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  • il y a 5 semaines

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00:00Dis-moi, chère Valérie, je vais me mettre les pieds tout de suite dans le plat, sommes-nous en dictature
00:07?
00:08On est en totalitarisme financier, on est en tragicomédie, tragicomédie civilisationnelle, on est en déliquescence institutionnelle, on est en grand
00:22n'importe quoi en fait.
00:24C'est-à-dire, c'est quoi le n'importe quoi ?
00:26C'est-à-dire qu'on n'est pas encore complètement dans l'état fédéral unionesque et on n'est
00:33plus non plus complètement dans l'état-nation.
00:35Donc on est dans un statut intermédiaire qui n'est pas défini, qui n'a pas de caractéristiques propres.
00:45Nous avons perdu l'essentiel de nos souverainetés, nous avons perdu nos droits régaliens sur la monnaie, sur le droit,
00:52bientôt sur l'armée.
00:53Enfin, sur l'armée, d'une certaine façon, on était déjà chapeauté par l'OTAN.
00:57Mais maintenant que l'OTAN est en délicatesse avec son fondateur, les fondamentalistes unionesques de l'Union européenne se mettent
01:09en tête de vouloir créer une armée européenne,
01:11alors qu'il n'y a jamais eu de peuple européen, ni d'économie européenne, même s'il y a
01:17une monnaie, il y a des territoires qui n'ont aucune homogénéité d'un point de vue économique.
01:23Enfin, tout est n'importe quoi. Nous sommes à la fois extrêmement ponctionnés et nous allons être effectivement sacrifiés au
01:32niveau financier.
01:34Nous sommes sacrifiés au niveau des libertés. De ce point de vue-là, il y a une autorité très violente
01:40qui s'applique sur les usagers, les contribuables.
01:43Mais d'un autre côté, il n'y a rien qui garantisse la possibilité de vie en commun par une
01:51organisation décente des pouvoirs, une organisation décente des différents groupes qui peuplent un territoire.
02:01Aucune garantie de sécurité juridique, aucune garantie de sécurité publique.
02:05Enfin, il n'y a que plus que les contraintes sans les effets organisationnels bénéfiques pour tout le monde de
02:15ce qu'on appelait l'État.
02:16Mais qu'est-ce que ça vous dit ?
02:17Donc ce n'est plus vraiment un État. On est dans une sorte de no man's land juridique.
02:22C'est quoi ? C'est une plutocratie illégale ?
02:25C'est une plutocratie certainement. Allégale, à tout le moins. Illégale.
02:32En fait, comme elle n'est pas définie, on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit illégale, mais elle
02:35n'est ni dans le cadre des traités européens, ni dans le cadre de la Constitution qui était avant celle
02:42de la France.
02:43Donc on est dans un État intermédiaire qui n'est, encore une fois, pas défini, qui n'a pas de
02:49limite, qui est une situation extrêmement inconfortable,
02:55qui met tout le monde en pleine insécurité, en réalité, puisque ceux qui sont au pouvoir n'ont aucune limite.
03:02Nous sommes en plein nominalisme, c'est-à-dire qu'en réalité, il n'y a plus de sens aux
03:08institutions, il n'y a plus de grands principes fondateurs.
03:11Donc tout dérive au gré de l'intérêt, de la volonté de certains individus mal définis, qui n'ont aucune
03:24responsabilité corrélative à leur pouvoir,
03:26et qui décident un jour de nous amener là, l'autre jour de nous amener ailleurs.
03:30On est sur un bateau ivre qui est en train de se transformer en radeau de la méduse.
03:33Voilà, pour faire une image, pour donner une image.
03:35Ce n'est pas le don. Est-ce que ça fait partie du droit anglo-saxon ?
03:40Alors, je voudrais préciser, quand je parle de droit anglo-saxon, de quoi je parle précisément.
03:45Parce que ça va au-delà de la structure juridique, c'est tout un univers institutionnel qui est derrière cette...
03:51En réalité, je parle de tout l'univers de l'Empire de la finance apatride,
03:56qui est un empire fondé à l'origine sur l'Empire maritime, l'Empire britannique maritime,
04:01qui a dérivé aujourd'hui, que j'appelle aujourd'hui l'Empire de la finance apatride.
04:05Lequel empire est en train de se dissocier clairement des Etats-Unis ?
04:10Il faut bien le comprendre.
04:11Enfin, c'est plutôt les Etats-Unis qui se dissocient de ces anciens partenaires
04:16qui ne lui veulent plus du bien et qui ont maintenant leur seul précaré,
04:22c'est devenu les institutions européennes.
04:24Donc, la question, c'était quand même...
04:26Est-ce que c'est le droit anglo-saxon ?
04:31Alors, le droit anglo-saxon, en réalité, c'est un univers.
04:33Ce n'est pas seulement une structure juridique de type juridictionnel.
04:38C'est aussi des institutions politiques.
04:40C'est le parlementarisme.
04:42C'est les partis politiques.
04:43C'est la banque centrale.
04:44Donc, c'est tout un univers, que je dirais, concentrationnaire,
04:48qui est au service de la plutocratie.
04:50Et donc, vous savez que la plutocratie, c'est le pouvoir donné à ceux qui ont l'argent.
04:54Et ceux qui ont l'argent, eh bien, c'est ceux qui ont organisé le système économique global,
04:59ceux qui détiennent le contrôle des manettes financières,
05:03parce que vous savez que derrière les entreprises, derrière l'activité économique,
05:06il y a des soutiens bancaires.
05:07Donc, ce sont in fine les grands banquiers.
05:10Alors, quand on parle de banquiers, évidemment, il ne s'agit pas de guichetiers de banques.
05:14Il s'agit des grands propriétaires de fonds financiers, de banques internationales,
05:19qui sont, la plupart du temps, anonymes.
05:24On ne sait pas exactement, on ne connaît pas les personnalités physiques,
05:28on connaît mal, on peut mal définir les personnalités physiques,
05:32puisqu'elles ont organisé leur anonymat, justement,
05:34de façon à ne pas avoir de compte à rendre à personne.
05:37C'est-à-dire que, pourquoi est-ce que l'anonymat est dangereux ?
05:40C'est parce qu'en réalité, il correspond à une perte irrémédiable de responsabilité.
