- il y a 7 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Venez Louis Sarkozy, venez sur ce plateau. On est ravis de vous accueillir.
00:03Écrivain et conseiller municipal de Menton, je crois que vous vous connaissez.
00:07Je l'ai connu bébé, ça me fait un drôle d'effet de me retrouver à la table.
00:12Ne sortez pas les photos d'enfants, je vous en souviens.
00:15Pas encore.
00:16Je serai plus jeune.
00:17Tout à l'heure, lorsque je lui disais que vous alliez vous retrouver face à face,
00:21il m'a dit, ah je l'aime bien Louis Sarkozy, il est un peu fou, mais espiègle.
00:26Vrai ou faux ?
00:27Je pense qu'on peut encore attribuer ça à la jeunesse, malgré le fait que je suis de moins en
00:31moins jeune.
00:32C'est très désagréable de vieillir d'ailleurs.
00:34Vous ne savez pas ce que c'est.
00:36Sur l'aide pour l'essence, puisqu'on est sur ce sujet-là,
00:39et qu'il y a effectivement cette prise de parole d'Emmanuel Macron jeudi,
00:42c'est quand même l'un des événements que l'on a appris aujourd'hui.
00:46Signe que l'heure est grave, il décide de s'adresser aux Français.
00:49C'est Bruno Jeudy qui écrivait aujourd'hui dans son édito,
00:52nous sommes entrés dans le monde des empires et des guerres permanentes,
00:55et chaque déflagration lointaine finit par s'afficher sur le panneau lumineux de nos stations-service.
01:02Et ça, je trouve ça intéressant, parce que c'est une manière de dire que finalement,
01:06est-ce qu'on n'aurait pas pu le voir venir, ce qui se passe aujourd'hui dans les stations
01:09-service ?
01:10On aurait pu le voir venir, mais comme M. Ming vient de le souligner parfaitement,
01:14qu'est-ce qu'on aurait pu faire ?
01:15Notre déclassement international, notre non-existence diplomatique sur ce conflit-là,
01:20militaire et économique, est totale.
01:22D'ailleurs, permettez-moi de le dire, c'est peut-être un vieux réflexe libéral,
01:25j'espère que M. Ming ne va pas se ruer au-dessus de la table pour essayer de me faire
01:29taire,
01:29mais je trouve ça assez exceptionnel que la France, le pays qui rivalise avec le Danemark,
01:34selon certaines estimations, pour être le plus taxé, avec les impôts les plus lourds,
01:38un pays extrêmement redistributif, aujourd'hui se plaint de ne plus avoir d'argent
01:43à donner en subvention à ces personnalités, à ces citoyens qui ont besoin de pétrole.
01:48Peut-être qu'il faut inverser la logique et peut-être taxer un peu moins nos populations
01:53plutôt que vouloir leur prendre l'argent pour pouvoir leur redonner à la moindre crise qui arrive.
01:57Donc qu'est-ce qu'il devrait dire Emmanuel Macron jeudi sur ce sujet ?
02:01Déjà, premièrement, je pense qu'il y a effectivement une discussion à avoir
02:03sur les subventions pour des populations ciblées, pour les populations d'urgence, etc.
02:07mais que de l'autre côté, la France ne peut rien faire.
02:10Je veux dire, est-ce que quelqu'un doute encore aujourd'hui que la prochaine vraie présidence,
02:14le prochain vrai mandat qui va compter, ça sera un espèce de mandat commando
02:18où on va enfin dire aux Français, là on rentre dans un période d'effort.
02:22Là il faut arrêter les promesses politiciennes, avec moi ça ira bien,
02:25le vrai projet de demain ce n'est pas le grand projet, c'est la grande réforme
02:31en disant on ferme les écoupilles, ça va faire mal, ça va faire 5, 10, 15 ans,
02:36ça va faire mal sur les retraites, ça va faire mal pour les fonctionnaires,
02:39ça va faire mal économiquement, mais il faut désengorger le pays,
02:43enfin pour une politique de croissance, enfin pour baisser la fiscalité,
02:46enfin pour réduire les dépenses exorbitantes d'un État obèse
02:51et qui malgré toute cette dépense n'arrive plus à faire les choses les plus simples correctement.
02:55C'est de ça dont vous parliez tout à l'heure, ce que vous disiez Emmanuel Macron
02:58aurait dû il y a quelques années tenir un discours de vérité, c'est ça qu'il aurait dû dire
03:02?
03:02– Oui, à une ou deux nuances près, parce qu'il ne faut pas non plus,
03:05je ne suis pas un obsédé de l'antifiscalité, mais sur le reste,
03:09Louis Sarkozy a totalement raison, on dit la même chose.
03:12Et le dérapage, il a lieu au début du deuxième mandat, c'est absolument évident.
03:19Je ne lui reprocherai jamais les aides du Covid.
03:22Je pense que c'était le moment, en effet, le quoi qu'il en coûte.
03:25Mais après, quand tout le monde a freiné, tous les autres pays,
03:28nous, on a continué à distribuer de l'argent de manière absurde.
03:32Les aides, le chèque énergie, vous en avez profité, nous trois, nous en avons profité.
