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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec René Chiche, Pierre-Yves Martin, François de Rugy et Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du syndicat “SGEN-CFDT” (syndicat général de l’éducation nationale).

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2023-07-21##

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News
Transcription
00:00:00 Vraie Voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:00:05 Et 0826-300-300, chers auditeurs, vous nous appelez, vous réagissez, on vous attend.
00:00:10 On est là jusqu'à 20h avec les Vraies Voix de l'été.
00:00:14 Alors évidemment, vous pouvez aussi voter sur Twitter.
00:00:17 Et puis on accueille Marie-Alice qui nous appelle d'Agen dans le Lot-et-Garonne.
00:00:21 Bonjour Marie-Alice.
00:00:22 Bonjour.
00:00:23 Bonjour Marie-Alice.
00:00:24 Lot-et-Garonne, alors j'ai ma question.
00:00:26 Allez-y, géographie.
00:00:27 Quelle ville ?
00:00:28 Agen.
00:00:29 C'est la préfecture.
00:00:30 C'est la préfecture.
00:00:31 C'est parce que je déteins sur lui.
00:00:32 Elle n'est pas obligée d'être à Agen.
00:00:33 Vous n'êtes pas obligée d'être blonde non plus.
00:00:34 Mais moi je ne suis pas obligé d'être Agen non plus.
00:00:35 Alors Marie-Alice, nos deux questions du jour, je vous les dis.
00:00:36 D'ailleurs je peux faire déjà un petit point sur Twitter parce que ça s'excite.
00:00:37 Question du jour, le respect de l'autorité, les savoirs fondamentaux, on le sait, Gabriel
00:00:43 Attal au ministère de l'Éducation.
00:00:44 Est-ce qu'il va redynamiser l'éducation nationale, Gabriel Attal ? Alors je vous
00:00:45 dis, je vais vous dire, c'est un sujet qui est très important.
00:00:46 D'ailleurs je peux faire déjà un petit point sur Twitter parce que ça s'excite.
00:01:09 Alors moi mon avis, c'est que la tâche va s'avérer difficile après donnant le bénéfice
00:01:20 du doute.
00:01:21 Ah ! Ah ! Ah ! Bah oui !
00:01:23 Oui, vous avez raison.
00:01:25 C'est ce qu'on appelle la sagesse.
00:01:26 Et en tout cas, ça lance le débat.
00:01:28 Autre question sur laquelle vous reviendrez tout à l'heure Marie-Alice.
00:01:31 À 18h30, on vous pose la question sur le vote de l'Assemblée nationale et puis Rassemblement
00:01:36 national, on va y arriver, Rassemblement national.
00:01:39 C'est le prêne de la ville d'Agin.
00:01:42 C'est pour ça.
00:01:43 Sur la reconstruction post-émeute et la proposition du RN, le principe du casseur-payeur est-il
00:01:49 applicable selon vous Marie-Alice ?
00:01:51 Oui.
00:01:52 Ah !
00:01:53 Et là, c'est clair.
00:01:54 De façon catégorique, pour moi oui.
00:01:55 Bon, très bien, nous vous retrouvons tout à l'heure.
00:01:58 Merci, on va vous retrouver tout au fil de l'émission.
00:02:00 Et nous allons vous présenter nos trois vraies voix de ce vendredi soir.
00:02:05 Alors, il est incontournable le vendredi, il a sa place.
00:02:09 C'est René, René Chiche, directeur des rédactions du groupe Entreprendre, La Fond-Presse.
00:02:16 Un homme qui a donc du pouvoir.
00:02:17 Beaucoup de pouvoir.
00:02:18 Moins que monsieur de Rugy.
00:02:20 Que François.
00:02:21 Moins que François.
00:02:22 Donc vous êtes en train de nous spolier notre présentation ?
00:02:25 Parce que moi j'avais un petit compliment pour François.
00:02:28 Il a plein de grands compliments Frédéric.
00:02:30 On vous écoute.
00:02:31 Commencez par François du coup Frédéric.
00:02:33 Ancien ministre, ancien président de l'Assemblée Nationale.
00:02:36 Ce n'est pas sans une vraie émotion que je vous présente celui qui est désormais
00:02:41 maintenant loin de tout cela parce qu'il a décidé d'optimiser sa vie et le fait si bien.
00:02:45 Oh, c'est une belle présentation.
00:02:47 On est jaloux d'une belle introduction.
00:02:50 Pierre-Yves Martin, je ne ferai pas une aussi belle introduction mais je peux dire que vous
00:02:54 êtes consultant et qu'on est ravi de vous recevoir ce soir.
00:02:56 Ça vous va comme ça ?
00:02:57 Et que ça faisait un petit bout de temps qu'on n'avait pas eu Pierre-Yves et il nous manquait.
00:03:01 C'est gentil Frédéric, merci et c'est réciproque.
00:03:03 Merci.
00:03:04 Allez, un petit spécial discours d'Emmanuel Macron tout de suite.
00:03:08 C'est parti.
00:03:09 Les vraies voix Sud Radio.
00:03:12 Ce matin il a pris la parole.
00:03:14 Il était bon, à peu près, parce qu'il avait donné rendez-vous à 11h et puis ça commence
00:03:19 à 11h25.
00:03:20 Comme d'habitude, nous allons avec vous, les vraies voix, vous pouvez intervenir au 0826
00:03:25 300 300.
00:03:26 Vous demandez votre avis.
00:03:27 Est-ce que ça a été convaincant ? Les vraies voix vont répondre.
00:03:30 Quatre grands chantiers, le premier.
00:03:32 Et oui, le chantier de l'éducation nationale, évoqué par le président Emmanuel Macron.
00:03:37 On écoute.
00:03:38 Accueillir plutôt à la maternelle.
00:03:40 Continuer de faire l'effort pour nos compatriotes qui sont dans les milieux les plus défavorisés
00:03:45 comme nous l'avons fait sur les CP-CE1 en le faisant là aussi dès la maternelle.
00:03:50 La rentrée va permettre d'avancer avec entre autres aussi des aménagements que j'ai demandé
00:03:54 pour l'organisation du baccalauréat et l'amélioration de parcours sup de sujets essentiels.
00:04:00 Alors, très important, il y a eu la nomination de Gabriel Attal, on va en reparler tout à l'heure.
00:04:04 Mais François de Rugy, on sent bien qu'il a commencé par ça, par l'éducation.
00:04:08 C'est ce qui peut-être justifie le fait de changer de ministre, puisqu'il n'y a pas eu
00:04:11 beaucoup de changements de ministre dans ce remaniement.
00:04:13 Mais quand même, l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense dans le budget de l'État.
00:04:18 Je pense qu'en plus, au-delà de ça, les Français sont tous attachés à la réussite scolaire.
00:04:23 Même quand on n'est pas parent d'élève ou même quand on n'est plus élève depuis très très longtemps.
00:04:28 On est attaché à la réussite scolaire, aux bons résultats à l'école.
00:04:31 Et on souffre tous, je pense, un peu confusément de voir que malheureusement,
00:04:37 les résultats ne sont plus là et qu'on n'a jamais autant dépensé pour l'éducation nationale.
00:04:42 Ça, c'est un constat objectif, incontestable.
00:04:44 Je rappelle que le budget de l'éducation nationale, il augmente alors que le nombre d'élèves baisse.
00:04:48 Parce qu'il y a eu moins de naissances, en gros, depuis l'an 2000.
00:04:51 Et puis, d'un autre côté, dans les classements internationaux, pendant très longtemps,
00:04:55 on a plutôt régressé dans les comparaisons internationales.
00:04:58 Ça commence tout juste à se stabiliser, à se réaméliorer.
00:05:02 Donc, c'est le défi de Gabriel Attal.
00:05:04 Après, ce qui me frappe dans l'extrait que vous avez passé du président de la République,
00:05:07 moi, je ne l'ai pas entendu, j'étais en rendez-vous non-stop toute la journée.
00:05:09 - Mais oui, vous avez une autre vie maintenant.
00:05:11 - C'est qu'il a parlé de choses un peu terre-à-terre.
00:05:15 L'accueil le matin, les remplacements d'air.
00:05:18 Alors qu'il y a six ans, quand il a été élu,
00:05:21 il mettait vraiment l'école au cœur de son projet d'émancipation individuelle,
00:05:25 hausse du niveau de toute la nation, en quelque sorte.
00:05:28 Donc, on a l'impression que d'un grand dessin, on est arrivé maintenant à plutôt...
00:05:32 - Il faut sauver le règlement de petits problèmes.
00:05:34 - Qui sont réels.
00:05:35 - Les soldats éducation.
00:05:36 - Allez, deuxième chantier.
00:05:38 - C'est parti. Le chantier de la santé.
00:05:41 Le deuxième évoqué par le président de la République.
00:05:43 - Le service d'accès aux soins sera généralisé d'ici la fin de l'année.
00:05:47 Et au fond, le cap est là pour nos compatriotes.
00:05:49 Trouver un médecin pour les plus de 600 000 Françaises et Français
00:05:54 qui, étant âgés ou en infection de longue durée,
00:05:56 n'en ont pas aujourd'hui d'ici la fin de l'année.
00:05:58 Et permettre d'avoir des urgences désengorgées pour la fin de l'année prochaine.
00:06:03 - René Fisch, santé.
00:06:05 On a l'impression, là aussi, nouveau ministre.
00:06:08 Aurélien Rousseau et autres gros pro.
00:06:10 - Déjà, je partage ce qu'a dit François de Rugy sur l'éducation.
00:06:13 C'est vrai que la santé, c'est l'un des autres dossiers prioritaires chez les Français.
00:06:17 Avec aussi la sécurité et le pouvoir d'achat, quand même.
00:06:21 Mais c'est vrai que la santé, c'est extrêmement important.
00:06:23 Alors, il a nommé un de ses hommes de confiance, si on peut l'appeler comme ça.
00:06:28 - Qui était l'homme de confiance de la première ministre.
00:06:31 - Mais avec qui il ne s'entendait pas bien du tout.
00:06:33 Avec Élisabeth Borne.
00:06:34 Donc, c'est juste une parenthèse.
00:06:37 Élisabeth Borne n'était pas tellement favorable à la nomination d'Aurélien Rousseau à la santé.
00:06:43 C'est Emmanuel Macron qui a réussi à le nommer.
00:06:45 Au départ, elle ne voulait pas lui, puisqu'elle ne s'entendait pas avec lui.
00:06:47 D'ailleurs, son départ de Matignon, on l'a prouvé.
00:06:49 Mais maintenant, comme aussi l'a dit François par rapport à l'éducation,
00:06:52 ce qu'il vient de dire sur la santé, mais peut-être qu'on reviendra ensuite sur le sujet durant le débat,
00:06:57 c'est que c'est quand même des choses qu'on a un peu déjà entendues.
00:07:01 Et qu'on entend depuis des années.
00:07:03 Le fait qu'il n'y ait pas assez de médecins, qu'il n'y ait pas assez de places dans les hôpitaux.
00:07:06 Vous voyez qu'il y a des problèmes comme ça.
00:07:07 Donc, on va voir ensuite dans les faits ce qu'a fait Aurélien Rousseau,
00:07:10 mais qui visiblement n'a pas été tellement accepté déjà par certains syndicats qui l'attendent au tournant.
00:07:16 Ça va être encore une sale histoire, à mon avis, pour lui.
00:07:18 - Pierre-Yves Martin, on n'a rien entendu de très concret ou pas sur la santé ?
00:07:22 - Non, on n'a rien entendu de très concret.
00:07:25 Mais c'est l'objet de ma petite tribune tout à l'heure sur la fin de l'espoir de la santé.
00:07:30 Je trouve que ça manque dans son approche, ça manque de profondeur.
00:07:36 Et ça manque aussi un petit peu de conviction.
00:07:38 Je l'ai trouvé moins porté par une énergie positive qu'auparavant.
00:07:45 Donc, est-ce que lui-même n'y croit plus trop ?
00:07:47 Est-ce que c'est simplement un réajustement pour gagner du temps et puis pour redéfinir une stratégie ?
00:07:53 En tout cas, que ce soit pour l'éducation ou que ce soit pour la santé,
00:07:57 il y a un élément essentiel, c'est qu'il n'y a pas visiblement de vision qui est définie et qui est portée sur ces deux sujets-là.
00:08:03 - Après avoir évoqué le plan eau lancé cet été, Emmanuel Macron aborde le chantier de la planification écologique.
00:08:11 - Sur le sujet de la planification écologique et de la transition de notre modèle,
00:08:16 nous avons aussi passé des textes importants.
00:08:19 Trois. L'un pour déployer plus vite de l'énergie renouvelable, l'autre pour déployer plus vite du nucléaire.
00:08:25 Et trois, un texte de loi qui se finalise, pour verdir plus rapidement notre industrie.
00:08:30 - Alors François de Rugy, c'était votre portefeuille.
00:08:32 Allez, réaction, vous connaissez le problème.
00:08:35 - C'est un peu mitigé quand même tout ça, non ?
00:08:38 - Oui, mais là, ce qui me frappe, mais encore c'est des extraits,
00:08:41 dans les deux autres extraits, notamment sur la santé, des objectifs très rapprochés.
00:08:46 Dire "chaque Français aura un médecin à la fin de l'année",
00:08:49 je crois que malheureusement c'est très difficile à atteindre et qu'on ferait mieux parfois de reconnaître
00:08:54 que pour régler les problèmes, il faut un peu de temps.
00:08:55 Là sur l'écologie, il est plus justement dans...
00:08:58 Bon, on a fait un certain nombre de textes, maintenant il faut les mettre en œuvre.
00:09:00 C'est des textes qui, évidemment de loi, vont produire des effets dans le temps.
00:09:04 Sur le développement des énergies renouvelables, ça se voit,
00:09:07 non pas grâce à ce texte, mais parce que ça vient, j'allais dire,
00:09:10 s'ajouter à une volonté qui était déjà là depuis des années.
00:09:13 Ça ne plaît pas à tout le monde d'ailleurs.
00:09:15 Il faut aussi être conscient de ça, derrière souvent l'écologie, on croit que tout le monde est pour.
00:09:18 Mais dès qu'on passe à l'action, tout le monde n'est pas pour,
00:09:21 on n'est pas pour tous les moyens que l'on veut mettre en œuvre.
00:09:24 Après, sur l'industrie verte, là le texte il vient d'être finalisé,
00:09:30 enfin fini d'être examiné à l'Assemblée Nationale.
00:09:32 Je trouve que c'est une très bonne chose que le Parlement ait pu examiner ce texte
00:09:36 et l'adopter à l'Assemblée sans trop de vagues, contrairement à d'autres textes auparavant.
00:09:40 Parce que c'est vraiment un beau sujet, de se dire qu'on va
00:09:43 réindustrialiser la France et écologiser l'industrie.
00:09:47 - Alors le dernier des quatre grands chantiers, c'est l'ordre républicain.
00:09:51 On écoute Emmanuel Macron.
00:09:52 - Nous avons adopté une loi de programmation en matière de justice
00:09:55 qui là aussi vient conduire à un investissement inédit de la nation,
00:09:59 plus de magistrats, plus de personnels des greffes et personnels administratifs,
00:10:03 un investissement dans la pénitentiaire avec de nouvelles places de prison
00:10:07 mais aussi des réformes profondes au service de nos compatriotes
00:10:10 et d'une justice plus efficace, plus rapide, plus proche.
00:10:13 - Pierre-Yves Martin, c'est là qu'il est attendu aussi,
00:10:15 parce qu'on sort d'une période d'émeute
00:10:18 et forcément on a vu que l'ordre républicain avait du mal à régner.
00:10:21 - Oui, il y a une vraie contradiction après ce dernier axe qu'il énonce.
00:10:28 Un, sur la justice, parce que comme disait François,
00:10:31 c'est bien un domaine où il faut du temps,
00:10:33 et il faut laisser vraiment du temps au temps avec une vraie vision long terme.
00:10:37 Donc on ne peut pas faire de miracle en deux secondes.
00:10:39 Et sur l'ordre républicain, la représentation de l'autorité,
00:10:43 il y a quand même un vrai sujet qui se pose,
00:10:45 parce que fait divers après fait divers,
00:10:48 on se rend compte que les autorités ne sont pas capables d'assurer
00:10:52 et d'assumer leur vrai rôle.
00:10:54 Il y a en tout cas une défiance par rapport à l'autorité,
00:10:58 frappant d'écouter et d'entendre les témoignages de policiers, de gendarmes,
00:11:04 d'écrire la haine qu'ils percevaient dans le regard des manifestants
00:11:08 lors des dernières émeutes.
00:11:09 Il y a quand même quelque chose de très nouveau autour de ça,
00:11:12 et c'est plus qu'un discours qu'il faudrait.
00:11:14 Mais ça peut peut-être faire le lien aussi avec le premier point autour de l'éducation.
00:11:17 - Les voix, on doit marquer une respiration.
00:11:20 René, je sais que vous avez dans votre tour de table tout à l'heure
00:11:23 une question qui est liée ainsi à ce gouvernement et à Elisabeth de Borne.
00:11:27 - Ah oui, bien sûr, on va en parler évidemment.
00:11:29 - Chers auditeurs, vous êtes bien sur ce radio, et nous aussi on est bien avec vous.
00:11:33 Dans un instant, vous allez retrouver Félix Mathieu,
00:11:35 les trois mots dans l'actu, puis à 17h31, votre grand débat.
00:11:38 N'oubliez pas qu'on vous pose la question sur Twitter, allez voter.
00:11:40 Vous pouvez aussi réagir, nous appeler, commenter l'actualité 0826 300 300.
00:11:44 Je vous rappelle la question du débat, respect de l'autorité, savoirs fondamentaux.
00:11:47 Gabriel Attal va-t-il redynamiser l'éducation nationale ?
00:11:50 C'est une vraie question. À tout de suite.
00:11:52 - Parce que l'actualité est chargée, nous sommes ce soir avec François de Rugy, René Chiche et Pierre-Yves Martin.
00:12:00 - Et puis tout de suite, on retrouve Félix Mathieu et les trois mots dans l'actu.
00:12:04 - Les vraies voix Sud Radio.
00:12:06 - Vos trois mots du jour Félix Mathieu, efficacité, conflit, sanglier.
