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- il y a 3 ans
Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #180minutesInfo du lundi au vendredi
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00:00:00 Bonjour, bienvenue. Si vous nous joignez sur CNews, 180 minutes d'info tout au long de l'après-midi avec vous pour décrypter, analyser l'information de ce vendredi.
00:00:08 On commence sans plus tarder avec le journal de Vincent Farandesh. Bonjour Vincent.
00:00:11 Bonjour Néli.
00:00:12 A la une, Véronique Monguillot qui témoigne sur CNews.
00:00:15 Son mari, Philippe Monguillot, a été tué dans une agression en 2020 alors qu'il était au volant de son trambus à Bayonne.
00:00:22 A une semaine du procès des assaillants, sa veuve prend la parole et évoque la mort de son mari. Reportage de Jérôme Rampenoud avec Antoine Estève.
00:00:30 Véronique Monguillot ne mâche pas ses mots. Dans sa petite maison de Bayonne, elle évoque la mort de son mari sans filtre.
00:00:37 Un œil sur les photos de famille, omniprésente autour d'elle.
00:00:40 Elle parle notamment du contexte du drame, la délinquance et la violence subie au quotidien dans les transports en commun.
00:00:46 Je me dis que ce qui nous est arrivé à nous, c'est ce que j'ai déjà dit, peut arriver à n'importe qui.
00:00:50 Donc les personnes qui sont là, qui nous soutiennent, ça aurait pu leur arriver à eux.
00:00:56 Donc ils se sentent concernés. Donc les gens s'identifient à nous par rapport à ça.
00:01:00 La veuve de Philippe Monguillot reçoit des messages de soutien de la France entière, par les réseaux sociaux notamment.
00:01:06 Elle constate que les institutions font de plus en plus l'objet d'attaques.
00:01:09 On veut détruire des symboles. Ce sont des symboles. La police, les pompiers, les maires, les chauffeurs de bus.
00:01:16 Ces personnes-là sont là pour rendre service, pour sauver des vies.
00:01:21 Et en fait, on veut détruire tout ça. C'est l'impression que j'ai.
00:01:26 Véronique Monguillot estime que le procès qui commence la semaine prochaine sera vécu comme un soulagement,
00:01:31 mais aussi comme une épreuve très longue et très dure.
00:01:34 Mes rêves se sont arrêtés. Ma vie s'est arrêtée. Ma vie s'est arrêtée le 5 juillet.
00:01:38 Tout s'est arrêté pour moi. Mes envies, mes désirs, mes projets. Je n'ai plus rien. J'ai tout perdu.
00:01:44 Les débats commencent vendredi prochain devant la cour d'assises de Pau.
00:01:47 Les juges vont tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé dans le bus conduit par Philippe Monguillot.
00:01:52 Ils s'appuieront notamment sur les images de vidéosurveillance,
00:01:55 qui montrent de nombreux échanges de coups entre les différents protagonistes.
00:02:00 À retenir également et à la une, ces trois supporters de l'AC Ajaxio,
00:02:05 condamnés à 12 mois de prison avec sursis et interdits de stade pendant 3 ans.
00:02:09 Cela fait suite à l'agression du petit Kenzo et de son père le 3 juin dernier.
00:02:13 Les trois hommes, âgés de 20 ans, ont reconnu avoir pénétré la loge du jeune fan marseillais
00:02:18 qui est atteint d'un cancer et était invité par le club.
00:02:20 Ils ont voulu récupérer le maillot de l'OM que portait le père du petit Kenzo.
00:02:25 Ils nient en revanche toute violence. Les explications avec Christina Luzzi.
00:02:30 Le jugement dans l'affaire Kenzo, mis en délibéré le 25 août dernier, est tombé ce vendredi matin.
00:02:36 Le tribunal correctionnel d'Ajaxio a reconnu coupables de l'ensemble des faits.
00:02:40 Les trois supporters ajaxiens poursuivis et les a condamnés tous les trois à une peine d'emprisonnement de 12 mois avec sursis.
00:02:46 Ce à quoi s'ajoute une amende de 1000 euros pour celui qui a été qualifié de meneur,
00:02:50 500 euros pour les deux autres ainsi qu'une interdiction de stade de trois ans.
00:02:55 A l'audience il y a deux semaines, les trois jeunes hommes, âgés de 20 ans,
00:02:58 avaient exprimé des regrets tout en assurant n'avoir jamais violenté qui que ce soit.
00:03:03 Pour maître Frédéric Pourrière, l'un des avocats de la famille de Kenzo, ce sont des peines justes.
00:03:08 De son côté, au nom de la défense, maître Anna Marie Assolacar,
00:03:11 on retient que sa taille réelle a été redonnée à ce dossier.
00:03:14 On se souvient que cette affaire avait fait grand bruit au point de remonter jusqu'à l'Elysée.
00:03:19 Le président Emmanuel Macron avait alors demandé des sanctions claires et fortes.
00:03:23 On va parler également de ces deux golfs du Galvados, vandalisés dans la lune mercredi à jeudi.
00:03:28 Les grines ont été abîmées à coups de bêches et à coups de pioches.
00:03:31 Ce n'est pas la première fois que des terrains de golf sont visés, sont détruits ou partiellement détruits.
00:03:36 Le directeur adjoint de l'établissement a son idée sur l'identité des auteurs.
00:03:41 C'est un collectif qui serait écologiste, qui est contre les pollueurs.
00:03:48 Il a marqué que les riches polluent.
00:03:50 On ne savait pas qu'il y avait des riches au golf de la daté.
00:03:53 On utilisait beaucoup d'eau alors qu'on ne l'a pas rosée cet hiver.
00:03:58 On pollue alors qu'on utilise des produits phytosanitaires.
00:04:03 On est un golf pas forcément de riches parce que c'est juste des personnes tout à fait normales.
00:04:10 Par exemple, l'école de golf commence à 4 euros par an pour les enfants.
00:04:15 J'ai du mal à comprendre cette action.
00:04:19 A la une également, l'A43 devrait rouvrir demain.
00:04:23 L'autoroute qui traverse la vallée de Maurienne était fermée depuis deux semaines après un éboulement plus que spectaculaire.
00:04:30 10 000 m3 de rochers étaient tombés après un épisode de fortes pluies.
00:04:34 Malgré les campagnes de sensibilisation et les sanctions encourues,
00:04:39 on se rend compte que 16 500 animaux ont été recueillis par la SPA cet été.
00:04:44 Selon l'association, la situation est critique.
00:04:47 Les abandons sont en augmentation, les adoptions en baissent, notamment à cause de l'inflation.
00:04:52 Voici ce reportage de Michael Chailloux.
00:04:54 200 chiens attendent d'être adoptés en ce moment au refuge SPA de Loire-Atlantique.
00:04:59 Un record pour l'association qui fait face à une vague d'abandons sans précédent.
00:05:04 On est à 5 à 10 demandes par jour.
00:05:06 On ne les prend même plus parce qu'on n'a pas de place actuellement sur le refuge.
00:05:12 Et côté chat, le constat est le même.
00:05:14 On est à flux tendu. On fonctionne comme ça depuis le début de l'été, voire même fin printemps.
00:05:20 Alors que c'est une période où on commence à réduire les effectifs.
00:05:24 Là, cette année, ça n'a pas du tout été le cas.
00:05:26 Plus d'abandons d'un côté et moins d'adoptions de l'autre.
00:05:29 L'équation est insoluble. Résultat, le refuge déborde.
00:05:32 Il y a les habituelles erreurs de casting.
00:05:34 Mais cette année, une nouvelle explication économique est apparue.
00:05:39 Exemple avec ce chien husky.
00:05:41 Ruslan est arrivé suite à une demande d'abandon.
00:05:44 Il a eu un accident de la voie publique.
00:05:46 Son propriétaire n'a pas pu payer la facture dans la clinique vétérinaire à laquelle il a été emmené.
00:05:51 Il a fait appel à nous pour qu'on le récupère et qu'on le soigne au refuge.
00:05:56 Lui, il était dans l'incapacité financière de payer la facture.
00:06:00 Ces abandons économiques sont en nette augmentation depuis cet été.
00:06:04 Ici, plus de 100 animaux sont sur liste d'attente pour être accueillis à la demande de propriétaires qui souhaitent s'en séparer.
00:06:11 La crise migratoire va détruire New York.
00:06:14 Ce sont les mots du maire démocrate de la ville, Eric Adams.
00:06:18 New York accueille plus de 10 000 nouveaux migrants économiques et demandeurs d'asile par mois.
00:06:23 Elisabeth Guedel est notre correspondante sur place.
00:06:27 Le maire démocrate de New York entend bien dénoncer haut et fort la crise migratoire
00:06:31 à laquelle est confrontée sa ville depuis plusieurs mois.
00:06:34 En un an et demi, ce sont plus de 110 000 migrants qui sont arrivés, au rythme actuel de 10 000 par mois.
00:06:39 Ils sont accueillis dans des centres d'hébergement, dans des hôtels, dans des camps temporaires.
00:06:44 Et leurs enfants ont pu intégrer les écoles new-yorkaises.
00:06:47 Plus de 20 000 en cette rentrée scolaire.
00:06:49 Pour Eric Adams, tout ça a un coût.
00:06:52 Il demande au gouvernement américain une aide financière supplémentaire.
00:06:56 Il demande également des procédures accélérées, notamment dans la délivrance des permis de travail.
00:07:00 Il faut savoir qu'aux États-Unis, un demandeur d'asile doit attendre au moins 4 ans, c'est la moyenne,
00:07:06 4 ans pour voir son dossier traité.
00:07:09 En France, par comparaison, c'est quelques mois.
00:07:12 Or, sans permis, il ne peut rien faire.
00:07:14 Or, la ville de New York manque de main-d'œuvre.
00:07:17 Le pragmatisme brutal d'Eric Adams choque les associations de défense des droits des immigrés,
00:07:24 qui parlent de racisme.
00:07:25 Eric Adams, lui, entend bien se faire entendre de Washington,
00:07:29 d'autant plus en pleine campagne électorale pour la présidentielle.
00:07:32 Merci Vincent.
00:07:34 On se retrouve évidemment tout à l'heure.
00:07:36 On vous invite d'ores et déjà à participer à la question du jour,
00:07:39 celle qui vous est posée via ce QR code que vous flashez.
00:07:42 Ça déclencherait une vidéo que vous pourrez enregistrer pendant une quinzaine de secondes.
00:07:46 Et là voici cette question qui porte sur l'interdiction des abaya,
00:07:49 qui a été validée en outre par le Conseil d'État.
00:07:51 Les menaces contre un proviseur vous inquiètent-elles ?
00:07:54 On en parlera bien sûr de ces menaces proférées par un parent d'élève à Clermont-Ferrand.
00:07:59 Et puis on accueillera aussi notre invité du jour, Alberto Toscano.
00:08:01 Bonjour.
00:08:02 Bonjour.
00:08:03 Vous êtes correspondant pour plusieurs publications italiennes en France.
00:08:06 On partira à New York où un procès a lieu,
00:08:10 un procès qui va juger des militants anti-bassines et des syndicalistes.
00:08:15 Notre équipe sur place nous expliquera ce que sont les enjeux de cette comparution.
00:08:20 À tout de suite.
00:08:23 Votre rendez-vous de l'après-midi pour décrypter l'actualité.
00:08:26 Et Alberto Toscano est là, bien sûr, vous réagirez à tous les thèmes qu'on va vous soumettre.
00:08:30 On commence avec ce procès.
00:08:32 Je vous le disais, au tribunal de New York, des militants anti-bassines, des syndicalistes,
00:08:35 en tout ils sont neufs à être convoqués aujourd'hui.
00:08:38 La justice qui leur reproche des appels à manifester alors que cela avait été interdit.
00:08:42 Et on retrouve parmi eux des membres du collectif de soulèvement de la terre,
00:08:45 cette mobilisation qui avait donné lieu à de violents affrontements.
00:08:48 On va en parler avec vous, Michael Chahut.
00:08:50 Bonjour, vous êtes sur place avec Jérôme Rampnou.
00:08:52 En marge du procès, il faut le rappeler, il y avait un risque d'un appel à manifester aux abords du tribunal.
00:08:59 La préfète qui a pris d'ailleurs un arrêté d'interdiction, est-ce qu'il a été respecté ou ils sont venus coûte que coûte ?
00:09:05 Alors pour l'heure, tout se passe dans le calme ici.
00:09:09 Il y avait en effet ce matin entre 2 000 à 3 000 manifestants qui s'étaient donné rendez-vous au centre de New York
00:09:15 pour tenter d'accompagner les neufs prévenus jusqu'ici au tribunal correctionnel.
00:09:21 Mais ces 2 000 à 3 000 manifestants ont été retenus à l'extérieur de ce périphérique dont vous parliez par les forces de l'ordre.
00:09:29 Mais il n'y a pas eu de violence. Tout s'est très bien passé.
00:09:32 L'audience a maintenant débuté depuis une demi-heure dans ce tribunal de New York.
00:09:37 Vous l'avez dit, neuf prévenus appelés à la barre pour répondre d'organisations de manifestations interdites.
00:09:44 On parle ici des différentes manifestations qu'il y a eu à Sainte-Soline,
00:09:48 en particulier la dernière, celle de mars, à laquelle vous faisiez écho et qui y était émané, vous le savez,
00:09:54 de nombreuses violences avec des personnes qui avaient été blessées de part et d'autre côté manifestants comme côté forces de l'ordre.
00:10:01 Les neuf prévenus qui sont-ils ? Essentiellement des militants de premier ordre des trois organisations qui avaient mis en place cette manifestation.
00:10:09 Trois militants de la Confédération Paysanne dont un porte-parole national de l'époque,
00:10:15 deux porte-parole des soulèvements de la terre et un porte-parole de bassines.
00:10:20 Merci, vous savez, ce comité local, ce collectif local qui est à la base des manifestations ici.
00:10:27 Et puis il y a eu des prises de parole ce matin de représentants nationaux.
00:10:31 A noter la prise de parole de Sophie Binet, la patronne de la CGT, qui est venue ici sur place pour dénoncer,
00:10:38 je la cite, un procès politique pour faire porter au syndicat les violences de Sainte-Soline.
00:10:43 C'est le ministre de l'Intérieur qui devrait être au tribunal, a-t-elle ajouté.
00:10:47 Ce procès marque un cap dans la criminalisation des syndicats.
00:10:51 Je lance une alerte solennelle.
00:10:54 Notre démocratie est en danger.
00:10:57 Vous l'avez vu, Sophie Binet, vous l'avez entendu, n'est pas venue ici pour rien.
00:11:01 Elle avait des paroles très fortes à énoncer avant cette audience qui, je vous le disais, a démarré maintenant il y a environ une demi-heure ici à Lyon.
00:11:08 Merci beaucoup, Michael Chahut, pour toutes ces précisions.
00:11:10 Je vous propose d'écouter quelques réactions entendues sur place tout à l'heure.
00:11:13 Les camarades, y compris le bus, qui sont arrivés d'ailleurs, qui viennent de loin,
00:11:18 et ça vient bien dire ce que va être cette journée.
00:11:20 C'est un procès politique, point bas, ce soir.
00:11:23 Il y a le risque qu'il y ait des militants qui se battent pour l'intérêt général,
00:11:27 qu'il y ait des peines et qu'ils soient punis pour se battre pour cette cause qui est évidemment juste.
00:11:33 Pour nous, ça va être une étape de plus parce qu'on réunit encore énormément de monde aujourd'hui.
00:11:37 On réunit énormément d'organisations, des gens de partout en France,
00:11:40 qui viennent pour nous soutenir, mais surtout pour exprimer leur ras-le-bol par rapport à la surdité de l'État sur ce sujet-là.
00:11:47 Ça fait des années qu'on appelle au dialogue, qu'on appelle à la concertation,
00:11:51 pour rediscuter de comment est-ce qu'on préserve l'eau, comment est-ce qu'on la partage.
00:11:55 Alberto Toscano, au-delà des aspects judiciaires à proprement parler,
00:11:59 on sent bien que c'est un sujet éminemment politique parce qu'entre-temps,
00:12:03 il y a deux des instigateurs qui sont des membres du soulèvement de la terre.
00:12:08 On sait que l'exécutif voulait dissoudre ce mouvement.
00:12:11 Entre-temps, ça a été retoqué, en tout cas suspendu par référé par le Conseil d'État.
00:12:16 Donc, en fait, c'est un billard à plusieurs bandes qui est en train de se jouer
00:12:19 et on observe ça avec beaucoup d'attention.
00:12:21 J'ai entendu ce monsieur qui parle de surdité de l'État devant le problème de bassines.
00:12:27 Je crois que le risque est qu'il y ait une surdité de l'État devant le problème de la violence.
00:12:32 Parce qu'une chose est protestée et une chose est protestée de façon violente.
00:12:38 Il est, je crois, intolérable qu'on vit dans une société où on ne peut pas réaliser un aéroport
00:12:48 sinon il y a une protestation.
00:12:50 On fait un référendum pour décider si faire ou non l'aéroport de Nantes
00:12:55 et on décide de le faire et ensuite les violents ont une cause et on ne le fait pas.
00:13:00 On décide de creuser des bassines et les violents protestent et on risque de céder à la violence.
00:13:07 Donc finalement, c'est la loi du plus fort.
00:13:09 Le problème de l'État dont ce monsieur parlait, de la crédibilité de l'État
00:13:14 et de la crédibilité d'un État qui empêche la violence.
00:13:18 Allez, on va passer directement à la chronique éco du jour.
00:13:21 C'est Lomi Guillaume qui est avec moi. C'est parti.
00:13:28 Votre programme avec Lesia, assureurs d'intérêt général.
00:13:32 C'est un sujet Lomi qui nous intéresse tous et vous vous êtes appuyé sur ce sondage
00:13:37 paru sur le ressenti des Français concernant les prix de l'immobilier.
00:13:41 C'est assez riche d'enseignement.
00:13:42 Effectivement, c'est un sondage paru aujourd'hui dans Les Echos réalisé par Elab
00:13:45 qui nous apprend que 53% des Français estiment que la part consacrée dans leur budget
00:13:50 à leur logement est devenue trop importante, trop lourde pour eux.
00:13:54 Et c'est la même chose qu'on soit propriétaire ou locataire, quand on leur demande quel est le principal problème
00:13:59 du logement en France actuellement.
00:14:01 45% disent qu'ils trouvent que les loyers sont trop élevés
00:14:04 et 44% que les prix d'achat sont désormais inaccessibles.
00:14:08 Oui, tout bonnement inaccessibles.
00:14:10 Alors c'est intéressant parce que depuis plusieurs mois, on parle évidemment du coût de l'alimentation,
00:14:14 de l'inflation sur les produits alimentaires, mais on oublie souvent le coût du logement.
00:14:18 Or quand on regarde, le coût du logement représente une part beaucoup plus importante
00:14:22 dans le budget des ménages.
00:14:24 C'est 32% des revenus en moyenne qui partent dans le logement
00:14:27 et même 39% chez les moins de 35 ans, alors que l'alimentation, elle, ne pèse en moyenne que 16% du budget.
00:14:33 C'est vrai aussi que cette part du logement a toujours été, depuis tout le temps,
00:14:37 historiquement élevée dans le budget, mais elle a quand même augmenté de 4 points depuis 2016.
00:14:42 Ce n'est pas rien.
00:14:43 Et puis il y a aujourd'hui plus d'un ménage sur trois en France
00:14:46 qui consacre plus de 40% de ses revenus à son logement.
00:14:50 Dans certaines villes, cette proportion explose même littéralement.
00:14:53 C'est une autre étude qu'il montrait il y a quelques semaines.
00:14:56 Regardez à Nice, par exemple, le loyer d'un appartement de 50 mètres carrés,
00:15:00 ça représente 49% du salaire moyen.
00:15:04 À Paris, un loyer pour un appartement de 50 mètres carrés, c'est 46% des revenus d'un ménage.