03:36Je pense que nous trois, nous étions à l'abri et que nous n'aurions pas dû en profiter.
03:41Et on a eu un moment de délire budgétaire.
03:44Mais le problème, c'est qu'il y a un moment où il faut payer l'addition.
03:47– Mais ce qui est intéressant, c'est que vous vous dites que vous êtes persuadé
03:49que Marine Le Pen va gagner cette présidentielle.
03:51– Je suis persuadé, non. Mais je pense qu'elle est favorite.
03:54– Mais elle ne tient pas ce discours de gouvernement commando
03:57qui va tout revoir de fond en compte ?
03:59– Pas du tout.
03:59– On est d'accord ?
04:00– Il y a une différence entre dire je pense que Marine Le Pen va gagner
04:02et je pense que Marine Le Pen a le programme économique qui va redresser la France.
04:04Ce sont deux phrases bien différentes.
04:06Je pense qu'elle va gagner aujourd'hui, je peux changer d'avis,
04:08bien sûr que je peux avoir tort.
04:09Je ne pense pas que son programme est celui qu'il faut,
04:12en tout cas sur les questions non régaliennes.
04:13Si je peux me permettre de citer quelqu'un
04:15qui est quasiment inexistant dans les débats politiques, médiatiques français
04:19et qui malgré tous ses défauts, et on peut parler pendant 40 émissions
04:23de tous ses défauts, est quand même un modèle à suivre économiquement,
04:26c'est Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour qui en question de…
04:30– Alors là je n'avais pas vu venir.
04:32– Mais Lee Kuan Yew c'est simple, prend le contrôle de Singapour
04:36pendant son indépendance avec la Malaisie en 65 si je ne me trompe pas,
04:39une île de 2 millions d'habitants, 70% d'illettrisme, 80% de bidonvilles,
04:43des tensions ethniques entre les Malais, les Indiens et entre les Chinois,
04:46aucune ressource naturelle, aucun gasoil, aucun hydrocarbure, aucune terre agricole
04:49et aujourd'hui Singapour c'est un des pays les plus riches, les plus sûrs,
04:53meilleure éducation, meilleur système de santé, enfin les chiffres sont absurdes.
04:57Et on lui a toujours dit, parce qu'il a toujours senti la pression
05:00d'une jeune classe singapourienne qui demandait plus d'aide,
05:03qui demandait plus de subventions, qui demandait plus d'assistanat
05:06et cette jeune classe et cette gauche, cette opposition,
05:09malgré le fait que M. Kuan Yew n'était pas celui qui tolérait
05:12le plus grand nombre d'oppositions, il était assez autoritaire d'ailleurs
05:15et c'est un de ses défauts, disait mais regardez, les caisses de l'État,
05:17elles sont pleines, pourquoi ne pas un peu plus redistribuer ?
05:20Pourquoi ne pas un peu plus aider les étudiants ?
05:22Pourquoi ne pas un peu plus aider ?
05:23Et il disait mais attendez, là vous voyez les chiffres qu'on a,
05:25effectivement on a de l'argent dans les caisses.
05:27Savez-vous à quel point ça peut disparaître ?
05:28Pour revenir sur le point du Covid.
05:30Vous le connaissez M. Kuan Yew ?
05:31Non, je ne suis pas assez vieux pour ça quand même.
05:35Il a fini par mourir.
05:36Je voudrais faire trois remarques par rapport à ce qui a été dit.
05:40Premièrement, oui Mme Le Pen est favorite,
05:42mais on ne peut pas considérer heureusement comme acquise sa victoire.
05:47Deuxièmement, je reste convaincu que si un modéré de droite est au deuxième tour,
05:53il a une vraie chance d'être élu.
05:55Vous parlez d'Edouard Philippe et vous voterez pour lui.
05:57J'ai dit que je votais pour Edouard Philippe parce que c'est le seul que,
05:59moi j'ai dit aussi, je pense que j'ai en étagère.
06:02Oh bah dis donc, quel enthousiasme !
06:06Je pense qu'un modéré de gauche ne peut pas être élu,
06:09parce que la droite votera moins pour lui que la gauche ne peut voter pour Edouard Philippe.
06:14Troisièmement, je pense que la comparaison avec Singapour,
06:21oui elle est stimulante, mais bon, on ne sera jamais Singapour.
06:24Mais on n'a quand même que dans l'intérieur du peloton européen,
06:28je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure,
06:30on passe de la tête du peloton du Sud à la que la Grèce.
06:35La Grèce qui a failli mourir, se finance aujourd'hui moins cher que la France.
06:41Et après on continue à arguer de notre passé, de notre histoire et de notre grandeur.
06:47Donc la référence de Singapour, alors, est intéressante sur un point,
06:52parce que c'est quelqu'un qui avait un sens extrême du long terme.
06:56Le sens du long terme a totalement disparu.
06:58Mais je vais chercher, j'ai une ambition moins grande, je vais dire,
07:01faisons déjà ce que l'Espagne, le Portugal, la Grèce,
07:06c'était des circonstances plus difficiles, ont fait.