00:12:11 J'aime bien quand vous mettez des petits mots comme ça, par exemple.
00:12:13 - J'attends de vous de l'efficacité, c'est le discours de la méthode d'Emmanuel Macron devant le nouveau gouvernement.
00:12:18 Born, être ministre, c'est diriger son administration, ça n'est pas parler dans le poste.
00:12:23 Y a-t-il conflit d'intérêt entre le nouveau ministre de la Santé et son épouse, la numéro 2 de l'assurance maladie ?
00:12:29 Non, répond le porte-parole du gouvernement.
00:12:31 Et puis la fin de l'alerte à la Lyon, à Berlin, à priori, selon les autorités, il s'agissait plutôt d'un sanglier.
00:12:36 - Les vraies voix Sud Radio.
00:12:39 - C'est dommage, c'est pas le même format.
00:12:41 - Et nous sommes de sacrifice que cela représente, mais notre pays le mérite.
00:12:46 - Et oui, le sacrifice, courage les galériens du gouvernement, votre patron sait que le job est dur.
00:12:51 Emmanuel Macron a défendu ce matin le choix de la continuité et de l'efficacité,
00:12:55 réaffirmant sa confiance envers la première ministre.
00:12:58 Devant un gouvernement Born remanié, le propos liminaire du chef de l'État était exceptionnellement filmé
00:13:03 et diffusé en direct lors de ce premier Conseil des ministres.
00:13:06 - Je vais vous dire ce que j'attends de vous de l'efficacité.
00:13:09 Une bonne partie de la crise démocratique qu'on commente,
00:13:12 elle est liée au fait que les décisions n'arrivent pas suffisamment vite dans la vie de nos compatriotes.
00:13:17 Et qu'entre le moment où le problème est là, qu'on lui apporte une réponse, qu'on annonce quelque chose.
00:13:21 Quand il se passe des mois ou des années pour que la vie change,
00:13:24 les gens ont perdu le fil et ils ont perdu la confiance avec.
00:13:27 Et donc nous devons redoubler d'énergie pour que l'efficacité soit là,
00:13:31 et qu'il change en vrai ce qui suppose que, conformément à la Constitution,
00:13:36 les ministres dirigent leur administration.
00:13:39 Être ministre, ça n'est pas parler dans le poste.
00:13:42 - Emmanuel Macron a remercié les huit nouveaux ministres,
00:13:45 mais aussi ceux qui ont du coup quitté le gouvernement.
00:13:47 - René Chiche, on vous doit un petit tour. - On vous doit un petit tour.
00:13:50 - Pâle le fil, redonnez la confiance. - Absolument.
00:13:53 - Je suis quand même pas anti-Macron du tout, même si des fois je peux le critiquer.
00:13:57 Je ne suis pas macronâtre non plus.
00:13:59 Mais là franchement, aujourd'hui il m'a déçu.
00:14:01 Je crois qu'il a fait trois erreurs, ça va être rapide, je ne veux pas déborder.
00:14:04 Une erreur de timing.
00:14:05 Je trouve que faire cette pseudo allocution le 21 juillet en pleine vacances,
00:14:10 si vous pensez que les Français qui sont à la montagne, à la mer ou à la campagne,
00:14:13 se sont dit ce matin à 11h, 11h15, "chéri viens amène les enfants devant la télévision à voir Macron parler".
00:14:18 - Et il y a ceux qui sont au travail aussi. - Et ceux qui travaillent aussi.
00:14:20 Donc première erreur de timing. Deuxième erreur, sur le format.
00:14:22 S'adresser comme ça en conseil des ministres,
00:14:25 dans une allocation qui n'avait pas vraiment grand intérêt,
00:14:29 ensuite je terminerai là-dessus,
00:14:30 on avait l'impression qu'il parlait comme ministre et à qui aussi ?
00:14:33 À nous les médias.
00:14:34 Je ne pense pas que les Français ont été tellement concernés.
00:14:36 Et troisième chose, sur le fond,
00:14:38 moi j'ai trouvé, je ne sais pas si vous êtes d'accord avec moi,
00:14:41 j'ai trouvé qu'il n'y avait rien d'intéressant sur le fond.
00:14:44 Il n'a apporté rien.
00:14:46 On attendait peut-être une parole intéressante.
00:14:49 Je trouve qu'il aurait dû faire un discours solennel, moi, le 14 juillet.
00:14:52 Non pas une interview, mais un discours solennel de 15 minutes
00:14:55 où l'ont rémis en valeur l'autorité de l'État, l'unité de la nation,
00:15:00 la réduction des inégalités sociales.
00:15:02 Ça aurait été plus fort, plus puissant, plus percutant.
00:15:04 Là, je trouve que j'étais extrêmement déçu, personnellement.
00:15:06 - Il est prévu qu'il reprenne la parole assez vite,
00:15:08 mais il doit partir dans sa tournée en Océanie, donc on ne sait pas.
00:15:12 - On continue avec vous Félix Mathieu.
00:15:14 Deuxième mot, conflit d'intérêts.
00:15:15 Les interrogations planent déjà autour du nouveau ministre de la Santé et de son épouse.
00:15:20 L'ancien directeur de cabinet d'Elisabeth Borne, Aurélien Rousseau, devient ministre de la Santé.
00:15:24 Or, son épouse est la numéro 2 au sein de l'assurance maladie, Marguerite Cazeneuve,
00:15:28 et très précisément, directrice déléguée de la Caisse nationale d'assurance maladie.
00:15:32 La petite musique monte déjà ici et là.
00:15:34 Conflit d'intérêts entre leurs deux fonctions.
00:15:36 Critique réfutée tout à l'heure par l'ancien ministre de la Santé
00:15:39 et actuelle porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.
00:15:42 C'était juste après le Conseil des ministres.
00:15:44 - Non seulement il n'y a pas de conflit ni de lien, puisqu'on parle là de public.
00:15:47 L'épouse du ministre de la Santé travaille dans le secteur public, en matière de politique de santé.
00:15:53 Donc il y a des règles qui sont établies.
00:15:55 Il y a une haute autorité pour la transparence de l'avis public qui est saisie de cette question,
00:16:00 qui a déjà mis en place des recommandations dans ce type de situation,
00:16:04 de manière à ce que tout ce qui pourrait concerner directement l'activité de son épouse
00:16:08 fasse l'objet d'un déport du ministre.
00:16:10 C'est déjà arrivé par le passé.
00:16:12 - En tout cas, la Caisse nationale d'assurance maladie, dans une note juridique, donne son feu vert.
00:16:15 Elle estime les deux fonctions compatibles.
00:16:17 A condition que le ministre se déporte sur toute décision en lien avec la situation personnelle de sa compagne.
00:16:22 La haute autorité pour la transparence de l'avis public devrait se prononcer dans les prochains jours
00:16:26 sur ces mécanismes de déport.
00:16:28 - Et votre troisième mot, c'est un petit gag quand même.
00:16:30 Sanglier. A Berlin, la Lyonne en liberté n'était pas une Lyonne, c'était un sanglier.
00:16:34 - C'est moins magique.
00:16:36 - Avec le masque du roi Lion.
00:16:38 - Fin de l'alerte aux fauves dans la capitale allemande.
00:16:41 Pourtant de gros moyens avaient été déployés durant 24 heures.
00:16:44 Des hélicoptères, des drones, des policiers, des vétérinaires en goguettes, des habitants confinés.
00:16:49 Et c'était moi, je vous en parlais hier, qui disait avoir vu cette Lyonne poursuivre un sanglier.
00:16:54 Bah justement, après toutes ces vaines recherches, les autorités allemandes estiment que la Lyonne était elle-même un sanglier.
00:17:00 Autrement dit, la Lyonne en train de poursuivre un sanglier, c'était en fait deux sangliers en train de courir ensemble apparemment.
00:17:05 En tout cas, ce dénouement donne une saveur toute particulière au témoignage de cet habitant dont on parlait hier au micro de l'AFP.
00:17:11 - Je suis un peu paniqué, parce que c'est un plus gros calibre qu'un chien, expliquait-il.
00:17:22 Et effectivement, avec le recul, on veut bien le croire, les sangliers et les Lyonnes ont ça en commun,
00:17:26 que c'est plus gros qu'un taquel, effectivement. Il y avait donc de quoi s'y méprendre.
00:17:30 - Oh la chanson des Lyonnes !
00:17:35 - J'ai une question, qu'a donné le résultat de l'éthylotest du monsieur ?
00:17:40 - Comme quoi même en Allemagne, il y a des hallucinations collectives.
00:17:44 - C'est rigoureux ce qu'on est !
00:17:46 - On a eu dans le passé !
00:17:48 - Et puis Félix, à propos d'histoires qui feuilletonnent, en bref, le fin mot de l'histoire sur cette polémique au sein de la Commission européenne.
00:17:55 - Oui, on vous en avait parlé ici même, la France et la plupart des groupes politiques avaient critiqué la décision de nommer une américaine,
00:17:59 une ancienne consultante d'Apple, Microsoft et d'Amazon comme économiste en chef à la direction de la concurrence.
00:18:04 La Commission n'avait rien voulu savoir, droite dans ses bottes.
00:18:07 Face à la controverse, Fiona Scott-Morton a finalement jeté l'éponge d'elle-même.
00:18:11 Elle renonce à ce poste à Bruxelles.
00:18:13 Décision d'ailleurs que disent regretter les responsables de la Commission européenne.
00:18:16 - Merci bien cher Félix.
00:18:18 Et bien chers auditeurs, vous continuez à réagir, à nous appeler au 0826-300-300.
00:18:22 Dans les vraies voies de l'été, on vous attend. Il y a Aude qui vous attend au standard.
00:18:25 - Toujours Aude, vous êtes bien reçue.
00:18:27 - Et puis on vous rappelle aussi qu'il faut voter sur Twitter.
00:18:30 Il y a notre grand débat qui arrive.
00:18:32 On vous rappelle la question de cette première question.
00:18:35 Respect de l'autorité, savoir fondamentaux.
00:18:37 Gabriel Attal va-t-il redynamiser l'éducation nationale selon vous ?
00:18:41 - Au niveau du pourcentage, on avait une petite idée quand même.
00:18:44 - On était à 95% il y a 5 minutes.
00:18:46 - Mais pourquoi pas ?
00:18:48 - Vous pouvez rééquilibrer si vous avez envie ou pas.
00:18:51 On vous attend. Nous on est là en tout cas, tout de suite.
00:18:53 - C'est le moment où nous débattons.
00:19:01 Les choses sérieuses commencent.
00:19:03 Nous avons trois vraies voix particulièrement débatteurs dans la mort.
00:19:07 René Chige, directeur des rédactions du groupe Entreprendre la Fond Presse.
00:19:11 Pierre-Yves Martin, consultant qui est une des références chez les vraies voix.
00:19:15 Et puis François de Rugy, l'ancien ministre et l'ancien président de l'Assemblée nationale.
00:19:19 - Vous l'avez fait trop !
00:19:21 - Laissez-moi apprécier !
00:19:23 - Je suis content d'avoir la France.
00:19:25 - Chacun son compliment quand il le faut.
00:19:28 Allez, c'est parti !
00:19:29 Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:19:33 - Grand bonheur pour la droite sénatoriale.
00:19:35 Gabrielle Attal remplace Papendia et à l'éducation nationale le pire ministre de ces dernières années
00:19:39 d'après Max Brisson qui est sénateur LR.
00:19:42 La gauche quant à elle espère que Gabrielle Attal se saisira de la question de la mixité sociale dans le privé.
00:19:46 Une petite phrase d'humour de Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine
00:19:51 où Gabrielle Attal est conseiller municipal à Venf depuis 2014.
00:19:54 Pour illustrer son collègue, il le définit comme un ancien camarade socialiste.
00:19:57 Ce qui nous amène à la question du jour, chers auditeurs.
00:20:01 Respect de l'autorité, savoirs fondamentaux.
00:20:03 Gabrielle Attal va-t-il redynamiser l'éducation nationale ?
00:20:06 Et puis pour continuer à répondre à cette question, nous accueillons également
00:20:09 Catherine Naf-Bechtik, secrétaire générale du syndicat SGEN-CFDT, syndicat général de l'éducation nationale.
00:20:16 - Le fameux SGEN !
00:20:18 - Voilà.
00:20:19 - Eh oui ! Bonjour !
00:20:20 - Bonjour Catherine !
00:20:21 - On vient vous retrouver simplement.
00:20:24 - Ecoutons d'abord Gabrielle Attal, le tout nouveau ministre de l'éducation nationale
00:20:28 qui a fixé ses objectifs hier lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur Papendiaï.
00:20:34 - Après ce que le pays a traversé au début du mois de juillet, il faut en revenir à des choses simples.
00:20:40 Le respect du professeur et de son autorité, la maîtrise des savoirs fondamentaux, le respect de la laïcité
00:20:46 alors que nous sommes tous, et tu l'as dit, encore si douloureusement meurtris par l'assassinat de Samuel Paty.
00:20:52 Mon deuxième objectif, c'est de garantir que chaque élève, chaque jour de l'année, aura un professeur face à lui
00:20:59 parce que nous aurons des professeurs heureux d'être au travail et d'enseigner.
00:21:03 - Catherine Nafbekti, sur la forme, le discours était plutôt convaincant ? Point d'interrogation ?
00:21:09 - Disons que c'est un discours qui mérite de la clarté, ceci dit, toute la question est celle de la capacité
00:21:18 à améliorer les choses à l'éducation nationale, pour les élèves, mais aussi pour les personnels
00:21:23 puisque nous ce qu'on constate en tant que militants syndicaux, c'est qu'il y a un fort épuisement professionnel
00:21:27 et beaucoup d'établissements où on manque d'enseignants, pas seulement pour des remplacements de cours durés
00:21:32 mais aussi pour des remplacements de traits longs durés.
00:21:34 Et c'est bien ça les défis auxquels nous sommes confrontés avec, depuis plusieurs années, des grandes difficultés à recruter.
00:21:39 - François de Rugy, dans ce que dit Gabriel Attal, on entend trois fois quand même le mot "respect".
00:21:45 C'est un mot très important qui est dit avec beaucoup de conviction, et je pense que c'est vraiment le maître mot
00:21:51 de cette transformation nécessaire de l'éducation nationale.
00:21:55 - Je précise d'abord que moi je suis un peu en conflit d'intérêt, parce que je suis petit-fils d'instituteur, fils de prof et frère d'une prof.
00:22:01 - Nous vous donnons quand même la parole François.
00:22:04 - Je connais bien la grande maison éducation nationale, je sais les pesanteurs qu'il y a dedans,
00:22:12 en général le premier réflexe des enseignants c'est un peu un réflexe défensif face à tout changement.
00:22:18 Or pourtant on sait très bien que si on veut améliorer les choses, comme l'a dit la syndicaliste juste avant moi,
00:22:23 il faut justement prendre un peu le taureau par les cornes et mettre en oeuvre un certain nombre de changements.
00:22:30 Quand on voit ce qu'a fait la Finlande par exemple.
00:22:32 La Finlande a réussi à redresser vraiment la barre, à relever le niveau des élèves, sans être dans l'hyper-sélection.
00:22:40 On ne peut pas le faire en éliminant tout un tas d'élèves dès le collège ou ensuite au lycée.
00:22:44 Il faut réussir ce double défi d'avoir à la fois le maximum d'élèves qui aillent le plus loin possible
00:22:50 dans le niveau d'éducation et de formation, et puis d'avoir un niveau d'exigence plus élevé.
00:22:56 On voit bien que ces dernières années on a eu tendance à baisser le niveau d'exigence.
00:23:00 - Le terme exigence.
00:23:01 - Un peu à tous les niveaux d'ailleurs, jusqu'au baccalauréat bien sûr, et même parfois après dans l'enseignement supérieur.
00:23:06 Moi je crois que ça passe par l'innovation.
00:23:08 Je pense qu'on devrait d'ailleurs, si j'avais un petit conseil à donner à Gabriel Attal,
00:23:12 qui à mon avis fera un bon ministre de l'éducation nationale,
00:23:15 ça aurait été bien d'ailleurs qu'il commence dès l'année dernière, comme ça ça aurait été sur la continuité.
00:23:20 Je pense qu'il faut faire de l'innovation en quelque sorte par en bas.
00:23:23 On ne réformera pas tellement l'éducation nationale par en haut, c'est une trop grosse machine.
00:23:27 En revanche, en donnant plus d'autonomie aux enseignants, c'est à l'échelle de l'établissement,
00:23:32 ce n'est pas à l'échelle des régions ou des départements, non, c'est à l'échelle des établissements, des enseignants,
00:23:36 et de leur dire "si vous innovez, on vous soutient".
00:23:38 Et que quand vous innovez et que vous avez des résultats, vous serez récompensé.
00:23:41 Aujourd'hui le système éducation nationale, il est neutre.
00:23:44 Vous prenez des initiatives, vous avez des résultats, vous n'en prenez pas, vous êtes traité pareil.
00:23:49 - Bon, alors on fait le tour, je reviens quand même sur vous Catherine Nave-Bekhti,
00:23:53 secrétaire générale du syndicat SGEN-CFDT.
00:23:57 Exigence, elle est envisageable aujourd'hui cette exigence ?
00:24:01 Vous avez les moyens de cette exigence ?
00:24:03 - En fait, il y a de l'exigence à l'école.
00:24:06 Vous posez la question du respect, le ministre a abordé la question de l'autorité, il y en a.
00:24:10 Et l'autorité d'un enseignant dans sa classe, elle s'exerce d'abord par les contenus qu'il enseigne,
00:24:16 par sa capacité à s'adresser à l'ensemble de ses élèves, à leur permettre de progresser et d'aller plus loin.
00:24:21 Donc cette exigence, ce respect, l'autorité, ça se construit, ça ne se décrète pas d'en haut.
00:24:26 Là je rejoins François Berugy, ce sont des choses qui se construisent dans la classe
00:24:30 et pas par décret ou par déclaration ministérielle.
00:24:33 Et ensuite, l'exigence, elle existe, on a même eu plutôt tendance à renforcer tellement les programmes
00:24:39 que les enseignants ont l'impression de courir après le temps pour finir les programmes et que le travail perd de son sens.
00:24:43 Donc je pense aussi qu'il faut regarder en vrai ce qui se passe dans les classes, sans écraser des reliefs.