05:46Et donc, une injustice corrélative,
05:48puisque ceux qui seront attraits en responsabilité
05:51ne sont jamais ceux qui prennent les réelles décisions.
05:53Donc, lorsque Emmanuel Macron vient au World Economic Forum,
05:57un peu comme une forme d'élève face à des maîtres,
06:02est-ce que là, c'est une forme de soumission au monde anglo-saxon ?
06:07C'est une soumission au monde de la finance apatride.
06:11C'est un peu différent.
06:12Alors, effectivement, ils se sont développés...
06:13C'est pas la même chose ?
06:14Si.
06:15Oui et non.
06:16C'est-à-dire qu'ils se sont développés sur le développement de l'Empire britannique,
06:21et ensuite, ils se sont étendus aux États-Unis.
06:25Mais comme là, ils sont en train de se séparer,
06:27quand on dit anglo-saxon, on parle aussi des États-Unis.
06:29Donc, aujourd'hui, tout est en mouvement.
06:31En réalité, toute la superstructure qui a été montée par ces gens-là
06:35depuis 250-300 ans est en plein mouvement actuellement.
06:41Et je dirais qu'au-delà de cette superstructure,
06:44il y a de nouveaux acteurs internationaux qui ont émergé,
06:47qui ont déjà émergé.
06:49Et donc, tout est en perpétuel mouvement.
06:50Donc, on ne peut pas parler de choses comme si elles étaient figées, en fait.
06:55Tout est extrêmement relatif
06:57et peut, d'un jour à l'autre, basculer dans un non-sens.
07:01Donc, il faut prendre des précautions, des précautions dans la pensée qu'on a
07:06et puis dans la façon dont on rend notre pensée.
07:08Donc, oui, j'ai longtemps parlé du monde anglo-saxon,
07:11mais aujourd'hui, je suis obligée de préciser
07:14que ce monde anglo-saxon n'est plus ce qu'il était lui-même,
07:17puisqu'il est en train de se séparer
07:19entre l'empire de la finance apatride,
07:22qui prend position, qui a, en fait, son précaré
07:26au sein des instances européennes.
07:29Et puis, l'ancien empire américain
07:32qui est en train d'essayer de se sauver,
07:33de sauver les meubles,
07:34en récupérant, finalement, une vocation nationale
07:39et non plus une vocation apatride.
07:43Enfin, disons, apatride n'est pas tout à fait de bon terme,
07:46mais ils ne veulent plus être chez eux partout.
07:48Enfin, ils sont obligés de récupérer
07:52des limites physiques,
07:54et ils essayent de sauver les meubles
07:56avec l'effondrement du dollar,
07:57de récupérer des sous-jacents,
08:00des matériaux économiques,
08:01et puis une activité économique
08:03qui a largement disparu,
08:06justement, au bénéfice...
08:07Enfin, pas au bénéfice,
08:08mais en raison du fait que leur monnaie
08:10fut pendant longtemps une monnaie internationale.
08:12Puisque vous savez qu'une monnaie nationale
08:14est incompatible avec une monnaie internationale,
08:16ce qu'on constate aujourd'hui.
08:18Les banquiers le savaient depuis longtemps,
08:19parce que dès Bretton Woods,
08:21ils le savaient,
08:21et d'ailleurs, ils ne voulaient pas...
08:25Les représentants de ces banquiers,
08:29en fait, c'était Keynes.
08:31Keynes était leur représentant,
08:32et lui avait, disons,
08:35milité pour un panier de monnaie,
08:37vous savez, le banqueur, etc.
08:38Et donc l'histoire lui donne évidemment raison,
08:40mais parce que tout ça a été fondé
08:42sur l'histoire de l'Empire britannique,
08:44la monnaie britannique ayant été longtemps une monnaie...
08:46Donc aujourd'hui, tout ça est en train de s'effondrer.
08:48Les Américains sont en train d'essayer de sauver les meubles
08:50et de récupérer des marges de manœuvre
08:55de façon nationale, si je puis dire.
08:58Et nous, nous sommes livrés à tous les mauvais vents,
09:01les vents contraires,
09:02à la fois de l'Amérique qui se recentre,
09:05des puissances émergentes,
09:07et de cette mafia plutocratique
09:10qui ne nous vaut pas du bien.
09:12Donc l'Europe, les Européens,
09:14sont dans une situation dramatique.
09:17Alors, chers amis,
09:18si vous voulez poser des questions à Valérie Bugot,
09:20on a créé cette nouvelle option de super chat,
09:23allez-y, vos questions,
09:25je les poserai en direct à Valérie Bugot.
09:28Donc allez-y, voilà,
09:29le super chat,
09:31c'est dans le chat,
09:32vous regardez, vous cliquez dessus,
09:34et n'hésitez pas à poser des questions,
09:36je les poserai en direct à Valérie.
09:39Oui, parce qu'il faut se dire les choses,
09:41quand on voit Emmanuel Macron,
09:43au nom de la France,
09:45et peut-être aussi de l'Union Européenne,
09:47expliquer en anglais
09:51comment l'Europe,
09:53enfin les Européens,
09:54vont se soumettre justement
09:55à cette plutocratie.
09:57On y est déjà soumis totalement.
09:59Mais là, encore plus,
10:00là j'ai l'impression encore plus.
10:01Lui, il veut aller à fond vers le fédéralisme,
10:04comme Van der Leyen,
10:06mais je dirais que pour ça,
10:08il faut avoir des moyens,
10:09et les moyens leur sont de plus en plus retirés.
10:12Donc les moyens à la fois financiers,
10:14puisque nous sommes dans plein
10:15d'effondrements économiques,
10:16effondrements monétaires,
10:18plus précisément,
10:18qui va générer un effondrement économique.
10:21L'effondrement militaire
10:22n'est plus à démontrer,
10:23puisque on est sans l'OTAN,
10:27je dirais qu'aucun pays européen
10:29n'a de réelle autonomie.
10:30Donc, d'après ce que j'ai compris,
10:33je dirais que, oui,
10:35ils ont des grandes ambitions,
10:36mais ont-ils les moyens de leur ambition ?
10:39Le moyen qu'ils ont,
10:40c'est de nous sacrifier,
10:41ça c'est clair,
10:42mais il y a une différence
10:44entre détruire et construire.