07:09Pour rétablir leur économie.
07:10Si vous me permettez, juste sur Edouard Philippe,
07:12je ne partage pas l'avis de M. Minck.
07:14Il n'y a rien qui vous plaît en Edouard Philippe ?
07:17Non, il y a des choses qui me plaisent,
07:18mais je pense qu'il est, pour citer une expression américaine,
07:21out of step.
07:22Il n'a pas le bon pas au bon moment.
07:24Il y a 15 ans, c'était le candidat idéal.
07:25Il a s'bine, quoi.
07:27Je pense qu'il y a un côté où il ne rentre plus dans notre époque
07:30d'une façon à ce qu'il aurait pu rentrer il y a 15 ans.
07:32Il y a 15 ans, c'était ancien Premier ministre,
07:34connaît les dossiers, modéré, maire, connaît les institutions,
07:40insider, expérimenté, candidat parfait.
07:41Jean-André Déa.
07:42Il y a 15 ans, ça aurait été, mais il aurait gagné.
07:45Et aujourd'hui, en fait,
07:46tout ce qu'il aurait rendu exceptionnel comme candidat il y a 15 ans
07:49est aujourd'hui utilisé pour le disqualifier.
07:51Parce qu'aujourd'hui, je pense que c'est ce qu'on a vu d'une certaine façon
07:54sans faire de généralisation, avec Milley, avec Mélanie, avec Trump,
07:58peut-être avec Farage,
07:59c'est plus vraiment une opposition droite-gauche,
08:01c'est une opposition système-antisystème.
08:02Mais il est quand même haut dans les sondages, Louis Sarkozy.
08:05Bien sûr, si c'est ça qui veut gagner une élection présidentielle,
08:07ça se saurait.
08:08Et d'ailleurs, on est loin encore de l'élection.
08:09Mais juste pour rebondir sur un point vis-à-vis de M. Marc,
08:12moi, je pense que le match est plus facile pour Marine Le Pen
08:15si elle est face à Édouard Philippe
08:16que face à Jean-Luc Mélenchon.
08:18Moi, je pense que le Trump français existe
08:20et qu'il s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
08:22Et je pense qu'il est beaucoup plus haut qu'on ne le croit.
08:24Je pense qu'il aura, si ce n'est aucun doute,
08:27toutes les banlieues.
08:28Je pense qu'il aura une immense partie des jeunes.
08:30Je pense que toute la gauche va s'unir derrière lui
08:32la seconde où il est au second tour,
08:34comme ils se sont tous unis la seconde de la dissolution.
08:37Et je pense qu'une partie non négligeable de la Macronie
08:39va peut-être voter pour lui.
08:40Et vous trouvez qu'il fait une bonne campagne ?
08:41Je pense que c'est un tribun.
08:43Je pense que son parti est organisé.
08:45Je pense que son parti est idéologique.
08:47Je pense qu'ils ont une maîtrise des réseaux sociaux,
08:49mais digne du Parti communiste jadis.
08:51Je pense qu'ils ont une caste de vieilles gardes
08:54et de maréchaux qui pourraient crever pour lui.
08:56Oui, je pense que c'est un candidat formidable.
08:58Qu'est-ce qu'il y a de Trumpien chez lui ?
09:00Le populisme, la survie,
09:03à peu près toutes les polémiques
09:04qui auraient tué le moindre candidat il y a dix ans.
09:07Souvenez-vous des remarques atroces de Trump sur les femmes,
09:10des remarques atroces de Trump sur les handicapés.
09:12Et il survit.
09:14Mais personne ne s'attendait à ça.
09:15Là-dessus, vous êtes plutôt d'accord.
09:17Vous avez dit à plusieurs reprises que vous le trouviez très bon.
09:20Mélenchon est le plus intelligent,
09:23le plus expérimenté,
09:24le plus cultivé,
09:26le plus roué et le plus pervers.
09:27Oui, bon, ça c'est une évidence.
09:30Pourquoi pervers ?
09:31Pourquoi pervers ?
09:32Attention, c'est pas rien de dire ça.
09:34Parce que vous croyez que quand il joue sur les assonances des non-juifs,
09:38c'est pas pervers ?
09:39C'est à ça que vous faites référence.
09:40Tout ça est calculé au millimètre.
09:43En revanche, ma divergence avec Louis Sarkozy,
09:47c'est que les gens qu'il a cités vont passer de très mauvais moments.
09:51Il y a quand même de bonnes chances que les primaires soient une calamité pour Trump.
09:55Et je pense surtout qu'en réalité,
09:59on va voir aux Etats-Unis, après Trump,
10:01le balancier repartir très à gauche.
10:04Et la seule réponse au trumpisme,
10:06en réalité,
10:07c'est pas d'être un Clintonien modéré qui couche avec Wall Street.
10:10C'est d'être beaucoup plus à gauche.
10:13Et d'ailleurs,
10:14qui aurait pensé qu'on verrait le mot socialiste,
10:17socialiste,
10:18apparaître comme un mot positif dans le débat américain ?
10:22Remarquez,
10:23qui aurait aussi pensé qu'on éluirait quelqu'un
10:26qui met en cause les piliers de l'État de droit ?
