00:00 – Écoutez, pour l'instant, effectivement, les ordres,
00:02 c'est de pouvoir dégager, entre guillemets,
00:04 un va-et-vient des dépôts, éviter un blocage des dépôts
00:08 pour pouvoir alimenter l'essence, en essence, les Français.
00:11 Donc nous, encore une fois, on nous donne le mauvais rôle,
00:14 policiers, parce que forcément, on est en confrontation directe
00:17 avec des manifestants et avec une partie de la population française
00:22 et on va nous faire encore porter le chapeau,
00:23 on le voit déjà, c'est de la violence policière, etc.
00:26 Donc en fait, quelque part, on fait notre job,
00:30 on essaie toujours, encore une fois, d'avoir de moins de casse possible
00:34 et il y a toujours, vous savez, un dialogue avant,
00:37 c'est-à-dire qu'on n'arrive pas comme ça, en déblayant,
00:39 c'est-à-dire qu'on vient prendre la tâche avec les manifestants,
00:41 on leur explique ce qu'on va faire, on leur demande de pouvoir libérer
00:45 le chemin, l'endroit, et c'est la négociation qui commence sur place.
00:49 Et quand on voit que c'est tendu et que la négociation,
00:51 de toute façon, elle est vouée à l'échec,
00:53 après, il reste la force légitime, j'allais dire.
00:56 Et donc, on essaie comme ça de s'adapter par rapport aussi,
00:59 j'allais dire, crescendo par rapport aux réponses des manifestants.
01:03 Donc là, c'est juste des lacrymogènes pour évacuer le terrain
01:05 et montrer que justement, on reprend le terrain
01:07 et de fluidifier, j'allais dire, l'accès aux dépôts pétroliers.
01:14 Voilà, pour l'instant, il n'y a pas d'affrontement direct,
01:16 j'allais dire, entre les policiers et les manifestants
01:19 et j'espère qu'il n'y en aura pas.