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🛑 La défaite de Donald Trump aux élections de mi-mandat américaines pourrait rebattre les cartes de la géopolitique mondiale. Quelles conséquences pour les guerres en cours, les relations entre Washington et ses alliés, et surtout pour l'avenir de l'Europe et de la France ?

🎓 Dans ce nouveau numéro de Samedi Politique, je reçois Pierre-Emmanuel Thomann, docteur en géopolitique, enseignant, président fondateur d' eurocontinent.eu et auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Couple franco-allemand et le projet européen.

Ensemble, nous analysons les conséquences de la déroute électorale de Donald Trump et les perspectives d'évolution de la guerre en Iran. Le vice-président JD Vance a notamment identifié quatre préoccupations majeures des électeurs républicains déçus : la guerre, le pouvoir d'achat, la doctrine America First et une révision des relations entre Washington et Tel-Aviv. La majorité démocrate au Congrès peut-elle changer la donne au Moyen-Orient ?

Nous revenons également sur la guerre en Ukraine et les déclarations de Donald Trump, qui évoque un possible accord dépassant largement le cadre ukrainien et impliquant toute l'Europe. Quel serait le contenu de cet accord ? Les Européens auront-ils leur mot à dire ?

Enfin, nous nous intéressons aux répercussions de ces conflits sur la France : crise énergétique, tensions économiques et sociales, ingérences étrangères et risques de déstabilisation à quelques mois de l'élection présidentielle. Les événements internationaux peuvent-ils peser sur la stabilité politique française ? Faut-il redouter des troubles à l'occasion du prochain scrutin ?

Au programme de cet entretien :
• Élections américaines de mi-mandat : pourquoi Donald Trump a-t-il perdu ?
• JD Vance et le retour des préoccupations America First.
• Guerre en Iran : quelles perspectives après la défaite électorale républicaine ?
• Guerre en Ukraine : quid du grand accord annoncé par Donald Trump ?
• Europe : quel avenir pour les relations transatlantiques ?
• Crise énergétique et conséquences économiques pour la France.
• Ingérences étrangères, manifestations et risques de déstabilisation.
• Élection présidentielle française : faut-il craindre une période de fortes tensions politiques ?

Un entretien pour comprendre les rapports de force internationaux et leurs conséquences directes sur l'avenir politique français.

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#SamediPolitique #Geopolitique #DonaldTrump #Iran #Ukraine #France #ElectionPresidentielle #Midterms2026

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News
Transcription
00:07Générique
00:07...
00:15Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver dans ce nouveau numéro du samedi politique.
00:20Cette semaine, une fois encore, nous allons parler de géopolitique
00:22parce qu'elle a toujours des répercussions et des implications, bien sûr,
00:25sur la politique française alors que nous sommes à six mois de l'élection présidentielle.
00:30Au programme, nous allons donc parler de la défaite de Trump aux élections de mi-mandat,
00:34de l'avenir des guerres, qu'il s'agisse de l'Iran ou de l'Ukraine,
00:37mais aussi des conséquences pour l'Europe et plus particulièrement de la France.
00:41Alors, réponse dans quelques instants, mais avant toute chose, chers amis,
00:44n'oubliez pas que je compte sur vous pour le succès de cette émission.
00:46Alors, pensez bien sûr à cliquer sur le petit pouce en l'air,
00:49écrivez-moi dans les commentaires et relayez au maximum cette vidéo.
00:52A tout de suite.
01:04Et à mes côtés, cette semaine, pour cette émission, Pierre-Emmanuel Thaumann.
01:07Bonjour, monsieur.
01:08Bonjour.
01:08Merci beaucoup d'être avec nous.
01:10Vous êtes docteur en géopolitique, enseignant, président fondateur d'Eurocontinent.eu
01:15et auteur de plusieurs ouvrages, dont le couple franco-allemand
01:18et le projet européen aux éditions de l'Armatan.
01:22Pierre-Emmanuel Thaumann, pour commencer cette émission, peut-être un mot sur la défaite de Donald Trump
01:26aux élections de mi-mandat, qui se sont donc déroulées en début de semaine.
01:32Pour vous, est-ce que c'est synonyme d'une bonne nouvelle pour l'Europe,
01:35ou au contraire, est-ce que ça ne va rien changer ?
01:39Alors, du point de vue de l'angle géopolitique, sur le long terme des enjeux géopolitiques de fond,
01:46des doctrines géopolitiques qui se mettent en place aujourd'hui,
01:50dans ce monde multipolaire émergent, je dirais, c'est une goutte d'eau dans un océan.
01:57Les États-Unis ne vont pas changer de posture fondamentalement.
02:01On l'a vu avec l'élection de Donald Trump, il a déjà fait plusieurs mandats.
02:07Il y a eu le mandat de Biden entre-temps.
02:10Et bien, la posture géopolitique des États-Unis n'a pas changé.
02:16Elle a changé seulement à la marge, avec des inflexions qui pouvaient être conséquentes,
02:23notamment vis-à-vis de l'Ukraine, vis-à-vis de l'Iran.
02:27Mais cela ne change rien, je pense, à la doctrine géopolitique des États-Unis
02:33de sous-traitance géopolitique par rapport à leurs alliés.
02:37– Alors justement, à qui faites-vous référence en parlant de sous-traitance ?
02:41– Alors c'est-à-dire que depuis déjà le premier mandat de Donald Trump avant Biden,
02:49petit à petit on a de plus en plus parlé du burden sharing des États-Unis vis-à-vis des
02:55alliés.
02:56et donc se met en place en fait une logique qui consiste à confier aux Européens
03:04une espèce d'autonomie stratégique, mais uniquement du point de vue géostratégique, militaire,
03:12mais selon les mêmes principes géopolitiques des États-Unis,
03:16qui est selon les doctrines anglo-américaines depuis le début du siècle dernier,
03:23l'encerclement de l'Eurasie, la fragmentation de l'Eurasie et de l'Europe.
03:28Et donc il confie aux Européens le soin de contrer la Russie
03:32et aux Asiatiques, à leurs alliés asiatiques, le soin de confier la Chine,
03:37tout en gardant au loin les grandes options géopolitiques
03:42et c'est eux qui désignent les ennemis pour leurs alliés,
03:45enfin leurs alliés qui deviennent de plus en plus des supplétifs dans cette logique.
03:49Et là, que ce soit les démocrates ou les républicains, je ne vois pas de changement.
03:55Il y a même une accélération en fait avec Donald Trump depuis la National Security Strategy de 2025
04:03de vraiment mettre en œuvre cette doctrine de sous-traitance géopolitique
04:08où en fait les Européens deviennent une périphérie de la grande géopolitique américaine
04:14qui consiste toujours à contrer la Russie,
04:17même si les États-Unis se permettent en fait de faire des accords
04:22en fonction de leurs intérêts avec la Russie.
04:24mais ils fournissent toujours, ils sont toujours cobelligérants en fait avec Kiev
04:31et ils fournissent des armes payées par les Européens
04:35pour continuer, poursuivre cette cobelligérance avec Kiev contre la Russie en fait.
04:44Alors si on vient sur ces fameuses élections de mi-mandat,
04:47pour nos téléspectateurs, donc Donald Trump a perdu le Sénat,
04:50dorénavant la majorité est donc haut-démocrate avec 54 sénateurs contre 44.
04:56La Chambre des représentants, pareil, elle est également haut-démocrate,
05:03253 démocrates contre 157 républicains.
05:06Et même les gouverneurs, dorénavant il y en a plus du côté démocrate
05:10que du côté républicain, c'est objectivement une bérésina
05:14puisque tout le monde prévoyait une défaite mais pas dans cette ampleur.
05:17G.D. Vance, le vice-président des Etats-Unis
05:20et puis peut-être le candidat putatif des Républicains,
05:24même si on sait que Marco Rubio est aussi sur les starting blocks
05:27pour faire du bon français.
05:29G.D. Vance a dit plusieurs choses très intéressantes
05:32dans un très long tweet qu'il a publié sur X
05:35et il explique que les Républicains par exemple
05:37n'auraient pas dû se réjouir de voir précisément leurs électeurs
05:41ou les électeurs de Donald Trump se ruer vers les urnes
05:44parce qu'en réalité s'ils se ruer vers les urnes
05:47c'était précisément pour contrer Donald Trump et voter contre lui.