00:24:49 Il y a des endroits où c'est plus difficile que d'autres, on le voit bien,
00:24:51 les collègues décrivent des conditions de travail différentes d'un établissement à l'autre.
00:24:55 Mais il ne faut pas tout peindre en noir non plus.
00:24:57 Et quand on parle d'initiative, c'était déjà ce qu'annonçait Emmanuel Macron le 25 août de l'an dernier.
00:25:03 Ça fait partie des choses qui ont été tentées pendant l'année de la part de Papendiaïe,
00:25:07 mais tout se passe comme si la politique avait du mal, au niveau national,
00:25:11 à renoncer à ce ministère du verbe et à l'idée qu'il suffit de dire des choses au niveau ministériel
00:25:16 pour que ça s'applique sur le terrain.
00:25:18 - Renée Chiche, finalement l'innovation c'est un peu donner du sens,
00:25:22 et puis donner du sens ça veut dire aplanir les inégalités,
00:25:24 parce qu'on sait que tous les établissements ne sont pas dotés du même nombre de matériaux,
00:25:29 par exemple, pour travailler, etc.
00:25:31 Et que souvent les endroits où souffrant c'est les REP+ quoi.
00:25:33 Ils sont plus en souffrance que des écoles où finalement ils en ont moins besoin.
00:25:36 - Absolument.
00:25:37 Et d'ailleurs, juste avant de répondre à votre question, chère Judith,
00:25:41 je trouve qu'il y a quand même une certaine hypocrisie,
00:25:43 parce que, avec la nomination de Gabriel Attal, que j'estime d'ailleurs, vraiment,
00:25:48 parce que quand même la politique de l'éducation,
00:25:51 c'est quand même Emmanuel Macron au départ qui l'instaure,
00:25:55 avec Blanquer, il a quand même nommé ensuite Papendaye,
00:25:58 maintenant c'est Attal, c'est quand même lui qui au départ,
00:26:01 quand même, inspire cette politique de l'éducation nationale.
00:26:04 Alors on fait aujourd'hui comme si tout était nul depuis l'arrivée de Papendaye depuis un an,
00:26:10 bon il a peut-être eu des défauts, etc., mais il n'a pas non plus le temps vraiment d'aller jusqu'au bout de sa logique.
00:26:15 Par contre, pour répondre à ce que vous disiez,
00:26:17 effectivement, moi je trouve, dans les priorités que devrait mettre en œuvre Gabriel Attal avec sa nomination,
00:26:22 c'est déjà instaurer plus de mixité sociale, à mon avis, dans les établissements,
00:26:28 parce qu'ils ont tenté de le faire, mais ils n'ont pas du tout été au bout de leur logique,
00:26:33 aussi essayer de développer ce qu'on appelle l'école quand même inclusive,
00:26:38 c'est-à-dire avec les enfants handicapés, etc.,
00:26:40 parce qu'effectivement, là aussi on a voulu mettre en place une politique d'inclusion,
00:26:46 en mettant des élèves un petit peu, ce qu'on appelle les élèves en handicap scolaire,
00:26:50 mais on n'a par contre pas du tout donné les moyens pour s'occuper de ces enfants,
00:26:55 et aussi on a fait une grosse erreur, c'est qu'on a voulu mêler dans les mêmes classes
00:26:58 des enfants soit dyslexiques, un peu autistes, un peu sourds et malentendants,
00:27:03 les enseignants et les accompagnants n'étaient pas vraiment formés pour gérer ce nombre de classes,
00:27:07 où il y avait vraiment 40-45 élèves, donc il y a beaucoup de chantier.
00:27:10 Et dernière chose, concernant l'autorité, bien sûr que c'est important l'autorité,
00:27:14 ça peut être un mot un peu vague, or c'est de l'humain quand même les professeurs.
00:27:18 Et moi je suis comme vous François, mon père a été fonctionnaire,
00:27:21 et pour finir, à un assez haut niveau avec les concours internes à l'éducation nationale,
00:27:24 donc je sais aussi de quoi ça parle un peu, et les professeurs aussi ce sont des humains.
00:27:28 Or il y a des professeurs, il faut quand même oser le dire,
00:27:31 et peut-être que notre interlocutrice au téléphone me répondra,
00:27:33 il y a des professeurs qui ne sont pas autoritaires,
00:27:36 qui n'arrivent pas à instaurer une autorité naturelle,
00:27:38 il y a des professeurs qui sont plus discrets, on a tous connu ça,
00:27:41 il y a du prof qui nous prenait de la classe, on avait peur de... enfin du côté positif.
00:27:45 Donc tout ça c'est aussi de l'humain, et il faudrait qu'Atal maintenant...
00:27:48 Pardon, excusez-moi, je ne vais pas...
00:27:50 - Pierre-Yves veut parler.
00:27:52 - Pierre-Yves, tu vois la tendance.
00:27:54 - Ça va durer toute l'émission maintenant, voilà.
00:27:57 - Pierre-Yves Martin, va-t-il dynamiser l'éducation nationale ?
00:28:01 - C'est notre question.
00:28:03 - Deux éléments peut-être, le premier c'est que,
00:28:06 me semble-t-il pour diriger ce ministère,
00:28:08 il y a besoin de deux compétences, une compétence technique,
00:28:12 notamment sur la pédagogie, la capacité à choisir les bonnes approches,
00:28:17 et ça je ne sais pas si le ministre est en capacité de répondre à cet enjeu,
00:28:21 et la deuxième approche c'est effectivement une capacité à mener une vraie politique,
00:28:27 donc à gérer ses réseaux correctement,
00:28:29 ce qu'il doit certainement faire avec cette fameuse relation avec les syndicats,
00:28:33 qui est quand même super compliquée.
00:28:35 Il y a quand même beaucoup de ministres de l'éducation nationale dans le passé,
00:28:37 qui ont opté pour la tranquillité et le conservatisme,
00:28:42 avec une pacification des relations avec les syndicats, et ça se passait bien.
00:28:46 Le dernier élément, j'aime bien cette approche par le terrain,
00:28:48 François, que vous évoquiez tout à l'heure,
00:28:50 et avant même le sujet de l'innovation, il me semble qu'il y a un enjeu immense
00:28:54 qui est de réapprendre à se parler.
00:28:57 J'ai l'impression que dans le monde de l'éducation,
00:29:00 c'est quoi le monde de l'éducation ?
00:29:01 Ce sont les professeurs, ce sont les élèves, ce sont les parents,
00:29:05 ce sont les directions d'écoles et d'établissements.
00:29:07 J'ai l'impression que tout cet écosystème, tout ce monde-là,
00:29:11 il ne se parle plus.
00:29:13 C'est clan contre clan.
00:29:15 Du coup, il y a certainement un vrai travail pour créer les conditions
00:29:19 pour que le dialogue reprenne,
00:29:21 et qu'à partir de là, on définisse une vision et une feuille de route.
00:29:25 - Catherine Nafbekti, finalement, le dialogue reprend si on met une feuille de route en place,
00:29:30 vous pensez, vraiment ?
00:29:32 - En fait, le dialogue se pose à plusieurs étages.
00:29:34 On vous évoquait dans votre émission l'arrivée d'un nouveau ministre.
00:29:37 Le dialogue social au niveau ministériel, il existe.
00:29:40 Il y a des concertations régulièrement.
00:29:42 Il y a même eu des négociations ces dernières années
00:29:44 qui ont abouti par exemple à la signature d'un accord sur le télétravail.
00:29:47 Il y a une négociation qui est en cours sur la protection sociale complémentaire pour les personnels.
00:29:51 Puis il y a eu des sujets de désaccords forts,
00:29:53 comme il y en a eu sur les rémunérations et en particulier sur le pacte.
00:29:56 Là, c'était de la concertation.
00:29:58 Et après, au niveau local, ce que vous évoquiez à l'instant,
00:30:01 c'est compliqué pour que le dialogue soit perçu comme existant au quotidien,
00:30:05 parce qu'il existe quand même.
00:30:06 Il y a des réunions par un professeur,
00:30:07 il y a des rencontres entre les enseignants et les parents d'élèves.
00:30:10 Il y a aussi des échanges, évidemment, au quotidien avec les élèves au cœur de la classe.
00:30:14 Mais pour avoir du temps pour réfléchir vraiment au système éducatif,
00:30:18 en fait, il n'y en a plus.
00:30:19 Là, on a une école.
00:30:21 On a tellement densifié, intensifié le travail
00:30:24 que les collègues ont le sentiment de ne jamais avoir le temps de prendre du recul
00:30:28 et surtout de le prendre ensemble à plusieurs
00:30:30 pour voir ensemble comment améliorer l'accompagnement des élèves,
00:30:33 de tous les élèves vers leur réussite.
00:30:35 Et puis, tout à l'heure, vous avez évoqué les enjeux de l'école inclusive.
00:30:38 Nous, c'est un retour majeur de nos collègues
00:30:41 à tous les niveaux d'enseignement,
00:30:42 mais plus fortement encore dans le premier degré et en lycée professionnel,
00:30:45 que cette école inclusive, c'est un sens fort pour l'école.
00:30:49 Mais on n'a pas du tout donné les moyens au système éducatif
00:30:52 de relever ce défilé-là dans de bonnes conditions.
00:30:54 - Alors, chers auditeurs, vous n'oubliez pas que vous pouvez voter sur Twitter.
00:30:58 Alors, malgré les voix plutôt positives qu'on entend sur cette nomination de Gabriel Attal...
00:31:02 - Il y a quand même eu un point de gagné autour de la table.
00:31:05 - Voilà. C'est pas trop l'opinion de nos auditeurs, Frédéric.
00:31:08 Ils sont à 94% de non.
00:31:11 - Il ne redynamisera pas.
00:31:13 - Voilà. Il ne redynamisera pas.
00:31:14 C'est descendu d'un pour cent, mais c'est pas génial.
00:31:17 - Alors, peut-être que ça va évoluer en écoutant ceci.
00:31:19 Donc, toujours Gabriel Attal.
00:31:20 Hier, lors de sa passation de pouvoir,
00:31:23 il a insisté sur le fameux bien-être à l'école.
00:31:26 - La lutte contre le harcèlement scolaire est une exigence morale absolue.
00:31:30 Comment accepter que des enfants viennent à l'école avec la boule au ventre ?
00:31:34 Comment accepter que des enfants se donnent la mort à cause de ce qu'ils vivent à l'école ?
00:31:40 L'école, ce doit être pour tout le monde le lieu de l'insouciance,
00:31:43 le lieu où les destins se réalisent.
00:31:46 Alors, oui, je suis jeune. J'ai 34 ans.
00:31:48 Mais je veux rappeler qu'on peut avoir 34 ans et de lourdes responsabilités.
00:31:52 - 34 ans et de lourdes responsabilités. 0,826, 300, 300, au fil au standard.
00:31:58 Vous pouvez appeler ou autres réagir, chers auditeurs, vous le savez.
00:32:00 Marie-Alice, je rappelle que vous êtes infirmière libérale et que vous nous appelez d'agent dans le Lot.
00:32:05 Et Garonne, qu'est-ce que ça vous évoque, tout ça, finalement ?
00:32:09 - Alors, moi, je pense qu'effectivement, le bénéfice du doute doit être conservé.
00:32:14 Parce que, comme l'ont dit, Paris ne s'est pas fait en un jour.
00:32:19 C'est une lourde tâche.
00:32:21 La santé, que ce soit l'éducation aussi, sont les parents pauvres de notre système actuel.
00:32:29 Et je trouve dommage que d'emblée, tout le monde soit négatif.
00:32:35 Je pense qu'effectivement, il y a du positif, du négatif.
00:32:40 Et qu'il faut savoir peser les choses.
00:32:44 Après, ce ne sera pas une tâche facile, c'est certain.
00:32:47 Mais les échanges sont très importants.
00:32:51 On a perdu un peu tout ce sens du dialogue avec le Covid.
00:32:57 Tout le monde était dans son coin, les enfants derrière leurs ordinateurs, etc.
00:33:02 - Oui, c'est ce qu'évoquait Pierre-Yves, effectivement.
00:33:05 - Et les parents se sont retrouvés un peu démunis.
00:33:08 Je pense aussi qu'il est important, et qu'il va être important,
00:33:11 de recentrer aussi le rôle des parents dans l'éducation et dans l'école.
00:33:17 On a un rôle important.
00:33:20 - François de Rugy, parents pauvres, comme le dit Marie-Alice, ou pas l'éducation nationale ?
00:33:24 - Moi, je réagis toujours, mais à chaque fois que je viens dans l'émission,
00:33:28 je réagis quand même sur cette tendance qu'on a à dire
00:33:32 "on ne consacre pas assez de moyens", "on fait des économies sur la santé".
00:33:36 Non, non, non, et non ! Il suffit de regarder les chiffres.
00:33:39 En France, on n'a jamais dépensé autant pour l'éducation nationale.
00:33:43 Et pourtant, il y a moins d'élèves. On n'a jamais dépensé autant pour la santé.
00:33:46 Alors, en revanche, que les Français ressentent mal,
00:33:49 qu'en effet, on n'arrive pas à remplacer les profs,
00:33:52 qu'on n'arrive pas à avoir des médecins, ça, ça se comprend d'autant plus qu'on dépense beaucoup d'argent.
00:33:56 Mais donc, ça veut dire que ce n'est pas une question de moyens,
00:33:59 que c'est une question d'organisation.
00:34:02 Et que si on ne veut pas revoir un minimum les organisations,
00:34:06 par exemple de l'éducation nationale, par exemple la question du recrutement,
00:34:09 on a énormément de mal à recruter aujourd'hui des enseignants par les concours.
00:34:13 Est-ce que ce n'est pas justement le système des concours qu'il faudrait changer ?
00:34:16 Est-ce qu'on ne devrait pas recruter les enseignants autrement ?
00:34:19 Est-ce qu'on ne devrait pas dire aux enseignants "quand on vous recrute,
00:34:22 ce n'est pas pour 40 ans ou pour 45 ans, peut-être vous allez faire ça pendant 10 ans,
00:34:26 puis après vous allez faire autre chose, et d'ailleurs l'État peut-être vous proposera autre chose"
00:34:29 et ainsi de suite. La syndicaliste a fort bien dit que beaucoup d'enseignants
00:34:33 sont usés au bout d'un certain nombre d'années, et bien avant l'âge de la retraite.
00:34:36 Justement, ce sont des questions qu'on devrait aborder en termes d'organisation.
00:34:39 Sur la vocation !
00:34:40 Parce que je dirais de "management", même si je sais que c'est un gros mot pour beaucoup de fonctionnaires,
00:34:43 mais de "management" d'une grosse administration.
00:34:45 Vous savez combien il y a de personnel à l'éducation nationale ?
00:34:47 1 million de personnes !
00:34:49 Bon, sur la vocation, René Chiche, on sent bien que ça ne fait plus rêver le métier de prof.
00:34:53 Ben, pardon, ça ne fait plus rêver, ça ne fait plus rêver parce que déjà,
00:34:56 au niveau, pour être un peu terre à terre, au niveau du salaire,
00:35:00 ça ne fait plus rêver, effectivement.
00:35:02 Les gens qui s'engagent dans l'enseignement, qui gagnent, je crois, 1800, 2000...
00:35:06 Entre 1800 et 2500 maximum.
00:35:08 Voilà, donc effectivement, alors maintenant, on peut se dire que ça peut être aussi
00:35:11 une vocation et une passion d'enseigner.
00:35:13 Certains conseillèrent ça, même comme le plus beau métier du monde.
00:35:16 Mais il est vrai qu'aujourd'hui, dans notre société actuelle,
00:35:18 c'est plus peut-être comme il y a 30 ans.
00:35:20 C'est beaucoup plus difficile de vivre au quotidien.
00:35:22 Vous avez beaucoup de professeurs et d'enseignants, ou d'instituteurs,
00:35:25 qui ne peuvent même pas vivre à Paris.
00:35:27 Ils sont obligés de travailler soit en banlieue, soit dans le petit-droit,
00:35:29 parce qu'on n'a pas... - C'est compliqué de payer un loyer avec 1500 euros par mois.
00:35:31 - Exactement. Donc effectivement, ça peut quand même jouer là-dessus.
00:35:33 Elle est encore en ligne, la...
00:35:35 - Marie-Alice ? - Oui.
00:35:37 - Oui, elle est en ligne. - Catherine !
00:35:39 - Catherine, pardon, bien sûr. - Oui, oui, bien sûr.
00:35:41 - Elle est là, oui. - Je peux lui poser une question ?
00:35:43 - Allez-y, une question rapide. - Je voulais juste revenir
00:35:45 à la notion d'autorité des professeurs dont je parlais tout à l'heure.
00:35:48 Alors Catherine, j'ai oublié son nom de famille.
00:35:50 Catherine, est-ce que vous pensez... - Navbekti.
00:35:52 - Voilà, Catherine Navbekti. Est-ce que...
00:35:54 Vous êtes d'accord avec moi ?
00:35:56 Quand je disais que l'autorité des professeurs,
00:36:00 ça dépend de chaque humain.
00:36:02 On ne peut pas instaurer comme ça par l'intermédiaire d'un ministre...
00:36:05 - Elle vous répond, honnêtement. - Est-ce que c'est pas...
00:36:07 - Elle vous répond. - Tous les professeurs ne sont pas dans le même moule.
00:36:09 - Elle vous répond. - C'est ce que je disais tout à l'heure.
00:36:12 C'est-à-dire que l'autorité, elle s'exerce dans la classe
00:36:15 par chaque enseignant à sa manière.
00:36:17 Et elle s'exerce essentiellement, d'abord,
00:36:19 elle est reconnue par les élèves,
00:36:21 par l'enseignement qu'on dispense,
00:36:23 par la qualité des relations qu'on instaure avec les élèves.
00:36:25 C'est ce que montrent beaucoup d'études,
00:36:27 qu'elles soient sociologiques ou de didactiques,
00:36:29 que la clé dans le métier enseignant,
00:36:31 c'est la capacité à ajuster son geste professionnel,
00:36:33 son intervention professionnelle,
00:36:35 à ce qui se passe dans la classe.