10:46Donc, ils ont les moyens
10:47de nous détruire, définitivement,
10:49mais quant à savoir
10:49s'ils ont les moyens de construire
10:52à la hauteur des ambitions
10:55dont ils parlent,
10:57c'est plus douteux.
11:01Moi, j'ai l'impression que,
11:02là, les quatre ans encore
11:04qui restent de Mme von der Leyen,
11:06les deux ans qui restent
11:07de M. Macron,
11:09l'objectif étant de créer
11:11ces États-Unis d'Europe.
11:14Oui, oui, absolument.
11:15Il ne s'en est jamais caché.
11:17Avec ce fameux, entre guillemets,
11:19je vais dire,
11:20droit qui va avec.
11:22C'est-à-dire qu'il n'y a pas de droit.
11:23C'est de la réglementation.
11:25Pas de la réglementation, voilà.
11:26On est en plein positivisme,
11:28c'est-à-dire qu'il n'y a plus
11:29aucun grand principe
11:30qui tienne la route.
11:31Tout est question soumise
11:32aux intérêts conjoncturels,
11:40temporels,
11:41de cette caste.
11:44Je ne peux pas l'appeler élite
11:46parce qu'ils sont quand même
11:47dans une large mesure
11:50assez limitée, justement,
11:51puisqu'ils ne comprennent pas toujours
11:53bien les choses.
11:54Mais d'une façon générale,
11:56ce qui est sûr,
11:56c'est qu'ils se sont octroyés
11:58la capacité à ériger
12:01des règles qu'ils imposent
12:04par la force à tout le monde,
12:05mais qui ne sont sous-tendues
12:06par aucune légitimité,
12:08ni politique, ni juridique.
12:11Parce que, déjà,
12:12ils ne se situent pas
12:14dans le cadre des traités
12:15qu'ils ont eux-mêmes élaborés
12:17pour leur propre service.
12:18et ils ne se situent pas non plus
12:19dans les règles nationales
12:22en vigueur,
12:23puisque les règles nationales
12:25ne sont plus du tout respectées.
12:27La constitution n'est absolument
12:28pas respectée sur aucun plan,
12:30puisqu'on n'a plus aucune souveraineté.
12:32Or, elle est là pour protéger
12:33la souveraineté.
12:33Donc, tout est aberrant.
12:35On est en plein délirium.
12:37Délirium juridique,
12:38délirium politique,
12:40délirium civilisationnel.
12:41Je n'ai plus vraiment les mots
12:43pour décrire.
12:44Mais, justement,
12:45aujourd'hui,
12:46est-ce que,
12:46avec la législation actuelle,
12:50des juristes
12:51peuvent attaquer
12:53les résolutions ?
12:55Vous pouvez toujours attaquer,
12:57mais c'est un rapport de force,
12:58puisque ceux qui tiennent
12:59l'Union européenne
13:00sont ceux qui sont contre vous.
13:02Et comme les règles
13:03sont érigées par eux,
13:04et qu'ils maîtrisent aussi
13:05l'application des règles
13:07et, en même temps,
13:08leur interprétation par les cours,
13:09je dirais que votre capacité
13:12d'action est extrêmement limitée.
13:14Votre capacité réelle d'action
13:15est extrêmement limitée.
13:16Vous pouvez toujours agir
13:17fanfaronné,
13:18mais quant à obtenir
13:19un véritable succès,
13:21ce n'est pas possible.
13:23C'est-à-dire que si on est...
13:23Puisque tout le système
13:25est organisé
13:26en faveur de cette ploutocratie.
13:27C'est un système ploutocratique.
13:29C'est-à-dire que l'organisation,
13:31le fonctionnement inhérent
13:33à ce système
13:34est en défaveur
13:35et se passe complètement
13:37de la volonté des populations.
13:41Donc, vous pouvez agir,
13:43on vous fait croire
13:44que vous avez des droits, etc.
13:45Mais vous vous rendez bien compte
13:47que, concrètement,
13:49et c'est ce qu'on a vu
13:50pendant le Covid,
13:51les droits se sont réduits
13:52en peau de chagrin.
13:53Puisqu'ils n'ont jamais été...
13:54On a toujours trouvé
13:55des explications,
13:56des cas exceptionnels
13:58pour dire que...
13:58Ou alors,
13:59une situation exceptionnelle
14:01pour dire que...
14:03Le droit est suspendu.
14:04Voilà, situation d'exception,
14:07force majeure,
14:07enfin, je ne sais quoi.
14:08Ils inventent tous les jours
14:09des nouveaux systèmes
14:11pour s'émanciper eux-mêmes
14:12des règles qu'ils ont imposées.
14:14Donc, j'ai envie de dire,
14:15on est même au-delà maintenant
14:17de la question du Brexit ou pas
14:19puisqu'il n'est pas question
14:20de sortir de traités
14:21que, déjà,
14:22nous n'avons jamais acceptés,
14:24premièrement.
14:24Et deuxièmement,
14:25qui ne sont jamais respectés
14:27par personne.
14:28Pourquoi devrions-nous,
14:29nous,
14:29nous sortir de ces traités
14:31en respectant
14:32des règles
14:33que personne ne respecte ?
14:34Enfin, je veux dire,
14:35donc...
14:36Ça veut dire quoi ?
14:36Ça veut dire que le Brexit
14:37ne servira à rien ?
14:38Non.
14:39Ça veut dire que
14:40la seule solution
14:41pour sortir de ce marasme,
14:43c'est de changer de régime,
14:45mais au sens
14:46changement de paradigme
14:47tel que celui que je décris
14:49et duquel on dit
14:51bon,
14:52le changement de régime,
14:53tout ce qui a été fait avant
14:54n'est pas légitime.
14:55De toute façon,
14:56c'est démontré depuis longtemps.
14:57Donc,
14:58on n'a pas besoin
14:59de respecter
15:00des contraintes réglementaires
15:02qu'ils ont mises,
15:03alors que même
15:03sans la franchise
15:05quand elles s'appliquent à eux.
15:06Donc,
15:07on sort
15:08et puis basta.
15:08On n'a pas besoin
15:09d'attendre plusieurs années,
15:10de demander l'avis
15:11des uns,
15:11des autres.
