- il y a 4 ans
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00:00 [Musique]
00:06 – Bonjour Thierry Mariani. – Bonjour.
00:07 – Emmanuel Macron, le chef de l'État en Suisse,
00:09 son déplacement en ce moment sur France Info,
00:11 il est arrivé à 5 heures ce matin au marché de Rungis près de Paris,
00:14 il a voulu s'adresser à la France qui se lève tôt,
00:17 ça vous a rappelé des souvenirs ?
00:19 – Oui, l'expression on la connaît,
00:20 mais c'est vrai que ça relève aussi d'une réalité,
00:24 il y a quand même des Français qui font tourner notre pays,
00:28 dont on ne parle pas souvent et qui sont en première ligne,
00:30 on l'a vu pendant le Covid, donc quel que soit le président,
00:33 c'est toujours bon quand on rend hommage à cette France-là.
00:35 – Et donc hommage à Nicolas Sarkozy,
00:36 puisque c'est ça le clin d'œil avec la France qui se lève tôt,
00:39 c'est ce qui avait propulsé sa campagne de 2007, à Nicolas Sarkozy.
00:42 – Oui, mais une fois qu'on a rendu hommage à cette France qui se lève tôt,
00:46 il faut aussi, j'allais dire, mettre les actes en concordance avec les mots,
00:50 voilà, c'est cette France qui travaille,
00:52 qui aujourd'hui supporte l'essentiel par exemple du poids fiscal en France,
00:56 qui est exclu des cadeaux fiscaux de M. Macron,
01:01 et donc pour le moment c'est plus un exercice de com'
01:04 ou d'après-vente après la réforme des retraites que quelque chose de concret.
01:09 – Réforme des retraites dont il a parlé d'ailleurs dès son arrivée,
01:11 en disant "il faut travailler plus longtemps",
01:13 à l'instant le chef de l'État dit assumer une vérité qui fâche,
01:17 celle de repousser l'âge de départ à la retraite, écoutez.
01:21 – Ce n'est pas vrai de dire qu'on peut garder les mêmes âges,
01:23 ça ne marche pas, ça ne marche pas cette affaire.
01:25 Et donc, non mais il faut le faire de manière progressive,
01:28 et c'est ce que le gouvernement enrichit du débat parlementaire permet de faire,
01:32 et ensuite il faut dire "on différencie",
01:34 et donc les gens qui commencent à travailler très tôt,
01:36 on appelle les carrières longues,
01:37 les gens qui travaillent la nuit avec du froid, avec des charges,
01:40 on prend en compte ces différences dans le calcul.
01:42 Mais dans l'ensemble les gens savent que oui,
01:44 il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous,
01:48 parce que sinon on ne pourra pas bien financer nos retraites.
01:51 – Voilà, il faudra travailler plus longtemps, les gens le savent tous,
01:53 le chef de l'État évoque même du bon sens, est-ce que c'est du bon sens pour vous ?
01:57 Est-ce que vous vous accusez sur le concept ?
01:59 – Mais ce qui est toujours terrible avec Macron,
02:01 c'est qu'il y a du bon sens effectivement,
02:02 mais après il n'y a pas la prévente, voilà.
02:04 Cette réforme des retraites c'est quoi quand même ?
02:06 – Mais il faut travailler plus longtemps ?
02:07 Est-ce que vous dites "il faut travailler plus longtemps" ?
02:09 – Je dis simplement que ceux qui ont commencé très tôt,
02:11 qui se sont levés très tôt, qui ont des boulots pénibles,
02:14 effectivement ceux-là ils doivent bénéficier d'une retraite plus tôt.
02:18 Mais là où il explique en ce moment qu'il y a des métiers pénibles etc.,
02:22 rappelez-moi qui est-ce qui a son arrivé au pouvoir
02:25 à supprimer quatre critères de pénibilité, ce n'est pas un certain Macron ?
02:28 – En changeant le dispositif, supprimer les critères de pénibilité
02:31 et créant un compte de pénibilité qui doit permettre
02:34 soit de se reconvertir, soit de s'enjouer de métier.
02:36 – Oui mais qui n'est pas au point aujourd'hui,
02:37 enfin en réalité le Macron premier mandat a passé son temps à faire des erreurs
02:41 qu'il essaie de rectifier au Macron second mandat.
02:43 – Mais vous êtes d'accord sur le constat ?
02:45 Travailler plus longtemps ça vous semble logique,
02:46 vous qui êtes issu de l'UMP, je vous le disais tout à l'heure.
02:49 – Non je dis que, attendez, là on rentre dans la réforme des retraites,
02:52 la réforme des retraites d'abord j'aurais préféré qu'elle soit discutée,
02:55 le président de la, enfin le gouvernement a tout fait
02:59 pour que la discussion parlementaire soit raccourcie, un délai très court,
03:03 et l'ANUP a tout fait pour empêcher cette discussion parlementaire.
03:06 – On va revenir sur le débat parlementaire,
03:08 mais je vous demandais juste sur l'esprit de la réforme,
03:10 le fait de travailler plus longtemps, vous êtes d'accord avec cette assertion ?