00:15:10 Il n'y a qu'en arrivant à Marseille ou à Lyon qu'on tombe dans des proportions qui semblent plus raisonnables,
00:15:15 encore que très élevées, 36 ou 37% à Bordeaux.
00:15:20 C'est tout bonnement intenable pour beaucoup de ménages
00:15:23 et ça pose vraiment la question de l'accession au logement.
00:15:26 C'est vraiment ce qui s'appelle gréver le budget.
00:15:28 Merci beaucoup. On vous retrouve tout à l'heure, bien sûr, pour l'heure des comptes.
00:15:30 Avec Eric de Ritmaten à 15h30.
00:15:32 A tout à l'heure.
00:15:34 C'était votre programme avec Lesia, assureurs d'intérêt général.
00:15:43 On reste ensemble. Tout à l'heure, on parlera de ce premier incident majeur à relever depuis l'interdiction,
00:15:48 confirmée en outre, de la baïa dans les écoles.
00:15:51 C'est un père de famille qui est en garde à vue à Clermont-Ferrand
00:15:54 pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre d'un proviseur.
00:15:57 A tout à l'heure.
00:15:58 Dans l'actualité de ce vendredi, un père de famille en garde à vue à Clermont-Ferrand
00:16:06 pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre d'un proviseur
00:16:09 qui avait refusé l'accès au lycée à sa fille au prétexte qu'elle portait la baïa.
00:16:13 Il est poursuivi pour menace en vue d'intimidation d'une personne chargée d'une mission de service public
00:16:19 et devrait faire l'objet d'une convocation directe avec contrôle judiciaire.
00:16:22 Le point avec Clémence Barbier sur cette affaire.
00:16:25 Les faits se sont déroulés en début de semaine selon nos confrères du quotidien La Montagne.
00:16:29 Cette élève s'est présentée une première fois en baïa devant son lycée
00:16:33 mais elle s'est vue refuser l'accès à l'établissement
00:16:36 puisque vous le savez, cette longue robe couvrant le corps est désormais interdite
00:16:41 dans tous les établissements scolaires.
00:16:43 Son père avait été reçu par le proviseur
00:16:46 mais hier, la jeune femme se présente de nouveau en baïa
00:16:49 et elle se voit une nouvelle fois refuser l'accès au lycée.
00:16:53 Quelques minutes plus tard, son père furieux appelle l'établissement.
00:16:57 C'est à ce moment-là qu'il aurait proféré des menaces de mort à ses interlocuteurs.
00:17:02 Des menaces de mort qui visaient le proviseur.
00:17:04 La hiérarchie de l'éducation nationale a bien sûr été alertée
00:17:08 et une plainte a été déposée.
00:17:10 Conséquence de cet incident, les équipes mobiles de sécurité du rectorat
00:17:14 ont été déployées sur place.
00:17:16 Quant au père de l'élève, il a été placé hier en garde à vue
00:17:20 au commissariat de Clermont-Ferrand avant d'éventuelles poursuites judiciaires.
00:17:24 Voilà, premier exemple Alberto Toscano.
00:17:26 Il est à craindre que ces actes de défiance se reproduisent hélas ?
00:17:29 Sans doute, sans doute.
00:17:32 Tout d'abord, toute la solidarité à ce proviseur
00:17:35 qui a le courage d'exprimer des positions laïques dans un pays
00:17:40 où la laïcité a un sens.
00:17:42 Il y a des pays comme l'Italie, où la laïcité à la française a des problèmes.
00:17:49 C'est un concept particulier, c'est presque endangénaire.
00:17:52 Mais en France, la France peut être fière de sa laïcité.
00:17:55 Je crois que si la France perdait son ancrage avec son idée de laïcité,
00:18:01 elle perdrait quelque chose d'elle-même.
00:18:03 Donc, heureusement qu'il y a des proviseurs comme ce monsieur.
00:18:07 Et je crois, la vaille est tout simplement pas un symbole religieux.
00:18:13 Et plus qu'un symbole religieux,
00:18:14 c'est un symbole d'une façon intolérante de concevoir la religion.
00:18:17 Pour vous, c'est un symbole identitaire ?
00:18:20 Identitaire et de radicalisme identitaire.
00:18:23 Or, évidemment, ce problème doit être traité avec du dialogue.
00:18:27 Il ne faut pas passer tout de suite à l'exclusion, à la polémique.
00:18:31 C'est ce qui est prévu par la circulaire.
00:18:33 Justement, je pense que le gouvernement sur ce sujet s'est bien comporté.
00:18:36 Et j'espère que le gouvernement continue sur le chemin qu'il a entrepris.
00:18:41 Mais sur le plan pénal, il faut être intraitable sur ce genre de poursuites ?
00:18:44 Il faut être intraitable quand il y a de la violence,
00:18:47 quand il y a des menaces de mort, comme dans le cas spécifique.
00:18:50 Quand on passe de menaces à l'acte, chose qui arrive dans nos écoles,
00:18:55 où l'intolérance et la violence sont malheureusement de plus en plus présentes.
00:19:00 Mais il faut commencer par le dialogue,
00:19:04 mais il faut être intraitable devant la violence.
00:19:07 En milieu de semaine, même hier, le Conseil d'État a donc statué
00:19:11 et il a validé la décision de l'exécutif.
00:19:15 C'est important qu'on prenne la mesure au plus haut des instances ?
00:19:21 Sans doute, le Conseil d'État a pris une décision logique.
00:19:25 Je crois que le gouvernement a agi de façon cohérente
00:19:30 avec les valeurs à la base de la République elle-même.
00:19:35 Et donc le Conseil d'État ne pouvait que prendre acte
00:19:39 de la cohérence de cette décision avec les valeurs républicaines.
00:19:44 Une dernière question. Au-delà de l'offensive politique,
00:19:48 parce que c'est ça qui est derrière avec l'avancée des islamistes
00:19:53 et cette lame de fond, est-ce que la laïcité,
00:19:57 telle que vous venez de la décrire très bien d'ailleurs,
00:19:59 est mal comprise ou mériterait d'être un petit peu plus explicitée ?
00:20:02 Ou alors il y a beaucoup de mauvaise foi, on fait semblant de ne pas comprendre
00:20:06 que c'est un cadre assez strict qu'il ne faut pas outrepasser ?
00:20:10 Vous avez parfaitement raison. La France d'aujourd'hui est un pays
00:20:14 qui s'est ouvert vers l'Europe et vers le monde.
00:20:17 C'est normal, chacun de nos pays s'ouvre vers les autres, c'est juste.
00:20:22 Mais il faut faire en sorte que les valeurs à la base de nos sociétés
00:20:27 soient mieux expliquées, soient mieux comprises par l'opinion publique,
00:20:33 qu'il n'y ait pas de barrières d'incompréhension qui peuvent générer
00:20:37 des rancunes et peut-être des passages à la violence.
00:20:41 Donc il est fondamental de faire un effort pour intégrer,
00:20:45 mais sans rien renoncer aux valeurs fondatrices.
00:20:48 Une image à présent, celle de Gabriel Attal qui poursuit cette rentrée,
00:20:53 il est un peu sur le pont tout au long de la semaine,
00:20:56 il était à mes yeux dans un collège du Rhône,
00:20:58 donc accompagné, vous allez le voir sur ces images, de Laurent Wauquiez,
00:21:02 qui est le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
00:21:05 Voilà pour la rencontre entre ces deux hommes qui, on le sait,
00:21:08 nourrissent chacun des ambitions politiques de premier plan.
00:21:12 Écoutez ce qu'il a dit à cette occasion, notre ministre de l'Éducation.
00:21:15 Ce sont des menaces qui sont extrêmement choquantes.
00:21:19 J'ai eu hier le proviseur au téléphone.
00:21:22 Évidemment, je lui ai assuré tout mon soutien, celui du gouvernement,
00:21:26 de l'État et plus globalement, je crois, de nos concitoyens,
00:21:29 face à ces menaces qui sont inadmissibles et inqualifiables.
00:21:33 Je le dis, pour moi, les choses sont claires.
00:21:36 C'est la loi, toute la loi, rien que la loi.
00:21:40 J'ai affirmé une règle claire, celle de l'application de la loi de 2004
00:21:45 sur la laïcité à l'école.
00:21:47 J'ai clarifié les choses sur les questions qui restaient en suspens
00:21:50 avec un texte que j'ai publié.
00:21:52 J'ai apporté un accompagnement pour les familles,
00:21:55 pour les chefs d'établissement avec des personnels formés
00:21:58 pour les accompagner face à l'application de cette règle
00:22:00 et la conclusion que nous pouvons tirer de cette première semaine,
00:22:03 c'est que très majoritairement, les choses se sont bien passées.
00:22:06 Et c'est précisément sur ce thème que portait notre question du jour,
00:22:10 à laquelle vous avez été d'ores et déjà nombreux à répondre.
00:22:12 On va regarder une première réponse à cette question
00:22:15 portant sur les menaces contre un proviseur.
00:22:17 Est-ce qu'elle vous inquiète aujourd'hui ?
00:22:19 Quelques échantillons.
00:22:21 Bonjour, bien sûr que les menaces contre un proviseur nous inquiètent.
00:22:25 Là, maintenant, il faut essayer de respecter la République,
00:22:27 respecter l'État de droit.
00:22:29 Quand on va à l'école, on ne va pas à l'école pour se battre
00:22:31 contre les proviseurs ou les inspecteurs ou qui que ce soit.
00:22:33 On y va pour apprendre, alors respectez.
00:22:36 Oui, les menaces contre un proviseur sont très inquiétantes, je trouve.
00:22:40 C'est une menace contre la République, une menace contre les institutions
00:22:44 et une menace contre la réalité qui fait la France,
00:22:47 la distinction de la France.
00:22:48 Nous vous rendez-vous avec l'info dans quelques instants,
00:22:50 juste après cette météo.
00:22:52 De retour en ce vendredi après-midi, dans 180 minutes info,
00:22:58 avec le journal de Vincent Farandage et à la une, Vincent,
00:23:01 Mégane, cette jeune femme qui avait été victime d'un viol
00:23:03 avec acte de barbarie à Cherbourg, est sortie du coma.
00:23:06 Son agresseur présumé était déjà connu dans le quartier.
00:23:09 Il s'était forgé une solide réputation, mis en examen.
00:23:13 Il était même redouté dans le quartier d'Octeville, au sud de Cherbourg.
00:23:18 Reportage de Thibault Marcheteau avec Michel Dos Santos.
00:23:21 Il suffit d'évoquer le nom d'où marque pour que les langues se délient.
00:23:25 Rares sont les habitants du quartier d'Octeville
00:23:28 qui n'ont pas croisé la route du présumé violeur de Cherbourg.
00:23:31 Il avait une façon de dévisager les femmes qui étaient sournois,
00:23:36 un petit peu comme si on était de la viande.
00:23:39 Mes voisines se faisaient siffler en bas de l'immeuble,
00:23:42 surtout une en particulier, celle-là, elle a appelé les gendarmes.
00:23:47 Beaucoup de ses habitants tontent également en mémoire
00:23:49 des épisodes de violences.
00:23:51 Incendie, agression, dégradation, l'homme de 18 ans était souvent hors de contrôle.
00:23:57 Sa copine elle a été retrouvée baïonnée dans l'appartement aussi,
00:24:00 et il lui tapait dessus aussi, il tapait sur sa mère.
00:24:03 On faisait leur besoin dans les escaliers,
00:24:05 il y a même une gamine qui s'est explosée le coude,
00:24:08 enfin qui s'est cassée le bras je crois, en glissant dans une flotte d'urine.
00:24:12 Des comportements qui ont poussé certains à déménager de ce quartier,
00:24:15 déjà réputé sensible.
00:24:17 Il y en a une déjà qui est partie, une deuxième qui a deux enfants en bas d'âge,
00:24:22 qui veut partir, qui demande à partir,
00:24:25 et à moins de ce que j'ai entendu, ils sont quatre familles à vouloir partir.
00:24:30 Tagués sur les murs du quartier, des menaces de mort indiquent
00:24:33 qu'Houmars n'est plus le bienvenu,
00:24:35 un sentiment partagé de manière unanime par les habitants du quartier.
00:24:39 Sept personnes issues de l'ultra-droite sont jugées à Paris aujourd'hui.
00:24:44 Ce groupe est accusé d'avoir voulu commettre des violences
00:24:47 lors des célébrations après la demi-finale de la Coupe du Monde l'an dernier France-Maroc.
00:24:52 Ils auraient entrepris en fait d'en découdre avec les supporters marocains.
00:24:55 Et parmi ces sept personnes, il y a Marc de Cacré-Valmonier,
00:24:59 figure de l'ultra-droite, ex-leader du groupe uscule Les Oives Paris,
00:25:03 est déjà condamné pour violences.
00:25:05 Célia Barotte, vous êtes avec Pierre-François Altermat.
00:25:07 Bonjour chère Célia.
00:25:09 Le procès a débuté il y a peu, quels en sont les enjeux ?
00:25:13 Effectivement Vincent, le procès a commencé il y a quelques minutes seulement.
00:25:19 Les sept prévenus sont bien présents.
00:25:21 Ils sont pour la majorité âgés d'une vingtaine d'années
00:25:23 et vêtus d'une chemise ou d'un polo, sauf Marc de Cacré qui porte un pull noir.
00:25:28 L'ex-leader des Oives a fait son entrée dans la salle d'audience tout sourire,
00:25:31 le visage très détendu et l'attitude plutôt confiante.
00:25:34 Marc de Cacré connaît très bien la justice puisqu'il a déjà écopé de plusieurs condamnations.
00:25:39 Raison pour laquelle il n'a pas manqué d'expliquer aux autres prévenus le déroulement de l'audience.
00:25:44 Pour l'instant seul un avocat de la défense, Georges Sauveur, a pris la parole.
00:25:48 Il a pointé du doigt une instrumentalisation de la justice pénale et de la procédure.
00:25:53 Il a par exemple évoqué le lieu de l'interpellation
00:25:56 ou encore le manque d'individualisation dans cette affaire.
00:25:59 Pour rappel, les sept jeunes hommes comparaissent devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris
00:26:05 pour participation à un groupement de violence contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens.
00:26:11 Et pour certains s'ajoute le chef d'accusation de port d'armes.
00:26:14 Merci Célia Barotte, accompagnée de Pierre-François Altermat.
00:26:18 Imprisonné, violé par ses co-détenus à la prison de Corbasse à Lyon,
00:26:23 une vidéo a même été diffusée sur les réseaux sociaux.
00:26:26 Une enquête a été ouverte et les syndicats de personnel pénitentiaire dénoncent un manque de moyens.
00:26:33 C'est donc particulièrement scandaleux à notre sens de voir que des événements pareils puissent arriver dans une prison.
00:26:42 Je pense que malheureusement ça arrive plus souvent que ce qu'on ne le sait.
00:26:47 Et on n'a pas beaucoup de moyens de lutter parce que la surpopulation pénale est ce qu'elle est.
00:26:52 On met trois détenus dans des cellules de deux, des fois trois détenus dans des cellules de un.
00:26:57 On a beaucoup de matelas au sol et Corbasse fait quand même particulièrement partie des établissements touchés par ce phénomène.
00:27:05 Donc on est quand même assez inquiet parce que c'est de la violence qui engraine l'ambiance globale de l'établissement aussi.
00:27:11 On a parlé de violence et on a appris qu'un allocataire du RSA avait saccagé le hall du conseil départemental du Nord.
00:27:16 L'homme était venu se renseigner sur la suspension du versement de son revenu de solidarité active.
00:27:22 Après avoir tenté de lui expliquer les raisons, l'allocataire a détruit du matériel ou encore brisé certaines vitres.
00:27:28 Les détails avec Marine Sabourin.
00:27:30 Mercredi, un homme se présente à l'hôtel du département car son RSA a été suspendu.
00:27:34 Il vient chercher des explications.
00:27:36 Le personnel lui explique qu'il ne le recevra pas ce mois-ci car il ne cherche pas activement du travail
00:27:41 et qu'il ne répond pas aux sollicitations de l'institution.
00:27:44 Et pour cause, il ne répond ni aux appels, ni aux courriers, ni à aucune convocation depuis plus de dix mois.
00:27:50 Les explications ne plaisent pas à l'individu qui serait âgé de 33 ans, selon nos confrères de France Bleu,
00:27:56 qui décide alors de tout saccager.
00:27:58 Il renverse les portants, les chaises, les tables, il va même jusqu'à briser les vitres.
00:28:02 Cela dure pendant plusieurs minutes jusqu'à l'intervention des agents de sécurité,
00:28:06 puis de la police qui l'a placé en garde à vue.
00:28:08 De son côté, le président du département, Christian Poiré, a réagi chez nos confrères de France Bleu.
00:28:13 Voici ses mots.
00:28:14 Nous sommes attentifs aux allocataires du RSA qui cherchent un travail.
00:28:17 Mais après X relance, on se doit d'arrêter de verser le RSA.
00:28:20 On ne peut pas être, dans le département du Nord, un distributeur automatique de billets.
00:28:24 Je le dis, les allocataires ont des droits et des devoirs.
00:28:27 Le montant des dégâts doit être estimé dans les prochains jours.
00:28:30 En tout cas, le conseil départemental a annoncé déposer plainte mercredi pour les dommages matériels,
00:28:35 mais aussi pour dénoncer l'impact psychologique sur les trois agents à l'accueil ce jour-là.
00:28:40 Et on termine avec ces images toutes mignonnes, chère Nelly, de Sana et Sarabi,
00:28:45 qui ont fait leur premier pas au zoo de Touari, deux jeunes luonsseaux,
00:28:49 tout mignons à cet âge-là, 12 kilos.
00:28:52 Alors à priori, justement, et j'allais vous dire, Sarabi, qui est Sarabi ?
00:28:58 C'est le premier quiz du jour.
00:29:00 Le roi lion, ça ne vous dit rien ?
00:29:02 Ah, c'est Sarabi ?
00:29:03 Eh oui, Sarabi, c'est la maman de Lana.
00:29:05 J'adore les jumeaux.
00:29:07 Merci pour cette image.
00:29:08 Je pense que ce sont deux femelles.
00:29:10 On va passer très vite la pub et on revient pour parler du témoignage poignant de Véronique Monguillot,
00:29:14 qui revient sur le décès de son mari il y a trois ans, fauchée en plein service, battue à mort.
00:29:20 Le procès débute la semaine prochaine.
00:29:22 On va vous parler de...
00:29:27 Quelle heure est-il ? C'est l'heure du JT, c'est ça ?
00:29:30 14h40. Non, le JT vient de passer, chère Nelly.
00:29:33 Vous savez, on empare un peu le fil, à force de discuter entre nous.
00:29:36 On va vous parler de ce témoignage.
00:29:39 C'était Véronique Monguillot qui était sur notre antenne,
00:29:41 la veuve du chauffeur de bus qui a été tuée dans des conditions particulièrement violentes,
00:29:46 vous vous en souvenez, il y a quelques années déjà, se confie,
00:29:49 avant l'ouverture d'un procès qu'on imagine retentissant, la semaine prochaine.
00:29:53 Et vous le voyez, c'était au micro d'Antoine Esteve.
00:29:55 Et en somme, elle dit à quel point ça a bouleversé son quotidien.
00:29:59 "Ma vie s'est arrêtée, j'ai tout perdu."
00:30:02 On parle évidemment d'un agent de service public qui a été battu à mort
00:30:05 pour juste avoir accompli sa mission, son métier,
00:30:08 et avoir demandé à des jeunes de payer un ticket.
00:30:11 Écoutez ce qu'elle dit à propos de cette hyper-violence.
00:30:14 La violence, elle est partout.
00:30:16 Jamais, moi en étant baïonnèse, jamais j'aurais imaginé ça à Baïonne.
00:30:20 Je n'ai jamais connu ça.
00:30:21 Je l'ai connu il y a trois ans, quand on a ôté la vie à mon époux.
00:30:24 Mais jamais de la vie j'aurais pu imaginer qu'il y ait autant de violence.