00:36:37 Et donc, d'une certaine manière, le même enseignant va exercer son autorité,
00:36:39 aussi de manière différente,
00:36:41 selon l'ambiance de la classe,
00:36:43 selon s'il y a une tension particulière,
00:36:45 si au contraire c'est particulièrement détendu,
00:36:47 et qu'on peut même, parfois, et ça arrive heureusement régulièrement,
00:36:49 transmettre des savoirs, permettre aux élèves d'apprendre,
00:36:51 avec de l'humour.
00:36:53 - Pierre-Yves Martin, vous avez la responsabilité de la conclusion en 20 secondes.
00:36:57 - En 20 secondes, il faudrait juste réapprendre à se parler les uns et les autres.
00:37:01 Et d'abord, réouvrir la relation entre les parents et les professeurs,
00:37:05 qui est quasi inexistante.
00:37:07 Et qui pourront, du coup, au niveau local, au niveau du terrain,
00:37:11 faire quelque chose avec ce principe, peut-être, d'autonomie d'établissement,
00:37:15 qui pourrait être développé, pour essayer de réapprendre.
00:37:17 C'est le principe de subsidiarité,
00:37:19 d'essayer de faire que ceux qui bénéficient des prises de décision
00:37:23 soient les plus proches de ceux qui les prennent.
00:37:25 - Bravo !
00:37:27 - Bravo Pierre-Yves Martin !
00:37:29 - Ça, ça vaut 19/20 !
00:37:31 - C'est extrêmement favorisé, privilégié, puisque...
00:37:33 - Merci à Catherine Lappe-Petit,
00:37:35 merci beaucoup, sur le préssére général du syndicat SGEN,
00:37:37 c'est FDT.
00:37:39 Et bon courage à vous tous pour la rentrée.
00:37:41 - Parlons vrai sur Sud Radio, chers auditeurs,
00:37:43 parlez vrai avec nous, hein !
00:37:45 Vous nous appelez au 0800 26 300 300,
00:37:47 on vous attend au standard,
00:37:49 si vous avez envie de commenter, de réagir, évidemment.
00:37:51 Et puis vous continuez à voter sur Twitter,
00:37:53 parce qu'on a un autre débat qui arrive à 18h30,
00:37:55 et puis là, qu'est-ce qu'on va faire ? On va faire un joujou !
00:37:57 - On va voir les bons élèves, le quiz !
00:37:59 On va voir si vous êtes vraiment les bons élèves !
00:38:01 - Allez, à tout de suite !
00:38:03 - C'est Sud Radio, 17h20,
00:38:05 Frédéric Brindel, Judith Bellaire.
00:38:07 - Eh bien, à 17h53 sur Sud Radio,
00:38:09 on se fait plaisir, ce vendredi,
00:38:11 on fait joujou, c'est le quiz !
00:38:13 - Les vraies voix Sud Radio,
00:38:15 le quiz de l'actu !
00:38:17 - C'est moi qui donne les règles du plaisir ?
00:38:19 - Oui, comme d'hab !
00:38:21 - Alors, si vous voulez différencier...
00:38:23 - Ça devient chaud, cette émission !
00:38:25 - Elle est terrible, cette Judith Bellaire, elle est terrible !
00:38:27 Marie-Alice qui est avec nous, d'Algin,
00:38:29 vous allez choisir votre...
00:38:31 alors, je vais dire votre partenaire, mais dans ce contexte,
00:38:33 évidemment...
00:38:35 - Le partenaire de la communauté, M. Brindel !
00:38:37 - Donc, vous choisissez soit François de Rugy,
00:38:39 soit René Chiche, soit Pierre-Yves Martin,
00:38:41 vous formez l'équipe A,
00:38:43 face à l'équipe B, les deux autres,
00:38:45 et chacune des équipes répond à sa question.
00:38:47 Qui alors, Marie-Alice ?
00:38:49 - René... Désolé, je n'ai pas...
00:38:51 - René Chiche !
00:38:53 - Ah, vous êtes votre raison d'avoir eu tout !
00:38:55 - Merci beaucoup,
00:38:57 parce qu'il commençait une dépression, là !
00:38:59 - Il est tout ému !
00:39:01 - Il s'entais brimé !
00:39:03 - Soyez concentrés !
00:39:05 - René et Marie-Alice, équipe A,
00:39:07 et puis François et Pierre-Yves, équipe B, c'est parti !
00:39:09 - Allez, c'est parti !
00:39:11 - Quel ancien candidat
00:39:13 aux élections présidentielles
00:39:15 de 2017 et 2022
00:39:17 est visé par le parquet de Bordeaux pour viol ?
00:39:19 - Équipe A, Marie-Alice, vous l'avez ?
00:39:21 - J'ai la réponse, hein ! - Bah, attendez !
00:39:23 - Marie-Alice, vous l'avez ? - Euh... Non.
00:39:25 - Alors, René Chiche ? - Bah, je vais le dire !
00:39:27 - Voilà, ça fait un point pour l'équipe A !
00:39:29 - Malheureusement, c'était journée !
00:39:31 - Malheureusement, on l'aimait bien, ouais !
00:39:33 Enfin, on l'aime toujours, enfin...
00:39:35 - Il est rigolo, quoi !
00:39:37 - Alors, attention, l'équipe B maintenant,
00:39:39 et François, autre question facile !
00:39:41 C'est parti !
00:39:43 - On vous dira après s'il y a des passifs !
00:39:45 - Quel joueur international de football
00:39:47 ex-capitaine, quitte l'Olympique de Marseille ?
00:39:49 - François et ou Pierre-Yves ?
00:39:51 - Si c'était à l'époque, j'aurais dit Kylian Mbappé avant la fin de l'Olympique de Marseille !
00:39:53 - Non, non, dans Marseille !
00:39:55 - Kylian Mbappé, l'Olympique de Marseille !
00:39:57 - Ouais, ex-international, ouais !
00:39:59 - Bah, euh... - Capitaine de l'équipe de France !
00:40:01 - Je sais ! - Non !
00:40:03 - Ex-capitaine de l'équipe de l'OM !
00:40:05 - Alors ? - Alors ?
00:40:07 - Le réunionnais ! - Bah, mais il faut dire qui ?
00:40:09 - Payet ! - Payet !
00:40:11 - Oui, vous l'avez ! Dimitri Payet !
00:40:13 - J'ai dit que c'était Gervais-Dupayt !
00:40:15 - Je précise que vous êtes allés au bout du temps réglementaire,
00:40:19 il faut répondre rapidement quand même !
00:40:21 - On n'a pas deux heures pour appuyer sur...
00:40:23 - Équipe A maintenant, Marie-Alice et René !
00:40:25 - Attention, Marie-Alice,
00:40:27 elle est facile, celle-là !
00:40:29 Allez, c'est parti !
00:40:31 Qui vient d'être nommé ministre de la santé ?
00:40:35 - Bah... - Je sais !
00:40:37 - Euh... - Allez-y, Awaza !
00:40:39 - Oh ! - Gabriel Attal !
00:40:41 - Non ! - Je lui dis !
00:40:43 - Non, non, attends ! - Jeunier Hélidet !
00:40:45 - Allez, dit-en, Marie-Alice !
00:40:47 - Bernard Kouchner !
00:40:49 - L'enquête responsable de la R.A.T. !
00:40:51 - Arrêtez l'équipe A ! - Allez, René Chich !
00:40:53 - Aurélien Rousseau ! - Oh là là !
00:40:55 - Marie-Alice, vous avez eu raison de choisir René !
00:40:59 - Vous avez eu raison !
00:41:01 - Attention à l'équipe B, c'est parti !
00:41:03 - Celle-ci, elle est facile, alors !
00:41:05 - Qui vient d'être nommé secrétaire d'État
00:41:07 chargé de la jeunesse et du service national ?
00:41:09 - Prisca Thébault !
00:41:11 - Oh ! - Oh !
00:41:13 - Il connaît sa feuille de roue !
00:41:15 - Nous sommes à 2-2, il y a un suspense énorme !
00:41:17 - Attention !
00:41:19 - Les deux dernières questions !
00:41:21 - C'est le but en or, là, on est d'accord !
00:41:23 - Vous êtes prêts ? - C'est parti !
00:41:25 - Selon Santé publique France, combien de noyades
00:41:27 ont été enregistrées entre le 1er juin et le 12 juillet 2023 ?
00:41:31 - A 20 unités, à peu près.
00:41:33 - Soit Marie-Alice, soit René.
00:41:35 - Marie-Alice, on vous pose la question, vite fait.
00:41:37 - 20 ? - Oui, 20.
00:41:39 - 20 ? Non. - A 20 près ?
00:41:41 - Je crois que c'est 350.
00:41:43 - Oh là là, mais ce René Chiche !
00:41:45 - Mais ce René Chiche !
00:41:47 - On est alors plus de 360 noyades !
00:41:49 - C'est lui qui a dénigré le journalisme !
00:41:51 - Plus de 360 noyades ont été enregistrées en France,
00:41:54 dont 109 décès, et pour la majorité des adultes.
00:41:57 A priori, ils savent nager, on se demande pourquoi.
00:41:59 - Mais c'était pas 360 décès, quand même.
00:42:01 - Non, c'est 360 noyades.
00:42:03 - Non, nous ne faisons pas dans l'horrible.
00:42:05 - 109 décès, dans le macabre.
00:42:07 - En combien de temps ? - En un mois.
00:42:09 - Du 1er juin au 12 juillet.
00:42:11 - Un mois et dix.
00:42:13 - On n'a même pas un mois et dix.
00:42:15 - On a rendu obligatoire à l'école l'apprentissage de la natation.
00:42:17 - Oui, mais c'est souvent des gens qui se baignent,
00:42:19 on est entremangés. - Attention, tout se joue là-dessus.
00:42:21 L'équipe B, si vous répondez, y'a match nul.
00:42:23 Si vous ne répondez pas, vous avez perdu, top !
00:42:25 Quel type de bombe
00:42:27 l'armée ukrainienne a commencé à utiliser
00:42:29 malgré les désaccords des pays européens ?
00:42:31 - Les bombes à sous-munitions.
00:42:33 - Excellent réponse !
00:42:35 C'est un match nul.
00:42:37 Bravo à vous tous.
00:42:39 - Bravo Marie-Alice, vous avez bien choisi.
00:42:41 - Qu'est-ce qu'on fait ? On fait une question subjiguère ?
00:42:43 Pour savoir qui a gagné ?
00:42:45 Attention, contre qui l'équipe de France ?
00:42:47 - C'est celui qui répond le plus vite.
00:42:49 - Contre qui l'équipe de France de football va débuter sa coupe du monde de football ?
00:42:51 - Jamaïque. - Jamaïque, René Chiche,
00:42:53 qui fait gagner Marie-Alice.
00:42:55 Bravo, bravo !
00:42:57 - Marie-Alice, vous avez bien choisi.
00:42:59 - Eh bien, chères Alice en salle de radio,
00:43:03 il est 17h58.
00:43:05 Est-ce que vous pensez que je vais arriver à animer ce soir ?
00:43:07 - Je sais pas, je donne le numéro de téléphone
00:43:09 de René Chiche à Marie-Alice, alors c'est le 06...
00:43:11 - Le programme qui suit
00:43:13 pour vous, chers auditeurs,
00:43:15 nos éditorialistes, le tour de table de l'actu des vraies voix,
00:43:17 évidemment, sans oublier le débat à 18h30.
00:43:19 Le coup de projecteur,
00:43:21 je vous rappelle la question, vous n'hésitez pas à aller
00:43:23 voter sur Twitter, suite au vote
00:43:25 à l'Assemblée nationale,
00:43:27 proposé par le Rassemblement national,
00:43:29 le Rassemblement national, pour reconstruction post-émeute.
00:43:31 Le principe du casseur-payeur
00:43:33 est-il applicable selon vous, chers auditeurs ?
00:43:35 Vous allez vite voter et vous nous
00:43:37 appelez au 0826 300 300
00:43:39 pour réagir. A tout de suite.
00:43:41 - Les vraies voix de l'été,
00:43:43 Sud Radio, 17h20,
00:43:45 Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:43:47 - Vous avez choisi Sud Radio
00:43:49 et vous avez bien raison, ça nous fait bien plaisir,
00:43:51 chers auditeurs, vous nous appelez au 0826
00:43:53 300 300
00:43:55 pour réagir, pour passer un coup de gueule.
00:43:57 Aude vous attend, la charmante Aude
00:43:59 qu'on aime bien dans l'équipe.
00:44:01 Et puis évidemment, vous votez sur Twitter
00:44:03 et dans pas très longtemps,
00:44:05 à 18h30, ça sera notre débat.
00:44:07 - Et nos vraies voix ce soir ?
00:44:09 - Vous allez représenter, chers Frédéric.
00:44:11 - René Chiche, René Chiche, qui a toujours plein de questions
00:44:13 sur la météo uniquement.
00:44:15 Pierre-Yves Martin, qui est avec nous
00:44:17 et puis François de Rugy.
00:44:19 Messieurs, vous êtes prêts, armés
00:44:21 pour débattre. - Attention !
00:44:23 Et tout de suite, ça clique sur les réseaux.
00:44:25 - Les vraies voix Sud Radio,
00:44:27 ça fait du clic sur les réseaux
00:44:29 sociaux. - Le top de vos clics du
00:44:31 jour, Félix Mathieu, parmi les messages adressés
00:44:33 par le président Macron à ses ministres,
00:44:35 il y a cet appel à l'exemplarité qui provoque
00:44:37 quelques commentaires. - Oui, c'était lors de cette
00:44:39 vraie/fausse allocution présidentielle ce matin,
00:44:41 ce discours aux ministres, retransmis
00:44:43 en direct dans les médias. Alors non,
00:44:45 le président de la République n'a pas dit
00:44:47 "quand on est ministre, on ne pose pas d'empleboïe",
00:44:49 mais beaucoup imaginent
00:44:51 qu'en fait, il y pensait très fort en disant ça.
00:44:53 - Exigence et exemplarité. Dans le moment
00:44:55 que vit la nation, il est attendu
00:44:57 des membres du gouvernement d'être à la
00:44:59 tâche, au service d'un projet
00:45:01 collectif et au service des Françaises et des Français.
00:45:03 Vous êtes regardé
00:45:05 dans tous les détails, si j'ai pu dire,
00:45:07 de votre action, de vos expressions, de votre vie
00:45:09 et ce que nous devons au pays, c'est
00:45:11 d'agir, d'expliquer,
00:45:13 de répondre, toujours avec
00:45:15 la plus grande dignité, parce que c'est le respect
00:45:17 que nous nous devons et que nous devons à nos compatriotes.
00:45:19 Et dans des temps où la violence langagière,
00:45:21 parfois,
00:45:23 les comportements inappropriés,
00:45:25 prennent trop de place dans la vie publique,
00:45:27 il est attendu du gouvernement de la France
00:45:29 d'être exemplaire. - Une séquence repartagée
00:45:31 depuis sur les réseaux sociaux d'Emmanuel Macron,
00:45:33 "exigence, exemplarité, mon message
00:45:35 au gouvernement", réuni ce matin au Conseil des ministres.
00:45:37 Alors, comme vous l'imaginez, il ne s'attire
00:45:39 pas que des réponses bienveillantes.
00:45:41 "Vous nous prenez pour des idiots", écrit l'un,
00:45:43 "combien de responsables condamnés dans votre majorité ?
00:45:45 On doit approcher la cinquantaine", non, s'interroge
00:45:47 un autre. Certains internautes
00:45:49 jouent même au jeu de l'arroseur arrosé
00:45:51 ou de "c'est celui qui le dit qui l'est",
00:45:53 vous savez, à propos de cette autre
00:45:55 petite phrase du président Macron. - Être
00:45:57 ministre, ça n'est pas parler dans le poste.
00:45:59 - Et Viviane, de rétorquer "être
00:46:01 président, ce n'est pas parler dans le poste",
00:46:03 ni se jeter devant les
00:46:05 caméras. C'est vrai que pour l'anecdote,
00:46:07 c'est plutôt rare d'avoir un moment
00:46:09 du Conseil des ministres comme ça, qui se trouve
00:46:11 filmé, diffusé en direct comme ce matin.
00:46:13 - Peu de réaction ? Alors,
00:46:15 vous, ancien ministre, François
00:46:17 Dorugy, ça ressemble
00:46:19 quand même à un petit concours de bonne manière,
00:46:21 non ? - Oui, mais je pense que
00:46:23 c'est surtout "ça va, ça vient", parce que
00:46:25 si les ministres ne faisaient
00:46:27 plus d'interviews... Il y a des ministres
00:46:29 qui en font très peu, d'ailleurs. Par exemple, je pense que la ministre
00:46:31 des Affaires étrangères en fait très peu. Le ministre
00:46:33 de la Défense, Sébastien Lecornu,
00:46:35 en fait très peu. Jean-Yves Le Drian, quand il était
00:46:37 ministre, il faisait très peu d'interviews. Mais si
00:46:39 tous les ministres faisaient ça,
00:46:41 au bout d'un moment, on dirait "ben alors,
00:46:43 on ne sait pas quelles sont les réponses du gouvernement
00:46:45 aux questions que les citoyens se posent,
00:46:47 aux problèmes qui se posent, etc."
00:46:49 Et le président lui-même finirait
00:46:51 par dire à ses ministres, et moi j'ai connu cette
00:46:53 période-là, parce qu'au bout d'un an,
00:46:55 en 2017-2018, il a dit "non, mais
00:46:57 il faut que vous alliez davantage défendre la politique du
00:46:59 gouvernement !" Et où le faire ?
00:47:01 Sinon, dans le poste, comme il l'a dit,
00:47:03 c'est-à-dire le poste de radio, le poste de télévision,
00:47:05 Internet, etc. Après, est-ce que c'est dans Playboy ?
00:47:07 Bon, ben ça c'est une autre histoire, mais je pense pas
00:47:09 que c'est ça qu'il visait. Je pense que
00:47:11 de toute façon, on est tout le temps, quand on est
00:47:13 en politique, à hésiter entre
00:47:15 un peu se ménager ou se protéger
00:47:17 en allant moins dans les médias,
00:47:19 et en même temps, si on ne le fait pas, alors on dit aussi
00:47:21 à des ministres "ils existent pas, on ne les voit pas,
00:47:23 ils sont effacés, ils sont transparents,
00:47:25 parce qu'ils ne vont pas assez dans les médias."
