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  • il y a 17 heures
Découvrez le rôle essentiel de GRTgaz - Natran, l'épine dorsale du transport de gaz en France ! Dans cette émission captivante, nous plongeons dans les coulisses des 33 000 kilomètres de réseaux qui alimentent le pays, des frontières aux portes des villes.

Vincent Rousseau, délégué territorial nord-est de NaTran, nous éclaire sur la mission cruciale d'acheminer le gaz, qu'il soit naturel ou de plus en plus renouvelable. Apprenez comment NaTran assure l'équilibre délicat entre l'offre et la demande, en utilisant des outils comme le stockage pour pallier les variations saisonnières de consommation.

Face à la transition énergétique et à l'électrification croissante, quel avenir pour le gaz ? NaTran milite pour une approche nuancée, prônant l'ouverture à d'autres leviers de décarbonation, dont le monde des molécules renouvelables comme l'hydrogène et le CO2. Découvrez comment NaTran se positionne comme un acteur clé de cette transformation, en complément de l'électrification.

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Transcription
00:01Générique
00:12Bonjour, la Moselle Terre des énergies, suite de notre série d'émissions consacrées à ce sujet,
00:18dont Moselle Attractivité a fait son fil rouge durant la FIM, la Foire internationale de Metz.
00:23Aujourd'hui, il sera certes question d'énergie avec le gaz, mais pas seulement,
00:28puisque nous aborderons aussi le transport via ce que l'on appelle un réseau.
00:33Illustration avec Vincent Rousseau. Bonjour, Vincent Rousseau. Bonjour.
00:37Bonjour.
00:38Vous êtes le directeur, le délégué territorial nord-est de Nacran. C'est le nouveau nom de GRT Gaz, en
00:44fait, c'est ça ?
00:45Absolument.
00:46Alors, GRT Gaz, pour ceux qui n'auraient pas suivi, de quoi s'agit-il, en quelques mots ?
00:49GRT Gaz, depuis janvier 25, Nacran, est l'opérateur de réseau de transport de gaz en France.
00:57On exploite quotidiennement 33 000 kilomètres de réseau, donc des grosses canalisations qui vont jusqu'à 1,20 m de
01:04diamètre.
01:04Et notre métier, c'est tous les jours d'acheminer le gaz depuis les grands points d'entrée,
01:11points d'entrée à la frontière sous forme de GNL et de plus en plus aussi du gaz renouvelable, mais
01:17on en parlera,
01:17jusqu'à l'entrée des villes où on pense le relais aux distributeurs, GRDF en l'occurrence,
01:24mais également à des clients industriels directement raccordés.
01:27On a à peu près plus de 700 clients industriels qui sont directement raccordés à notre réseau.
01:32Quelques grands chiffres pour bien imposer la situation de Nacran en France ?
01:36J'en ai parlé de 33 000 kilomètres de réseau, on a transporté en 2025 620 TWh, ce qui est
01:45assez considérable.
01:45On a du mal à s'imaginer, ça représente la consommation de...
01:48On a considéré que le gaz naturel en France, c'est à peu près 20% du mix énergétique français.
01:54Et donc ces 20% de consommation énergétique français passent par nos réseaux, et 350 TWh de consommation en France.
02:05C'est une consommation qui a tendance un petit peu à s'éroder depuis quelques années,
02:08parce que du fait de l'efficacité énergétique, du fait également qu'il y a des usages de gaz naturel
02:16qui s'électrifient,
02:18il y a une électrification également qui est en cours en France.
02:22Et donc voilà, globalement, 33 000 kilomètres de réseau, un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros l
02:29'année dernière.
02:30Donc voilà, une entreprise plutôt florissante.
02:33Alors c'est un réseau qui relie producteurs, stockage, interconnexion européenne, distributeurs et grands consommateurs industriels,
02:41mais qui ne va pas jusqu'au compteur du particulier que nous sommes, vous et moi ?
02:45Alors tout à fait, les 11 millions de consommateurs gaz en France ne sont pas directement raccordés par Natran.
02:51Je vais prendre une image finalement des réseaux, c'est comme en électricité, on dit effectivement souvent qu'on est
02:56les autoroutes du gaz, c'est très vrai,
02:58mais j'aime bien une analogie avec un arbre où finalement vous avez un réseau de transport qui est le
03:02tronc et vous avez des réseaux de distribution qui sont les feuilles.
03:05Donc en fait, notre métier, c'est véritablement de prendre le gaz à la source, de l'acheminer jusqu'à
03:11l'entrée des villes et de passer le relais aux opérateurs de distribution
03:14qui eux font la livraison du dernier kilomètre pour le consommateur particulier pour chauffer sa casinière, sa chaudière, etc.
03:23Lors des précédentes émissions, on a évoqué aussi les jours de pointe de consommation et vous avez aussi une mission
03:29essentielle, c'est celle de la continuité d'acheminement.
03:32On ne peut pas se permettre évidemment que le réseau, si je puis prendre cette expression, tombe en rade.
