00:00 *Musique*
00:02 *Journal de 7h présenté par Alexis de La Flechère*
00:04 Bonjour Alexis.
00:05 Bonjour Lionel, bonjour à tous.
00:06 Nous avons donc ce lundi 50 départements en vigilance orange canicule,
00:10 un de plus qu'hier avec la Charente maritime qui rejoint la liste.
00:14 La France suffoque et ne va pas respirer avant la fin de la semaine.
00:18 Du mieux réellement à partir de vendredi, jusqu'à 29 degrés cette nuit à Perpignan.
00:23 Hier en journée des records de température sont tombés dans plusieurs villes de France.
00:27 En Ardèche, à Saint-Laurent-du-Pape, 41,2 degrés relevés, soit 0,2 degré de plus qu'en 2003.
00:34 A Vincobre, dans la Drôme, la barre des 42 degrés a été franchie pour atteindre les 42,1 + 0,3 par rapport à juin 2019, date du précédent record.
00:43 Des températures donc au-dessus des normales qui forcent certains français à adapter leur quotidien.
00:49 Oui, boire plus d'eau, privilégier l'ombre, sortir dans les restaurants au coucher du soleil.
00:55 Des restaurants d'ailleurs qui doivent eux aussi trouver des solutions contre la chaleur.
00:59 Reportage de Maxime Gondelot.
01:01 - 32 degrés, ressenti 37 à Paris et ce n'est que le début de cette vague de chaleur.
01:05 Dans les restaurants, gérants, serveurs et cuisiniers ont tous une goutte de sueur sur le front.
01:09 Patrick est chef cuisinier, il a sa méthode pour se rafraîchir.
01:12 - On boit beaucoup d'eau et on anime moins le feu.
01:14 Surtout on travaille avec les plats froids.
01:16 Par exemple, les plats de 10 jours en sauce, on les remplace par de la salade, des césar, de la nichoise.
01:21 On a pas de clim, on a une chambre froide qui est en bas.
01:23 De temps en temps, on va les rentrer dans la chambre froide.
01:25 C'est au moins 40 degrés, ça fait du bien.
01:27 Adapter sa carte pour proposer des plats plus légers, une fausse bonne idée pour Ganesh, gérant d'une pizzeria.
01:32 - Sincèrement, non, on s'adapte à rien du tout.
01:34 Les canicules, elles ne vont durer qu'une ou deux journées.
01:36 Qu'est-ce qu'on va changer ? Les cartes, ça va coûter une fortune pour prendre les merchandises.
01:40 Et puis la canicule, elle va partir, les merchandises, elles vont être en peubelle.
01:43 On ne va pas changer pour une journée de journée des canicules.
01:46 Non, c'est impossible.
01:47 Beaucoup de restaurateurs m'ont confié que la clientèle préférait l'intérieur pour profiter de l'ombre et de la climatisation.
01:52 Quant à Lillet, d'autres viennent manger plus tard, quasiment à la nuit tombée.
01:55 - Maxime Gondelot pour Europe 1 et Demain, des records pourraient tomber dans la vallée du Rhône, plus de 40 degrés en vue.
02:01 Dans ces conditions à souligner, ce déplacement de Roland Lescure, ministre délégué chargé de l'industrie, qui sera votre invité,
02:08 Lionel, à 8h15, il est en visite à Lyon aujourd'hui.
02:11 Il sera accompagné du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchut, pour faire le point sur les initiatives pour retrouver un peu de fraîcheur dans nos villes.
02:19 Déplacement aussi des ministres dans l'Ain, sur le site du fabricant plastique PVC, Kemwan.
02:23 Cet industriel est l'un des 50 qui s'engage à réduire de 10% les prélèvements en eau du pays.
02:28 Objectif fixé par Emmanuel Macron.
02:30 Emmanuel Macron d'ailleurs qui dirigera, c'est à souligner, un conseil des ministres de rentrée, mercredi.
02:34 - Chaleur insupportable donc, on le disait, mais aussi des feux historiques dans de nombreux pays à travers la planète.
02:39 - À Hawaii, Joe Biden, le président américain, est attendu aujourd'hui pour faire le point.
02:43 Les flammes ont causé la mort de plus de 100 personnes là-bas.
02:46 Au Canada, les feux ont encore gagné du terrain.