03:13 – Je dis qu'aujourd'hui le rapport du CORE montrait qu'il y avait d'autres voies,
03:18 voilà si ma mémoire est bonne il y avait 13 scénarios,
03:21 et qu'on a uniquement exploré une filière,
03:26 vous savez que le Rassemblement National et Marine Le Pen l'a montré pendant sa campagne,
03:30 avec d'autres propositions, notamment le maintien de la retraite à 60 ans
03:34 pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt,
03:36 et pour les autres, eh bien à 42 ans d'annuité on n'est pas obligé de porter la retraite…
03:41 – Et vous êtes à l'aise avec ça, la retraite à 60 ans ?
03:44 – Oui aujourd'hui oui, parce qu'on peut effectivement le faire,
03:47 à condition, je le répète, que la retraite à 60 ans ne caricaturons pas,
03:51 c'est pour ceux qui ont commencé très tôt, voilà, parce qu'on a eu un débat totalement,
03:55 j'allais dire d'abord saboté par la NUP,
03:57 et puis d'autre part on s'est aperçu en fin de débat que c'était les fausses retraites,
04:01 moi beaucoup de gens, j'étais dans le Vaucluse il y a 10 jours,
04:04 beaucoup de gens qui ont des petites retraites ont rêvé à cette fameuse retraite à 1200 euros,
04:08 et puis en fin de débat ils se sont aperçus que tout ça c'était du vent,
04:12 puisqu'en réalité ça va être un tout petit peu de population,
04:16 puisqu'il faut des années, une carrière complète.
04:18 – Il faut une carrière complète au SMIC ou autour du SMIC.
04:22 – Voilà, et donc en réalité c'est très peu de personnes qui vont en bénéficier,
04:25 donc il fallait réformer notre système de retraite,
04:28 mais plutôt pour plus de justice, c'est-à-dire les métiers pénibles,
04:31 et ceux qui ont commencé tôt.
04:32 – C'était un malentendu ou un mensonge cette histoire des 1200 euros ?
04:34 – Ah non c'était un mensonge.
04:35 – Un mensonge du gouvernement ?
04:36 – Attendez le gouvernement, ils sont intelligents, il ne faut pas les prendre,
04:39 voilà, ils savaient très bien ce qu'ils faisaient,
04:41 je ne sais pas si c'est McKinsey cette fois qui leur a conseillé,
04:45 de mettre ça en avant, vous savez c'est le produit tête gondole,
04:48 tête de gondole, pas de retraite à moins de 1200 euros,
04:50 1200 euros, en réalité tout le monde s'est polarisé là-dessus, ils nous ont bien eu.
04:54 Heureusement en fin de débat, ça a au moins servi un tout petit peu,
04:57 on s'est aperçu que tout ça était faux.
04:58 – Thierry Mariani, vous évoquiez le contre-projet du Rassemblement National,
05:01 un système de retraite par palier si je résume,
05:03 les moins de 20 ans qui ont 40 ans de cotisation peuvent partir à 60 ans,
05:06 et ceux qui ont commencé à 25 ans, eux ne peuvent partir qu'à partir de 62 ans,
05:10 mais avec 42 annuités de cotisation, si j'additionne 25 et 42 ça fait 67 ans,
05:15 je crois que je ne me trompe pas dans mes calculs.
05:17 Vous ne vous attendez pas du côté de la lutte des classes,
05:19 les ouvriers contre les cadres ?
05:22 – Non, là franchement je ne vois pas où est la lutte des classes.
05:25 – Il y a ceux qui partent à 60 ans,
05:26 et puis il y a ceux qui ont fait des études qui partent à 67 ans.
05:29 – C'est logique, je veux dire, moi j'ai fait des études, j'ai commencé tard,
05:34 c'est-à-dire que la société m'a payé des études,
05:37 l'État m'a payé l'université, etc.
05:39 C'est normal que je travaille un peu plus.
05:41 – Il y a beaucoup plus de 7 ans d'écart.
05:43 – Si je suis rentré dans la vie active à 25 ans au lieu de 18 ans comme certains,
05:50 c'est normal, il y a quand même un minimum de justice.
05:52 – Notre projet vise à inviter les jeunes à rentrer tôt sur le marché du travail,
05:56 a dit Marine Le Pen en présentant ce contre-projet.
05:58 Il faut moins de Bac +5 par exemple en France.
06:01 – Il faut aussi des gens qui fassent des métiers qu'aujourd'hui,
06:06 je pense, vous voyez, ce matin quand je quittais mon hôtel,
06:10 la réceptionniste m'expliquait qu'on ne trouvait plus personne.
06:12 – Mais ce n'est pas la lutte des classes, ce n'est pas dire,
06:14 ceux qui ont fait des études, ils porteront davantage les efforts,
06:17 s'ils ont étudié 5 ans de plus, ils font 7 ans de plus de cotisation.