03:37Absolument. Donc ça, c'est une des grandes missions d'un réseau de transport, c'est d'assurer l'équilibrage
03:41entre les entrées et la sortie.
03:43C'est un peu comme une baignoire qui remplit et qui se vide en permanence.
03:46Donc notre métier, c'est de vérifier que le niveau est toujours à peu près justement au bon niveau en
03:51ayant recours à des moyens de flexibilité et notamment les stockages
03:56où effectivement on a une consommation de gaz en France qui est 4 à 5 fois supérieure l'hiver par
04:01rapport à l'été.
04:02Donc vous comprendrez bien qu'avec des entrées qui, elles, sont à peu près stables, on doit recourir à du
04:06stockage pour injecter.
04:08Là, en ce moment où on se parle, on injecte du gaz pour que cet hiver, on puisse le soutirer
04:13et faire en sorte que côté consommateur, finalement, le gaz arrive en temps et en heure.
04:18Parce que ça, c'est un avantage du gaz vis-à-vis de l'électricité. On le stocke beaucoup mieux
04:23que l'électricité.
04:24Et aujourd'hui, en très grande quantité. Vincent Rousseau, le délégué territorial nord-est de Natran est l'invité de
04:31cette émission.
04:31Je vais vous poser une question un peu cash. Aujourd'hui, on entend un certain nombre de choses sur le
04:37gaz avec une société française qui s'électrifie de plus en plus.
04:41Quel est l'avenir du gaz dans notre paysage, dans notre mix énergétique ?
04:46Alors j'en ai parlé. L'électrification, c'est pas qu'en France, c'est un phénomène global, en tout
04:51cas au niveau européen.
04:52Et donc elle aura lieu. L'électrification, finalement, aujourd'hui, une partie seulement de l'économie française et même européenne
04:59est électrifiée,
04:59à peu près dans les mêmes proportions que le gaz aujourd'hui. Donc on sent qu'il y a de
05:03toute façon une tendance de fond qui fait qu'il faut aller vers l'électrification.
05:06Et là, que ce soit bien clair, Natran supporte l'électrification. Elle aura lieu. Là où on peut être un
05:12peu plus nuancé, c'est jusqu'où on va.
05:16C'est-à-dire qu'électrifier, oui. Le tout électrification, c'est peut-être ça qui peut poser débat. Nous
05:21sommes plutôt partisans d'avoir une ouverture, en tout cas, des leviers,
05:25notamment de décarbonation. Et que pour décarboner l'économie, l'électrification, certes, sera primordiale.
05:30Mais on peut également avoir recours à d'autres leviers. Et notamment, sans vouloir simplifier les schémas,
05:36mais entre l'électrification et le monde de l'électron, Natran porte une alternative et complémentaire à l'électrification,
05:44qui est le monde des molécules, dans lequel on retrouve les molécules de méthane, qui seront de plus en plus
05:49renouvelables,
05:50et on en parlera, mais également l'hydrogène, également le CO2, qui est aussi une autre vecteur de décarbonation pour
05:56la grosse industrie.
05:57Et donc, c'est électrification et les molécules, méthane, hydrogène et CO2, qui, mis dans la boîte aux outils,
06:05apporteront, en tout cas, une palette diversifiée pour répondre, en tout cas, à tous les usages, avec la meilleure compétitivité
06:11possible.
06:12Donc, si je vous entends bien, sortir des énergies fossiles, on l'entend, c'est une réalité, en France comme
06:17en Europe.
06:18Nécessité.
06:20Nécessité. Néanmoins, aujourd'hui, il est toujours nécessaire d'investir dans les infrastructures gazières.
06:25Complètement. Alors déjà, pour le gaz naturel, il ne va pas disparaître comme ça du jour au lendemain.
06:29Donc, on continue d'investir, y compris dans les infrastructures qui transportent encore du gaz naturel.
06:34Voilà. C'est un système énergétique qui a mis des décennies à se mettre en place.
06:38Donc, on ne va pas comme ça en sortir.
06:41Par ailleurs, avec la méthanisation, aujourd'hui, on a à peu près entre 4 et 5 % de la consommation
06:47française qui est d'origine renouvelable.
06:49Elle était strictement à zéro il y a une dizaine d'années. Donc, on a quand même fait un sacré
06:53bout de chemin en, finalement, assez peu de temps.
06:56Donc, investir aujourd'hui dans les infrastructures gaz naturel, c'est demain des candidations qui serviront à transporter gaz renouvelable.
07:02Donc, ce n'est pas des investissements avec des coûts échoués, etc. Et donc, des investissements sans regret.
07:09Voilà. Parallèlement, ce sont des conversions, des investissements qui pourront servir également avec des conversions, pas très loin d'ici,
07:19avec le projet Mosaïque.
07:20Je crois qu'on n'en parlera plus tout à l'heure. On va convertir une canalisation qui, pendant des
07:25années, a transporter du gaz naturel pour, demain, transporter de l'hydrogène.