10:29Avec les Etats-Unis, tout arrive.
10:31Oui, mais ça va mal pour Trump,
10:32si je peux me permettre une réponse.
10:34Après son double mandat,
10:36après son triomphe en 24,
10:38les sept états pivots basculent pour lui,
10:40la Chambre, le Sénat, le vote populaire.
10:42Je pense qu'effectivement,
10:43Jean-Luc Mélenchon, ça peut mal se passer pour lui,
10:44mais je pense qu'il peut gagner avant que ça se passe mal.
10:47Reste sur la campagne présidentielle,
10:48est-ce que pourrait changer la menace russe
10:52et la guerre hybride menée par les Russes,
10:54dont il a été question au cours de cette réunion vendredi à l'Élysée ?
10:58On en a beaucoup parlé ce week-end.
11:00Je voudrais vous faire entendre ce qu'a dit Eric Ciotti
11:02de cette réunion et des mots du président de la République.
11:05Voilà ce qu'il en retient.
11:06Je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment
11:09d'avoir été quelque part
11:11un des acteurs d'une opération de communication de l'Élysée.
11:15Pour vous, c'est une opération de communication ?
11:17Ce que nous avons appris à l'Élysée ce jour-là,
11:20vous le dites tous les jours sur vos plateaux,
11:23vous l'écrivez dans vos journaux,
11:26il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
11:27Il y a la recherche de voies de dérivation
11:29pour que des coupables ou des boucs émissaires
11:32ou des subterfuges soient convoqués
11:36pour masquer un peu le déclin,
11:39le déclassement français.
11:42Coup de com', rien de nouveau sous le soleil.
11:44Est-ce que franchement, c'est à la hauteur de la situation ?
11:47Non, d'une certaine façon, oui.
11:50Je ne suis pas là pour caricaturer des propos caricaturales.
11:53Ce que je dirais par contre sur l'Ukraine et la Russie,
11:55ce qui est assez intéressant,
11:56c'est qu'elle a eu un impact, cette guerre,
11:59absolument cataclystique,
12:00sur la campagne de M. Zemmour en 2017.
12:03Pardon, en 2021, il me semble.
12:05Et que ça peut complètement se préparer.
12:08Encore une fois, moi, je n'ai jamais vraiment compris
12:10cette partie de la droite française
12:12qui était relativement pro-russe,
12:14nostalgique, de valeurs conservatrices,
12:15soi-disant incarnées par M. Poutine,
12:17qui pensait que l'affaiblissement stratégique,
12:19militaire et industriel
12:20d'un de nos plus grands adversaires internationaux,
12:22c'est-à-dire la Russie,
12:23était soi-disant une mauvaise chose,
12:25qu'on forçait les Ukrainiens à se battre.
12:27Toute une dérive idéologique de la part de la droite,
12:30quasiment anti-française,
12:30que je n'ai jamais pu vraiment comprendre.
12:32On a vu, d'ailleurs, que le Rassemblement National
12:34s'est vachement modéré sur cette question.
12:36Il y a quelques années, c'était à la limite du Frexit,
12:38c'était à la limite de...
12:39Il faut laisser les Russes gagner.
12:42Et maintenant, M. Bardella dit
12:43qu'on va envoyer des avions en Ukraine,
12:44qu'on va honorer nos principes
12:45par rapport à l'Union Européenne.
12:46Donc, il y a clairement un changement de pied pour vous ?
12:48Bien évidemment.
12:48Et je pense que le Rassemblement National,
12:50pour le coup, a raison ici.
12:51Dieu sait que les affaires internationales
12:53sont leur point faible.
12:54Mais en termes de leur modération sur ce débat-là,
12:57je pense qu'ils ont parfaitement raison.
12:58Là-dessus, sur ce point, Alain ?
13:00Je suis absolument d'accord.
13:01Et le fait qu'Éric Ciotti dise,
13:03ça ne vous choque pas,
13:04qu'il dise à la sortie d'une telle réunion,
13:06où visiblement, quand même,
13:07des informations importantes ont été données
13:10et transmises aux responsables politiques,
13:11qu'ils disent que tout ça est fait pour faire diversion,
13:13que ce n'est qu'une opération de communication ?
13:15Ce n'est pas de très bon goût.
13:17Mais vous savez, ce genre de réunion,
13:20aucun de nous trois n'y était.
13:22Mais quand on a une lecture très précise
13:24de la presse internationale,
13:26on en sait autant que dans ces réunions-là.
13:28On est dans un monde d'informations...
13:30Vous pensez ?
13:30Mais oui, d'informations totalement transparentes.
13:34Le risque de guerre hybride, on le connaît.
13:37Le risque de manipulation, on le connaît.
13:40C'est l'avantage des sociétés transparentes.
13:43Donc, il y avait un peu de communication ?
13:45Oui, il y avait un peu de communication.
13:47La volonté de revenir dans le jeu pour Macron.
13:51Rappeler qu'il est là.
13:52Bon, ça ne fait pas de mal.