05:52G.D. Vance, le vice-président des Etats-Unis
05:52Alors en fait dans l'histoire américaine
05:54les élections de mi-mandat ont toujours été difficiles
05:57ça c'est une constante
05:59et il apparaît évidemment que Donald Trump
06:04malgré toutes les attentes portées sur lui
06:06les souverainistes de tous les pays du monde
06:09pensaient qu'il allait justement être moins impérialiste
06:16et ne pas déclencher de nouvelles guerres
06:18et bon il a déclenché cette agression contre l'Iran
06:23et d'après de nombreux spécialistes
06:25y compris américains
06:26dont M. Vance dans le parti républicain
06:29pensent que c'est la raison de la défaite.
06:32Les américains étaient pour America first
06:35pour se concentrer sur un agenda interne
06:38et moins s'impliquer dans la géopolitique internationale
06:42et puis Donald Trump s'est laissé entraîner
06:45sans doute à cause de ses alliés
06:48sans doute l'État d'Israël
06:50mais aussi l'État profond
06:52certains cercles néoconservateurs
06:57en poursuivant cet agenda d'intervention à l'extérieur
07:01et les électeurs américains
07:04se sont opposés à l'occasion de cette élection
07:07à la poursuite de cet agenda
07:10avec lequel ils n'étaient pas d'accord.
07:11– Alors c'est exactement ce que dit G.D. Vance
07:13justement puisqu'il évoque quatre points
07:15quatre points d'attente
07:16on va dire de la part des américains
07:18mettre fin à la guerre
07:19donc là il faisait référence à l'Ukraine
07:21puisque initialement c'était la guerre en Ukraine
07:23qui était en cours pendant la campagne présidentielle
07:26se concentrer sur le coût de la vie inflation
07:28on va voir que ce n'est pas une réussite
07:31America first
07:31ça rejoint un petit peu aussi la même chose
07:34et il dit également
07:35changer la nature de la relation
07:38entre Tel Aviv et Washington
07:39pourquoi cette importance géopolitique
07:42pour les américains
07:42qui globalement sont plus tournés vers le prix de l'essence ?
07:45– Parce qu'ils voient que ce conflit
07:47en fait devient permanent, éternel
07:51non seulement en Ukraine
07:52mais aussi en Iran
07:54puis au Proche-Orient
07:56et puis les citoyens se désengager de ces conflits
08:01ils ne voient pas trop quel est l'intérêt des États-Unis
08:03d'y participer
08:05alors qu'ils ont des problèmes internes
08:07mais le problème c'est qu'en fait
08:10Donald Trump
08:11notamment sur la question de l'Ukraine par exemple
08:14lorsqu'il a dit qu'il allait régler ce conflit
08:17le surmonter
08:18ses propositions n'ont jamais été à l'auteur des enjeux
08:21donc personnellement en tant que géopolitologue
08:24je n'ai jamais cru que Donald Trump
08:26pouvait régler ce conflit
08:27puisqu'il n'a jamais essayé de toucher
08:31les enjeux géopolitiques de fond
08:34qui ont été exigées par la Russie
08:36dans leur proposition en décembre 2021
08:38avant l'intervention en 2022
08:41Donald Trump a essayé de
08:43en fait de
08:45tout en poursuivant la co-béligérance avec Kiev
08:49et en transmettant en fait
08:51cette co-béligérance petit à petit
08:53aux Européens
08:55en livrant des armes américaines
08:57aux Européens pour les transmettre ensuite à Kiev
09:00et en essayant de trouver un accord
09:04avec les Russes en fait
09:06il n'a jamais touché la question
09:08de la nouvelle architecture de sécurité européenne
09:12demandée par la Russie
09:13donc c'est impossible
09:13on ne peut pas geler le conflit
09:16sur les frontières actuelles
09:18sans avoir un traité écrit
09:20reconnu par les instances internationales
09:23c'est-à-dire accepter de facto
09:24le monde multipolaire dans le droit
09:28et donc faire ce gel du conflit
09:33sans toucher les questions de fond
09:35et négocier cette nouvelle architecture
09:39avec l'exigence de la Russie
09:43non seulement d'arrêter l'élargissement de l'OTAN
09:45dans ce processus d'encerclement de la Russie
09:50mais en plus d'éloigner les infrastructures de l'OTAN
09:54des frontières de la Russie
09:55et changer fondamentalement la nature du régime à Kiev
09:59et neutraliser de facto l'Ukraine
10:03et ne plus lui permettre d'avoir une armée
10:07en capacité de menacer le territoire russe
10:11à partir des frontières
10:12On reviendra plus largement sur la guerre en Ukraine
10:16mais du point de vue des Américains
10:17c'est avant tout le conflit en Iran
10:19qui a un impact direct pour eux
10:21puisque bien sûr avec l'attaque contre l'Iran
10:25et la riposte logique et prévisible
10:27du détroit d'Ormuz
10:29on est face à un choc pétrolier
10:31choc pétrolier qui touche aussi les Américains
10:32contrairement à ce qu'avait dit Donald Trump
10:35et dorénavant il semble l'avoir compris
10:37je vous propose qu'on l'écoute justement
10:38après les élections
10:39où il a reconnu que l'Iran avait sans doute précipité sa chute
10:42Je pense que c'est en grande partie vrai
10:49car cela a fait monter un peu les prix de l'essence à court terme
10:52et c'est sans doute vrai
10:53mais en même temps
10:54si c'était à refaire je le referais
10:56car à long terme c'est la seule solution
11:05Alors pour Donald Trump
11:06la priorité c'était évidemment
11:08d'assurer que l'Iran n'aurait pas
11:10cette fameuse bombe nucléaire
11:12qu'il explique avoir détruite
11:14une première fois en juin 2025
11:15puis également lors des dernières interventions
11:18donc en réalité aujourd'hui
11:19on n'a pas vraiment d'état des lieux
11:21quant à la possibilité de l'Iran
11:22de travailler sur un programme d'enrichissement ou non
11:25et on a vu d'ailleurs
11:26Benjamin Netanyahou
11:28revenir avec cet argument très récemment
11:30alors que Tucker Carlson
11:32le journaliste ancien de Fox News
11:35avait dit que Donald Trump
11:36préparait une attaque
11:38non pas conventionnelle mais nucléaire
11:41notamment sur la montagne Pickax en Iran
11:44où se trouveraient justement
11:46des sites d'uranium enrichis
11:48très bas sur le territoire
11:50où pour les toucher de facto
11:51il faut une bombe nucléaire
11:53On voit bien qu'en fait Donald Trump
11:55sur la question de l'Iran
11:57a des intérêts
11:59je dirais
12:00du fait de sa famille
12:01très proche d'Israël
12:04en plus
12:05il y a toujours eu
12:06que ce soit les démocrates
12:08ou les républicains
12:09cette rivalité intrinsèque
12:11avec l'Iran
12:12un long contentieux
12:13et donc
12:14Donald Trump
12:16pouvait difficilement
12:17se sortir
12:18de cette confrontation
12:20mais évidemment
12:21il l'a aggravé
12:24moi je considère
12:25qu'en fait
12:25les Etats-Unis
12:26ont perdu le conflit
12:27en Ukraine
12:28parce qu'ils ne pourront plus
12:28élargir l'OTAN
12:29c'était leur objectif initial
12:31au départ
12:32et ils ont cherché
12:33à compenser
12:34au Proche-Orient
12:34par l'attaque de l'Iran
12:36ils ont perdu à nouveau
12:37parce qu'ils ont sous-estimé
12:39gravement
12:39la posture de l'Iran