07:29Donc, on sait passer d'une molécule à une autre avec une infrastructure qui, elle, ne bouge pas. Donc, il
07:35faut vraiment différencier, finalement, l'infrastructure et les tuyaux de ce qui se passe à l'intérieur.
07:39Alors, ça veut dire, on évoquera Mosaïque dans quelques instants, que le tuyau reste, je schématise volontairement, peut-être un
07:46peu trop pour les professionnels, les experts.
07:49Et dedans, on peut injecter n'importe quelle molécule sans modification ou alors ça nécessite quand même une adaptation.
07:55N'importe quelle, non. Déjà, avec une même molécule, il faut aussi distinguer la façon dont la molécule a été
08:01créée. C'est comme l'électron.
08:03Dans un fil électrique, vous pouvez faire passer des électrons qui ont été produits à partir du charbon ou de
08:07l'électron qui a été produit à partir d'éoliennes, par exemple.
08:10Mais voilà, le fil est le même. Pour les tuyaux, c'est pareil. C'est-à-dire qu'une molécule
08:14de biométhane est exactement la même qu'une molécule de gaz naturel d'origine fossile.
08:19Donc, là, vous comprendrez déjà que le tuyau est forcément le même.
08:23Après, non. On a quand même des particularités pour transporter soit du méthane, soit de l'hydrogène ou, demain, du
08:30CO2.
08:30Les nuances d'acier ne sont pas les mêmes. Pour autant, il y a quand même des proximités.
08:35Et une canillation, si elle a été bien auscultée, on a exactement les bonnes nuances d'acier.
08:40On arrive à faire, moyennant quelques investissements, on arrive à faire des conversions pour passer d'une molécule à une
08:46autre.
08:47Mais ce n'est pas systématique. Mais dès qu'on peut le faire, on le fait.
08:50C'est irréversible ? C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous faites le choix de transporter
08:54une molécule, deux mois après, on ne peut pas transporter la précédente ?
08:58C'est un choix ?
09:00Alors, deux mois après, non. Mais si demain, une canillation qui a transporté du gaz naturel a été convertie à
09:06l'hydrogène,
09:07si dans 50 ans, il faut transporter autre chose que l'hydrogène, on l'étudiera.
09:11Et avec quelques investissements, on pourra transporter du CO2, pourquoi pas, ou une autre molécule.
09:18Vous avez évoqué le biométhane. On va s'arrêter sur le sujet. On en produit évidemment en Moselle.
09:24Est-ce que vous avez quelques chiffres sur la production dans le département ?
09:29En Moselle, on a à peu près une trentaine d'installations qui produisent du biométhane.
09:32Alors attention, tout biométhane produit n'est pas injecté dans les réseaux, même si de plus en plus, c'est
09:36le cas.
09:37Une partie, pour des raisons historiques, une partie du biométhane, alors c'est pas du biométhane, c'est du biogaz.
09:42Peut-être une petite parenthèse en termes de vocabulaire.
09:45Un peu de définition ne nous fera pas de mal.
09:47Ce qu'on appelle du biogaz, c'est un mélange entre du méthane et du CO2.
09:52C'est finalement le résultat brut d'un gaz qui sort du processus de méthanisation,
09:57où on met de la matière organique dans un méthaniseur, on attend,
10:01et par fermentation, un gaz arrive, et c'est ce gaz du biogaz qui est un mélange 50% de
10:07méthane, 50% de CO2.
10:10Biogaz.
10:10C'est le biogaz.
10:12Ce qu'on appelle biomethane, c'est ce biogaz pour lequel on a enlevé le CO2,
10:16et on se retrouve avec un biomethane, donc un méthane et un gaz qui a les particularités du gaz naturel.
10:23C'est vrai qu'aujourd'hui, ce qu'on appelle la co-génération, on produisait du biogaz et on le
10:29brûlait pour produire de l'électricité qui était injectée sur le réseau d'électricité.
10:34Pour injecter du biogaz sur le réseau de transport et de réseau de distribution, sur les réseaux de gaz en
10:39général,
10:40il faut passer par du biomethane après épuration du CO2.
10:45Et aujourd'hui, on a une dizaine d'installations qui produisent du biomethane en Moselle,
10:51ce qui fait que, voilà, globalement, la Moselle est un département qui se retrouve dans une région,
10:57si c'est la région, qui produit le plus de biomethane en France.
11:00La Grand Est a une capacité installée de à peu près 3,2 TWh.
11:06Excusez-moi pour les chiffres.
11:08C'est beaucoup.
11:08France entière.
11:09Alors, je vais reprendre quelques chiffres.
11:10La consommation française en 2025, c'était 350 TWh.
11:13On a produit en 2025, France entière, à peu près 15 TWh.
11:19Et la région Grand Est en a produit à peu près une vingtaine de pourcents, donc 3 TWh.
11:25Donc, ça donne un petit peu la place qu'a la région Grand Est.
11:28Une des 12 régions qui est à elle seule a apporté 20% de tout le biomethane produit en France.