06:22 – Non, je pense qu'il y a une réhabilitation de certains métiers qui sont nécessaires,
06:26 les métiers qui sont issus de formations longues par exemple,
06:29 ou moyennes dans les lycées professionnels, voilà.
06:32 Le travail manuel, ça a aussi une valeur,
06:34 et tout ça, ça a été un peu dévalué ces dernières années.
06:37 Et donc on n'a pas forcément besoin en permanence de Bac +8 en psycho.
06:41 – Vous qui parlez de compensation de justice, Emmanuel Macron,
06:43 qui souhaite, il le dit à l'instant, un nouveau geste sur le diesel.
06:48 C'est normal que le chef de l'État demande comme ça aux Total Energy
06:52 et aux autres groupes pétroliers de faire un geste ? Ce serait justice ?
06:56 – Oui, il est dans sa fonction, c'est-à-dire qu'il y a quand même un certain malaise
07:00 quand on voit les profits de certaines sociétés,
07:04 à cause de la… enfin, pendant cette période de crise,
07:06 ils ne sont pas responsables de la crise,
07:07 mais bon, ils n'en seront pas à l'endroit au bon moment,
07:10 ils en profitent, ce serait quand même logique que les sociétés fassent un geste.
07:13 – Et c'est le bon dispositif, ce sont à ces sociétés de faire un geste
07:16 plutôt qu'au gouvernement.
07:17 – Non, non, non, le dispositif que proposait Marine Le Pen
07:20 et qu'on continue à proposer, à notre avis, est beaucoup plus simple,
07:22 c'est un allègement de certaines taxes.
07:24 Vous avez remarqué que cette histoire de chèques de 100 euros qu'on reçoit,
07:28 mais qu'on doit renouveler… – Des chèques carburants.
07:30 – Voilà, par moment, j'ai l'impression qu'en France,
07:34 alors qu'il y a des choses simples, on recrée le Gosplan soviétique
07:37 en faisant pour 100 euros, c'est pas pour des millions,
07:40 des formalités totalement lourdes, voilà, l'abaissement des taxes
07:43 comme le proposait Marine Le Pen pendant sa campagne présidentielle,
07:46 c'est une mesure beaucoup plus simple,
07:48 je constate que ça a été mis en place d'ailleurs dans certains pays.
07:50 – Thierry Mariani, Eurodéputé Rassemblement National, vous restez avec nous,
07:54 on s'interroge juste le temps du Fil info à 8h40, c'est avec Valentine Letez.
07:58 [Générique]
07:59 – 8 millions de Français souffrent d'obésité,
08:02 c'est le double d'il y a 25 ans selon la Ligue contre l'obésité,
08:06 la progression la plus forte de la maladie,
08:08 c'est chez les jeunes adultes, les 18-24 ans.
08:11 C'est une vérité qui fâche, estime ce matin Emmanuel Macron,
08:14 le chef de l'État défend sa réforme des retraites sur le marché de Rungis
08:18 et le président de la République assume, il faut travailler plus longtemps.
08:22 Les discours croisés aujourd'hui des présidents russes et américains
08:26 sur la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine s'excrime ce matin à Moscou,
08:30 Joe Biden en visitant Pologne le fera depuis Varsovie,
08:34 lui quasiment un an après le début du conflit.
08:36 Et depuis, les prix de l'énergie, vous le savez, ont explosé,
08:40 le groupe NJ en a profité ses bénéfices avant impôt.
08:43 En 2022, s'élève à 9 milliards d'euros,
08:46 3 milliards de plus que l'année précédente.
08:49 [Générique]
08:52 – France Info
08:53 [Générique]
08:54 – Le 8/30 France Info, Néil Halatrous, Laurence Enéchal.
08:58 – Toujours avec l'eurodéputé étiquette Rassemblement National, Thierry Mariani,
09:02 on parlait tout à l'heure du débat sur la réforme des retraites
09:05 qui a été houleux, chaotique à l'Assemblée Nationale,
09:07 il y a eu des déclarations qui ont marqué, qui ont même choqué,
09:10 y compris dans votre camp, Sébastien Chenu, par exemple,
09:12 vice-président du RN a choqué la gauche,
09:15 "je préfère qu'on fabrique des travailleurs français
09:17 plutôt qu'on les importe pour assurer la perpétuité" a-t-il dit,
09:20 "de la civilisation et de la population française".
09:22 Est-ce qu'il y a quelque chose, une référence
09:25 à la théorie complotiste du grand remplacement ?
09:27 – Ecoutez, ceux qui veulent nous nuire trouvent des références à tout.
09:30 Que dit tout simplement Sébastien Chenu ?
09:34 Il dit qu'il vaut mieux avoir des jeunes français qui sont formés
09:40 plutôt qu'effectivement avoir des immigrés
09:44 qu'on est obligé de faire venir en France pour prendre ses boulots,
09:46 voilà c'est le bon sens.
09:47 – Et assurer la perpétuité de la civilisation française.
09:51 C'est ce mot-là qui a choqué la gauche.
