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  • il y a 6 minutes
Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, s'exprime depuis les Rencontres de l'avenir à Saint Raphaël dans le Var. 

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Transcription
00:00Votre successeur Sébastien Lecornu organise demain une conférence sociale à Matignon.
00:05Il va recevoir les syndicats, le patronat pour tenter de mettre fin à la colère sociale,
00:08pour tenter de mettre fin à cette crise sociale.
00:10Le gouvernement nous dit ce matin qu'il fera ça par vous.
00:13Qu'est-ce que vous attendez concrètement, comme annonce, comme mesure, demain sur ce sujet ?
00:18D'abord c'est important qu'il y ait de la considération pour le mouvement social.
00:22J'ai eu l'occasion de le dire, notamment sur le mouvement des lycéens.
00:24Je pense que le gouvernement a trop tardé à recevoir les représentants des lycéens,
00:28un mois à les recevoir.
00:30Évidemment on a vu l'impact puisqu'il y a eu une forme de pourrissement du mouvement.
00:34Donc c'est très important que le dialogue ait lieu.
00:36Ensuite il y a deux responsabilités et deux temporalités.
00:38Vous avez un gouvernement, dont je ne suis pas membre,
00:40qui est chargé de répondre aux urgences, d'organiser ce dialogue avec les partenaires sociaux,
00:45qui prendra des mesures.
00:46Et ensuite vous avez des candidats à l'élection présidentielle, dont je fais partie,
00:49qui doivent faire un certain nombre de propositions pour le pays,
00:52sur du plus long terme, pour répondre aux problèmes qui se posent en France.
00:55Moi je crois qu'il y a un problème en France de salaire.
00:57Je pense qu'il faut répondre à ce problème des salaires,
00:59qu'il faut faire progresser les salaires, dé-smicardiser la France.
01:02Pour ça je fais un certain nombre de propositions,
01:04notamment baisser les charges qui pèsent sur le travail,
01:07en faisant des économies sur nos dépenses de fonctionnement,
01:09pour permettre les augmentations de salaires.
01:11Ça veut dire que vous êtes favorable à la proposition du gouvernement,
01:13qui serait d'augmenter le SMIC ?
01:16Moi je crois qu'en France, le principal problème c'est moins le niveau du SMIC,
01:19qui est d'ailleurs supérieur à celui d'une bonne partie de nos voisins.
01:22C'est la part de Français qui sont bloqués au niveau du SMIC.
01:25Quand je suis arrivé à Matignon, j'avais dit qu'il faut dé-smicardiser la France.
01:28Vous avez aujourd'hui une part très importante des Français,
01:30plus importante que chez nos voisins, qui sont bloqués autour du SMIC,
01:33parce qu'on a un système de charges qui fait que, pour les employeurs,
01:37ça les décourage à augmenter leur salaire.
01:39Un patron qui veut augmenter de 100 euros un salarié,
01:42en tout cas qui veut qu'un salarié au SMIC ait 100 euros de plus dans sa poche à la
01:45fin du mois,
01:46il doit l'augmenter de 473 euros.
01:48C'est ça la réalité aujourd'hui.
01:49Et deux, parce qu'il y a des charges sur les salaires qui sont aussi trop importantes.
01:53Donc moi je pense qu'il faut dé-smicardiser la France en réduisant les charges
01:57via des économies sur les dépenses de fonctionnement.
01:59Pas favorable à une augmentation du SMIC ?
02:01Je vous dis que la priorité, ça me semble être plus celle-là.
02:05Parallèlement, on le sait, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros
02:08d'aides attribuées aux entreprises, et notamment aux très grosses entreprises.
02:12Est-ce qu'il ne faudrait pas conditionner ces aides à une meilleure rémunération des salariés ?
02:16D'abord, il faut voir ce qu'on met derrière, ce qu'on appelle les aides aux entreprises.
02:21Parce que quand vous regardez dans le détail, c'est quoi ?
02:23C'est les dispositifs comme le crédit impôt recherche,
02:25qui nous permet quand même de financer la recherche et l'innovation en France.
02:29C'est les taux de TVA réduits, par exemple sur la restauration
02:32et sur certaines entreprises, notamment pour la rénovation énergétique.