13:54Sachant que l'international a toujours été le sujet
13:57où Emmanuel Macron surperformait
13:59par rapport à ses performances domestiques
14:00dans les sondages
14:01et qu'il a toujours utilisé sa stature internationale
14:03qui existe, encore une fois,
14:04et peut-être le seul côté de son mandat
14:06et de sa présidentielle
14:07qui survit au délabrement économique,
14:10fiscal, social, etc. du pays.
14:11C'est son côté international.
14:12Il a tout le temps voulu utiliser ça
14:13pour se rehausser un petit peu.
14:15Ce qui est intéressant là,
14:16si vous me permettez de le dire,
14:17c'est qu'il veut rehausser quoi
14:19par son image personnelle ?
14:20Parce que, qui est son candidat ?
14:22Il n'a pas de bonne relation
14:23avec Edouard Philippe,
14:23son ancien Premier ministre.
14:25Il ne supporte pas M. Attal.
14:27Emmanuel, et d'ailleurs je pense
14:28que c'est réciproque,
14:29qui est le candidat pourtant
14:30de son parti et de son ancienne majorité.
14:32Donc M. Macron,
14:33qui vient de nous expliquer
14:34qu'il n'allait pas être candidat,
14:35mais enfin peut-être,
14:36mais il ne veut pas,
14:36mais il le veut,
14:37mais il le sera,
14:37mais il ne le sera pas.
14:38Enfin, personne n'y comprend rien
14:39sur son hypothétique candidature
14:40en 2032.
14:42Donc la question c'est,
14:43quel candidat souhaite-t-il soutenir ?
14:45Cette fois.
14:45Et qui, selon vous ?
14:47Je n'ai pas la moindre idée.
14:49Alors, essayez de lire
14:49dans l'esprit d'Emmanuel Macron,
14:50je pense que c'est pire
14:51qu'une boule de cristal,
14:52si vous voulez.
14:53Aucun ?
14:53Je pense que,
14:55dans sa démarche psychologique,
14:57dont j'ai toujours dit
14:58qu'elle était marquée
14:58par le narcissisme,
15:00le monde n'existait pas avant moi
15:02et le monde n'existe pas après moi.
15:05Il y a un côté damnation de Faust.
15:07Donc je n'ai aucune idée,
15:09mais je crois que c'est quelqu'un
15:11qui ne se projette pas
15:12de manière classique,
15:14comme un homme politique classique
15:15qui est,
15:16je perds ce coup-là,
15:16je reviens le coup d'après, etc.
15:18Sur la menace russe, oui.
15:20Juste, si on peut faire un parallèle,
15:21alors c'est un peu capitotracté,
15:23vous allez me pardonner,
15:24mais c'est rigolo.
15:25On repart à Singapour.
15:26Oui, non, pas encore.
15:28Attendez la prochaine question,
15:29ensuite je vous ramène l'Iguanyou.
15:30Mais pour l'instant,
15:30on va rester en France.
15:32La logique de la dissolution.
15:34On a longtemps dit,
15:35est-ce qu'il ne voulait pas,
15:36en fait, une cohabitation,
15:37parce qu'il sait
15:38que les présidents de cohabitation
15:39prennent toujours des points
15:40dans les sondages,
15:41qu'ils sont l'incarnation
15:42du cordon sanitaire,
15:43que les choses se passent mal
15:44parce que le RN
15:45ne peut pas gouverner, etc.
15:46Et donc, ça lui donnerait
15:47un boost final
15:47juste avant la présidentielle.
15:49Peut-être que la logique
15:50est similaire ici,
15:50c'est-à-dire le RN
15:52gagne l'élection présidentielle.
15:53Il prédit que c'est la catastrophe
15:55à juste ou à un juste titre.
15:56Et en 2032,
15:57la porte est grande ouverte
15:58pour un éventuel retour.
16:01Intéressant.
16:01Sur la menace,
16:02je voudrais qu'on reste aussi
16:03sur ce qu'a dit
16:03le RN.
16:05Il dit, bon,
16:06il faut afficher la fermeté
16:08à l'égard de Moscou,
16:09mais il continue de dire
16:10qu'il faut poser
16:11la question du financement
16:12à l'Ukraine.
16:13Le RN,
16:13pas forcément couper les robinets,
16:15c'était plus ce qui était dit
16:17dans le communiqué,
16:18mais revoir la quantité d'aide.
16:20Est-ce que vous êtes d'accord
16:21avec ça ?
16:22Vous qui ne cessez de dire
16:23que notre situation économique
16:24est catastrophique.
16:25En aucun cas.
16:26D'abord, il faut voir
16:27les choses lesquelles sont.
16:29Nous n'avons pas
16:30le niveau d'aide à l'Ukraine
16:32que notre stature internationale
16:34exigerait.
16:35Et d'une certaine manière,
16:37là, en effet,
16:38Macron a assez bien joué
16:39parce qu'il se met
16:40sur la pointe des pieds
16:42grâce à la position
16:43de la France,
16:43sa situation,
16:44sur sa capacité militaire,
16:46alors qu'en termes
16:47d'argent sonnant
16:48et trébuchant,
16:49on donne,
16:50par rapport
16:50à notre population,
16:52beaucoup moins
16:52que les autres.
