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  • il y a 14 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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Transcription
00:00Crise sociale, crise économique, crise morale, on se pose la question avec vous ce matin, Eric Lombard, bonjour.
00:05Vous êtes l'ancien ministre de l'économie et des finances, vous l'avez été entre décembre 2024 et octobre
00:102025.
00:10Vous avez publié « Dis pas ça, tu vas finir par te faire virer », c'est aux éditions Albain
00:14Michel,
00:15un ouvrage dans lequel vous racontez vos 11 mois à Merci, et en effet, vous avez fini par vous faire
00:20virer.
00:21Est-ce que ça veut dire, pardon Eric Lombard, mais est-ce que ça veut dire qu'au fond,
00:27on est dans une fin de règne politique où, au fond, on n'a jamais vraiment pu changer les choses,
00:33ni vous, ni qui que ce soit d'autre.
00:35On a laissé pourrir une situation, qui est une situation aujourd'hui de grande souffrance de la France.
00:40Alors d'abord, le principal enseignement que je tire de mon passage à Bercy, c'est qu'on peut y
00:44arriver,
00:45puisque nous avons passé un accord très large entre les partis de la majorité et le Parti Socialiste qui s
00:51'est abstenu,
00:52pour réduire le déficit. Donc première leçon, on peut y arriver.
00:56Deuxièmement, on voit le désarroi aujourd'hui.
00:58Et moi, je veux dire que je comprends à la fois ces jeunes qui défilent.
01:02Pour un motif, nous, quand on défilait, quand on était plus jeunes,
01:06c'était pour avoir un monde meilleur, d'ailleurs ce qu'ils souhaitent aussi.
01:09Mais eux, ils défilent pour avoir des professeurs dans les classes,
01:12et des classes dans lesquelles on puisse travailler.
01:15Donc c'est évidemment complètement légitime.
01:17Et je veux dire aussi que celles et ceux qui défilent pour le pouvoir d'achat,
01:21il faut les comprendre.
01:22Nous avons dans ce pays un vrai problème de pouvoir d'achat.
01:23Mais vous leur diriez quoi, vous ? Je veux dire, si vous étiez encore à Bercy,
01:26que répondriez-vous à ces manifestants extrêmement nombreux qui hier ont manifesté ?
01:32J'entendais les témoignages tout à l'heure qu'on a eus à nos micros d'RMC.
01:38Des maires de famille, des travailleurs qui disent qu'on s'en sort pas.
01:42Oui, et il faut l'entendre parce que c'est vrai qu'entre le fait que le pouvoir d'achat
01:47n'ait pas augmenté cette année,
01:48il l'a même légèrement baissé, que le problème du pouvoir d'achat immobilier,
01:51quand on loue son logement, ou pour celles et ceux qui peuvent en acheter avec les taux d'intérêt,
01:55on peut acheter beaucoup plus petit qu'avant,
01:57les difficultés liées à la hausse du prix du gazole et de l'essence, tout ça pèse.
02:01Ce qui fait qu'il faut absolument une réponse, et la hausse du SMIC ne suffira pas.
02:07D'abord parce que la hausse du SMIC, on sait bien qu'elle a un effet négatif sur l'emploi,
02:11et puis ça ne peut être que pour des montants limités.
02:15Il y a quelque chose sur lequel on réfléchit depuis longtemps,
02:18qui serait de baisser les charges salariales pour augmenter le salaire net.
02:24Vous dites on sait désormais ?
02:25Et c'est dans les programmes de plusieurs candidats, et faisons-le maintenant.
02:30Et la contrepartie ?
02:31Faisons-le maintenant, et la contrepartie, parce qu'effectivement nous n'avons pas de marge.
02:36C'est une TVA sociale par exemple ?
02:37D'abord la TVA est déjà sociale, parce que je rappelle qu'un tiers de la TVA finance déjà la
02:40sécurité sociale,
02:42donc qu'on arrête de dire que la TVA sociale est quelque chose qu'il y a devant nous, c
02:45'est déjà fait.
02:46Et il y a un autre impôt qui a pu être utilisé,
02:48et ça c'est des décisions qui vont sans doute se nouer lors de la conférence de lundi.