02:36Je ne suis pas sûr que les gens qui souhaitent mettre fin aux aides aux entreprises
02:40souhaitent qu'on supprime le taux de TVA réduit dans la restauration, par exemple.
02:42Donc, il faut voir ce qu'il y a derrière.
02:44Ensuite, vous avez des dispositifs qui peuvent toujours être revus, bien sûr,
02:47pour faire des économies.
02:48Et vous savez, moi, je rencontre des chefs d'entreprise en permanence.
02:50J'étais encore hier avec des patrons de PME, de TPE, dans les Alpes-Maritimes.
02:54Je vais rencontrer encore des chefs d'entreprise ici.
02:56Ils veulent pouvoir augmenter les salaires.
02:58Évidemment, c'est aussi dans leur intérêt.
02:59Leur intérêt, c'est que leurs salariés puissent se loger,
03:01qu'ils puissent se déplacer, qu'ils puissent bien vivre de leur travail.
03:03Et pour ça, il faut qu'il y ait un cadre qui leur permette de le faire.
03:05Et donc, qu'on baisse les charges qui pèsent sur le travail
03:08en faisant des économies sur les dépenses de fonctionnement.
03:10Vous avez beaucoup évoqué les 17 et 18 octobre sur 5.
03:13Est-ce que, selon vous, il faut créer un délit de pillage,
03:15comme le veut le président de région ?
03:17Moi, il faut regarder tout ce qu'on peut faire.
03:19Mais je pense qu'on a aujourd'hui dans notre droit, quand même,
03:22des dispositions qu'il faudrait déjà appliquer.
03:25D'ailleurs, je trouve qu'on n'a pas les derniers chiffres.
03:27Il y a eu plein de débats sur le 17 et 18 octobre qui sont revenus.
03:30Mais vous savez, vous, combien est-ce que de personnes
03:31ont effectivement été condamnées et incarcérées ?
03:34J'ai eu des chiffres dans les premiers jours.
03:35On nous a dit, je ne sais pas, 200 ou 300 personnes
03:38sur plusieurs milliers de casseurs.
03:40On n'a plus les chiffres aujourd'hui.
03:41Ça serait intéressant de savoir.
03:42Il faut déjà appliquer les lois telles qu'elles existent aujourd'hui.
03:44Et je pense que c'est possible de le faire.
03:45Je suis responsable d'un responsable politique parce qu'il dit qu'en fait,
03:50si vous êtes vraiment inquiet du duel LFRN, vous pouvez aussi vous retirer.
03:54Il ne parle pas de vous précisément.
03:55Il dit que ceux qui sont inquiets du duel LFRN pourraient se retirer dès maintenant.
03:57Qu'est-ce que vous lui répondez ?
03:58Mais non, mais encore une fois, moi, je le redis ici.
04:00Vous savez, se retirer pour quelqu'un qui est donné largement battu au deuxième tour
04:07et n'est même pas donné au deuxième tour,
04:09parce qu'il est troisième voire quatrième dans les sondages très largement derrière,
04:13ça n'a pas de sens.
04:13Parce que votre retrait peut le faire monter.
04:15Mais encore une fois, regardez les sondages,
04:17y compris dans les hypothèses qui sont testées
04:18où vous avez un certain nombre de retraits.
04:21En fait, le candidat est toujours donné perdant et absent du deuxième tour.
04:25Encore une fois, si vous vous retirez, vous le faites.
04:26Non, mais pourquoi ?
04:27Parce que ce qui permettra de donner une dynamique,
04:29c'est plutôt d'avoir un élan par l'organisation d'une primaire
04:32auxquelles participent beaucoup de Français,
04:33qui donnent lieu à des débats, qui nous permettent d'exposer notre projet.
04:36Ce n'est pas d'organiser des petits accords d'appareils
04:39derrière cuisine et derrière boutique qui dégoûtent les Français.
04:41Et donc pour moi, la primaire est la seule.
04:44Je vais vous dire, aujourd'hui, vous n'avez aucun candidat
04:48qui est en situation d'être au deuxième tour
04:49à part Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
04:51Tous les candidats qui sont testés dans l'espace politique
04:53du centre, de la droite et de la gauche,
04:55en dehors de l'FI et du RN, sont entre 5 et 10%.