12:41et en plus
12:43pour un géopoliticien
12:44qui se bat sur la géographie
12:46évidemment
12:46l'Iran
12:47a une position géographique
12:49qui lui permet
12:50de jouer sur sa géographie
12:51avec le détroit d'Hormuz
12:53et un territoire inattaquable
12:56montagneux
12:57un peuple très
13:00patriote
13:01nationaliste
13:02alors il y a des
13:03évidemment
13:04c'est un pouvoir islamiste
13:06de facto
13:06qui est au pouvoir
13:07mais ils ont
13:07un sens
13:09de leur civilisation
13:10très long
13:11la Perse
13:12et les Etats-Unis
13:14ont largement
13:15sous-estimé
13:18cet enjeu
13:18ils ont même pris
13:19complètement à l'envers
13:20puisqu'on ne parlait
13:21que des révoltes
13:22contre le régime
13:22qui étaient réels
13:23bien sûr
13:23mais tout a été manipulé
13:24ils ont cru
13:25qu'on pouvait faire
13:26un changeant de régime
13:27comme ça
13:27aussi facilement
13:28on dit que
13:29voilà
13:30ils ont subi aussi
13:31enfin subi
13:32ils ont été en synergie
13:34avec l'état de Israël
13:35pour régler
13:37la question de l'Iran
13:38le plus rapidement possible
13:39il s'avérait
13:40que c'est impossible
13:41mais
13:42et donc
13:43les électeurs américains
13:45d'après les spécialistes américains
13:47eux-mêmes
13:48donc ont
13:50sanctionné
13:51les
13:52Donald Trump
13:54aux élections
13:55mais cette question
13:57reste
13:57difficile
13:59et très dangereuse
14:00parce que
14:01avant
14:01la prise du pouvoir
14:04par
14:04les démocrates
14:06après les élections
14:08en janvier
14:09il y a
14:09une période
14:11d'incertitude
14:12extrêmement grave
14:14importante
14:15où
14:16Donald Trump
14:18peut effectuer
14:19une fuite en avant
14:21en Iran
14:22et poursuivre
14:24enfin
14:25recommencer
14:26une attaque
14:27qui va
14:28sans doute
14:29aggraver la situation
14:30mais il peut se dire
14:31que de toute façon
14:32il n'a plus rien à perdre
14:33et il ne peut pas
14:35en fait
14:38accepter
14:39le fait d'avoir
14:40fait une erreur
14:41d'ailleurs
14:41c'est général
14:42les hommes politiques
14:43en général
14:44ne reviennent jamais
14:46sur leurs erreurs géopolitiques
14:48en plus
14:48plus elles sont
14:49énormes
14:50moins
14:50ils acceptent
14:53de s'être trompés
14:54George Bush
14:55ne s'est jamais trompé
14:56pour son attaque
14:57de l'Irak
14:58Donald Trump
15:00n'acceptera jamais
15:01la défaite
15:02publiquement
15:03Vous faites référence
15:05à ces deux mois
15:05un peu mixtes
15:07où les démocrates
15:09ne reprennent pas encore
15:09possession du Congrès
15:10puisqu'ils le feront
15:11en janvier
15:12mais c'est à mettre
15:13en parallèle aussi
15:14avec la situation
15:14qui se déroule
15:15aujourd'hui en Israël
15:16après les élections
15:17qui n'ont pas dégagé
15:18de majorité très claire
15:20et on voit qu'aujourd'hui
15:21Benjamin Netanyahou
15:22a été lâché
15:23en plus par une partie
15:24de ses alliés
15:25ultra orthodoxes
15:26et tout porte à croire
15:27que ça va être très difficile
15:29de former un gouvernement
15:30si ça finit par être possible
15:32c'est probablement pas
15:33Benjamin Netanyahou
15:34qui y parviendra
15:35et pour le moment
15:36tant qu'on est dans
15:37l'expectative
15:38lui il est toujours
15:39Premier ministre
15:39par intérim
15:40Oui alors
15:41ces périodes
15:42de transition
15:43sont très incertaines
15:45parce que les équipes
15:46au pouvoir
15:47vont tout faire
15:47pour essayer
15:48de le garder
15:49ou en tout cas
15:50de ne pas être
15:53accusé
15:54d'avoir fait
15:54des malversations
15:58il y aura
15:59des négociations secrètes
16:00justement
16:01sur leur impunité
16:02et donc
16:03tout est possible
16:05aussi des provocations
16:06pour essayer
16:07d'empêcher
16:08ces transitions
16:09de pouvoir
16:09et on le voit
16:10d'ailleurs
16:11c'est pas seulement
16:11en Israël
16:12aux Etats-Unis
16:13en Europe
16:13en Europe
16:13aussi
16:14une situation
16:15de plus en plus
16:17inextricable
16:18avec des clivages
16:20extrêmement importants
16:21dans chaque société
16:22en fonction de cette
16:23nouvelle émergence
16:25du monde
16:26multicentré
16:28incertain
16:29violent
16:30et
16:32rien n'est clair
16:33en fait
16:34dans aucun pays
16:35et c'est ça
16:36le danger
16:38de cette période
16:39qui émerge
16:40Alors évidemment
16:42avec l'Iran
16:42on l'a dit
16:43la conséquence
16:44directe
16:45ça a été
16:45la fermeture
16:46du détroit
16:46d'Hormuz
16:47mais aussi
16:47l'aide
16:48on va dire
16:49du proxy
16:50Ansarala
16:50qui a fermé
16:51le détroit
16:52de Bab el-Mandeb
16:53à cela s'ajoute
16:54le fait
16:55que l'Iran
16:55a riposté
16:56sur les bases
16:56américaines
16:57qui pour la plupart
16:58sont des pétro-monarchies
16:59qui elles aussi
16:59permettaient
17:00un cheminement énergétique
17:02notamment à l'Europe
17:03tout cela a provoqué
17:05un séisme
17:06économique aussi
17:07sur notre continent
17:08Bien sûr
17:09cette agression
17:11de l'Iran
17:11a aggravé
17:13la situation
17:14non seulement
17:14géopolitique
17:15géostratégique
17:17énergétique
17:18et économique
17:19de facto
17:19et on n'a pas fini
17:21d'en payer
17:22les conséquences
17:23c'est seulement
17:23le début
17:24l'Europe a choisi
17:27petit à petit
17:28de se couper
17:28du pétrole
17:29et du gaz russe
17:30même s'il continue
17:31d'importer
17:31du gaz russe
17:32par des intermédiaires
17:34mais théoriquement
17:35en janvier
17:36tout cela devrait être fini
17:38et ils sont devenus
17:40dépendants
17:40des Etats-Unis
17:41ils comptaient aussi
17:42sur le Proche-Orient
17:43il y a toujours
17:44des importations
17:45mais évidemment
17:46cette crise
17:46au Proche-Orient
17:48aggrave
17:50la dépendance
17:51de l'Europe
17:51vis-à-vis des Etats-Unis
17:52on n'est même pas sûr
17:53non plus
17:54que les Etats-Unis
17:54arriveront à livrer
17:56l'énergie
17:57aux Européens
17:58parce qu'ils vont
17:59d'abord se servir
18:00eux-mêmes
18:00ce qui est logique
18:01d'ailleurs
18:01d'où le deal
18:03entre Donald Trump
18:04et Vladimir Poutine
18:05sur l'importation
18:06de gazoil
18:08aux Etats-Unis
18:09qui n'a d'ailleurs
18:10pas eu d'effet
18:10sur les élections
18:13et les prix
18:14et donc l'Europe
18:15fait face
18:16à cette crise
18:18en Ukraine
18:18qui va se poursuivre
18:20parce qu'avec le retour
18:22des démocrates
18:23on ne peut pas
18:24s'attendre
18:25à une amélioration
18:27de la situation
18:29déjà avec
18:30les Républicains
18:30il était impossible
18:32de résoudre ce conflit
18:34de le surmonter
18:35parce qu'on ne touchait
18:36pas aux enjeux
18:37comme je l'ai dit
18:38géopolitiques de fond
18:39sur la nouvelle
18:40architecture de sécurité
18:41en fait accepter
18:42le monde multipolaire
18:43on ne va pas y arriver
18:44non plus
18:45avec les démocrates
18:46alors peut-être
18:47sur la question
18:48de l'Iran
18:49les démocrates
18:51vont essayer
18:51d'assécher les crédits
