- il y a 3 ans
Que contient vraiment le rapport parlementaire sur les “Uber Files” ? Avec Sébastien Delogu, Député LFI des Bouches-du-Rhône.
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NewsTranscription
00:00 les Uberfiles, les dossiers Uber. Encore un scandale qui touche de près Emmanuel Macron,
00:05 même s'il disait que ça lui en touche une sans faire bouger l'autre, à la manière de Jacques Chirac.
00:09 Un lobbyiste très proche, finalement, lorsqu'il était à Bercy, de cette entreprise de VTC de la Silicon Valley,
00:18 qui a permis finalement de tordre un peu le droit français pour imposer un modèle, le modèle Uber,
00:24 c'est-à-dire des emplois en dehors un peu du cadre de la loi.
00:27 Et ce rapport parlementaire a montré ces proximités assez inquiétantes entre celui qui allait devenir président de la République,
00:36 et qui l'a été, et le patron d'Uber, ainsi que les différents lobbyistes de l'entreprise américaine.
00:42 Pour en parler avec nous ce matin, Sébastien Delogu, député France Insoumise des Bouches-du-Rhône,
00:48 et qui a la particularité d'avoir été, lui, VTC aussi, dans une autre vie. Bonjour Sébastien.
00:54 Bonjour.
00:55 Alors, est-ce que vous pouvez nous expliquer en quelques mots de quoi il en retourne pour ce scandale des Uber Files ?
01:04 Écoutez, déjà, je tiens à souligner le travail exceptionnel de Danielle Simonnet, qui a joué un rôle de rapporteur qui a été magnifique.
01:12 Elle a énormément travaillé, et je la remercie d'avance.
01:16 Ensuite, on s'est appuyé sur les 124 000 documents qui ont été émis, qui ont été publiés par Le Monde, par Uber, pour les...
01:28 Comment on appelle ça ?
01:30 Bon, en gros, c'était publié, que MacMahon a publié, donc tout ça.
01:37 Tout ce que je peux vous dire, moi, sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, parce que c'est, pour moi, important,
01:44 c'est que la société Uber a réussi à faire plier le droit français pour imposer son modèle.
01:48 Et imposer son modèle comment ? Justement, en voyant et en discutant avec des personnes qui, aujourd'hui, font partie du gouvernement,
01:56 comme M. Divier, par exemple, qui a été lui aussi une personne qui a amené des amendements à cette époque-là,
02:02 tout fraîchement écrit par la société Uber Files, et ces entreprises, donc, qui est parvenue à empêcher le contrôle administratif et judiciaire.
02:13 Une entreprise qui est parvenue à exploiter chaque faille de la réglementation en France, par le biais de ses parlementaires,
02:21 par le biais du ministre de l'Économie à l'époque, qui était donc Emmanuel Macron,
02:25 et c'est bien selon cette enquête journalistique-là qu'on montre bien que ce ministre de l'Économie à l'époque, qui était donc Emmanuel Macron,
02:32 a joué un rôle prépondérant dans l'implantation de cette police nationale américaine en France.
02:39 – Il faut rappeler aussi que sur cette commission d'enquête parlementaire, il y avait, évidemment, Daniel Simonnet pour la France Insoumise,
02:46 mais également, Benjamin Haddad pour le groupe Renaissance, Benjamin Haddad qui était l'ancien directeur de l'Atlantic Council,
02:52 un lobby puissant pour faire valoir les intérêts américains, et qui se retrouve député Renaissance,
02:57 qui a empêché d'une certaine façon que certaines personnes soient entendues par la commission d'enquête.
03:02 – Tout à fait, d'ailleurs, M. Vivier n'a pas pu être une personne qui allait être auditionnée pour la simple et bonne raison
03:10 qu'on lui disait que c'était un député qui était encore à l'Assemblée Nationale et on ne pouvait pas le voir et lui parler.