02:52De lundi ?
02:53Il y a aussi potentiellement la CSG, et moi je ne suis pas ici...
02:56Vous venez de dire la hausse du SMIC, un, ce ne sera pas suffisant,
02:59et deux, ça a des effets pervers sur l'emploi.
03:00Je voudrais aussi qu'on puisse donner la parole justement à Vincent,
03:02qui nous appelle de Roya, dans le Puy-de-Dôme.
03:04Bonjour Vincent !
03:05Bonjour Apolline !
03:06Ça va Vincent, vous êtes gestionnaire de paye,
03:10donc personne d'autre que vous ne connaît aussi bien la différence,
03:14et qu'est-ce qui nourrit cette différence entre le net et le brut.
03:17Vincent, augmenter le SMIC, est-ce que vous, ça vous apparaît une bonne ou une mauvaise idée ?
03:21C'est une connerie sans nom, mais bon, quand on entend le discours de la CGT chez EGG,
03:25on comprend que le niveau de connerie là-haut est d'un niveau très élevé.
03:28Pourquoi ?
03:29Actuellement, il faut savoir que d'ombreuses conventions collectives en France,
03:33il y a certains salaires qui sont basés sur l'augmentation en ancienneté.
03:37Moi, je prends le travail où je suis actuellement,
03:39quelqu'un commence à peine au niveau du SMIC,
03:41au bout d'un an d'ancienneté, il a une augmentation.
03:44Ce qui est prévu, c'est conventionnel, c'est prévu, il est au courant.
03:48Actuellement, vous faites augmenter le SMIC, ça veut dire que la personne qui va rentrer, qui est débutant,
03:55et la personne qui aura un an d'ancienneté, ils auront toutes les deux le même salaire.
03:58Moi, par contre, j'ai une question, parce qu'il me taraude, et j'espère que M. Lombard va pouvoir
04:03me répondre.
04:04Je ne vais pas voter Rassemblement National, je le dis, mais c'est une proposition qu'ils ont et qui
04:08est très intéressante.
04:10Pourquoi, quand ils proposent une augmentation, mettre l'équivalent de la prime Macron,
04:16au lieu d'une prime Macron, de faire une augmentation nette, hors cotisation patronale et hors cotisation salariale,
04:21qui sera contrôlée, si elle est dit non paritaire comme la prime Macron,
04:27pourquoi elle n'a pas été questionnée à l'Assemblée ?
04:29Pourquoi M. Macron et ses ministres n'ont jamais repris cette idée ?
04:33Pourquoi ? Parce que je ne comprends pas.
04:35On parle d'une augmentation du pouvoir d'achat de chaque Français,
04:37où on pouvait remonter 200-300 euros, pourquoi ça n'a pas été repris ?
04:41Moi, c'est une aberration.
04:43Alors que pour vous, c'était cette façon-là d'augmenter les Français,
04:46qui était la plus simple et la plus efficace ?
04:48Vincent, je voudrais qu'Éric Lombard puisse vous répondre.
04:51D'abord, quand c'est des salaires versés par les entreprises,
04:54le problème que nous avons, c'est que ça dégrade la compétitivité.
04:57On a déjà une augmentation du chômage.
04:59C'est pourquoi l'augmentation du net, compensée par un impôt
05:03qui serait évidemment largement plutôt payé par d'autres catégories
05:06que les catégories les moins favorisées.
05:08C'est la façon la plus rapide, parce que ça permet immédiatement
05:11d'avoir une augmentation du net qui peut être significative,
05:14qui peut être de l'ordre de 100 ou 150 euros par mois.
05:16Donc, une baisse des charges par mois ?
05:17Par la baisse des charges.
05:18Là, ça, c'est automatique.
05:20Ça ne paye pas sur les comptes des entreprises,
05:22ce qui fait que les entreprises peuvent continuer à embaucher,
05:24à se développer.
05:25Et c'est vrai que c'est un transfert de charges
05:28qui doit aller sur l'impôt,
05:29mais il y a certaines marges de manœuvre que nous avons
05:32et aussi que plusieurs candidats ont proposés.
