00:00 Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a précisé que 30% des émeutes y arrêtées
00:03 sont en effet des mineurs, des jeunes individus utilisateurs quotidiens des réseaux sociaux
00:07 et notamment lors des émeutes.
00:09 Pour l'exécutif, le coupable est tout trouvé.
00:11 Snapchat, l'application qui permet de filmer et diffuser des vidéos éphémères.
00:16 Alors Alexis de La Fontaine, le ministre de la Justice veut frapper fort.
00:19 Oui, Eric Dupond-Moretti, en visite au tribunal de Créteil, s'en prend violemment aux jeunes
00:24 responsables des violences et leur adresse directement un message.
00:27 Que les gamins sachent clairement qu'on va péter les comptes.
00:32 L'autorité judiciaire peut, sur réquisition, évidemment, demander aux opérateurs
00:37 de livrer les adresses IP, ce qui nous permet évidemment d'arriver à l'identité de ceux
00:43 qui s'en servent pour dire quand, où et comment on va les casser.
00:48 Ça c'est insupportable.
00:50 Obtenir les identités des fauteurs de troubles et supprimer les contenus sensibles,
00:54 une menace avant tout pour faire peur, nous confie un député de la majorité.
00:57 Car dans les faits, c'est beaucoup plus compliqué que prévu,
01:00 comme nous l'explique Fabrice Eppelboin, professeur à Sciences Po Paris.
01:04 Les messages sur Snapchat sont temporaires, éphémères, et donc ils durent un court instant,
01:08 suffisamment pour attirer à travers la géolocalisation d'autres personnes sur un lieu d'émeute.
01:13 Par la suite, ils n'ont pas vocation à rester sur la plateforme.
01:16 Donc les retirer, ils se retirent tout seuls.
01:17 Il faudrait être dans l'instantané et ça n'est pas faisable.
01:21 Et Snapchat n'est pas le seul réseau qui pose problème, Twitter également,
01:24 car l'entreprise d'Elon Musk refuse, peut refuser de supprimer les contenus violents
01:29 au nom de la liberté d'expression.
01:30 Merci Alexis de La Fontaine du service politique d'Europe.