00:30:27 Dans les bus, il n'en pouvait plus, parce qu'il y avait une violence verbale déjà.
00:30:30 Parce qu'on ne dit pas bonjour, on ne dit pas au revoir, on ne dit pas merci.
00:30:33 On ne peut pas prendre un ticket, on ne peut pas…
00:30:35 On mange dans le bus, on laisse tout par terre.
00:30:38 Il a vu que ça se détériorait en fait, et que la violence était là.
00:30:44 Alberto Toscano, au-delà de son aspect tragique,
00:30:47 cette histoire illustre bien le manque de civisme maintenant qui règne dans notre quotidien.
00:30:52 Oui, on est nerveux.
00:30:56 C'est une société, c'est des sociétés, je le dis en pluriel,
00:31:00 je parle de l'Europe entière.
00:31:02 C'est un moment difficile, et dans les moments difficiles,
00:31:06 on s'en prend à la personne qui est à côté,
00:31:08 on s'en prend à la personne qui fait son travail.
00:31:13 Ça entraîne une hyper réactivité.
00:31:15 Exactement.
00:31:16 Et je crois que la dame, la veuve de ce monsieur qui a été assassiné à Bayonne,
00:31:23 dans une interview, fait l'exemple des pompiers.
00:31:28 C'est-à-dire d'une catégorie qui est hautement méritoire, dont on a tous besoin.
00:31:34 Et ils sont, eux, au centre de protestations souvent violentes,
00:31:40 et même de guet-apens de la part d'individus qui veulent seulement en découdre avec la société.
00:31:46 Or, il y a toute une série de personnes qui sont dans les collimateurs,
00:31:52 qui prennent des risques parce qu'elles font leur travail.
00:31:56 Je dois dire que cette attitude nerveuse et intolérante nous regarde nous tous.
00:32:02 Ça arrive à chacun de nous.
00:32:05 Je parle pour moi.
00:32:07 Parfois d'être nerveux dans un bus ou dans un...
00:32:10 Pourquoi on n'arrive plus à mettre des filtres ?
00:32:12 Ça arrive, ça arrive.
00:32:14 Et on doit apprendre cette leçon et comprendre nous-mêmes
00:32:19 qu'il y a un message de tolérance qu'on doit communiquer,
00:32:24 même quand on est tendu, et on doit comprendre qu'il faut parler,
00:32:29 dialoguer et éviter à tout niveau des scènes
00:32:33 qui peuvent être les révélateurs d'une situation d'intolérance.
00:32:38 Je vous propose d'écouter un autre extrait qu'on a de Véronique Monguilhau,
00:32:41 où elle parle justement de la destruction de ces symboles que vous évoquiez tout à l'heure.
00:32:45 Les chauffeurs que je vois, qui viennent me voir,
00:32:48 ils me le disent, voilà, on va au boulot, mais le noeud au ventre.
00:32:52 On va au travail avec le noeud, parce qu'en fait, on ne sait pas si on va rentrer ce soir.
00:32:56 Et surtout, ils ont peur qu'il se passe quelque chose.
00:32:59 J'ai l'impression, vous voyez, aujourd'hui, qu'on veut détruire des symboles.
00:33:03 Ce sont des symboles, la police, les pompiers, les maires, les chauffeurs de bus.
00:33:08 Ces personnes-là sont là pour rendre service, pour sauver des vies.
00:33:13 Et en fait, on veut détruire tout ça.
00:33:16 Et puis, on va parler d'un anniversaire un an déjà, que le temps passe vite.
00:33:21 On s'en fin en dej, la Reine Elisabeth II.
00:33:23 On va y revenir.
00:33:24 Vous étiez à Londres, aux Premières Loges, pour ces funérailles d'État,
00:33:27 dont on se souvient tous, d'ailleurs.
00:33:29 Bonjour Sarah Menei, vous êtes notre correspondante dans ce pays.
00:33:33 Il faut dire que le monde a été un peu saisi, figé.
00:33:37 À ce moment-là, on a tous vécu au rythme du deuil de cette famille royale d'Angleterre.
00:33:42 C'était la fin d'une époque.
00:33:44 Comment est-ce qu'on commémore ce moment aujourd'hui ?
00:33:47 Bonjour Nelly.
00:33:49 Oui, tout à fait, la fin d'une époque.
00:33:51 C'était la fin d'une ère.
00:33:52 Les Britanniques ont véritablement tourné une page avec le départ d'Elisabeth II.
00:33:56 Beaucoup d'entre eux n'avaient connu qu'elle, 70 ans de reine.
00:33:59 Comme même, on le rappelle, beaucoup avaient grandi et évolué en ayant comme figure royale,
00:34:03 finalement, presque que la reine, Elisabeth II.
00:34:06 Alors aujourd'hui, étonnamment, j'ai envie de dire, beaucoup se sont étonnés.
00:34:09 Moi, je suis devant le palais de Buckingham et j'ai parlé à beaucoup de Britanniques,
00:34:12 beaucoup de touristes, qui s'étonnaient parce qu'aujourd'hui, finalement,
00:34:15 on marque ce premier anniversaire du décès d'Elisabeth II,
00:34:18 plutôt dans la retenue, plutôt en privé.
00:34:21 Le roi Charles III n'est pas à Londres, il est au château de Balmoral avec son épouse Camilla,
00:34:25 en Écosse, là où d'ailleurs la reine a rendu, il y a un an, jour pour jour, son dernier souffle.
00:34:30 William et la princesse Kate sont au Pays de Galles, ils vont assister à une messe aujourd'hui,
00:34:35 mais il n'y a pas de commémoration publique officielle, pas d'événement vraiment organisé.
00:34:39 Il y a eu des coups de canon, ici à Londres, dans les parcs royaux, à midi heure de Londres.
00:34:43 Il y a eu aussi une fanfare devant le palais de Botany, ça a duré quelques minutes,
00:34:48 mais finalement, rien de vraiment organisé.
00:34:50 On commémore cet anniversaire plutôt dans la retenue, plutôt dans le respect,
00:34:54 et en privé, surtout pour la famille royale.
00:34:56 Il n'y aura pas de réunion de famille prévue aujourd'hui, par exemple, pour les Wimsor.
00:35:00 En revanche, les commerçants, eux, font toujours recette avec les fameux goodies.
00:35:05 Ah oui, ça toujours, ils font recette sur les mugs, notamment qui représentent Elisabeth II.
00:35:11 Alors, moi, j'ai ici un petit mug, regardez, c'est le mug du Jubilé de Platine.
00:35:15 Alors, souvenez-vous, je ne sais pas si vous le voyez très bien, mais souvenez-vous,
00:35:18 en juin dernier, on fêtait, on célébrait ici à Londres, le Jubilé de Platine de la reine d'Elisabeth II,
00:35:24 donc les 60 plaisantes de reine, vous étiez sur l'iscle notamment avec Virginie Delfaux.
00:35:27 Et c'est vrai que les goodies, eux, ont toujours beaucoup de succès, beaucoup de recettes.
00:35:30 Ce sont des millions d'euros par an que ça rapporte à la famille royale.
00:35:34 On le voit même des mugs, dites-vous, des lits de la princesse Diana.
00:35:38 Donc, il y a vraiment cet attachement. Les touristes de passage ramènent aussi quelques souvenirs,
00:35:42 mais c'est un vrai business pour la famille royale.
00:35:44 Merci beaucoup, chère Sarah. Je vous souhaite un excellent week-end à Londres, sous le soleil, semble-t-il.
00:35:49 C'est bien, ça change un petit peu.
00:35:50 C'est taquin, c'est taquin.
00:35:52 Vincent Farandej, vous y étiez, vous étiez au premier loge. Effectivement, c'était quelque chose.
00:35:56 Oui, c'est un moment d'union, en fait. Le Royaume-Uni n'a jamais aussi bien porté son nom, je crois.
00:36:02 C'était vraiment des personnes de tous les âges qui se sont réunies sur les routes
00:36:07 pendant plusieurs jours. À chaque fois que le roi Charles III sortait ou arrivait à Buckingham Palace,
00:36:12 il y avait du monde sur toutes les routes, partout.
00:36:15 Des personnes âgées, des familles qui venaient, qui attendaient quatre heures, cinq heures sous la pluie battante.
00:36:21 Il a beaucoup plu pendant cette période-là.
00:36:24 Je me souviens, pendant la procession qui allait de Buckingham Palace jusqu'à Westminster,
00:36:31 on a attendu avec Thibault Marcheteau, mon géri, sur place, on a attendu six heures avant de voir ce cortège passer devant nous.
00:36:40 Mais personne ne se plaignait.
00:36:42 Personne ne se plaint. Et surtout, il y avait à côté de nous une jeune femme et un vétéran de l'armée britannique
00:36:49 qui nous ont tous les deux parlé très gentiment, très sympathiquement.
00:36:53 Et puis, il y a cette espèce de groupe qui s'est formé autour de nous.
00:36:57 Et c'était assez symbolique de cette union du Royaume-Uni derrière ces commémorations et l'hommage à la reine.
00:37:03 Merci beaucoup de nous avoir remémoré tous ces souvenirs assez poignants.
00:37:07 Espérons qu'il n'y ait pas besoin d'un royaume pour être uni.
00:37:10 Non, oui, c'est sûr.
00:37:11 Qu'on puisse être uni aussi en République.
00:37:13 Bravo, c'était la belle conclusion de tous les sujets qu'on a abordés.
00:37:16 Merci d'être venu, Alberto, dans un instant.
00:37:18 L'heure des livres avec David Lebailly pour la présentation de son ouvrage "Hôtel de la folie".
00:37:23 A la suite.
00:37:24 C'est la suite d'Infos sur CNews, 180 minutes Infos.
00:37:30 La suite avec un journal présenté par Vincent Farandège.
00:37:33 Tout de suite, c'est parti pour les titres.
00:37:34 À la une de l'actualité, un proviseur menacé de mort par un père de famille.
00:37:38 Sa fille, c'est vu, refusait l'accès au lycée car elle portait une abaya.
00:37:42 Reportage en début de journal.
00:37:44 Vous entendrez également dans cette édition le témoignage de Véronique Monguillot.
00:37:48 Son mari a été tué en 2020 alors qu'il était au volant de son bus à Bayonne.
00:37:52 Sa veuve s'exprime sur CNews.
00:37:55 Et puis enfin, enfin le top départ de la Coupe du monde de rugby.
00:37:59 C'est ce soir le match d'ouverture opposera, j'imagine que vous le savez,
00:38:02 mais quand même, la France à la Nouvelle-Zélande à 21h15.
00:38:06 Et on débute donc ce journal avec l'interdiction du port de l'abaya depuis lundi
00:38:11 et qui cristallise les tensions.
00:38:13 Un père de famille a donc menacé de mort un proviseur qui a refusé l'accès à sa fille
00:38:18 qui portait une abaya. L'homme a été placé en garde à vue.
00:38:22 Des menaces inadmissibles et inqualifiables selon Gabriel Attal
00:38:26 qui a assuré d'ailleurs le proviseur de tout son soutien.
00:38:29 Les détails avec Clémence Barbier.
00:38:31 Les faits se sont déroulés en début de semaine selon nos confrères du quotidien La Montagne.
00:38:36 Cette élève s'est présentée une première fois en abaya devant son lycée
00:38:40 mais elle s'est vue refuser l'accès à l'établissement puisque, vous le savez,
00:38:44 cette longue robe couvrant le corps est désormais interdite dans tous les établissements scolaires.
00:38:49 Son père avait été reçu par le proviseur mais hier, la jeune femme se présente de nouveau en abaya
00:38:55 et elle se voit une nouvelle fois refuser l'accès au lycée.
00:38:59 Quelques minutes plus tard, son père furieux appelle l'établissement.
00:39:03 C'est à ce moment-là qu'il aurait proféré des menaces de mort à ses interlocuteurs.
00:39:08 Menaces de mort qui visaient le proviseur.
00:39:10 La hiérarchie de l'éducation nationale a bien sûr été alertée et une plainte a été déposée.
00:39:16 Conséquence de cet incident, les équipes mobiles de sécurité du rectorat ont été déployées sur place.
00:39:23 Quant au père de l'élève, il a été placé hier en garde à vue au commissariat de Clermont-Ferrand
00:39:28 avant d'éventuelles poursuites judiciaires.
00:39:31 Trois ans après la mort de son mari Véronique Monguillot, témoigne sur CNews.
00:39:35 Son mari Philippe Monguillot a été tué dans une agression en 2020
00:39:38 alors qu'il était au volant de son tram-bus à Bayonne, à une semaine du procès des agresseurs.
00:39:44 Sa veuve prend la parole et évoque la mort de son mari.
00:39:48 Reportage de Jérôme Brampenoud avec Antoine Stève.
00:39:51 Véronique Monguillot ne mâche pas ses mots.
00:39:53 Dans sa petite maison de Bayonne, elle évoque la mort de son mari sans filtre.
00:39:57 Un œil sur les photos de famille, omniprésente autour d'elle.
00:40:00 Elle parle notamment du contexte du drame, la délinquance et la violence subies au quotidien dans les transports en commun.
00:40:07 Je me dis que ce qui nous est arrivé à nous, c'est ce que j'ai déjà dit, peut arriver à n'importe qui.
00:40:11 Donc les personnes qui sont là, qui nous soutiennent, ça aurait pu leur arriver à eux.
00:40:16 Donc ils se sentent concernés. Donc les gens s'identifient à nous par rapport à ça.
00:40:21 La veuve de Philippe Monguillot reçoit des messages de soutien de la France entière, par les réseaux sociaux notamment.
00:40:26 Elle constate que les institutions font de plus en plus l'objet d'attaques.
00:40:30 On veut détruire des symboles. Ce sont des symboles.
00:40:33 La police, les pompiers, les maires, les chauffeurs de bus.
00:40:37 Ces personnes-là sont là pour rendre service, pour sauver des vies.
00:40:42 Et en fait, on veut détruire tout ça. C'est l'impression que j'ai.
00:40:47 Véronique Monguillot estime que le procès qui commence la semaine prochaine sera vécu comme un soulagement,
00:40:52 mais aussi comme une épreuve très longue et très dure.
00:40:55 Moi, mes rêves se sont arrêtés. Ma vie s'est arrêtée. Ma vie s'est arrêtée le 5 juillet.
00:40:59 Tout s'est arrêté pour moi. Mes envies, mes désirs, mes projets. Je n'ai plus rien. J'ai tout perdu.
00:41:05 Les débats commencent vendredi prochain devant la cour d'assises de Pau.
00:41:08 Les juges vont tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé dans le bus conduit par Philippe Monguillot.
00:41:13 Ils s'appuieront notamment sur les images de vidéosurveillance,
00:41:16 qui montrent de nombreux échanges de coups entre les différents protagonistes.
00:41:21 Justice toujours avec la prise de parole au deuxième jour de son procès, ce matin de Redouane Fahyde.
00:41:26 Il est décrit comme un drogué de la liberté.
00:41:29 Le braqueur multirécidiviste a d'ailleurs présenté ses excuses aux cinq membres de sa famille,
00:41:33 jugés à ses côtés pour les dégâts causés par son addiction.
00:41:37 Noémie Schultz avec Florian Paume.
00:41:40 Je suis un drogué de liberté. C'est une addiction qui me consume et dont je n'arrive pas à guérir.
00:41:47 C'est ce besoin de liberté qui, selon Redouane Fahyde, l'a conduit à s'évader à deux reprises de prison.
00:41:52 Je suis dans une optique de survie. Mais il l'affirme, si on l'avait traité différemment, il n'aurait pas cherché à s'enfuir.
00:41:59 Le problème, c'est qu'on l'a privé de parloir, placé à l'isolement.
00:42:03 L'ennui provoque l'évasion. L'ennui, c'est terrible. C'est quelque chose qui vous ronge.
00:42:07 Le contact, c'est vital. La lumière, c'est vital. On vous enlève tout ça.
00:42:11 Moi, je suis mis dans un sarcophage en béton, 24 heures sur 24. C'est quoi l'alternative ?
00:42:17 Cette question essentielle de l'isolement, la présidence explique qu'elle sera abordée ultérieurement dans deux semaines.
00:42:23 Ce qui ne manque pas d'agacer la défense de Redouane Fahyde.
00:42:26 Lui-même finit par exploser.
00:42:28 Moi, on me traite comme la dernière des crapules. Les violeurs, les assassins, on ne les voit pas à l'isolement.
00:42:33 Klaus Barbie, Guy Georges, vous ne les avez pas traités comme ça.
00:42:37 Un de ses avocats tempère. Vous savez, ça fait cinq ans qu'il ne voit presque personne.
00:42:41 On peut comprendre ses emportements.
00:42:43 On a beaucoup parlé du soulagement autour du sort de cette jeune femme victime d'un viol avec acte de barbarie.
00:42:48 Début août à Cherbourg puisqu'elle est sortie du coma.
00:42:50 Mais on s'intéresse aussi au profil de son agresseur présumé, déjà bien connu dans le quartier.
00:42:55 Il s'était forgé une solide réputation, effectivement.
00:42:57 Mise en examen, elle était même redoutée dans le quartier d'Octeville, au sud de Cherbourg.
00:43:01 Reportage de Thibault Marcheteau avec Michael Dos Santos.
00:43:04 Il suffit d'évoquer le nom d'Oumar pour que les langues se délient.
00:43:08 Rares sont les habitants du quartier d'Octeville qui n'ont pas croisé la route du présumé violeur de Cherbourg.
00:43:14 Il avait une façon de dévisager les femmes qui étaient sournois, un petit peu comme si on était de la viande.
00:43:22 Mes voisines se faisaient siffler en bas de l'immeuble, surtout une en particulier, celle-là, elle a appelé les gendarmes.
00:43:30 Beaucoup de ses habitants tentent également en mémoire des épisodes de violences.
00:43:34 Incendies, agressions, dégradations, l'homme de 18 ans était souvent hors de contrôle.
00:43:40 Sa copine elle a été retrouvée baïonnée dans l'appartement aussi, et il lui tapait dessus aussi, il tapait sur sa mère.
00:43:47 Ils faisaient leur besoin dans les escaliers, il y a même une gamine qui s'est explosée le coude,
00:43:51 enfin qui s'est cassée le bras je crois, en glissant dans une flaque d'urine.
00:43:55 Des comportements qui ont poussé certains à déménager de ce quartier déjà réputé sensible.
00:44:00 Il y en a une déjà qui est partie, une deuxième qui a deux enfants en bas d'âge, qui veut partir, qui demande à partir.
00:44:08 Et à moins de ce que j'ai entendu, ils sont quatre familles à vouloir partir.
00:44:13 Tagués sur les murs du quartier, des menaces de mort indiquent qu'Houmars n'est plus le bienvenu.
00:44:18 Un sentiment partagé de manière unanime par les habitants du quartier.
00:44:22 La sanction à présent pour trois supporters de l'ACA Jaxio, ils ont été condamnés à 12 mois de prison
00:44:28 avec sursis et interdit de stade pendant trois ans.
00:44:30 Cela fait suite à l'agression du petit Kenzo et de son père le 3 juin dernier.
00:44:34 Les trois hommes âgés d'une vingtaine d'années ont reconnu avoir pénétré la loge du jeune fan marseillais atteint d'un cancer.
00:44:40 Il était invité par le club.
00:44:42 Les agresseurs voulaient récupérer le maillot de l'OM que portait le père de Kenzo.
00:44:46 Il nie en revanche toute violence.
00:44:48 Christina Luzzi.
00:44:50 Le jugement dans l'affaire Kenzo, mis en délibéré le 25 août dernier, est tombé ce vendredi matin.
00:44:55 Le tribunal correctionnel d'Ajaxio a reconnu coupable de l'ensemble des faits.
00:44:59 Les trois supporters ajaxiens poursuivis et les a condamnés tous les trois à une peine d'emprisonnement de 12 mois avec sursis.
00:45:05 Ce à quoi s'ajoute une amende de 1000 euros pour celui qui a été qualifié de meneur, 500 euros pour les deux autres.