09:53 – Ça veut dire aussi, soyons clairs,
09:55 ça veut dire aussi que quand on fait rentrer un nombre trop important d'immigrés,
10:02 eh bien on perd ce qui fait la spécificité française.
10:05 Là aussi maintenant c'est reconnu,
10:08 une croissance de la délinquance dans certaines villes et que le souhait…
10:12 – Non mais la civilisation française étant en danger
10:14 à cause de cette immigration de travail, ce recours à une force de travail.
10:18 – C'est un mode de vie quoi, je veux dire, attendez,
10:19 quand on se balade dans certains quartiers et que je vois les tenues vestimentaires,
10:22 je n'ai pas l'impression que c'est la civilisation française malheureusement.
10:25 Voilà et quand je vois, quand on visite des prisons,
10:28 on s'aperçoit qu'elles sont remplies forcément par,
10:31 très souvent elles sont remplies par des gens
10:33 qui visiblement sont assez éloignés de la civilisation française.
10:36 Chaque fois qu'il y a un mot en France, on a le don de diaboliser, voilà.
10:39 Ce qui est important c'est quoi ?
10:41 C'est qu'en réalité, un, on forme des jeunes pour des métiers
10:46 dont on doit par moment réévaluer le salaire,
10:48 parce que c'est aussi une des raisons pour lesquelles ils ne veulent pas prendre le boulot,
10:51 et que ça coûterait beaucoup moins cher que faire venir une immigration.
10:54 Deux, que cette immigration, eh bien aujourd'hui la distance culturelle
10:58 est bien plus forte que l'immigration du passé.
11:00 Moi, mon grand-père et mon père étaient italiens,
11:02 mais la distance culturelle entre un italien, un espagnol, un français, un portugais,
11:06 un polonais, c'est la même chose j'allais dire que,
11:09 enfin c'est très proche de la France.
11:10 – Mariani, vous avez entendu l'argument de la gauche et notamment des féministes,
11:14 de dire que ça revient à réduire les femmes à des ventres en fait.
11:17 – Alors là vous êtes passé sur la camarade écologiste députée ?
11:21 Non, pas du tout.
11:22 – On dit c'est une injonction.
11:23 – Le mot "à fabriquer" des travailleurs français, c'est l'expression que vous avez parfaitement faite.
11:28 – Oui, je vous rassure, il n'y a aucune injonction sur les femmes et les hommes,
11:31 parce qu'accessoirement il faut aussi un homme pour faire des gosses.
11:33 Simplement, on rappelle une évidence, c'est qu'un système de répartition comme le nôtre,
11:38 et nous nous sommes attachés au système de répartition,
11:41 depuis toujours il a été financé par les enfants qui payent pour leurs grands-parents.
11:48 Voilà, c'est pas… attendez, on ne peut plus rien dire, voilà.
11:51 Mme Rousseau, son boulot c'est de faire le buzz avec des déclarations où elle scandalise tout.
11:56 – Bon, c'est quoi l'idée ?
11:57 C'est de faire des enfants pour sauver le système par répartition ?
12:00 – L'idée elle est toute simple, c'est qu'un pays qui n'a plus de gosses,
12:02 c'est un pays qui disparaît, c'est un pays qui disparaît économiquement,
12:05 c'est un pays qui disparaît en termes de, j'allais dire, de mode de vie.
12:09 – Et c'est quoi l'idéal, le nombre d'enfants par femme idéal ?
12:12 – Le nombre d'enfants par femme idéal, c'est ce que vous voulez d'abord, premièrement.
12:15 Et deuxièmement, c'est pas par femme si vous permettez, je répète, c'est par couple.
12:19 Après, les couples ont leur vie qu'ils veulent, mais voilà.
12:22 Non, le nombre idéal c'est ce qu'on choisit, mais il faut que les gens puissent choisir.
12:26 Moi j'ai eu deux enfants, ça coûte cher un enfant, voilà, parce que la crèche…
12:31 voilà, il faut donner les moyens pour que les gens puissent, j'allais dire,
12:34 assument, avoir le pouvoir de réaliser leur choix.
12:37 – Si on pose la question démographique Thierry Mariani,
12:40 on peut la prendre d'un autre angle, vous évoquez les places en crèche.
12:44 Figurez-vous qu'on a retrouvé ce chiffre en préparant cette interview.
12:47 En France, il y a plus de places en EHPAD qu'en crèche collective.
12:51 Est-ce que le débat démographique, c'est pas le surinvestissement
12:54 d'un côté de la pyramide des âges et un sous-investissement de l'autre ?
12:57 – Il y a plus de places en EHPAD, bah oui, malheureusement, c'est la démographie française.
13:02 Voilà, oui, je suis d'accord avec vous qu'il ne faut pas sous-investir dans l'EHPAD,
13:07 c'est nécessaire, mais il faut effectivement qu'il y ait plus de places dans les crèches,
13:10 il faut que les mairies s'investissent plus,
13:12 et puis surtout, il faut que ce soit plus abordable,
13:14 parce que le prix des crèches, très souvent, est quand même assez élevé en France.