11:33Donc, c'est assez considérable.
11:35Et évidemment, la Moselle fait partie de cet ensemble et continue.
11:40On a toujours des projets.
11:43On a une structure du monde agricole qui est peut-être plus fertile qu'ailleurs.
11:48On a vraiment des projets, des agriculteurs qui arrivent à co-investir ensemble.
11:52Parce que la méthanisation, c'est un sujet qui est très agricole et qui arrive à produire et à faire
11:57émerger des projets.
12:00Peut-être un mot également sur nous en tant que natrans.
12:03C'est vrai que la majorité du biomethane est plutôt injectée sur le réseau de distribution et beaucoup moins sur
12:08le réseau de transport.
12:10Parce que, voilà, c'est vrai que nous, on est de la haute pression.
12:13On a plutôt tendance à accueillir des gros projets.
12:17Alors, évidemment, si les projets sont de plus en plus gros, on aura de plus en plus de projets raccordés
12:22au réseau.
12:23Pour autant, on voit apparaître, nous, des installations qu'on n'avait pas il y a encore quelques années,
12:27ce qu'on appelle des installations de rebours, qui consistent à remonter le gaz depuis le réseau de distribution vers
12:34le réseau de transport.
12:35C'est-à-dire qu'une installation produit trop par rapport à ses besoins, donc vous êtes obligé de l
12:41'envoyer ailleurs ?
12:42Si je reprends l'image de la baignoire, finalement, ces petits réseaux de distribution qui sont assez isolés les uns
12:46les autres,
12:47un producteur de biomethane, lui, va produire de la même façon toute l'année,
12:50alors que la consommation, elle, varie fortement entre l'été et l'hiver.
12:54Donc, si on ne fait rien, et si on a, par exemple, un réseau de distribution où on a beaucoup
12:58de producteurs de biomethane
12:59et une consommation qui, elle, n'est pas suffisante, et bien l'été, notamment,
13:04on peut avoir des producteurs qui remplissent la baignoire,
13:06donc une baignoire qui se remplit plus vite qu'elle ne se vide.
13:09Et donc, pour éviter que la baignoire ne déborde et demander aux producteurs de biomethane,
13:13finalement, de relâcher leur gaz à l'atmosphère parce que la consommation locale n'est plus suffisante,
13:17et bien, on met en place des installations de rebours où on fait remonter le gaz dans le sens...
13:22Ce n'est pas le sens normal.
13:24Jusqu'à présent, le gaz a plutôt tendance à descendre du tronc vers les feuilles.
13:27Là, finalement, on va des feuilles vers le tronc.
13:29Et donc, c'est ces installations de rebours qui permettent, finalement, aux producteurs de produire l'été
13:34de la même façon, quel que soit, finalement, le profil de consommation.
13:37Nous évoquions tout à l'heure, brièvement, un peu de technique,
13:40c'est-à-dire que dans un tuyau, le tronc dont vous parliez,
13:43on est capable d'envoyer dans un sens, mais aussi dans l'autre.
13:46Avec ces installations de rebours, effectivement, on est dans du bidirectionnel.
13:49D'accord.
13:49Et ça, c'est très nouveau parce que, pendant des années,
13:51on a construit tout le réseau gaz du français...
13:53Dans un sens.
13:54...pour descendre et jamais pour remonter.
13:56Un mot sur ces installations de débours ou de rebours, plutôt telles que vous les appelez.
14:02En fait, c'est une sorte de solidarité vis-à-vis des autres territoires.
14:05C'est-à-dire qu'on produit sur un territoire comme la Moselle,
14:08mais on est capable aussi d'injecter pour des territoires qui en ont le plus besoin.
14:11Absolument.
14:12C'est vraiment un symbole de produire à un endroit et de consommer ailleurs,
14:18ce qui est, de toute façon, la raison d'être des réseaux.
14:22Le réseau, c'est un raison d'être, c'est véritablement de réconcilier une production,
14:28une consommation qui sont géographiquement distants, très clairement.
14:31En parlant de réseau, il y en a un dont on entend parler notamment en Moselle-Est.
14:36C'est un réseau qui est baptisé Mosaïque, avec un petit jeu de mots sur le HY,
14:43puisque ce sont évidemment les lettres qui symbolisent l'hydrogène.
14:48Alors, qu'est-ce que Mosaïque exactement ?
14:49Alors, Mosaïque, c'est pour Moselle, Sarre, Hydrogène, Conversion.
14:53Donc, tous les mots-clés sont réunis.
14:55Moselle, Sarre, Hydrogène, Conversion.
14:57Moi, je les ai tous.
14:58C'est un projet qui est né il y a 7 ou 8 ans.
15:01C'est un projet transfrontalier entre la France et l'Allemagne,
15:04destiné à mettre en relation un ou des producteurs avec un ou plusieurs consommateurs.