00:45:11 Ainsi qu'une interdiction de stade de trois ans.
00:45:14 A l'audience il y a deux semaines, les trois jeunes hommes âgés de 20 ans avaient exprimé des regrets
00:45:19 tout en assurant n'avoir jamais violenté qui que ce soit.
00:45:22 Pour maître Frédéric Pourrières, l'un des avocats de la famille de Kenzo, ce sont des peines justes.
00:45:27 De son côté, au nom de la Défense, maître Anna-Marie Assolacar, on retient que sa taille réelle a été redonnée à ce dossier.
00:45:33 On se souvient que cette affaire avait fait grand bruit au point de remonter jusqu'à l'Elysée.
00:45:38 Le président Emmanuel Macron avait alors demandé des sanctions claires et fortes.
00:45:42 Un prisonnier a été violé par ses co-détenus à la prison de Corbasse à Lyon.
00:45:47 Une vidéo a même été diffusée sur les réseaux sociaux.
00:45:50 Une enquête a depuis été ouverte.
00:45:52 Les syndicats de personnel pénitentiaire dénoncent un manque de moyens.
00:45:56 Et puis vous allez nous raconter l'histoire de cet allocataire du MS.
00:45:59 C'est particulièrement scandaleux à notre sens de voir que des événements pareils puissent arriver dans une prison.
00:46:06 Je pense que malheureusement ça arrive plus souvent que ce qu'on ne le sait.
00:46:11 Et on n'a pas beaucoup de moyens de lutter parce que la surpopulation pénale est ce qu'elle est.
00:46:17 On met trois détenus dans des cellules de deux, des fois trois détenus dans des cellules de un.
00:46:22 On a beaucoup de matelas au sol et Corbasse fait quand même particulièrement partie des établissements touchés par ce phénomène.
00:46:29 Donc on est quand même assez inquiet parce que c'est de la violence qui gangrène l'ambiance globale de l'établissement aussi.
00:46:36 Et vous allez nous parler de cet allocataire du RSA qui a saccagé le hall du conseil départemental du Nord.
00:46:41 L'homme était venu se renseigner sur la suspension du versement de son revenu de solidarité active.
00:46:46 Après avoir tenté de lui expliquer les raisons, l'allocataire a détruit le matériel, ou encore brisé certaines vitres.
00:46:52 Les détails avec Marine Sabourin.
00:46:54 Mercredi, un homme se présente à l'hôtel du département car son RSA a été suspendu.
00:46:59 Il vient chercher des explications.
00:47:01 Le personnel lui explique qu'il ne le recevra pas ce mois-ci car il ne cherche pas activement du travail
00:47:06 et qu'il ne répond pas aux sollicitations de l'institution.
00:47:09 Et pour cause, il ne répond ni aux appels, ni aux courriers, ni à aucune convocation depuis plus de dix mois.
00:47:15 Les explications ne plaisent pas à l'individu qui serait âgé de 33 ans, selon nos confrères de France Bleu,
00:47:20 qui décide alors de tout saccager.
00:47:22 Il renverse les portants, les chaises, les tables, il va même jusqu'à briser les vitres.
00:47:26 Et cela dure pendant plusieurs minutes jusqu'à l'intervention des agents de sécurité,
00:47:30 puis de la police qui l'a placé en garde à vue.
00:47:33 De son côté, le président du département, Christian Poiré, a réagi chez nos confrères de France Bleu.
00:47:38 Voici ses mots.
00:47:39 Nous sommes attentifs aux allocataires du RSA qui cherchent un travail.
00:47:42 Mais après X relance, on se doit d'arrêter de verser le RSA.
00:47:45 On ne peut pas être, dans le département du Nord, un distributeur automatique de billets.
00:47:49 Je le dis, les allocataires ont des droits et des devoirs.
00:47:52 Le montant des dégâts doit être estimé dans les prochains jours.
00:47:55 En tout cas, le conseil départemental a annoncé déposer plainte mercredi pour les dommages matériels,
00:48:00 mais aussi pour dénoncer l'impact psychologique sur les trois agents à l'accueil ce jour-là.
00:48:05 Ce triste chiffre qu'on annonce souvent au sortir de l'été.
00:48:08 Les 16 500 animaux ont été recueillis par la SPA à la fin de la saison estivale.
00:48:13 Selon l'association, la situation est même critique.
00:48:15 Les abandons sont donc en augmentation, les adoptions en baisse.
00:48:19 Parmi les raisons invoquées figurent l'inflation en bonne place.
00:48:24 On en parlera tout à l'heure parce qu'il y a aussi cette campagne menée par la SPA pour tenter d'y remédier.
00:48:29 On termine, on continue plutôt ce jour-là avec ces images mignonnes de ces lionceaux
00:48:35 qui ont fait leur premier pas devant le public du zoo de Thoiry.
00:48:38 Il s'agit de Sana et Sarabi, deux petits lionceaux qui pèsent 12 kilos déjà.
00:48:45 On sait pas quel âge ils ont du coup.
00:48:47 Ils sont tout jeunes en tout cas, ils ont passé quelques semaines visiblement avec les vétérinaires.
00:48:53 Ils ont été jugés aptes à faire leur premier pas, vous le voyez sous les yeux des visiteurs de Thoiry.
00:48:59 Bravo, voilà qui devrait relancer encore la fréquentation de ce zoo fabuleux pour les enfants.
00:49:05 Allez, c'est à vous.
00:49:07 On termine avec le sport et la Coupe du monde de rugby qui débute ce soir, France-Nouvelle-Zélande.
00:49:12 C'est à 21h15, un jour de fête forcément en France. Regardez.
00:49:26 La Coupe du monde de rugby en France débute ce soir et l'Hexagone vivra au rythme de Lovalli
00:49:31 pendant huit semaines de compétition jusqu'à la finale le 28 octobre prochain.
00:49:36 La fête mondiale du rugby battra son plein partout en France dans les neuf stades
00:49:39 qui accueilleront les 48 matchs de cette Coupe du monde.
00:49:42 Bordeaux, Marseille, Lyon, Saint-Denis, Lille, Nantes, Saint-Etienne, Nice et Toulouse
00:49:47 seront les capitales mondiales de Lovalli ces prochaines semaines.
00:49:50 Un titre que tentera de remporter chacune des 20 équipes réparties en quatre poules de cinq
00:49:55 avant la traditionnelle phase finale.
00:49:57 Parmi elles, l'Irlande, numéro un au classement World Rugby et invaincue depuis plus d'un an,
00:50:01 est la grande favorite.
00:50:03 Tandis que l'Afrique du Sud, emmenée par son capitaine Siyah Kolisi, tout juste remis de blessure,
00:50:08 tentera de conserver son titre.
00:50:10 La Nouvelle-Zélande et l'Angleterre, malgré l'absence d'Owen Farrell pour le début de la compétition,
00:50:14 sont a priori cette fois seulement outsiders,
00:50:17 alors que le Chili vivra sa première participation à la plus grande des compétitions.
00:50:21 Quatrième en 2007, lors du dernier mondial en France,
00:50:24 les Bleus ont en ligne de mire leur premier titre suprême,
00:50:27 malgré la blessure du grand absent à l'ouverture Romain Tamac.
00:50:30 La question du jour, on vous invite bien sûr à participer à cette sollicitation.
00:50:47 Ce n'est pas un sondage, mais c'est une contribution sonore via une vidéo.
00:50:51 Vous pouvez flasher ce QR code et répondre à cette question
00:50:54 qui porte sur l'interdiction des abayés à l'école.
00:50:56 Les menaces contre un proviseur vous inquiètent-elles ?
00:50:59 On sait qu'un homme est en garde à vue à Clermont-Ferrand,
00:51:01 le père d'une élève, pour avoir menacé de mort précisément un chef d'établissement.
00:51:06 Là, vous êtes invité à participer.
00:51:07 On vous passe au fur et à mesure de l'émission
00:51:10 et on fera une compilation des meilleurs morceaux pour la fin de notre émission,
00:51:14 tout à l'heure aux alentours de 16h.
00:51:16 A tout de suite, on marque une courte pause et puis on revient pour parler rugby.
00:51:19 Évidemment, c'est l'événement majeur de cette soirée.
00:51:21 Vous serez tous devant vos écrans ou au Stade de France pour assister à France-Nouvelle-Zélande.
00:51:26 On compte les heures, c'est enfin le grand jour, vous l'aurez compris,
00:51:32 pour tous les fans de rugby, mais même au-delà.
00:51:34 On va dire, la Coupe du Monde démarre ce soir au Stade de France.
00:51:37 Les Bleus qui débutent leur mondial, Mickaël, Martin, Aïm, vous êtes venus nous,
00:51:42 nous parler des enjeux bien sûr de cette rencontre.
00:51:45 Il y a 1419 jours, la France se faisait éliminer de la Coupe du Monde 2019.
00:51:51 Une défaite cruelle, 20 à 19, contre le Pays de Galles,
00:51:54 est alors présent dans le staff un certain Fabien Galtier,
00:51:58 qui allait être intronisé quelques jours plus tard, nouveau sélectionneur des Bleus.
00:52:01 Dans cette Coupe du Monde 2019, il apprend, il regarde, il se fait discret,
00:52:05 mais il a déjà des idées pour la suite, celles de mettre en place une nouvelle génération,
00:52:10 mise en avant par Antoine Dupont, une nouvelle génération qui doit faire retrouver...
00:52:13 On s'est entraîné, ça aussi ça va être...
00:52:16 Il y a un petit problème, allez-y, c'est pas grave.
00:52:18 ...qui doit faire retrouver les sommets du rugby mondial.
00:52:20 Et avant d'espérer atteindre le toit du monde, déjà il y a quelques obstacles à franchir sur le parcours.
00:52:26 Pour débuter, quatre matchs de face de poule.
00:52:29 On va le voir sur le tableau.
00:52:30 Le premier match, c'est donc ce soir contre l'Ogre néo-zélandais,
00:52:34 l'Uruguay le 14 septembre, la Namibie le 21 et nos voisins italiens le 5 octobre.
00:52:40 Il faudra terminer premier ou deuxième de ce groupe pour poursuivre l'aventure.
00:52:44 Si on regarde sur le plan statistique, la France et la Coupe du Monde, historiquement ça donne quoi ?
00:52:49 La France et la Coupe du Monde, c'est un peu le "je t'aime, moi non plus".
00:52:52 "Je t'aime" parce que les Français ont participé aux neuf compétitions, aux neuf Coupes du Monde.
00:52:56 La France est arrivée trois fois en finale, le "moi non plus", c'est parce que ces trois finales, on les a perdues.
00:53:02 Mais ce plafond de verre, cette année, Antoine Dupont veut le briser.
00:53:07 On a tous cette responsabilité-là aujourd'hui de faire quelque chose de grand pour cette Coupe du Monde.
00:53:14 Évidemment que je suis capitaine de cette équipe, que je suis peut-être plus mis en avant que les autres.
00:53:20 Mais je pense qu'on a tous cette volonté féroce de s'inscrire dans le palmarès de cette compétition.
00:53:27 Chose que personne n'a réussi à faire jusqu'à maintenant.
00:53:30 Et oui, il y a une certaine pression parce qu'on est attendus, parce qu'on a développé un espoir chez les gens depuis quatre saisons maintenant, avec les résultats qu'on a eus.
00:53:40 Mais je pense que la pression est moins élevée que la motivation et l'exigence qu'on se fixe et notre ambition surtout.
00:53:48 Les Bleus ont des atouts, les Bleus ont gagné collectivement le Grand Chlem en 2022, les 14 victoires de suite.
00:53:54 Les Bleus ont aussi gagné individuellement, à l'image d'Antoine Dupont, élu meilleur joueur du monde en 2021.
00:54:00 Un titre de meilleur joueur du monde qu'il avait obtenu d'ailleurs Fabien Galtier, c'était en 2002, ça remonte un peu plus.
00:54:04 Le coach a un peu tout changé au fond de l'Anse 15 de France.
00:54:07 Il y a beaucoup à dire sur Fabien Galtier. On va commencer par l'homme. On le connaît très pointilleux, travailleur, hargneux disent même certains.
00:54:14 Fabien Galtier, c'est un stacanoviste. Fabien Galtier veut apprendre, veut enseigner.
00:54:18 C'est un homme qui a tout connu dans le rugby et qui ne craint pas les défis.
00:54:22 Ça tombe bien, celui qui s'annonce est immense et n'a jamais été réalisé par ses prédécesseurs.
00:54:27 Remporté le Graal, remporté la Coupe du Monde.
00:54:30 Et avec lui sur le banc, les Français ont une donne différente, la Coupe du Monde.
00:54:34 Il la connaît, il en a joué quatre entre 1991 et 2003.
00:54:38 Depuis qu'il dirige les Bleus, cette compétition, il l'a dans un coin de sa tête, dans cette dernière qu'il a peaufinée et bonifiée.
00:54:46 L'équipe de France au point de rivaliser à nouveau avec les plus grandes nations rugby.
00:54:50 Il va le falloir parce que la plus grande nation du rugby, précisément la Nouvelle-Zélande, ce sera notre premier adversaire tout à l'heure.
00:54:56 All Black, ces deux mots associés ont une résonance particulière.
00:55:00 On parle là de la meilleure nation de l'histoire du rugby.
00:55:03 Triple vainqueur de la Coupe du Monde, deux fois contre nous, malheureusement, faut-il le rappeler.
00:55:07 Alors oui, ce sont les Black, mais ces dernières années, ils ont surtout broyé du noir.
00:55:12 Des défaites contre l'Irlande, la France, les Nations du Sud ou encore l'Argentine, avec en point d'orgue une année 2021 jugée catastrophique.
00:55:20 Mais, mais, mais, Fabien Galtier l'a rappelé cette semaine en conférence de presse, la Nouvelle-Zélande n'a jamais perdu un match de face de poule en Coupe du Monde.
00:55:28 31 rencontres, 31 victoires. Dans les grands matchs et dans les grandes compétitions, il faut toujours compter sur la Nouvelle-Zélande.
00:55:34 Et puis quand on parle de Nouvelle-Zélande, il y a aussi toute la scénographie autour, c'est-à-dire le haka, c'est une danse maori.
00:55:41 Un spectacle garanti à chaque fois.
00:55:43 Nelly, deux images à vous montrer. La première, elle date de 2007. Nous sommes à Cardiff en quarts de finale du Mondial.
00:55:49 Sur le haka, les bleus se rapprochent, vont quasiment au contact. Une phrase restera célèbre, celle de Thierry Gilardi.
00:55:56 Tête contre tête, les yeux dans les yeux, le défi terrible imposé aux Black. Cette image est marquante.
00:56:04 Ce soir-là, les Français s'imposeront 20 à 18.
00:56:07 Et puis une deuxième image, nous sommes en 2011 à Auckland en finale du Mondial.
00:56:11 Les Français, emmenés par Thierry Dussautoir, main dans la main, vont former un V, celui qu'on espérait être de la victoire.
00:56:17 Une image qui restera malgré la défaite.
00:56:20 On va écouter Yannick Josion, ex-Centre international. Il était présent en 2007. Il nous parle de ce fameux haka.
00:56:27 Petit à petit est venue cette idée de faire off-road, de défier déjà les All Black dès le haka.
00:56:33 C'était risqué parce que, à partir du moment où on s'affichait ici, on n'a pas le droit à l'erreur par la suite.
00:56:40 On n'a pas le droit à l'erreur, mais c'était quelque part de dire on prend notre destin en main, on décide de ce qu'on veut faire.
00:56:47 Et c'est à nous d'inverser la pression dès le début du match.
00:56:51 Je crois que ça a marqué tout le monde.
00:56:54 Quand j'en parle, j'ai encore beaucoup d'émotions parce que c'était vraiment fort à ce moment.
00:56:59 Et puis la seule question qui vaille réellement, c'est ont-ils une chance de l'emporter ce soir, nos Français ?
00:57:03 Nelly, je vous ai préparé un petit tableau pronostic.
00:57:06 Deux favoris se détachent. On va le voir.
00:57:08 Nos Français qui jouent à la maison, mais aussi l'Irlande, première nation mondiale et qui a battu tout le monde ces dernières années.
00:57:14 Deux équipes ont de bonnes chances. La Nouvelle-Zélande, parce qu'ils sont toujours présents, on l'a dit.
00:57:18 Et l'Afrique du Sud, championne du monde en titre.
00:57:20 Enfin, trois outsiders, nos amis anglais, l'Australie et l'Argentine.
00:57:24 Ça, c'est pour le côté statistique. Mais dans le sport, on aime bien voir des images et des signes.
00:57:30 Et j'en ai trouvé un. Cette année, l'Irlande a remporté le tournoi des signations chez les jeunes.
00:57:35 Après, l'Irlande l'a remporté chez les seniors. Cette année, ces Français sont champions du monde chez les jeunes.
00:57:42 Je vous laisse faire votre conclusion.
00:57:44 Je ne sais pas si statistiquement, ça se vaut trop, mais on va voir.
00:57:47 C'est à noter. On aime bien les signes.
00:57:49 On peut revenir demain, samedi, si vous avez raison.
00:57:52 21h, le match ce soir. A noter aussi que sur CNews, il y aura un autre match important.
00:57:59 Ça se dispute, présenté par Léonel Rosso, bien sûr, à suivre sur la trentaine aussi.
00:58:03 Un autre match. Un autre match. Il y aura un autre duel.
00:58:06 Vous pouvez mettre en double fenêtre ou en mosaïque.
00:58:09 Et puis, un autre match. Non, ce n'est pas vraiment un match.
00:58:11 Merci beaucoup, Mickaël, et à la semaine prochaine pour le débrief journalier de cette Coupe du Monde.
00:58:16 Un autre match qui va se jouer entre Lomig et Eric de Riedmattel.
00:58:20 Mais là, c'est confraternel. L'heure des comptes, vous avez quoi au programme aujourd'hui ?
00:58:24 Aujourd'hui, on va parler d'un placement un peu atypique, le Viagé.
00:58:27 C'est curieux, mais on va voir si en période de crise immobilière, ça peut permettre de faire des bonnes affaires.
00:58:31 Et puis, on parlera location, mais pas allocation immobilière, allocation de biens d'équipement.
00:58:35 Est-ce que c'est intéressant ? De loin, un lave-linge ou une perceuse ? Vous allez tout savoir.
00:58:39 On va suivre ça avec attention. Merci. À tout de suite.
00:58:41 15h30 sur CNews. C'est l'heure des comptes.
00:58:47 À suivre dans quelques secondes, mais tout de suite, l'essentiel de l'actualité avec Vincent Fahandez.
00:58:52 À la une de l'actualité, l'historien et éditorialiste Jacques Julliard est mort à l'âge de 90 ans.
00:59:00 Il avait notamment travaillé pour le Nouvel Obs.
00:59:02 Marianne Luffy-Garaud était considérée comme étant l'un des derniers grands intellectuels de gauche.
00:59:07 Le prix des fournitures scolaires a augmenté de 8,5% sur un an.
00:59:12 Cela s'explique notamment par l'augmentation du prix du papier.
00:59:16 Olivia Grégoire, la ministre du Commerce, a réitéré son souhait de mettre en place des achats groupés et négociés.
00:59:23 À l'étranger, en bref, l'équivalent de trois mois de pluie se sont déversés sur Hong Kong.
00:59:28 En une seule journée, ce sont les précipitations, les pires précipitations jamais enregistrées depuis 1884.
00:59:35 Certaines rues ont été submergées, des stations de métro inondées, les écoles, elles, sont restées fermées.
00:59:43 On est heureux de vous retrouver sur CNews pour ce nouveau numéro de l'heure des comptes, votre magazine consacré à l'économie et à l'argent.
00:59:49 Vos économies et votre argent, puisqu'on est là pour parler consommation et pouvoir d'achat pendant une demi-heure avec Eric de Ritmaten.
00:59:55 Bonjour Eric.
00:59:56 Bonjour Lomig.
00:59:57 Je vous propose qu'on commence tout de suite avec le sommaire de cette émission.
