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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews et merci d'être avec nous pour l'heure des pro-week-end.
00:06Je rappelle que le dimanche c'est la grande soirée politique, c'est votre nouveau rendez-vous sur CNews tous
00:11les dimanches.
00:12Ça commence à partir de 18h.
00:14A 21h vous allez pouvoir retrouver Laurence Ferrari pour son émission politique.
00:18Et à 22h, Gauthier Lebrecht accompagné d'Eric Tegner pour 100% politique.
00:25Avec nous, Joseph Masses-Caron, chère Joseph Masses-Caron, bonsoir.
00:30Nous sommes également avec Hélène Rouet, chère Hélène, bonsoir.
00:34Jules Torres est avec nous et Alexandre Devecchio qui visiblement s'est perdu dans les couloirs.
00:40Je ne lui dirai rien puisque Alexandre Devecchio nous a fait l'honneur d'être dès 18h avec nous, entre
00:4718h et 19h.
00:48Et visiblement il s'est perdu.
00:49Vous voulez qu'on essaye de l'appeler en direct ?
00:51Il était déjà là hier matin en plus.
00:52Mais il était là hier matin.
00:54Mais Alexandre Devecchio, qu'est-ce qui lui arrive le pauvre et personne ne me dit rien en régie ?
00:59Bon, ce n'est pas bien grave, on a beaucoup de choses.
01:01Attendez, on est en direct.
01:02Alexandre, nous sommes en direct, tu es où ?
01:05Je suis dans l'ascenseur.
01:06Il ne faut pas arriver me chercher.
01:07Ah, il est dans l'ascenseur.
01:08Tu sais, cher Alexandre, que tu es en direct sur CNews.
01:12Je sais, mais c'est nous, il faut venir sur celui des invités.
01:16Ah d'accord, ça va être de la faute évidemment, mais c'est de la faute de CNews.
01:20Mais cher Alexandre, vous savez que c'est souvent de la faute de CNews en ce moment.
01:27Tout est de la faute de CNews.
01:28A tout de suite, cher Alexandre.
01:33Donc, Alexandre Devecchio, regardez.
01:35Vous étiez en direct, cher Alexandre ?
01:36Il va passer devant la caméra, bien sûr.
01:41Mais évidemment, mais faites comme chez vous, Alexandre Devecchio.
01:45Merci de nous retrouver pour l'heure des pros.
01:48On va commencer parce que c'est beaucoup de la faute de CNews à tel point qu'il faut fermer
01:52CNews.
01:52Il faut qu'il y ait un écran noir.
01:54Et je salue vraiment les téléspectateurs de CNews qui, face aux censeurs du dimanche, répondent présents, très nombreux.
02:02Et qui, hier, passait une nouvelle fois pour le plus grand bonheur des censeurs.
02:07CNews, première chaîne d'information.
02:09Gabriel Attal a été interrogé sur la fermeture de CNews.
02:12Je vous propose d'écouter Gabriel Attal qui défend le pluralisme.
02:16On en a parlé avec les députés de mon groupe.
02:18Moi, ce que je pense, c'est qu'on peut avoir des débats sur le pluralisme de l'information.
02:22Je pense que c'est très bien.
02:23Et si on commence à se lancer dans l'organisation de débats à l'Assemblée nationale sur est-ce qu
02:28'il faut fermer spécifiquement telle antenne,
02:30on n'en sort pas parce que vous avez différents partis politiques qui vont chercher à les faire signer des
02:33pétitions à leurs militants ou à leurs soutiens.
02:36Demain, ça sera d'autres chaînes, y compris de l'audiovisuel public.
02:39Donc moi, je pense qu'il faut un débat sur le pluralisme de l'information en général.
02:43Vous êtes sûr qu'il ne faut pas qu'il y ait de débat ?
02:47Débattons quand même de la fermeture de CNews.
02:50Non, il faut débattre du pluralisme.
02:52Et Gabriel Attal rappelle une évidence.
02:55Oui, on a même pu dire qu'en démocratie, on ne fermait pas de chaîne de télévision.
02:59Je ne savais pas qu'on était dans la Russie soviétique.
03:03Ceux qui ont attaqué Viktor Orban il y a peu ont l'air de trouver ça naturel.
03:08Non, moi, je pense qu'il aurait pu être encore plus ferme sur les paracides.
03:11Ça va, Gabriel Attal a rappelé une évidence.
03:14Vous savez, les Constitutres Horizons ont été beaucoup plus fermes que ça.
03:16Patrie et l'Ethus, par exemple, monsieur Patrie et l'Ethus.
03:18Oui, je ne pensais pas à lui, mais oui.
03:20Mais vous aviez également le vice-président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale
03:24qui a expliqué qu'on vivait dans un temps de...
03:27Que c'était juste lunaire d'avoir même le débat sur effectivement la fermeture d'une chaîne de télévision.
03:31Joseph Massescaron, le patron de rédaction que vous avez été ?
03:35Je n'ai jamais vu ça.
03:37Jamais.
03:37C'est-à-dire que même à l'époque la plus dure...
03:40Parce qu'il y a eu des époques qui ont été dures à un moment donné.
03:42Je ne vais pas jouer les...
03:44Mais vous vous rappelez à l'époque où une certaine gauche dénonçait l'Empire R100.
03:49Mais jamais on a eu l'équivalent de ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
03:54Ce qui est en train de se passer aujourd'hui est très grave.
03:56Et très grave parce que ça concerne d'abord, évidemment, bien sûr, une chaîne qui est une chaîne qui a
04:02mis le pluraliste qui en fait son projet éditorial.
04:05Bon, d'abord.
04:07Ensuite, parce qu'évidemment, il ne s'arrête pas là.
04:09Ils pensent évidemment à tout journaliste.
04:11Ils mettent une cible sur un grand nombre de journalistes.
04:14Enfin, on a vu qu'ils sont en train maintenant de choisir les livres qu'il faut lire ou qu
04:19'il ne faut pas lire.
04:20Je ne sais pas si on en parlera.
04:21Qui, pour moi, semble l'élément le plus grave du week-end.
04:24Personnellement, en tant qu'auteur, c'est l'élément le plus grave du week-end.
04:28Et là encore, je reviens parce que je suis le plus vieux sur ce plateau.
04:30Jamais la CGT du livre...
04:32Je dis bien.
04:32Jamais la CGT du livre n'aurait fait ça.
04:35Jamais.
04:36Parce que, vous voyez, il y a une loi qui s'appelle la loi de 1947, qui est la loi
04:40sur la distribution.
04:41Et évidemment, toute personne qui entrave la distribution, normalement, ils encourtent des sanctions.
04:45Et des sanctions très graves, en plus.
04:47Parce que la loi de 1947 garantit, il faut bien le savoir, le pluralisme.
04:52Donc, on revient à CNews, on revient à la question du pluralisme.
04:54Ce qui me frappe là-dedans, dans cet élément, dans ce contexte général, c'est qu'on nous a volé,
05:01je dis on, en tant que citoyen français,
05:03on nous a volé l'élection présidentielle de 2017, grâce à un certain nombre de juges.
05:09On nous a volé l'élection présidentielle de 2022, en disant, ça y est, on enfile le treillis, tout le
05:15monde derrière Emmanuel Macron.
05:17Et là, on est en train de voler les Français, encore une fois, de les voler pour cette élection-là.
05:24Mais non, mais moi je ne suis absolument pas d'accord, et je ne les trouve pas très courageux en
05:28réalité, ces candidats à l'élection présidentielle.
05:30Parce qu'on a un sujet qui est extrêmement déterminant, on a un sujet qui peut amener à du clivage.
05:35Moi, je n'ai pas l'impression qu'on nous prive de l'élection présidentielle.
05:38Au contraire, c'est aux candidats à l'élection présidentielle de se saisir de tous les sujets d'actualité.
05:42Et pour le coup, ça fait un mois et demi qu'on a mille sujets d'actualité.
05:46Que ce soit le sujet de la violence, que ce soit le sujet de l'éducation, que ce soit le
05:49sujet de M. Mélenchon.
05:50Mais M. Mélenchon, on le laisse tellement dire tout ce qu'il dit, qu'on a l'impression finalement que
05:55c'est lui qui est le dénominateur commun du débat public.
05:58Et qu'il peut dire toutes les dingueries possibles.
06:00Ses amis, ce week-end, ont dit par exemple qu'il fallait s'en prendre au bar, au bistro, qui
06:06vivent depuis des années une catastrophe.
06:09C'est-à-dire qu'il y a une raréfaction des visites.
06:12Et ses amis disent, les bars et les bistro qui diffusent ces news, il faut s'en prendre à eux.
06:18Personne ne dit rien.
06:19On a Jean-Luc Mélenchon qui nous dit que les journalistes, notamment Éric Tegner, sont des rats crevés et des
06:24moustiques qu'il faut éradiquer.
06:26Personne ne dit rien.
06:27On a Jean-Luc Mélenchon qui nous dit que les locaux où nous sommes actuellement, il faut les décontaminer.
06:31Les décontaminer.
06:32Je te reste, vous êtes en train de conforter ce que j'ai dit.
06:35Non mais, non mais, et bien non, non, parce que, précisément, et bien justement, pardonnez-moi, mais moi je suis
06:41d'accord avec Mme Roué, je suis d'accord avec Mme Roué.
06:43J'ai regardé avec attention, Gabriel Attal il devrait être beaucoup plus énervé sur ce sujet.
06:46Bruno, il n'y a pas besoin de s'énerve déjà.
06:49Je te reste, j'ai regardé.
06:50Les indignations qui ne servent pas à grand chose, pour moi, les...
06:54J'ai regardé avec attention, j'ai regardé avec attention les constructeurs des candidats à la présidentielle.
07:00Personne ne bouge une oreille.
07:02Mais, personne ne bouge une oreille.
07:03Vous n'êtes pas obligé de hausser le ton pour rappeler une évidence.
07:06Parce qu'ils sont tous dans la soumission.
07:07C'est ce que je peux dire, juste un mot.
07:09I agree with M. Scamon.
07:10Vous n'êtes pas obligé de hurler pour rappeler une évidence, défendre le pluralisme, défendre la liberté d'expression, et
07:17il l'a dit clairement.
07:19J'ai trouvé que d'ailleurs, il avait été plus convaincant à ce moment-là, que lorsqu'en juillet 2024,
07:24il appelait à voter la France insoumise pour faire barrage au Rassemblement National.
07:28Si je peux me permettre.
07:28J'ai trouvé que c'était plus complexe comme réflexion, Jules, très rapidement.
07:33J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup plus d'autorité quand il appelait à voter pour Jean-Luc Mélenchon,
07:36qu'aujourd'hui, pour défendre ces news.
07:38Mais regardez le pluralisme des idées, parce qu'on n'est pas d'accord.
07:42Le sujet peut faire sourire, mais il est tellement grave.
07:45On est à un tel niveau de violence et un tel niveau d'intimidation qu'en effet, moi, je trouve
07:50les candidats à l'élection présidentielle très timides et sous pression.