00:47:27 C'est un équilibre difficile à trouver. - Alors,
00:47:29 il faut prendre ou pas prendre la parole, René Chichard, selon vous ?
00:47:31 - Moi, je trouve qu'un ministre qui
00:47:33 s'exprime lorsqu'il a quelque chose de précis
00:47:35 à dire, un projet à présenter,
00:47:37 une mesure, c'est important.
00:47:39 Ce que fait par exemple Le Maire, souvent,
00:47:41 oui, assez régulièrement, Darmanin, etc.
00:47:43 Mais le problème, c'est qu'en plus, dans ce gouvernement, il y a, je crois maintenant,
00:47:45 41 membres. Donc finalement,
00:47:47 on va voir toujours les mêmes. On va voir Darmanin,
00:47:49 on va voir Le Maire, on va voir,
00:47:51 vous voyez, Attal, qui va être à mon avis assez présent
00:47:53 dans les médias. - C'est les ministères qui comptent aussi. - Voilà, c'est les ministères qui comptent.
00:47:55 Mais moi, je suis plutôt d'accord avec François de Rugy,
00:47:57 moi je trouve que c'est important qu'un ministre s'exprime.
00:47:59 Je trouve que cette remarque
00:48:01 qu'a fait le président Macron, elle est un peu à la hauteur
00:48:03 de son allocution d'aujourd'hui,
00:48:05 c'est-à-dire pas très grande. - Myfigue-méraison,
00:48:07 Pierre-Yves Martin. - Moi, c'est pas
00:48:09 sur l'intervention médiatique,
00:48:11 c'est sur le sujet du déplacement
00:48:13 qui est connexe. C'est que je suis toujours
00:48:15 atterré quand je vois
00:48:17 des ministres se déplacer. Il y a
00:48:19 une cinquantaine, plus d'une cinquantaine
00:48:21 de personnes pour une visite d'entreprise.
00:48:23 Ça mobilise 15
00:48:25 personnes du cabinet,
00:48:27 10 personnes de la préfecture,
00:48:29 tous les parlementaires et tous les élus municipaux.
00:48:31 Et en fait, tout ça
00:48:33 pour ça. En fait, il y a justement
00:48:35 sur ce sujet de déplacement, un problème
00:48:37 d'efficacité. C'est que si
00:48:39 on veut aller sur le terrain pour voir comment ça se passe,
00:48:41 on n'a pas besoin d'arriver avec 45 000
00:48:43 personnes derrière vous. Il y a
00:48:45 un petit côté court-royal
00:48:47 qui est vraiment néfaste.
00:48:49 Et si on veut vraiment travailler, on se met autour d'une table
00:48:51 et on travaille. Et voilà, il y a
00:48:53 cet enjeu de médiatisation
00:48:55 qui est dangereux
00:48:57 par rapport à l'efficacité de la mise en œuvre d'une feuille
00:48:59 de route. - Félix Mathieu,
00:49:01 vous nous dites aussi que qui dit remaniement, dit
00:49:03 passation de pouvoir dans les ministères qui changent de
00:49:05 locataire, avec l'émotion remarquée
00:49:07 de l'ancien ministre de la Ville
00:49:09 et du logement. - Olivier Klein, remplacé
00:49:11 par deux personnes, Sabrina
00:49:13 Agresti Rabouch à la Ville et
00:49:15 Patrice Fergritte au logement. Alors en faisant
00:49:17 son discours d'adieu sur le perron du
00:49:19 ministère, eh bien, Olivier Klein n'a pas pu
00:49:21 retenir ses larmes. - Ce double ministère,
00:49:23 ça sera ma consolation la plus
00:49:25 grande, il faut être deux pour me remplacer.
00:49:27 Ce double
00:49:29 ministère est difficile.
00:49:31 Il réclame de l'énergie,
00:49:33 de l'expertise et des
00:49:35 convictions fortes. Merci pour
00:49:37 tout. J'ai essayé de faire tout ça
00:49:39 avec, vous l'avez compris, ma personnalité,
00:49:41 mon caractère,
00:49:43 peut-être ma douceur, trop de douceur.
00:49:45 Mais
00:49:47 je crois qu'il y avait de la place
00:49:49 dans ce gouvernement pour avoir ce
00:49:51 caractère, faire vivre
00:49:53 la République, la démocratie.
00:49:55 Pour
00:49:57 l'enfant des quartiers populaires,
00:49:59 que je suis, le fils
00:50:01 d'immigré que je suis,
00:50:03 avoir la chance de servir son pays,
00:50:05 je l'ai eu
00:50:07 et je continuerai à le faire.
00:50:09 - Olivier Klein au moment de céder
00:50:11 les doubles clés finalement du
00:50:13 ministère de la Ville et du ministère du Logement.
00:50:15 - Un peu d'humanité dans ce monde de brut. - Pauvre petit garçon.
00:50:17 - Oui d'accord, mais en même temps,
00:50:19 c'est humain, c'est vrai.
00:50:21 - On peut pleurer de temps en temps.
00:50:23 - En plus à la radio, on ne fait que
00:50:25 écouter. - C'est vrai qu'on n'a pas de
00:50:27 chaîne YouTube.
00:50:29 - Si, mais on ne le voit pas.
00:50:31 - Allez le pauvre.
00:50:33 - C'était bien la rubrique de Félix.
00:50:35 - Oui, c'est toujours bien. - C'est gentil ça.
00:50:37 - Félix, on vous retrouve lundi.
00:50:39 - Vous avez mérité votre week-end.
00:50:41 - Bon week-end, à lundi mon cher Félix.
00:50:43 Et vous, chers auditeurs, vous vous en allez pas
00:50:45 parce que nous on reste ici encore.
00:50:47 Si vous voulez réagir, évidemment, vous nous appelez au 0800
00:50:49 26 300 300.
00:50:51 On revient dans un instant avec nos vraies voix.
00:50:53 - Et le tour de table.
00:50:55 - Faites le tour.
00:50:57 - Faites le tour, mais restez là.
00:50:59 - Sud Radio. - Parlons vrai.
00:51:01 - Sud Radio. - Parlons vrai.
00:51:03 Carrefour. Si je vous dis
00:51:05 Ushuaïa. - J'adore.
00:51:07 J'ai le douche, des eaux.
00:51:09 - Et si je vous dis qu'il y a 60% de remise immédiate
00:51:11 sur le deuxième produit Ushuaïa acheté.
00:51:13 Et c'est valable sur tout Ushuaïa.
00:51:17 - Et c'est jusqu'au 24 juillet chez Carrefour.
00:51:19 Carrefour Market & Lord Drive, Carrefour Contact,
00:51:21 City et Express. C'est ça,
00:51:23 le défi anti-inflation. - Carrefour.
00:51:25 - Pas d'achat possible, la remise s'applique sur le moins cher.
00:51:27 Détails sur carrefour.fr.
00:51:29 - Pour Marie-Lou, qui oublie sa lunette partout.
00:51:31 Arthur, qui laisse une paire dans sa voiture.
00:51:33 Albert, qui les perd, les trouve
00:51:35 et les repère. Et Mireille,
00:51:37 qui aime le soleil.
00:51:39 Chinchin d'Afflelou, ce n'est pas une, mais deux paires de plus
00:51:41 pour 1 euro de plus. Et cet été,
00:51:43 vous pouvez offrir la troisième paire de lunettes
00:51:45 de vue de soleil avec la carte cadeau Alain Afflelou.
00:51:47 Et c'est jusqu'au 31 août.
00:51:49 Exclusivement chez Alain Afflelou, voire condition en magasin.
00:51:51 Dispositif médical. Demandez conseil à votre opticien.
00:51:53 - A tous ceux qui coupent, cuisent,
00:51:57 grillent, lèvent, zestent, salent, poivrent
00:51:59 et dressent. Et à ceux qui arrivent
00:52:01 une fois que tout est prêt et qui disent
00:52:03 "ça va, t'as besoin d'aide?" Vous le faites exprès, non?
00:52:05 Si, vous le faites exprès.
00:52:07 Pour les repas de ce week-end, Intermarché
00:52:09 propose le pavé de saumon de 120 grammes
00:52:11 à seulement 2 euros la pièce. C'est le marché
00:52:13 inflation du jour.
00:52:15 Intermarché. Tous unis contre la vie chère.
00:52:17 - Soit 16,67 euros le kilo.
00:52:19 Élevés en Norvège, Écosse, Ile-Ferro et Irlande ou Islande
00:52:21 selon approvisionnement en magasin. Modalité sur
00:52:23 intermarché.com.
00:52:25 - Sud Radio Perpignan. - 103.2.
00:52:27 - Sud Radio.
00:52:29 - Encore plus de soldes chez Auchan.
00:52:31 Profitez de remises immédiates allant
00:52:33 jusqu'à 80% sur le textile
00:52:35 et l'équipement de la maison. Avec
00:52:37 une offre pareille, une chose est sûre,
00:52:39 les soldes d'été ne prennent pas
00:52:41 de vacances. Et ça fait plaisir à toute
00:52:43 la famille. Auchan, avec
00:52:45 plaisir. Soldes jusqu'à 80%
00:52:47 de remises immédiates sur les articles
00:52:49 textiles et équipements de la maison.
00:52:51 Signalés en magasin jusqu'au 1er août, hors
00:52:53 zone bénéficiant d'une dérogation fixée
00:52:55 par arrêté. Valable dans vos hypermarchés Auchan
00:52:57 participants. - C'est pas Versailles ici,
00:52:59 à Quimper. C'est pas Versailles ici,
00:53:01 à Paris. Et ce n'est toujours pas Versailles
00:53:03 ici à Nice, Limoges ou même Versailles
00:53:05 d'ailleurs. Alors, peu importe où vous déménagez,
00:53:07 ce sera toujours une bonne occasion pour
00:53:09 vous faire des économies d'énergie. - Total Energy
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00:53:25 soumise à condition pour un client particulier, vos reconditions sur
00:53:27 totalenergy.fr. - Les vraies
00:53:29 voix de l'été, Sud Radio, 17h-20h,
00:53:31 Frédéric Brindel,
00:53:33 Judith Beller. - Sud Radio,
00:53:35 c'est la radio du parlons vrai, chers auditeurs.
00:53:37 C'est votre radio et c'est l'heure
00:53:39 du tour de table, parlons vrai, de nos
00:53:41 chères vraies voix.
00:53:43 - Vous regardez les actualités régionales ? - Tour à tour,
00:53:45 fin de jour. - On pourrait faire des choses,
00:53:47 on ne discute jamais business à table. - Je crois qu'on a vu
00:53:49 tous les sujets. - Il me demande mon avis sur l'actualité.
00:53:51 - Demi-tour !
00:53:53 - Le tour de table. - De l'actualité.
00:53:55 - Ah oui,
00:53:57 notre trio, René Chiche,
00:53:59 Pierre-Yves Martin, François de Rugy, en général, celui
00:54:01 qui commence a un peu plus de temps, donc nous allons
00:54:03 essayer de commencer avec celui qui est le plus
00:54:05 concis. - Non, je plaisante. - René Chiche,
00:54:07 vous voulez revenir
00:54:09 sur le mauvais procès... - Exigence,
00:54:11 on vous a dit. - Vous menez la pression,
00:54:13 déjà, vous aussi. - Vous revenez sur le mauvais procès
00:54:15 fait à Elisabeth Borne sur son rôle de
00:54:17 Premier ministre, nous vous écoutons. - Oui, alors j'ai beaucoup de choses à dire,
00:54:19 mais je vais être concis. - C'est vrai, vous êtes précis.
00:54:21 - Déjà, on a perdu 30 secondes. - Non, mais je vais être concis.
00:54:23 Bon, d'abord,
00:54:25 je trouve qu'on fait un mauvais procès à Elisabeth Borne
00:54:27 depuis plusieurs semaines, parce que
00:54:29 on la méprise un peu,
00:54:31 en disant qu'elle n'était
00:54:33 qu'une exécutante,
00:54:35 qu'une un peu collaboratrice du Président Macron.
00:54:37 Mais c'est un fait
00:54:39 que tous les Premiers ministres, en fait,
00:54:41 de la Ve République,
00:54:43 ont appliqué la politique
00:54:45 du Président de la République. Elle ne fait qu'exécuter
00:54:47 la politique du Président. Mais depuis
00:54:49 plusieurs semaines, on l'a accablée avec
00:54:51 cette critique, disant qu'elle n'avait pas de
00:54:53 personnalité. Ne faites pas l'amour, François,
00:54:55 c'est la réalité.
00:54:57 Qu'elle n'avait pas de personnalité, qu'elle n'était pas autonome,
00:54:59 mais, excusez-moi, un chef de gouvernement
00:55:01 ou une cheffe de gouvernement ne peut pas
00:55:03 être autonome par rapport au Président qui, lui,
00:55:05 a la légitimité de l'élection.
00:55:07 Vous savez, selon la Constitution,
00:55:09 on est dans un régime parlementaire,
00:55:11 officiellement. - Sauf en cas de cohabitation.
00:55:13 - Alors, exactement. Je vais être encore
00:55:15 plus concis. C'est juste en cas de cohabitation
00:55:17 qu'un Premier ministre peut appliquer sa politique.
00:55:19 On a vu l'exemple de Josse Pint, qui était un très bon Premier ministre,
00:55:21 de Balladur aussi, quoiqu'on dise
00:55:23 qu'on aime ou pas sa politique, même Chirac,
00:55:25 entre 86 et 88. Mais lorsque vous êtes
00:55:27 désigné par le Président
00:55:29 qui est l'inspirateur de la politique,
00:55:31 et en l'occurrence Macron, qui est un Président
00:55:33 très omnipotent, très présent,
00:55:35 je vois pas pourquoi on critique
00:55:37 à ce point Elisabeth Borne,
00:55:39 qui en plus, et je termine là-dessus, parce que j'ai l'impression
00:55:41 qu'il faut que je termine, - Ça y ressemble. - qui en plus
00:55:43 a montré finalement son sens politique,
00:55:45 son autorité,
00:55:47 et même son habileté, puisqu'elle
00:55:49 a été maintenue au poste
00:55:51 de Premier ministre. On dit qu'elle n'y avait pas
00:55:53 d'autres gens
00:55:55 candidats à ce poste
00:55:57 qui pouvaient prétendre devenir Premier ministre,
00:55:59 c'est entièrement faux. - C'était une fausse fin.
00:56:01 C'était une fausse fin.
00:56:03 - Très rapidement, une réaction.
00:56:05 - Je voulais soutenir Elisabeth Borne.
00:56:07 - François de Rugy, vous trouvez qu'on la câble ?
00:56:09 - Oui, un peu,
00:56:11 parce que
00:56:13 elle n'est pas justement, c'est pas une grande communicante.
00:56:15 - Et donc c'est ce qui lui manque. - Moi je l'ai connue,
00:56:17 elle était ministre déléguée auprès de moi,
00:56:19 en charge des transports, quand j'étais ministre de la Transition écologique.
00:56:21 Et c'est vrai que c'est une femme
00:56:23 qui a beaucoup d'autorité,
00:56:25 qui a des idées,
00:56:27 qui a un parcours
00:56:29 quand même assez admirable
00:56:31 par rapport à sa génération,
00:56:33 être une femme polytechnicienne,
00:56:35 quand elle, elle l'a été, c'était rarissime.
00:56:37 Ensuite, elle a toujours été dans un monde d'hommes,
00:56:39 elle a été dans les transports,
00:56:41 dans l'énergie, dans la haute fonction publique,
00:56:43 elle a été préfète, elle a été directrice de cabinet
00:56:45 de ministre, elle a été ministre,
00:56:47 et elle est aujourd'hui Première ministre. Moi je trouve qu'elle fait bien le job,
00:56:49 en effet. Après, je ne suis pas tout à fait
00:56:51 d'accord avec, il faut bien que je dise,
00:56:53 mais quand même, je ne trouve pas qu'on l'ait
00:56:55 tant accablée que cela,
00:56:57 au sens où, en fait,
00:56:59 pour certains, Emmanuel Macron est
00:57:01 trop omnipotent, et donc,
00:57:03 on dit "c'est l'hyper-président" et
00:57:05 "les premiers sont rien du tout", et d'autres
00:57:07 au contraire, trouvent qu'à la limite, Elisabeth Borne
00:57:09 commençait à être un peu trop à affirmer
00:57:11 sur les retraites sa position, alors
00:57:13 qu'elle aurait dû simplement mettre en oeuvre ce que voulait Emmanuel Macron.
00:57:15 - Les vrais voies, on calcule pour vous, on est obligé
00:57:17 de passer tout de suite au tour de table de
00:57:19 Pierre-Yves Martin, Julie. - Oui, Pierre-Yves Martin
00:57:21 - Vous parliez de la santé ou
00:57:23 de la fin de l'espoir ? - Oui,
00:57:25 en fait, chacun,
00:57:27 chaque citoyen, en France,
00:57:29 renforcé par cette période
00:57:31 de Covid, exprime
00:57:33 de l'espoir,
00:57:35 alimente de l'espoir par rapport à une
00:57:37 révolution du monde de la santé,
00:57:39 des hôpitaux, de la place des
00:57:41 médecins sur nos territoires, etc.
00:57:43 Il y a eu le Covid qui a été,
00:57:45 et bien avant, il y a eu d'autres signaux, mais
00:57:47 il y a eu le Covid qui a été un grand
00:57:49 moment citoyen,
00:57:51 national, où tout le monde,
00:57:53 je me souviens, lors du premier,
00:57:55 la preuve du premier Covid, tout le monde applaudissait
00:57:57 à 20h, les infirmières,
00:57:59 les personnels de santé. Et si tout le monde
00:58:01 le faisait, c'est bien parce qu'il y avait un
00:58:03 attachement à ce
00:58:05 service, à ce métier qui a
00:58:07 un sens extrêmement profond
00:58:09 dans notre culture.
00:58:11 Et puis,
00:58:13 hier, j'ai découvert la nomination
00:58:15 du ministre de la Santé. - Aurélien
00:58:17 Rousseau. - Et donc, du coup, j'ai été
00:58:19 regarder, voir son
00:58:21 parcours, et j'ai vu l'ENA,
00:58:23 la direction
00:58:25 de la Monnaie de Paris, l'ARS,
00:58:27 le Conseil d'État,
00:58:29 et enfin la direction de cabinet
00:58:31 d'Elisabeth Borne. Et je me suis demandé...