16:53Donc, on devrait donner plus.
16:54Je n'ai pas dit,
16:54on ne peut pas donner plus,
16:56mais continuons
16:57à donner
16:57ce que nous donnons.
16:59C'est une manière aussi,
17:01c'est du en même temps,
17:02c'est le début du en même temps
17:03du Rassemblement national.
17:04Je veux réduire les aides
17:06à l'Ukraine
17:06et je veux soutenir l'Ukraine.
17:08D'accord là-dessus ?
17:08Qu'on soit parfaitement clair
17:09sur quelque chose
17:10à tous les Français
17:11qui nous écoutent
17:11et qui ne comprennent pas
17:13pourquoi ils sont autant taxés,
17:14pourquoi les services publics
17:15ne fonctionnent pas,
17:16ce n'est pas parce qu'on donne
17:17trop d'argent à l'Ukraine.
17:17Qu'on soit clair là-dessus,
17:18aucun euro donné à l'Ukraine
17:20n'est en vérité mal utilisé,
17:22pouvait être utilisé
17:23pour améliorer l'école
17:24ou améliorer l'hôpital.
17:25Ça, c'est faux,
17:26premièrement.
17:27Deuxièmement,
17:28il faudrait pour ce pays
17:29une tronçonneuse
17:30de la dépense publique
17:31de la taille de la tour Eiffel.
17:32C'est ça la vérité.
17:33L'argent, on peut le trouver
17:34dans ces centaines de milliers
17:36de commissions,
17:37de hauts commissaires
17:37dont personne n'y comprend rien,
17:39personne ne sait ce qui se passe
17:40dans ces dizaines
17:41et ces dizaines d'infrastructures
17:41Ça, c'est pour l'argent
17:42tant que Xavier Milley.
17:44Immense, exactement.
17:45Sans vouloir tout imiter,
17:47mais quand même,
17:47il y a chez lui quelque chose
17:49qui peut, je pense,
17:50nous inspirer.
17:50Ce n'est pas l'argent dépensé
17:52pour aider l'Ukraine.
17:53Tu tiens quand même à le dire,
17:54pour citer peut-être
17:55le plus grand conservateur
17:56de l'histoire des Etats-Unis,
17:58M. Reagan,
17:59en tout cas de l'histoire récente,
18:00je ne sais pas ce que M. Reagan
18:02aurait donné
18:02si on lui avait dit
18:03qu'il y a un conflit
18:04entre la Russie
18:05et un de ses voisins.
18:06Vous n'avez besoin
18:07de risquer aucune vie américaine.
18:09Aucune.
18:09Vous avez besoin
18:10de signer des deals
18:11qui vont bénéficier
18:12de votre industrie d'armement
18:13et de votre industrie technologique.
18:15Vous avez besoin
18:15de donner un petit peu d'argent
18:17pour participer directement
18:19à l'affaiblissement géopolitique,
18:21industriel et militaire
18:22d'un de vos plus grands rivales.
18:24Mais M. Reagan
18:25aurait signé
18:25tout de suite.
18:26La Russie n'est pas notre amie.
18:28C'est mythe
18:28de la grande amitié franco-ruse.
18:30Mais c'est faux.
18:31Elle a été parfois
18:31notre alliée,
18:32parfois notre ennemi.
18:33Aujourd'hui,
18:34elle lance des attaques cyber
18:35sur nos hôpitaux,
18:36sur nos infrastructures.
18:37Elle lance des campagnes
18:38de désinformation.
18:39Son affaiblissement,
18:40l'affaiblissement de la Russie,
18:41aujourd'hui,
18:42est une bonne nouvelle
18:42pour la France.
18:43Les Ukrainiens
18:44sont une façon de le faire
18:44avec très peu de risques
18:46pour les Français.
18:46Le président a le bon discours,
18:48le bon ton
18:49face à Vladimir Poutine.
18:51Quand ?
18:52Récemment ?
18:53Il n'y a pas de récemment.
18:56On a oublié,
18:57parce qu'il l'a fait oublier,
18:58heureusement,
18:58en s'engageant,
18:59la fameuse séance
19:01avec la table digne,
19:02en réalité,
19:03de ce film
19:03que certains ont peut-être vu
19:04qui s'appelait
19:05Citizen Kane.
19:06Exceptionnel.
19:08Vous dites quand,
19:09mais la conférence de presse
19:10de vendredi,
19:10c'était aussi une manière
19:11de s'adresser à Poutine.
19:13Non, mais à chaque fois
19:15qu'il est ferme,
19:16il a raison.
19:18Donc, c'est un non-sujet.
19:20Évidemment qu'il a raison.
19:21Il a eu, au début,
19:22il a tergiversé,
19:23et puis après,
19:24il a sur l'Ukraine,
19:25il a bien joué sa partie.
19:26Et il a joué d'autant mieux
19:28qu'il avait des petits moyens.
19:31C'est tout.
19:33Oui, non,
19:33parce que je suis d'accord.