18:52pour poursuivre
18:53le conflit
18:54contre l'Iran
18:55mais à long terme
18:56je ne vois pas
18:57comment on peut
18:58s'en sortir
18:58au niveau énergétique
18:59toutes les questions
19:01vont s'aggraver
19:03et l'Europe
19:04est la grande perdante
19:05de tous ces conflits
19:06elle s'est alignée
19:07elle n'a pas eu
19:08de posture géopolitique
19:10indépendante
19:10elle ne pense
19:11qu'en termes
19:12de capacité militaire
19:13d'autonomie stratégique
19:14mais avec les ennemis
19:16que les Etats-Unis
19:17lui désignent
19:18alors vous parliez
19:19des crédits
19:20justement
19:20que les démocrates
19:21pourraient couper
19:21à Donald Trump
19:22je vous propose
19:22d'écouter justement
19:23le patron des sénateurs
19:25démocrates
19:25à cause du jugement
19:28erratique de Trump
19:30le peuple américain
19:31ne sait pas
19:31pour quelle raison
19:32nous nous battons
19:33en Iran
19:33il n'a jamais
19:34clarifié les choses
19:35il change d'avis
19:36au jour le jour
19:37voire d'une minute
19:38à l'autre
19:38cette guerre doit
19:39prendre fin
19:40elle doit prendre fin
19:47bon alors évidemment
19:48j'allais dire
19:48c'est un peu démagogique
19:50forcément
19:51il peut difficilement
19:52dire le contraire
19:53alors qu'il vient
19:53d'assister précisément
19:55au désir des américains
19:56de voir cette guerre
19:58se terminer
19:59oui parce que
20:01dans les mois qui viennent
20:03avant la prise du pouvoir
20:05effectif
20:06des démocrates
20:07dans les chambres
20:10il y a un risque
20:12d'aggravation du conflit
20:14et même s'il n'y a pas
20:15d'aggravation du conflit
20:16il n'y a pas de nouvelles
20:17attaques
20:18le problème de l'Iran
20:19de la rivalité
20:20entre Israël et l'Iran
20:22les Etats-Unis
20:23qui sont
20:24en retrait
20:26géopolitique
20:27au Proche-Orient
20:28parce qu'ils n'ont pas
20:29ils ont montré
20:30qu'ils étaient incapables
20:31de soutenir leurs alliés
20:32toutes ces questions
20:33restent sur la table
20:34et
20:36selon mon analyse
20:38en fait
20:38l'attaque de l'Iran
20:40ce n'était pas
20:42seulement
20:43pour
20:46protéger Israël
20:46défendre Israël
20:47vis-à-vis de l'Iran
20:48du fait des liens
20:49de Donald Trump
20:50très forts
20:51y compris de sa famille
20:52avec l'État d'Israël
20:53c'était aussi
20:54contre les BRICS
20:55l'Iran
20:56qui a des liens
20:57très forts
20:57avec la Chine
20:58avec la Russie
20:59et qui se renforce
21:00c'est contre les BRICS
21:01et
21:02cette question
21:03va
21:04devenir de plus en plus
21:08aggravante
21:08pour les Etats-Unis
21:09parce que
21:10non seulement
21:11avec la défaite
21:12sur le territoire
21:14du Proche-Orient
21:15la défaite en Ukraine
21:16mais ces conflits
21:17qui continuent
21:18de
21:20de se poursuivre
21:22même à basse intensité
21:24avec un retrait
21:25géopolitique
21:26des Etats-Unis
21:27de facto
21:29favorisent
21:29la montée en puissance
21:30des BRICS
21:31de la Russie
21:31de la Chine
21:32– Plus forte raison
21:33pardon de vous interrompre
21:34mais que la récente élection
21:36enfin réélection
21:37de Lula
21:37contre Bolsonaro
21:39là aussi
21:40a éteint
21:41j'allais dire
21:42l'occasion de Donald Trump
21:43de reprendre un peu
21:44la main
21:44sur le Brésil
21:45– Exactement
21:46alors la stratégie
21:47des Etats-Unis
21:48avec la National Security
21:49Stratégie
21:50de 2025
21:52mise en œuvre
21:53qui était supposée
21:54mise en œuvre
21:55par les Etats-Unis
21:58après l'élection
21:58de Donald Trump
22:00c'était évidemment
22:02la mise en œuvre
22:03de cette sous-traitance
22:04géopolitique
22:05des alliés européens
22:06et dans l'Indo-Pacifique
22:08contre Russie-Chine
22:10mais la concentration
22:12des intérêts américains
22:13sur l'hémisphère occidental
22:15et donc là aussi
22:17il y a un obstacle
22:20le Brésil
22:21qui va se rapprocher
22:23des BRICS
22:23et donc sur tous les plans
22:25en fait
22:25les Etats-Unis
22:26n'arrivent plus
22:27à contrôler
22:29cette émergence
22:30du monde multicentré
22:31et même
22:32dans leur précaré
22:33ils se retrouvent
22:35en difficulté
22:35ce qui ne
22:37ce qui ne veut pas dire
22:38qu'ils ne vont pas
22:40essayer de résister
22:41parce qu'on le voit bien
22:42aussi dans cette stratégie
22:43il n'y a pas seulement
22:44le volet militaire
22:45les Etats-Unis
22:47aussi
22:48sont
22:48en
22:49ont une stratégie
22:50de domination totale
22:52de l'intelligence artificielle
22:53et donc
22:54ils n'ont pas réussi
22:55par les conflits
22:56en Ukraine
22:57en Iran
22:58je dirais
22:59de compenser
23:00de stopper
23:01l'émergence
23:02inexorable
23:03de la multipolarité
23:04ils vont essayer
23:05par d'autres moyens
23:06notamment
23:08une hégémonie
23:09en termes
23:10d'intelligence artificielle
23:11et là
23:12ils sont
23:12ils sont aussi
23:13en rivalité
23:14avec la Chine
23:15surtout
23:16mais aussi
23:17la Russie
23:18qui ne se laissera pas
23:19happer
23:20je dirais
23:21dans un grand
23:21hémisphère
23:22occidental
23:23contre la Chine
23:24ils n'accepteront pas
23:25et les Européens
23:26en fait
23:27sont
23:27de plus en plus
23:29vassalisés
23:30dans tous les domaines
23:31énergétiques
23:32numériques
23:34géostratégiques
23:35parce qu'ils n'arrivent pas
23:37à adopter
23:37entre Européens
23:40une stratégie
23:40géopolitique
23:41prenant en compte
23:42tous ces différents espaces
23:43et outils
23:45de puissance
23:46et les Européens
23:48eux-mêmes
23:49entre eux
23:50sont en rivalité
23:53et on le voit
23:54il y a aussi
23:54de plus en plus
23:55de difficultés
23:56en Pologne
23:56les élections
23:58en Bulgarie
23:58la France
24:00qui se fragmente
24:01sous nos yeux
24:02avec les manifestations
24:04et donc
24:05l'Europe est la grande
24:06perdante
24:06en fait
24:07de tous ces grands
24:07changements géopolitiques
24:08Alors très récemment
24:10Donald Trump
24:11après les élections
24:12peut-être aurait-il fallu
24:13faire ses déclarations
24:14plus tôt
24:14a annoncé
24:15qu'un énorme accord
24:18avec l'Ukraine
24:19allait être conclu
24:20je vous propose
24:21qu'on l'écoute
24:21et puis on en parle
24:24Il va y avoir un accord
24:25ce sera un gros accord
24:27et il va impliquer
24:28plus que l'Ukraine
24:29ça va être un très gros accord
24:31qui impliquera
24:31beaucoup plus que l'Ukraine
24:33et je peux même vous dire
24:34qu'il pourrait même
24:35impliquer toute l'Europe
24:36ça va être un énorme accord
24:38tout le monde va être ravi
24:46Bon alors il y a deux aspects
24:48dans ces déclarations
24:49il y a bien sûr
24:49cet accord
24:50dont il parle
24:51mais dont on n'a
24:52absolument pas les détails
24:53mais aussi ce fait
24:54qu'il annonce un accord
24:55qui aurait selon lui
24:56une implication
24:57pour toute l'Europe
24:59on a envie de dire
25:00mais c'est très bien cela
25:01mais où est l'Europe
25:02dans ces négociations ?