15:11Non,
15:12on sort et on sort.
15:12Comment on sort du régime
15:14et on impose
15:15aujourd'hui
15:16un droit légal
15:18qu'est
15:18Révolu Droit ?
15:19C'est tout un programme.
15:21Mais je dirais
15:22que le premier pas,
15:23c'est la reconquête territoriale.
15:25Et cette reconquête territoriale,
15:26elle passe par
15:27la récupération
15:31des territoires
15:32par ses habitants.
15:34Les Français
15:35doivent reconquérir
15:36leurs communes.
15:36Et ça,
15:37c'est le premier pas
15:38de la reconquête.
15:39Il y a des municipales
15:40qui arrivent.
15:41Oui,
15:41les municipales arrivent,
15:42mais au-delà des municipales,
15:43donc déjà,
15:44il faut absolument
15:45que les gens
15:46s'investissent
15:47dans les municipales
15:48parce que ce sont
15:48les seules élections
15:49qui sont en prise directe
15:51avec les usagers,
15:54avec les citoyens
15:55et les contribuables.
15:56C'est-à-dire que
15:57ce sont des élections
15:58qui sont encore
15:59de proximité
16:00et sur lesquelles
16:01les gens ont
16:02un accès direct
16:03aux maires
16:04et aux conseillers
16:06municipaux.
16:07Donc,
16:07c'est les seules élections
16:08qui peuvent permettre
16:10de récupérer
16:11un contrôle politique
16:13sur des élus.
16:15Donc,
16:15il faut absolument...
16:17Les seules élections
16:18qui sont encore politiques
16:19dans le contexte
16:22de délication
16:25en général
16:26que j'ai décrits,
16:27c'est les élections
16:28municipales.
16:29Là,
16:29je me suis laissée
16:30entendre dire
16:31qu'il y a beaucoup
16:31de petites communes
16:32pour lesquelles
16:33il n'y a pas de liste
16:34déposée.
16:35C'est très,
16:35très grave
16:36parce que,
16:37croyez bien que...
16:38Ça veut dire quoi ?
16:39Ça veut dire que
16:40l'État va saisir
16:42la première occasion possible.
16:43Il ne pense qu'à ça,
16:44supprimer des communes
16:45pour supprimer
16:45de la proximité
16:46puisque vous savez
16:47que les regroupements
16:47de communes,
16:48ils en sont déjà
16:49beaucoup occupés.
16:50Donc,
16:51toutes les communes
16:52qui n'auront pas de liste
16:53seront à terme condamnées.
16:55L'État va les supprimer.
16:56C'est une quasi-certitude.
16:58Une petite commune
16:59allait être
16:59de 1 000 habitants,
17:00de 1 000 habitants
17:01ou 500 habitants
17:01qui s'appellent X
17:03qui existent
17:04depuis le Moyen-Âge
17:05ou tout le même avant.
17:07Si demain,
17:08il n'y a pas de liste,
17:09l'État dira
17:10écoutez,
17:10il n'y a pas de liste,
17:10il n'y a pas de maire,
17:11elle va fusionner
17:13avec machin.
17:14Exactement.
17:15Il faut absolument
17:16que les usagers,
17:17les citoyens
17:18s'investissent
17:19dans ces élections municipales
17:21in extremis
17:22pour déposer des listes
17:23et se présenter
17:24à ces élections.
17:25Ce sont les seules élections
17:26politiques qui nous restent
17:27parce que le reste,
17:28ce n'est pas politique,
17:29c'est ce que j'explique.
17:30Le parlementarisme,
17:31les législatives
17:32et tout ça,
17:33on n'est plus dans le politique,
17:34on est dans l'économique.
17:34J'en ai parlé
17:35avec M. Asselineau,
17:37je n'ai pas envie
17:38de dire du mal,
17:39évidemment,
17:39mais j'en ai parlé
17:39avec lui
17:40et je lui ai dit
17:42pourquoi vous n'investissez pas,
17:44vous, l'UPR,
17:45vous êtes un des premiers
17:47partis de France
17:47comme Kimé nous le dit,
17:49je le crois,
17:51pourquoi n'investissez-vous
17:52pas les municipales
17:54et lui m'a dit
17:55que ça ne servait à rien.
17:57Est-ce que ça ne sert
17:58vraiment à rien ou pas ?
17:59Du point de vue
18:01de l'analyste juridique
18:03que je suis,
18:04je vous dis
18:04que ce sont les seules élections
18:05qui restent des élections politiques
18:07et que la reconquête
18:08de notre pays
18:09par les citoyens
18:10ne peut passer que par là.
18:12C'est la première étape
18:13incontournable
18:14et la seule
18:14qui soit disponible
18:15en plus.
18:16Si ça ne sert à rien,
18:17il n'y a plus rien
18:18qui ne sert à rien.
18:20Dans ces cas-là,
18:21c'est le rapport
18:22de force directe
18:23puisque là,
18:24c'est les seules élections
18:25qui permettent aux gens
18:26d'avoir encore une emprise
18:27sur leur quotidien
18:29et d'avoir une réalité,
18:30de toucher du doigt
18:31une réalité politique,
18:32de faire des choses
18:33même si c'est à une échelle
18:34communale municipale
18:36et pas très importante
18:39qui n'a pas d'impact
18:40national immédiat.
18:42Eh bien,
18:42l'impact national,
18:43il va se voir
18:44l'année prochaine
18:45lorsqu'il va falloir
18:46donner les 500 signatures
18:48aux candidats
18:49qui sont tous
18:49des marionnettes.
18:51Donc,
18:51si les Français
18:52récupèrent le contrôle
18:53de leur commune,
18:54si même sans se présenter,
18:56ils arrivent
18:57à s'organiser
18:57en créant des collectifs
18:59citoyens
18:59autour de leur commune
19:01de façon à être
19:01force d'initiative
19:02pour le maire
19:03et force de contrôle,
19:05c'est-à-dire
19:05mettre un rapport
19:07de force,
19:09intégrer un rapport
19:09de force politique
19:12qui rétablit
19:13le pouvoir
19:13en faveur des populations
19:15sur les maires
19:16de façon à contrôler
19:17et à exiger
19:18que les signatures
19:19ne soient pas données
19:20à des pantins,
19:20eh bien,
19:21dans ces cas-là,
19:21on récupère
19:22un véritable pouvoir politique
19:23parce qu'aujourd'hui,
19:24il n'y a plus
19:24de pouvoir politique
19:25puisque les citoyens
19:26sont exclus,
19:27sont expropriés
19:30du phénomène
19:30politique
19:31puisque tout se fait
19:34sans non seulement
19:35leur consentement
19:36mais surtout
19:36sans prise en compte
19:37de leurs intérêts.