13:17 – Pour revenir au débat à l'Assemblée nationale et à cette absence de vote,
13:20 est-ce que vous dites que la séquence vous sera favorable au Rassemblement national ?
13:24 – Je pense que cette séquence a montré que les députés du Rassemblement national
13:27 avaient été à la hauteur.
13:29 Qu'est-ce que je veux dire par là ?
13:30 J'étais 25 ans député français, ces débats qui durent des nuits,
13:35 je les ai connus, j'ai déposé moi-même, je me souviens des fois,
13:38 des tranches de 800 ou 900 amendements face à Mme Aubry ou Mme Guigou,
13:42 vous voyez, ça ne me rajeunit pas.
13:44 – En tant que député, vous étiez battu aussi d'ailleurs contre les régimes spéciaux,
13:47 votre groupe a voté pour leur maintien,
13:49 dans les quelques incongruités des débats de retraite.
13:53 – Oui, mais on finit sur le débat parlementaire.
13:56 Ce que je veux dire par là, c'est que pour notre groupe,
13:59 je pense qu'il a montré que les députés étaient sérieux,
14:01 c'est-à-dire, ils ont vraiment travaillé, ils ont déposé 200 amendements,
14:04 c'est certes moins que les milliers de la NUP,
14:07 mais chacun a compris que les milliers de la NUP,
14:08 c'était uniquement pour faire en sorte de gagner du temps.
14:13 Et à la sortie, qu'est-ce qu'on retient à mon avis de ce débat ?
14:16 Je pense qu'il y a un grand perdant, qui est quand même la NUP.
14:19 Les français ont compris que pour…
14:21 désormais on a un mot qui est rentré dans le vocabulaire politique,
14:23 qui est "bordélisé", ils ont réussi à bordéliser le débat,
14:28 et puis avec des scènes, excusez-moi, quand je vois un député
14:30 qui joue avec un ballon avec la tête d'un ministre,
14:32 c'est totalement déplaisant.
14:34 – En dehors de l'hémicycle, je précise pour nos auditeurs.
14:36 – Oui d'accord, bien sûr, vous avez raison.
14:37 Heureusement on ne joue pas encore au ballon,
14:39 vous avez raison mais bon, on ne joue pas encore au ballon dans l'hémicycle.
14:42 – À la une également Thierry Mariani,
14:43 ce sont ces deux discours aujourd'hui qui seront prononcés,
14:46 d'abord par Joe Biden, président américain en Pologne,
14:49 et puis par Vladimir Poutine, le président russe à Moscou,
14:54 le président américain qui était hier à Kiev
14:56 pour affirmer son soutien au peuple ukrainien.
14:58 Il a eu raison d'y aller, vous saluez ce déplacement du président américain ?
15:04 – Je crois surtout qu'il est temps de siffler,
15:06 d'essayer de trouver des voies de paix,
15:09 faire des déplacements pour dire on va vous donner plus d'armes,
15:12 il faut continuer, j'ai un certain malaise,
15:14 je vais vous dire pourquoi, j'entends un certain nombre de commentateurs
15:17 ou de politiques expliquer que c'est un combat pour la civilisation,
15:20 que c'est un combat pour la liberté, que c'est un combat pour la démocratie,
15:23 et dans le même temps on laisse, si c'est vrai, les ukrainiens tout seuls,
15:27 mais il faut être cohérent, si c'est un combat pour,
15:29 j'allais dire sauver notre civilisation, pourquoi on ne s'engage pas ?
15:32 On ne s'engage pas parce qu'on sait très bien qu'en réalité ce n'est pas ça,
15:35 j'ai apprécié d'ailleurs, je crois que c'est Hubert Védrine
15:38 qui a fait un texte là-dessus il y a quelques jours,
15:40 c'est un combat pour en réalité, pour des territoires,
15:43 il n'est pas question de sauver la civilisation ou quoi que ce soit.
15:46 – Mais si la France s'engageait,
15:46 vous ne craignez pas la réponse de Vladimir Poutine ?
15:49 – La France, moi je pense surtout qu'on ne doit surtout pas s'engager,
15:53 j'allais dire humainement, vous savez, monsieur Zelensky…
15:56 – C'est ce que fait Emmanuel Macron, donc on ne s'engage pas humainement,
15:59 on envoie des armes.
16:00 – Oui mais jusqu'à quelle limite ?
16:01 Jusqu'à quelle limite, vous savez, monsieur Zelensky a demandé de l'argent,
16:04 on a donné de l'argent, monsieur Zelensky a demandé des munitions,
16:06 on a donné des munitions, puis il fallait des armes anti-chars,
16:08 puis après des canons, et puis maintenant, là attention,
16:10 on est sur la ligne jaune-rouge, il faut des avions et des missiles longue portée,
16:17 ça signifie en clair d'avoir des armes qui peuvent toucher le territoire russe,
16:20 là on est dans une escalade complète.
16:22 – Mais là on fait quoi, on laisse les Russes avancer ?
16:24 – Non, je pense qu'on cherche d'abord des voies de paix, voilà c'est tout.