25:04Alors quand on parle d'Europe
25:05en fait il s'agit
25:06de l'Union Européenne
25:07et l'Union Européenne
25:07qui est largement
25:08otanisée
25:09c'est-à-dire alignée
25:10sur les objectifs
25:13de l'OTAN
25:14Il y a aussi la Grande-Bretagne
25:15qui n'est plus dans l'Union Européenne
25:16Oui exactement
25:16mais qui se rapproche
25:18de l'Union Européenne
25:19en tout cas pour les questions géopolitiques
25:20parce que son positionnement
25:22désormais
25:23est sorti de l'Union Européenne
25:25utilise l'OTAN
25:26puisqu'elle est toujours membre
25:28et sa posture géopolitique
25:31c'est de contrer la Russie
25:33puisqu'elle n'a plus
25:34vraiment d'autres rôles
25:35géopolitiques à jouer
25:36elle retombe sur ses principes
25:39géopolitiques fondamentaux
25:40de diviser le continent eurasien
25:42et l'Europe aussi
25:43mais on se demande
25:45exactement
25:46qu'est-ce qu'il y aurait
25:46dans cet accord
25:47de toute façon
25:47les propositions américaines
25:51dès l'arrivée au pouvoir
25:52de Donald Trump
25:53ont toujours impliqué l'Europe
25:55l'Europe dans son ensemble
25:57parce qu'il s'agissait
25:58en fait de
25:59jusqu'à présent
26:00de geler la ligne de front
26:03d'accepter
26:05que l'Ukraine
26:06ne soit pas membre de l'OTAN
26:07mais faire entrer l'Ukraine
26:08dans l'Union Européenne
26:10alors que
26:11les Etats-Unis
26:12ne sont pas membres
26:13de l'Union Européenne
26:13mais ils s'arrogent
26:14le droit de décider
26:15à qui on va élargir
26:16et en fait
26:20en ce qui concerne
26:21le reste de l'Ukraine
26:23qui n'est pas réunifiée
26:24à la Russie
26:25d'utiliser l'argent
26:28de l'Union Européenne
26:29et les avoirs russes gelés
26:32pour financer la reconstruction
26:33en impliquant
26:36les entreprises américaines
26:38pour qu'elles fassent
26:40des affaires
26:41alors ça c'était
26:42les propositions
26:43jusqu'à présent
26:44qui ont été poussées
26:46par les Etats-Unis
26:47sans toucher
26:48comme je l'ai dit
26:48le fond de la nouvelle
26:50architecture européenne
26:51de sécurité
26:51mis à part
26:52le fait d'accepter
26:53que l'Ukraine
26:54ne serait pas membre
26:57de l'OTAN
26:57mais c'est les Etats-Unis
26:58qui disent
26:59qui affirme
27:02nous ne ferons pas
27:04la promotion
27:05de l'élargissement
27:06de l'Ukraine à l'OTAN
27:08mais à l'OTAN
27:09qu'est-ce que les autres
27:10Etats-membres
27:11vont décider
27:12on n'en sait rien
27:13d'ailleurs les Européens
27:14ne sont jamais alignés
27:16sur cette question
27:16donc la question
27:18reste ouverte
27:18et en plus
27:19cette question
27:20du côté des Russes
27:21devrait être signée
27:22dans des traités
27:23internationaux
27:24peut-être même
27:25approuvée
27:26par le Conseil
27:27de sécurité de l'ONU
27:28pour que cette
27:31nouvelle architecture
27:33de sécurité européenne
27:34soit reconnue
27:36dans le droit international
27:39c'est-à-dire
27:39une acceptation
27:40pleine et entière
27:41de la multipolarité
27:43et pour l'instant
27:44je ne vois pas
27:45de négociations
27:47sur le fond
27:48alors évidemment
27:49après l'échec
27:50des élections
27:51Donald Trump
27:52va tout faire
27:53pour montrer
27:53qu'il est toujours
27:55faiseur de paix
27:57il ne va pas reculer
27:58il va tenter
28:03peut-être
28:03une fuite en avant
28:06montrer
28:06que en fait
28:07ses propositions
28:09n'étaient pas vaines
28:10mais je ne vois pas
28:11à quoi on peut aboutir
28:12si on part
28:13de l'existant
28:14c'est impossible
28:15pour les Russes
28:15d'accepter
28:17un gel
28:18de la situation
28:19sans toucher
28:20le fond
28:20et pour l'instant
28:21il n'a pas été
28:24il n'en a pas été
28:25question
28:25et les Européens
28:27de l'OTAN
28:28et de l'Union Européenne
28:28ne sont pas d'accord
28:29de toute façon
28:30avec les propositions
28:31américaines
28:32qu'elles trouvent
28:32trop légères
28:33par rapport
28:34aux exigences
28:35de Kiev
28:35donc à mon avis
28:36on va rester
28:37sur une impasse
28:38et les Russes
28:40vont poursuivre
28:42leur avancée
28:43sur le front
28:43c'est quand même
28:45un comble
28:45cette affaire
28:45parce que finalement
28:46on se rend compte
28:47que cette guerre
28:49dans la lignée
28:50de la révolution
28:51de Maïdan
28:52comme on dit
28:52qui a été largement
28:54instrumentalisée
28:55notamment par les
28:56néoconservateurs
28:56américains
28:58et bien aujourd'hui
28:59aboutit à un rapprochement
29:01sur le plan économique
29:03en tous les cas
29:04entre la Russie
29:05et les Etats-Unis
29:07pendant que l'Europe
29:08elle se ferme
29:09tous les canaux
29:09vers la Russie
29:10alors qu'elle en est
29:10dépendante
29:12et qu'elle a
29:13des exigences
29:14maximalistes
29:15par rapport
29:16aux autres
29:17interlocuteurs
29:18Oui c'est effarant
29:20en fait
29:20quand on est
29:21en analyse géopolitique
29:22de voir cette situation
29:22mais il faut
29:24voir
29:24il faut comprendre
29:26que ces équipes
29:27politiques
29:28qui sont au pouvoir
29:28et bien
29:30celles
29:30qui sont encore
29:31au pouvoir
29:32et qui ont promis
29:33une défaite
29:34de la Russie
29:35et de soutien
29:36de l'Ukraine
29:37je dirais
29:37jusqu'au dernier
29:38ukrainien
29:39et bien
29:40ils n'accepteront
29:42jamais la défaite
29:43donc c'est une fuite
29:44en avant
29:45en plus
29:46la plupart
29:46de ces gouvernements
29:47ne sont pas souverains
29:48en réalité
29:49ils sont tous
29:50dépendants
29:51du parapluie nucléaire
29:52américain
29:53ils achètent
29:53du matériel
29:54américain
29:54comme les F-35
29:55C'est pas le cas
29:56de la France ?