03:19 Donc du coup, tout ça amène à quoi ? Amène à ce qu'aujourd'hui, par exemple, des personnes comme moi,
03:23 qui étaient taxis à cette époque-là, qui a dû tout perdre parce que l'implantation d'Uber a baissé son chiffre d'affaires,
03:30 j'ai perdu toute ma famille, il y a des gens qui se sont suicidés parce qu'ils ont tout perdu,
03:35 il y a des milliers de personnes qui sont venues donc travailler pour la plateforme
03:38 et qui travaillent dans des conditions qui sont complètement précaires,
03:42 où le système social français n'est pas respecté, où la réglementation de ces deux professions,
03:47 que ça peut être les professions de chauffeur-livreur, comme ça peut être la profession de taxi,
03:52 a amené à une déréglementation complète de ces professions et une déshumanisation complète de ces gens
03:59 qui devaient travailler pour enrichir toujours plus ces gens-là.
04:04 Et si je peux me permettre, Benjamin Haddad, lors d'une commission d'enquête,
04:10 moi je devais donc m'exprimer auprès de la première ministre pour savoir ce qu'il en était par rapport à cette époque-là
04:15 sur les révélations UberPay, il ne m'a pas laissé du tout la parole et je n'ai pas pu m'exprimer.
04:20 Et derrière, Mme Berger, qui est aujourd'hui ministre, me disait "vous ne pouvez pas vous battre pour le lobby du taxi".
04:26 Je lui disais "non mais excusez-moi, mais moi j'ai été taxi, j'ai besoin d'avoir des comptes sur ce qu'il se passe".
04:31 Mais en fait, tout ça est, on va dire en quelque sorte, une certaine manière de nous faire comprendre
04:39 qu'ils vont utiliser des beaux mots, des belles phrases, qui sont déjà toutes préparées,
04:42 qui aujourd'hui flèchent à ne pas s'intéresser de plus près à ces révélations,
04:48 et qui amènent aujourd'hui à ce qu'on ait un rapport qui est, on va dire, très proche des documents internes
04:54 qui ont été révélés selon les UberFinds dans le monde.
04:58 Mais effectivement, on arrive à comprendre que la société Uber, avec l'ancienne ministre de l'économie,
05:06 Emmanuel Macron, qui est le président de la République aujourd'hui,
05:08 ont tout fait pour faire implanter cette multinationale et déréglementer les professions.
05:14 Et c'est une entreprise, comme je vous le disais tout à l'heure,
05:16 qui est parvenue à empêcher le contrôle administratif et judiciaire
05:19 et à exploiter chaque faille de la réglementation.
05:22 – On parlait même d'un "kill switch", c'est-à-dire un moyen de défacer toutes les preuves et les traces
05:28 si jamais la répression des fraudes ou l'administration s'intéressaient de trop près aux affaires d'Uber.
05:35 La défense d'Emmanuel Macron par rapport à sa proximité avec cette entreprise,
05:39 c'était de dire que ça créait de l'emploi,
05:40 et qu'il fallait trouver des moyens justement pour donner de l'emploi à des jeunes issus des quartiers,
05:45 et que Uber était un formidable employeur.
05:47 Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
05:49 – Écoutez, moi je suis issu des quartiers nord de Marseille,
05:53 je suis une personne qui a fait des milliers d'emplois précaires et des milliers de petits boulots.
05:58 Quand on a des boulots comme des boulots avec Uber,
06:01 où on doit livrer la nourriture aux bobos dans les quartiers riches,
06:05 où on doit faire Uber et on doit donc transporter des gens pour rentrer chez soi,
06:11 avoir des salaires de misère,
06:13 est-ce que ça va réellement changer une situation quand on est un habitant des quartiers nord de Marseille ?
06:19 Non, ça ne change pas.
06:21 La preuve en est que quand j'étais petit,
06:24 un de mes voisins a commencé avec Uber,
06:27 et c'était l'un des premiers Uber à Marseille.