01:00:00 On va parler, Eric, des carburants.
01:00:03 Oui, c'est vrai, les carburants, ils n'ont jamais été aussi chers.
01:00:06 Eh bien, on va vous demander si vous êtes prêt à limiter vos déplacements pour faire des économies.
01:00:11 Quels sont les avantages d'une vente ou d'un achat en viagé ?
01:00:15 Est-ce intéressant en période de crise immobilière ?
01:00:17 Qui peut être concerné ? Avec quelles économies à la clé ?
01:00:20 Les réponses de notre invité.
01:00:22 Et on vous parlera aussi de la location, la location de petits objets, l'électroménager.
01:00:27 Et pourquoi pas louer une chaise ou même votre canapé.
01:00:30 Et puis, en cette période de rentrée scolaire, vous vous posez peut-être la question,
01:00:34 l'assurance scolaire est-elle vraiment obligatoire ou êtes-vous déjà couvert ?
01:00:38 On va vous dire comment éviter les doublons et surtout ne pas payer plusieurs fois pour la même chose.
01:00:43 Mais tout de suite, on démarre avec le journal du pouvoir d'achat.
01:00:46 On a beaucoup parlé ces dernières semaines et notamment ces derniers jours de la shrinkflation ou réduflation en français.
01:00:56 C'est une technique marketing qui consiste à dissimuler les hausses de prix,
01:01:01 des prix unitaires ou des prix au kilo en réduisant la quantité de produits dans les emballages.
01:01:06 C'est un phénomène qui prend véritablement de l'ampleur évidemment avec l'inflation.
01:01:11 Et face à cela, Bruno Le Maire a dénoncé une arnaque, oui une arnaque carrément.
01:01:15 Et Carrefour a annoncé qu'à partir de lundi, ce lundi, des panneaux en rayon allaient signaler clairement
01:01:20 les produits pour lesquels les industriels ont réduit les quantités et parfois augmenté les prix.
01:01:24 Vous voyez ces panneaux orange très visibles d'une quinzaine de centimètres,
01:01:28 de quoi aider les consommateurs à mieux s'y repérer et à voir ceux qui abusent de l'inflation.
01:01:33 On va vous parler aussi maintenant du logement de plus en plus cher pour louer son appartement.
01:01:38 Une majorité de français estiment que ça devient vraiment compliqué.
01:01:41 C'est un sondage publié par Les Echos.
01:01:43 Alors en moyenne, les ménages consacrent 32% de leurs revenus pour payer leur logement.
01:01:48 Il y a même un ménage sur trois qui consacre plus de 40% de son budget mensuel pour se loger.
01:01:54 C'est beaucoup trop, disent les français.
01:01:56 La ville de New York aux Etats-Unis.
01:01:58 Donc aux Etats-Unis, on reste dans les questions de logement.
01:02:01 New York va imposer de sérieuses restrictions aux propriétaires qui souhaitent louer leur logement sur Airbnb,
01:02:06 à tel point que la plateforme de location considère que son service est tout simplement interdit dans la ville de New York.
01:02:13 Les propriétaires doivent en effet, s'ils veulent pouvoir louer, payer une sorte de permis de louer qui coûte 145 euros à la ville.
01:02:20 Et surtout, ils n'ont plus le droit d'accueillir que deux personnes maximum par logement.
01:02:24 Et ils doivent eux-mêmes être présents pendant le séjour des voyageurs.
01:02:27 On peut se demander si ces mesures vont donner des idées à d'autres villes, puisqu'on le sait,
01:02:31 Airbnb est mal vu dans de nombreuses capitales où le site est accusé d'assécher littéralement le marché de la location
01:02:37 et d'être à l'origine de nuisances dans les immeubles.
01:02:40 Oui, et puis les villes ont tellement besoin d'argent actuellement.
01:02:42 Alors Lomig, j'aimerais aussi vous parler du nombre record de mariages cette année.
01:02:47 Mais oui Eric, c'est vrai que c'est ce week-end que se tient le salon du mariage.
01:02:49 Exactement. Je lis qu'il y a 300 000 unions qui seront célébrées en 2023.
01:02:53 C'est 60 000 de plus que l'an dernier.
01:02:55 L'organisation d'un mariage n'échappe pas non plus à l'inflation.
01:02:58 Il faut compter en moyenne 15 600 euros pour avoir 90 personnes à sa table,
01:03:03 alors qu'on payait 12 000 euros en 2019.
01:03:06 On va voir ça avec Stéphanie Seban.
01:03:08 Stéphane, c'est l'organisateur du salon du mariage qui se tient aujourd'hui et demain à Paris.
01:03:16 Il est en direct avec nous depuis le salon. Bonjour.
01:03:19 Bonjour.
01:03:21 Alors vous êtes en pleine préparation du salon Portes de Versailles pendant deux jours.
01:03:24 Nous ce qui nous intéresse c'est évidemment le budget qu'on consacre au mariage.
01:03:27 Dites-nous en deux mots, qu'est-ce qui a le plus augmenté ces dernières années quand on veut se marier ?
01:03:32 Finalement, on s'en est bien rendu compte ici avec la springflation.
01:03:36 Ce qui a augmenté, c'est surtout l'alimentaire.
01:03:38 Ça correspond quasiment à la moitié du budget mariage, ce qu'on va donner à manger à nos invités.
01:03:43 Ça représente en moyenne quasiment entre 7 et 8 000 euros qu'on va donner aux traiteurs.
01:03:49 Donc finalement, ce sont les aliments qu'on va servir qui sont en général des aliments plutôt raffinés.
01:03:55 Et puis aussi le coût du personnel puisqu'on a de plus en plus de mal à trouver du personnel dans la restauration.
01:04:00 Et donc bien sûr, le coût de ce personnel a augmenté.
01:04:04 Et alors, qui paye au final ? Je crois que vous êtes un peu de travers.
01:04:08 Je disais en pleine préparation du salon, qui paye ?
01:04:12 Ah ben il n'est plus avec nous.
01:04:14 On ira lui poser les questions directement sur le salon.
01:04:17 Je vous rappelle qu'il se tient demain et dimanche, porte de Versailles à Paris, le salon du mariage.
01:04:22 Donc évidemment, le mariage qui coûte de plus en plus cher.
01:04:25 Mais peut-être qu'en allant sur le salon, vous aurez l'occasion de faire quelques économies.
01:04:29 On peut préciser que la progression est quand même de 20% par rapport à 2019.
01:04:33 Donc c'est quand même une forte inflation pour se marier.
01:04:35 Merci.
01:04:36 Un tout autre sujet dans l'heure des comptes, on va parler viager.
01:04:45 C'est une forme assez particulière de vente immobilière.
01:04:48 À qui ça s'adresse ? Quels sont les avantages et les inconvénients ?
01:04:51 Est-ce que c'est une bonne opportunité ou pas ?
01:04:53 En période de crise de l'immobilier, on accueille pour en parler Tonley le Guénédal.
01:04:57 Vous êtes fondateur de Scarlet.
01:04:59 Scarlet, c'est une plateforme qui met en relation des investisseurs et des propriétaires de plus de 60 ans.
01:05:05 C'est ça ?
01:05:06 Exactement. Merci de me recevoir.
01:05:07 Scarlet est un service à destination des jeunes de plus de 60 ans
01:05:11 pour leur permettre de monétiser intelligemment leur patrimoine immobilier.
01:05:14 Vous dites que vous allez permettre à ces jeunes seniors de récupérer l'argent de leur patrimoine immobilier,
01:05:21 l'argent qui est placé dans leurs biens, tout en restant chez eux. C'est ça ? Comment ça marche ?
01:05:28 En France, 70% des personnes de plus de 60 ans sont propriétaires.
01:05:32 Les Français de plus de 60 ans sont quand même massivement propriétaires.
01:05:35 Mais en revanche, ils ont souvent des problèmes de pouvoir d'achat.
01:05:38 Vous avez beaucoup parlé de pouvoir d'achat jusqu'à maintenant.
01:05:40 La retraite moyenne en France, c'est 1 500 euros.
01:05:42 Il y a souvent des difficultés pour financer sa vie après 60 ans.
01:05:45 Il y a pourtant une manne financière qui existe, c'est leur maison, leur appartement.
01:05:49 Sauf que cet argent est immobilisé.
01:05:52 Le rôle de Scarlet, c'est de le rendre liquide, de pouvoir le déployer.
01:05:56 Quand vous dites une manne, c'est réellement une manne.
01:05:59 Puisque c'est 3 000 milliards d'euros, ça correspond au patrimoine total des Français de plus de 60 ans.
01:06:06 C'est l'équivalent de la dette du pays.
01:06:08 C'est un chiffre colossal qui est immobilisé.
01:06:12 Le rôle de Scarlet et de notre réseau d'investisseurs, c'est d'acheter des biens en Viajet, en e-propriété,
01:06:18 pour créer de la liquidité auprès des gens de plus de 60 ans qui ont besoin d'argent pour réaliser leurs rêves et ceux de leur famille.
01:06:23 Rappelez-nous en quelques mots, comment fonctionne le Viajet ?
01:06:26 Et quelle est la spécificité de votre plateforme et de votre fonctionnement par rapport à une forme plus classique de Viajet ?
01:06:32 Le Viajet, ou son cousin, la vente en e-propriété, c'est le principe de laisser un propriétaire vivre chez lui à vie et de lui donner de l'argent.
01:06:42 Comment ? Puisqu'on va vendre uniquement par exemple la e-propriété du bien, en l'occurrence nous c'est un fonds d'investissement,
01:06:49 et vous gardez la possibilité, on appelle ça l'use du fruit, d'user de votre bien, d'en récolter les fruits, donc c'est de le louer.
01:06:57 Et qui sont les investisseurs qui s'intéressent à cela ?
01:07:00 Alors il y a des banques, des assureurs qui ont des fonds qui sont dédiés à cette thématique,
01:07:05 et ils s'intéressent notamment à ce sujet parce que ça permet de faire du maintien à domicile de senior,
01:07:09 qui est une cause d'investissement socialement responsable.
01:07:12 Alors le Viajet c'est vraiment lié à l'âge de départ, si je puis dire, du propriétaire, c'est la mort en fait.
01:07:19 C'est quand même pas très sain comme raisonnement. On attend en fait la mort du propriétaire pour pouvoir toucher le bien.
01:07:26 Alors il y a différents types de départs, évidemment il peut y avoir le décès, il peut y avoir des départs anticipés.
01:07:30 Effectivement nous ce qu'on va faire, si je prends un exemple concret, d'ailleurs qu'on a eu récemment,
01:07:34 Monsieur Etienne qui habite à Marseille, il a un appartement qui vaut 400 000 euros, il a 75 ans,
01:07:39 et donc avec Scarlett il a pu dégager tout de suite 240 000 euros, tout en gardant la possibilité de rester vivre à vie chez lui.
01:07:47 Ces 240 000 euros ils servent évidemment à compléter ses revenus, surtout en ce moment quand on place cet argent,
01:07:53 les taux augmentent, il faut aussi en profiter d'un point de vue placement.
01:07:57 On peut aussi faire de la donation à ses enfants, donc Monsieur Etienne dans l'occurrence a pu donner à ses enfants de manière défiscalisée.
01:08:02 Donc il y a beaucoup d'avantages à libérer de l'argent.
01:08:04 C'est une question aussi, les enfants ne voient pas d'un mauvais oeil que les parents vendent en viagé ?
01:08:07 Au contraire, dans l'exemple que je donne, et c'est souvent le cas, c'est plutôt une bonne manière de préparer sa succession.
01:08:13 Le réflexe français c'est de faire hériter d'une maison, mais 8 fois sur 10, une maison héritée c'est une maison qui sera vendue quoi qu'il arrive.
01:08:20 Vendue de manière malheureusement très taxée, en France l'héritage est très taxé.
01:08:23 Donc nous on permet de libérer de l'argent plus tôt et de pouvoir en donner à ses enfants de manière détaxée.
01:08:28 Alors on le dit, le marché de l'immobilier est plutôt baissier en ce moment.
01:08:31 Le viagé permet généralement d'acheter avec une décote moyenne de 30%.
01:08:35 Est-ce que ça reste intéressant dans un marché qui baisse ?
01:08:37 Est-ce que ça reste intéressant pour les investisseurs ?
01:08:39 Parce que pour les propriétaires ils ont tout intérêt à vendre maintenant plutôt qu'à attendre que le prix de leurs biens baisse.
01:08:44 Oui, vous l'avez dit, le principe de la vente en e-propriété ou en viagé c'est d'acheter pour un investisseur avec une décote qui est liée à l'occupation du bien.
01:08:53 Et à l'âge ?
01:08:54 Oui, et en fait l'ancien propriétaire va rester plusieurs années dans le bien, donc c'est tout autant de loyers qu'on ne va pas percevoir.
01:09:00 Donc c'est normal qu'il y ait une décote à l'achat.
01:09:02 Et donc du coup ça permet à l'investisseur de récupérer la pleine propriété du bien à la fin de la période.
01:09:10 Qui sont aujourd'hui les clients types ? Quel est le client type du viagé ?
01:09:13 On a été très surpris parce que tout propriétaire de plus de 60 ans peut être un client de Scarlett.
01:09:19 Lorsqu'on a la chance d'avoir plusieurs maisons, on peut créer grâce à de la liquidité de patrimoine, de la donation anticipée de manière intelligente.
01:09:28 Et lorsqu'on est dans une situation un peu tendue avec une petite retraite, ça permet de dégager des revenus supplémentaires.
01:09:34 Donc il y a des multi-propriétaires mais aussi des gens qui n'ont qu'une seule maison qu'ils ont construite à l'offre de leurs fonds toute leur vie qui permet de rester chez eux.
01:09:41 Donc toute personne après 60 ans propriétaire peut être client de Scarlett.
01:09:44 Merci beaucoup Tonley le guenédal. Je rappelle que vous êtes fondateur de Scarlett, donc une plateforme qui veut rajeunir le viagé si on peut dire.
01:09:51 Allez on va vous le rappeler mais vous le savez forcément, en cette rentrée les prix des carburants sont particulièrement élevés.
01:10:02 Le litre est pratiquement à 2 euros partout en France, quel que soit le carburant. Et on dit que la hausse pourrait même se poursuivre.
01:10:08 Alors justement on est allé à votre rencontre, on vous a demandé si vous seriez prêt à limiter vos déplacements puisque l'essence est tellement chère.
01:10:14 Donc c'est votre avis, on vous écoute.
01:10:16 Ça oui effectivement on peut les limiter, certains limiter et prendre éventuellement les transports en commun ou au vélo.
01:10:25 C'est un peu notre seul moyen de transport et c'est un peu compliqué des fois d'utiliser les bus etc. quand on est habitué à certains conforts en fait.
01:10:32 J'ai limité presque tout, c'est juste pour faire les courses, quand on se regarde il y a des parcs d'eau, plein de trucs lourds. Là on prend la voiture.
01:10:41 Quitte à ce que je paye 300, 400 euros, moi je vais continuer à utiliser ma voiture, ça c'est sûr.
01:10:46 On n'a pas le choix, pour aller travailler on prend la voiture, on est obligé de payer le prix.
01:10:52 Je vais prendre les transports maintenant, ou au minimum prendre les vélos, il faut être écolo en plus, il faut penser à l'écologie.
01:10:58 Mais on est fatigué monsieur, la voiture c'est déjà cher, l'assurance c'est cher, maintenant on doit penser en plus à prendre le bus, payer le passe-navigo c'est cher.
01:11:06 La France est devenue chère monsieur.
01:11:08 On vous en parlait la semaine dernière, le marché de l'occasion se développe fortement en France et il y a un autre phénomène qui se développe, c'est celui de la location,
01:11:21 notamment des biens d'équipement. Eric, vous vouliez nous en parler cette semaine, est-ce que c'est vraiment plus avantageux ?
01:11:26 Alors écoutez, c'est vrai qu'acheter une perceuse au prix fort pour l'utiliser une fois ou deux, c'est vrai que ce n'est pas très rentable.
01:11:33 Alors c'est vrai que la location touche plein d'autres secteurs, le premier à s'être lancé, vous savez c'est Ikea, pour les meubles, on peut louer d'ailleurs un certain nombre de biens dans un catalogue.
01:11:42 Alors je vous prie quelques exemples, une chaise, vous imaginez on peut louer une chaise, alors la référence je suis précis c'est ADE, location 2,21€ par mois pour une chaise.
01:11:53 S'il en faut 100 pour un mariage, ça commence à faire une somme.
01:11:56 Si vous voulez louer votre canapé, alors je vois 56,59€, c'est pour la référence Gral-Wicken. H&M loue des vêtements, boulangers louent des appareils électroménagers,
01:12:05 vous pouvez louer un lave-linge par exemple pour 25,99€ par mois avec un apport de 65€. Le Roi Merlin c'est la location pour une perceuse.
01:12:13 Décathlon propose même de louer un vélo pour vos enfants en bas âge, ça évite après de les revendre ou de ne plus savoir quoi en faire.
01:12:20 Il y a aussi des sites de bricolage comme Bricolibre, on peut même louer un nettoyeur haute pression pour 21€ par jour, bref, vous voyez que c'est vraiment très large.
01:12:28 Alors c'est très développé mais est-ce que c'est vraiment plus intéressant ?
01:12:31 Alors je vais être très honnête, non, c'est vraiment pas intéressant du tout.
01:12:34 Notamment si on veut acheter ou louer un canapé, vous prenez le canapé dont je vous parlais Gral-Wicken, il vaut 579,09€.
01:12:41 Si vous louez 56€ par mois, vous avez bien vu qu'en 10 mois il est payé, donc ça ne vaut pas vraiment la peine.
01:12:48 Et puis si vous regardez également la mise de fonds qu'il faut pour le lave-linge, 350€ il vaut 9, vous avez une mise de fonds de 65€, vous avez un loyer de 26€, en un an vous aurez payé le lave-linge.
01:13:00 Alors on voit, tout ça s'inscrit dans une tendance qui est plutôt de la déconsommation et puis de ne pas avoir de la propriété.
01:13:05 Mais est-ce qu'au-delà de ça, est-ce qu'il y a vraiment des avantages à louer plutôt qu'à acheter ?
01:13:10 Alors oui, c'est certain que les avantages, d'abord 1, c'est tendance, c'est anti-consommation, c'est circulaire, c'est l'économie circulaire, on loue pour ne pas jeter.
01:13:17 C'est libre, on peut tester facilement. Et puis surtout, je prends l'exemple d'IKEA, IKEA veut limiter l'usage du bois.
01:13:23 Vous vous rendez compte que IKEA consomme 1% du bois mondial pour faire des meubles.
01:13:28 Donc ils veulent arrêter ça, en tout cas baisser un peu la consommation.
01:13:31 Mais ce qui est intéressant c'est de voir que ce sont les jeunes.
01:13:33 Parce que quand vous regardez les personnes, les français en général, ils sont 24% à vouloir louer, mais quand vous regardez les jeunes, ils sont 47%, les 18-29 ans.
01:13:42 Donc c'est vraiment une vraie tendance. Les avantages, c'est comment on peut tester en louant avant d'acheter.
01:13:47 Et puis ça encombre pas votre cave, parce que que ce que vous en faites de la perceuse, ou même du siège enfant pour la voiture, ou de la trottinette qui ne servira plus dans quelques mois.
01:13:56 Alors, vous voulez que je termine par un point, ce sont les vêtements.
01:13:58 Ça j'étais intéressé de voir qu'il y avait des sites spécialisés pour les locations de vêtements pour les enfants.
01:14:03 Il y a Petit Bateau, il y a Qui Habit.
01:14:05 C'est comme pour le vélo, parce que comme on grandit, on s'en loue plutôt que d'acheter.
01:14:08 Et puis vous avez aussi tout ce qui est pour la puriculture, pour les bébés, pour les enfants.
01:14:13 Par exemple, un couffin, on sait bien que ça va servir 4 mois.
