00:00 Depuis des mois, les médecins libéraux militent pour obtenir une revalorisation du tarif de
00:05 la consultation à 50 euros.
00:07 Mais cette requête n'est pas simplement financière.
00:10 Je pense que ce n'est pas décent de pouvoir discuter uniquement que d'argent et de ne
00:14 pas mettre tous les problèmes sur la table.
00:16 C'est ce que demandent les médecins, c'est-à-dire s'organiser plus facilement pour être
00:20 libres pour pouvoir discuter avec leurs patients.
00:23 L'assurance maladie leur a proposé une revalorisation à 26,50 euros et 30 euros pour les généralistes
00:29 sous réserve d'adhérer à un contrat d'engagement territorial, comme par exemple atteindre un
00:34 niveau minimum de patientèle, exercer dans un désert médical, participer à la performance
00:40 des soins ambulatoires, ouvrir le samedi matin ou encore embaucher un assistant médical.
00:46 Des engagements qui n'amélioreront en rien la charge administrative des praticiens.
00:51 Le problème principal, c'est le manque médical, c'est le manque d'organisation, c'est-à-dire
00:57 que le travail administratif qui est décuplé depuis des années à cause de la digitalisation,
01:03 à cause de la population vieillissante, à cause de nouvelles maladies.
01:05 A défaut d'une improbable alliance entre au moins deux des quatre syndicats restants
01:09 d'ici la fin du délai de négociation, les nouveaux tarifs seront fixés par un arbitre,
01:14 une haute fonctionnaire désignée par l'exécutif.
01:17 Celle-ci aura trois mois pour proposer un texte qui s'imposera pendant au moins deux
01:22 ans, a précisé le ministre de la Santé.
01:25 [Musique]
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