16:28 Vous savez, ça fait trois mois que en réalité, militairement sur le terrain,
16:32 les lignes de front ont peu bougé, un jour on nous annonce qu'il y a un village…
16:36 – Grâce aux armes occidentales ?
16:37 – Grâce aux armes occidentales, grâce…
16:40 – Sans les armes occidentales, les Ukrainiens auraient perdu, non ?
16:43 – J'en sais rien, mais de toute façon, écoutez,
16:46 si on fait le bilan de cette année d'opérations militaires,
16:50 c'est un échec pour la Russie, soyons clairs,
16:53 c'est-à-dire qu'ils espéraient une guerre courte,
16:55 un peu comme ça s'était passé en Géorgie,
16:57 et visiblement ils avaient de mauvaises informations,
16:59 ils ont cru qu'ils se retrouvaient devant la même armée ukrainienne
17:02 qu'en 2014, et ce n'est pas les mêmes, et puis il y a eu une résistance ukrainienne,
17:06 et puis le président Zelensky a quand même incarné cette image de l'Ukraine qui résiste,
17:12 donc il y a un échec côté russe qui comptait gagner vite,
17:16 et puis il y a un échec du côté européen et occidental.
17:19 Moi je vous rappelle quand même les propos de monsieur Le Maire ou d'autres
17:22 qui expliquaient qu'on allait ruiner l'économie russe, etc.
17:24 On en est à la neuvième vague de sanctions, j'ai regardé ce matin,
17:28 il y a 13 000 mesures, vous avez bien entendu, 13 000 mesures européennes contre la Russie.
17:34 Qu'est-ce qu'on fait ? On continue éternellement à s'affronter,
17:38 et puis je n'ai pas parlé de l'essentiel,
17:40 il y a des milliers de pauvres gars qui ont perdu la vie des deux côtés.
17:43 Et aujourd'hui, ce qu'on demande, ce n'est pas qu'on continue à livrer des armes,
17:48 c'est qu'il y ait quelqu'un qui dise "stop, est-ce qu'on peut discuter ?"
17:51 C'est aussi ce que demande Marine Le Pen.
17:53 – Emmanuel Macron a précisé ce week-end, il dit "l'heure n'est pas encore au dialogue".
17:57 Vous vous pensez que si, que là, tout de suite,
18:00 il y a la possibilité de réunir Vladimir Zelensky et Vladimir Poutine,
18:03 tout est possible pour discuter ?
18:04 – Il y a toujours la volonté, excusez-moi,
18:05 on peut toujours avoir un dialogue quand les gens le veulent.
18:08 – Mais il ne veut pas Vladimir Poutine.
18:10 – Quoi ? Zelensky ne veut pas non plus ?
18:13 Mais attendez, je veux dire, on livre des armes,
18:15 on peut aussi forcer les uns et inciter les autres à venir discuter.
18:18 Je vous rappelle qu'en 2014…
18:19 – Comment on fait pour forcer Thierry Mariani ?
18:20 – Comment ?
18:21 – Comment on fait pour les forcer ?
18:22 – Écoutez, aujourd'hui quand même,
18:25 l'Ukraine est sous perfusion financière de l'Union Européenne.
18:28 Il faut savoir que tous les citoyens européens,
18:30 aujourd'hui, paient pour cette guerre en Ukraine.
18:33 Ils sont sous perfusion militaire aussi, avec l'armement,
18:36 et la Russie est dans une situation économique
18:39 où on a aussi les moyens de dire qu'on peut discuter des sanctions et tout,
18:44 s'ils viennent à la table de négociation.
18:46 Aujourd'hui, moi ce qui m'effraie, c'est que personne ne veut négocier.
18:48 La semaine dernière, il y a eu encore,
18:50 je crois que c'était la 22ème résolution au Parlement européen contre la Russie,
18:53 il y a un moment, il y avait un amendement presque ridicule,
18:56 j'ai envie de dire, de l'extrême gauche qui disait
18:58 "il faut essayer de trouver des voies de paix".
19:00 Mais même sur un amendement comme ça, plus de 400-300 députés disent "on ne veut pas".
19:03 Voilà, c'est ça qui m'effraie,
19:04 c'est qu'on veut continuer la guerre jusqu'au dernier Ukrainien.
19:06 – Thierry Mariani, eurodéputé, Rassemblement National,
19:09 vous restez avec nous, 8h52, c'est l'heure du Fil-info avec Valentine Nottes.
19:13 [Générique]
19:14 – Emmanuel Macron lance un appel aux géants de l'énergie ce matin comme total.
19:19 Le chef de l'État réclame un nouveau geste sur le diesel,
19:21 vu l'explosion du prix à la pompe et en appelle à la responsabilité des producteurs.
19:26 Une centaine d'emplois menacés en île et vilaine,
19:29 Fleury Michon annonce la fermeture de son usine de Plélan-le-Grand près de Rennes.