15:10Donc, un projet éminemment transfrontalier, éminemment européen, évidemment,
15:14et qui, pour Natran, fait figure de pilote ou de vraiment tout premier projet hydrogène,
15:22d'une façon générale, étant donné qu'une première partie de Mosaïque sera mise en service à l'octobre de
15:302029,
15:30avec des travaux qui vont démarrer dans quelques mois, au printemps 2027.
15:34Donc là, on y est.
15:35L'addition d'investissement a déjà été prise.
15:36On va démarrer les travaux et on aura une première livraison d'hydrogène
15:41avec une production située en France pour une consommation située en Allemagne
15:46à raison de 6 000 tonnes par an à partir de 2029.
15:50Donc ça, c'est l'hydrogène qui va permettre à un sidérurgiste allemand, qui s'appelle SHS,
15:54de décarboner, en tout cas en partie, sa production d'acier pour proposer de l'acier décarboné à ses clients.
16:03Ce projet, en fait, il a plusieurs particularités.
16:05Non seulement c'est le premier pour Natran, mais comme je l'ai dit, dans le C de Mosaïque, c
16:09'est pour conversion.
16:10On va convertir une canalisation qui, jusqu'à présent, est du gaz naturel pour le convertir à l'hydrogène.
16:18Une canalisation, à quoi elle ressemble en termes de kilomètres, de diamètres ?
16:23Alors, dans ce qui sera mis en service en fin 2029, on est sur une canalisation, alors de taille modeste,
16:30on est sur une vingtaine de kilomètres.
16:32Mais voilà, quelque part, elle sera amenée potentiellement à s'étendre au fur et à mesure
16:36où on aura d'autres producteurs et d'autres consommateurs qui pourront se connecter à ce réseau.
16:43C'est une canalisation d'un diamètre de 150 mm, je vous sens.
16:46Donc on est quand même sur des diamètres assez petits.
16:49Mais voilà, c'est un premier coup d'essai.
16:50Et là, on aura, à grande échelle, et en tout cas de façon très concrète,
16:55un réseau de transport qui, et ça c'est important de le dire,
17:00une directive européenne a antiriné le fait que le transport d'hydrogène
17:06aura et sera géré de la même façon que le transport de gaz naturel,
17:10c'est-à-dire un transport régulé.
17:13Régulé, ça veut dire quoi ?
17:14Ça veut dire qu'on confie la construction et surtout l'exploitation du réseau
17:18à des opérateurs identifiés.
17:20Et Natran est candidat, on n'a pas encore le label officiel,
17:24mais est candidat pour être, comme aujourd'hui sur gaz naturel, un opérateur régulé.
17:28Et ça veut dire quoi ?
17:29Qu'on est un opérateur régulé, c'est qu'on a une mission de service public,
17:32une mission d'intérêt général très forte,
17:34et on raccorde tous les opérateurs, consommateurs ou producteurs
17:40qui souhaitent se raccorder à ce réseau.
17:42On ne peut pas refuser en tout cas l'accès au réseau à celui qui le souhaite.
17:46Soyons clairs, ce sont des consommateurs industriels, évidemment,
17:49comme on le disait tout à l'heure.
17:50L'hydrogène, aujourd'hui, on est vraiment sur des âges industriels,
17:54sidérurgie, chimie, un peu de mobilité,
17:57même si aujourd'hui, c'est vrai qu'on n'a pas de projet très précis sur la mobilité,
17:59mais c'est quand même de l'industrie qui utilise la molécule hydrogène,
18:03non pas pour la brûler, mais en tant que matière première.
18:05Donc production d'engrais également, ça peut être une bonne utilisation.
18:09Donc mosaïque, en résumé, 20 km à peu près,
18:13entre Saint-Avol et Merchweiler, si mes informations sont bonnes,
18:16et ça peut desservir Carlin, Creusval, Bousonville et toute la SAR allemande.
18:21Et donc en matière opérationnelle, plutôt septembre 2029, c'est ça ?
18:26Donc septembre 2029.
18:28Et le sujet important, c'est celui de la conversion.
18:32Évidemment, dans un bassin comme celui que nous connaissons en Moselle,
18:36vous nous parlez de la SAR,
18:38mais est-ce que des industriels mosellans peuvent être intéressés aussi ?
18:42Là, pour l'instant, vous avez cité un industriel allemand,
18:45mais est-ce qu'on pourrait aussi imaginer que la Moselle,
18:48avec toute l'industrie qu'elle connaît, puisse être raccordée ?
18:51Tout à fait.
18:52Et d'ailleurs, on continue en permanence à prendre le pouls de l'économie locale
18:56pour trouver des opportunités,
18:59ou en tout cas, renseigner des acteurs qui souhaiteraient être raccordés à ce...
19:03Finalement, c'est une cellule souche, finalement, Mosaïque.
19:05Avec ses 20 km, ça n'apparaît pas gros,
19:07mais finalement, je ne vais pas dire que c'est le plus dur,
19:10mais à partir de Mosaïque,
19:11on va pouvoir, par capillarité, faire grossir ce réseau
19:15et accueillir d'autres producteurs et d'autres consommateurs.