07:54Sous pression de M. Mélenchon.
07:55Avançons. Manuel Bompard, aujourd'hui, a attaqué Édouard Philippe.
07:59Alors, Édouard Philippe, c'est extraordinaire.
08:00Il a eu le malheur de dire ce qu'il a vu, comme des millions de Français, c'est-à
08:06-dire qu'une partie de l'immigration, évidemment pas toute l'immigration, était impliquée dans les émeutes du 17 octobre.
08:15Il s'avère qu'il s'est fait attaquer par Manuel Bompard, et après, on écoutera M. Glucksmann.
08:20Je ne sais pas qui conseille Glucksmann sur la politique, mais son analyse est particulière.
08:26Écoutons Édouard Philippe et Manuel Bompard, le pif-paf, à quelques jours d'intervalle.
08:31J'ai dit qu'il y avait des Français issus de l'immigration.
08:34Je comprends qu'on dit que dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration serait traduire une
08:40pensée raciste.
08:40Non, mais on rêve ou quoi ? Bien sûr qu'il y a des Français issus de l'immigration.
08:43Et ils sont Français, et ils ont les mêmes droits que les Français, et les mêmes devoirs.
08:48Et on peut parler de Français issus de l'immigration.
08:51On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême-gauche, imposée par
08:56M. Mélenchon,
08:57qui est le premier à utiliser les codes de l'antisémitisme, qui est le premier à remettre en cause l
09:00'universalisme républicain,
09:02qui est le premier à avoir réutilisé par l'extrême-gauche un terme, le terme de racisé.
09:07Il fait référence à quoi, le terme de racisé ?
09:09Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays, et on n'aurait pas le droit de le
09:12dire,
09:12mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ?
09:14Et si M. Mélenchon a envie d'un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme.
09:18Quand il veut, où il veut.
09:20Est-ce que vous pouvez comprendre que pour des gens qui vivent en France,
09:24qui ont peut-être un grand-parent étranger ou issu de l'immigration,
09:30pendant combien de générations il va falloir qu'on les caractérise comme des personnes issues de l'immigration ?
09:34Je dis juste qu'il ne faut pas utiliser cet argument comme le fait Edouard Philippe
09:37pour essayer d'aller stigmatiser une partie de la population.
09:40Et puis, on ne va pas faire les hypocrites.
09:42Vous savez très bien que quand Edouard Philippe dit ça,
09:45il ne parle pas de gens qui ont un grand-père italien, polonais.
09:50On voit bien qu'il cible une partie des enfants ou des petits-enfants issus de l'immigration.
09:58Et donc oui, moi j'assume de vous dire que quand Edouard Philippe dit ça,
10:01il se livre à une forme de stigmatisation raciste.
10:05Une stigmatisation raciste ?
10:06Écoutons M. Glucksmann qui considère qu'Edouard Philippe a perdu la présidentielle pour avoir dit cela.
10:13Et il s'y connaît en perte de présidentielle.
10:15Non mais ce n'est pas ça, c'est que je me dis...
10:17C'est-à-dire vraiment, il doit avoir...
10:19Il doit pouvoir en discuter avec Thomas Legrand et Patrick Cohen sur la présidentielle
10:24pour se dire qu'Edouard Philippe a perdu cette campagne à ce moment-là.
10:29Regardez, on écoute.
10:30Il devait faire 30% ce lot.
10:32Je comprends la logique qui conduit tant de signataires à vouloir cela.
10:36Mais on est dans un état de droit.
10:39Ce n'est pas au Parlement ou au parti politique d'interdire des chaînes de télévision.
10:47Mais au régulateur, l'Arcom notamment, de sanctionner ?
10:49Et je viens à cela.
10:50C'est au régulateur, l'Arcom, de sanctionner quand le contrat qui est passé avec une chaîne est violé.
10:59Et donc ce qu'il faut, c'est appuyer l'Arcom, lui donner les moyens de pouvoir sanctionner CNews.
11:05De pouvoir faire en sorte que si le contrat est violé, et le contrat est violé,
11:10eh bien il n'y ait plus de réseaux yartiens qui soient donnés par exemple à CNews.
11:16Absolument rien à voir avec le sujet que nous traitions.
11:19Puisque je souhaitais qu'on entende Raphaël Glucksmann sur Édouard Philippe
11:26qui a perdu les liens entre une partie de l'immigration et donc les émeutes.
11:32Et M. Glucksmann considère qu'il a perdu visiblement la présidentielle sur cette déclaration.
11:37Jules Torres.
11:38Oui, mais évidemment que Raphaël Glucksmann se trompe.
11:40Évidemment qu'Édouard Philippe n'a pas perdu la campagne présidentielle là-dessus.
11:43Édouard Philippe, il a perdu la campagne présidentielle parce que sa campagne, elle n'a ni que ni tête,
11:47qu'il est obligé de faire des rodomontades sur la question de l'immigration,
11:50alors que même on n'a rien compris depuis le début au programme d'Horizon.
11:55Et encore une fois, Édouard Philippe a dit une vérité.
11:58Alors il l'a dit bizarrement, mais je pense que c'est parce qu'il maîtrise assez mal,
12:02parce que personne ne dit en 2026 des Français que je considère comme Français.
12:07Des jeunes de l'immigration que je considère comme Français.
12:09Non, ils sont Français ou pas. Ils ont des papiers ou pas.
12:11Mais par contre, vous pouvez questionner leur appartenance à la communauté nationale.
12:16Ça, c'est mieux dit.
12:17Et ça prête peut-être moins à la polémique.
12:19Monsieur Glucksmann, on l'écoute.
12:22Moi, ce que je crois, c'est qu'Édouard Philippe, c'est politiquement qu'il a fait une faute là.
12:27Et que c'est politiquement qu'il va perdre.
12:29Pourquoi ? Parce qu'en fait, il rompt là avec la possibilité d'incarner pour lui un centre droit
12:39qui est révulsé par la dérive de la droite vers l'extrême droite.
12:47Et que ces gens-là existent dans le pays.
12:49Il y a beaucoup de gens qui sont de centre droit et qui veulent une société apaisée.
12:53et qui ne comprennent pas pourquoi on irait tout le temps sur les plates-bandes de l'extrême droite.
12:58Voilà.
12:59Donc, simplement établir un lien avec...
13:04Monsieur Fourquet l'avait fait d'ailleurs, les premières comparations.
13:07Ça lui a valu cher.
13:09Évidemment, il a été condamné.
13:10Il a fait une faute, une faute politique.
13:12Mais les Insoumis, eux-mêmes, le font quand ils interviennent ?
13:16Pour le coup, si certains parlent de couleur de peau, c'est plutôt eux.
13:20Là, on parlait d'immigration, mais eux parlent de race blanche, etc.
13:25Donc, effectivement, c'est à géométrie mariale.
13:28Mais il y a quand même une chose intéressante dans cette histoire.
13:31On a vu Edouard Philippe hausser le ton pour la première fois.
13:34Elle est un peu près claire.
13:35Proposer un débat.
13:37Donc, ça aura eu au moins cette vertu.
13:39Profitez-en, ça ne va pas durer.
13:40De le faire sortir de son anesthésie générale.
13:43C'est quand même intéressant de voir qu'en effet, c'est quand même la France Insoumise
13:46qui, depuis dix ans, a remis la question de la race, a remis la question de la couleur de peau
13:50au milieu du débat public.
13:52C'est-à-dire que Manuel Bompard, il est bien gentil,
13:55mais quand il nous dit que quand Edouard Philippe parle de jeunes issus de l'immigration,
13:58il ne parle pas des Italiens et des Portugais.
14:01Évidemment qu'il ne parle pas de ça.
14:02Évidemment qu'il parle de la jeunesse qui vit en banlieue.
14:06Tout cela est évidemment sourcé.
14:07Le ministère de la Justice nous a dit qu'il y avait 80% des émeutiers du 17 octobre
14:11qui venaient non pas de Paris, mais qui venaient de la Seine-Saint-Denis, des Yvelines et du Val-de
14:17-Marne,
14:18que Jérôme Fourquet, en effet, sur un échantillon qui lui appartient.
14:21Oui, il est juste patron de l'IFOP, qui est un institut de référence.
14:24Il a le droit de faire un échantillon.
14:26Lui, il dit qu'il y a 70 à 75% des émeutiers interpellés
14:30qui avaient des prénoms arabo-musulmans.
14:32C'est une donnée qui est intéressante.
14:33Quand le ministère de la Justice nous dit qu'il y a 30 à 35% des personnes qui ont
14:38été incarcérées
14:39qui sont des étrangers, des étrangers, pas des binationaux.
14:42On parle d'étrangers, majorité algérienne, marocaine, tunisienne.
14:46Ça, c'est des informations, mais évidemment, pour le système médiatique, pour M. Glucksmann.
14:51Moi, je pense que c'est sur cette question que M. Glucksmann, il a perdu l'élection présidentielle.
14:54Ah ouais, bah écoutez, c'est ça.
14:56Je crois qu'il a perdu sur beaucoup de questions, mais...
14:59Sur beaucoup de questions, il a perdu.
15:00Moi, j'aimerais qu'on puisse reproposer un sondage, et ça aussi, c'est un tabou dans le tabou,
15:06c'est-à-dire, que veulent les Français ?
15:08En 2023, au moment des émeutes de 2023, l'Institut de sondage CSA avait demandé aux Français
15:16est-ce que vous êtes favorable ou non à la déchéance de nationalité
15:19pour les binationaux ayant participé aux émeutes ?
15:24Donc, c'est le concept même qui sera peut-être demain interdit, si la France insoumise est au pouvoir,
15:30de remigration. On est bien d'accord.
15:3273% des Français étaient favorables à la déchéance de nationalité française des binationaux
15:39ayant participé aux émeutes. C'est quand même extraordinaire de voir ça.
15:44Et 45% à l'époque des sympathisants LFI, vous avez 45% de sympathisants qui sont extrêmement...
15:52Des sympathisants LFI étaient favorables à cela. 45% également chez Europe Écologie Les Verts
15:58et 70% au PS. 70% à l'extrême.
16:02Ce qui est complètement dingue pour le coup, c'est qu'il y a un consensus absolu
16:05dans la société française jusqu'à LFI sur ces questions-là.
16:09Donc, on devrait parler des solutions, comment on met en place les choses
16:12plutôt que de continuer à jouer les vierges effarouchées à chaque fois qu'on nomme le réel.
16:18Je vous propose d'écouter Dominique Régnier, et on va avancer, on va parler de Jean-Luc Mélenchon.
16:23Un programme de dictateur, selon Dominique Régnier.
16:27Du moins, un programme autoritaire, parce qu'on est beaucoup allé sur les outrances.
16:32Certains sont intéressés aux images hier au Bourget.
16:37Quel tribun !
16:37Mais c'est vrai, on écoute Dominique Régnier.
16:40On écoute Dominique Régnier.
16:42Il a dit des choses. J'espère que les téléspectateurs vont s'en saisir, et les électeurs.