19:34 Quasiment un an après le début de la guerre en Ukraine,
19:36 deux points de vue totalement différents aujourd'hui,
19:39 celui de Vladimir Poutine, le président russe prononce un discours à 10h,
19:43 son homologue américain Joe Biden fera la même chose depuis la Pologne.
19:47 – Deux tremblements de terre ont secoué une nouvelle fois la Turquie et la Syrie hier soir,
19:51 de nouvelles victimes dans ces secousses de forte puissance.
19:54 Le premier séisme il y a deux semaines a déjà fait 45 000 morts dans les deux pays.
19:58 [Générique]
20:01 – France Info
20:02 [Générique]
20:04 – Le 8/30 France Info, Néil Halatrous, Laurence Enéchal.
20:08 – Thierry Mariani, Emmanuel Macron, on l'a souvent vu ces derniers mois,
20:11 tentait de jouer ce rôle de médiateur entre la Russie et l'Ukraine
20:14 avec des coups de fil d'un côté à Volodymyr Zelensky, de l'autre à Vladimir Poutine.
20:18 Il n'y a plus de coups de fil au président de la Fédération de Russie depuis septembre,
20:21 est-ce que pour vous le chef de l'État doit rappeler le président russe ?
20:25 – Oui, je pense que dans cette folie où on est dans une escalade,
20:28 où on ne sait pas comment ça peut finir,
20:30 paradoxalement Macron au moins maintient un peu ce dialogue.
20:34 Pourquoi d'abord les Russes ne veulent plus discuter avec lui ? Soyons clairs.
20:37 – Le fait qu'il n'y ait plus de coups de fil ça vient des Russes pour vous ?
20:40 – Vous savez, je peux vous dire que les Russes sont toujours en travers
20:43 de cette divulgation des entretiens entre Poutine et Macron à la télé.
20:50 – Dans un documentaire à la télévision.
20:52 – La diplomatie ce n'est pas du spectacle,
20:55 quand M. Macron pour jouer le beau à une émission de télé
20:58 passe des extraits d'une conversation qui normalement est entre deux chefs d'État,
21:02 ça ne vous incite pas à prendre votre téléphone et à dialoguer avec lui sereinement
21:05 parce que vous savez qu'après vous pouvez la voir à l'antenne.
21:07 Non mais Macron au moins, contrairement à d'autres,
21:10 vous voyez pourtant je ne soutiens pas Macron, vous le savez,
21:13 contrairement à d'autres veut encore maintenir un certain dialogue et il a raison.
21:16 – En disant "toutes les options autres que Vladimir Poutine
21:19 au sein du système actuel ne me paraissent pires",
21:21 phrase prononcée par le chef de l'État ce week-end,
21:24 est-ce qu'il a raison de penser que Vladimir Poutine reste aujourd'hui incontournable ?
21:28 Comment t'as l'occupeur ?
21:29 – Il y a une réalité en Russie, c'est que même si une partie de la population
21:33 ne soutient pas la guerre, une grande partie est derrière le chef de l'État
21:39 ne serait-ce que par réflexe national.
21:40 Quand un Russe moyen voit Joe Biden hier à Kiev,
21:44 vous pensez que sa réflexion c'est quoi ?
21:46 C'est bien la preuve qu'on est en guerre désormais
21:48 contre les États-Unis et contre l'OTAN.
21:50 Et donc aujourd'hui il faut savoir qu'à Moscou,
21:52 contrairement à ce que rêve M. Bernard-Henri Lévy,
21:54 les forces qui sont les plus actives ce n'est pas forcément M. Navalny…
22:00 – Mais la paix ne se négociera qu'avec Vladimir Poutine.
22:02 La paix ne se négociera qu'avec Vladimir Poutine.
22:04 – Mais la paix se négociera avec un chef d'État,
22:06 on n'a pas à choisir les chefs d'État étrangers.
22:08 On est en train dans le milieu politique européen
22:11 de penser qu'on gère le monde.
22:13 J'ai entendu, c'est Emmanuel Macron qui a dit
22:16 "on ne veut pas écraser la Russie".
22:18 – Voilà, défaite de la Russie mais sans l'écraser.
22:20 – S'écraser, quelle modestie !
22:22 Voilà, quelle modestie, je veux dire, imaginez là aussi la réaction,
22:25 imaginez que vous entendiez un responsable d'un pays dire
22:28 "bon on ne veut pas écraser la France".
22:29 – Mais la France n'a pas envahi un pays.
22:31 – Non je suis d'accord mais je veux dire,
22:33 jusqu'à présent on dit aussi qu'on n'est pas en guerre.
22:35 Donc il faut savoir, aujourd'hui, là où il a raison,
22:38 c'est qu'à mon avis il vaut mieux discuter avec Vladimir Poutine
22:41 qui est quand même un chef d'État qui a de l'expérience,
22:44 qu'avoir un changement à Moscou qui pourrait avoir des gens
22:48 qui veulent une politique bien plus,
22:50 je ne sais pas quel mot employer, énergique, belliqueuse,
22:53 en tout cas dangereuse.
22:55 – L'alternative est pire, c'est ce que vous dites.
22:57 – L'alternative est probablement pire.
