00:00 Il y a aussi de la colère. Bien sûr qu'il y a ça.
00:04 De se dire "mais comment c'est possible, comment c'est possible un jardin d'enfants se précipiter,
00:09 il y a un enfant de 22 mois au moment où on parle, qui lutte pour la vie".
00:12 Mais ce que je veux dire aussi c'est que je pense qu'il faudra qu'on se pose des questions,
00:17 il faudra qu'on comprenne ce qui s'est passé, il faudra qu'on apporte des réponses.
00:20 Aujourd'hui juste penser aux familles, juste penser à ces enfants,
00:24 juste penser en ce moment même au moment où on parle aux soignants qui sont à leur côté,
00:28 qui sont à leur chevet, juste ça.
00:30 Et pour nous sur le territoire c'est un traumatisme énorme.
00:33 C'est un lieu qui est un havre de paix.
00:35 Et que ça se passe ici c'est d'une violence inouïe.
00:39 Dans un jardin d'enfants on se dit "il n'y a plus d'endroit protégé".
00:42 Et je pense que c'est ce traumatisme qui domine pour nous aujourd'hui.