00:58:33 - ARS, c'est l'Agence régionale de la santé, quand même.
00:58:35 - De la santé de l'Île-de-France. - Oui.
00:58:37 - Mais sur un niveau très techno
00:58:39 et très gestionnaire. Et je me suis demandé
00:58:41 si cette nomination,
00:58:43 symboliquement, en
00:58:45 termes d'image, répondait
00:58:47 aux attentes des Français, répondait
00:58:49 aux attentes du personnel
00:58:51 de santé, des médecins, des hôpitaux.
00:58:53 Et
00:58:55 je me suis posé plein de questions.
00:58:57 Est-ce que, finalement,
00:58:59 le gouvernement,
00:59:01 le président a bien compris
00:59:03 ce que les Français attendaient,
00:59:05 par rapport à cet environnement ? Est-ce qu'on a
00:59:07 bien compris qu'il fallait réintégrer
00:59:09 de l'humain, et
00:59:11 non pas une gestion technocratique ?
00:59:13 Est-ce qu'on a bien compris que cela
00:59:15 fait des années et des années qu'on attend
00:59:17 une vraie révolution en profondeur ? Et je crains,
00:59:19 mais j'espère avoir tort, je crains
00:59:21 que la nomination d'un profil très technocratique,
00:59:23 même s'il est certainement pourvu d'immenses
00:59:25 qualités intellectuelles, soit pas
00:59:27 un bon signal pour cet
00:59:29 écosystème. - Merci pour la transition.
00:59:31 - On vous emboîte le pas. - Merci. Voilà.
00:59:33 - Merci pour la transition. François de Rugy, la question que vous posez,
00:59:35 c'est faut-il en finir avec les ministres
00:59:37 de la société civile ? A priori,
00:59:39 un technocrate à la santé, ça a l'air de ne pas
00:59:41 plaire à Pierre-Yves Martin. - Lui, un technocrate,
00:59:43 il est un peu à mi-chemin entre la politique,
00:59:45 je crois qu'il a été élu municipal, quelque part,
00:59:47 et par ailleurs,
00:59:49 il n'est en effet pas non plus un député,
00:59:51 ou autrement. Oui, je me posais
00:59:53 la question, on l'a dit avant
00:59:55 le remaniement, "Oh, mais finalement,
00:59:57 les ministres issus de la société civile, c'est pas des professionnels,
00:59:59 ils savent pas faire, pas pendiaille,
01:00:01 c'était son problème, etc." On l'a dit après,
01:00:03 on dit "Bah finalement, Macron, il a poussé vers la sortie
01:00:05 les ministres issus de la société civile,
01:00:07 il a poussé vers la sortie aussi des politiques,
01:00:09 parce qu'Olivier Klein, c'était un politique."
01:00:11 Bon, en fait, quand on prend un peu
01:00:13 de recul, on voit qu'il y a déjà d'autres présidents de la République
01:00:15 qui ont nommé des ministres issus de la société
01:00:17 civile. Macron n'a rien inventé dans la
01:00:19 matière, il en a fait un peu plus.
01:00:21 Mitterrand, souvent éphémère.
01:00:23 - Bernard Tapie, il avait pour Bernard Tapie, par exemple.
01:00:25 - Oui, alors Bernard Tapie avait été élu député,
01:00:27 entre-temps, et avait fait de la politique.
01:00:29 Mais Léon Schwarzenberg, par exemple,
01:00:31 qui a tenu, je crois, dix jours.
01:00:33 Alain Bombard, qui était une personnalité très populaire,
01:00:35 mais qui a tenu aussi dix jours.
01:00:37 - Je crois que même Aaroun Taziev, voilà,
01:00:39 Françoise Giroud, etc.
01:00:41 Et, bon, au final, moi je crois
01:00:43 qu'en effet, pour être ministre,
01:00:45 c'est quand même mieux, un,
01:00:47 d'avoir un peu d'expérience de la politique,
01:00:49 deux, d'avoir été élu.
01:00:51 C'est pas une obligation en français qu'il y a d'autres pays.
01:00:53 En Grande-Bretagne, vous devez être député. En Allemagne,
01:00:55 vous devez être député, sinon vous ne pouvez pas être ministre.
01:00:57 Et d'ailleurs, vous restez député. Vous votez au Parlement.
01:00:59 Bon, est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
01:01:01 J'en sais rien, mais je trouve que ce serait
01:01:03 bien de réfléchir quand même à comment
01:01:05 on est efficace à la tête d'un ministère
01:01:07 et avoir un peu d'expérience politique est peut-être
01:01:09 une bonne chose. Après, il peut y avoir
01:01:11 quelques bonnes surprises, mais sans doute
01:01:13 que ce sont à ce moment-là
01:01:15 des hommes ou des femmes de la société civile qui se mettent
01:01:17 à faire vraiment de la politique et en quelque sorte
01:01:19 à devenir des professionnels de la politique.
01:01:21 - René Chiche ? - Ah ben moi je suis tout à fait d'accord avec
01:01:23 François parce que moi, je vois pas pourquoi la politique
01:01:25 ne serait pas finalement considérée
01:01:27 comme un métier, une profession.
01:01:29 Je vois pas pourquoi ça serait
01:01:31 négatif et péjoratif de dire
01:01:33 "je fais de la politique" et effectivement
01:01:35 moi je crois effectivement comme vous
01:01:37 qu'un ministre qui a une expérience de terrain
01:01:39 comme élu, comme député,
01:01:41 comme maire, c'est toujours mieux.
01:01:43 Il connaît mieux
01:01:45 le pays, il connaît mieux les problèmes
01:01:47 du terrain. Et c'est vrai que parfois
01:01:49 on a eu quand même beaucoup d'échecs quand même
01:01:51 de personnalités de la société civile.
01:01:53 Je vous prenais l'exemple de Servan Schreiber sous Giscard
01:01:55 qui est resté 8 jours.
01:01:57 Un ministre des Réformes, il est resté 8 jours.
01:01:59 Schwarzenberg c'est pareil, il est resté 10-15 jours.
01:02:01 Donc effectivement, moi je suis pour
01:02:03 une forme de professionnalisation de la politique.
01:02:05 - Pierre-Yves Martin, il faut aussi des gens
01:02:07 qui sont capables d'affronter les
01:02:09 difficultés aussi qu'un
01:02:11 combat se poste et finalement quand on a été
01:02:13 formé pour, c'est peut-être plus facile.
01:02:15 - Je sais pas, moi je suis pas complètement convaincu.
01:02:17 Je me dis que c'est peut-être
01:02:19 juste le fait qu'on constate qu'il y a des échecs
01:02:21 sur les ministres qui viennent
01:02:23 de la société civile. C'est peut-être simplement
01:02:25 lié à un mauvais recrutement.
01:02:27 Ou en tout cas une difficulté d'aller chercher
01:02:29 les bons profils de la société civile
01:02:31 qui ont certainement d'autres avantages
01:02:33 notamment d'un point de vue
01:02:35 de la rémunération.
01:02:37 Et du coup ça peut expliquer ça.
01:02:39 Moi, sur le plan symbolique
01:02:41 de l'idée même, ça me dérange
01:02:43 qu'on ferme la porte à cette société civile.
01:02:45 Et donc du coup, il y a peut-être aussi derrière
01:02:47 une petite question de quelle place
01:02:49 le gouvernement, le président de la République veut laisser
01:02:51 à des acteurs de la société civile pour que ça marche réellement.
01:02:53 - C'était un beau tour de table.
01:02:55 - Merci à tous.
01:02:57 - Bien recruté.
01:02:59 - Vous votez sur Twitter, chers auditeurs.
01:03:01 Notre débat ne va pas tarder, bien sûr.
01:03:03 On vous pose la question,
01:03:05 vote Assemblée nationale, RN.
01:03:07 Reconstruction post-émeute, le principe du casseur-payeur
01:03:09 est-il applicable ? Vous nous dites oui
01:03:11 à 83%, donc non à 17%.
01:03:13 - C'est un gros bon pourcentage.
01:03:15 - Donc nos auditeurs veulent
01:03:17 que les casseurs payent.
01:03:19 Vous nous appelez au 0826 300 300 pour nous le dire aussi.
01:03:21 Et puis pour réagir sur Sud Radio
01:03:23 en direct dans les vrais voies de l'été.
01:03:25 - Vous avez payé.
01:03:27 - Non, c'est vous que je vais casser après.
01:03:29 - Vraies voies de l'été, Sud Radio.
01:03:31 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
01:03:33 - N'hésitez surtout pas à donner votre avis.
01:03:35 Le standard de Sud Radio, c'est le 0826 300 300.
01:03:37 Le coup de projecteur des vraies voies, c'est tout de suite.
01:03:39 Je vous rappelle tout de même,
01:03:41 la question du jour.
01:03:43 Vote Assemblée nationale, RN.
01:03:45 Reconstruction post-émeute, le principe du casseur-payeur
01:03:47 est-il applicable ? On vous pose la question
01:03:49 sur Twitter. Vous n'hésitez pas à voter non plus,
01:03:51 chers auditeurs.
01:03:53 Le coup de projecteur.
01:03:55 - Les vraies voies Sud Radio. Le coup de projecteur des vraies voies.
01:03:57 - Le projet de loi
01:03:59 d'accélération de la reconstruction
01:04:01 des bâtiments dégradés lors des violences
01:04:03 urbaines a été largement adopté
01:04:05 hier après-midi à l'Assemblée nationale.
01:04:07 Seuls les députés du Rassemblement
01:04:09 national se sont opposés à ce texte.
01:04:11 Je cite "une véritable honte"
01:04:13 pour Marine Le Pen. Son parti
01:04:15 propose un principe, celui du
01:04:17 casseur-payeur. Sébastien
01:04:19 Chenu, député RN, s'est expliqué
01:04:21 sur BFM ce matin à propos
01:04:23 de cette règle du casseur-payeur.
01:04:25 - Lorsque vous cassez, vous devez être
01:04:27 sanctionné et l'argent qu'on peut récupérer,
01:04:29 que ce soit via des amendes,
01:04:31 tout le monde n'est pas insolvable,
01:04:33 doit être redirigé vers les constructions,
01:04:35 vers la réparation. Et si vous avez
01:04:37 cassé, vous allez devoir payer,
01:04:39 y compris jusqu'à la fin de vos jours, y compris
01:04:41 lorsque vous trouverez un boulot, on vous fera une saisie sur salaire.
01:04:43 Quand vous avez terminé de
01:04:45 payer, vous êtes
01:04:47 réhabilité. Mais il faut mettre des principes
01:04:49 qui sont différents. - "Payer
01:04:51 jusqu'à la fin de sa vie", carrément, il nous
01:04:53 dit, M. Chenu, François de Rugy.
01:04:55 - Il a lui-même donné l'argument qui montre que
01:04:57 c'est pas faisable. Parce que là, de quoi on
01:04:59 parle ? Si on parle de ce qui a vraiment été
01:05:01 cassé, c'est-à-dire des bâtiments qui ont été incendiés,
01:05:03 en admettant qu'on identifie
01:05:05 clairement les coupables.
01:05:07 On irait, y'a aucun domaine
01:05:09 où on fait ça. Demain, quelqu'un,
01:05:11 et ça arrive tous les jours, déclenche un accident
01:05:13 de voiture et détruit en partie
01:05:15 un bâtiment. Parce qu'il va aller
01:05:17 s'empaler dans une maison ou dans un mur.
01:05:19 Si on lui disait "Vous devez payer
01:05:21 tous les dégâts que vous avez engendrés",
01:05:23 la personne risquerait, en effet, jusqu'à la fin
01:05:25 de ses jours de payer. - Mais là, c'est pas des dégâts volontaires
01:05:27 dont vous parlez ? - Ah bah y'a des gens qui ont
01:05:29 un comportement dangereux sur la route, de façon volontaire.
01:05:31 Si, si, moi je suis désolé.
01:05:33 Donc, on a un principe en France
01:05:35 qui est celui de l'assurance,
01:05:37 soit individuelle, soit collective.
01:05:39 Faut savoir que beaucoup de bâtiments publics ne sont pas assurés.
01:05:41 C'est-à-dire que l'État, comme les collectivités...
01:05:43 - Ils sont pas assurés, c'est ça ? - Oui, enfin, c'est-à-dire qu'ils payent pas d'assurance,
01:05:45 mais du coup, si jamais y'a des dégâts,
01:05:47 c'est à eux de payer. Donc, faut être
01:05:49 un peu sérieux, ça fait du buzz
01:05:51 de dire "Casseur-payeur",
01:05:53 "Pollueur-payeur", hop, on change un mot,
01:05:55 puis on ouvre des débats, voilà, la preuve,
01:05:57 ça marche. Mais si on y regarde un peu de près,
01:05:59 alors, en revanche, s'il s'agit de faire
01:06:01 des amendes plus lourdes, éventuellement
01:06:03 proportionnelles aux dégâts, bah ça oui,
01:06:05 là on re-rentre dans le débat législatif
01:06:07 et pénal, de fait,
01:06:09 par rapport à ça. S'il s'agit
01:06:11 d'identifier davantage les auteurs de tous
01:06:13 ces actes, évidemment, moi je suis mille fois pour,
01:06:15 je suis pour la vidéosurveillance depuis toujours,
01:06:17 d'ailleurs, moi je dis vidéosurveillance parce que j'en ai ras-le-bol
01:06:19 qu'on dise "vidéoprotection", c'est tous ces mots-là
01:06:21 qui disent plus ce que ça veut dire. Non, c'est
01:06:23 pour surveiller les rues, les espaces publics
01:06:25 dans lesquels il peut y avoir des actes de ce type-là,
01:06:27 et ensuite identifier les auteurs. - Pierre-Yves Martin,
01:06:29 quand même, y'a une
01:06:31 certaine logique, et les auditeurs de Sud Radio
01:06:33 qui participent à la consultation
01:06:35 sur le compte Twitter, disent
01:06:37 "Ah, plus de 80% ? Bah oui, quand même,
01:06:39 tu casses, tu payes !" - Alors,
01:06:41 pour payer, comme vous le disiez,
01:06:43 pour payer, faut être
01:06:45 identifié. - Faut avoir les moyens aussi. - Non, non, mais faut être
01:06:47 identifié. Et donc, du coup, moi c'est plus
01:06:49 ce point de question sur les casseurs,
01:06:51 c'est comment se fait-il que
01:06:53 y'ait une espèce d'observation,
01:06:55 de posture d'observation des
01:06:57 forces de l'ordre, quand y'a des casseurs
01:06:59 qui passent, et on a
01:07:01 l'impression qu'il y a une espèce d'impunité, c'est que
01:07:03 ils se font, voilà, ils passent,
01:07:05 et puis ils partent. - Enfin là, y'a eu des centaines de condamnations,
01:07:07 d'ailleurs j'ai pas voulu réagir tout à l'heure,
01:07:09 mais l'ordre a été ramené
01:07:11 parce que la police agit, et que la justice
01:07:13 a sévi rapidement.
01:07:15 Et fermement, y'a des gens qui ont été condamnés,
01:07:17 et d'ailleurs, certains sont
01:07:19 pleins, y'a des gens de gauche qui ont dit
01:07:21 "Non, non, c'est des peines trop lourdes, vous vous rendez compte,
01:07:23 il a violé une chaussure, etc." Ah bah oui, mais à un moment
01:07:25 donné, les gens participent à des actes de pillage,
01:07:27 ils sont condamnés. Et là, la justice a sévi.
01:07:29 - René Chiche, finalement,
01:07:31 et ça a sans doute fait retomber la pression des émeutes.
01:07:33 - Vouloir faire payer les casseurs, est-ce que c'est pas
01:07:35 aussi comme vouloir faire payer les parents,
01:07:37 porter la responsabilité aux parents,
01:07:39 c'est un peu le même principe, finalement,
01:07:41 qu'est-ce que vous en pensez ? - Oui, en général,
01:07:43 de toute façon, ce sont des jeunes, ces casseurs,
01:07:45 donc ce sont les parents qui vont assumer les conséquences.
01:07:47 Mais déjà, même avec la vidéo
01:07:49 "surveillance", comme beaucoup sont cagoulés,
01:07:51 masqués avec des casques,
01:07:53 j'en parlais avec, franchement, un commissaire
01:07:55 de police, y'a huit jours, c'est quasiment
01:07:57 des fois impossible à identifier.
01:07:59 - Ah bah oui. - Impossible à identifier.
01:08:01 - Bien sûr, y'en a certains qui sont absolument "idiots"
01:08:03 qui font ça à visage découvert, c'est plus facile.
01:08:05 Mais,
01:08:07 je suis d'accord avec aussi cette
01:08:09 fameuse condamnation à vie,
01:08:11 qui est ridicule.
01:08:13 Si quelqu'un, qui est même solvable, qui va devoir
01:08:15 payer 60 000 euros à vie,
01:08:17 qui n'a pas les moyens, donc c'est impossible. Pour moi, c'est pas
01:08:19 applicable. Par contre, y'a quelque chose,
01:08:21 mais peut-être que je me trompe, y'avait quand même
01:08:23 une loi, en 2019,
01:08:25 une loi anti-casseurs, dont
01:08:27 y'avait un dispositif, prévoyé, il me semble.
01:08:29 - Alors, ça c'est différent, c'est dans le cadre
01:08:31 des manifestations, c'est-à-dire,
01:08:33 qu'est-ce qu'il est possible de faire pour
01:08:35 filmer, notamment, et pour s'en servir,
01:08:37 c'est dans la loi anti-casseurs. Mais là,
01:08:39 là on est sur autre chose, c'est-à-dire que
01:08:41 tu as cassé, tu as payé. - Non mais justement,
01:08:43 Frédéric, dans cette loi d'avril 2019,
01:08:45 certaines dispositions
01:08:47 de cette loi avaient été censurées
01:08:49 par le Conseil Constitutionnel,
01:08:51 concernant justement le droit de manifester
01:08:53 ou pas, tout ça. Par contre, il y avait...