16:48Parce qu'il a beaucoup insisté sur, je donne un exemple, la nécessité de créer deux états d'urgence.
16:57Un état d'urgence économique et social, un état d'urgence climatique.
17:01État d'urgence, ça veut dire, et il l'a dit lui-même,
17:06que l'on pourra agir très rapidement, sans le Parlement, sans le Parlement,
17:12pour prendre des mesures que l'on fera ensuite valider par le Parlement.
17:17Mais est-ce qu'on se rend compte de ce que ça veut dire ?
17:19Et il parle de réquisition dans ces mesures d'urgence.
17:23Au nom du climat...
17:24Et on connaît son rapport à la propriété privée.
17:25On connaît son rapport à la propriété privée.
17:27Moi, ce que j'entends là, et c'était une des grandes conclusions de son discours,
17:32une des grandes lignes, c'est la construction d'un programme autoritaire.
17:36Il est du début jusqu'à la fin autoritaire.
17:40Alors, c'est intéressant, Dominique Reynier, parce que ça, c'est un discours qu'on a peu entendu.
17:44On n'est plus allé sur le fond et les 1068 propositions qui ont été faites,
17:48non pas hier, parce qu'il a fallu quelques heures pour Jean-Luc Mélenchon pour les présenter,
17:53mais sur le fond, c'est-à-dire le programme,
17:55et notamment cette idée d'état d'urgence sociale et climatique.
18:00Oui, et deux.
18:02C'est une autre façon de voir la société, de voir les institutions, la République.
18:08Totalement, notamment dans ce programme, à peu près aux alentours des pages 50,
18:12il y a tout un chapitre qui est sur collectiviser les biens communs.
18:17Collectiviser les biens communs, et alors ces biens communs, évidemment,
18:19sont définis de la manière la plus large possible.
18:22C'est-à-dire, ça peut être les biens qui relèvent de la propriété privée,
18:25mais c'est aussi les biens qui relèvent tout simplement de l'utilisation de la nature, par exemple.
18:31Parce qu'il y a un élément qui est important, une phrase aussi,
18:35qui évidemment parle à des jeunes, parce que ça fait extrêmement romantique,
18:38c'est « nous ne devons pas prendre plus que ce que la nature nous donne ».
18:42Ça sonne bien quand on entend ça.
18:44Or, ce qu'il y a derrière est extrêmement…
18:48Moi, je trouve, me fait peur, parce qu'il y a toujours, évidemment…
18:51Qu'est-ce qu'il y a derrière ?
18:52Il y a derrière le fait que ce n'est pas, évidemment, à la nature d'être transformé.
18:57C'est nous qui devons être transformés.
18:59C'est-à-dire, c'est l'homme qui doit être transformé.
19:01Et attention, parce que lorsque Mélenchon, dans tout son programme,
19:05dit « je vais placer l'homme au centre, le remettre au centre de la cité, de la ville, ou
19:10ce qu'on veut »,
19:11c'est l'homme revu et corrigé par LFI.
19:14C'est-à-dire, comme autrefois, au Cambodge, l'homme était revu et corrigé par Lekmer Rouge.
19:19C'est exactement la même problématique.
19:21Alors moi, ce qui m'amuse, pardon, juste là aussi, je vais faire le vieux journalisme,
19:26et ce qui m'intéresse, c'est que les journalistes disent « oh, c'est incroyable, il met l'écologie
19:32devant, etc. »
19:34Mais ce n'est pas la première fois qu'il le fait.
19:36Je rappelle quand même que le moment où il fonde le parti de gauche,
19:41il le fonde sur un slogan qui est l'éco-socialisme,
19:44fait par une certaine Martine Billard, élue de Paris.
19:47Martine Billard, elle a disparu dans la trappe.
19:49Comme beaucoup de gens de LFI ou des Insoumis, ils disparaissent,
19:53on ne sait même pas ce qu'ils deviennent après.
19:55Et ça, c'est vraiment frappant.
19:57Donc, il s'agissait de siphonner l'électorat écologiste à l'époque, pour les partis de gauche.
20:02Eh bien, il refait exactement le même type d'opération.
20:05Pour l'instant, Jean-Luc Mélenchon est quand même dans une excellente séquence.
20:08Quand on voit effectivement que les écologistes sont en train de le suivre,
20:11quand on voit également ses quelques députés,
20:13s'il y a neuf députés PCF et Ultramarins,
20:16si vous voulez, vous avez un candidat à PCF qui s'appelle Fabien Roussal,
20:18ils ont même décidé de ne pas suivre leur propre candidat
20:20et de suivre tout de suite Jean-Luc Mélenchon.
20:22Donc, il est quand même dans une bonne séquence, qu'on le veuille ou non.
20:24Alors oui, on peut s'extasier pour dire que c'est un très bon tribun.
20:27Je citerai Aquilino Morel, qui était dans le JDD ce matin.
20:29Il a dit que les Français, le tribun, ils peuvent l'admirer,
20:32mais ils ne votent pas pour lui.
20:32Les Français, ils veulent un consul, ils veulent un président de la République,
20:35ils ne veulent pas forcément quelqu'un qui parle très bien derrière un discours.
20:38Et pour revenir sur le côté autoritaire du programme,
20:40moi j'aimerais insister aussi sur le côté complètement irréaliste
20:44et surtout dénué aussi de sens.
20:45Si on prend juste l'économie, déjà, il est chiffré sur seulement un an.
20:49Au risque, un quinquennat, c'est cinq ans.
20:52Donc en fait, pourquoi vous chiffrez uniquement la première année ?
20:54C'est vrai que c'est assez étrange.
20:5782 milliards...
20:57Il répond serait plus tard.
20:58Non mais voilà, on verra ce qui se passe dans un an.
21:00Ben oui, mais non, en fait, quand on a un pays avec 3 600 milliards de dettes
21:03et qu'on veut en plus en créer 82 milliards de plus,
21:06qu'on ne parle pas d'économie, qu'on parle que des dépenses en plus,
21:08il y a un moment donné, il y a quelqu'un qui s'appelle la BCE,
21:11il y a quelqu'un qui s'appelle le FMI,
21:12qui va nous dire, les gars, on va peut-être arrêter les bêtises là,
21:15ça ne ressemble à rien.
21:16Donc même sur ce programme économique, en réalité,
21:18c'est autoritaire sûrement, mais surtout, pour moi,
21:21c'est surtout dénué de sens pour l'instant.
21:22C'est vrai que l'argument qui est donné est absolument dingue,
21:24c'est-à-dire que le système médiatique est quand même très, très sympathique
21:27avec Jean-Luc Mélenchon.
21:28Quand il y a le contre-budget du Rassemblement National qui nous est donné,
21:31le contre-budget du Rassemblement National,
21:33vous avez pas moins de 40 journalistes qui vont à la conférence de presse,
21:35qui vont les plucher des décors.
21:36Ils sont tous là en train de scruter le moindre amendement,
21:40le sous-article du machin du bidule,
21:42alors que là, dans le budget de la FMI,
21:44alors il y a 1069 mesures,
21:46c'est 222 passes, je crois, le programme L'Avenir en Commun,
21:49je veux bien que ça prenne du temps,
21:51que les journalistes parfois, notamment du service public,
21:53ne bossent pas le week-end,
21:54mais il y a des dingueries absolues
21:57dans l'argumentaire de la France Insoumise.
21:59Enfin, le plafonnement de l'héritage,
22:01l'interdiction des sondages politiques
22:02avant que les candidats soient donnés.
22:04Ça, c'est quand même absolument lunaire.
22:06C'est-à-dire que M. Lysnard, par exemple,
22:07s'il n'avait pas été candidat,
22:09et s'il n'avait pas dit qu'il était candidat,
22:10on n'aurait pas eu le droit, selon la France Insoumise,
22:12de le pronostiquer.
22:13M. Zemmour, en 2022,
22:15avant qu'il se déclare,
22:17c'était à la fin du mois de novembre,
22:18le 30 novembre 2021,
22:19si ma mémoire est bonne,
22:20il était dans les sondages depuis quelques mois.
22:23On n'aurait pas eu le droit, selon la France Insoumise.
22:25Donc ça, c'est aussi absolument lunaire.
22:26Mais il y a des trucs sur l'économie,
22:27sur la diplomatie,
22:28qui sont absolument dingues.
22:29Et on a l'impression que ça passe crème.
22:31Que le système médiatique,
22:33ça passe crème.
22:34Il laisse complètement passer un programme,
22:37un programme, comme le dit le GDD ce matin,
22:39rouge qui tâche,
22:40alors que la moindre contre-proposition de budget
22:43proférée par M. Jean-Philippe Tanguy,
22:45alors là, non.
22:46C'est impossible.
22:46C'est pas très sérieux.
22:48Puis vous avez la presse,
22:49vous avez la presse économique,
22:50les échos notamment,
22:51qui vous disent,
22:51non, non, c'est pas sérieux.
22:52Là, pour la France Insoumise,
22:53il n'y a rien.
22:54Il n'y a rien du tout.
22:55Le climat, maintenant, sur le terrain.
22:58Non, non, on avance, s'il vous plaît, Joseph.
22:59Il a raison.
23:00Très bien.
23:01Il y a un truc de fait dont on ne parle absolument pas,
23:02c'est que tout le monde avale l'histoire,
23:05le récit de Clémence Guettet,
23:06qui dit,
23:06ce sont des milliers de personnes,
23:08etc.
23:08Mais quand vous savez comment ça se passe,
23:11comment ça se passe ?
23:12Un congé de 7 jours,
23:12quand votre ami décède ?
23:14On est dans quel pays ?
23:16Le climat sur le terrain,
23:18à présent, s'il vous plaît.
23:20Et là aussi, c'est intéressant,
23:22c'est de voir qu'il y a des confrontations
23:25entre des personnes qui sont liées
23:29à la mouvance ultra-radicale de gauche,
23:31méga-radicale d'extrême-gauche,
23:33et des scènes et des séquences
23:35qui visent désormais des personnes
23:39qui ont soit des commerces
23:40et même des brasseries.
23:42La brasserie de Romain Mage
23:44est prise pour cible chaque samedi
23:47depuis le début des manifestations
23:48du 17 octobre
23:50parce que le gérant est accusé
23:52d'avoir accueilli des rencontres
23:53du Rassemblement National
23:54et à cause de cela,
23:56son établissement est systématiquement saccagé.
23:59Je vous propose de voir le sujet
24:00de Sharon Camara.
24:03Sur ces images,
24:05plusieurs individus vêtus de noir
24:07s'en prennent à cet établissement.
24:11armés de parapluies,
24:13de matraques télescopiques
24:14et de projectines,
24:15ils fracassent les devantures,
24:17saccagent le mobilier
24:17et s'attaquent même aux gérants.
24:19Ma femme a été lourdement touchée
24:21à la tête
24:21et on s'est retranchés
24:22dans l'établissement.