06:29 Et il me disait "non mais Seb, ça va me sauver la vie etc,
06:32 tu ne peux pas comprendre, c'est quelque chose de fabuleux,
06:34 je vais pouvoir travailler".
06:35 Donc du coup, ils leur ont vendu du rêve,
06:37 ils leur ont envoyé des paillettes dans les yeux,
06:39 et puis à la sortie, c'est des gens qui,
06:41 quand ils rentrent chez eux,
06:42 sont comme ils sont partis,
06:45 c'est-à-dire qu'ils ont travaillé pour presque rien,
06:47 et ils reviennent avec pratiquement rien à leur domicile,
06:50 et ce sont des gens qui sont dans des situations extrêmement précaires.
06:53 Tout ça amène aussi, et je tiens à vous alerter sur ça,
06:57 c'est qu'il y a eu quand même,
06:58 à la cause de cette déréglementation de la population-là,
07:02 il y a eu quand même des personnes qui ont été violées dans des Uber,
07:05 parce qu'elles ne sont pas sécurisées,
07:08 il y a eu des personnes qui ont livré de la drogue avec des Uber,
07:13 donc du coup, c'est quelque chose qui n'est complètement pas palpable,
07:15 on ne peut pas contrôler tout ça,
07:16 puisque là, il n'y a plus de réglementation,
07:18 or un taxi, il est bien réglementé,
07:20 et vous avez aussi, permettez-moi de le dire,
07:22 mais des personnes qui se sont senties complètement désabusées
07:27 par cette société-là,
07:29 et qui sont allées se plaindre,
07:30 et maintenant, vous les voyez faire des banquets
07:32 pour demander à être salariés,
07:34 et je pense qu'avec le travail qu'a fait la LHB,
07:37 et au Parlement européen,
07:38 on pourrait aujourd'hui avoir une porte de secours
07:41 pour justement salarier toutes ces personnes-là.
07:43 - Et requalifier ces emplois en emploi salarié,
07:46 puisque ce n'est pas le cas à l'heure actuelle,
07:48 mais quelle va être la suite donnée à ce rapport parlementaire ?
07:54 Est-ce que ça va faire bouger les lignes,
07:56 ou est-ce que ça va être enterré
07:57 comme d'autres rapports qu'on a eus par le passé ?
07:59 - Moi, je pense que ça va être enterré, quoi qu'il en soit,
08:02 maintenant, après, c'est à nous,
08:04 c'est nous, la force d'opposition,
08:06 qui essayons de faire émaner ces rapports-là,
08:09 mais maintenant, vous voyez,
08:10 on a des relais au Parlement européen avec la LHB,
08:13 et on essaye justement de faire plier cette plateforme Uber
08:16 au niveau européen pour pouvoir faire changer les choses.
08:19 Bien sûr, c'est un travail de longue haleine,
08:20 puisque si vous faites un retour en arrière de pratiquement 10 ans,
08:25 où moi, j'étais taxi en train de manifester
08:27 contre l'implantation d'Uber dans notre ville et dans notre pays,
08:32 vous voyez que ça a pris 10 ans déjà,
08:34 rien que pour émettre un rapport avec des révélations, etc.
08:37 Donc, on va avoir encore du temps devant nous,
08:39 mais sachez qu'on reste mobilisés,
08:41 et on est une opposition assez forte et ferme sur ces sujets-là,
08:45 puisque les personnes qui sont censées sortir de la galère, etc.,
08:50 ce sont les gens qui ont voté pour nous,
08:52 ici, dans les quartiers nord de Marseille,
08:53 qui font Uber en ville et qui ne se retrouvent pas dans ce système social-là,
08:58 et qui se disent qu'ils se sont fait complètement,
09:00 excusez-moi l'expression, mais couillonner, quoi.
09:02 Donc, du coup, ils ont besoin de justice aussi,
09:06 et donc c'est pour ça qu'on essaie, entre guillemets,
09:09 de faire confiance à la justice française,
09:10 même si on voit que par ces révélations-là,
09:13 le président de la République a joué un rôle
09:17 qui a été majestueux pour Uber.