01:08:55 - Il y a de filmer, d'utiliser l'image. - Non, non, je parle pas de filmer,
01:08:57 je parle de ce phénomène
01:08:59 de payer, de casser. Il y a un dispositif,
01:09:01 je suis quasiment
01:09:03 persuadé, je me trompe pas, j'ai un petit peu regardé,
01:09:05 qui, lui, n'avait pas été censuré.
01:09:07 C'est une loi sous Castaner, d'ailleurs,
01:09:09 ça avait été initié par le sénateur Retailleau,
01:09:11 qui était à l'époque, enfin, qui est toujours sénateur, mais
01:09:13 qui n'est pas président du groupe, je crois, à l'époque, au Sénat.
01:09:15 LR. Donc, y'a quelque chose
01:09:17 que je ne comprends pas, qui n'est pas très bien éclairci.
01:09:19 Et moi, dernière chose, puisque je dois être
01:09:21 concis... - Non, non, mais je veux dire qu'on peut venir...
01:09:23 - Mais je plaisante, je plaisante.
01:09:25 - Par contre, il faudrait, effectivement, peut-être
01:09:27 impliquer réellement...
01:09:29 Alors, moi, c'est quelque chose que...
01:09:31 que... que... que j'approuve.
01:09:33 Ça serait quand même, lorsqu'il y a
01:09:35 quand même un enfant de la famille
01:09:37 qui est vraiment un casseur, un multirécidiviste,
01:09:39 s'il y a trois enfants dans la famille,
01:09:41 si l'un des trois est vraiment
01:09:43 multirécidiviste, casseur,
01:09:45 on va pas l'obliger à condamner à vie, mais je suis
01:09:47 favorable, personnellement, même si
01:09:49 je ne suis pas vraiment antisocial,
01:09:51 pas du tout, mais je trouve que ça serait bien de suspendre
01:09:53 au moins pendant trois, quatre mois
01:09:55 les aides sociales,
01:09:57 non pas de toute la famille, parce que nous avions un débat
01:09:59 il y a trois semaines avec Nadia Heve, c'est la députée
01:10:01 ancienne ministre, qui me rétorquait
01:10:03 non au nom de l'universalité.
01:10:05 Mais ce n'est pas le problème, ça.
01:10:07 Si vous avez trois enfants et qu'il n'y en a qu'un
01:10:09 qui est vraiment délinquant, récidiviste,
01:10:11 casseur, on peut suspendre pour cet enfant, spécialement.
01:10:13 - Mais ça marche pas comme ça, c'est par trois,
01:10:15 les quotas, c'est pas comme ça. - Non, non, mais attendez,
01:10:17 mais pourquoi ne pas tester ? On ne teste pas.
01:10:19 Essayons une nouvelle,
01:10:21 oui, une nouvelle idée dans ce genre de sujet.
01:10:23 - Testons le 0826-300-300.
01:10:25 0826-300-300.
01:10:27 Quel est votre avis, vous, les auditeurs ?
01:10:29 Est-ce que vous êtes pour ce principe de casseur-payeur ?
01:10:31 Appelez-nous tout de suite 0826-300-300.
01:10:33 - Et nous sommes toujours
01:10:35 avec Marie-Alice qui nous appelle d'Agen.
01:10:37 Bonjour, re-Marie-Alice.
01:10:39 - Re-Encore. - Oui, vous êtes infirmière libérale,
01:10:41 je suppose que vous avez peut-être des enfants aussi,
01:10:43 Marie-Alice ? - Oui,
01:10:45 ils sont
01:10:47 grands, mais non, mais réduits. - Alors, qu'est-ce qui se passerait
01:10:49 si un de vos enfants cassait ?
01:10:51 Est-ce que vous pensez qu'il devrait payer, vous ?
01:10:53 - Ah, bah écoutez, lui, il ne voudrait
01:10:55 peut-être pas payer, mais
01:10:57 moi, je veillerais à ce qu'il respecte.
01:10:59 Je vais vous raconter une petite histoire.
01:11:01 - Allez-y, Marie-Alice.
01:11:03 - Mon fils, c'était assez turbulent
01:11:05 dans le primaire, et
01:11:07 une fois, deux fois, il me ramène une punition
01:11:09 à écrire 50 fois
01:11:11 "je ne ferai pas le singe" ou "le clown"
01:11:13 en classe, et à faire
01:11:15 signer par les parents. Donc,
01:11:17 il me la fait signer, et je lui ai
01:11:19 tendu une feuille, et je lui dis "là, tu recopies
01:11:21 50 fois la même chose, et tu
01:11:23 le fais signer à ton professeur."
01:11:25 Ça s'est produit deux, trois fois, et je peux vous
01:11:27 assurer... - Il n'a pas recommencé.
01:11:29 - Il n'a pas recommencé. Je pense que
01:11:31 il y a aussi un problème
01:11:33 au niveau de l'éducation, de la
01:11:35 vision qu'ont les parents de l'éducation.
01:11:37 Sanctionner, ce n'est pas
01:11:39 forcément maltraiter.
01:11:41 C'est leur inculquer
01:11:43 des règles, du respect...
01:11:45 Voilà. Donc,
01:11:47 moi, je pense que... Moi, en voiture,
01:11:49 je suis infirmière libérale, donc si je prends
01:11:51 un PV, je le paye.
01:11:53 - Il faut respecter la loi, quoi.
01:11:55 - Tout à fait. Il y a des lois,
01:11:57 et les lois sont faites pour ça.
01:11:59 - François de Rugy, finalement,
01:12:01 il faudrait mieux éduquer nos enfants, c'est ça qu'elle nous dit,
01:12:03 Marie-Alice. - Je pense qu'il y a...
01:12:05 En effet, notre auditrice
01:12:07 pointe du doigt quelque chose qu'on n'a
01:12:09 pas beaucoup dit ces dernières semaines et qui, pourtant,
01:12:11 pour moi, est au cœur du problème.
01:12:13 C'est qu'il est en train de s'instaurer
01:12:15 chez certaines personnes, et il faut bien le dire,
01:12:17 dans certains quartiers, une culture
01:12:19 du non-respect de la loi.
01:12:21 Et je crois que c'est une bataille culturelle, en fait,
01:12:23 et que l'éducation nationale doit jouer un rôle
01:12:25 majeur, mais aussi, après, évidemment,
01:12:27 la police, la justice. - Est-ce que la cause,
01:12:29 c'est l'impunité ? Le sentiment d'impunité ?
01:12:31 - Alors, ça peut jouer, mais
01:12:33 je pense que c'est surtout un certain nombre de personnes
01:12:35 qui, finalement, développent
01:12:37 leur vie dans cette idée
01:12:39 qu'on peut ne pas respecter les règles.
01:12:41 Parce que quand vous regardez l'enchaînement de ce qui se passe,
01:12:43 vous avez des gens, ils commencent par
01:12:45 conduire alors qu'ils n'ont pas le permis.
01:12:47 Pas l'âge. Par
01:12:49 griller les feux, prendre des risques
01:12:51 insensés, au détriment de leur vie,
01:12:53 mais surtout au détriment de la vie des autres. - Bien sûr.
01:12:55 - Mais c'est aussi, je veux dire, le travail au noir,
01:12:57 de conseiller au bonhomme, c'est pas un problème, le travail au noir,
01:12:59 "Bah oui, non, mais je te donne 100 balles comme ça, de la main à la main."
01:13:01 "Bah non, bah..."
01:13:03 Je fraude la TVA, c'est jeu de trafic.
01:13:05 Tout ça, c'est le non-respect de la règle.
01:13:07 Et je pense que c'est pas un hasard
01:13:09 si, évidemment, c'est les policiers
01:13:11 qui se retrouvent au cœur de cet affrontement,
01:13:13 et de cette crispation,
01:13:15 de cette cristallisation, parce que eux, ils sont là pour faire respecter la règle.
01:13:17 Ou que les élus ont été attaqués.
01:13:19 Parce que les maires sont aussi,
01:13:21 dans leur commune, ceux qui font respecter
01:13:23 un certain nombre de règles. - Qui représentent la loi.
01:13:25 - Et donc, moi, je crois que c'est un bras de fer dans lequel on est engagé
01:13:27 pour longtemps, parce que ça sera pas en un jour.
01:13:29 Il suffit pas de claquer des doigts,
01:13:31 de dire... C'est pour ça que je trouve pas que ce soit
01:13:33 le respect de l'autorité, pour moi.
01:13:35 C'est le respect de la règle. Alors, quand on est dans le respect
01:13:37 de la règle, évidemment, on respecte celui qui
01:13:39 fait appliquer la règle. Et donc, on arrête
01:13:41 quand j'entends des politiques qui s'en prennent aux policiers,
01:13:43 etc. C'est le début.
01:13:45 Ça y est, on commence déjà à saper
01:13:47 le respect de la règle. Et si on dit maintenant,
01:13:49 voilà, le bras de fer, il est engagé,
01:13:51 et on ne cèdera sur rien, je pense
01:13:53 qu'au bout d'un moment, ça produira des effets. Je donne juste un exemple.
01:13:55 Le trafic de drogue, de cannabis.
01:13:57 Aujourd'hui, la doctrine
01:13:59 policière, judiciaire, politique,
01:14:01 non mais, c'est pas la peine d'arrêter
01:14:03 les petits trafiquants. Ce qu'il faut, c'est remonter
01:14:05 au gros bonnet. - Oui.
01:14:07 - Moi, je pense l'inverse.
01:14:09 Je pense qu'on devrait commencer par mener
01:14:11 la guerre aux petits trafiquants sur l'espace public.
01:14:13 Dans les rues, on ne devrait pas tolérer.
01:14:15 Le harcèlement devrait changer de camp, c'est-à-dire qu'on devrait
01:14:17 harceler tous les petits trafiquants, tous les petits revendeurs,
01:14:19 et là, systématiquement, leur dresser des PV,
01:14:21 leur dire "Vous dégagez, et si vous dégagez
01:14:23 pas, on vous conduit au poste,
01:14:25 et vous irez passer une demi-journée, ou une journée, et ainsi de suite."
01:14:27 - Je pense qu'il dégage
01:14:29 avant même que les policiers arrivent.
01:14:31 - Non, non, non, c'est pas vrai. On a laissé tomber
01:14:33 ça, parce que, en effet, ça consomme
01:14:35 entre guillemets, du temps de travail de policier.
01:14:37 Mais si on combine
01:14:39 la vidéosurveillance avec
01:14:41 l'action des polices municipales, mais il faut que
01:14:43 toutes les mairies aient des polices municipales, et
01:14:45 les polices nationales, eh bien déjà, on dégagera
01:14:47 l'espace public, et on se débarrassera
01:14:49 en partie de cette idée que l'on peut
01:14:51 trafiquer de la drogue, en quasi-impunité
01:14:53 sur l'espace public. - Pierre-Yves Martin, pas d'accord avec vous.
01:14:55 - Je suis pas complètement convaincu, parce que
01:14:57 ça me fait un peu penser, pardonnez-moi de vous
01:14:59 offenser comme ça, François, mais ça me fait un peu
01:15:01 penser aux déclarations de notre
01:15:03 ministre de l'Intérieur, qui, quand il a pris ses
01:15:05 fonctions, a dit
01:15:07 "Les dealers ne pourront plus
01:15:09 dormir grâce
01:15:11 à moi, je vais les poursuivre jour
01:15:13 et nuit." En fait, il n'a poursuivi
01:15:15 personne, ils sont toujours là,
01:15:17 il n'y a rien à bouger, etc. Donc, du coup,
01:15:19 certainement,
01:15:21 il y a un axe de travail, de progrès,
01:15:23 à faire sur la synchronisation entre les
01:15:25 différentes polices, avec la volonté
01:15:27 de dire stop à certaines
01:15:29 règles. Mais la réalité, c'est quand même
01:15:31 que plus personne ne peut passer dans certaines
01:15:33 cités, que le
01:15:35 week-end dernier, ils ont organisé, les dealers
01:15:37 d'une cité, d'un quartier, dans le
01:15:39 sud, à Cavaillon, ont organisé
01:15:41 une fête
01:15:43 avec des jeux pour les enfants,
01:15:45 des cadeaux, des manèges,
01:15:47 des bidules... - Qui étaient financées, on ne sait pas par qui,
01:15:49 mais on imagine. - Qui étaient financées par les dealers,
01:15:51 et voilà. Donc, du coup,
01:15:53 on se dit, on revient quand même de très loin. Donc, je pense
01:15:55 qu'il faudrait un peu
01:15:57 plus que de la bonne volonté,
01:15:59 et... - Bon, alors, d'accord pour
01:16:01 le contexte, merci, mais revenons
01:16:03 à notre question sur le casseur-payeur.
01:16:05 Est-ce que, finalement, c'est faisable ?
01:16:07 Est-ce qu'on peut le mettre en place,
01:16:09 René Chiche ? Parce que celui qui a
01:16:11 cassé, celui qui a dégradé, c'est pas le plus
01:16:13 riche, en général. - Oui, alors, non,
01:16:15 moi, je ne pense pas que ça soit
01:16:17 faisable. C'est tellement compliqué,
01:16:19 est-ce que les gens sont solvables ?
01:16:21 Est-ce qu'ils ne vont pas se mettre en situation
01:16:23 d'insolvabilité ? En plus,
01:16:25 ensuite, comme on l'a dit tout à l'heure, il faut repérer
01:16:27 réellement, identifier réellement les casseurs-payeurs.
01:16:29 Mais, je vais poser une question
01:16:31 à François, si je peux me permettre. - Bien sûr. - À l'ancien
01:16:33 ministre et président. Parce que,
01:16:35 je voulais revenir justement à ce que je disais tout à l'heure. Est-ce que
01:16:37 vous, en tant qu'ancien ministre,
01:16:39 ancien président de l'Assemblée Nationale, vous trouvez
01:16:41 pas que, quand même, sanctionner
01:16:43 les parents,
01:16:45 puisque c'est eux,
01:16:47 quand même, qui ont l'autorité parentale sur ces
01:16:49 casseurs-payeurs dont on parle, les
01:16:51 sanctionner de la façon... - C'est pas sûr qu'ils soient plus
01:16:53 solvables non plus, hein, René. - Non, non, non.
01:16:55 On voit en fonction de la famille,
01:16:57 bien sûr, effectivement. Mais, une famille
01:16:59 qui n'est pas riche, mais qui a un peu les moyens,
01:17:01 sanctionner
01:17:03 en suspendant, non pas en
01:17:05 supprimant définitivement,
01:17:07 les aides sociales ou les allocutions
01:17:09 familiales d'un des enfants,
01:17:11 même si, visiblement, je ne sais pas si c'est possible
01:17:13 administrativement, mais s'il y a trois
01:17:15 enfants, s'il y en a un des trois
01:17:17 qui est un payeur,
01:17:19 un casseur, est-ce que vous n'êtes pas
01:17:21 favorable, vous, François,
01:17:23 à cette petite motion ? - Alors, François,
01:17:25 vous avez posé la question. - Non, parce qu'on nous
01:17:27 dit toujours "non, c'est pas possible", "non,
01:17:29 on ne peut pas le tester", "non, c'est illégal".
01:17:31 - On risque de réiger, puis après une réponse de
01:17:33 Pierre-Emmanuel, qu'elle enlèvera les gens. - Si, si, moi je pense que c'est un choix politique,
01:17:35 on pourrait le faire. Après,
01:17:37 il faudrait se poser la question, y compris si on le fait, on pourrait
01:17:39 l'expérimenter, voir si c'est efficace.
01:17:41 - Moi, je pense que c'est toujours un bouquet de mesures,
01:17:43 c'est jamais une seule mesure.
01:17:45 Celle-là pourrait en être une. Je rappelle qu'en France,
01:17:47 il existe des établissements pénitentiaires
01:17:49 pour mineurs, ça fait à peu près 15 ans, c'est assez récent.
01:17:51 C'est-à-dire qu'au lieu d'envoyer des mineurs
01:17:53 dans les prisons où il y a tous les autres prisonniers, là, c'est
01:17:55 des établissements spécifiques, avec un gros travail
01:17:57 éducatif. Moi, je les ai rencontrés, il y en avait un dans ma circonscription,
01:17:59 à Orvaux, à côté de Nantes.
01:18:01 Les équipes des éducateurs,
01:18:03 au début, ils n'étaient pas très favorables à ça,
01:18:05 parce que "le pénitentiaire, bon". Et,
01:18:07 le comble, c'est que c'est eux qui étaient plus favorables,
01:18:09 finalement, au bout de quelques années,
01:18:11 à ces dispositifs que les gardiens de prison,
01:18:13 qui, eux, n'aimaient pas trop être qu'avec des mineurs.
01:18:15 Mais, pourquoi ? Et ils disaient même,
01:18:17 "Vous savez, notre problème, c'est que
01:18:19 les mineurs qui ont été condamnés, parce que là, c'est des condamnations,
01:18:21 et en fait, ils restent pas assez
01:18:23 longtemps avec nous." Alors, ça ne veut pas dire
01:18:25 qu'il faut faire des peines de prison longues pour les mineurs
01:18:27 systématiquement, mais ça veut dire que
01:18:29 quand on prend la peine, encore une fois,
01:18:31 d'appliquer les règles, de faire
01:18:33 des sanctions qui soient calibrées, parce qu'un mineur,
01:18:35 c'est pas pareil, de 13 ans, c'est pas pareil
01:18:37 qu'un quelqu'un de 30 ans. - Calibrées et applicables.
01:18:39 - Et appliquées, et bien,
01:18:41 ça produit des résultats. Évidemment, ça coûte
01:18:43 de l'argent, hein, faut pas se raconter d'histoire, ça coûte
01:18:45 beaucoup plus cher les établissements pénitentiaires pour mineurs
01:18:47 que les établissements pénitentiaires classiques, etc.,
01:18:49 parce qu'il y a plus d'encadrement. Mais, c'est ça qui finit
01:18:51 par produire des résultats. Moi, je ne suis pas d'accord
01:18:53 avec cette histoire selon laquelle la police
01:18:55 ne rentre plus dans tel ou tel quartier.
01:18:57 - Ah, mais c'est une vraie réalité. - Non, non, non, non, non, non, non,
01:18:59 c'est qu'à un certain nombre d'endroits,
01:19:01 on a fini par fermer les yeux et dire
01:19:03 "Toute façon, justement, parce qu'on dit
01:19:05 on va remonter jusqu'au Gros Bonnet,
01:19:07 jusqu'au Commandité, etc., et qu'ils ne sont pas
01:19:09 dans la rue, et bien on laisse courir !
