00:00On parle de la liberté d'expression et de ce vent totalitaire qui souffle sur la France, alimenté par la
00:09France insoumise, mais pas que d'ailleurs, par un bon nombre d'irresponsables politiques.
00:15Ce qui est intéressant, c'est que vous avez aujourd'hui, au cœur de l'actualité, une volonté de fermer
00:24des chaînes d'information, d'attaquer même les sièges de ces chaînes.
00:30Donc, plein soutien à nos confrères de BFM, entre autres, qui sont également visés.
00:34Les journalistes sur le terrain sont visés.
00:37Et ce climat-là est un climat qui, effectivement, rappelle des heures qui n'étaient pas flamboyantes pour le pays
00:46ou dans notre société occidentale.
00:50Monsieur Patrielletius, qui est député européen, était l'ancien président de la Commission...
00:55J'ai dit quoi ?
00:56Député européen.
00:57Député européen, j'ai dit.
00:58Et pas encore, pourquoi pas ?
01:00Je ne savais pas que l'Europe 1 était un parti à l'Assemblée Nationale.
01:05Quoique, mettez quelques personnalités d'Europe 1 à l'Assemblée Nationale.
01:09Ah, ça a filé de vous.
01:10Non, mais vous auriez plus de discours avec l'utilisation d'un sujet, d'un verbe et d'un complément.
01:17Effectivement.
01:18Mais, effectivement, il est député horizon.
01:22Député horizon, donc, proche d'Edouard Philippe.
01:25Et il a été interrogé ce matin sur France Info, parce que c'est vrai que c'est la préoccupation
01:29des Français, c'est la priorité, évidemment,
01:31sur la fermeture de CNews et ses fameuses pétitions.
01:34Est-ce que la pétition contre CNews sera débattue la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale ?
01:41C'est une pétition qui n'a, évidemment, pas de possibilité d'aboutir, mais c'est le climat, encore une
01:46fois.
01:47Écoutez sa réponse.
01:48Est-ce que vous avez vu qu'il y a aussi une autre pétition qui circule pour fermer l'audiovisuel
01:52public ?
01:52Pardon, mais en démocratie...
01:54Vous n'avez pas recueilli 900 000 signatures au stade ?
01:57C'est le but de la pétition sur le site de l'Assemblée qui permet d'organiser un débat dans
02:01l'homicycle quand on dépasse le 500 000 signatures.
02:03Mais je vous assure que si l'extrême droite, demain, se décide de se mobiliser comme la gauche l'a
02:07fait pour la fermeture de CNews,
02:08je pense que malheureusement, une pétition pour fermer l'audiovisuel public recueillera aussi des signatures.
02:14On ne va pas se mentir, vous avez vu aujourd'hui le travail de cette commission d'enquête de chère
02:19à l'oncle
02:19et des dégâts que ça a causé sur la confiance des Français de l'audiovisuel public.
02:22Donc pardon, mais...
02:23L'interdiction n'est pas la solution car chacun voudra interdire, c'est ce que vous dites.
02:27En démocratie, oui, si une majorité politique décide de fermer un média, alors plus aucun média ne sera libre dans
02:35ce pays.
02:36Avec une différence quand même qui est importante, et moi je ne suis pas pour la privatisation totale du service
02:44public de l'audiovisuel,
02:46je pense qu'au contraire, on a besoin d'un audiovisuel fort, pluriel, et il peut y avoir des émissions
02:52qui sont extraordinaires.
02:53La difficulté, c'est quand vous avez une matinale sur France Inter qui est une maison rouge avec une sorte
02:59d'hémiplégie dans l'information, c'est problématique.
03:04Lorsque vous n'avez que Patrick Cohen pour les éditos et que vous ne proposez pas un Alexandre Devecchio, une
03:13Eugénie Bastier ou une Charlotte Dornelas, le même édito, ça peut poser problème.
03:18Lorsque le journaliste qui s'occupe de la matinale, l'interview politique de la matinale, effectivement a un ton différent
03:26en fonction des invités, ça peut poser problème, évidemment.
03:31Ou que sous couvert d'humour, je mets des grands guillemets à humour, on nazifie des responsables politiques, etc.
03:40Donc ça, il y a une vraie difficulté pour l'audiovisuel public.
03:46Mais je vous dis, de toute façon, c'est aussi l'idée de la confraternité qui était pour moi une
03:53boussole dans le jour, et qui l'est toujours.
03:55Je suis un grand naïf, je suis peut-être candid, même, évidemment, c'est mon côté voltairien.
04:01Mais ça existe de moins en moins dans notre métier, Alexandre Devecchio ?
04:06Oui, c'est un peu ce que je disais tout à l'heure, le 17 octobre, CNews a été attaqué,
04:12j'ai pas vu énormément de médias se mobiliser.
04:17Je pense qu'ils ont tort.
04:19Alors, moi je suis pas un naïf, je crois pas à la confraternité.
04:23Par contre, je crois qu'il y a des principes qu'on aurait tous intérêt à soutenir, quoi qu'il
04:30arrive.
04:30Parce que ce qu'on voit, c'est que l'extension du domaine de la censure, pour une certaine gauche
04:35totalitaire, en réalité, il n'y a qu'un seul camp qui a le droit de s'exprimer, c'est
04:39l'extrême gauche.
04:40Tout le reste, ce sont des fascistes.
04:43On voit bien, même sur le plan politique, Édouard Philippe, qui a quand même donné beaucoup de gage jusqu'à
04:48appeler à voter pour les communistes.
04:50Bon, il décrit le réel quand il est interrogé au journal de 20h, et il se fait traiter de raciste.
04:58Et on boycotte TF1 qui l'interroge.
05:01Et Jérôme Fourquet !
05:02Et Jérôme Fourquet !
05:03Ah, Jérôme Fourquet ! Est-ce qu'on peut expliquer ce qui s'est passé pour Jérôme Fourquet ?
05:06Alors oui, c'est pareil. Jérôme Fourquet, son travail, c'est à son dehors, son travail, c'est d'objectiver
05:12ce qui est dit dans le débat public,
05:15de décrire le réel, mais avec des faits objectifs.
05:18Ce qu'il a fait, tout simplement, avec les données qu'il avait en expliquant qu'il y avait, je
05:23crois, à peu près 70% de personnes issues de l'immigration,
05:26dans les premiers interpellés pour ce qui est des manifs du 17 octobre.
05:30Du reste, je rappelle que la chancellerie a aussi donné des chiffres sur les immigrés, il y en avait 30%.
05:37Et donc, pour cela, Jérôme Fourquet est accusé, pareil, de racisme, etc., d'avoir mal fait son travail.
05:44Il a fait son travail, il n'a fait qu'objectiver ce que tout le monde peut voir.
05:48C'est pour ça qu'il faut être, je le redis, ferme sur les principes, parce que la censure, l
05:55'effacement du débat public,
05:56ça ne concerne pas que c'est News, un jour ça concernera beaucoup de journalistes.