19:19Mais la réponse est oui.
19:20Oui, parce que les sites que je citais,
19:23Saint-Avol, Carlin, Creusval,
19:24sont des sites connus pour avoir de belles implantations industrielles.
19:28Donc voilà, vous allez évidemment tenter de les raccorder
19:31si elles en ont besoin.
19:33Est-ce qu'on peut aussi monter au Luxembourg, par exemple ?
19:36Est-ce que les petites branches de l'arbre dont vous faisiez état tout à l'heure
19:41peuvent aussi relier le Luxembourg ?
19:42Tout à fait.
19:43D'ailleurs, on a un autre projet, au départ,
19:45qu'on avait appelé Mosaïque V2,
19:46mais finalement, on en a fait un projet à part entière,
19:49qu'on appelle I4Link,
19:51qui est un projet pour lequel nous avons obtenu,
19:53l'année dernière, le label de projet d'intérêt commun,
19:56le label européen,
19:57qui est une sorte de sésame, notamment,
19:58pour obtenir des subventions.
20:01Et ce projet permettra, justement,
20:03de raccorder Mosaïque au Luxembourg,
20:06avec potentiellement une sortie vers la Belgique,
20:08au-delà du Luxembourg,
20:09et qui également permettra de connecter Mosaïque
20:12à un autre grand projet,
20:14dont on parlera peut-être,
20:15qui s'appelle le projet I-FEN,
20:17qui est cette fois un énorme,
20:18enfin un énorme,
20:19un gros projet d'infrastructure,
20:21de transport d'hydrogène,
20:21qui relie la péninsule ibérique à l'Allemagne.
20:23Alors, avant de parler d'I-FEN,
20:25selon ce que je constate,
20:27c'est que la Moselle est une terre des énergies,
20:30qui produit des énergies,
20:31mais c'est aussi une sorte de terre avec un nœud.
20:34On parle souvent des infrastructures routières ou ferroviaires,
20:37mais c'est aussi, il y a un nœud en matière de réseau,
20:40très important,
20:41sur lequel vous vous appuyez, évidemment,
20:43pour développer vos activités.
20:45Tout à fait.
20:45Alors, ça l'était déjà, le temps de gaz naturel.
20:47On le sait très peu,
20:47mais on a un point d'interconnexion très important,
20:51alors qu'il est moins depuis quelques temps,
20:54mais des approvisionnements de gaz
20:55arrivaient à la frontière mozélane.
20:58Est-ce que c'est Obergeilbar ?
20:59Obergeilbar, exactement.
20:59C'est toujours difficile à dire,
21:00mais c'est bien là.
21:01Exactement.
21:02Et donc, voilà,
21:03on a une tradition, de toute façon,
21:05d'un département mozélan
21:07qui était une porte d'entrée énergétique pour la France.
21:09Donc, finalement,
21:10c'est assez naturel pour Natran
21:13de reproduire ce schéma
21:15avec, cette fois-ci, en clin d'œil,
21:17cette fois-ci,
21:17l'hydrogène ne rentre plus,
21:19mais sortirait.
21:20C'est-à-dire, notamment,
21:21le projet dont je parlais,
21:22qui alimente Mosaïque.
21:23C'est un producteur qui est situé à Carlin
21:27et qui va produire de l'hydrogène
21:29pour le renvoyer vers l'Allemagne.
21:30Donc, on est bien d'accord,
21:30ce n'est pas de l'hydrogène natif
21:32comme on peut avoir avec la France
21:33et dans l'énergie.
21:34C'est de l'hydrogène produit.
21:36C'est de l'hydrogène électrolysé.
21:38Peut-être un petit mot,
21:39si juste de...
21:41Vous en prie.
21:42Où, finalement,
21:43on a également,
21:44en 2022,
21:45juste après la guerre,
21:47le lancement de la guerre Ukraine-Russie,
21:49le gaz rentrait,
21:50et donc, c'est du gaz russe
21:51qui arrivait à la frontière Mosellande.
21:53On a déjà renvoyé du gaz naturel
21:55vers l'Allemagne
21:56par solidarité avec l'Allemagne
21:57qui était à court de gaz naturel.
21:59Et donc, voilà,
22:00on a également, ici,
22:02fait jouer la solidarité
22:03au niveau européen
22:04entre la France et l'Allemagne
22:05en renvoyant du gaz
22:06qui arrivait sous forme,
22:08notamment, liquéfiée
22:08sur les nombreux terminaux
22:10de la France
22:10pour, justement,
22:11permettre à l'Allemagne
22:12d'assurer sa sécurité énergétique.
22:14Alors, nous venons d'évoquer
22:15Mosaïque,
22:16Moselle-Sarre-Hydrogène-Conversion,
22:18projet déjà intéressant.
22:20Cellules-Souche
22:21dont vous avez parlé.
22:22Maintenant,
22:22montons d'un cran,
22:23voire de plusieurs crans,
22:24avec un projet
22:25à l'échelle européenne
22:27qui s'appelle I-FEN.