09:20 Il les a quand même implantés.
09:22 Vous arrivez à la gare Saint-Jean,
09:23 vous avez des panneaux Uber de partout.
09:25 On a déréglementé complètement la profession de taxi et de chauffeur-livreur,
09:29 c'est vraiment quelque chose qui est très grave.
09:31 – Oui, il a joué au VRP et au lobbyiste de luxe pour Uber,
09:36 c'est une vraie chose qui sort de ce rapport.
09:40 Je voulais, pour terminer, revenir avec vous,
09:42 puisqu'on parle beaucoup de Marseille aussi,
09:44 sur le remaniement ministériel et l'entrée de vos collègues députés,
09:48 la marseillaise Sabrina Agresti-Roubach,
09:51 qui est nommée ministre de la Ville.
09:53 Est-ce que vous la connaissez ?
09:54 Qu'est-ce que ça vous évoque, cette nomination ?
09:57 – Écoutez, ces nominations-là, moi, je les regarde un peu de loin,
10:02 pour la simple et bonne raison qu'il me dit
10:04 que c'est encore les amis de untel untel qui vont rentrer.
10:07 Regardez Vivier par exemple, je ne change pas de sujet,
10:10 mais je vais en venir.
10:11 Vivier, c'est une personne qui a déposé les amendements pour Uber,
10:15 pour faire passer la société Uber, implanter la société Uber,
10:18 et aujourd'hui, il se retrouve donc ministre de je ne sais pas quoi.
10:22 Là, maintenant, vous avez donc madame Agresti-Roubach,
10:25 que je connais très bien, qui est une personne très gentille,
10:30 très agréable, très souriante.
10:33 – C'est parce qu'on voit sur certaines vidéos
10:34 où elle traite quand même un parent d'élève avec des mots d'oiseau.
10:38 – Non mais attendez, moi je ne vais pas peut-être rentrer dans les détails,
10:41 mais moi je vous explique que c'est une personne qui est fabuleuse,
10:44 il n'y a pas de problème.
10:44 Maintenant, on n'est pas dans le même optique politique,
10:47 on se combat politiquement,
10:48 on essaye de travailler sur des dossiers ensemble,
10:50 parce qu'on veut faire bouger Marseille,
10:53 mais après, nous, on est dans un combat politique.
10:55 Et si cette personne est proche du clan Macron
10:58 et qu'aujourd'hui, elle est nommée ministre,
11:01 cela félicite, très bien, tant mieux pour elle,
11:03 j'espère qu'elle pourra faire changer les choses,
11:05 mais on voit très bien que c'est des personnes comme M. Vivier
11:09 qui se sont fait mettre à cette place-là et qui vont devoir travailler.
11:14 Après qu'elle ait insulté le patron de la SPA devant l'école de ses enfants
11:20 parce qu'ils se menaçaient entre eux dans les réseaux sociaux,
11:22 moi je n'ai pas suivi toute l'affaire
11:24 et je ne me permettrai jamais de juger la personne.
11:26 Par contre, ce que je sais, c'est que malgré tout,
11:29 depuis que je suis député,
11:31 c'est une des seules qui a appelé à voter pour moi
11:33 pour faire barrage au Front National,
11:35 alors que dans le 13e et le 14e arrondissement,
11:37 vous avez Mohamed Ben Saada qui était l'élue nupace,
11:40 qui était contre le Front National
11:41 et toute la République en marche à l'époque,
11:43 donc maintenant qui est renaissance,
11:45 n'avait pas appelé justement à voter pour M. Mohamed Ben Saada,
11:48 donc on se rend compte qu'elle a quand même un brin,
11:51 on va dire, de justesse et de normalité
11:56 qui pourrait peut-être nous laisser espérer
11:58 qu'elle ne va faire que bouger les choses dans cette ville.