24:24Jamais on n'a pensé
24:25qu'ils s'attaqueraient à nous
24:26physiquement
24:26puisqu'on ne fait rien,
24:28on ne fait rien,
24:29on fait juste du commerce.
24:30La scène s'est déroulée
24:31ce samedi vers 16h30,
24:33boulevard Foch
24:34en plein centre danger.
24:35Selon les informations
24:36du quotidien régional
24:37Ouest France,
24:39une cinquantaine d'individus
24:40ont surgi du cortège
24:41de façon coordonnée
24:42pour s'attaquer
24:43à la brasserie des variétés.
24:45On n'a jamais cherché
24:46à provoquer
24:46qui que ce soit.
24:47On vend des diabolomantes
24:48à des ados,
24:50on vend des chocolats chauds,
24:52on vend des chocolats liégeois,
24:53on accueille des personnes âgées,
24:55on vend de la raclette.
24:56Ce n'est pas du tout
24:57un repère de bandits
24:59d'extrême droite
25:00comme sont marqués
25:01ces gens qui revendiquent
25:03et légitiment leurs attaques.
25:06Depuis qu'il a reçu
25:07une rencontre du RN
25:08dans son établissement,
25:09il subit des dégradations
25:10à répétition.
25:12Le premier samedi,
25:13on a eu des tags
25:14avec marqué
25:14nazi,
25:15akab,
25:15facho,
25:17peint sur les vitrines.
25:18Le deuxième samedi,
25:20ils ont recommencé
25:21les mêmes tags
25:21mais avec marqué encore.
25:23Troisième samedi,
25:24on a les vidéos,
25:26ils sont venus
25:27plus aguerris
25:28avec des marteaux.
25:29Le couple
25:30chiffre les dégâts
25:31à plusieurs dizaines
25:32de milliers d'euros
25:33sans compter
25:34le manque à gagner.
25:35Malgré le choc,
25:36les gérants
25:37préparent la réouverture
25:38de la brasserie
25:39des ce lundi.
25:41Alors,
25:42je pense toujours
25:42aux téléspectateurs
25:43qui ne sont pas forcément
25:45attentifs aux images
25:47ou qui écoutent
25:48une oreille
25:48et qui voient marquer
25:49une brasserie vandalisée
25:50par des casseurs
25:51arrangés.
25:52C'est une de plus.
25:53à Angers.
25:54Non mais une de plus
25:55depuis le 17 octobre
25:56à Alexandre Devecchio.
25:57Sauf que là,
25:58ce n'est pas ça.
25:59C'est une brasserie
26:00qui à répétition
26:02est visée
26:03par l'extrême gauche
26:04sous prétexte
26:05que vous avez
26:07un patron
26:08d'une brasserie
26:09qui a eu le malheur
26:11d'accueillir
26:12un événement
26:13ou des rencontres
26:15du Rassemblement National.
26:16On est en plein
26:17dans la pré-guerre civile
26:18ou du moins
26:19les attaques
26:20des milices.
26:21C'est la milice.
26:22C'est la milice.
26:23Je ne sais pas
26:23si c'est la guerre civile
26:24mais pour des antifascistes
26:26c'est exactement
26:26les méthodes
26:28des fascistes.
26:28Donc oui,
26:29c'est du harcèlement
26:29et Joseph-Bas-Escarron
26:30a raison de dire
26:31que c'est arrangé.
26:32C'est plus
26:33qu'une ville
26:35qui connaît bien
26:35mais ça veut dire
26:36que c'est partout
26:38en France
26:38où on laisse faire
26:39des minorités
26:40agissantes.
26:41Et là,
26:41vraiment,
26:42le problème,
26:43c'est un peu
26:43le même problème.
26:44On disait tout à l'heure
26:45que Mélenchon
26:46a un programme délirant.
26:47Les médias ne réagissent pas.
26:49Mais là,
26:49l'État ne réagisse pas.
26:50Où est l'État de droit ?
26:52Moi,
26:52j'aimerais bien
26:52que l'État de droit
26:53soit là
26:53pour protéger
26:54les honnêtes gens,
26:55les commerçants
26:57et laisse faire la milice
26:58en réalité.
26:59Hélène ?
27:00Surtout,
27:01ce qui est important,
27:01une brasserie vandalisée,
27:03la patronne Ève,
27:04donc la femme du monsieur
27:05qu'on a entendu,
27:06elle a l'arcade
27:06qui est cassée
27:07parce qu'elle a voulu
27:08s'interposer
27:09étant donné que ça fait
27:10trois fois
27:10depuis le 17 octobre
27:12qui casse la vitrine
27:13de sa brasserie.
27:14Et en fait,
27:14c'est là où on se rend compte
27:15à quel point
27:15c'est insupportable.
27:17Vous avez également
27:17de nouveau
27:18dans une journée
27:18que tout le monde
27:19a appelée calme.
27:20Laurent Nunez est content.
27:22On se dit que le dispositif
27:23des 70 000,
27:24effectivement,
27:24force de l'ordre,
27:25ça fonctionne.
27:25Alors,
27:26c'est vrai sans être vrai.
27:27Vous avez également
27:27à Grenoble,
27:28par exemple,
27:29hier,
27:29quand il était 19h en tout cas,
27:31à Grenoble,
27:31vous avez déjà
27:32cinq commerces
27:32qui étaient pillés.
27:33Donc en fait,
27:33un commerce,
27:34c'est toujours un commerce
27:35de trop,
27:35mais ça reste une vie brisée.
27:37Quand en plus,
27:37là,
27:38dans le cas d'Angers,
27:38vous rajoutez de la violence
27:39contre quelqu'un,
27:40maintenant,
27:41vous vous rendez compte
27:41pour vous remettre
27:42d'un truc pareil,
27:43c'est juste insupportable.
27:44On en est désormais,
27:45selon les chiffres
27:45d'Alain Di Crescenzo,
27:46le président de CCI France,
27:482600 commerces dégradés
27:50et vous en avez 640
27:51qui ne sont toujours pas
27:52réparés depuis le 17 octobre
27:53parce que tout simplement
27:54les patrons se disent
27:54mais tant que la situation
27:55elle est comme ça,
27:56je ne vais pas commencer
27:57à engager des travaux,
27:58je ne vais pas engager des coûts
27:59alors que ça peut effectivement
28:01survenir la semaine prochaine
28:02et cette brasserie à Angers
28:04est précisément en train
28:04de nous le montrer.
28:05Donc vous avez des commerçants
28:06qui tirent le rideau,
28:07vous avez des commerçants
28:08qui vivent une situation économique
28:09qui est catastrophique
28:10parce qu'à la seconde,
28:11vous avez évidemment maintenant
28:12aussi les coûts indirects
28:13à savoir les Français
28:14qui sortent plus de chez eux,
28:15les Français qui effectivement
28:17vont aller moins
28:18dans ces commerces
28:18alors que c'est la période de Noël
28:19parce que vous vous dites
28:20qu'à tout moment
28:20on peut avoir un samedi
28:22de violence urbaine
28:22donc c'est vrai que vous êtes
28:23dans une situation très compliquée
28:24avec un record de défaillance
28:26d'entreprise
28:26qui franchement,
28:28année après année,
28:28on va finir vraiment
28:31beaucoup de temps
28:31même si les manifestations
28:32s'arrêtent
28:33pour que, Jules Torres,
28:34l'économie,
28:35vous savez,
28:36le plaisir qu'on avait
28:37peut-être le week-end
28:38d'aller en centre-ville,
28:40d'aller vers son commerce
28:42de proximité,
28:43faire ses emplettes,
28:44pourquoi pas aller
28:46dans les magasins
28:47puisque désormais
28:48il y a toujours la crainte
28:49d'avoir ces manifestations
28:50et que l'habitude
28:51est désormais faite
28:52que vous pouvez avoir
28:53les mêmes choses
28:53sur Internet.
28:55Donc ce confinement sécuritaire
28:57il va avoir
28:57des conséquences dramatiques
28:59pour nos commerçants.
29:01Mais là,
29:01ça va au-delà,
29:02c'est-à-dire qu'on a un commerce
29:03qui est attaqué
29:04pour sa pseudo-proximité
29:07avec le RN,
29:08donc ce n'est pas établi,
29:11simplement,
29:12il y a eu des rencontres
29:12du Rassemblement National,
29:14donc il n'y a pas de proximité.
29:15Et puis,
29:16effectivement,
29:16même s'il y avait
29:17une proximité
29:18avec le Rassemblement National,
29:18pris une porte ouverte.
29:20C'est la police de la pensée.
29:21C'est la police de la pensée.
29:22Bien joué.
29:23Il y a la double peine.
29:24D'abord,
29:24en effet,
29:25vous êtes un commerçant,
29:26vous voulez travailler
29:28le jeudi
29:28quand il y a
29:29la manifestation
29:30de l'intersyndicale,
29:31vous voulez bosser
29:31le week-end
29:32parce que c'est là
29:33qu'il y a les touristes,
29:34c'est là que les Français sortent
29:35parce que la fameuse
29:36semaine libre
29:37qui est vendue
29:38par la France Insoumise,
29:39la semaine libre,
29:39c'est notamment le vendredi
29:40et le dimanche,
29:41donc c'est ce moment-là
29:42où les gens sortent.
29:43Et donc,
29:43si vous avez le malheur
29:44d'être à Bastille,
29:45à Nation ou à République,
29:47vous êtes sûr
29:47que vous ne ferez pas
29:48de chiffre d'affaires.
29:49Ça,
29:49c'est le premier point.
29:50Le deuxième point,
29:51c'est qu'en effet,
29:51vous avez un risque de pillage.
29:52Donc,
29:53vous décidez,
29:53soit vous fermez,
29:55pas de chiffre d'affaires,
29:55on revient sur le premier point,
29:57soit vous ouvrez
29:57et il y a un risque de pillage.
29:59Le risque de pillage,
30:00il existe,
30:01on l'a vu le 17 octobre.
30:02Il n'y a pas un commerçant
30:04qui s'est fait piller,
30:06qui s'est fait agresser
30:06le 17 octobre,
30:08qui a reçu
30:08une vraie réponse
30:09de l'État,
30:10qui a reçu
30:11une vraie réponse
30:11des assurances,
30:12parce que les assurances
30:13c'est toujours la même chose,
30:13vous payez,
30:14vous n'avez jamais la garantie
30:15de récupérer votre argent.
30:17Et puis,
30:17il y a le troisième sujet
30:18qui est,
30:19et ça rejoint le sujet
30:19qu'on avait avant,
30:20c'est-à-dire qu'en effet,
30:22on nous bassine en permanence
30:23avec cet état de droit.
30:24L'état de droit
30:25qui serait intangible,
30:27qui serait sacré.
30:28Bon,
30:28l'état de droit,
30:29quand on a un commerce
30:31qui est attaqué,
30:32que personne ne dit rien,
30:33il n'est pas respecté.
30:34Quand vous avez
30:35des jeunes catholiques
30:36qui sont agressés à Rouen
30:37dans le silence général,
30:39bon,
30:39là aussi,
30:40l'état de droit,
30:40il n'est pas respecté.