29:56Non c'est pas le cas
29:57de la France
29:58mais malheureusement
29:59la France en fait
30:00pour des raisons
30:01propres à elle
30:03s'est alignée
30:04sur cet agenda
30:06néoconservateur
30:07alors selon moi
30:08pour une raison
30:12géopolitique
30:12c'est prendre
30:13le leadership
30:15de cette Europe
30:15militaire
30:17et parce que
30:18la France
30:19a des atouts
30:20elle a son propre
30:21parapluie nucléaire
30:22américain
30:22elle a toute la palette
30:23des capacités militaires
30:27mais évidemment
30:28on parle
30:28de la taille
30:29des Etats-Unis
30:30et la France
30:32se positionne
30:33comme
30:33je dirais
30:35la puissance
30:36militaire
30:37dans l'Union Européenne
30:39qui peut prendre
30:40le rôle
30:41de chef de file
30:42mais c'est l'Allemagne
30:43qui lui conteste
30:44ce rôle
30:44des chefs de file
30:45donc il y a une rivalité
30:46franco-allemande
30:47sur cet aspect
30:49et je pense
30:50la France a fait
30:51l'erreur stratégique
30:52majeure
30:53de croire
30:54qu'en soutenant
30:55Kiev
30:56contre la Russie
30:57alors que c'était pas
30:58sa position de départ
30:59avec une fuite en avant
31:00vers cette posture
31:01elle allait prendre
31:02le leadership européen
31:05en se positionnant
31:07donc contre la Russie
31:08alors qu'en réalité
31:10elle perd
31:11sur tous les tableaux
31:11non seulement
31:12elle perd
31:13sa relation
31:15historique
31:16avec la Russie
31:16et la Russie
31:17lui permettait
31:18de jouer l'équilibre
31:19vis-à-vis de l'Allemagne
31:20et des anglo-saxons
31:20la dernière fois
31:21qu'on l'a vu
31:21c'était lors
31:22de l'agression
31:24de l'Irak
31:24par les Etats-Unis
31:25où il y avait
31:26le Paris-Bernard-Moscou
31:29Chirac-Schroder-Poutine
31:31qui s'était opposé
31:32à cette guerre
31:33et on a vu
31:33qu'ils avaient raison
31:34vu les conséquences
31:35et bien cette fois-ci
31:36la France
31:37en soutenant Kiev
31:38perd l'alliée russe
31:40traditionnelle
31:41l'alliance de revers
31:43je dirais
31:43et les Etats-Unis
31:45ne veulent pas
31:46le leadership français
31:48en Europe
31:48ils veulent la confier
31:49à l'Allemagne
31:50parce que l'Allemagne
31:51fusionne sa base
31:52industrielle de défense
31:53avec les Etats-Unis
31:54elle est sous le parapluie
31:55nucléaire américain
32:06elle achète
32:08le XIXe siècle
32:09a toujours voulu
32:10coloniser l'Ukraine
32:12avec des idéologies
32:13différentes
32:14que ce soit
32:14le pan-germanisme
32:15sous le projet
32:18de colonisation
32:19sous l'Allemagne
32:20hitlérienne
32:21et aujourd'hui
32:22l'objectif
32:24d'intégrer
32:25l'Ukraine
32:25dans cette
32:26grande Europe
32:28dominée par l'Allemagne
32:29où l'Allemagne
32:30est la puissance centrale
32:31pour démocratiser
32:34occidentaliser
32:35l'Ukraine
32:36mais de facto
32:37là les Etats-Unis
32:38et l'Allemagne
32:39ont un intérêt commun
32:40de fragmenter
32:42en fait le monde russe
32:43de fragmenter l'Europe
32:45et l'Allemagne
32:46se positionne
32:47sur cette trajectoire
32:49de sous-traitants
32:50principaux
32:52des Etats-Unis
32:53et la France
32:54est de facto
32:55marginalisée
32:56n'arrivera pas
32:56à prendre le leadership
32:57militaire
32:58puisque les dépenses
32:58militaires allemandes
33:00sont beaucoup plus importantes
33:01que celles de la France
33:02la France fait l'erreur
33:04aussi de commencer
33:05à négocier
33:06sur son
33:06son arme nucléaire
33:08cette
33:10cette proposition
33:13funeste
33:14à mon avis
33:14parce que
33:15évidemment
33:15la France
33:16va garder
33:16la maîtrise
33:17de son arme nucléaire
33:18mais de facto
33:18pour être crédible
33:19vis-à-vis des
33:20pays d'Europe centrale
33:21et de l'Allemagne
33:22va aligner
33:22sa politique étrangère
33:25et d'être
33:26de plus en plus
33:27en position
33:28de rivalité
33:29avec la Russie
33:30alors même
33:31que la France
33:32traditionnellement
33:33a une puissance
33:34d'équilibre
33:34et on le voit
33:37là
33:37perd en fait
33:39petit à petit
33:40sa posture
33:42en Europe
33:43de puissance
33:44d'équilibre
33:46et on ne sait pas
33:47jusqu'où
33:47ça va nous mener
33:48si je reviens
33:50sur ce que vous venez
33:51de dire
33:51concrètement
33:52on a des états
33:54qui jouent
33:55contre leurs intérêts
33:56dans des buts
33:57un peu compliqués
33:58à saisir
33:59parce que
33:59devenir le premier
34:00de la classe
34:02aux yeux
34:02des néoconservateurs
34:03on ne peut pas dire
34:04que ce soit
34:04une fin en soi
34:05pour un pays
34:06libre
34:07en théorie
34:08et souverain
34:09mais quelque part
34:10on pourrait
34:10regarder l'Allemagne
34:11du même point de vue
34:13que les français
34:14c'est-à-dire que
34:14pour les allemands
34:15tout ça est aussi
34:16un échec
34:17très lourd de sens
34:18puisque eux aussi
34:21l'économie
34:22en paie
34:23les pots cassés
34:24l'énergie
34:25a explosé
34:26Nord Stream
34:27c'était eux
34:28qui avaient les principaux
34:29intérêts
34:29dans l'explosion
34:30et le sabotage
34:30de Nord Stream
34:31donc finalement
34:33on a quand même
34:34l'impression
34:34que c'est
34:34l'élite dirigeante
34:36européenne
34:37contre les peuples
34:38européens
34:39exactement
34:40il y a un clivage
34:42de plus en plus grave
34:43entre les peuples
34:44et les réseaux
34:47au pouvoir
34:48et en fait
34:49le problème
34:50effectivement
34:51c'est que
34:54les peuples
34:55sont les grands
34:57perdants
34:57évidemment
34:58de l'énergie
34:59qui est de plus en plus
35:00chère
35:01de la vassalisation
35:04de l'Union européenne
35:05dans tous les domaines
35:06numériques
35:07énergétiques
35:09géostratégiques
35:09mentales
35:11puisqu'on a
35:13une aliénation
35:14géopolitique
35:15on s'aligne totalement
35:16sur les doctrines
35:17anglo-américaines
35:17qui pourtant
35:18sont obsolètes
35:19parce que
35:19les Etats-Unis
35:20eux-mêmes
35:21n'arriveront pas
35:22à gagner
35:23ce conflit
35:24en Ukraine
35:25contre la Russie
35:26et la Russie
35:29et la Chine
35:30sont émergents
35:31de toute façon
35:32et imposent
35:32de plus en plus
35:33ce monde
35:34multipolaire
35:34mais il y a
35:36des réseaux
35:37aussi
35:39énergétiques
35:41numériques
35:42et
35:44les complexes
35:45militaux
35:46industriels
35:46malheureusement
35:47qui ont intérêt
35:48à ces conflits
35:49à ces conflits
35:50et où il n'y a pas
35:52une
35:54il n'y a pas
35:56forcément
35:56les mêmes intérêts
35:57que les peuples
35:57parce que les complexes
35:58mito-industriels
36:00alors même que
36:02notamment en Allemagne
36:03aussi avec
36:04la montée
36:05du prix
36:06de l'énergie
36:06l'industrie automobile
36:08les machines
36:09outils
36:09sont en
36:11difficulté
36:11et bien
36:12ils réinvestissent
36:13dans les complexes
36:14mito-industriels
36:15qui eux ont intérêt
36:16à faire croire
36:18à une menace
36:19russe
36:20parce qu'il faut
36:21leur commander
36:21des avions
36:22des chars
36:22des bateaux
36:23et donc
36:24il y a des réseaux
36:26qui ont intérêt
36:27à ce que les conflits
36:28perdurent
36:29pour leur profit
36:31pour leur positionnement
36:33évidemment
36:33et cela
36:34entre en contradiction
36:35avec
36:36la majorité
36:37des peuples
36:38les allemands
36:39et les français
36:39je pense
36:40si on faisait
36:40un référendum
36:41serait opposé
36:42à la poursuite
36:43de l'élargissement
36:44et évidemment
36:45à s'impliquer
36:45dans des conflits
36:46extérieurs
36:47notamment en Ukraine
36:49ou aussi au Proche-Orient
36:52mais
36:53les réseaux
36:55au pouvoir
36:55ne sont pas
36:56issus
36:57de la légitimité
36:58de leur peuple
36:59parce que souvent
37:00c'est des gouvernements
37:00minoritaires
37:01mais leur légitimité
37:03va
37:03je dirais
37:05aux réseaux globalistes
37:06qui
37:07qui font des profits
37:09dans la finance
37:11le complexe
37:12mito-industriel
37:15les conglomérats
37:16énergétiques
37:17médiatiques
37:18aussi
37:18qui eux
37:19sont loyaux
37:20à cette
37:21je dirais
37:22ces réseaux
37:25globalistes
37:25au pouvoir
37:26et qui forment
37:27une oligarchie
37:28globaliste
37:29y compris
37:30dans l'Union Européenne
37:31on voit bien
37:31que l'Union Européenne
37:32petit à petit
37:34en fait
37:35n'applique plus
37:36ces traités
