00:00Vous avez dit aussi tout à l'heure, abrogation de parcours sup, immédiate.
00:04Oui, l'abrogation de parcours sup, il faut le faire.
00:07Pas tout de suite, c'est pas réaliste.
00:09Mais écoutez, on a fait 100 parcours sup avant.
00:13Et il y a un diplôme qui donne la vérité des prix, quand on parle de sélection,
00:20il y a un diplôme qui fait la sélection, c'est le bac.
00:23Et le bac doit redevenir le diplôme sur lequel on se base
00:27pour permettre à des jeunes d'accéder aux études supérieures.
00:30Il est anonyme, il est le même pour tous.
00:33La réforme Blanquer, qui a instauré le contrôle continu, est très inégalitaire.
00:39Il faut la faire sauter, et de cette manière, on peut abroger parcours sup.
00:44Vous avez très bien expliqué ce que vous attendez la semaine prochaine,
00:48quelle réponse, dans quel domaine.
00:50Mais franchement, Fabien Roussel, même s'il en avait envie,
00:53parce qu'on sent quand même que le gouvernement a pris la mesure de la situation,
00:57avec tous ces rendez-vous prévus la semaine prochaine,
00:59le gouvernement a-t-il vraiment les moyens, les moyens financiers,
01:03de répondre à ces demandes, à cette crise ?
01:06D'abord, l'augmentation des salaires et des mesures fortes contre la vie chère,
01:10et notamment les factures énergétiques, c'est indispensable.
01:12Ne pas faire ça, c'est non seulement continuer d'attiser la colère,
01:19les inquiétudes des Français, des entreprises,
01:21mais c'est aussi conduire la France à la récession.
01:24C'est pour ça que j'insiste là-dessus.
01:26C'est une mesure importante pour relancer notre économie.
01:30Dire que nous n'avons pas d'argent, c'est entretenir l'idée que la France est pauvre,
01:40que la France n'est pas la septième puissance économique au monde,
01:43que la France est aujourd'hui devenue un pays sous-développé tellement il est endetté.
01:49C'est faux. C'est faux. Je le dis, je le clame, la France, elle est riche.
01:54Elle est riche, sauf que toutes nos richesses sont captées par quelques-uns.
01:59Des familles, des grands groupes, des actionnaires.
02:03Et nous demandons tout simplement, nous, que l'argent qu'ils détiennent,
02:07le capital qu'ils détiennent, et qui nous appartient, c'est nos richesses,
02:12nous, travailleurs, que nous produisons, et bien que ça redescende.
02:15C'est le ruissellement à l'envers.
02:16Que ça rende distance pour nous les travailleurs, pour nos services publics,
02:20pour nos écoles, nos hôpitaux.