30:41Alors,
30:41dans ce contexte-là,
30:42certes,
30:42on est à un peu plus
30:43de 160 jours
30:44du premier tour
30:45de la présidentielle,
30:46mais tout le monde
30:46a compris
30:47qu'il y avait
30:49une menace
30:50sur la présidentielle
30:52en cas de second tour
30:53Jean-Luc Mélenchon,
30:55Marine Le Pen.
30:55Et imaginez,
30:56imaginez
30:58que Marine Le Pen
30:59l'emporte,
31:00que pourrait-il
31:01se passer ?
31:03C'est jamais arrivé
31:04dans l'histoire
31:05de la Ve République
31:05qu'un second tour
31:07d'une présidentielle
31:08soit organisé,
31:10se joue dans la rue,
31:11mais surtout soit organisé
31:12un 2 mai.
31:13Donc,
31:13la question
31:14que beaucoup
31:15de spécialistes se posent,
31:16c'est,
31:16est-ce qu'il va falloir
31:17à un moment
31:17ou un autre
31:18prendre ses responsabilités
31:20et éviter
31:22ce coup de folie
31:23que de mettre
31:24une élection présidentielle,
31:26bon,
31:26le 18 avril,
31:27encore,
31:27tout va bien,
31:28mais le second tour
31:29au lendemain
31:30du 1er mai.
31:31Vous voyez le sujet,
31:32il est signé
31:33Julia Ferrand.
31:36Dans quel contexte social
31:38les Français
31:39se rendront-ils
31:40dans les urnes
31:41le 2 mai prochain ?
31:42L'inquiétude
31:43monte face
31:44à un calendrier
31:45électoral
31:45inflexible
31:46sur les dates
31:47du scrutin
31:47selon le JDD.
31:49Certaines classes
31:50politiques
31:51s'alarment
31:51d'un second tour
31:52de l'élection
31:53présidentielle
31:54au lendemain
31:55de la fête du travail.
31:56C'était déjà lunaire
31:57de choisir
31:58ce calendrier
31:58mais depuis
31:59les émeutes
32:00du 17 octobre
32:00c'est devenu
32:01irresponsable.
32:02Une polémique
32:03qui a éclaté
32:04début juillet
32:05lorsque les dates
32:05de l'élection
32:06présidentielle
32:07ont été annoncées
32:08par l'exécutif.
32:09Dans les colonnes
32:10du JDD,
32:11le constitutionnaliste
32:13Benjamin Morel
32:14appelle à modifier
32:15ce calendrier électoral.
32:17Je ne vois pas
32:17comment les médias
32:18pourront respecter
32:19la réserve électorale
32:20en traitant les manifestations
32:21du 1er mai.
32:22Les violences prévisibles
32:24risquent d'influencer
32:24le vote
32:25et que se passera-t-il
32:26si des bureaux de vote
32:27sont détruits
32:28voire incendiés ?
32:29Sollicité par le JDD,
32:31l'Elysée affirme
32:32que les dates
32:33seront conservées
32:34telles quelles
32:34et que tout sera anticipé
32:36pour éviter
32:37les violences
32:38entre les deux tours.
32:40Un changement
32:40de calendrier
32:41qui ne peut intervenir
32:43qu'avant le 31 janvier prochain.
32:46Après,
32:46il sera trop tard.
32:48Alors,
32:49qu'est-ce qu'on fait ?
32:49Est-ce qu'on maintient
32:50le 2 mai ?
32:50Parce que c'est ça
32:52qu'il faut comprendre.
32:53Est-ce que le second tour
32:54doit se dérouler
32:55le lendemain
32:56du 1er mai ?
32:57En vérité,
32:58il ne fallait pas...
32:59Il faut être fou
33:00pour penser ça.
33:01C'est ceux qui ont décidé
33:02de cette date.
33:03Sans doute,
33:03le chef de l'État
33:04en premier chef
33:05a commis effectivement
33:06une faute
33:06et une folie.
33:07Mais je trouve que
33:08maintenant,
33:09revenir en arrière,
33:10ça serait donner
33:11quand même le sentiment
33:12qu'on cède
33:13à la pression
33:14de Jean-Luc Mélenchon
33:15par an.
33:15Ça veut dire que l'État
33:17est tellement faible
33:18qu'il n'est plus capable
33:19d'organiser une élection
33:20présidentielle
33:21dans des conditions normales.
33:22Bref,
33:22tout ça montre
33:23l'État de délabrement
33:24dans lequel est ce pays.
33:26C'est dramatique.
33:27Donc on maintient
33:27le 2 mai pour vous.
33:28La faible...
33:29Qui maintient
33:29et qui veut changer ?
33:30Non, mais...
33:31Changer.
33:33Alors, pourquoi Hélène ?
33:34Non, mais on change
33:34parce que je suis d'accord
33:35avec vous sur le côté
33:36comme on redira
33:38que l'État est faible,
33:39etc.
33:39Oui, il y a un moment donné,
33:40il faut voir la réalité en face.
33:41La réalité en face,
33:42c'est que cette élection
33:43présidentielle,
33:44les Français ont besoin
33:44qu'elle se passe
33:45dans de bonnes conditions.
33:46Et en fait,
33:46vous avez plein d'éléments
33:47qui ce jour-là
33:48vont poser problème.
33:49Vous avez déjà
33:50ce qu'a dit Benjamin Morel
33:51et également
33:52sur la réserve électorale
33:53des médias.
33:54Bonne chance pour traiter
33:55le 1er mai
33:56avec cette réserve électorale.
33:57Ça va être très difficile.
33:58Ensuite, vous avez
33:59d'autres sujets.
34:00Benjamin Morel,
34:00il parle aussi
34:01des bureaux de vote
34:02qui peuvent être pillés,
34:03des bureaux de vote
34:04qui peuvent être dégradés
34:05justement la veille,
34:06le samedi 1er mai.
34:07Et c'est là où on se dit
34:08si vous avez un bureau de vote dégradé,
34:10ça se passe comment ?
34:11Donc ça veut dire
34:11qu'eux vont voter plus tard,
34:12etc.
34:12C'est compliqué
34:13et c'est un risque
34:14à prendre le samedi 1er mai.
34:15Et dernier sujet,
34:16c'est très intéressant aussi,
34:18Guadeloupe, Martinique,
34:19eux, ils vont voter
34:20le 1er mai.
34:21Et en fait,
34:21oui, ils vont voter le 1er mai
34:23et en fait,
34:23ce qui va se passer,
34:24c'est que le 1er mai,
34:25ils ont aussi le droit
34:26de manifester en Guadeloupe
34:27et en Martinique le 1er mai,
34:28etc.
34:29Donc potentiellement
34:29avec des routes bloquées,
34:30potentiellement avec des gens
34:31qui ne peuvent pas se rendre
34:32dans les bureaux de vote,
34:33etc.
34:33Vous avez plein de petites ramifications
34:35qui font que
34:36cette élection présidentielle,
34:37si elle se déroule
34:38à ce moment-là,
34:39ça va être compliqué.
34:39Donc je vais vous dire,
34:40si Emmanuel Macron passe
34:41pour quelqu'un
34:42qui a mis le pays à terre
34:43et qui a rendu l'État faible,
34:44je vais vous dire,
34:45ce n'est pas grave.
34:45Vaut mieux ça,
34:46parce que cette élection
34:46doit se passer
34:47dans de bonnes conditions.
34:48Joseph Massescaro,
34:49on maintient le 2 mai ?
34:50Non, on ne le maintient pas,
34:51mais de toute façon,
34:54Emmanuel Macron ne bougera pas.
34:56Le mal est fait.
34:57Et que maintenant,
34:58on connaît son argumentaire.
34:59L'argumentaire va consister à dire,
35:01mais attention,
35:01si on maintient,
35:02on cède en effet,
35:03comme Alexandre De Vécoe l'a rappelé,
35:04c'est-à-dire qu'on cède
35:05aux personnes de la rue.
35:06Alors moi, évidemment,
35:07je suis garant de l'État de droit,
35:08ce fameux État de droit
35:09n'en parle d'une,
35:10évidemment, bien sûr.
35:11Donc non, on ne bouge pas.
35:12Et puis ensuite,
35:13mais vous, à force d'en parler,
35:15c'est vous qui créez le problème.
35:16Ben oui.
35:17On va s'arriver,
35:17mais c'est toujours la même méthode.
35:20C'est toujours la même méthode.
35:21Tu peux oublier les Russes,
35:22les infirmières russes,
35:23l'ingérence,
35:24les réseaux sociaux,
35:25je ne sais pas quoi.
35:25Bon, mais Joseph Massescaro,
35:27au-delà de la question
35:28faut-il changer,
35:28puisqu'on a bien compris
35:29que rien ne changera,
35:30pourquoi avoir choisi le 2 mai ?
35:32Moi, j'ai la réponse.
35:33Alors pourquoi ?
35:34Parce que l'autre hypothèse
35:36était de faire le premier tour
35:37le 11 avril
35:38et le deuxième tour
35:38le 25 avril,
35:40sauf qu'il y avait un risque
35:41d'abstention accrue,
35:42notamment à cause
35:43des vacances scolaires,
35:44puisque vous auriez eu
35:45la zone A et la zone B
35:47donc en vacances
35:49et le gouvernement,
35:50en tout cas le président
35:51de la République
35:51et son entourage,
35:52pensaient qu'il y aurait
35:52un risque accru d'abstention.
35:54C'est pour ça qu'ils ont décalé
35:54d'une semaine
35:55et au moment où il y aura
35:56cette élection,
35:57donc 18 avril, 2 mai,
35:58il n'y a plus que la zone B
35:59qui sera en vacances.
36:00C'est l'argument
36:00qui est donné par le pouvoir.
36:02Soyons fous.
36:03Est-ce qu'on est contraint
36:05d'avoir un premier tour
36:06en avril
36:07et un second tour en mai ?
36:08Donc on aurait très bien
36:09pu se dire
36:09le premier tour
36:10on va le faire
36:11le 7 mai
36:11et 2 semaines plus tard
36:14ou 2 semaines plus tard.
36:14Peut-être que vous pouvez aussi.
36:15D'accord.
36:16Bon, pourquoi pas.
36:17Mais vous feriez un peu
36:17bon président de la République.
36:18Affaire à suivre.
36:19Déjà j'essaye d'être
36:20un humble journaliste.
36:21Laissez-moi ce statut.
36:23La maison d'un policier,
36:24la maison d'un policier
36:26ça s'est passé à Hoche
36:27et c'est là aussi
36:28une actualité grave
36:29puisque le domicile
36:30d'un policier de Hoche
36:31dans le Gers
36:32regardez ces images
36:33a été incendié samedi
36:35selon le ministre
36:35de l'Intérieur
36:36Laurent Nunez
36:37selon qui cet agent
36:38a été visé en raison
36:40de sa profession.
