00:00 Alors effectivement, avec ces nouvelles soirées de tension qui se multiplient à Paris et dans plusieurs grandes villes,
00:04 on voit ce lot de vidéos à chaque fois largement diffusées sur les réseaux sociaux,
00:07 où clairement, oui, on voit des policiers en train de commettre des violences sur certains manifestants.
00:12 Par exemple, sur l'une des vidéos hier, on voit un policier, casque de moto sur la tête,
00:17 en train de donner un coup de matraque à une jeune femme qui se protège le visage.
00:20 On est dans le quartier du Châtelet à Paris.
00:22 Dans la même soirée d'hier, on voit un autre policier de la BRAV.
00:25 Vous savez, ces unités créées en 2019 pendant la crise des Gilets jaunes par l'ancien préfet de police Didier Lellement.
00:31 On voit ce policier donner un coup de poing à un jeune homme en t-shirt qui ne semble pas manifestement armé.
00:36 Le jeune homme tombe au sol et semble mal en poing.
00:39 Hier soir, vous le disiez, 171 personnes ont été interpellées d'après l'AFP.
00:43 Mais pour quels résultats ?
00:44 On se souvient que jeudi dernier, quand le gouvernement utilise le 49.3,
00:48 il y a une manifestation spontanée qui se déroule, place de la Concorde.
00:52 292 personnes sont interpellées et au final, seules 9 sont présentées au parquet,
00:57 avec pour la plupart des rappels à la loi.
00:59 Donc effectivement, plusieurs voix s'élèvent depuis plusieurs jours
01:02 pour dénoncer ce qu'ils appellent des violences policières.
01:04 On a entendu les politiques, on a vu les manifestants pointer cette brutalité,
01:08 selon eux, qui est clairement montée d'un cran.
01:10 Et côté judiciaire aussi, on se mobilise.
01:12 Hier, le syndicat de la magistrature évoquait une politique de répression du mouvement social
01:17 et dénonçait la violence d'un maintien de l'ordre, je cite,
01:19 accompagnée d'une répression policière destinée à dissuader les manifestants
01:23 par la peur d'exprimer leur adhésion, leur rejet de cette réforme des retraites.
01:27 Et puis il y a aussi le syndicat des avocats de France,
01:30 qui sont souvent aux côtés des personnes gardées à vue,
01:33 qui pointent les dérives inacceptables dignes d'un pays autoritaire.