04:58C'est ça les derniers sondages.
04:59Donc vous savez, il n'y a pas de note artistique à l'élection présidentielle.
05:02Il y a ceux qui sont au deuxième tour et qui gagnent,
05:04et puis il y a ceux qui n'y sont pas.
05:04Aujourd'hui, personne n'y est en dehors de l'FI et du RN.
05:08Ce qu'il faut, c'est organiser une primaire pour sélectionner un candidat.
05:10Et je pense que la primaire va avoir lieu.
05:12Regardez, vous avez parmi les principaux candidats du centre et de la droite,
05:15vous en avez 3 sur 4 qui sont d'accord pour l'organisation de cette primaire.
05:18Même sans Edouard Philippe, est-ce qu'une primaire pourrait être organisée sans Edouard Philippe ?
05:21Peut-être que pour certains, ça prend un peu plus de temps
05:24pour être convaincu des arguments,
05:26pour voir la situation telle qu'elle est aujourd'hui.
05:29Mais encore une fois, regardez, il y a 2 ou 3 semaines,
05:31quasiment personne n'était pour la primaire.
05:33Si on avait cet échange, vous m'auriez dit
05:35Bruno Retailleau ne souhaite pas la primaire,
05:39des personnalités importantes de LR ne souhaitent pas la primaire.
05:41Regardez ce qui s'est passé depuis.
05:43Bruno Retailleau est favorable à la primaire,
05:45Michel Barnier, Valéry Pécresse, Gérard Larcher,
05:47ont pris la parole pour défendre la primaire.
05:51Moi je vous dis, cette primaire aura lieu.
05:53J'en suis absolument convaincu.
05:53C'est vraiment le convaincre, réussir à le convaincre, Edouard Philippe ?
05:56Encore une fois, je le dis ici, c'est inéluctable.
06:00Aujourd'hui, vous avez des candidats qui sont tous entre 5 et 10%,
06:04hormis Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
06:07Si on veut éviter le deuxième tour à l'FIRN,
06:09qui serait une catastrophe pour le pays,
06:11il faut bien organiser un rassemblement.
06:12Je ne vois pas d'autre moyen d'organiser le rassemblement
06:14que de faire une primaire.
06:15Mais je ne suis pas le seul.
06:16Vous avez un sondage par ailleurs qui est sorti.
06:1974% des électeurs de cet espace politique
06:21sont favorables à une primaire.
06:22C'est le cas dans tous les électorats.
06:24On va prendre une dernière question.
06:25On a vu hier apparaître avec un enfant de 8 ans
06:28dans la manifestation qui a insulté le président de la République.
06:31Qu'est-ce que ça dit de notre époque ?
06:32Je n'ai pas encore vu cette...
06:35J'étais moi ici en réunion avec des chefs d'entreprise
06:38hier soir, ici en réunion publique.
06:42Je vais regarder et je vous répondrai.
06:43Sur la pétition qui vient de déplacer un million de signatures
06:45pour l'intelligence CNews, vous en pensez quoi ?
06:48On en a parlé avec les députés de mon groupe.
06:50Moi, ce que je pense, c'est qu'on peut avoir des débats
06:52sur le pluralisme de l'information.
06:55Je pense que c'est très bien.
06:56Mais si on commence à se lancer dans l'organisation de débats
06:59à l'Assemblée nationale sur est-ce qu'il faut fermer
07:01spécifiquement telle antenne, on n'en sort pas
07:03parce que vous avez différents partis politiques
07:04qui vont chercher à aller faire signer des pétitions
07:06à leurs militants ou à leurs soutiens.
07:08Demain, ça sera d'autres chaînes, y compris de l'audiovisuel public.
07:12Donc moi, je pense que...
07:13Je pense qu'il faut un débat sur la pluralité de l'information.
07:15Pas un débat sur les CNews à l'Assemblée.
07:17Il faut un débat sur le pluralisme de l'information en général.
07:20Pour revenir sur la conférence sociale de demain,
07:22vous n'y attendez rien du coup ?
07:23Merci.
07:23Merci.
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