19:38Est-ce que ça veut dire
19:39que face à la dictature,
19:42face à la plutocratie,
19:44face au système
19:45qui nous opprime,
19:46la commune peut être
19:47un bastion de résistance ?
19:49La commune est
19:50spontanément,
19:51naturellement,
19:51un bastion de résistance.
19:52La commune,
19:53c'est le cœur nucléaire
19:54de la création de la France.
19:55La France,
19:56sans ces communes,
19:57n'existe plus.
19:57Donc la commune,
19:59c'est vraiment
19:59le centre névralgique,
20:02le dernier élément politique
20:06qui reste dans ce pays.
20:07Donc la commune,
20:09c'est vraiment
20:10notre dernier bien commun.
20:12Et abandonner,
20:13si les gens abandonnent
20:15ce dernier bien commun,
20:16ils se sacrifient, en fait.
20:20C'est un sacrifice
20:21parce qu'ils n'auront plus
20:22accès à rien
20:24de tout ce qui va diriger
20:26leur vie.
20:27Oui, parce que nous sommes
20:27le pays des 36 000 communes
20:29et l'Europe veut justement
20:32diviser par 3 et 4.
20:33Évidemment,
20:34puisque l'Europe,
20:34c'est la fédéralisation,
20:35c'est les euro-régions
20:36et puis c'est la centralisation
20:39autour de ces régions
20:40qui sont en fait
20:41l'équivalent des lenders allemands.
20:43Donc ça n'a plus rien
20:44à voir avec la France,
20:45ça n'a plus rien à voir
20:45avec l'histoire de France
20:46sur la longue durée,
20:48ça n'a plus rien à voir
20:49avec l'histoire sociologique,
20:50l'histoire politique
20:51et l'histoire juridique
20:52de la France.
20:52Donc il n'y aura plus,
20:54la France aura perdu
20:55tout ce qui lui reste
20:57encore de France finalement.
20:58Nous n'existerons plus
21:00et derrière,
21:01il faut bien comprendre
21:02qu'il y a des sacrifices
21:05d'intérêts populaires en jeu.
21:07C'est-à-dire que
21:08quand on n'aura plus
21:09notre structure historique,
21:12nous n'existerons plus
21:13en termes d'institutions
21:15et donc on n'aura plus
21:16aucun moyen
21:17de défendre nos positions
21:18en tant que citoyens.
21:19Voilà.
21:20Oui, parce que ça peut être
21:20des bastions de résistance
21:22et le pas de côté
21:23peut commencer par la commune.
21:25Il va commencer par là.
21:25Révolu Droit
21:26peut commencer par la commune.
21:28Absolument,
21:29et Révolu Droit
21:30justement est assis sur,
21:31enfin est dressé
21:32sur deux jambes.
21:33D'une part,
21:34le réinvestissement
21:36au niveau des communes
21:38et des municipalités,
21:40des territoires
21:41et deuxièmement,
21:41un renouveau politique
21:43autour de ce que j'ai appelé
21:45les groupements d'intérêts
21:46qui sont la façon rénovée
21:50de considérer
21:51les corporations
21:52d'ancien régime.
21:53Mais donc,
21:54effectivement,
21:55la récupération
21:55du territoire,
21:56je veux dire,
21:57le réinvestissement populaire
21:58dans les territoires,
21:59c'est un bastion,
22:00vraiment,
22:01c'est le dernier bastion
22:02qui fait la France,
22:04qui peut encore nous sauver
22:05et sur lequel on peut
22:06rétablir une réalité politique
22:08et une autonomie,
22:10à nouveau,
22:11une autonomie politique,
22:12c'est-à-dire fondée
22:13sur le pouvoir
22:14des citoyens
22:16sur leur territoire.
22:17qu'est-ce que,
22:18exactement,
22:19RévoluDroit
22:21pour nos auditeurs
22:22qui ne sont pas forcément
22:22des juristes
22:23qui nous regardent ?
22:24RévoluDroit,
22:25c'est un changement
22:25de paradigme,
22:26c'est-à-dire,
22:26on repense la façon
22:28de faire la politique
22:29parce qu'aujourd'hui,
22:30ce que j'explique
22:31et toutes mes analyses
22:32ont convergé
22:33vers ce constat,
22:34c'est-à-dire que nous
22:35ne sommes plus réellement
22:37dans des régimes politiques.
22:37On dit l'État
22:38est omniprésent,
22:39mais non,
22:39l'État,
22:40en fait,
22:40il n'existe déjà plus
22:41puisqu'il est au service
22:42en réalité
22:43d'une ploutocratie,
22:45c'est-à-dire
22:45d'intérêts de caste,
22:47d'intérêts privés
22:50de type catégoriel,
22:54exclusifs,
22:54c'est-à-dire
22:55de ceux
22:56qui détiennent
22:56les finances.
22:57Et aucun autre
22:58intérêt politique
22:59n'est représenté
23:01réellement
23:01dans ce pouvoir
23:02puisque nous sommes
23:03dans le règne
23:04du lobby,
23:05nous sommes dans
23:06le règne
23:08de...
23:08Le personnel politique
23:10ne sont que
23:11des pantins
23:12au service
23:13d'idéologies
23:13très artificielles,
23:15très artificiellement
23:16mises en oeuvre
23:17pour créer
23:17le conflit,
23:18le contrat,
23:19le conflit
23:19dans la société.
23:23C'est l'organisation
23:25d'une conflictualité
23:26permanente
23:27en dressant
23:28les uns
23:28contre les autres
23:28sur des sujets
23:29qui ne les intéressent
23:30pas réellement.
23:31Les intérêts
23:32qui intéressent
23:32les gens,
23:33c'est les problèmes
23:34qu'ils ont au quotidien.