05:33C'est un peu du bonheur, Éric Lombard.
05:35Globalement, la pression fiscale ne baisse pas.
05:36Globalement, vous prenez un peu de milliards par-ci
05:38pour les remettre un peu par-là.
05:39Manuel et Chypre, soyons clairs.
05:41Nous avons un déficit de 150 milliards d'euros,
05:43de 5% du PIB, le record des PIB de l'OCDE.
05:46Nous n'allons pas pouvoir tout de suite
05:47faire baisser la pression fiscale.
05:49Il faut d'abord s'attaquer aux charges
05:52pour limiter leur croissance.
05:53Et c'est ça qui va réduire le déficit.
05:55On ne peut pas, aujourd'hui,
05:56on n'a pas de marge de manœuvre pour réduire les impôts.
05:58Et ceux qui vous disent le contraire
06:00vous mentent.
06:01Il faut réduire le déficit.
06:03Et nous avons, en termes de dépense,
06:05le record du monde, 57% du PIB.
06:09Et ce n'est pas l'austérité que nous allons faire.
06:11Parce que nous n'allons pas réduire la dépense,
06:13notamment la dépense sociale.
06:15On va simplement l'augmenter moins vite.
06:17Et si on l'augmente moins vite pendant plusieurs années,
06:19nous rétablissons des comptes.
06:20Donc il faut aussi ne pas mentir sur
06:23l'effet d'une politique plus raisonnable
06:25qui n'est pas l'austérité,
06:26qui n'est pas la purge.
06:27C'est juste une gestion raisonnable des finances.
06:29Vincent, vous êtes d'accord avec ça ?
06:30Non, mais je ne comprends pas.
06:31En fait, vous ne répondez pas à ma question, M. Lombard.
06:33Vous ne répondez absolument pas à ma question.
06:34Si, j'ai répondu à votre question, monsieur.
06:36Non, non, non, monsieur.
06:37L'augmentation nette
06:39qui est présentée par le Rassemblement National,
06:41il n'y a pas un coup qui sort de l'État.
06:44Il n'y a pas un coup qui sort de l'État.
06:46Et si ce n'est pas l'État, c'est des entreprises.
06:47Vincent, est-ce que...
06:49Non, mais j'en ai marre.
06:51Apolline, je suis désolé, j'en ai marre.
06:52Bon, dès que j'avais les politiciens,
06:53on présente une idée de Rassemblement National,
06:54non, ce n'est pas possible.
06:55On parle de diminution de charges,
06:56mais on ne veut pas de diminution de charges.
06:57On veut avoir plus de pouvoir d'achat.
06:59Là, du pouvoir d'achat qui ne répond pas
07:00aux charges salariales, aux charges patronales.
07:02Le RN a proposé.
07:03Demain, vous donnez plus de pouvoir d'achat.
07:04Les restaurateurs, les vacances,
07:06tout le monde va avoir un coup de vie.
07:08Je le redis très simplement...
07:10Arrêtez de mentir au bout d'un moment.
07:12À croire que dès qu'une idée de Rassemblement National arrive,
07:14personne ne peut la choisir.
07:16Éric Lombard.
07:17Alors, très simplement,
07:18les augmentations de rémunération,
07:20soit sont versées par les entreprises,
07:22et les entreprises,
07:23notamment pour les plus petites d'entre elles,
07:25sont dans de réelles difficultés.
07:27Oui, mais ce que disait Vincent,
07:28c'est que ça pourrait être une augmentation
07:29sans augmentation de la...
07:31Oui, mais le montant même de l'augmentation
07:33pèse quand même sur l'entreprise.
07:34Alors que la proposition que je fais,
07:37c'est un transfert effectivement
07:38au bénéfice des salariés
07:40et qui pèse sur des impôts
07:41qui sont payés par les catégories les plus aisées.
07:45Donc, de ce côté-là,
07:45il y a une vraie mesure d'équité sociale
07:47qui est derrière cette mesure.
07:49Emmanuel ?
07:50Moi, j'ai été frappé par un de vos propos.