22:28Et là, c'est carrément
22:29toute la France
22:31qui est concernée
22:33avec une desserte
22:35jusque dans la péninsule ibérique.
22:37Alors, I-FEN,
22:38c'est finalement
22:39le maillon
22:40d'un projet
22:40qui est encore plus important.
22:42C'est un corridor,
22:43le corridor qu'on appelle
22:44H2MED,
22:45qui est clairement
22:46la conséquence
22:48d'un volontarisme européen
22:50avec une stratégie européenne
22:52de l'hydrogène
22:52qui a été publiée
22:55pour la première fois
22:55en 2020
22:56et qui consiste
22:57à créer
22:58des grandes autoroutes
22:59de l'hydrogène
22:59qui sillonnent l'Europe
23:01en faisant jouer
23:03également la solidarité
23:04au niveau européen,
23:05notamment l'hydrogène renouvelable
23:07qui est produite
23:08à partir
23:08d'énergies
23:10ENR intermittentes,
23:11solaires, éolien.
23:13Et là,
23:14l'Europe elle-même
23:15est reconfrontée
23:15au problème
23:16où on produit
23:17et on va bénéficier
23:19en abondance
23:20d'énergies électriques
23:21intermittentes
23:21à certains endroits
23:22avec des consommations
23:23d'hydrogène
23:24à d'autres endroits
23:25et c'est pas au même endroit.
23:26Voilà.
23:26Donc ce projet H&M
23:28globalement
23:30permet de produire
23:32de l'hydrogène
23:32notamment sur la péninsule ibérique
23:33pour l'emmener
23:35en Allemagne
23:36où là on a
23:36des forts bassins
23:37industriels
23:37de consommation
23:39qui a besoin
23:40d'hydrogène
23:40pour se décarboner.
23:41Et la France
23:41est sur le passage.
23:43Donc Eiffen
23:44finalement c'est
23:44la partie terrestre
23:45et la partie française
23:47de ce grand corridor.
23:48Ce corridor
23:49qui prend
23:49toute la façade
23:50est de la France
23:51selon la carte.
23:52Tout à fait.
23:52Qui arrive à Marseille
23:53donc on aura
23:54un Barcelone-Marseille
23:55pour lequel Natron
23:56d'ailleurs est partie prenante
23:57le projet Barmar
23:58totalement en sous-marin
23:59en offshore
24:00pour ensuite remonter
24:02tout le couloir
24:02rhodanien depuis Marseille
24:04aller jusqu'à Nancy
24:05Metz
24:06et ensuite on rejoint
24:07la frontière allemande
24:08à Echin exactement
24:09qui est la commune
24:10qui transfrontalière
24:11avec l'Allemagne.
24:12Et c'est une opportunité
24:13finalement pour
24:14à la fois la France
24:15la région Grand Est
24:16et la Moselle
24:16pour bénéficier
24:18de cette grande infrastructure
24:19qui est dimensionnée
24:20à 2 millions de tonnes
24:21d'hydrogène par an
24:22qui permettra
24:23de connecter
24:24des producteurs
24:25et des consommateurs
24:26situés le long du tracé
24:28de connecter également
24:29Mosaïque
24:30I4Link
24:32Rhein
24:32j'en ai pas parlé
24:33mais qui est un autre projet
24:34qu'on a dans le Rhin supérieur
24:37et qui justement
24:38permettra d'apporter
24:39en tout cas
24:40un levier
24:41de décarbonation supplémentaire
24:42pour décarboner
24:43l'économie nationale
24:44et l'économie locale.
24:46Là on est carrément
24:46dans un projet
24:47de taille
24:48évidemment gigantesque
24:50projet européen
24:51qui devrait voir le jour
24:52les premiers effets
24:54à horizon 2032
24:57relativement court
24:58c'est court
24:59mais voilà
24:59ça dépend pour qui
25:00mais voilà
25:01il faut imaginer
25:01c'est des grands projets
25:02d'infrastructure
25:04qui mettent du temps
25:05mais une fois que c'est parti
25:06c'est parti
25:07et donc
25:07en 2032
25:09mise en service
25:10de l'ouvrage
25:10Un mot
25:11puisque nous sommes ici
25:12à la Foire internationale
25:14de l'Alle-de-Messe
25:14sur l'espace de Moselle Attractivité
25:17donc Agence d'Attractivité
25:18du département
25:18qu'est-ce qu'un
25:21Nattran peut attendre
25:22d'une collectivité
25:24sur les territoires ?
25:25Quels sont les liens
25:26entre vous
25:26et qu'est-ce que vous en attendez ?