01:14:15 Et bien en le louant, vous êtes tranquille.
01:14:17 Et mieux encore, et là c'est pour finir, si vous ne voulez pas acheter des beaux costumes ou des belles vestes, vous avez un site, je vais le citer, qui s'appelle BoxElite.
01:14:26 Là, vous avez droit à 4 parures par mois.
01:14:30 Ça va vous coûter 89 euros.
01:14:32 Et du coup, vous choisissez sur un site internet.
01:14:34 Vous n'avez plus à acheter vos costumes, chemises, cravates ou vos robes.
01:14:38 Et vous aurez la possibilité de changer régulièrement sans dépenser trop.
01:14:41 Il faut voir que ce marché, selon l'Observatoire Natixis, va progresser de 10% dans les 10 années qui viennent.
01:14:47 Merci beaucoup Eric.
01:14:48 Si vous avez des enfants scolarisés avec les papiers à remplir qu'on vous a forcément remis cette semaine avec la rentrée,
01:14:59 vous avez peut-être reçu une proposition pour souscrire à une assurance scolaire.
01:15:02 Mais beaucoup de parents se demandent s'il est vraiment indispensable de payer une assurance spécifique pour protéger leurs enfants,
01:15:07 notamment à l'occasion de leurs activités.
01:15:09 Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Stéphanie Durafo.
01:15:12 Vous êtes porte-parole du comparateur Assurland.com.
01:15:15 Bonjour et bienvenue.
01:15:16 Alors Stéphanie, pour commencer, est-ce que c'est vraiment obligatoire ?
01:15:19 Qu'est-ce qui est obligatoire en tout cas en matière d'assurance scolaire ?
01:15:21 Alors, on va répondre en deux temps.
01:15:23 L'assurance scolaire, elle n'est pas obligatoire pour tout ce qui constitue les temps qui sont inscrits à l'emploi du temps de l'enfant,
01:15:30 qui sont des temps obligatoires.
01:15:32 Donc les heures de classe, le sport, la piscine, toutes ces choses auxquelles il ne peut pas déroger.
01:15:36 Non, pour ce temps-là, l'assurance scolaire n'est pas obligatoire.
01:15:40 Par contre, elle l'est pour toutes les activités qui sont facultatives.
01:15:44 Et on va entendre par activité facultative la garderie, la cantine, l'étude après la classe,
01:15:52 toutes les sorties que les professeurs peuvent proposer dans un musée, un cinéma,
01:15:57 toutes les activités un petit peu en dehors du temps de classe.
01:16:00 Là, elle est obligatoire.
01:16:02 Donc en fait, elle s'avère quand même indispensable pour que son enfant puisse participer sereinement à toutes les activités proposées par l'établissement.
01:16:09 Alors, elle est obligatoire, mais est-ce qu'elle n'est pas la plupart du temps incluse avec l'assurance responsabilité civile, l'assurance de la maison ?
01:16:15 Est-ce qu'il faut vraiment souscrire une assurance spécifique ou est-ce qu'on risque de payer deux fois ?
01:16:18 Alors, pas que.
01:16:20 Oui, l'assurance scolaire, c'est en partie la responsabilité civile de l'enfant.
01:16:25 Donc, c'est tous les dommages que l'enfant va causer à un tiers ou peut engendrer dans l'établissement.
01:16:30 Donc, soit de la casse matérielle, soit il va casser les lunettes du petit copain ou le pousser.
01:16:35 Le petit copain va se faire mal.
01:16:37 Ça, c'est la responsabilité civile de son enfant.
01:16:39 Pour ça, oui, en général, les parents sont couverts à travers leur assurance habitation avec la clause responsabilité civile pour les membres de la famille.
01:16:46 Ça, c'est le premier point.
01:16:47 Le second point, c'est les blessures que son enfant subit, soit parce qu'il est tombé lui-même,
01:16:52 soit parce qu'il a été bousculé et qu'on n'a pas identifié le petit copain qui l'a bousculé.
01:16:56 Et donc, pour ce volet-là, les parents peuvent être couverts s'ils disposent de ce qu'on appelle une garantie accident de la vie, une GAV.
01:17:04 Qui est souvent optionnelle.
01:17:06 Qui est souvent optionnelle, mais souvent, les parents ont souscrit une GAV parce que c'est une garantie qui est importante,
01:17:12 qui permet de couvrir des blessures, de l'invalidité, de l'incapacité de travail.
01:17:16 Et ça couvre aussi les enfants.
01:17:18 Et donc, en disposant de ces deux contrats, on a les mêmes garanties qu'une assurance scolaire.
01:17:22 Et donc là, c'est pas la peine d'aller souscrire un contrat supplémentaire.
01:17:25 Les parents ne se font pas indemniser deux fois pour les dommages de leur enfant.
01:17:29 Il y a des garanties un peu particulières malgré tout.
01:17:32 Cette année, on voit notamment apparaître des assurances spécifiques contre le harcèlement.
01:17:35 En quoi ça consiste et est-ce que c'est intéressant ?
01:17:38 Depuis plusieurs années, effectivement, les assureurs vont intégrer de plus en plus de garanties.
01:17:42 Harcèlement, cyberharcèlement, il faut bien comprendre ce que ça sous-entend.
01:17:47 C'est généralement, on va avoir des séances de psychologie.
01:17:51 4-5 séances de psychologie, soit par téléphone, soit en cabinet, soit prise en charge en intégralité, soit une partie.
01:17:58 On va avoir, pour tout ce qui est cyberharcèlement, du nettoyage de commentaires sur les réseaux sociaux,
01:18:03 de l'enfouissement de commentaires.
01:18:05 On peut aussi avoir de la prise en charge de vêtements, dans le cadre de raquettes,
01:18:09 ou d'agressions, du matériel scolaire.
01:18:12 C'est un peu ça que les assureurs commencent à intégrer à leurs contrats.
01:18:15 Et le téléphone, qui est le lieu de beaucoup de harcèlement, notamment numérique.
01:18:19 Et c'est ce que j'allais vous dire, il y a des exclusions.
01:18:21 Et dans ces exclusions, on a quasi systématiquement le smartphone, l'ordinateur.
01:18:25 Donc ça a bien vérifié le contrat.
01:18:27 Donc toujours bien lire les contrats, effectivement, bien vérifier les contrats qu'on a déjà souscrit pour être sûr de ne pas payer deux fois.
01:18:32 Merci beaucoup Stéphanie. Je rappelle que vous êtes porte-parole d'assurelande.com.
01:18:41 C'est l'heure de l'écho en chiffres. On va commencer avec la bourse et Total Energy,
01:18:45 qui logiquement, Eric, profite de la hausse des prix du carburant dont on parlait.
01:18:48 Absolument, il y a de la hausse des cours du pétrole.
01:18:50 Mais alors, surtout, vous savez, Total Energy est un peu dans l'œil du cyclone avec les écologistes.
01:18:55 Ils sont attaqués de tous côtés. On a vu à Rouen, d'ailleurs, des manifestations assez dures.
01:18:59 Mais le cours résiste bien malgré tout ça. +8% en un mois.
01:19:02 Il était à midi vendredi à 59,78 €.
01:19:06 Et l'objectif pour les analystes, c'est d'arriver dans les trois semaines à 70 €.
01:19:10 Donc, vous voyez, c'est plutôt positif. Mais alors, pourquoi ?
01:19:12 Alors, c'est vrai que le cours du pétrole est actuellement à 91 $ pour le Brent.
01:19:16 Total Energy aussi répond aux attaques. J'écoutais Patrick Pouyanné au Medef il y a quelques jours.
01:19:21 Il disait que lui, il investit énormément dans le renouvelable.
01:19:24 4 milliards d'euros dans les énergies renouvelables. Il va devenir un électricien.
01:19:28 C'est ça qu'on ne sait pas. Mais Total Energy va devenir un des grands acteurs de l'électrique,
01:19:32 la production électrique. Et puis, surtout, il ne renie pas son métier, le pilier pétrole,
01:19:36 comme il l'appelle. C'est un métier majeur. La France est l'un des pays les plus carbonés au monde.
01:19:40 Il le rappelle. Et lors de ses rencontres du Medef, il a conclu son discours en disant
01:19:44 que la transition écologique doit se faire, mais sans brutalité.
01:19:48 Une manière de dire que le pétrole, ça n'est pas fini.
01:19:50 Et puis, Eric, vous avez trouvé une nouvelle pièce dans votre porte-monnaie en cette journée,
01:19:55 en ce jour d'ouverture de la Coupe du monde de rugby.
01:19:58 Exactement. Donc, on l'aura ce soir pour les pourboires au stade.
01:20:01 Alors, un collector, 2 € avec un dessin.
01:20:03 Oui, qui représente un joueur stylisé. Parce que vous savez, avec l'Europe,
01:20:06 on n'a pas le droit de mettre de portrait pour l'instant, ni sur les billets, ni sur les pièces.
01:20:11 Il y a un logo qui montre la compétition. Il y a un stade, mais qui n'est pas vraiment précis.
01:20:16 C'est quand même juste un terrain stylisé. Pièce tirée à 15 millions d'exemplaires.
01:20:20 Et vous avez donc des chances d'en trouver rapidement dans le porte-monnaie.
01:20:23 Et puis, dernier chiffre, on va s'intéresser au prix d'une matière première
01:20:26 qui a beaucoup, beaucoup augmenté. C'est le bois de chauffage.
01:20:29 Et oui, le bois de chauffage. Ecologie oblige. Le bois en énergie est vraiment de plus en plus coûteux.
01:20:34 Une augmentation de 20 % en un an. Mais je précise que ce ne sont plus les bûches telles qu'on les connaissait.
01:20:39 C'est du bois compacté, souvent, pour les nouvelles chaudières.
01:20:42 En tout cas, c'est vrai que depuis le conflit en Ukraine, les commandes en bois,
01:20:46 aujourd'hui, sont en hausse de 45 %.
01:20:48 Merci Éric.
01:20:56 Eh bien, mon cher Lomix, c'est déjà terminé.
01:20:59 Mais avant de terminer, il y a un beau plan pour votre argent.
01:21:01 Aujourd'hui, on va parler des fournitures scolaires.
01:21:03 Oui, en effet, Éric, avec l'inflation, le prix des fournitures a lui aussi,
01:21:06 comme beaucoup de choses, augmenté. +8,5 %.
01:21:09 Mais il y a une technique. Si vous voulez payer moins cher les fournitures,
01:21:12 il faut attendre quelques semaines et acheter à partir de mi-septembre les fournitures de l'année prochaine.
01:21:16 Alors, vous n'aurez pas forcément la liste, mais vous pourrez bénéficier de belles promotions
01:21:19 car tous les supermarchés n'ont pas les moyens ni l'espace pour stocker ce type de produit,
01:21:24 notamment dans le Hardiskoun. Vous pourrez donc les trouver avec des réductions de 15 à 30 %.
01:21:29 Les plus grosses réductions, c'est évidemment sur les agendas.
01:21:32 Mais ceux-là, vous ne pourrez pas attendre l'année prochaine pour les utiliser.
01:21:34 Ça, c'est plus pour les retardataires.
01:21:36 C'est ça. Donc, en résumé, il faut trouver la liste tout de suite pour la rentrée 2024,
01:21:40 si je ne me trompe pas.
01:21:41 Merci beaucoup. C'est la fin de cette émission, Lomix. Merci.
01:21:43 Merci beaucoup, Éric. On se retrouve vendredi prochain, 15h30, sur CNews.
01:21:47 Et tout de suite, eh bien, c'est le retour de Nelly Denac. Rebonjour. Le goûter était bon ?
01:21:51 Oui, merci beaucoup pour cette pause.
01:21:54 Alors, de quoi est-ce qu'on va parler, maintenant ?
01:21:56 Alors, on va revenir évidemment aux matchs événements.
01:21:59 C'est la France qui accueille la Nouvelle-Zélande ce soir au Stade de France
01:22:02 dans le cadre du match d'ouverture de la Coupe du Monde de rugby,
01:22:04 qui va nous occuper, on le sait, pendant quelques semaines.
01:22:06 On va s'intéresser aux dispositifs de sécurité, parce que 7 500 forces de l'ordre sont engagées sur le terrain.
01:22:11 On en parlera d'ailleurs avec la porte-parole du ministère de l'Intérieur.
01:22:13 Et puis, on parlera aussi d'un phénomène inquiétant, ce sont ces abandons d'animaux en série.
01:22:17 La SPA qui déplore encore 16 500 abandons dans le courant de l'été.
01:22:21 On verra que les raisons sont multiples pour cette année, et l'inflation est un facteur, notamment.
01:22:26 Elle n'est pas étrangère. Le prix des croquettes dans les supermarchés, c'est un des produits qui a le plus augmenté,
01:22:31 au-delà de 20 %, donc évidemment, c'est difficile pour certains propriétaires d'animaux.
01:22:35 Très bon après-midi sur CNews.
01:22:37 Bonjour à tous ceux qui nous rejoignent. Il est 16h, c'est la suite de 180 minutes Info,
01:22:44 avec le journal de Vincent Farandège. On commence évidemment avec l'interdiction du port de la baïa,
01:22:49 qui depuis lundi, cristallise beaucoup de tensions.
01:22:52 Et le père de famille qui aurait menacé de mort un proviseur en début de semaine,
01:22:57 est sorti de garde à vue cet après-midi. C'est une information qui vient de nous parvenir.
01:23:02 Sa fille s'était vue refuser l'accès au lycée, car elle portait une baïa.
01:23:07 Et on va partir aussi au deuxième jour du procès de Redouane Faïd, l'accusé qui a pris la parole ce matin.
01:23:13 Il s'est décrit comme étant un drogué de la liberté.
01:23:17 Le braqueur multirécidiviste a d'ailleurs présenté ses excuses aux cinq membres de sa famille
01:23:23 qui sont jugés à ses côtés pour les dégâts causés par son addiction.
01:23:27 Noémie Schultz avec Florian Paume.
01:23:29 Je suis un drogué de liberté. C'est une addiction qui me consume et dont je n'arrive pas à guérir.
01:23:36 C'est ce besoin de liberté qui, selon Redouane Faïd, l'a conduit à s'évader à deux reprises de prison.
01:23:41 Je suis dans une optique de survie. Mais il l'affirme, si on l'avait traité différemment, il n'aurait pas cherché à s'enfuir.
01:23:48 Le problème, c'est qu'on l'a privé de parloir, placé à l'isolement.
01:23:52 L'ennui provoque l'évasion. L'ennui, c'est terrible. C'est quelque chose qui vous ronge.
01:23:57 Le contact, c'est vital. La lumière, c'est vital. On vous enlève tout ça.
01:24:01 Moi, je suis mis dans un sarcophage en béton, 24 heures sur 24. C'est quoi l'alternative ?
01:24:06 Cette question essentielle de l'isolement, la présidence explique qu'elle sera abordée ultérieurement dans deux semaines.
01:24:13 Ce qui ne manque pas d'agacer la défense de Redouane Faïd.
01:24:16 Lui-même finit par exploser. "Moi, on me traite comme la dernière des crapules.
01:24:20 Les violeurs, les assassins, on ne les voit pas à l'isolement.
01:24:23 Klaus Barbie, Guy Georges, vous ne les avez pas traités comme ça."
01:24:27 Un de ses avocats tempère. "Vous savez, ça fait cinq ans qu'il ne voit presque personne.
01:24:31 On peut comprendre ses emportements."
01:24:33 On prend des nouvelles de Mégane, sa jeune femme victime d'un viol avec acte de barbarie.
01:24:37 Souvenez-vous, c'était début août à Cherbourg.
01:24:39 Ça nous avait tous émus. Entre temps, on a appris qu'elle était sortie du coma.
01:24:42 Et puis, on s'intéresse aussi au profil de son agresseur présumé, qui était déjà bien connu du quartier.
01:24:46 Il s'était forgé une solide réputation.
01:24:49 Mis en examen, il était même redouté dans le quartier d'Octeville, au sud de Cherbourg.
01:24:53 Reportage de Thibault Marcheteau avec Mickaël Dos Santos.
01:24:57 Il suffit d'évoquer le nom d'Oumar pour que les langues se délient.
01:25:01 Rares sont les habitants du quartier d'Octeville qui n'ont pas croisé la route du présumé violeur de Cherbourg.
01:25:07 "Il avait une façon de dévisager les femmes qui étaient sournois, un petit peu comme si on était de la viande."
01:25:15 "Mes voisines se faisaient siffler en bas de l'immeuble, surtout une en particulier, celle-là, elle a appelé les gendarmes."
01:25:22 Beaucoup de ses habitants tentent également en mémoire des épisodes de violences.
01:25:27 Incendies, agressions, dégradations, l'homme de 18 ans était souvent hors de contrôle.
01:25:32 "Sa copine elle a été retrouvée baïonnée dans l'appartement aussi, et il lui tapait dessus aussi, il tapait sur sa mère."
01:25:39 "On faisait leur besoin dans les escaliers, il y a même une gamine qui s'est explosée le coude, qui s'est cassée le bras je crois, en glissant dans une flotte d'urine."
01:25:47 Des comportements qui ont poussé certains à déménager de ce quartier déjà réputé sensible.
01:25:53 "Il y en a une déjà qui est partie, une deuxième qui a deux enfants en bas d'âge, qui veut partir, qui demande à partir."
01:26:00 "Et à moins de ce que j'ai entendu, ils sont quatre familles à vouloir partir."
01:26:05 Tagués sur les murs du quartier, des menaces de mort indiquent où Mars n'est plus le bienvenu.
01:26:10 Un sentiment partagé de manière unanime par les habitants du quartier.
01:26:15 Et on termine cette édition avec ce prisonnier violé par ses co-détenus à la prison de Corbasse à Lyon.
01:26:22 Une vidéo a même été diffusée sur les réseaux sociaux.
01:26:25 Une enquête a été ouverte alors que les syndicats du personnel pénitentiaire dénoncent un manque de moyens à écouter.
01:26:31 "C'est donc particulièrement scandaleux à notre sens de voir que des événements pareils puissent arriver dans une prison."
01:26:40 "Je pense que malheureusement ça arrive plus souvent que ce qu'on ne le sait."
01:26:45 "Et on n'a pas beaucoup de moyens de lutter parce que la surpopulation pénale est ce qu'elle est."
01:26:51 "On met trois détenus dans des cellules de deux, des fois trois détenus dans des cellules de un."
01:26:56 "On a beaucoup de matelas au sol et Corbat fait quand même particulièrement partie des établissements touchés par ce phénomène."
01:27:03 "Donc on est quand même assez inquiet parce que c'est de la violence qui engraine l'ambiance globale de l'établissement aussi."
01:27:10 Merci beaucoup Vincent et à tout à l'heure bien sûr.
01:27:12 Nouveau rendez-vous avec l'actualité.
01:27:13 On n'oublie pas ce QR code avec la question du jour.
01:27:17 Ce code que vous pouvez donc flasher avec votre smartphone.
01:27:20 Et vous aurez une vidéo qui va apparaître qui va vous permettre de vous enregistrer pendant une quinzaine de secondes.
01:27:24 La question porte sur l'interdiction des abayas et elle est formulée ainsi.
01:27:28 Les menaces contre un proviseur vous inquiètent-elles ?
01:27:31 Ça fait évidemment référence à ce qui s'est passé à Clermont-Ferrand avec ce père de famille,
01:27:35 parent d'élève qui avait donc été momentanément placé en garde à vue et dont vous parlez Vincent.
01:27:40 Allez, on accueille nos invités pour la dernière partie de cette émission.
01:27:43 Bonjour Michel Taubes.
01:27:44 Bonjour.
01:27:45 Vous êtes fondateur de l'Opinion internationale.
01:27:47 Merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:27:49 Bienvenue à vous Benoît Perrin.
01:27:51 Bonjour Néli.
01:27:52 Vous êtes directeur général de Contribuables Associés.
01:27:54 Alors on va parler rugby.
01:27:55 Je ne sais pas si vous êtes fan mais j'imagine que vous ne pourrez pas de toute façon y couper pendant les prochaines semaines.