19:34Mais d'ailleurs,
19:34moi, ça me fait assez plaisir,
19:36moi qui aime le père Sarkozy,
19:38de voir que le démon
19:40de la politique
19:40n'a pas disparu.
19:41Je l'attendais.
19:42On s'est dit avec gentillesse
19:44et il sera très content.
19:45Et aucune offense
19:46n'est bien évidemment prise.
19:47Vous le savez bien ?
19:48Non, moi,
19:48je ne comprends pas
19:50d'où vient cette lubie
19:50de la droite française.
19:52Je pense que...
19:52Mais vous misez sur qui,
19:54en fait,
19:54pour la prochaine présidentielle ?
19:55Sur lui ?
19:56Oh, écoutez, non.
19:58Moi, je...
19:58Vous êtes candidat ?
19:59Non, absolument pas,
20:00Dieu merci.
20:01C'est déjà assez dur
20:01d'être maire de Menton.
20:02Vous savez, en plus,
20:02être président de la République ?
20:03Non, non, non.
20:04Je ne suis absolument pas candidat.
20:05Je ne participe
20:06à aucune campagne.
20:07Non, mais écoutez,
20:08moi, je considère que,
20:10par exemple,
20:11sur l'enjeu cataclysmique
20:13de l'intelligence artificielle,
20:16qui est extrêmement peu couvert,
20:18en vérité,
20:19par les médias.
20:19Enfin, je veux dire,
20:21le patron d'Entropie
20:22qui est des chercheurs d'Entropie
20:23démissionne,
20:24quelques semaines avant
20:25l'entrée en bourse
20:25de cette société,
20:26s'éloignant du plus grand
20:27deal capitalistique
20:28de l'histoire de ce système,
20:30pour en être des millionnaires,
20:31des milliardaires,
20:32en disant,
20:33cette chose-là va nous tuer
20:34dans dix ans.
20:35Je ne sais pas si vous avez suivi
20:36l'incident Hugging Face,
20:38l'attaque coordonnée,
20:40sans que les observateurs humains
20:41le savent,
20:42de cette infrastructure d'un tiers
20:43et le piratage
20:45d'un research cluster
20:45de OpenAI elle-même.
20:47Et tout ça,
20:48aujourd'hui,
20:48Libération fait des unes
20:49sur la famille Arnaud,
20:51le monde parle de Guillaume Pley.
20:51Donc on ne parle pas assez
20:52de l'intelligence artificielle ?
20:53On est si en retard.
20:55On est si en retard
20:56sur ce sujet.
20:57Qui, parmi les candidats,
20:58en parle, paradoxalement ?
21:00Gabriel Attal en parle.
21:01Qu'on l'aime ou qu'on n'aime pas.
21:03Gabriel Attal en parle.
21:03Jean-Luc Mélenchon en parle.
21:06Vous en parlez dans votre livre,
21:07aussi, Alain Mancou.
21:08Vous n'êtes pas candidat
21:09à la présidentielle.
21:09On est évidemment
21:10sur un sujet absolument décisif.
21:13Mais ce qui est intéressant,
21:15c'est ce qui se passe,
21:15en effet,
21:16sur ce sujet,
21:16non pas ici,
21:17parce qu'on est
21:18à la périphérie de la périphérie.
21:20Ce n'est pas l'existence
21:21de Mistral
21:21qui nous met au centre.
21:23C'est qu'aux États-Unis,
21:25les contre-pouvoirs
21:26commencent à apparaître.
21:27Et je pense que
21:29ce sera un des thèmes majeurs
21:31de la campagne des démocrates
21:33dans deux ans.
21:34C'est-à-dire,
21:36qu'est-ce qu'on fait
21:36pour contrôler le monstre
21:38qu'on a peut-être fait naître ?
21:39Et d'ailleurs,
21:40Trump,
21:41avec cette espèce
21:42d'intuition
21:42qu'il a parfois
21:43fut tellement à la droite,
21:44a dit à un moment
21:45que ces grandes boîtes
21:47devraient appartenir
21:48aux Américains.
21:49C'est-à-dire qu'il voit
21:50que l'espèce
21:51d'ahurissante centralisation
21:54de pouvoir
21:55que cela donne
21:56à 4-5 acteurs
21:58pose un problème.
21:59Il y a deux problèmes.
22:00Oui, mais vous dites
22:01qu'on n'en parle pas assez
22:02en France
22:02parce que ça nous concerne
22:03un peu aussi, du coup.
22:04Non, il y a deux problèmes
22:05dans cette affaire.
22:06Il y a un premier problème
22:07qui est la domination économique.
22:09Et on a une situation
22:10d'oligopole
22:12comme on n'en a jamais connu
22:14aux États-Unis.
22:15Ça, c'est assez...
22:16C'est gérable
22:17par une administration
22:19qui est prête
22:20à s'opposer
22:21à ces oligopoles.
22:22Et puis, il y a un deuxième problème
22:23qui est celui
22:24qui est abordé aujourd'hui,
22:25en effet,
22:26qui est un problème
22:27presque anthropologique.
22:28C'est-à-dire,
22:29est-ce qu'il n'y a pas
22:30une espèce de dimension
22:32promettéenne
22:32qui fait qu'on risque
22:34de perdre
22:35totalement le contrôle ?
