00:00 Si la transition militaire a pour mission de remettre le pays sur les bons rails,
00:04 cette phase historique devrait emporter une réflexion profonde sur nos institutions.
00:09 Au nom de celles usuelles mais irrégulières, le Centre national de transfusion sanguine
00:14 et l'université Omar Bongo, toujours sans décret de création, acté par la prestation
00:21 de serment du général de brigade brise Clotaire Olegi Nguema, la transition militaire se veut
00:27 être une étape charnière pour le Gabon, occasion donnée à l'équipe de transition
00:32 d'opérer une cure de jouvence dans l'administration afin de relancer le service public.
00:37 Bras séculiers de l'État, les établissements publics éducatifs ou sanitaires ne sauraient
00:43 être en marge de cette vague de fraîcheur.
00:45 Le CTRI va-t-il régulariser l'UOB ?
00:49 Passé en 1978 de l'université nationale du Gabon à l'université Omar Bongo,
00:55 l'alma mater des établissements d'enseignement supérieur est assimilable à un enfant apatride,
01:01 45 ans après.
01:03 Une situation décriée par les universitaires, qui ne comprennent pas la léthargie autour
01:07 de cette question fondamentale qui impacte la jeunesse.
01:11 Comment optimiser l'action d'un établissement fantôme ?
01:14 C'est l'équation à plusieurs inconnues que le professeur Massman Nwel Soumaou peine
01:19 à résoudre, ce qui coule de source dans les universités juissantes de l'autonomie
01:24 financière, sont appelés à nouer des partenariats avec les bailleurs de fonds étrangers.
01:28 Une éventualité encore freinée par l'absence de décret portant création de l'UOB.
01:33 S'apprécie-t-il ?
01:34 Le CNTS emploie au pire mot 38 ans après sa création.
01:39 Mis en service en 1982, le CNTS est une banque de sang où les populations se ravitaillent
01:45 lorsqu'elles nécessitent une assistance par transfusion sanguine.
01:49 Seulement, au sein des centres hospitaliers régionaux où se déroulent les procédures
01:54 de collecte et de distribution du sang, les conditions ne sont pas toujours unies pour
01:58 assurer la couverture nationale.
02:00 Par ailleurs, il convient de préciser que le CNTS demeure handicapé par l'absence
02:05 de décret, un vide juridique qu'il empêche de se déployer.
02:08 Ceci conduit à une augmentation du prix de la poche de sang ainsi qu'à la création
02:12 des circuits informels de vente de sang et de dérivés sanguins.
02:15 Un triste traitement pour le Gabonais qui ne demande que le minimum.
02:19 [Musique]