02:48 Hier, dans l'ouest du pays, où deux larges incendies ont fusionné, les évacuations de milliers d'habitants se poursuivent sur place.
02:55 Et puis en Espagne, la situation est aussi dramatique sur l'île de Ténérife, où les autorités, je crois, s'inquiètent, Maéva Laville.
03:02 - Oui, la police a confirmé que l'incendie a été déclenché volontairement, et depuis, c'est toute l'île qui vit sous la menace.
03:08 Le feu continue de brûler une grande partie du nord de Ténérife, mais malgré tout, ces dernières heures, les 200 pompiers retrouvent un peu d'espoir, comme l'explique le président des Canaries.
03:18 - La nuit a été bien mieux que ce qu'on espérait. Aujourd'hui, on reprend du courage, car on a un scénario très différent de celui qu'on a vécu.
03:27 Malgré la canicule et le vent, le départ de feu peut être stabilisé. Une première lueur d'espoir pour les plus de 12 000 personnes évacuées en vitesse, nuit après nuit, comme le raconte cette habitante.
03:40 - Toute la nuit était terrible, le feu était autour de notre maison, et il nous disait "Allez, allez, on avait 10 minutes pour partir de la maison", parce que les flammes étaient juste à côté.
03:50 - Coute que coûte, il faut sauver les vies et les habitations. Plus de 10 000 hectares de végétation ont déjà brûlé, c'est du jamais vu ici.
03:58 - Maëva, la ville correspondante d'Europa en Espagne.
04:01 - Europe 1, 7R7. - La dissolution du collectif, le soulèvement de la terre a été suspendu, on le sait, par le Conseil d'État, c'était considéré comme un revers pour le gouvernement.
04:10 Et hier, les membres de ce collectif écologiste ont dérapé, on peut dire ça ?
04:15 - Oui, on peut dire ça, dans le cadre du convoi de l'eau, cette protestation itinérante contre les mégamacines qui doit traverser 5 départements du centre de la France.
04:22 Et bien des débordements ont eu lieu sur le parcours, des participants sont accusés de dégradation sur le green d'un golfe en Haute-Vienne.
04:29 Chloé Lagadou.
04:30 - Oui, hier en début d'après-midi, plusieurs dizaines de personnes, cagoules noires sur la tête, s'introduisent dans le golfe de Beaumont-Saint-Cyr en cisaillant le grillage.
04:38 Une fois sur le green, ils arrachent des mottes d'herbe, cassent une canalisation et laissent en guise de signature sur la pelouse le logo des soulèvements de la terre,
04:47 le symbole anarchiste ou encore l'inscription "100 jours pour vous sécher".
04:51 Face à ces actes de vandalisme, Christophe Jolin, le directeur du golfe, est outré.
04:56 - C'est du travail qui est complètement à reprendre.
04:59 Moi, j'ai des jardiniers qui passent leur journée à entretenir le parcours, c'est totalement intolérable.
05:04 Là, c'est des dégradations volontaires, c'était prémédité, puisque les gens avaient des marqueurs, des bombes, etc.
05:11 Puisqu'ils ont tagué en fait des green, donc c'est purement volontaire, donc je suis scandalisé, j'ai pas de mots.
05:16 Je trouve que la manifestation "Convoi de l'eau" qui avait pour objectif d'expliquer aux gens que la ressource en eau était une ressource rare,
05:22 ça part d'une bonne intention, mais les débordements par des gens qui sont peut-être extérieurs à cette manifestation, qui viennent se greffer, c'est un peu déplorable.
05:30 - Un acte revendicatif non planifié se défend de les organisateurs du Convoi de l'eau, eux qui assurent ne pas être à l'initiative de ces dégradations.
05:40 - Chloé Lagadou pour Europe 1.
05:42 Depuis le début des années 2010, on le sait, la France a connu plusieurs attentats terroristes sur son territoire.
05:47 Il y a eu Charlie Hebdo, l'Hypercacher le 14 juillet à Nice ou encore le Bataclan.
05:51 - Oui, des événements qui ont marqué toute une génération de Français.
05:54 - Et aujourd'hui, à l'occasion de la journée internationale du souvenir, Europe 1 vous propose tout au long de la journée d'écouter des témoignages de personnes qui ont vécu et subi des actes terroristes,
06:04 mais aussi des témoignages de membres des forces de l'ordre qui ont dû intervenir et aller au-delà du danger.