37:37de manière
37:38je dirais
37:43juridique
37:44elle forme
37:45elle-même
37:46petit à petit
37:46une oligarchie
37:47entre
37:47les décisions
37:49de Mme von der Leyen
37:50quelques états puissants
37:52et puis
37:52on met sur le côté
37:53les états
37:54qui ne sont pas d'accord
37:55et on soutient même
37:57des changements
37:58de régime
37:59dans les états
38:00qui ne sont
38:01pas en faveur
38:02de cette
38:03intégration
38:04je dirais
38:05presque forcés
38:07dans l'Union Européenne
38:08sans tenir compte
38:10de la vie
38:11des peuples
38:12alors justement
38:13vous avez fait
38:14ma transition
38:15père Emmanuel Thoman
38:16parce que vous parlez
38:17de changement de régime
38:18et si on refait
38:18un petit saut en arrière
38:19par rapport à ce que
38:20nous avons évoqué
38:20pendant cette émission
38:21on se rappelle évidemment
38:23de la politique de sanctions
38:23extrêmement dure
38:24à l'égard de l'Iran
38:25sans parler des raisons
38:26qui ont justifié cela
38:28de la part des Etats-Unis
38:29tout ça
38:29ça favorise
38:30bien entendu
38:31une situation
38:33d'économie exsangue
38:34pour la population
38:35et donc ça favorise
38:36bien sûr
38:36les révoltes
38:38internes
38:38quand on voit
38:39l'état
38:39de nos économies
38:40européennes
38:41quand on voit
38:42que les révoltes
38:42montent
38:42on a vu
38:43bien entendu
38:44en France
38:44les manifestations
38:45qui ont eu lieu
38:46mais on sait
38:47que ce n'est pas
38:47une exception française
38:48et qu'aujourd'hui
38:49l'Espagne a été touchée
38:50avec une crise immobilière
38:52on l'a vu également
38:53en Italie
38:54quel regard
38:55portez-vous
38:56justement
38:56sur ces révoltes
38:57populaires
38:58qui certes
38:59donnent lieu
38:59en marge
39:00à des
39:02manifestations
39:03de violences
39:03de saccage
39:04de pillage
39:05comme on a pu le voir
39:06encore une fois
39:07pas uniquement en France
39:08est-ce que vous faites
39:09un parallèle
39:09peut-être un peu audacieux
39:10pour certains téléspectateurs
39:11avec des opérations
39:13en tout cas
39:14d'ingénierie sociale
39:15bien sûr
39:16il y a les deux
39:16il y a d'une part
39:17en fait
39:18le déclassement
39:19de l'Europe
39:20malheureusement
39:20enfin surtout
39:21de l'Union Européenne
39:23où les économies
39:25avec l'ouverture libérale
39:26en fait
39:26le sans frontière
39:27l'immigration de masse
39:29la désindustrialisation
39:31alors on a des problématiques
39:32différentes
39:33dans l'Europe de l'Ouest
39:34qui a subi
39:35cette occidentalisation
39:36avec le
39:37je dirais
39:38la société ouverte
39:40à des problématiques
39:42différentes
39:42où explosent
39:45non seulement
39:45les classes moyennes
39:46qui s'appauvrissent
39:47mais
39:48il y a une révolte
39:49aussi
39:49des minorités
39:51issues de l'islamisation
39:52qui ne trouvent pas
39:53leur place
39:53et qui sont travaillées
39:54aussi par des réseaux
39:56révolutionnaires
39:57islamistes
39:59wokistes
39:59aussi manipulés
40:01de l'étranger
40:02et tandis qu'à l'est
40:03les réseaux islamistes
40:05et wokistes
40:05oui oui
40:05évidemment
40:06et tandis qu'à l'est
40:10de l'Europe
40:10évidemment
40:11la promesse
40:12de prospérité
40:14dans l'Union Européenne
40:15commence à
40:17à n'a pu agir
40:20et il voit bien
40:22qu'en fait
40:22cette ouverture
40:23aux flux financiers
40:24au commerce international
40:26a faibli ces pays
40:27et en plus
40:28les pays de l'ouest
40:29de l'Europe
40:30ont voulu leur imposer
40:31cet agenda
40:31je veux dire
40:33occidentaliste
40:33alors que les pays
40:34d'Europe centrale orientale
40:35quand ils sont entrés
40:37dans l'Union Européenne
40:37eux ils voulaient
40:38une réunification
40:39de la civilisation européenne
40:40une autre approche
40:42et
40:42tout
40:43alors
40:44il y a des clivages
40:45de plus importants
40:46dans les sociétés
40:48entre les
40:49je dirais
40:50les
40:51les nationaux
40:52souverainistes
40:53et puis
40:53les
40:54les wokistes
40:56globalistes
40:57enfin il y a
40:57différents clivages
40:58alors si on regarde
40:59par exemple
41:00en France
41:01c'est extrêmement frappant
41:03de voir
41:03cette convergence
41:04des luttes
41:05évidemment
41:06mais qui sont
41:08manipulées
41:09par les partis
41:11politiques
41:11qui veulent
41:12prendre le pouvoir
41:13et c'est une situation
41:15extrêmement dangereuse
41:17parce qu'on est
41:17dans l'optique
41:18de la présidentielle
41:19en France
41:20et évidemment
41:21il y a une angoisse
41:23de la jeunesse
41:24qui ne voit plus
41:25dans le projet
41:27européen
41:27dans cette société
41:29libérale
41:31d'avenir
41:32ils savent
41:33qu'ils ont
41:34énormément de difficulté
41:35de trouver un emploi
41:36que leur formation
41:37ne leur permettra
41:38peut-être pas
41:39de les aider
41:40donc
41:40d'où leur
41:41envendication
41:41mais
41:42cela a été
41:43manipulé
41:44par des forces
41:45qui veulent
41:46empêcher
41:47en fait
41:48l'arrivée
41:48au pouvoir
41:49du Rassemblement National
41:51aux élections
41:52dans quelques mois
41:53et donc
41:55ces manifestations
41:56peuvent se transformer
41:58en révolution
42:01de couleur
42:01lors de ces élections
42:05et on le voit bien
42:06par exemple
42:07le parti LFI
42:09joue un rôle
42:11prépondérant
42:12pour chauffer
42:13la foule
42:13je dirais
42:14parce qu'on sait bien
42:15que si
42:16le premier tour
42:17de l'élection
42:18en France
42:19et bien
42:19si le Rassemblement National
42:22est largement en tête
42:23Marine Le Pen
42:24si c'est elle
42:25et bien
42:26ils vont envoyer
42:28les gens dans la rue
42:28et il y aura
42:29un intérêt
42:30aussi des globalistes
42:32qui sont en faveur
42:33de maintenir
42:34la France
42:35dans cette
42:37globalisation
42:38anglo-saxonne
42:39de maintenir
42:41la France
42:41sur la trajectoire
42:44d'un soutien
42:45à l'Ukraine
42:45contre la Russie
42:47et de ne pas
42:48se rapprocher
42:48de la Russie
42:49ni des BRICS
42:50et bien
42:51il y aura
42:51un intérêt
42:52à faire capoter
42:53toute alternative
42:55politique
42:56en France
42:56donc on est
42:58dans une situation
42:59extrêmement grave
43:00parce que
43:00la France
43:01sera
43:02la géopolitique
43:03interne
43:03de la France
43:05fragmentée
43:05elle est travaillée
43:07aussi par
43:08donc
43:08les partis
43:09de gauche
43:10mais aussi
43:10on le voit bien
43:13certains accusent
43:14les Russes
43:15d'ingérence
43:15mais on voit bien
43:16qu'il n'y a pas
43:17d'ingérence
43:17de ce côté-là
43:18l'ingérence
43:18elle est du côté
43:19de Al Jazeera
43:20des réseaux
43:22communautaristes
43:23du Maghreb
43:24algérien
43:25qui chauffent
43:28les manifestants
43:29pour dire
43:30que la France
43:30est raciste
43:32de manière systémique
43:33et donc
43:33toute cette question
43:34est utilisée
43:35pour fragmenter
43:36la France
43:36et empêcher
43:37toute alternative
43:38alors ils ont
43:39leur propre agenda
43:40mais les euro-globalistes
43:42atlantistes
43:43auront intérêt
43:44à ce que la France
43:45soit ingouvernable
43:46si effectivement
43:48Marine Le Pen
43:49devient présidente
43:50et comme elle l'a dit
43:52stoppe l'arrêt
43:53de l'aide à l'Ukraine
43:55même si elle a essayé
43:56de donner des gages
43:57pour ne pas apparaître
43:58comme une vraie puissance
44:00alternative
44:00puisqu'en réalité
44:01on ne supprimait
44:04ces aides à l'Ukraine
44:04que six mois
44:05après l'élection
44:06la poursuite militaire
44:08l'aide à l'Ukraine
44:09se poursuit
44:09et la sortie
44:11du commandement intégré
44:12n'interviendrait
44:13qu'après le conflit
44:14en Ukraine
44:14dont remis
44:15au calendre grecque
44:16– Vous venez de dire
44:17qu'il y avait
44:18une forme d'ingérence
44:20d'Algésira
44:21de réseaux
44:22qui travaillent
44:23on va dire
44:24les banlieues
44:24si je caricature un peu
44:26en France
44:27pour insuffler
44:30un esprit
44:30de révolte
44:31mais finalement
44:33vous dites aussi
44:33que ça fait
44:34l'agenda globaliste
44:34donc est-ce qu'il y a
44:35une convergence
44:36et comment vous la
44:37matérialisez
44:38concrètement
44:39est-ce qu'il y a
44:40tout simplement
44:40des flux d'argent
44:41une aide financière
44:42comment ça se passe ?