23:35Ces problèmes-là
23:35ne sont absolument
23:36pas pris en compte
23:37par la politique.
23:38les partis politiques
23:40sont là
23:40pour capter
23:41tous les mécontentements
23:42individuels,
23:42les transformer
23:43en idéologie
23:44et monter les uns
23:45contre les autres
23:45de façon à ce qu'on
23:46ne s'occupe pas
23:47de ceux qui tirent
23:48les ficelles.
23:48Donc ce n'est pas
23:49un système politique,
23:50je répète,
23:51c'est un système
23:52économique,
23:53c'est un système
23:54ploutocratique
23:54dans lequel la politique
23:56n'a pas lieu d'être
23:57puisque la politique
23:57c'est l'organisation
23:58de la vie de la cité
23:59et elle ne peut
24:00se concevoir
24:01sans prendre en compte
24:02ni les gens
24:03qui habitent cette cité
24:04ni leurs intérêts.
24:05Donc nous ne sommes pas
24:07dans des états politiques,
24:08nous sommes dans
24:09des phénomènes économiques
24:11de type totalitaire
24:13qui se sont arrogés
24:15par la force,
24:16la capacité à édicter
24:19des règles pour tout le monde
24:20qui sont fondées encore
24:22sur aucune réalité tangible,
24:24qui ne sont fondées
24:25que sur la volonté
24:26de cette caste-là
24:27avec aucune sécurité
24:28juridique derrière,
24:29la disparition des libertés
24:30et fondées
24:32sur l'intérêt
24:33d'une unique caste.
24:35Du coup,
24:35qu'est-ce qu'on ferait ?
24:36C'est-à-dire que
24:38on prendrait
24:39le code civil
24:40qu'on mettrait de côté.
24:42Le code civil
24:43a été bien amoché
24:44par toutes ces modernisations.
24:45Le code pénal,
24:46toutes ces choses-là.
24:48Et la constitution,
24:49j'imagine aussi,
24:50parce que
24:50j'imagine que Révoluidroit
24:52aura valeur constitutionnelle
24:54et on impose
24:56déjà peut-être
24:57à partir des communes
24:58et peut-être
24:58petit à petit...
24:59Alors, je voudrais quand même
25:01revenir sur cette terminologie
25:03de constitution
25:03pour être très claire
25:05et pour supprimer
25:06la confusion
25:06dans les esprits.
25:08Je m'érige
25:10un peu en faux
25:10avec la terminologie
25:12constitution.
25:13Pourquoi ?
25:13Parce que
25:14nous avons vécu
25:15des centaines et centaines
25:16d'années
25:16sans constitution.
25:17C'est vrai.
25:17La constitution
25:18n'a été imposée en France
25:19qu'à l'occasion
25:21de la Révolution française
25:23pour imposer
25:24le parlementarisme.
25:26Donc, le parlementarisme
25:27est un régime
25:27absolument
25:29artificiel
25:30et qui a eu besoin
25:31d'une structure
25:34extérieure
25:34elle-même
25:35artificielle
25:36pour s'imposer.
25:37Donc, la constitution
25:38n'a pour objectif unique
25:40que d'imposer
25:41le parlementarisme
25:42et d'organiser
25:44des relations
25:45entre des pouvoirs
25:45soi-disant séparés
25:46qui n'ont jamais été.
25:48Donc, tout est...
25:49On est dans une imposture
25:50radicale.
25:51Donc, on peut garder
25:52le terme constitution
25:53si vous le voulez,
25:53mais moi,
25:54dans Révoluidroit,
25:55ce qui...
25:58En fait,
25:59il y a une différence
26:00entre un système
26:01naturel
26:02et un système
26:03artificiel.
26:04Révoluidroit,
26:05je réinvestis
26:06toute l'histoire
26:07politique
26:07et institutionnelle
26:09de France
26:09depuis mille ans
26:10pour montrer
26:12ce qui a émergé
26:13de façon spontanée
26:14et qui fonctionnait
26:16comme des institutions
26:17sans avoir besoin
26:18de cadres
26:19réglementaires
26:20pour les imposer.
26:23Et ça,
26:23c'est effectivement
26:24le réinvestissement
26:27de la politique
26:29des territoires
26:30et c'est deuxièmement
26:32la représentation politique
26:34des différents intérêts
26:37qui traversent
26:38la société politique,
26:39c'est-à-dire le groupe,
26:41par le biais
26:42des activités.
26:44Alors, avant,
26:45on parlait des métiers,
26:46mais les métiers
26:47et les activités
26:48professionnelles
26:48tels qu'on les a connus
26:50jusqu'à aujourd'hui
26:51avec le développement
26:52des technologies
26:53et de l'intelligence artificielle
26:54vont être amenés
26:56à disparaître.
26:56Ce qui ne disparaîtra jamais,
26:58c'est l'activité humaine.
26:59Tant qu'il y aura des humains,
27:00ils vont être obligés
27:01de s'occuper
27:02et donc il faudra
27:03organiser leurs activités.
27:04Et ça,
27:05c'est le moyen ultime
27:07d'avoir une représentation politique.
27:09Donc chacun,
27:10dans le cadre
27:11de ses activités,
27:13existe en tant que
27:15groupe de lobby
27:17qui défend
27:18l'intérêt
27:19de son activité.
27:20Et ça,
27:21c'est un...
27:22C'est une organisation
27:24naturelle
27:25des pouvoirs.
27:26Mais c'est excessivement
27:27important de le dire.
27:27Il n'y a pas besoin de constitution
27:28pour rendre...
27:30Justement,
27:30c'est excessivement important
27:31de le dire
27:32parce que
27:33on le voit
27:34aujourd'hui,
27:36beaucoup...
27:37Je parle de la masse
27:39des gens.
27:40Pour eux,
27:40il y a constitution,
27:42il y a le code civil,
27:43la code pénale
27:43et ils sont restés
27:44dans ce schéma
27:45qui n'existait pas
27:47avant
27:47lorsque la France
27:48était la France.
27:49Bien sûr.
27:50Et ça,
27:50il faut le dire,
27:52le redire,
27:52le répéter.
27:53On a l'impression
27:54que les gens
27:55sont perdus
27:56parce qu'ils n'entendent pas
27:57ces termes
27:57qu'ils connaissent aujourd'hui.
