00:00 Le cancer du colon est un cancer extrêmement fréquent
00:03 qu'on peut guérir à 100% si on le dépiste tôt.
00:06 Le cancer colorectal, c'est un cancer du gros intestin,
00:17 qui est le tuyau qui permet d'évacuer les déchets du corps humain.
00:22 Et ce cancer est un des cancers les plus fréquents,
00:26 tous sexes confondus, puisqu'il y a à peu près plus de 40 000 nouveaux cas
00:29 par an avec environ 18 000 morts par an.
00:32 Ce cancer, il a une particularité,
00:34 c'est qu'il survient aussi bien chez l'homme que chez la femme.
00:37 Et il peut en théorie être prévenu,
00:40 puisqu'il y a une phase préalable dans 80% des cas de cancer du colon,
00:44 qui est le stade de polyps, c'est-à-dire des petits champignons,
00:47 des petites tumeurs bénignes qui précèdent la survie du cancer.
00:50 Donc si on arrive avant le cancer du colon,
00:54 on peut en théorie empêcher qu'il survienne.
00:56 D'où l'intérêt du dépistage.
00:57 Ce cancer survient dans trois situations différentes.
01:01 80% des cancers du colon surviennent
01:04 chez des gens qui n'ont pas de facteur de risque particulier,
01:07 hormis l'âge.
01:08 C'est-à-dire qu'après 50 ans,
01:10 schématiquement, on a un risque moyen de développer un cancer du colon.
01:15 Et chez les patients qui n'ont plus de 50 ans,
01:19 qui n'ont pas d'antécédents familiaux particuliers de cancer du colon dans la famille
01:24 et qui n'ont pas de symptômes,
01:25 on leur propose actuellement une recherche de sang dans les selles
01:29 par un test immunologique qu'on doit réaliser tous les deux ans,
01:33 de 50 à 74 ans, c'est actuellement ce qui est proposé en France.
01:37 Et en cas de positivité, on va réaliser un examen,
01:40 c'est une coloscopie qui consiste à aller vérifier à l'intérieur du colon
01:44 par un petit tuyau souple mis à une caméra
01:47 s'il y a un cancer ou des polypes.
01:50 Alors ce test est relativement fiable,
01:52 il dépiste à peu près 80% des lésions tumorales avancées.
01:58 Le deuxième cas de figure,
01:59 ce sont environ 20% des cas de cancer du colon,
02:02 c'est des sujets qui ont des antécédents familiaux.
02:06 Et chez ces sujets, puisqu'ils n'ont pas de symptômes,
02:09 on propose actuellement qu'on dise les patients à haut risque de cancer du colon,
02:13 on devrait les orienter plutôt vers la coloscopie directement
02:18 puisqu'ils ont un risque supérieur à la moyenne
02:21 de développer un cancer du colon.
02:23 Et la troisième situation qui est la plus rare,
02:25 mais la plus arrique, c'est les formes génétiques.
02:28 Il y a environ 5%, comme pour le cancer du sein,
02:31 il y a environ 5% des cancers du colon qui surviennent dans des formes génétiques
02:36 qu'on appelle des polyposes, des syndromes de Lynch.
02:39 Et chez ces patients qui font généralement des cancers du colon,
02:42 mais également d'autres cancers, des cancers d'utérus, des cancers de l'estomac,
02:45 à un âge très jeune dans les familles,
02:47 on fait une recherche génétique,
02:49 une consultation oncogénétique pour voir s'il y a un gène qui est muté.
02:53 Et s'il y a des arguments pour cette mutation génétique,
02:55 à ce moment-là, on va proposer d'emblée des coloscopies,
02:58 on va dire des super-coloscopies,
03:00 avec des colorations spéciales à l'intérieur du colon
03:03 pour dépister les polypes très tôt dans la vie.
03:05 Et on commence à les dépister, par exemple dans le syndrome de Lynch,
03:08 vers l'âge de 20-25 ans, avec des coloscopies qui ont lieu tous les deux ans
03:13 afin de prévenir la survenue d'un cancer,
03:15 puisque le risque de développer un cancer du colon dans ces familles génétiques
03:20 est de plus de 50% durant la vie.
03:22 Et donc dans ce cas-là, il faut une surveillance très intensive.
03:25 [Musique]
03:30 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org