36:41Tout laisse à penser
36:43que cet acte criminel
36:44intolérable
36:44a été commis
36:45en raison
36:46de la profession du policier
36:47a écrit Laurent Nunez
36:49sur X samedi soir.
36:50Écoutez Bruno Bartosetti.
36:56Est-ce qu'on peut écouter
36:57Bruno Bartosetti
36:58s'il vous plaît ?
37:01La maison a été
37:02entièrement détruite.
37:03C'est un acte criminel
37:05volontaire
37:05comme on le sait
37:06et en fait
37:07les faits se sont déroulés
37:08dans la soirée
37:09de vendredi.
37:10Il faut savoir
37:11qu'il avait subi
37:11aussi déjà des menaces
37:13ce policier.
37:14D'autres policiers
37:14également avaient été menacés.
37:16On avait retrouvé
37:16des tags
37:18nominatifs
37:19avec des menaces
37:20de violences,
37:21de représailles
37:21et là ils sont passés
37:22à l'acte.
37:23Aujourd'hui les policiers
37:24ne parlent plus
37:25de leur profession.
37:26Aujourd'hui les policiers
37:27demandent à leur famille
37:28de rester très discrets
37:29sur la profession
37:30du conjoint.
37:31Aujourd'hui un policier
37:32demande à ses enfants
37:33de ne pas parler
37:34de la profession du papa.
37:35Aujourd'hui le policier
37:36sans être parano
37:38fait très attention
37:39en quittant le commissariat
37:40pour se rendre
37:40à son domicile.
37:41Voilà aujourd'hui
37:41comment travaille un policier.
37:43Voilà ce qui se passe
37:44aujourd'hui dans notre société.
37:45C'est-à-dire que la peur
37:46doit changer le camp
37:47mais la peur est
37:47dans le camp
37:48des familles
37:49de policiers
37:49même si nous
37:50policiers
37:50nous restons de bon
37:51et nous travaillons
37:52courageusement.
37:53Marine Le Pen a réagi
37:54sur les réseaux sociaux.
37:55Je vais vous proposer
37:56qu'on découvre ensemble
37:57sa réaction.
37:58La candidate
37:59à la présidentielle
38:00un policier ne serait donc
38:01plus seulement menacé
38:03dans l'exercice
38:03de ses fonctions.
38:04Il est désormais traqué
38:05jusque chez lui
38:06jusque dans le lieu
38:07où sa famille
38:07devrait être en sécurité.
38:09Avec cet acte criminel
38:10d'une gravité extrême
38:12c'est une ligne rouge
38:12qui vient d'être franchie.
38:14La gauche et Mélenchon
38:15qui ont dénoncé
38:16la sauvagerie policière
38:17samedi après-midi.
38:18Jean-Luc Mélenchon
38:20parlait de sauvagerie policière.
38:21On délibérément
38:22mis une cible
38:23dans le dos
38:24des forces de l'ordre
38:25et de leur famille.
38:28Ce qui est intéressant
38:29c'est que va répondre
38:30Jean-Luc Mélenchon
38:31au message
38:32de Marine Le Pen.
38:33Ce même
38:34Jean-Luc Mélenchon
38:34qui considère
38:35que le discours politique
38:38peut armer idéologiquement
38:40ceux qui s'en prennent
38:41aux forces
38:42aux individus.
38:45Donc par exemple
38:46l'attentat terroriste raciste
38:48de Trappes
38:49c'est Marine Le Pen
38:51qui a armé idéologiquement
38:53le terroriste.
38:54Bon.
38:55Donc ceux qui s'en prennent
38:56aux forces de l'ordre
38:57lorsque vous parlez
38:58de sauvagerie policière
38:59lorsque vous attaquez
39:00en permanence la police
39:01en expliquant
39:02qu'elle est violentiste
39:02et qu'elle est raciste
39:04C'est pas très très loin
39:04C'est pourri dans leur tête
39:07Est-ce que Jean-Luc Mélenchon
39:08a une responsabilité ?
39:10Là-dedans
39:11c'est ça la question
39:11qu'il faudrait poser
39:12à Jean-Luc Mélenchon.
39:13Là c'est sur fond
39:15il y a une question
39:16de trafic de stupéfiants
39:17potentiellement.
39:17Des semaines qu'il était menacé
39:18en tout cas.
39:19Des semaines que le policier
39:20était menacé.
39:21Mon Dieu.
39:22Et on avait déjà vu
39:23des policiers
39:23qui avaient été visés
39:25notamment à leur domicile
39:26c'était au moment
39:27où on avait créé
39:27les prisons de haute sécurité
39:28vous vous souvenez
39:29les agents pénitentiaires ?
39:30Ça fait des années
39:31qu'on a des policiers
39:32et des gendarmes
39:32qui sont menacés.
39:33On se souvient
39:34de l'attentat de Manirville
39:34Oui.
39:36Terrorisme islamiste.
39:37Avec le terrorisme islamiste.
39:38Mais la question c'est
39:39qu'est-ce qui a été fait
39:40pour protéger nos policiers
39:40depuis des années ?
39:41Vous avez raison de le dire.
39:42Il y a en effet
39:43des policiers
39:43et des surveillants pénitentiaires
39:45qui ont été menacés
39:47après la création
39:47des prisons de haute sécurité.
39:49Il y a des magistrats
39:50qui sont menacés.
39:52Il y a la directrice
39:53de la prison des Beaumettes
39:54à Marseille
39:55qui a dû être mutée
39:56parce qu'elle avait un contrat
39:58sur sa tête
39:58par des membres du narcotrafic.
40:00Donc vous avez en effet
40:00deux grandes menaces aujourd'hui
40:02qui sont l'islamisme
40:04qui menace aujourd'hui
40:05directement les représentants
40:07de l'État.
40:07Vous avez en effet
40:08le narcotrafic
40:09qui mène une guerre.
40:10Il est bien le seul
40:10à la mener face à l'État.
40:12Et vous avez en effet
40:13un parti politique
40:14alors je ne sais pas
40:15s'il est responsable
40:15ce n'est pas à moi de le dire
40:16mais vous avez un parti politique
40:17qui en effet souffle sur les braises
40:19de l'anti-police tous les jours
40:21de l'anti-gendarmerie tous les jours
40:22qui tolère même aujourd'hui
40:24en tout cas qui ne dit rien
40:25quand il y a des pompiers
40:26qui sont attaqués
40:27dans des manifestations.
40:28C'est quelque chose
40:28qui est nouveau.
40:29Et c'est vrai
40:30qu'il y a un sentiment
40:31d'impunité qui existe
40:32qui prospère dans notre pays
40:33et que personne n'est condamné
40:35pour justement
40:36avoir participé
40:37à ce climat-là
40:38qui est un climat ignoble
40:39et qui est un climat
40:40qui peut amener
40:41à ce genre de drame.
40:42Joseph ?
40:43Il y a une particularité
40:44c'est-à-dire de l'organisation
40:45de Mélenchon
40:46je reviens souvent à ça
40:47à l'EFI.
40:48On sait tous que
40:49le parti LFI n'existe pas.
40:51On sait que c'est
40:51un mouvement gazeux.
40:52A ce mouvement gazeux
40:53s'ajoutent ce qu'on appelle
40:54les proxys.
40:55C'est-à-dire
40:56une multitude
40:57une myriade
40:57de formations d'extrême-gauche
40:59notamment par exemple
41:00la Révolution Permanente
41:01ou d'autres
41:02ou des gens
41:03qui sont proches
41:03parfois des fréristes
41:05ou des frères musulmans.
41:07Donc évidemment
41:08bien sûr
41:08à chaque fois
41:10qu'il y a un problème
41:11Mélenchon dit
41:12attendez mais
41:12je n'y suis pour rien
41:13c'est pas moi.
41:14C'est-à-dire que
41:15l'organisation
41:16Anna Arendt a écrit là-dessus
41:18l'organisation
41:18de LFI
41:20c'est une organisation
41:21elle disait
41:21les mouvements totalitaires
41:23sont organisés en oignons
41:24c'est-à-dire
41:24avec des couches excessives.
41:25C'est exactement
41:26Anna Arendt avait raison
41:27c'est exactement
41:28l'organisation de LFI.
41:29Autre sujet à présent
41:30c'est une légende
41:32de la musique française
41:33n'en déplaise
41:34à certains
41:35Vous avez rechanté ?