27:59Oui, justement.
27:59C'est pour ça
28:00que c'est compliqué
28:01de changer de paradigme.
28:02C'est qu'il faut
28:04réinvestir toute la façon
28:05dont on conçoit
28:06même le terme politique.
28:07Il y a un travail
28:08sur la sémantique
28:10et sur le rapport
28:13du signe linguistique
28:15avec le réel.
28:16Et ça,
28:17c'est très important
28:17puisque avec ce grand
28:19mouvement nominaliste
28:20hégémonique
28:21qui a gagné maintenant
28:22sur le réalisme,
28:24eh bien,
28:24en fait,
28:24les mots n'ont plus
28:25vraiment de sens.
28:26On appelle politique
28:27l'organisation
28:29autour du parlementarisme
28:30et je rappelle quand même
28:31qu'il y a quelque chose
28:32d'absolument dément
28:33à avoir imaginé
28:35organiser toute une société
28:36autour d'une institution
28:38et là,
28:38je parle du parlement
28:39tel qu'il s'est développé
28:41à partir de la Révolution française,
28:42c'est-à-dire le parlement
28:43dit représentatif,
28:45un parlement
28:45dont la seule mission
28:46c'est d'élaborer des lois.
28:48Est-ce qu'une société
28:49a besoin de créer
28:50des textes comme ça
28:51en permanence ?
28:52Tous les gens
28:53qui ont travaillé
28:53sur les organisations
28:54vous diront
28:55qu'une organisation
28:56telle qu'elle a été élaborée
28:57n'aura de cesse
28:58que de surinvestir son rôle
28:59pour justifier son existence.
29:01Et donc,
29:02c'est la garantie ultime
29:03d'être envahi
29:05par une quantité
29:08affolante de textes
29:09que nous connaissons aujourd'hui.
29:10Alors,
29:11le Parlement européen
29:11n'a plus l'initiative des lois
29:13mais on est resté
29:14avec cette tendance lourde
29:18à justifier l'existence
29:20de prétendus personnels politiques
29:22parce qu'ils fabriquent des textes.
29:24Ce qui est complètement dément.
29:25Ça a quelque chose de dément en soi.
29:28Ça ne peut pas être
29:29une société fonctionnelle
29:31saine
29:32et pacifiée.
29:34C'est une société
29:35qui est organisée
29:37structurellement
29:37pour être conflictuelle.
29:38Alors,
29:39je remercie notre ami Cridam.
29:40On va le montrer à l'écran
29:41notre ami Cridam
29:42si on peut le faire.
29:43Un débat
29:44Asselineau,
29:45Valérie Bugot
29:45serait bienvenu.
29:47Bon,
29:47je pense que
29:48M. Asselineau
29:48ne l'acceptera pas
29:49parce que je crois
29:49qu'il n'accepte pas
29:50les débats.
29:51Sauf s'ils sont sur TF1.
29:53Bon,
29:54ça c'est une autre chose.
29:55Moi, je n'accepterais pas
29:56d'aller sur TF1
29:57donc ça résume le problème.
29:59Mais,
30:00tiens,
30:01le parlementarisme,
30:02évidemment,
30:03c'est le pire du pire.
30:04Il faut dire les choses.
30:05Bien sûr,
30:06c'est artificiel.
30:07C'est totalement artificiel.
30:09Mais par contre,
30:10les gens ont été
30:11tellement programmés
30:12que pour eux,
30:12il y a soit
30:13le parlementarisme
30:15qui est-il pour eux
30:16une démocratie,
30:17soit
30:18la pouvoir
30:19d'un seul homme.
30:20Justement,
30:20on va en parler.
30:21Reprenons la sémantique
30:21et reprenons
30:22le réalisme politique,
30:24le réalisme juridique,
30:24le réalisme de la vraie
30:25terminologie.
30:27Le parlementarisme
30:28met en œuvre
30:29une ploutocratie
30:30et non pas une démocratie.
30:31C'est antinomique.
30:33C'est antinomique
30:33dès le début,
30:34dès le départ,
30:35ab initio,
30:36avec le terme
30:37de démocratie
30:37puisque ça organise
30:39le pouvoir
30:39à ceux qui ont
30:40les moyens financiers
30:42de financer
30:43les partis politiques.
30:44Vous savez,
30:45aussi bien que moi,
30:46Mike,
30:47les partis fonctionnent
30:48sur la discipline de vote
30:49donc il n'y a rien
30:50de démocratique
30:51dans un parti politique.
30:52C'est l'entre-soi
30:52et c'est la discipline
30:54de vote qui prévaut.
30:56non mais,
30:57il faut justement
30:58décorréler
31:00dans le mental
31:02des gens
31:02que le parlementarisme
31:04est lié à la démocratie.
31:05Parce que le parlementarisme,
31:08nommer les choses
31:10par leur véritable nom,
31:11c'est faire le travail.
31:13Le parlementarisme,
31:14c'est la ploutocratie.
31:16Ça met en œuvre
31:17une ploutocratie
31:18et non pas une démocratie.
31:19Et ça,
31:20c'est depuis toujours.
31:21Simplement,
31:22aujourd'hui,
31:22ça se voit.
31:23Avant,
31:23ça se voyait moins
31:24parce qu'on avait
31:24un personnel politique
31:25un peu plus malin.
31:26Mais le parlementarisme,
31:27c'est typiquement
31:29le droit anglo-saxon
31:31pour le coup.
31:31Le parlementarisme,
31:32ça vient effectivement
31:33le parlement
31:34tel qu'il s'est imposé
31:36en tant que régime
31:38de représentativité populaire,
31:41prétendument populaire,
31:43est une émanation
31:44du conseil des barons
31:47de la Magna Carta.
31:49Et le conseil des barons,
31:50c'était la révolte
31:52des grands féodaux
31:53contre le roi d'Angleterre
31:54qui, à l'époque,
31:55représentait l'intérêt général,
31:57l'intérêt de tous
31:58ces sujets.
32:00C'était un roi,
32:01donc on appelait ça
32:02des sujets.
32:02Aujourd'hui,
32:03on appellerait ça
32:03des usagers,
32:04mais on désigne
32:05la même chose.