22:36Et ça, c'est un autre...
22:37Et juste, pour conclure là-dessus,
22:39ils devraient dire quoi
22:40les candidats
22:41s'ils devaient s'emparer
22:42de ce sujet ?
22:42Ils devraient déjà s'exprimer
22:43soit dans la ligne
22:44de M. Mélenchon
22:45qu'il faut tout réguler,
22:46qu'il faut absolument créer
22:47des organes d'observation,
22:48qu'il faut ramener
22:49ces boîtes
22:50sous contrôle de l'État,
22:51soit dire au contraire
22:52qu'il faut y aller à fond,
22:53qu'il faut construire la date.
22:53Mais dites quelque chose !
22:54Mais dites quelque chose !
22:55Et ne pas dire
22:57« Mais qu'est-ce que vous pensez
22:57de l'intelligence artificielle ?
22:58Oh, c'est génial,
22:59j'utilise pour écrire mes emails ! »
23:00Mais on en est à peu près
23:01à ce niveau-là.
23:02Vous qui avez fait
23:02trois podcasts
23:03sur l'immigration,
23:04vous pourriez faire aussi
23:05un podcast
23:05sur l'intelligence artificielle ?
23:07Deux ont déjà été tournés,
23:08chère madame.
23:09Un a été publié
23:10et le prochain,
23:10c'est demain matin,
23:11pour tout vous dire.
23:12Donc ce sujet,
23:12en tout cas,
23:13à ma toute petite échelle
23:14avec mes tout petits moyens
23:15de mon petit média,
23:16on essaie de le couvrir
23:17le plus possible.
23:18Mais juste une dernière question,
23:20si vous me permettez,
23:25parmi ces amis-là,
23:27aujourd'hui,
23:27si on ne fait rien,
23:28et d'ailleurs,
23:28il y a un magnifique papier
23:29dans le Grand Continent
23:30par M. Raphaël Dohan,
23:31le jeune intellectuel
23:32et haut fonctionnaire français,
23:33avec deux de ses collègues
23:34chercheurs en IA,
23:35qui s'appelle
23:36le Plan Prométhée
23:37et qui a comme initiative
23:38de faire de la France
23:40un leader de l'IA,
23:41c'est possible
23:42avec nos ressources,
23:43en un mandat présidentiel,
23:44il faut juste basculer
23:45des ressources absolument dingues
23:46dans le projet,
23:47ce qu'à peu près personne
23:48à part M. Attal
23:49ne veut faire,
23:50de ce que je sais en tout cas.
23:50Plusieurs fois
23:51que vous parlez de M. Attal.
23:52Sans ce plan promoté,
23:53c'est simple,
23:54nous allons dépendre
23:55des Etats-Unis
23:56et de la Chine
23:57dans tout.
23:58A chaque fois
23:58qu'on va faire
23:58une recherche Google,
23:59tous nos systèmes de santé,
24:01tous nos systèmes financiers
24:02seront automatisés
24:03d'ici 5 à 10 ans.
24:04On va leur donner
24:05une partie de notre PIB
24:07chaque année
24:08nauséabonde
24:08si on ne construit pas
24:10une infrastructure IA
24:11nous-mêmes.
24:11J'interrogerai plus souvent
24:13du coup les politiques
24:13qui viendront sur ce plateau
24:14sur l'intelligence artificielle.
24:16Le mot de la fin
24:17en quelques secondes
24:18puisqu'on a nos experts
24:20qui nous attendent.
24:21Allez-y,
24:21vous vouliez ajouter quelque chose
24:22Non, je voulais simplement
24:23ajouter une chose.
24:25Le plan promoté
24:26doit être européen
24:27ou il ne sera pas.
24:29C'est-à-dire qu'il n'est pas
24:31à l'échelle,
24:31même si on est
24:32dans un domaine
24:33où en effet
24:34il y a une intelligence
24:36des choses française
24:37ne serait-ce qu'à cause
24:38du nombre de mathématiciens
24:39que nous faisons encore.
24:40Parce que la part des Français
24:41dans la Silicon Valley
24:43ne n'obstant le classement PISA
24:45pour l'instant
24:45est supérieur à la place
24:46de la France
24:47dans le monde occidental.
24:49Mais ce genre de projet-là
24:51ne peut être
24:52qu'européen
24:53et une Europe
24:54qui comprend
24:55évidemment
24:56le Royaume-Uni.
24:57Merci beaucoup.
24:58Merci messieurs.
24:59Merci madame.
24:59Alain Mink,
25:00je rappelle le nom
25:00de votre livre.
25:02Vous êtes l'auteur
25:03d'un capitalisme
25:04devenu fou aux éditions.
25:05Flammarion,
25:06ça y est,
25:06c'est sorti il y a quelques jours
25:07et je le recommande vivement.
25:09Merci beaucoup
25:09et merci à vous.
25:10C'était une première.
25:11On était ravis
25:12de vous accueillir.
25:12A très bientôt.
25:13ravis de s'en aller.
25:14Sous-titrage Société Radio-Canada
25:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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