y a beaucoup de gens
14:00qui en ont entendu parler,
14:01qui ne l'ont pas fait à l'époque
14:02et qui vont être intéressés
14:04à découvrir
14:05ou peut-être redécouvrir
14:07objectivement
14:07l'un des meilleurs jeux
14:08de tous les temps.
14:13J'ai joué toute la nuit.
14:15J'ai failli ne pas venir.
14:17Mais arrêtez.
14:19J'ai failli ne pas me réveiller
14:20pour vous dire,
14:20ce week-end,
14:21j'ai un week-end
14:22d'anniversaire à la campagne.
14:24Incroyable.
14:24J'ai envie d'annuler
14:25pour jouer.
14:26Vous avez qui a amené
14:26votre console ?
14:28Je vais tellement faire ça.
14:30Mais oui,
14:30en fait,
14:30je vous avais oublié
14:31qu'en fait,
14:31la Switch,
14:32je pouvais l'emmener partout.
14:33Déjà, sur le trajet,
14:34ce n'est pas vous
14:34qui conduisez.
14:35Mais ma meuf,
14:35elle va me tuer
14:36si je fais ça.
14:37C'est extraordinaire.
14:38Moi, j'avais joué
14:39à la version la première.
14:40Je ne connais pas Zelda.
14:41Mais en fait,
14:42il faut comprendre
14:42qu'aujourd'hui,
14:43les jeux vidéo,
14:43je pense que les scénaristes
14:44qui sont derrière les jeux vidéo
14:45sont les meilleurs scénaristes
14:46du monde.
14:46D'accord.
14:47Il y a des histoires
14:48qui sont transportées.
14:49J'ai joué,
14:50je suis au tout début du jeu.
14:51Là, c'est quoi ?
14:51C'est une petite fille
14:52qui doit...
14:52Non, déjà,
14:53c'est un petit garçon.
14:54C'est Link.
14:54En fait, Zelda,
14:55c'est le nom.
14:56Zelda, c'est la princesse.
14:57Zelda, c'est le nom
14:58d'une princesse.
14:58Il s'appellerait Zeldo
14:59sinon je dirais.
15:00Non, il s'appelle Link.
15:01Zelda, c'est le nom.
15:02Oui, j'avoue
15:02qu'il est un peu non-genré.
15:03Il est genderfluide.
15:04Oui, excusez-moi
15:05de ne pas...
15:06Zelda, c'est le nom
15:06d'une princesse
15:07et le petit personnage
15:08qu'on joue,
15:09c'est Link
15:09qui doit sauver la princesse.
15:10C'est un petit enfant
15:11de la forêt.
15:12C'est une princesse.
15:13Il doit être sauvé.
15:13C'est un coquiri.
15:15C'est un elfe, non ?
15:16C'est comme un elfe.
15:17C'est un petit mec
15:17de la forêt
15:18qui a des pouvoirs
15:20et c'est le seul
15:21à pouvoir sauver Zelda.
15:22D'accord.
15:22Mais l'histoire est ouf.
15:24C'est trop beau,
15:24c'est trop bien.
15:25Et en fait,
15:26tu te rends compte,
15:26ça fait 30 ans
15:27qu'il existe ce jeu
15:28et que les gens
15:29sont toujours fous avec.
15:30C'est-à-dire qu'il y a
15:31quand même une capacité
15:31de renouvellement
15:32et une capacité
15:33de nous emporter.
15:36Faut que j'achète tout pas,
15:36j'ai une souche.
15:37Ah oui.
15:37Et en plus,
15:38ça permet aux gamers
15:39de passer le temps
15:40en attendant GTA
15:41parce que je peux vous dire
15:42que là,
15:42le temps serait long.
15:43Il y a encore deux semaines
15:44à l'année.
15:44Ah ouais.
15:45Mais on ne peut pas jouer à deux.
15:46Non, mais non.
15:48Alors si,
15:49je vais te dire
15:49comment il faut faire
15:50parce que moi,
15:50j'ai le jeu
15:51et en fait,
15:52avec un de mes fils,
15:53c'est simple.
15:53Il y en a un qui joue
15:54et l'autre qui regarde
15:54mais c'est un grand moment.
15:55Super.
15:55Attends.
15:56Génial.
15:56C'est vrai que c'est sympa
15:57de regarder.
15:57Non, mais attends,
15:58je vais t'expliquer.
15:59Moi, quand j'étais petit,
16:00j'avais la Nintendo,
16:01la première
16:01et on faisait ça avec mon père.
16:02On jouait à la Nintendo.
16:03Faut se rappeler
16:04et ça n'avait aucun sens.
16:06C'était vraiment
16:06des tout petits bonhommes
16:08carrés, ultra pixelisés.
16:09On mettait des bombes.
16:10La musique était globalement la même.
16:11Aujourd'hui,
16:1230 ans plus tard,
16:13je joue avec mon fils
16:13et en fait,
16:14c'est grave.
16:15Qui est le joystick ?
16:16Lui plus.
16:17Non, lui,
16:17comme j'ai un cœur.
16:19Moi, non.
16:20Et puis,
16:21c'est magnifique.
16:23C'est des décors de cinéma.
16:24Le scénario est fou
16:25et puis on entre.
16:26C'est vrai qu'on entre.
16:27C'est un univers
16:27dans lequel tu entres.
16:29Et puis la violence,
16:30certes,
16:30il y a de la violence
16:30mais c'est de la violence relative.
16:31C'est pas GTA.
16:32Tu te bats avec des bâtons
16:33et tu tues des insectes.
16:35Oui, bon.
16:36Mais je me demande,
16:37je vais vous dire,
16:38j'en arrive à un point
16:39où je me demande
16:40si les jeux vidéo
16:41petit à petit
16:41ne vont pas prendre
16:42une place de plus importante
16:43par rapport au cinéma.
16:45On va jouer.
16:46On joue à un film
16:47quand on joue à Zelda.
16:48Et on voit maintenant
16:48des films inspirés
16:50des jeux vidéo.
16:51Oui, bien sûr.
16:52J'ai vraiment honte
16:53parce que c'est pas mon univers
16:53mais j'ai vu mon fils
16:54de jeux vidéo
16:55et je me dis
16:55tu regardes quoi comme film ?
16:56Et là,
16:56il m'a regardé
16:57comme si j'étais débile.
16:58Il m'a dit
16:58mais enfin je suis en train
16:59de jouer à un jeu
17:00et moi j'étais sûre
17:00que c'était un film.
17:02Quand la série
17:02de Last of Us a sorti
17:0350 ans,
17:04excusez-moi,
17:05je pense que tout est dit.
17:07Bah écoutez,
17:08je vous le recommande
17:09à tous.
17:09votre week-end lundi,
17:11votre week-end Zelda.