12:00 Moi je l'espère, maintenant après,
12:02 ça reste une personne qui est dans le clan d'en face,
12:05 c'est-à-dire dans le clan des macronistes,
12:07 et donc je souhaite, de toute façon,
12:08 quoi qu'il en soit, combattre.
12:10 Voilà.
12:10 – Mais sur Marseille, et pour finir,
12:14 est-ce qu'après les scènes de révolte et d'émeute
12:17 qu'on a vues ces derniers jours,
12:19 Marseille va penser ses plais ?
12:20 Il y avait le plan Marseille en grand,
12:22 est-ce que justement cette nomination va accélérer les choses ?
12:26 – Alors si moi vous voulez que je vous parle de façon très claire,
12:29 Marseille pour moi c'est une pièce de clientélisme
12:34 et de vol complètement organisé des subventions qui descendent de l'État.
12:40 Donc c'est bien beau de faire des plans Marseille en grand,
12:42 d'arriver de dire on va refaire des écoles,
12:44 mais des écoles sont choisies par des secteurs,
12:47 par des personnes politiques qui aujourd'hui choisissent
12:50 des endroits bien particuliers de la ville
12:52 pour pouvoir asseoir leur électorat politique.
12:55 Vous avez des endroits sur Marseille qui sont complètement abandonnés,
12:58 des terrains qui sont vendus à des promoteurs immobiliers
13:02 pour faire essayer d'avancer les choses,
13:03 mais pour construire des grosses villas
13:05 et pas pour construire des logements sociaux
13:07 et pour respecter la loi SRU dans l'ensemble de la ville.
13:11 Vous avez voilà toute une problématique qui aujourd'hui
13:16 je pense que ne sera pas répondue par une ministre
13:19 qui vient de Marseille,
13:20 même si j'ai beaucoup d'espoir quand même,
13:22 mais je ne pense pas parce qu'il y a un problème
13:25 qui est vraiment de longue haleine ici à Marseille
13:28 où les élus se croient tout permis
13:30 et sont en train d'organiser leurs futures élections à chaque fois
13:34 et sont toujours en train de choisir
13:37 "tiens je te donne un terrain, toi je vais refaire ton école,
13:40 là on va fermer une classe, non on la ferme pas
13:42 parce qu'il y a trop de la manque de prix,
13:43 on va les récupérer pour les élections".
13:45 Donc tout ça en fait est un moyen politique
13:47 de s'asseoir encore plus sur le terrain
13:49 et moi je suis contre tout cela.
13:51 Moi ce que je veux c'est le respect de la loi.
13:53 Donc le respect de la loi au niveau SRU, au niveau de la ville,
13:56 il faut qu'il y ait de la construction de logements sociaux
13:58 partout dans la ville, ce qui n'est pas le cas actuellement.
14:00 Et donc du coup, quels ont été depuis toutes ces années
14:04 les permis de construire qui ont été délivrés
14:07 pour la construction de logements sociaux ?
14:08 Il n'y en a pas eu.
14:09 Quand il y a eu la réhabilitation des logements qui étaient vides
14:15 ou des copropriétés qui étaient dégradées, où sont-elles ?
14:18 Où sont tous ces investissements qui devraient venir ?
14:20 Moi dans ma circonscription, il y a 7 copropriétés qui sont dégradées.
14:24 On investit des 200 000, 300 000 euros
14:26 alors qu'il faut investir des millions d'euros
14:29 et que l'État veut apporter justement sa pierre à l'édifice.
14:32 Mais quand on voit que pas toutes les organisations sur le terrain
14:37 ne font pas le nécessaire pour pouvoir faire avancer les choses,
14:39 je m'inquiète fortement pour ma ville
14:41 et je m'inquiète encore plus fortement
14:43 pour tout cet argent qui découle du gouvernement
14:45 parce qu'on ne le voit pas passer,
14:47 parce qu'il est complètement bouffé par les politiques locaux.
14:49 Merci beaucoup Sébastien Delogue pour ce point
14:52 sur les Uberfiles, le remaniement et Marseille bien sûr.