07:53Vous dites, en fait,
07:54ce qui a affaibli la France ces 40 dernières années,
07:56c'est la discontinuité dans l'action publique.
07:58Moi, j'ai surtout l'impression
07:59qu'il y a une continuité dans l'inaction.
08:01C'est-à-dire qu'en gros,
08:02vous prenez depuis Sarkozy,
08:04Hollande, Macron,
08:05on a toujours les mêmes grandes trajectoires,
08:07toujours l'inflation des normes,
08:09toujours une trajectoire des déficits publics
08:12qui augmente.
08:13Il n'y a pas de grandes réformes.
08:14Alors, on rabote des milliards par-ci, par-là.
08:16Qu'est-ce qui vous laisse penser ?
08:18Ce serait quoi la vraie rupture, finalement ?
08:20La vraie rupture, en réalité,
08:22parce que vous avez raison,
08:23ça fait 40 ans que nos finances publiques
08:24sont mal gérées
08:25et que nous sommes aujourd'hui en difficulté.
08:27La vraie rupture, elle est démocratique.
08:29Elle est dans la façon
08:30de travailler entre responsables politiques.
08:33Dans le passé,
08:33on a eu des majorités monolithiques
08:35et des décisions verticales.
08:37Moi, je pense que la bonne façon
08:38de gérer un pays,
08:40c'est ce que font les pays qui réussissent,
08:41c'est de mettre ensemble des partis
08:42qui ne sont pas d'accord entre eux
08:43parce qu'en réalité,
08:45la gauche, le centre et la droite
08:46ne sont pas d'accord entre eux
08:47mais qui passent un compromis
08:49dans le dialogue pour l'intérêt général.
08:51parce qu'Emmanuel Macron, hier,
08:52a fait savoir que lui n'était pas favorable
08:54à une primaire,
08:55une grande primaire des démocrates,
08:56comme on dit,
08:56c'est-à-dire de la droite et du centre,
08:58mais qu'il était favorable davantage
08:59à une coalition.
09:01C'est aussi votre idée ?
09:02Alors, la coalition,
09:03elle est indispensable.
09:06Le dépassement qui était l'idée initiale
09:08n'a pas fonctionné
09:09parce qu'en réalité,
09:09la droite et la gauche,
09:10ça n'est pas la même chose
09:11et c'est très bien
09:12et c'est ça la démocratie.
09:13La coalition, ça veut dire que
09:15demain, dans le prochain quinquennat,
09:17la gauche modérée,
09:18le centre et la droite
09:18vont travailler ensemble
09:19en résolvant leur désaccord
09:21dans le projet
09:23qui sera le meilleur pour le pays.
09:24Ça ne veut pas dire
09:25qu'il ne peut pas y avoir de primaire
09:26parce que la coalition,
09:27ça règle le problème du gouvernement
09:28et de l'Assemblée nationale,
09:30mais il faut,
09:30avant qu'il y ait un président de la République,
09:32qu'il soit issu
09:33de ces trois courants,
09:35il faudra bien en choisir un
09:36parce que si nous arrivons
09:37à diviser au premier tour,
09:38nous ne serons pas au deuxième tour.
09:40Et alors allons-y,
09:41Monsieur le Ministre,
09:42c'est toute la question
09:42puisque vous savez
09:44qui a inventé
09:44les coalitions en France,
09:45c'est Napoléon Bonaparte
09:46qui est arrivé au pouvoir
09:47à la tête d'une coalition
09:48de centre-gauche.
09:49Je vous attendais bien là, Arthur.
09:52En 1848, absolument.
09:53Non, non, pas en 1848,
09:54Napoléon Bonaparte,
09:55donc en 1749.
09:57Absolument.
09:57La situation est la même.
09:58La situation est la même.
09:59Une droite,
10:00on va dire très à droite,
10:01qui est à deux doigts
10:01de prendre le pouvoir,
10:02qui peut même prendre
10:03la majorité à l'Assemblée
10:04et tout à coup,
10:05le centre décide
10:05de faire un coup d'État
10:06avec un type à sa tête.
10:07C'était un gouvernement
10:08de centre-gauche,
10:09le directoire.