41:36Non
41:37Mais par contre
41:38ils sont nombreux
41:39sur les réseaux sociaux
41:40dire que vous avez
41:41une voix différente
41:42mais c'est parce que
41:42vous avez
41:43J'ai un petit problème
41:43de corps vocal
41:44c'est-à-dire
41:44Vous avez été grippé
41:45Mais je ne veux pas
41:46m'épancher
41:46sur ma situation sanitaire
41:47Bah écoutez
41:48restez dans vos sanitaires
41:50cher Jules Torres
41:52Donc on va parler
41:53d'une légende
41:53Michel Sardos
41:54se lâche
41:55sur les politiques
41:56et
41:58Hadoub
41:58Sarah Knafo
41:59il tacle
41:59Jean-Luc Mélenchon
42:00D'abord Emmanuel Macron
42:01visiblement
42:02Je suis très déçu
42:03au départ
42:04je croyais à ses projets
42:06mais il y a plein de manœuvres
42:07que je n'ai pas comprises
42:08comme la dissolution
42:09de 2024
42:10C'est la pire chose
42:11à faire
42:12Regardez la situation
42:13aujourd'hui
42:13après l'homme
42:14que je connais
42:15et sympathique
42:15et très drôle
42:16je suis allé dîner
42:17à l'Elysée
42:17avec lui et ma femme
42:18en petit comité
42:19on s'est marré
42:20comme des fous
42:21il chante du Sardou
42:22du Johnny
42:22toute la journée
42:23il se démerde bien
42:25qu'il soit bon chanteur
42:26pour chanter
42:28qu'il soit bon président
42:30là il peut y avoir débat
42:31bon
42:33Michel Sardou
42:34dit tout haut
42:35ce que beaucoup
42:35de français
42:36ont compris
42:37sur la dissolution
42:38ce qui est intéressant
42:39c'est que c'est un
42:42électeur macroniste
42:43déçu
42:44et qui ne votera
42:45donc pas
42:46pour un candidat
42:47macroniste
42:48peut-être qu'il votera
42:49si j'ai bien compris
42:51Christine Lagarde
42:51si elle se présente
42:52il faut-il encore
42:52qu'elle se présente
42:53il faut-il qu'elle se présente
42:54vous avez un sondage
42:55qui est très intéressant
42:55aujourd'hui
42:56qui montre à quel point
42:56l'électorat macroniste
42:58de 2017
42:59oui passionnant
43:00de 2017
43:01pas celui de 2022
43:02est prompt aujourd'hui
43:04à voter pour Marine Le Pen
43:05et c'est drôle
43:05quand vous regardez
43:06la promesse
43:07qui a été celle
43:08d'Emmanuel Macron
43:08quand il a été élu
43:09il a dit
43:10plus une voix
43:11pour les extrêmes
43:11plus une voix
43:12pour la France insoumise
43:13plus une voix
43:14pour Marine Le Pen
43:14ça montre
43:15au-delà même
43:16de tous les bilans
43:16qu'on peut faire
43:17de son bilan économique
43:18de son bilan migratoire
43:19de son bilan sécuritaire
43:20de son bilan
43:20sur tous les thèmes
43:21qui occupent aujourd'hui
43:22le quotidien des français
43:23sur sa promesse politique
43:25politique politicienne
43:26de 2017
43:27on voit bien
43:27qu'il n'a pas réussi
43:28en tout cas
43:29à faire ce qu'il a promis
43:30Joseph
43:31Massescaron
43:33Michel Sardot
43:34et cette déception
43:35d'Emmanuel Macron
43:36ça va même un peu plus loin
43:37je crois qu'au second tour
43:38si il y a un second tour
43:39Jean-Luc Mélenchon
43:40Marine Le Pen
43:40ce serait 70%
43:42des autorats
43:44à la base macronistes
43:45qui voteraient
43:46pour Marine Le Pen
43:48je suis totalement d'accord
43:49avec Jules
43:50lorsqu'il part
43:51des personnes
43:53qui votaient Macron
43:53en 2017
43:54moi je suis frappé
43:55on parlait d'Angers
43:56tout à l'heure
43:57en province
43:57où je m'en rends souvent
43:58j'entends
44:00très très souvent
44:01outre le fait
44:02des personnes
44:03qui disent
44:05cette fois c'est son tour
44:06bon
44:06ça
44:07mais il y a un deuxième
44:08élément
44:09qui me frappe
44:10c'est
44:11elle au moins
44:13elle va
44:13renverser la table
44:15elle au moins
44:16elle va être disruptive
44:17il veut renverser la table
44:18Jean-Luc Mélenchon
44:19que dit Michel Sardot
44:20sur
44:21Jean-Luc Mélenchon
44:22découvrons
44:23bon
44:23je reconnais avoir un peu
44:25exagéré
44:26non
44:26je ne m'en irai pas
44:27mais je le combattrai
44:29qu'il soit révolutionnaire
44:30et veuille
44:31la 5ème république
44:336ème
44:33pardon
44:33ça ne me dérange pas
44:35mais il est comme
44:36Donald Trump
44:37je ne vois pas trop
44:37le rapport avec Donald Trump
44:38il ne pense qu'à chauffer à blanc
44:40ah il a un lien
44:42pour chauffer à blanc
44:44ses troupes
44:45non mais c'est intéressant
44:46attendez
44:47une personnalité
44:48comme une légende
44:49comme
44:50Michel Sardot
44:51qui dit
44:51je vais combattre
44:52Jean-Luc Mélenchon
44:53vous allez les compter
44:54sur les doigts de la main
44:55les artistes
44:56les comédiens
44:58qui vont dire
44:58je vais combattre
44:59Jean-Luc Mélenchon
45:00c'est vrai qu'il a toujours eu
45:01ce courage là
45:02d'être un peu à côté
45:04Alexandre Delicchio
45:05non non
45:05j'allais dire
45:06moi je m'en fiche un peu
45:07de ce qu'il vote
45:08je l'aime bien
45:09comme chanteur
45:10mais c'est vrai
45:11que le monde
45:12non
45:14parce que le monde
45:14artistique
45:15est tellement conformiste
45:16tellement bien pensant
45:17que bon
45:18ça fait plaisir
45:18même s'il vote
45:19Christine Lagarde
45:20je ne suis pas sûr
45:21que ce soit
45:21le truc le plus
45:22le plus
45:24le plus intéressant
45:25à faire aujourd'hui
45:26mais il ne veut pas
45:27vraiment renverser la table
45:28Michel Sardot
45:29mais au moins
45:30voilà
45:30c'est déjà pas mal
45:31il n'est pas totalement
45:32dans la bien pensance
45:34sur Jean-Luc Mélenchon
45:35vous avez entendu
45:35des artistes
45:38comédiens
45:40acteurs
45:41dire
45:42je vais combattre
45:43Jean-Luc Mélenchon
45:43non mais parce que
45:44Michel Sardot
45:45ils ont envie de rentrer
45:46en première ligne
45:46au festival de Cannes
45:47vous êtes fou ou quoi
45:48Michel Sardot
45:48fait quand même partie
45:49de ces très grands
45:51qui n'ont absolument
45:52aucune leçon
45:53à recevoir
45:54de absolument personne
45:55et par ailleurs
45:56Michel Sardot
45:56n'est pas en train
45:57de chercher
45:57son dernier contrat de film
45:59il menit son dernier contrat
46:00de label
46:00si vous voulez
46:01il est tellement au-dessus
46:01de ça
46:02qu'il y a un moment donné
46:03je pense qu'il en a absolument
46:05il s'en fiche complètement
46:06si vous voulez
46:06de ce que tous les artistes
46:07et le monde artistique
46:08peuvent penser de lui
46:09et par ailleurs
46:09quand vous regardez un petit peu
46:10la carrière de Michel Sardot
46:11il s'en fiche pas mal
46:12de ce qu'on pense de lui
46:13et ce depuis les années 70
46:14Michel Sardot
46:15dans les années 70
46:16quand vous voyez
46:17toutes les prises de position
46:18qu'il avait eues
46:18la chanson Le Bac G
46:19quand il avait eu
46:20les positions sur Jacques Cus
46:22sur la peine de mort
46:22etc
46:23si vous voulez
46:23déjà à l'époque
46:24alors que tous les labels
46:25lui disaient
46:25calme-toi
46:26fais quand même
46:27des chansons un petit peu
46:28plus consensuelles
46:28des chansons un petit peu
46:29plus populaires
46:30etc
46:31déjà à l'époque
46:31c'était bon
46:32Michel Sardot
46:32c'était quand même
46:33quelqu'un qui a toujours
46:34été très engagé
46:34sur un certain nombre
46:35de sujets
46:36je pense que maintenant
46:37ça ne change pas
46:37en fait il faisait
46:38des chansons populaires
46:39la preuve
46:42elles n'étaient pas
46:43consensuelles
46:44dans le monde
46:45dans le monde
46:45artistique
46:46mais elles étaient
46:47très consensuelles
46:47chez les français
46:48les français
46:49se sont reconnus
46:50en lui
46:51que dit-il
46:53sur Sarah Knafow
46:54à présent
46:55aujourd'hui
46:56parmi les personnalités
46:57politiques
46:57il y a
46:58un an
46:58dont j'aime beaucoup
46:59le caractère
47:00c'est Sarah Knafow
47:01vous avez vu
47:02les couilles qu'elle a
47:03quand elle démonte
47:04les intervieweurs
47:05de France Info
47:06elle est concrète
47:07précise
47:08et connaît parfaitement
47:09ses dossiers
47:10et en plus
47:11elle est mignonne
47:12elle a toutes les
47:13la c'est le big go
47:18je pense que les progressistes
47:20doivent s'étouffer
47:20les progressistes
47:21entre guillemets
47:21doivent s'étouffer
47:22je veux bien
47:25je veux bien
47:26que Sandrine Rousseau
47:27hurle au scandale
47:28après une telle déclaration
47:30mais non
47:30Sarah Knafow
47:31n'est pas une femme
47:31pour Sandrine Rousseau
47:32donc il n'y a pas de
47:32si demain
47:33les associations
47:34hurlent au scandale
47:35pour une telle déclaration
47:36de Sarah Knafow
47:38je pense que la principale
47:40intéressée est flattée
47:41simplement
47:41n'oubliez pas
47:43n'oubliez pas
47:43n'ayez pas
47:45d'indignation
47:46à géométrie variable
47:47associations
47:48personnalités dites
47:49féministes
47:50que vous avez juste
47:51une certaine
47:52Louise Montangon
47:53qui a été menacée
47:54de mort
47:54à qui on a expliqué
47:55notamment sur les réseaux
47:56sociaux
47:57qu'on voulait la violer
47:58dans son sang
47:59et elle n'a pas
48:00reçu
48:01de message de soutien
48:03des associations
48:04féministes
48:05qui pourraient demain
48:06hurler au scandale
48:07après une telle déclaration
48:09de Michel Sardou
48:11dernière déclaration
48:12Michel Sardou
48:12c'est sur
48:14Aurel San
48:15l'artiste
48:16qui s'en était pris
48:17à Michel Sardou
48:18dans son concert
48:19à Bordeaux
48:20il avait déclaré
48:21dans sa chanson
48:22Aurel San
48:23ils veulent manger du porc
48:24et chanter du
48:26du Sardou
48:27et il répond
48:29j'en ai rien à foutre
48:29d'Aurel San
48:30je ne le connais pas
48:31c'est juste que
48:32quand il chante
48:32on ne comprend pas
48:33un mot de ce qu'il dit
48:34car il ne sait pas
48:35ouvrir la bouche
48:36ni articuler
48:37vous savez
48:38j'ai été traité de facho
48:39toute ma vie
48:40car j'étais le seul chanteur
48:41de droite
48:42alors que tous les autres
48:43étaient de gauche
48:46c'est du Sardou
48:48dans le texte
48:50il nous reste encore
48:51quelques minutes
48:51à 21h
48:52vous allez retrouver
48:54une émission
48:55évidemment extraordinaire
48:56avec Laurence Ferrari
48:57et puis à 22h
48:58c'est Gauthier Lebrecht
49:00et pour terminer
49:02on va parler du sujet
49:03qui a peut-être
49:04alimenté
49:05toutes les discussions
49:06ce midi
49:07en famille
49:08en disant
49:08mais est-ce que
49:09tu as vu
49:10ce qu'a dit
49:10le petit Marcel
49:11mais un enfant
49:13de 8 ans
49:14peut-il dire
49:15une chose pareille
49:15je suis un peu plus
49:16pour lui
49:17moi j'étais jeune
49:18avec le petit Marcel
49:18il s'est bientôt dit
49:19alors j'ai une pensée
49:21pour vraiment
49:22toutes les âmes
49:23malsaines
49:24sur les réseaux sociaux
49:24qui essayent de
49:25caricaturer
49:26ce qui a été dit
49:27ce matin
49:28maintenant
49:29on essaye
49:30d'expliquer
49:30que ceux
49:31qui ont traité
49:32ce sujet
49:32essayent de mettre
49:33une cible
49:34dans le dos
49:35du petit Marcel
49:36non mais c'est
49:37le niveau de folie
49:38je rappelle simplement
49:40et je le redis
49:40aujourd'hui
49:41moi je pense que
49:42Marcel 8 ans
49:43qui dit
49:43Macron est un connard
49:44et tous les flics
49:44sont des trous du cul
49:45à une manifestation
49:47à côté de son père
49:49c'est pas Marcel
49:50qui est fautif
49:51il n'y est évidemment
49:52pour rien
49:53Marcel est une éponge
49:54et il a peut-être
49:55entendu ce type
49:56de discours
49:58aux côtés
49:58de son père
49:59revoyons
50:00du moins
50:01on ne va pas voir
50:02Marcel
50:02parce qu'il a 8 ans
50:03et c'est un mineur
50:04et on ne met pas
50:04les mineurs
50:05à l'antenne
50:05sans l'autorisation
50:06des parents
50:07donc vous allez
50:08entendre
50:09Marcel
50:09et c'est vrai
50:10que tout le monde
50:11en a parlé
50:13du petit Marcel
50:15je voulais quand même
50:16poser une petite question
50:17à Marcel
50:18Marcel tu as 8 ans
50:19tu es venu accompagné
50:20de ton papa aujourd'hui
50:21pourquoi tu t'es mobilisé
50:23également ?