01:28:00 C'est parti, vous l'aurez compris, pour la Coupe du Monde.
01:28:03 Coup d'envoi ce soir pour cette belle affiche.
01:28:05 Déjà presque, c'est une affiche de finale à vrai dire, France-Nouvelle-Zélande.
01:28:09 La France qui va donc vibrer au rythme des passes du ballon ovale.
01:28:13 Ça va vous permettre aussi aux uns et aux autres de peaufiner votre connaissance des règles du rugby.
01:28:17 C'est pas très complexe.
01:28:18 Moi je suis fan du rugby.
01:28:19 Bon, vous êtes fan.
01:28:20 Donc voilà, vous connaissez toutes les subtilités du hors-jeu.
01:28:22 Non, parce qu'elles sont parfois très complexes mais c'est un très très beau sport.
01:28:25 C'est un peu plus complexe qu'au foot en effet.
01:28:27 Mais on va aussi parler de tout ce qui encadre l'événement.
01:28:30 À commencer par la sécurité.
01:28:32 Il s'agit d'assurer la sécurité de tous.
01:28:34 Et c'est précisément ce qu'a en tête le ministère de l'Intérieur
01:28:36 pour que l'événement se déroule dans les meilleures conditions possibles.
01:28:39 Merci Camille Ches d'être en notre compagnie.
01:28:41 Vous êtes porte-parole du ministère de l'Intérieur.
01:28:44 Vous êtes devant le Stade de France.
01:28:46 Alors événement exceptionnel, dispositif exceptionnel.
01:28:49 On sait d'ores et déjà que 7500 forces de l'ordre sont déployées pour les matchs importants.
01:28:55 Il y a aussi, on n'oublie pas, les fan zones à sécuriser.
01:28:58 Est-ce que vous êtes sereine, confiante, pas d'inquiétude majeure à ce stade ?
01:29:02 Non, effectivement on est confiant, on est très motivé et très déterminé
01:29:08 à faire en sorte que ce soit la fête pour toutes.
01:29:10 Et que la fête se déroule dans de bonnes conditions.
01:29:12 Comme ici à Saint-Denis pour ce match d'ouverture.
01:29:15 Mais partout en France, à la fois pour sécuriser les joueurs, les équipes, leur entraînement.
01:29:20 Mais aussi tous les lieux où les Français vont se retrouver.
01:29:22 Les lieux de promotion du sport, les lieux fan zone village rugby.
01:29:26 Où ceux qui n'ont pas de billet pourront quand même faire la fête.
01:29:29 Et faire la fête du sport.
01:29:31 C'est l'objet vraiment de cette sécurisation qu'on va assurer ce soir.
01:29:36 Mais jusqu'à la fin du mois d'octobre.
01:29:38 Il faut tenir la distance, pas seulement ce soir.
01:29:40 Vous l'avez dit, en plusieurs lieux, en plus sur notre territoire.
01:29:43 Ça suppose donc des forces mobilisées au long cours.
01:29:45 Des troupes dont on dit qu'elles sont quand même aussi exsangues, fatiguées
01:29:49 par des mois de manifestations, de contestations sociales.
01:29:53 Le climat est apaisé au sein des forces de l'ordre aujourd'hui ?
01:29:56 Alors en tout cas, à l'heure où je vous parle, il est apaisé.
01:30:01 Les gens sont mobilisés présents.
01:30:03 C'est un peu à ça aussi qu'on reconnaît la police et la gendarmerie.
01:30:05 Le ministère de l'Intérieur dans son ensemble.
01:30:07 Chaque fois qu'on a besoin de nous, on est là.
01:30:09 Et pour sécuriser cette compétition internationale, on sera effectivement mobilisés.
01:30:15 Il y a aussi un dispositif très particulier qui est mis en place
01:30:19 pour la protection de chacune des 20 équipes, avec des officiers de liaison,
01:30:22 les forces d'intervention, RAID, BRI, GIGN, qui sont aussi en sécurisation.
01:30:27 C'est vraiment quelque chose d'exceptionnel et qui sera aussi reproduit
01:30:30 au moment des JO 2024.
01:30:32 Donc c'est pour nous aussi un entraînement, vérifier que tout fonctionne bien
01:30:36 avant ce grand rassemblement qui nous monopolisera l'année prochaine.
01:30:41 Oui, j'allais dire, il faut le voir en effet comme un galop d'essai.
01:30:45 En outre, il y aura aussi la visite du roi Charles d'Angleterre,
01:30:49 dont on sait qu'elle avait été reportée.
01:30:51 Le pape également.
01:30:53 C'est vrai que ça va quand même mettre toutes les forces de l'ordre
01:30:55 à rude épreuve pendant les prochaines semaines.
01:30:57 Les forces de l'ordre et aussi les préfectures qui sont à la manœuvre.
01:31:03 Tout ceci se passe sous la coordination des préfets de département.
01:31:06 On reconnaît en fait des bons dispositifs à notre capacité d'anticipation,
01:31:10 de planification, d'organisation.
01:31:12 Et c'est vraiment là que les préfets sont à l'œuvre, chevilles ouvrières,
01:31:16 de ces organisations.
01:31:18 Par exemple, pour la venue du pape à Marseille vers la fin du mois,
01:31:24 il y aura le jeudi un match de rugby au stade Vélodrome
01:31:28 et le samedi la Sainte Messe.
01:31:30 C'est toute une organisation qui se met en œuvre, des roulements, des relèves.
01:31:33 Mais on est rodé, on a l'habitude de faire cela,
01:31:35 même s'il y a une dimension particulière.
01:31:38 Il y a quand même des moyens, dans le détail, des moyens qui sont déployés.
01:31:41 Vous avez des moyens en plus par rapport à d'autres événements
01:31:44 qu'on a pu organiser dans le passé.
01:31:46 Un centre de commandement dédié, vous allez peut-être nous en dire un mot.
01:31:49 Les drones, les fameux drones, qui sont maintenant autorisés
01:31:53 pour le survol de zones dites sensibles.
01:31:55 Des caméras de surveillance, j'imagine, en supplément.
01:31:58 En tout cas, ce qu'on comprend, c'est que c'est la première fois
01:32:01 à cette échelle, ce qui nous fait dire en effet
01:32:03 que c'est un peu une répétition générale pour les JO.
01:32:07 - Alors oui, il y a la combinaison finalement de trois facteurs.
01:32:11 D'abord, le moyen humain, c'est vraiment le plus important.
01:32:14 Les forces de l'ordre, police, gendarmerie.
01:32:16 On est aussi assistés en coordination avec la sécurité privée,
01:32:20 les agents de sécurité privée, les agents d'accueil et d'orientation
01:32:24 qui sont pour nous très importants.
01:32:26 Donc, c'est la première partie.
01:32:28 On a ensuite des moyens logistiques, j'allais dire, technologiques.
01:32:32 Vous parliez de la vidéoprotection, de la lutte contre les drones
01:32:36 qui est pour nous extrêmement importante,
01:32:38 de ces drones qui nous permettent de prévenir les troubles à l'ordre public.
01:32:42 Et puis enfin, notre système de commandement, de coordination
01:32:45 qui est à l'oeuvre.
01:32:46 Il y a des responsables sur le terrain, mais tout ceci est coordonné
01:32:49 aussi avec les pays étrangers.
01:32:51 C'est à ça finalement qu'on reconnaît un bon fonctionnement
01:32:54 quand chacun sait quelle est sa responsabilité, son rôle
01:32:57 et que l'ensemble est bien coordonné.
01:32:59 - J'ai une question concernant l'actualité sociale
01:33:02 et je vais aussi la poser à mes invités juste après.
01:33:04 Les transports en grève, on pense à la RATP,
01:33:07 ça constitue un casse-tête supplémentaire pour vous ?
01:33:10 - Je ne sais pas si, comme on est en duplex,
01:33:18 si c'est à moi que vous adressez la question.
01:33:20 Après, sur les mouvements sociaux, c'est des facteurs de risque
01:33:22 que l'on prend en compte.
01:33:23 Il faut aussi affiner en termes de renseignement les choses.
01:33:26 Les mouvements sociaux, la RATP, est-ce que c'est des agents roulants
01:33:29 qui vont faire qu'il y aura moins de métro ou pas ?
01:33:31 Tout ceci nécessite, grâce au service de renseignement,
01:33:34 d'être affiné.
01:33:35 En tout cas, pour le moment, nous n'avons pas
01:33:37 de point de difficulté ou de facteur de risque particulier
01:33:40 en ce qui nous concerne.
01:33:41 - Merci beaucoup Camille Chesse d'avoir pris le temps
01:33:43 de répondre à nos questions en direct cet après-midi.
01:33:45 Et on vous souhaite évidemment une très belle soirée,
01:33:47 la plus paisible, la plus réussie possible
01:33:50 pour toutes nos forces de l'ordre.
01:33:52 Je vais me tourner vers...
01:33:53 Michel Taube, parlons de cette actualité sociale.
01:33:56 On a quand même l'impression en France qu'à chaque fois
01:33:58 qu'on est une vitrine mondiale, il faut que quelque chose
01:34:02 d'un peu désagréable vienne se greffer.
01:34:04 Comme si on devait être à la hauteur de notre réputation.
01:34:08 C'est un peu cela qui est en jeu.
01:34:09 - Oui, mais il faut espérer que ça va s'arrêter la réputation,
01:34:12 que les syndicats ne vont pas passer à l'action.
01:34:15 Il ne faut quand même pas oublier que le fameux souvenir,
01:34:17 terrible souvenir du Stade de France de 31 mai 2022
01:34:21 pour la finale des champions, le drame qui s'était passé,
01:34:25 les échauffoiries qu'on avait connues...
01:34:26 - Ça part aussi d'un problème.
01:34:27 - ... avait commencé avec une grève sauvage sur la ligne B du RER
01:34:32 qui avait été le début d'un enchaînement.
01:34:34 Donc espérons qu'on ne va pas retrouver cela.
01:34:36 Effectivement, il faut un peu de civisme, un peu de patriotisme,
01:34:39 j'ai envie de dire.
01:34:40 On a 600 000 touristes et amateurs du rugby qui viennent
01:34:44 à Paris, en France, pour assister à la Coupe du Monde.
01:34:47 La Coupe du Monde va durer 39 jours,
01:34:49 donc elle s'étale sur une période quand même qui est longue.
01:34:52 Alors que les Jeux Olympiques, ça sera deux fois 15 jours
01:34:54 avec les Jeux paralympiques.
01:34:55 Donc ce n'est pas la même configuration.
01:34:57 Donc non, j'espère véritablement que les amateurs de rugby
01:35:01 du monde entier ne seront pas pris en otage.
01:35:03 Parce qu'effectivement, pour notre réputation
01:35:05 et très concrètement pour la préparation des Jeux Olympiques,
01:35:09 ce serait dramatique.
01:35:10 - Un contribuable associé, vous avez un regard évidemment
01:35:13 en tant qu'observateur de la vie quotidienne sur ce qui se passe.
01:35:18 Même question, est-ce qu'on perd une occasion à chaque fois
01:35:23 de se fédérer autour d'un événement et d'oublier peut-être
01:35:27 les problèmes sociaux ?
01:35:29 - C'est vrai que je crois qu'on est un peu tous animés
01:35:31 par un triple sentiment.
01:35:32 Alors évidemment, on est heureux.
01:35:33 Alors moi, je suis plutôt foot.
01:35:34 Mais enfin, je comprends que ce soir, c'est à peu près
01:35:36 l'équivalent de France-Brésil au football.
01:35:38 Donc on est heureux de vivre des bels événements.
01:35:40 On est très heureux de vivre de tels événements.
01:35:43 Après, on est toujours triste parce qu'effectivement,
01:35:45 à chaque fois qu'il y a un événement de ce type-là,
01:35:47 on ne parle que de sécurité ou plutôt,
01:35:49 on ne parle que d'insécurité avec toutes les forces de l'ordre
01:35:51 qui doivent être déployées à cette occasion-là.
01:35:53 Vous parliez de 7500 forces de l'ordre,
01:35:55 c'est absolument énorme.
01:35:56 Je ne parle même pas du coût pour le contribuable.
01:35:57 - Un policier pour 10...
01:35:58 - Pour 10 spectateurs.
01:36:00 - Au moment des manifestations contre la forme de la retraite,
01:36:02 quand il y avait vraiment des heurts, des affrontements,
01:36:06 on était autour de 5000 déployés.
01:36:08 Ça donne une idée.
01:36:09 - Ça donne une idée, effectivement.
01:36:10 Donc heureux, triste d'entendre parler finalement de sécurité
01:36:14 alors qu'on devait tous uniquement se réjouir d'un bel événement.
01:36:17 Et puis enfin, assez énervé parce que c'est toujours un peu les mêmes
01:36:20 qui prennent en otage les Français,
01:36:22 notamment souvent les agents de la SNCF ou de la RATP aujourd'hui.
01:36:26 On devrait tous se réjouir.
01:36:28 Et bien sur quoi on doit concentrer nos efforts ?
01:36:31 Sur à la fois les délinquants et à la fois les grévistes.
01:36:33 Je reconnais que c'est quand même assez triste.
01:36:35 - Alors justement, on va écouter quelques Français
01:36:37 qui nous donnent leurs sentiments sur ce mouvement social à la RATP.
01:36:40 - Il y a beaucoup de problèmes en France
01:36:44 et que ce serait bien quand même qu'on commence
01:36:46 à un petit peu accélérer les mesures et tout ça
01:36:48 parce que c'est vrai que ce n'est pas la première fois qu'il y a des grèves.
01:36:51 - Ça renvoie à une image d'un pays de feignants.
01:36:53 - C'est quand même la Coupe du monde, on est organisateur,
01:36:55 c'est peut-être pas le moment.
01:36:57 Il y a d'autres moments pour faire ça.
01:37:00 - Et puis, vous l'avez évoqué, on a à cœur d'éviter ce fiasco,
01:37:05 il faut bien l'appeler ainsi, du Stade de France.
01:37:07 C'était il y a un peu plus d'un an à peine,
01:37:09 à l'occasion de la finale de la Ligue des champions.
01:37:12 Ça avait d'une certaine manière coûté son poste à Didier Lallement,
01:37:18 dont on sait qu'il a été remplacé par un certain Laurent Nunez.
01:37:21 En tout cas, on fait le service après-vente du côté des forces de l'ordre.
01:37:25 Vous allez le voir, Laurent Nunez s'est vendu une petite vidéo
01:37:27 en guise de teasing sur TikTok. Regardez.
01:37:31 - C'était pleuvé plus tôt dans la journée, on a eu un peu de chaud,
01:37:34 45 minutes avant le kick-off.
01:37:36 C'est le but, Villeyere, Dupont est là, il l'a gagné,
01:37:40 mais il n'était pas assez proche.
01:37:42 Villiere a gardé le ballon.
01:37:44 Il est en marche.
01:37:46 Villiere, sur le pied, sur l'entremac.
01:37:50 Ici est Jonathan Daunty.
01:37:52 La France est au 22.
01:37:54 France, au 22.
01:37:56 Là, c'est Cyril Daunty.
01:38:02 Thomas Williams, il a du mal à se reposer.
01:38:06 Il a du mal à se reposer.
01:38:08 Très sympa. Elle est bien faite, cette vidéo.
01:38:11 En tout cas, ça montre l'esprit qui doit prévaloir tout au long de cette compétition.
01:38:14 Ne pas opposer les forces de l'ordre aux autres Français.
01:38:16 On a bien compris ce qui était à la manœuvre.
01:38:18 - Oui, après, moi j'adore aussi le foot,
01:38:20 mais le public au rugby n'est pas tout à fait le même qu'au foot.
01:38:22 Malheureusement, il y a beaucoup de violence dans les stades de foot.
01:38:25 - Alors ça, c'est très vrai.
01:38:27 - La Ligue des champions, c'était du foot.
01:38:29 Je pense que dans le rugby, on peut espérer que l'esprit sera plus pacifique.
01:38:32 Quant au policier, je trouve ça vraiment...
01:38:34 - Oui, on a beaucoup rejeté la responsabilité sur les hooligans ou les supporters anglais.
01:38:40 - Ah non, non, non, mais là...
01:38:42 - Il s'est avéré que ça n'était pas des supporters qui avaient été à l'origine des troubles.
01:38:44 - Je ne pensais pas à eux, je pensais là à des Français, en l'occurrence.
01:38:47 Et juste sur les grèves, je voudrais...
01:38:49 Il y a un préavis de grève qui a été déposé par des aiguilleurs du rail,
01:38:53 des contrôleurs du rail, en région de Marseille.
01:38:55 Et d'ailleurs, Renaud Muselier, le président de la région,
01:38:58 a protesté avec véhémence pour ce week-end,
01:39:00 parce qu'il y a des matchs à Marseille également, pour la Coupe du monde.
01:39:02 Donc vous voyez, la question malheureusement se pose.
01:39:04 Franchement, c'est inadmissible.
01:39:06 Encore une fois, c'est un événement mondial
01:39:08 qui va recueillir des centaines de millions de téléspectateurs dans le monde entier.
01:39:12 Donc quand même, il faut faire attention.
01:39:13 Et quant à la sécurité, là, Gérald Darmanin joue très, très gros.
01:39:17 Parce qu'effectivement, on ne pourrait pas se permettre d'avoir,
01:39:21 mais j'imagine que ça ne sera évidemment pas le cas,
01:39:23 des événements comme ceux qu'on a connus au Stade de France.
01:39:25 En tout cas, pas autant de débordements.
01:39:26 Ce serait absolument dramatique.
01:39:27 Mais bon, le paquet a été mis au niveau des dispositifs de sécurité,
01:39:31 avec aussi beaucoup de mobilité.
01:39:32 Il y aura également des unités, des commissariats mobiles qui seront déployés.
01:39:36 Enfin voilà, vraiment, je pense que le paquet a été mis.
01:39:39 Et encore une fois, c'était un galop d'essais.
01:39:41 C'était une phase d'entraînement en grandeur nature,
01:39:43 en vue des Jeux olympiques.
01:39:44 On pourra souffler un grand coup à l'issue de cette compétition,
01:39:47 en se disant "on est prêt".
01:39:48 En tout cas, on espère, on espère surtout que la police
01:39:50 et le ministère de l'Intérieur vont mettre autant d'énergie
01:39:53 qu'il l'a fait sur le plan de communication qui est le sien,
01:39:56 sur le petit clip, que pour assurer la sécurité des Français.
01:39:59 Parce que clairement, qu'est-ce qu'on attend d'un préfet de police ?
01:40:01 Ce n'est pas des clips vidéo, c'est de l'efficacité.
01:40:03 Oui, enfin revenons d'ailleurs au moyen.
01:40:05 Ce n'est pas rien, des drones.
01:40:07 Il a fallu du temps pour que ce soit autorisé de manière ponctuelle
01:40:10 sur des événements, pour pouvoir zoomer sur les endroits
01:40:13 les plus conçus.
01:40:14 Une loi a été adoptée, la loi de Paris 2024.
01:40:17 Exactement, il a fallu légiférer.
01:40:19 Et d'ailleurs, loi qui effectivement donne des moyens technologiques
01:40:22 plus importants aux forces de sécurité,
01:40:24 mais dont je regrette qu'elle n'ait pas prévue,
01:40:26 justement à l'interdiction, parce que le droit de grève,
01:40:29 il est universel, mais il est limité par la Constitution,
01:40:32 il est limité par la loi.
01:40:34 Et j'aurais trouvé pertinent que le législateur protège
01:40:38 ces deux grands événements mondiaux de tout risque de grève.
01:40:41 Grève, ça n'a pas été le cas, donc on est sous la menace,
01:40:44 cette épée de Damoclès de grève, encore une fois,
01:40:46 à Marseille s'est annoncée.
01:40:47 Espérons que ce ne sera pas le cas à Paris.
01:40:49 Alors c'est vrai que vraiment, la France joue gros.