32:05On désigne les gens
32:06qui vivent sur le territoire
32:08organisés par ce type
32:10d'organisation.
32:11Donc,
32:12la Magna Carta,
32:13encore une fois,
32:14on nous fait passer ça
32:14pour la quintessence
32:15de la démocratie,
32:16mais une fois de plus,
32:17c'est encore une imposture.
32:18La Magna Carta,
32:19c'est la révolte
32:20des grands féodaux
32:22contre le roi d'Angleterre
32:24pour des raisons
32:25essentiellement fiscales
32:26et qui ont obtenu
32:27des prérogatives
32:30supplémentaires
32:30par rapport
32:31à celles du roi,
32:32à celles qu'ils avaient
32:33avant.
32:34Donc,
32:34on ne peut pas considérer
32:36que les populations
32:39agricoles à l'époque
32:39aient beaucoup bénéficié
32:41de la Magna Carta.
32:42C'est une imposture
32:43de dire ça.
32:45Donc,
32:45la Magna Carta,
32:46c'est quand même
32:46l'entre-soi,
32:47de la même façon
32:48que les partis politiques.
32:49Tout ça,
32:50c'est le régime britannique.
32:51Les partis politiques,
32:52c'est une émanation
32:53des clubs britanniques.
32:54Les clubs britanniques,
32:55c'est l'entre-soi.
32:56ça n'a jamais été
32:57ouvert à tout le monde
32:58avec une possibilité
33:01pour la population
33:01de se faire entendre.
33:02Mais comment se fait-il
33:03que les gens
33:04se fassent avoir
33:05encore et encore ?
33:06Moi,
33:07je le vois.
33:07J'ai eu les agriculteurs,
33:10j'ai eu les chauffeurs
33:10de taxi,
33:11j'ai vu le nombre
33:12de gens
33:12et ils continuent
33:13encore à dire
33:14mais oui,
33:15mais l'État,
33:16mais les syndicats,
33:18les corps intermédiaires,
33:19les machins,
33:19les trucs.
33:20Mais c'est parce qu'ils
33:21ne connaissent pas
33:22rien d'autre.
33:22Ils continuent.
33:23Oui,
33:23mais quand on fait une erreur
33:24une fois,
33:25deux fois,
33:25ok,
33:25mais là,
33:26ça fait quand même
33:2740, 50 ans et plus.
33:27c'est parce qu'on a décorrélé,
33:29encore une fois,
33:30je pense qu'il y a vraiment
33:31une problématique
33:32de sémantique,
33:32on a décorrélé
33:34les mots
33:35de leur réalité,
33:37de leur réalité.
33:39On leur a donné
33:40un sens différent.
33:44Ce sont aujourd'hui,
33:45tous ces trucs-là
33:46sont des corps intermédiaires
33:48mais sont des corps intermédiaires
33:49au service
33:49du pouvoir plutocratique.
33:50Donc,
33:51ils n'existent pas,
33:52ils n'ont pas de réalité
33:53tangible
33:53en tant que
33:56contre-pouvoir.
33:57Il n'y a plus
33:57de contre-pouvoir.
33:59Nos sociétés
34:00ont supprimé
34:01tous les contre-pouvoirs.
34:02Donc,
34:03pour récupérer
34:04des contre-pouvoirs,
34:05il faut récupérer,
34:06il faut rétablir
34:07un rapport
34:08de force
34:09institutionnel
34:10qui soit
34:10plus équilibré
34:12en faveur des populations.
34:12Moi,
34:13je suis très content
34:14de te recevoir
34:14aujourd'hui
34:15parce que
34:16pour une des rares fois
34:17dans nos émissions,
34:19je crois que j'en ai tourné
34:19peut-être 600 ou 700
34:21en plateau
34:22avec Géopolitique Profonde,
34:24j'ai pour une des rares fois
34:26une vraie solution.
34:27C'est-à-dire
34:29prendre des mairies,
34:30prendre des villes
34:31où il n'y a pas de liste
34:32et imposer
34:34un nouveau paradigme,
34:36le pas de côté
34:36de Révolu Droit
34:37et ça,
34:38c'est faisable
34:39dès mars 2026.
34:41Exactement,
34:41puisque
34:42en faisant ça,
34:44on peut se lancer
34:45dans la création
34:46de groupements d'intérêt
34:47et donc,
34:48on met en oeuvre
34:49le pas de côté
34:50et ça,
34:50c'est le plus important
34:51à comprendre
34:51mais c'est vrai
34:52qu'il faut le marteler.
34:55Merci Mike
34:56de le dire aussi clairement
34:57parce que c'est exactement ça.
34:58Mais il faut le dire
34:59parce que moi,
35:00à chaque fois,
35:00je suis tout le temps
35:01me dit oui,
35:02les constats,
35:03les machins
35:04et je dis
35:04qu'est-ce qu'on fait ?
35:05Le Frexit,
35:06ok,
35:06qu'est-ce que vous faites
35:07pour avoir le pouvoir
35:08et le faire le Frexit ?
35:09Oui,
35:10dans 10 ans,
35:11dans 15 ans,
35:12là,
35:12c'est tout de suite
35:14qu'on peut le faire.
35:15Exactement,
35:15c'est en récupérant
35:16le contrôle des communes.
35:17Les communes,
35:18c'est vraiment
35:18le nœud gordien
35:19de toute cette super structure
35:21parce que c'est
35:22par les communes
35:23que nous pouvons
35:24reconquérir notre territoire
35:25puisqu'on a été expropriés
35:27de notre territoire
35:27au profit
35:28de cette caste
35:33supranationale
35:34ou apatride
35:35au service
35:36de la finance.
35:39Pardon monsieur,
35:40je suis confus,
35:41j'ai garé mon briquet.
35:42On a aussi tendance
35:43à jouer avec le feu.
35:44Google,
35:45c'est une création
35:46de la CIA.
35:47L'équipe de Géopolitique Profonde
35:49vous donne le meilleur
35:50de l'actualité brûlante.
35:51Mais en échange,
35:53on veut un geste
35:54de votre part.
35:57Merci de ce geste d'amour,
35:59on vous le rendra.
36:00Ravi.
36:01Sous-titrage Société Radio-Canada
36:03Merci.
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