00:00 On est un petit peu dans une suite logique de ce qu'on a connu ces dernières années,
00:05 notamment au moment de la crise sanitaire et des différents confinements,
00:09 où très clairement la plupart des trafiquants avaient investi les réseaux sociaux via Snapchat,
00:14 en envoyant des rabais, des publicités,
00:18 proposant tout un tas de matières stupéfiantes avec des remises
00:21 pour pallier justement aux difficultés de déplacement des usagers.
00:25 Là, on est dans une normalisation du trafic de stupéfiants.
00:29 On a ces malfrats qui s'adressent directement aux locataires des lieux qu'ils occupent quotidiennement.
00:36 Alors on a eu dans un premier temps une partie un petit peu, on va dire, intimidation,
00:41 où on essayait un peu de faire peur aux habitants
00:44 et leur faire comprendre que s'ils ne collaboraient pas, ça se passerait mal.
00:48 Maintenant, on est dans une autre attitude.
00:50 On essaye un petit peu de collaborer, de cohabiter et de travailler, entre guillemets, en bonne intelligence.
00:56 Ce qui frappe, Mickaël Dequin, c'est que le deal en France n'a pas commencé hier.
01:01 Le deal à la cité Pablo Picasso de Nanterre non plus, ça n'a pas commencé hier.
01:06 Ça veut dire qu'avec les moyens actuels,
01:08 les policiers n'arrivent pas à stopper un trafic de drogue identifié, localisé.
01:15 De toute façon, je pense qu'il faut prendre très clairement le problème à l'endroit.
01:18 Et le problème à l'endroit, c'est que la plupart du temps,
01:21 tant que vous aurez des consommateurs,
01:23 vous aurez forcément ce trafic qui perdurera et qui fera des profits extraordinaires.
01:28 Je rappelle juste deux chiffres.
01:30 C'est 38% d'augmentation pour les mises en cause qui vont utiliser des produits stupéfiants en 2022,
01:35 ou consommer des produits stupéfiants.
01:37 Et c'est encore 13% l'an passé, en 2022.
01:40 Donc, on est vraiment dans une progression constante.
01:43 Et du coup, forcément, ça dégage des envies et des idées de profit à tous ces trafiquants de stupéfiants.
01:51 [Musique]
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