06:09 Denis Safran est professeur de médecin et médecin-chef de la brigade de recherche et d'intervention, la BRI.
06:16 Il a accepté de revenir sur un moment de sa carrière, le Bataclan.
06:20 - Le ressenti sur ce moment-là, c'est évidemment une montée d'adrénaline.
06:24 On ne réfléchit pas, on ne philosophe pas, on se met en situation psychologique d'accomplir une mission que l'on pressent comme difficile.
06:32 En ce qui me concerne, je suis rentré chez moi vers 4h30 du matin.
06:36 Je n'avais qu'une idée, c'était de prendre une douche parce que j'étais évidemment couvert de sang.
06:40 De prendre un bon café, je suis reparti immédiatement pour la préfecture de police, prendre mon service.
06:46 On est toujours dans l'action. Ça a duré d'ailleurs plusieurs jours.
06:49 Une tuerie de masse comme celle-ci, je n'en avais jamais vu.
06:52 On a repris le travail, j'ai considéré que le travail avait été accompli.
06:55 Pour moi, c'est très simple, il y a eu un événement dramatique.
07:00 J'en ai passé à autre chose, je n'ai pas eu besoin de voir de psychologue ou autre.
07:05 Je ne suis absolument pas psychotraumatisé, je ne passe pas mon temps à y penser.
07:09 Ça ne me réveille pas la nuit, voilà.
07:11 - Voilà Denis Safran, médecin-chef de la BRI depuis 2011.
07:15 On passe au sport avec un mot de football et la fin de la deuxième journée de Ligue 1 hier soir.
07:19 - Oui, Lens, Rennes n'a pas vraiment tenu ses promesses avec un nul un partout qui laisse un goût amer aux supporters.
07:25 Monaco, en revanche, a brillé sur le rocher avec une belle victoire 3-0 contre Strasbourg.
07:30 Monaco premier de Ligue 1.
07:32 Ce week-end, c'était aussi le début des championnats du mondial d'athlétisme.
07:36 On a assisté hier à la finale du 100 mètres home, remporté par l'américain Noah Lais.
07:41 Une épreuve où sur la ligne de départ, il n'y avait aucun français Jean-Claude Perrin.
07:46 Alors pourquoi nos français ont-ils tant de mal dans cette épreuve ?
07:50 - Ah ben voilà une question matinale de qualité.
07:53 Eh bien écoutez, il faut qu'on en fasse plus dans les clubs.
07:56 Et puis la vitesse, c'est l'arme absolue.
07:59 Comment on a détecté des gars comme Mbappé en football ?
08:03 Parce qu'ils allaient plus vite que les autres.
08:05 Gessoen, Carl Lewis, Bolt, il y a quelque temps.
08:09 Ce sont des gens qui ont l'arme absolue.
08:12 C'est-à-dire de la puissance, de l'explosion dans les jambes.
08:16 Et ça, ça ne se trouve pas comme ça.
08:19 Et puis le deuxième facteur qui échappe à beaucoup de monde,
08:23 écoutez bien, c'est la mondialisation de l'athlée.
08:28 C'est universel.
08:30 Vous regardez les listes d'engagés, vous regardez ceux qui étaient présents en finale.
08:36 Il y a une map-monde, une dispersion énorme.
08:41 Donc ce n'est pas facile pour nous, dans les clubs, de placer un athlète.
08:46 Parce que notre encadrement, nos entraîneurs, ils savent faire.
08:51 On a eu des gars comme Vico qui allait très vite, 9'80, Christophe Lemaitre.
08:56 Donc nos cadres, nos collègues, ils savent faire.
09:01 Ils ne sont pas largués, mais il nous faut une base beaucoup plus grande.
09:06 — C'est plus un problème de détection, donc, Jean-Claude.
09:09 — Oui, détection, et puis c'est universel.
09:11 Tout le monde en fait.
09:13 Regardez, un Japonais, un gars du Botswana,
09:17 il n'y a pas un type ici qui est capable de montrer où est le Botswana sur une carte.
09:22 — C'est la mondialisation de l'athlétisme. Merci Jean-Claude.
09:25 — Merci Alexis, à tout à l'heure.