10:10Ce type,
10:10c'est Napoléon Bonaparte.
10:11La question que je vous pose,
10:12c'est que moi,
10:13les coalitions,
10:14je veux bien,
10:14c'est en fait beaucoup plus français
10:15qu'on ne le pense.
10:16Mais vous,
10:17vous êtes un homme politique.
10:18Qui est votre Napoléon Bonaparte ?
10:19Qui va prendre la tête
10:20de cette coalition ?
10:21Parce que c'est la seule question
10:22qui se pose aujourd'hui.
10:23Pour vous, c'est qui ?
10:24La seule question qui se pose,
10:26c'est d'accepter le fait
10:27que nous aurons une coalition
10:28et d'avoir un dialogue
10:30devant tout le monde
10:30parce que ce dialogue,
10:31aujourd'hui,
10:31il a lieu,
10:32nous nous parlons
10:32les uns les autres
10:33entre la gauche modérée.
10:34Vous vous parlez ?
10:35Oui, en tout cas,
10:36en ce qui me concerne,
10:37moi, j'ai la chance
10:38de parler à tout le monde.
10:39Et donc,
10:39la première chose à faire,
10:40c'est d'accepter le principe
10:41que nous allons gouverner ensemble
10:43au service des Françaises
10:44et des Français
10:44pour une rupture
10:46dans la façon de travailler.
10:47C'est que non seulement
10:47ce sera une coalition entre partis,
10:49mais nous allons réintégrer
10:50les partenaires
10:50sont sûrs dans le jeu.
10:51Mais est-ce que ces partis
10:52n'ont parlé,
10:52de travailler
10:53avec les grands partis ?
10:55Dans ces cas,
10:55ce n'est pas vraiment une rupture ?
10:57La rupture,
10:57elle va être dans la façon
10:58de travailler
10:59et dans un élargissement
11:01parce que le Parti Socialiste
11:03n'a pas soutenu
11:04le président de la République.
11:05Une partie de la droite
11:07soutient du bout des droits.
11:08Donc là, pour vous,
11:09c'est les macronistes,
11:10déjà,
11:10c'est-à-dire Gabriel Attal,
11:11enfin, les anciens macronistes
11:12comme il voudrait
11:13qu'on les décrive désormais,
11:14c'est-à-dire Gabriel Attal,
11:15Édouard Philippe,
11:16mais qu'on y rajoute
11:17Raphaël Luxman d'un côté,
11:18Bruno Retailleau de l'autre,
11:19par exemple ?
11:23La gauche modérée,
11:24le centre,
11:24la droite modérée,
11:26la question des leaders
11:27est une autre question.
11:28Que nous nous mettions
11:29d'accord sur un programme,
11:30l'incarnation viendra après,
11:32soit d'un des candidats
11:33qui est déjà parti,
11:34soit de quelqu'un d'autre,
11:35mais traitons les sujets
11:37dans l'ordre,
11:37on voit bien qu'aujourd'hui,
11:38quand on regarde
11:39les 40 candidats,
11:41aucun de l'espace central
11:43n'arrive au deuxième tour.
11:44Donc la première étape,
11:45c'est de trouver quelqu'un
11:47qui représente l'ensemble
11:49de ces trois grands courants politiques,
11:50qui puisse arriver
11:51au deuxième tour
11:51et proposer une rupture
11:53dans la façon de gouverner.
11:55Encore une fois,
11:55il y a l'idée de coalition,
11:57il y a aussi l'idée
11:57de traiter les partenaires sociaux.
11:59Je veux rappeler
12:00que l'année dernière,
12:01le conclave sur les retraites
12:02a échoué d'un cheveu.
12:03Il faut redonner
12:05ces dossiers-là
12:06aux partenaires sociaux.
12:07C'est beaucoup plus revenir
12:08à cette cité de dialogue.
12:09Merci Éric Lombard.
12:10Je rappelle le titre
12:11de votre livre,
12:11« Dis pas ça,
12:12tu vas finir par te faire virer ».
12:13C'est aux éditions
12:14Albin Michel.
12:15Merci à vous d'avoir répondu
12:16à nos questions.
12:16Merci à vous.

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