25:27Tout d'abord
25:28ce qu'on attend
25:28des collectivités
25:29c'est
25:31cette capacité
25:32à rassembler les acteurs
25:33à construire un réseau
25:34finalement à la base
25:35la première étape
25:36c'est de mettre
25:36les gens autour de la table
25:38pour relier les gens
25:39tout simplement
25:40un réseau ça relie les gens
25:41mais déjà avant
25:41de les relier par l'énergie
25:42il faut les relier par les idées
25:43et donc forcément
25:45la région
25:46le département
25:47les collectivités
25:49sont les acteurs
25:49qui permettent
25:50en tout cas
25:51de mettre en relation
25:54des producteurs
25:55et des consommateurs
25:55et de faire en sorte
25:57que finalement
25:59on arrive à se projeter
26:00avec derrière
26:02le réseau
26:02qui n'est qu'une réponse
26:03à ça
26:04finalement le réseau
26:05est une réponse
26:06et non pas
26:07une donnée d'entrée
26:10ensuite là
26:10au niveau des collectivités
26:12il y a un sujet compétences
26:13très clairement
26:14où là
26:15manipuler l'hydrogène
26:16c'est nouveau
26:16alors il y a déjà
26:17l'hydrogène en France
26:18mais c'est vrai
26:18que si on change d'échelle
26:19on va avoir besoin
26:20de nouvelles expertises
26:21de nouvelles compétences
26:22y compris pour nous
26:23Natran
26:24et donc forcément
26:24on peut avoir besoin
26:26des collectivités
26:26pour aider en tout cas
26:27à monter des formations
26:28et faire en sorte
26:30qu'au moment
26:30où on en a besoin
26:31et bien
26:33on a sur le marché
26:34en tout cas
26:34des expertises
26:35qui ont été formées
26:37et puis voilà
26:39si on arrive déjà
26:39à faire tout ça
26:40ce sera déjà
26:41une bonne chose
26:42Dernière question
26:43les émissions
26:44produites ici
26:45depuis la forêt internationale
26:47demain se terminent
26:47toujours comme ça
26:48avec un peu de prospectives
26:49si on se retrouve
26:50dans 10 ans
26:51qu'est-ce que vous aimeriez
26:52qu'il circule
26:53dans le réseau
26:54Natran ici
26:55dans le quart nord-est
26:56de la France
26:57et plus précisément
26:57en Moselle
26:58et bien
27:00je pense que d'ailleurs
27:00c'est pas forcément
27:01la science-fiction
27:02mais c'est vrai
27:02que le Grand Est
27:03et la Moselle
27:05peut être un département
27:06qui à moyen terme
27:08on va pas dire
27:08à court terme
27:09pourrait avoir
27:10sur son sol
27:11finalement
27:11ce que nous
27:12on voit Natran
27:13et d'ailleurs
27:13ce qui explique
27:13pourquoi on a aussi
27:14changé de nom
27:15c'est qu'on voulait
27:15aussi véhiculer
27:16une diversification
27:18ne plus transporter
27:19que du gaz naturel
27:20mais transporter
27:21des molécules
27:22dont du biométhane
27:23à avoir
27:24un enchantvêtrement
27:25de réseaux
27:26de méthane
27:27avec de plus en plus
27:28de biométhane
27:29on en a parlé
27:30un réseau d'hydrogène
27:31et
27:32j'en ai parlé
27:33très rapidement
27:33des réseaux de CO2
27:35ou un réseau de CO2
27:36qui n'est pas une énergie
27:37mais qui est également
27:38un levier de décarbonation
27:39qui consiste à
27:40prendre le CO2
27:42en sortie
27:42des procédés industriels
27:44qui n'ont pas réussi
27:46en tout cas
27:46à éradiquer ce CO2
27:47le transporter
27:49potentiellement
27:50de façon assez lointaine
27:51pour ensuite
27:51le stocker
27:52et faire en sorte
27:53que le CO2
27:53plutôt qu'il s'échappe
27:54à l'atmosphère
27:55on le stocke
27:55dans le sous-sol
27:56et donc finalement
27:57pour répondre
27:57à votre question
27:58et bien avoir
27:59justement
28:00un territoire
28:01qui
28:03justement
28:03de façon très concrète
28:04possède
28:05ces trois types
28:06de réseaux
28:06avec
28:07des couplages
28:08possibles
28:08d'un réseau
28:09à l'autre
28:09par exemple
28:09produire
28:10des e-carburants
28:11en synthétisant
28:13une molécule
28:13d'H2
28:14avec une molécule CO2
28:15et produire
28:15du éco-reusène
28:16en récupérant
28:17le CO2 biogénique
28:18issu de l'épuration
28:19du biogaz
28:20transformant en biométhane
28:21qui permet justement
28:22de le mettre
28:23dans ce réseau de CO2
28:24et on peut imaginer
28:25justement des synergies
28:25entre ces trois réseaux
28:26pour démultiplier encore
28:27la force de frappe
28:28du monde des molécules
28:29en complément
28:30de l'électrification
28:31Merci
28:31Les pistes ne manquent pas
28:33je propose qu'on se redonne
28:33rendez-vous dans 10 ans
28:35ça me rappelle une chanson
28:36Merci beaucoup
28:37Vincent Rousseau
28:38délégué territorial
28:39Nord-Est
28:40Natran
28:41L'information continue
28:42sur Moselle TV
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
28:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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