44:43– Je pense qu'en fait
44:44évidemment
44:46l'agenda
44:47LFI
44:48de Nouvelle-France
44:50et en fait
44:51LFI aussi
44:52en politique internationale
44:54ils ont
44:55en fait
44:56des références
44:57très gaulliennes
44:58en fait
44:58puisqu'ils veulent
44:59sortir de l'OTAN
45:00ils peuvent même
45:02aller plus loin
45:03ils veulent se rapprocher
45:03des BRICS
45:05ils ne veulent pas
45:06considérer la Russie
45:07comme un ennemi
45:08ni la Chine
45:09ni l'Iran
45:11mais
45:12on le voit
45:12dans les calculs
45:15pour la prise
45:17du pouvoir
45:17en France
45:17avec la pyramide
45:18des âges
45:19il y a des études
45:20intéressantes
45:21qui ont été faites
45:21ils ont énormément
45:22de mal
45:22à prendre le pouvoir
45:23mais
45:25leur rôle
45:26peut-être
45:28celui
45:28d'empêcher
45:33si le Rassemblement
45:35national
45:35arrive au pouvoir
45:36de les empêcher
45:37de gouverner
45:38avec ces forces
45:39qui de facto
45:41deviennent
45:42les supplétifs
45:43des forces globalistes
45:44parce qu'elles n'arriveront
45:45pas au pouvoir
45:46mais elles joueront
45:48le rôle
45:48de nuisance
45:50en fait
45:50de nuisance
45:52pour empêcher
45:53la France
45:53de vraiment penser
45:55une géopolitique
45:56alternative
45:56donc il y a une fragmentation
45:58interne très grave
45:59– C'est très intéressant
46:00parce que
46:01dans l'Express
46:02cette semaine
46:02a été publié
46:03un article
46:03d'un certain
46:04Étienne Girard
46:05dans lequel
46:05évoque le scénario
46:06justement
46:06d'une révolte
46:07dans le cas
46:08de la victoire
46:08de Marine Le Pen
46:09ou de Jean-Luc Mélenchon
46:10tout est bien préparé
46:12dans les services
46:13français
46:14on évoque notamment
46:15la possibilité
46:16de voir
46:17s'enflammer
46:18en premier
46:18les territoires
46:20d'outre-mer
46:20et particulièrement
46:21la Nouvelle-Calédonie
46:22avec des vérités
46:24indépendantistes
46:25qu'on voit naître
46:25renaître régulièrement
46:27qu'est-ce que ça vous évoque ?
46:28– Bien sûr
46:28alors
46:29toutes élections
46:31aujourd'hui
46:31y compris
46:32les élections
46:33en France
46:35seront
46:37massivement
46:38manipulées
46:39il y aura
46:39des ingérences
46:40massives
46:41de pays étrangers
46:42de l'Union Européenne
46:43parce que
46:44nous sommes
46:45dans un monde
46:46désormais
46:47où
46:48toutes
46:51les thématiques
46:53y compris
46:54les élections
46:55sont
46:56manipulables
46:57pour la géopolitique
46:58interne
46:59et externe
47:00et il y a un lien
47:01évidemment
47:01fort entre géopolitique
47:03interne
47:04et géopolitique externe
47:05et avec un affaiblissement
47:07de la France
47:08on peut s'attendre
47:09à ce que les adversaires
47:11de la France
47:12tentent
47:12de fragmenter
47:14la France
47:14non seulement
47:16avec ses territoires
47:18dans l'Indo-Pacifique
47:20à l'extérieur
47:20et puis
47:21en interne aussi
47:23donc il faut
47:24s'attendre à tout
47:24de la part
47:26des adversaires
47:27et y compris
47:27des alliés
47:28traditionnels
47:29de la France
47:30qui en fait
47:31si la France
47:33est réellement
47:34affaiblie
47:35elle est déjà
47:36fragmentée
47:37dans sa géopolitique
47:39interne
47:40et bien ce sera
47:41une occasion
47:41majeure
47:42pour manipuler
47:44les forces internes
47:46en France
47:47pour en fait
47:49nier à la France
47:50d'avoir
47:52une géopolitique
47:53indépendante
47:54et donc
47:54c'est une situation
47:55qui peut s'aggraver
47:56et qui
47:57à mon avis
48:00ne peut que
48:03renforcer
48:04l'agenda
48:07interne
48:08et externe
48:08qui veulent
48:09fragmenter
48:11la France
48:12donc on est
48:13à la veille
48:14peut-être
48:15d'événements
48:15très graves
48:16en France
48:17selon mon analyse
48:18pour conclure
48:19vous n'avez pas l'air
48:20très encourageant
48:21et très plein d'espoir
48:23en voyant venir
48:24l'élection présidentielle
48:25mais je crois
48:26que c'est
48:26un euphémisme
48:27oui bien sûr
48:28je pense que
48:29cette présidentielle
48:31elle
48:33en fait
48:35ce sera
48:36l'année
48:36de tous les dangers
48:37le moment
48:38de tous les dangers
48:38parce que
48:39la fragmentation
48:41de géopolitique
48:43interne
48:43de la France
48:44liée à la fragmentation
48:45géopolitique
48:46externe
48:47du monde
48:47vont
48:48se
48:49je dirais
48:50se rencontrer
48:51sur le territoire français
48:53qui devient
48:53un enjeu
48:54la bataille de France
48:56je dirais
48:56entre
48:57ceux qui veulent
48:59contrôler la France
49:00pour l'aligner
49:02dans leur agenda
49:03néoconservateur
49:05pour poursuivre
49:06la guerre en Ukraine
49:06et ceux qui veulent
49:08prendre la France
49:09comme territoire
49:11conquis
49:11en interne
49:12je parle
49:13de la
49:14de la
49:15nouvelle France
49:16qui veulent
49:17prendre
49:18la France
49:19avec
49:20un agenda
49:21violent
49:22et
49:23avec
49:24l'immigration
49:25de masse
49:26donc
49:27c'est une situation
49:28explosive
49:29et la France
49:30a toujours été
49:31je dirais
49:32un pivot
49:33dans la politique
49:34européenne
49:34et
49:35et là
49:36va devenir
49:37un pivot
49:39géopolitique
49:39non seulement
49:40dans la politique
49:40européenne
49:41mais peut-être
49:41mondiale aussi
49:42je vous remercie
49:44beaucoup
49:44Pierre-Emmanuel Thaumann
49:45pour votre éclairage
49:46j'espère que vous
49:47reviendrez
49:47pour des temps
49:48un peu plus réjouissants
49:50en tous les cas
49:50je rappelle
49:51à nos téléspectateurs
49:52s'ils souhaitent
49:53retrouver vos ouvrages
49:54qui sont disponibles
49:55sur la boutique
49:55de TVL
49:56c'est le couple
49:57franco-allemand
49:57et le projet
49:58européen
49:58et surtout
49:59vous pouvez retrouver
50:00les articles
50:01de Pierre-Emmanuel Thaumann
50:02sur son site
50:03eurocontinent.eu
50:05chers amis
50:06j'espère que cette émission
50:07vous a plu
50:08que vous avez appris
50:08de nouvelles choses
50:09je vous donne rendez-vous
50:10la semaine prochaine
50:10pour un nouveau numéro
50:11en attendant
50:12portez-vous bien
50:13à bientôt
50:13à bientôt
50:19Sous-titrage Société Radio-Canada

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