50:24je trouve que
50:24Macron est un connard
50:26comme tous les flics de merde
50:27peut-être pas dire
50:28des gros mots Marcel
50:29tu nous disais
50:30il y a quelques minutes
50:30que c'était pour soutenir
50:32les lycéens
50:32c'est vrai
50:33c'est vraiment
50:34pourquoi Macron
50:35ne veut pas
50:36les plus tains d'écouter
50:36c'est rien du tout
50:37rien
50:38et ben non
50:39comme c'est un énorme
50:40connard
50:41c'est plutôt
50:43les revendications
50:44par rapport
50:44c'est peut-être
50:45les revendications
50:46par rapport
50:47aux conditions
50:48de vie
50:48justement des lycéens
50:49c'est difficile
50:50pour eux au quotidien ?
50:52ouais c'est un peu difficile
50:52pour les lycéens
50:53c'est pour ça
50:54que je les soutiens
50:54mais putain quoi
50:56je veux dire
50:57ils pourraient payer
50:59merci Marcel
51:00en tout cas
51:00on comprend vos revendications
51:02vous le voyez ici
51:03la manifestation
51:03qui est donc pacifiste
51:05globalement
51:06et les manifestants
51:07qui se dirigent
51:07donc vers la place
51:08de la nation
51:09et il faut rappeler
51:10que cette séquence
51:11a été vue
51:12mais des millions
51:13de fois sur les réseaux sociaux
51:14et moi j'ai beaucoup
51:15hésité
51:16par exemple hier
51:16j'ai pas voulu passer
51:17la séquence
51:18parce que je me suis dit
51:18ce que c'est
51:19et c'est devenu en fait
51:19un événement politique
51:21c'est-à-dire qu'il est
51:22désormais défendu
51:23par Sophia Chikirou
51:24par Ségolène Royal
51:25et c'est un conte
51:27on va en parler dans un instant
51:28mais c'est un conte
51:29il faut rappeler
51:30ce qui s'est passé
51:31c'est un conte
51:32notamment qui a relayé
51:33très proche de la France insoumise
51:34qui s'appelle
51:35Alerte Info
51:36et cette séquence-là
51:37a été vue
51:38voilà
51:394,6 millions de fois
51:41je vous propose
51:41d'écouter
51:42Henri Guenot
51:43sur Marcel
51:43et ensuite
51:44je vous donnerai la parole
51:45pour savoir
51:46que fait le père
51:48que fait le père
51:49ah oui
51:50le plus grave je trouve
51:51c'est qu'un journaliste
51:52tende un micro
51:53à un enfant de 8 ans
51:56pour commenter
51:56une actualité politique
51:58et sociale
51:59voilà
51:59je trouve que
52:01amener un enfant de 8 ans
52:03à dire ça
52:04ensuite le passer
52:05sur tous les écrans de télé
52:07surtout que ça devient viral
52:08ensuite sur les réseaux sociaux
52:09bien sûr ça devient viral
52:10donc c'est quand même
52:11le signe que notre société
52:12est bien malade
52:12vous imaginez en train
52:13de tendre un micro
52:14à un enfant de 8 ans
52:15pour dire pourquoi
52:16vous êtes là
52:17pourquoi vous
52:17enfin c'est assez
52:18je trouve que
52:21vous savez
52:21l'enfant roi
52:23nous a déjà
52:23nous a déjà coûté
52:24très très cher
52:25voilà
52:25à 8 ans
52:26on apprend
52:28on commence à apprendre
52:29à devenir un adulte
52:30on commence
52:31et donc c'est le moment
52:32où on reçoit
52:33et pas celui
52:34où on exprime
52:35ses propres sentiments
52:36alors tout le monde en parle
52:38mais pour l'instant
52:39j'ai pas entendu
52:39sa vie respective
52:41Joseph Maziscarot
52:42moi je trouve ça terrifiant
52:43de faire parler
52:44comme ça un enfant
52:45ça me rappelle
52:45j'ai parlé au début
52:46de cette émission
52:48d'Ekmer Rouge
52:49et de l'horreur
52:51du génocide cambodgien
52:52et je me rappelle aussi
52:53tous les témoignages
52:54où les enfants
52:55étaient évidemment
52:56extrêmement poussés
52:57par le régime
52:57à dénoncer leurs parents
52:58pour qu'ils finissent
52:59une balle dans la tête
53:00ou dans les camps
53:01donc ça
53:01l'utilisation de l'enfant
53:03l'instrumentalisation de l'enfant
53:04est quelque chose
53:05est-ce que je peux vous montrer
53:06un contre-exemple
53:07ou vous proposer
53:10il s'avère que sur ce plateau
53:12nous avons reçu
53:13une jeune fille
53:15de 12 ans
53:16qui s'appelait Jeanne
53:1712 ans
53:1812 ans
53:19pas 8 ans
53:1912 ans
53:20enfin 12 ans
53:20ça reste une enfant
53:21s'il vous plaît
53:22Joseph
53:22et en fait
53:23c'était au moment
53:25de la visite du pape
53:26Léon XIV
53:27il y avait 900 000 personnes
53:28et souvent
53:29le micro était tendu
53:30aux enfants
53:31pour leur demander
53:31mais pourquoi tu es là
53:32avec tes parents
53:33et c'était très intéressant
53:34d'entendre aussi
53:36c'est pas un contre-exemple
53:37c'est un mauvais exemple
53:38vous allez me sortir
53:38à l'école des fans
53:39de Jacques Martin
53:40pourquoi pas
53:41pardonnez-moi
53:42c'est pas là la question
53:43la question c'est
53:43l'instrumentalisation
53:44pour tenir un discours
53:47ce qui me choque
53:48c'est que les téléspectateurs
53:49qui n'ont peut-être pas vu la scène
53:50le papa il est juste à côté
53:52normalement le papa
53:53il devrait réagir tout de suite
53:55Jules Torres
53:55là où je suis en effet
53:56assez d'accord
53:57à la fois avec Henri Guénaud
53:58et avec Joseph Masses-Caron
54:00c'est qu'on pose
54:01qu'on tente le micro
54:03à un gamin de 8 ans
54:04lorsqu'il est sur un terrain
54:05de football
54:05ou sur un terrain de handball
54:06parce que c'est sa passion
54:08il va trouver les mots
54:09il va chercher
54:10pourquoi il ressent ça
54:11pourquoi il fait du sport
54:12pourquoi il est content
54:13quand vous tendez le micro
54:14en effet
54:15à un enfant
54:16quand il va voir
54:18je sais pas moi
54:18la messe du pape
54:19quand il sort de l'église
54:20il arrive à trouver des mots
54:21quel est l'intérêt ici
54:23de poser la question
54:25à ce petit Marcel
54:27qui est très mignon
54:28la journaliste vous voulez dire
54:29oui
54:29non mais non
54:30moi j'accable pas du tout
54:31la journaliste
54:31parce qu'au contraire
54:32je trouve qu'elle a plutôt
54:33ensuite dit
54:34on dit pas des gros mots
54:35machin
54:35vous avez une plaisante
54:36vous n'avez jamais entendu
54:38ni un micro
54:39en manifestation
54:39c'est le sujet dit ça
54:40elle a dit
54:41on comprend vos revendications
54:43vous êtes fouges
54:44revoyez la séquence
54:46il reste une minute
54:47on coupe le micro
54:48on est tellement
54:49non non stop
54:49Alexandre Névé
54:50on est tellement
54:51dans un climat
54:51mais ça n'a rien à voir
54:53avec Alexandre Névé
54:54il y a effectivement
54:55deux problèmes
54:55un les parents
54:56le père non seulement
54:58ne le coupe pas
54:58mais il a appris
54:59ses gros mots
55:00je pense que
55:01quelque part
55:01en réalité
55:03et deux
55:03la journaliste
55:04parce que
55:05encore elle met
55:06ton micro
55:06mais après
55:06le sérieux
55:07papal
55:08avec lequel
55:09elle l'interroge
55:10elle va pas lui mettre
55:11de claquer au lit
55:12on a compris vos revendications
55:13etc
55:14on est chez les fous
55:16elle va pas lui mettre
55:17de gifles
55:17mais il a 8 ans
55:19dès le début
55:20il ne faut pas
55:21de mettre des gifles
55:22à un enfant
55:23et de dire
55:24on comprend
55:24vos revendications
55:25elle essaye de séparer
55:27le bon grain de livret
55:28ce qu'elle dit
55:28dès le début
55:29pourquoi
55:30il est mobilisé
55:31pourquoi tu es mobilisé
55:33c'est une scène
55:35de propagande
55:35qui dérape
55:36c'est ça
55:36c'est la vérité
55:38et encore
55:39elle dérape pas totalement
55:39puisqu'elle est reprise
55:40par les réseaux sociaux
55:41et on va terminer
55:42par le message de l'année
55:43madame Ségolène Royal
55:44qui donc donne raison
55:46à Marcel
55:47mais non
55:47ne vous excusez pas
55:49parce que
55:49la direction de France Info
55:50s'est excusée
55:51vous avez bien fait
55:52il ne faut pas
55:54avoir peur
55:54de la parole des enfants
55:55sans filtre
55:57comme dans un célèbre
55:58conte d'Andersen
55:59les habits de neuf
56:00de l'empereur
56:00le roi est nu
56:01la même insultée
56:03Mila
56:03qui était une adolescente
56:05parce qu'elle avait
56:06je ne sais plus
56:07ce qu'elle avait dit
56:07sur l'islam
56:08elle avait critiqué l'islam
56:09il ne fallait pas critiquer l'islam
56:10elle avait dit
56:11c'est une petite conne
56:12je crois
56:12écoutez
56:12moi ce que je souhaite
56:13c'est que Marcel
56:14puisse rencontrer
56:15les policiers
56:16dans un commissariat
56:16qui visite
56:17qui se disent
56:17mais finalement
56:18les policiers
56:18ce n'est pas des trous du cul
56:19et puis s'il peut aller voir
56:20Emmanuel Macron
56:21et qu'il se rende compte
56:22qu'Emmanuel Macron
56:23on ne parle pas comme ça
56:24d'un président
56:24c'est formidable
56:2620h55 dans un instant
56:27Laurence Ferrari
56:27merci à tous les quatre
56:28merci à bientôt
56:29merci à tous les deux
56:31merci à tous les deux