22:58 – Thierry Mariani, vous êtes aussi le co-président
23:00 de l'association Dialogue Franco-Russe,
23:02 vous allez être auditionné par la commission d'enquête au Parlement
23:05 sur les ingérences étrangères à l'Assemblée Nationale.
23:08 Vous avez déjà reçu peut-être la convocation ?
23:10 – Oui, oui, en plus j'ai demandé cette audition.
23:12 – Est-ce que vous vous considérez comme un des relais de Moscou,
23:16 du Kremlin à Paris ?
23:17 Est-ce que vous assumez votre proximité avec la Russie ?
23:20 – J'ai pris la présidence de cette association il y a 10 ans.
23:23 À l'époque c'était la lune de miel entre la Russie et la France en 2012.
23:28 Voilà, je ne me considère pas comme un relais,
23:30 on a créé désormais une expression qui est "agent d'influence".
23:34 Vous voyez, moi je pense que tous les politiques sont des agents d'influence.
23:37 Parce que quand on fait de la politique, on doit défendre des idées.
23:41 Je défends une idée qui est tout simple,
23:42 c'est qu'on a intérêt à avoir de bons rapports avec la Russie.
23:47 Et que cette guerre n'est pas la nôtre.
23:48 Je suis désolé.
23:49 – C'est pas de l'ingérence ?
23:51 – C'est quoi, qu'est-ce que vous appelez de l'ingérence ?
23:53 – Le fait d'avoir l'oreille du Kremlin, du pouvoir russe.
23:57 – Si on considère désormais qu'avoir une opinion divergente
24:00 de l'opinion majoritaire c'est une ingérence,
24:02 on est dans le totalitarisme.
24:04 Voilà, vous savez, je n'ai pas accès au secret d'État,
24:07 je suis dans l'opposition, donc mon seul moyen d'action
24:10 c'est quand je suis présent sur vos plateaux.
24:12 Je dis qu'avec la Russie on a intérêt aujourd'hui
24:15 à quand même retrouver la voie du dialogue.
24:17 Deuxièmement, je dis que dans cette guerre,
24:19 l'Europe et la France seront les grands perdants.
24:22 Il y aura effectivement un grand gagnant
24:24 qui sera les États-Unis au niveau économique,
24:26 une fois de plus, déjà on paye deux fois plus cher notre énergie,
24:29 on voit que les Américains ont lancé un grand plan
24:31 pour défendre leur industrie, et à la sortie,
24:34 il faudra reconstruire l'Ukraine, comme d'habitude,
24:36 c'est l'Europe qui va payer la note,
24:38 et les États-Unis qui ramasseront les contrats.
24:40 Donc c'est ma liberté, si vous appelez ça "agent d'influence",
24:43 dans ce cas-là ça veut dire qu'à part reprendre le discours officiel
24:46 qui consiste à dire que les Russes sont très méchants
24:48 et qu'ils ont tous les torts, je dois me coucher et dire la même chose ?
24:52 – Ultime question Thierry Mariani, est-ce qu'Auchan
24:55 ou d'autres groupes français qui sont toujours présents en Russie
24:57 doivent quitter le pays ?
24:58 – Auchan est présent aussi en Ukraine, j'ai vu la polémique…
25:03 – Encore une fois c'est la Russie qui a attaqué l'Ukraine,
25:05 ce n'est pas la même chose d'être présent en Ukraine ou en Russie.
25:07 – Oui d'accord, mais attendez, moi je suis très content
25:09 quand des entreprises françaises sont présentes à l'étranger,
25:11 Auchan et Leroy Merlin ont décidé de rester, ils ont raison,
25:14 et je les soutiens et je trouve qu'ils ont raison,
25:17 ils sont accusés par une association…
25:18 – Ce n'est pas aussi patriotique ?
25:19 – Non, ce qui devrait quand même nous interroger,
25:23 c'est qu'une association dont le siège de ma mémoire est bon
25:25 aux Pays-Bas tape en permanence sur les entreprises françaises.
25:28 – Et accusent Auchan d'avoir livré des matériels à l'armée russe.
25:32 – Non, ils sont coupables d'avoir des employés
25:34 qui ont fait une collecte de 20 millions de roubles,
25:37 c'est-à-dire 20 000 euros, voilà.
25:41 Auchan rappelait qu'il a donné plus d'un million,
25:43 puisqu'ils sont aussi présents en Ukraine,
25:45 pour aider les populations en Ukraine sinistrées.
25:47 Moi je veux bien que les entreprises françaises
25:49 ferment partout pour faire plaisir à Monsieur Zelensky.
25:53 – Auchan a raison de rester en Russie,
25:56 c'est le message que vous passez Thierry Mariani.
25:58 – Oui, parce qu'à chaque fois que les entreprises françaises partent,
26:00 quand la place est libre, on sait que c'est d'autres qui la prennent.
26:02 – Thierry Mariani, Eurodéputé, étiquette Rassemblement National,
26:05 invité ce matin du 8.30 France Info, bonne journée à vous.
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