01:19:11 Et ça, moi, j'estime
01:19:13 qu'il faudrait reprendre en main, aussi,
01:19:15 l'espace public. L'espace public,
01:19:17 c'est clé, parce que ça veut dire que les gens ne peuvent même plus
01:19:19 se promener tranquillement
01:19:21 pour rentrer chez eux. - Pierre-Yves, je voulais juste réagir
01:19:23 par rapport à René,
01:19:25 sur les parents, le rôle des parents,
01:19:27 il me semble avoir compris,
01:19:29 je ne sais pas si c'est fondé,
01:19:31 mais il me semble avoir compris que
01:19:33 les origines sociales des casseurs
01:19:35 nouvelle génération, des dernières émeutes,
01:19:37 venaient plutôt de bons milieux
01:19:39 économiques et intellectuels.
01:19:41 - Ah non, ça c'était pendant
01:19:43 les manifestations de la réforme des retraites.
01:19:45 - Mais sur les dernières émeutes, c'est quand même
01:19:47 les quartiers difficiles qui se rétablissent.
01:19:49 - C'est quand même les quartiers populaires et sensibles.
01:19:51 - Mais par exemple,
01:19:53 sur ces nouveaux casseurs,
01:19:55 sur les nouvelles façons
01:19:57 d'opérer en petites bandes,
01:19:59 à se déplacer de manière très rapide.
01:20:01 - Surtout très très jeunes.
01:20:03 - J'avais quand même l'impression,
01:20:05 peut-être sur les dernières, c'est peut-être pas ça,
01:20:07 mais j'avais l'impression qu'il y avait quand même
01:20:09 sociologiquement une nouvelle typologie
01:20:11 de casseurs qui est arrivée
01:20:13 qui viennent plutôt de bons milieux.
01:20:15 Donc du coup, ce principe de casseur...
01:20:17 - Je ne sais pas, c'est ce que j'ai entendu historiquement.
01:20:19 - Je ne sais pas, c'est ce que j'ai entendu moi.
01:20:21 En revanche, il n'y a rien de politique. Contrairement à ce que
01:20:23 Mélenchon et ses amis nous ont raconté,
01:20:25 toutes les enquêtes journalistiques, tous les interrogatoires
01:20:27 de justice ont montré que ces gens-là, c'était absolument
01:20:29 pas pour des raisons politiques.
01:20:31 C'était soit une espèce de pulsion destructrice,
01:20:33 soit du pillage.
01:20:35 - Ceux de la rébellion, ils sont un peu punks aussi.
01:20:37 C'est une manière d'être dans la jeunesse,
01:20:39 à très jeunes comme ça, d'être contre
01:20:41 tout ce qui représente finalement l'institution, même le commerce.
01:20:43 - Si je peux me permettre,
01:20:45 dans les émeutes après la mort
01:20:47 du jeune Nahel,
01:20:49 moi je le sais un peu, j'en ai parlé, je ne sais pas si c'était avec vous,
01:20:51 ou avec l'autre duo,
01:20:53 c'est que le clan
01:20:55 Traoré
01:20:57 a quand même joué un rôle dans cette histoire.
01:20:59 Non seulement en prenant en main
01:21:01 la manifestation,
01:21:03 l'avocat, etc.
01:21:05 Mais aussi en favorisant
01:21:07 les groupes, des petits groupes
01:21:09 pour s'organiser, etc.
01:21:11 Et que derrière Traoré,
01:21:13 j'ai oublié son prénom, Assa Traoré,
01:21:15 il y a quelqu'un
01:21:17 dont j'ai parlé, qui s'appelle Youssef Bragni,
01:21:19 qui est une sorte d'idéologue
01:21:21 anti-police, ancien membre
01:21:23 du mouvement islamique de France,
01:21:25 qui en fait est derrière
01:21:27 Assa Traoré, qui est quelqu'un de très
01:21:29 virulent, de très dangereux,
01:21:31 et dont on ne parle pas beaucoup.
01:21:33 C'est lui qui la guide, et c'est lui
01:21:35 qui a une vision un petit peu
01:21:37 idéologique de tous ces mouvements.
01:21:39 Alors je ne dis pas que tous les jeunes
01:21:41 qui ont pillé, etc. étaient aux ordres,
01:21:43 mais, mais, comme Manon,
01:21:45 comme Pierre, c'est ça que je vous dis.
01:21:47 - Exactement. - 0826
01:21:49 300 300, chers auditeurs, vous nous appelez,
01:21:51 vous réagissez, vous tapez un coup de gueule, en tout cas,
01:21:53 vous pouvez évidemment dire tout ce que vous voulez sur Sud Radio,
01:21:55 la radio du Parle en vrai. Marie-Alice,
01:21:57 on vient à vous un petit peu.
01:21:59 Justement, votre opinion sur tout ce que
01:22:01 vous venez d'entendre, et sur
01:22:03 la responsabilité en général, en fait.
01:22:05 - C'est vous qui faites la conclusion. Alors, possible
01:22:07 ou pas possible, applicable ou pas applicable,
01:22:09 c'est vous qui tranchez. - Le casseur-payeur.
01:22:11 - Alors,
01:22:13 possible, difficilement applicable,
01:22:15 bah oui.
01:22:17 On a les deux, malheureusement.
01:22:19 - Mais,
01:22:21 si le Rassemblement National le propose,
01:22:23 c'est qu'il imagine que ce soit possible,
01:22:25 ou c'est de la démagogie ?
01:22:27 - Oh non, je pense qu'il imagine
01:22:29 que c'est possible. Après,
01:22:31 effectivement, je ne sais pas quelles conséquences
01:22:33 cela pourra avoir
01:22:35 sur la population et les réactions.
01:22:37 Voilà. Je pense que
01:22:39 la population va réagir.
01:22:41 - Merci beaucoup, Marie-Alice.
01:22:43 - C'était 84% quand même,
01:22:45 en disant "oui, il faut faire". Parait-il, en Suisse,
01:22:47 si on jette un mégot de cigarette par terre,
01:22:49 on doit payer ? - Oui. - Par exemple. - Quand ils font des émeutes,
01:22:51 ils mettent un coupier dans la poubelle.
01:22:53 Vous l'avez vu, la vidéo qui tourne sur les réseaux,
01:22:55 émeute en Suisse, nuit d'émeute en Suisse,
01:22:57 et il y a un monsieur qui donne un coupier dans une poubelle qui tombe.
01:22:59 (Rires)
01:23:01 Allez, chers auditeurs, on continue
01:23:03 dans pas longtemps, avec
01:23:05 un petit point sur le tour de France, et puis juste
01:23:07 après, ce sera les vrais voix du sport. On est toujours
01:23:09 avec nos trois vrais voix, René Chiche, Pierre-Yves Martin,
01:23:11 François Dregy. Restez avec nous,
01:23:13 à tout de suite. - Vraies voix de l'été,
01:23:15 Sud Radio, 17h20,
01:23:17 Frédéric Brindel, Judith Belaire.
01:23:19 - C'est le point
01:23:21 sur le tour de France. Aujourd'hui, c'était la 19ème
01:23:23 étape du tour, entre
01:23:25 Moiran, en montagne, et Poligny.
01:23:27 172,80
01:23:29 kilomètres. Frédéric,
01:23:31 pleut-on ou échappé ?
01:23:33 - C'était, c'était
01:23:35 vraiment, encore une fois, l'échappé. Alors, c'est incroyable,
01:23:37 on va poser la question à Pascal Chanteur,
01:23:39 ancien coureur du tour de France.
01:23:41 Bonsoir, Pascal. - Bonsoir, Pascal.
01:23:43 - Bonjour à toutes et tous.
01:23:45 - Victoire, aujourd'hui, de Mateo Moritz.
01:23:47 Il a fallu la photo finish
01:23:49 devant Kasper Asgreen, qui avait gagné
01:23:51 hier. Ça a explosé complètement.
01:23:53 Le peloton est arrivé à 8 minutes,
01:23:55 il n'y a pas de changement au classement général. Il y a des
01:23:57 questions pour vous, Pascal Chanteur. Les vrais voix
01:23:59 sont experts. François
01:24:01 de Rugy, c'est parti. - Surtout François.
01:24:03 - C'est pratiquement...
01:24:05 Bon, c'est pas la peine de faire un pronostic
01:24:07 final, parce qu'à priori, le suspense a été tué.
01:24:09 - Pour Jonas Vingegaard, ça ne doit pas aller.
01:24:11 - Après, en revanche, il y a la question,
01:24:13 quand on parle de la politique, il y a des questions qui reviennent tout le temps,
01:24:15 alors dans le sport. J'ai vu que revenait la
01:24:17 question du dopage.
01:24:19 Alors, qu'est-ce qu'il faut-il en penser ? Est-ce qu'une telle
01:24:21 domination, on a déjà connu ça, il y a eu Miguel Indurain
01:24:23 qui a dominé pendant très longtemps, il y a eu
01:24:25 évidemment Lance Armstrong qui a dominé pendant très longtemps.
01:24:27 Certains ont été déclassés,
01:24:29 comme Lance Armstrong. Là, est-ce qu'il faut
01:24:31 craindre qu'il y ait d'autres formes de nouveau
01:24:33 dopage, ou est-ce qu'au contraire, on peut dire, non, vraiment, là,
01:24:35 tous les contrôles sont faits, et il y a
01:24:37 des sportifs qui dominent. Et là, on a
01:24:39 trouvé que Vingegaard, vraiment, un cycliste
01:24:41 dominateur. - Alors, et pour centrer sur la question,
01:24:43 parce qu'on l'a un petit peu... - Ah, il veut refaire mes questions.
01:24:45 - Non, non, non, François ! - Ouais, ouais, c'est ça.
01:24:47 - Parce que je pense à nos auditeurs qui, par exemple,
01:24:49 hier, ont eu un peu la même question, mais
01:24:51 pour aller dans le sens précisément de ce que
01:24:53 vous dites, vous avez donné le nom Armstrong.
01:24:55 Pascal Chanteur, aujourd'hui,
01:24:57 Jonas Vingegaard est meilleur qu'Armstrong
01:24:59 sur ses performances. Là, vous pouvez répondre
01:25:01 à François de Rugy.
01:25:03 - Oui, mais parce que tout
01:25:05 évolue, la technologie a évolué,
01:25:07 alors après,
01:25:09 moi, je vais pas éluder le sujet,
01:25:11 on peut toujours
01:25:13 être sceptique sur un certain nombre de choses,
01:25:15 mais l'évolution technologique
01:25:17 est quelque chose d'important, l'évolution
01:25:19 la...
01:25:21 la desthétique,
01:25:23 toutes les...
01:25:25 les personnels qui sont mis à disposition
01:25:27 des coureurs pour les gains
01:25:29 marginaux, c'est quelque chose d'important,
01:25:31 et ce qui n'existait pas à l'époque d'Armstrong,
01:25:33 ça a commencé à apparaître
01:25:35 lorsque l'équipe Sky
01:25:37 est arrivée dans le cyclisme
01:25:39 professionnel, où elle avait de nouvelles
01:25:41 méthodes, et surtout
01:25:43 une évolution
01:25:45 scientifique
01:25:47 de l'entraînement et
01:25:49 des...
01:25:51 de l'appréhension
01:25:53 des performances, et tout ça
01:25:55 va dans le bon sens. Alors après,
01:25:57 sur la lutte antidopage, ben je l'ai dit,
01:25:59 et on l'a encore vu il n'y a pas si
01:26:01 longtemps, où les coureurs du
01:26:03 classement général, que ça soit Tadej Pogacar
01:26:05 et Bingo Gard, ont été contrôlés
01:26:07 jusqu'à une heure du départ,
01:26:09 donc c'est aussi ça,
01:26:11 des évolutions dans la lutte antidopage,
01:26:13 et aujourd'hui,
01:26:15 je ne vais pas dire
01:26:17 que tout le monde est impeccable,
01:26:19 c'est un petit peu comme dans
01:26:21 la politique ou ailleurs,
01:26:23 pour répondre à M. De Rugy,
01:26:25 c'est qu'il y a des bons,
01:26:27 et il y a des mauvais. Ce qui est sûr,
01:26:29 c'est que les mauvais dans le sport,
01:26:31 et en l'occurrence dans le cyclisme,
01:26:33 on sait les écarter, voire même
01:26:35 les plus grands. - Pierre-Yves Martin.
01:26:37 - Oui, bonjour, moi j'avais une question
01:26:39 à vous poser, vous qui avez une bonne vision
01:26:41 de ce qui s'est
01:26:43 passé sur le Tour, même s'il n'est pas fini cette année,
01:26:45 est-ce qu'il y a cette année
01:26:47 un événement, un élément,
01:26:49 une tactique sportive,
01:26:51 une information
01:26:53 technique, qui vous a surpris,
01:26:55 qui a été pour la première fois, qui s'est déroulée
01:26:57 la première fois sur cette année
01:26:59 de Tour, ou est-ce que c'était un peu comme les
01:27:01 années précédentes, avec des rebondissements,
01:27:03 avec de la passion, de l'énergie, etc.?
01:27:05 - Pascal Chanteur. - Alors,
01:27:07 sur les tactiques de course,
01:27:09 il est clair qu'en début de Tour de France,
01:27:11 certaines tactiques, et Frédéric
01:27:13 ne me contredira pas, où on n'a pas
01:27:15 trop compris l'attitude, et en l'occurrence
01:27:17 l'attitude de l'équipe du leader
01:27:19 et du maillot jaune aujourd'hui.
01:27:21 - C'est ça qui renforce l'effet
01:27:23 de surprise aussi, Pascal, voilà.
01:27:25 - Exactement, et aujourd'hui
01:27:27 on se rend compte, je parlais tout à l'heure
01:27:29 d'évolution stratégique,
01:27:31 scientifique, que l'équipe
01:27:33 de Jumbo-Visma avait programmé
01:27:35 l'attitude du maillot jaune
01:27:37 et de Vingegaard sur le
01:27:39 contre-la-montre, ils avaient
01:27:41 préparé cette étape scientifiquement,
01:27:43 ils l'avaient étudiée,
01:27:45 ils avaient élaboré
01:27:47 l'appréhension
01:27:49 de cette étape,
01:27:51 et ils ont fait mouche. Et qui plus est
01:27:53 que Thaddeus Paul Gacha
01:27:55 n'était pas sous
01:27:57 ses meilleurs jours,
01:27:59 et on l'a très bien vu,
01:28:01 même si on l'a vu déjà dans le contre-la-montre,
01:28:03 on l'a très bien vu le lendemain où il a
01:28:05 totalement perdu pied. - Merci
01:28:07 beaucoup, Pascal. - Merci. - Spécial
01:28:09 sport, spécial Tour de France tout à l'heure.
01:28:11 - Ça continue avec vous, Frédéric Brindel. - 19h30
01:28:13 nous aurons, tenez-vous bien, Bernard Thévenet,
01:28:15 le vainqueur du Tour de France 75-77,
01:28:17 et puis nous aurons aussi
01:28:19 Vincent Lavenu, le manager de l'équipe
01:28:21 AG2R. Nous voulions
01:28:23 remercier quelqu'un qui nous a accompagnés,
01:28:25 et Cécile Domenibus,
01:28:27 et Philippe David,
01:28:29 et Frédéric Brindel, et puis Judith Beller,
01:28:31 qui a siérit tout au long de l'année.
01:28:33 Elle était notre stagiaire.
01:28:35 - Vous n'avez pas fait trop transpirer, Justine ?
01:28:37 Ça va ? Vous nous quittez ?
01:28:39 Vous êtes toutes émues ?
01:28:41 On est tellement contents de vous avoir vues !
01:28:43 - C'est un beau sénat, vous ferez un Louis V. Klein ?
01:28:45 - Allez, un petit mot aux auditeurs, Justine ?
01:28:47 - Non.
01:28:49 - Bon, ça sera déjà l'honneur.
01:28:51 - Bravo, Justine !
01:28:53 - C'est grâce à des personnes
01:28:55 qui ont fait l'émission.
01:28:57 - Oui, vraiment !
01:28:59 - Et surtout, je peux vous faire un aveu.
01:29:01 À une heure de l'émission,
01:29:03 elle me dit "mais Frédéric, où est-ce que tu as mis
01:29:05 les questions du quiz ?" Et là, je me dis
01:29:07 "Oh ! SAUVETÉ !"
01:29:09 J'avais François de Rugy dans l'émission, j'avais une pression.
01:29:11 - SAUVETAGE !
01:29:13 - Et là, je me dis "Où est-ce que vous avez mis
01:29:15 François de Rugy ?"
01:29:17 - Un petit mot, Justine ?
01:29:19 - Merci beaucoup.
01:29:21 Ces six mois, c'était une expérience très enrichissante.
01:29:23 J'ai beaucoup appris.
01:29:25 - Et voilà ! On vous aime sur ce radio.
01:29:27 Vous, les auditeurs,
01:29:29 vous qui bossez avec nous,
01:29:31 tout ça, c'est de l'amour. Moi, je vais vous laisser
01:29:33 faire les vraies voies du sport, ce soir, mon cher Frédéric.
01:29:35 - Avec plaisir. - Surtout que vous parlez beaucoup de vélo.
01:29:37 - Il y a du vélo, ça ne me plaît pas.
01:29:39 On va parler aussi des filles,
01:29:41 parce qu'il y a la Coupe du monde de football qui commence.
01:29:43 - Et puis, il y a le Tour de France féminin.
01:29:45 - On en parle aussi en première partie.
01:29:47 - C'est mieux que vous soyez avec un professionnel qu'avec moi, chers auditeurs.
01:29:49 François de Rugy, merci.
01:29:51 - Merci beaucoup. - René Chiche, merci.
01:29:53 - Merci beaucoup. A très bientôt.
01:29:55 - Merci, à très bientôt. - Merci à vous, à très vite.
01:29:57 - Eh bien, bonne soirée à tous pour ma part. Je vous retrouve lundi.
01:29:59 Puis, vous restez avec mon confrère
01:30:01 qui déchire, Frédéric Brindel,
01:30:03 qui est sur ce radio. Allez, voilà. Salut !

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