01:40:51 Les étrangers estiment que Paris est devenue une ville sale,
01:40:55 est devenue une ville où l'insécurité règne.
01:40:58 Les étrangers se marrent en quelque sorte
01:41:02 des grèves à répétition qu'il y a en France.
01:41:04 Là, vraiment, toutes les caméras du monde sont tournées vers la France.
01:41:07 On espère vraiment que la compétition pourra se dérouler
01:41:11 dans de meilleures conditions.
01:41:12 C'est une manne financière quand même, si ça marche,
01:41:14 qui est énorme parce qu'il y a le tourisme,
01:41:16 il y a tous les goodies autour, dans une moindre mesure,
01:41:19 peut-être pour le rugby par rapport aux Jeux olympiques,
01:41:21 mais sur le plan financier, c'est quand même une opération
01:41:25 très intéressante pour la France, en tant que grande puissance.
01:41:29 Alors je n'ai pas les chiffres précis, en tout cas,
01:41:32 pour la partie Jeux olympiques, ça coûte quand même
01:41:34 très très cher aux contribuables français.
01:41:36 - Alors allez-y, là vous êtes dans votre domaine.
01:41:38 - Non, c'est plusieurs millions.
01:41:39 - Quel va être la part ?
01:41:40 - Alors je n'ai pas les chiffres, exactement, en tout cas,
01:41:42 évidemment, ça se compte en milliards.
01:41:44 Évidemment, la facture entre les devis initiaux
01:41:47 et les coûts qu'on a à peu près aujourd'hui,
01:41:49 il y a à peu près 30% d'écart, c'est-à-dire que plus le temps passe,
01:41:52 plus le devis, plus l'addition va être lourde pour les contribuables.
01:41:55 Parce qu'en fait, il y a tout.
01:41:56 Il y a le côté sécurité, il y a les stades,
01:41:59 il y a effectivement des villages qui vont être construits
01:42:02 pour les athlètes.
01:42:03 Il suffit de visiter les anciennes villes qui ont accueilli
01:42:06 des Jeux olympiques pour s'apercevoir que parfois,
01:42:08 il y a des quartiers qui sont devenus complètement déserts.
01:42:10 Je pense notamment à Barcelone où il y a des quartiers...
01:42:13 - Il y a des villes qui ont réussi la transition, Londres par exemple,
01:42:15 ils ont réussi avec la réelle application de quartiers.
01:42:18 - C'est pour ça que ça dépend des villes, effectivement.
01:42:20 Ça dépend des organisations.
01:42:22 J'espère quand même que... Parce que les londoniens
01:42:24 se souviennent de la facture.
01:42:26 Alors là aussi, ça se compte en plusieurs milliards,
01:42:27 qu'à coûter les Jeux olympiques organisés là-bas.
01:42:30 - Donc la baisse des impôts en 2025, vous y croyez moyennement ?
01:42:32 - Ah !
01:42:33 - Voilà, vous êtes mon rentrée là.
01:42:34 - Ça sera encore décalé dans le temps.
01:42:35 - Exactement.
01:42:36 - Allez, on interrompt cette première partie,
01:42:37 on fait une petite pause et puis on parlera de nos chers animaux.
01:42:40 Enfin, je ne sais pas si vous avez des animaux domestiques,
01:42:42 mais on se rend compte malheureusement du côté de la SPA
01:42:45 que de plus en plus, ils sont abandonnés au bord des routes,
01:42:48 malgré les sanctions très lourdes qui pèsent de plus en plus.
01:42:50 A tout à l'heure.
01:42:51 - 30, on est encore ensemble pour une bonne demi-heure
01:42:59 en compagnie de Vincent Farnage notamment.
01:43:01 Votre journal, rebonjour.
01:43:02 - Rebonjour Nelly, bonjour à tous.
01:43:03 À la une de l'actualité, le père de famille qui a menacé de mort
01:43:07 un proviseur en début de semaine est sorti de garde à vue
01:43:10 cet après-midi.
01:43:11 Sa fille s'était vu refuser l'accès à son lycée de Clermont-Ferrand
01:43:14 car elle portait une abaya.
01:43:16 Il a été présenté au juge des libertés et de la détention
01:43:19 en vue d'une audience qui aura lieu fin octobre.
01:43:21 Entre-temps, il est placé sous contrôle judiciaire.
01:43:24 Il a également interdiction de se rendre à bord
01:43:27 des établissements scolaires du puits de Dôme.
01:43:30 Également dans l'actualité, 7 personnes issues de l'ultra-droite
01:43:33 sont jugées à Paris aujourd'hui.
01:43:35 Ce groupe est accusé d'avoir voulu commettre des violences
01:43:39 lors des célébrations après la demi-finale de la Coupe du monde.
01:43:42 France-Maroc, c'était l'an dernier.
01:43:44 Ils auraient entrepris d'en découdre avec les supporters marocains.
01:43:49 Célia Barod, vous êtes avec Pierre-François Altermat
01:43:52 en direct du tribunal correctionnel de Paris.
01:43:55 Parmi ces 7 prévenus, il y en a un qui attire particulièrement l'attention.
01:44:00 - Il s'agit de Marc de Cacré, la figure d'ultra-droite.
01:44:05 C'est tout sourire, le visage détendu et l'attitude plutôt confiante
01:44:08 que l'ex-leader des OUAV a fait son entrée dans la 14e chambre
01:44:11 du tribunal correctionnel de Paris.
01:44:13 Marc de Cacré connaît très bien la justice puisqu'il a déjà écopé
01:44:16 de plusieurs condamnations.
01:44:18 Mais dans cette affaire, il encourt jusqu'à 10 ans de prison.
01:44:21 Les 7 jeunes prévenus, âgés d'une vingtaine d'années,
01:44:24 comparaissent pour participation à un groupement formé
01:44:27 en vue de la préparation de violences contre des personnes
01:44:30 ou de destruction, dégradation ou contre des biens.
01:44:32 Durant ce procès, la Défense a particulièrement soulevé
01:44:35 plusieurs nullités de procédure, notamment au sujet du lieu
01:44:38 de l'interpellation ou encore concernant le sac à dos
01:44:42 contenant des armes de catégorie B, présentées comme appartenant
01:44:45 à Marc de Cacré.
01:44:47 A savoir également que dans cette affaire, l'association
01:44:49 "La Maison des Potes" s'est constituée partie civile.
01:44:52 - Merci, chère Célia. Vous êtes accompagnée de Pierre-François Altermat.
01:44:56 Dans l'actualité, 3 supporters de la CAJACCIO sont condamnés
01:45:01 à 12 mois de prison avec sursis et sont interdits de stade
01:45:04 pendant 3 ans. Cela fait suite à l'agression du petit Kenzo
01:45:08 et de son père le 3 juin dernier. Les 3 hommes ont reconnu
01:45:12 avoir pénétré dans la loge du jeune fan marseillais atteint
01:45:14 d'un cancer. Ils étaient invités par le club. Ces jeunes gens
01:45:17 voulaient récupérer le maillot de l'OM que portait son père.
01:45:20 Ils nient en revanche toute violence.
01:45:23 Les golfs du Calvados ont été vandalisés dans la nuit
01:45:27 de mercredi à jeudi. Les greens ont été abîmés à coups
01:45:31 de bêches et de pioches. Ce n'est pas la première fois
01:45:34 que des terrains de golf sont détruits. Le directeur adjoint
01:45:37 de l'établissement a en revanche son idée sur l'identité
01:45:40 des auteurs.
01:45:42 - C'est un collectif qui serait écologiste, qui est contre
01:45:47 les pollueurs. Il a marqué que les riches polluent.
01:45:51 On ne savait pas qu'il y avait des riches au golf de la daté.
01:45:55 On utilisait beaucoup d'eau alors qu'on ne l'a pas rosée
01:45:58 cet hiver. On pollue alors qu'on utilise des produits
01:46:02 phytosanitaires. On est un golf pas forcément de riches
01:46:08 parce que c'est juste des personnes tout à fait normales.
01:46:12 Par exemple, l'école de golf commence à 4 euros par an
01:46:15 pour les enfants. J'ai du mal à comprendre cette action.
01:46:20 - On termine ce journal de 16h30 en direct du Stade de France.
01:46:25 On vous retrouve avec Charles Bajet. Vous êtes au Stade de France
01:46:30 parce que ça n'aura échappé à pas grand monde.
01:46:33 C'est le début de la Coupe du monde de rugby ce soir.
01:46:36 France-Nouvelle-Zélande. J'imagine que l'effervescence
01:46:39 commence à monter. On voit cela derrière vous.
01:46:42 Beaucoup de maillots bleus.
01:46:44 - Tout à fait. Quelques supporters sont déjà présents
01:46:49 comme vous pouvez le voir. Ce soir sont attendus presque
01:46:52 80 000 personnes pour voir les bleus jouer.
01:46:56 Ils cherchent des zones d'ombre aujourd'hui car il fait très chaud.
01:47:01 L'effervescence commence déjà à monter avant ce coup d'envoi
01:47:05 prévu à 21h15. En tout cas, je crois qu'ils ont hâte
01:47:08 que le match commence.
01:47:11 - Merci beaucoup, chère Clotilde Payet. Ce n'est pas facile.
01:47:15 - Vous aussi sans doute. Vous avez hâte que le match commence.
01:47:18 - Oui, ce n'est pas facile.
01:47:20 - C'est pas simple de faire des duplexes dans ces conditions.
01:47:23 Merci beaucoup, cher Vincent. On se retrouve lundi prochain.
01:47:28 - Lundi ? - Non, lundi prochain.
01:47:31 - Absolument. - On enchaîne avec nos thèmes
01:47:35 à soumettre à votre analyse. Michel Thau, vous êtes resté avec nous.
01:47:39 Ainsi que Benoît Perrin. Merci à tous les deux.
01:47:42 Parlons de l'ASPA qui évoque une situation critique.
01:47:45 Près de 16 500 animaux ont été recueillis par ces 63 refuges
01:47:50 dans le courant de l'été. Les abandons, on le sait, sont hélas.
01:47:55 C'est encore à déplorer. Monnaie courante.
01:47:58 Mais là, on voit qu'il y a quand même une recrudescence assez marquée.
01:48:01 En outre, les adoptions, elles, sont en baisse.
01:48:04 Ce qui fait qu'elle a bien du travail pour tenter d'accueillir
01:48:08 ces animaux en errance. Regardez ce qui est en jeu
01:48:12 avec Michael Chahut et puis on va en parler en direct
01:48:15 avec le président de l'ASPA dans un instant.
01:48:18 200 chiens attendent d'être adoptés en ce moment au refuge SPA de Loire-Atlantique.
01:48:23 Un record pour l'association qui fait face à une vague d'abandons sans précédent.
01:48:28 On est à 5 à 10 demandes par jour. En fait, on ne les prend même plus
01:48:32 parce que nous, on n'a pas de place actuellement sur le refuge.
01:48:36 Et côté chats, le constat est le même.
01:48:38 Là, on est à flux tendu. Vraiment, on fonctionne comme ça depuis le début de l'été,
01:48:42 voire même fin printemps, alors que c'est une période, normalement,
01:48:46 où on commence à réduire les effectifs. Là, cette année, ça n'a pas du tout été le cas.
01:48:50 Plus d'abandons d'un côté et moins d'adoptions de l'autre.
01:48:53 L'équation est insoluble. Résultat, le refuge déborde.
01:48:56 Il y a les habituelles erreurs de casting, mais cette année,
01:48:59 une nouvelle explication économique, cette fois, est apparue.
01:49:03 Exemple, avec ce chien husky.
01:49:05 Ruslan, il est arrivé suite à une demande d'abandon.
01:49:08 En fait, il a eu un accident de la voie publique et son propriétaire n'a pas pu payer la facture
01:49:13 dans la clinique vétérinaire à laquelle il a été emmené.
01:49:16 Donc, il a fait appel à nous pour qu'on le récupère et qu'on le soigne au refuge
01:49:20 puisque lui, il était dans l'incapacité financière de payer la facture.
01:49:24 Ces abandons économiques sont en nette augmentation depuis cet été.
01:49:28 Ici, plus de 100 animaux sont sur liste d'attente pour être accueillis
01:49:32 à la demande de propriétaires qui souhaitent s'en séparer.
01:49:35 Bonjour Jacques-Charles Fonbonne, merci d'être avec nous.
01:49:39 Vous êtes le président de la SPA.
01:49:41 Évidemment, je vais vous demander pourquoi on assiste à une telle augmentation des abandons.
01:49:46 Toutes les raisons qu'on peut invoquer, évidemment, ne sont pas recevables.
01:49:48 Quand on est un adulte responsable et qu'on adopte un animal,
01:49:51 ça n'est pas pour s'en séparer, pour soi-disant je ne sais quelle raison valable.
01:49:56 Moi, j'ai quand même une question très ciblée, monsieur, aujourd'hui.
01:49:58 La plupart des chats et les chiens, maintenant, sont pucés.
01:50:02 Donc, j'imagine qu'on peut quand même retrouver leur propriétaire.
01:50:05 Alors, effectivement, la réglementation oblige l'identification des chiens et des chats d'expérience.
01:50:13 On a à peu près 90 % des chiens qui sont identifiés, qui sont pucés.
01:50:18 En revanche, la proportion est exactement inversée pour les chats, c'est moins de 10 %.
01:50:22 Alors ensuite, ce qu'il faut savoir, c'est que les animaux que nous recueillons dans le refuge
01:50:27 viennent pour moitié d'abandons volontaires, c'est-à-dire des gens qui, pour des raisons diverses, nous les amènent.
01:50:34 Et l'autre moitié des animaux que l'on reçoit, ce sont des animaux de fourrières.
01:50:38 Vous le savez peut-être, mais c'est les fourrières, c'est-à-dire les communes, les municipalités,
01:50:42 qui ont la responsabilité de recueillir sur la voie publique les animaux errants.
01:50:47 Ils les gardent quelques jours, une huitaine de jours.
01:50:49 Et comme vous le disiez dans votre reportage, à partir du moment où les propriétaires sont identifiés
01:50:54 par le fichier qu'ils viennent récupérer leurs animaux, ils les reprennent, ils paient une indemnité à la commune.
01:51:00 La difficulté vient du fait que lorsque les animaux ne sont pas identifiés,
01:51:03 ou lorsque les propriétaires ne veulent pas les prendre, à ce moment-là, ils nous les donnent.
01:51:06 Ils les donnent à une association de protection animale.
01:51:08 La difficulté qu'on a eue tout l'été, c'est que d'abord nous avons commencé la saison au mois de mai
01:51:14 avec des refuges qui étaient déjà pleins, parce que les adoptions ont baissé un petit peu pendant le printemps.
01:51:21 Et puis nous avons eu pendant l'été, comme vous le disiez, 16 500 abandons,
01:51:26 mais seulement un peu moins de 13 000 adoptions, alors que nous en avons d'habitude 14 500 pendant la même période.
01:51:33 Le différentiel a fait que nous avions quasiment 10 000 animaux sous notre responsabilité,
01:51:39 8 500 dans nos refuges et puis 1 500 dans les familles d'accueil,
01:51:42 que je remercie d'ailleurs et que je sollicite s'il y a encore des familles qui veulent nous aider,
01:51:46 qui nous prennent les animaux pendant quelques jours pour faire de la place.
01:51:49 Et on se retrouve effectivement dans cette situation.
01:51:52 L'abandon, vous le disiez, des adultes responsables, des propriétaires responsables,
01:51:58 malheureusement on essaie de faire évoluer, de faire éclore en eux cette responsabilité.
01:52:03 Ce n'est pas toujours le cas.
01:52:05 Et puis le problème d'argent qui effectivement peut se rajouter à ça.
01:52:09 Oui, il y a l'inflation bien sûr, mais ce n'est pas toujours une bonne excuse.
01:52:13 Moi ce qui m'étonne, c'est que c'est quand même un délit passible, on l'a rappelé tout à l'heure,
01:52:17 de 3 ans de prison, 45 000 euros d'amende.
01:52:20 On sait très bien que les peines maximales sont rarement appliquées en l'espèce,
01:52:24 mais on aurait pu imaginer qu'il y a un aspect dissuasif, or visiblement pas.
01:52:28 Alors visiblement pas, oui, parce que je suis convaincu depuis longtemps
01:52:34 que les peines de prison ne font vraiment peur qu'aux gens qui ne commettent pas les infractions.
01:52:38 C'est quand même aussi une politique qui est intéressante.
01:52:40 Les peines ont été alourdies, ça veut dire que la politique s'intéresse à la protection animale.
01:52:44 C'est un long combat la protection animale, donc chaque fer au feu est un bon outil à utiliser.
01:52:50 Merci beaucoup Jacques-Charles Fontbonne d'avoir été parmi nous.
01:52:54 On espère que ça donnera un peu plus de conscience à ceux qui se livrent à ce genre d'actes.
01:52:59 Et puis on rappelle aussi, on va en profiter pour faire un peu la promotion de votre campagne Choc.
01:53:03 Pour la rentrée, l'association a publié des recherches d'humains propriétaires des animaux,
01:53:08 c'est-à-dire qu'il y a eu une inversion de ce qu'on a l'habitude de voir pour faire prendre conscience du phénomène.
01:53:12 Avec ce hashtag #HumainsPerdus, je trouve ça assez astucieux en un mot.
01:53:16 Oui, mais on a voulu faire quelque chose, on a voulu traiter avec légèreté ce sujet qui est un sujet extrêmement sérieux.
01:53:21 Et en même temps qui fait réfléchir.
01:53:23 Allez voir sur notre site ou allez voir sur nos réseaux sociaux.
01:53:26 Dans certains petits commerces, on a des bénévoles qui les distribuent et qui les affichent.
01:53:31 Vous l'avez dit, c'est-à-dire qu'au lieu d'avoir la photo du chien et du chien, il y a un petit haut du propriétaire.
01:53:35 Là, on a la photo du propriétaire et le petit commentaire du chien qui dit "écoutez, je ne comprends pas,
01:53:41 on est allé se promener en forêt, le temps de ramasser le bâton qu'il m'avait jeté, il avait disparu.
01:53:46 Je suis inquiet, essayez d'appeler ce numéro, je vais bien le retrouver".
01:53:49 Et évidemment, on tombe à l'espérant, on vous donne quelques conseils pour vous occuper mieux, si c'est possible, encore de vos ennemis.
01:53:55 Merci beaucoup d'avoir été des nôtres cet après-midi.
01:53:58 On vous souhaite bien du courage pour mener cette belle et noble mission qui est la vôtre.
01:54:02 Juste un commentaire sur ce fléau, il faut bien l'appeler ainsi Michel.
01:54:05 Oui, deux petites choses.
01:54:06 Vous rappelez les peines de prison et les amendes très importantes qu'on peut encourir,
01:54:10 mais la réalité c'est qu'il y a très peu de jugements, même pas à la peine maximum,
01:54:14 il n'y a pas de jugements du tout ou quasiment pas, il y en a vraiment très peu.
01:54:17 C'est peut-être pour cela qu'il n'y a pas d'effet dissuasif.
01:54:19 Et le deuxième point, il faut avoir l'honnêteté de dire, bien entendu, il y a l'inflation qui est décisive.
01:54:24 Ça coûte très cher, c'est devenu beaucoup plus cher d'entretenir un animal, un chat, un chien.
01:54:28 Il y a eu une explosion des prix des produits pour manger, pour entretenir les animaux, pour les vacciner, etc.
01:54:35 Mais en même temps, il faut avoir l'honnêteté de le dire.
01:54:37 Il y a aussi beaucoup de lâcheté de la part de ceux qui parfois abandonnent ces animaux et un manque de conscience.
01:54:44 Ou de légèreté au moment où on s'engage.
01:54:46 Oui, mais l'animal est une personne à certains égards.
01:54:50 Vous avez un animal domestique, Benoît Perron ?
01:54:52 Alors, je n'ai pas d'animal domestique.
01:54:54 En revanche, je parlais ce matin avec un ami qui s'apprêtait à adopter un chat en l'occurrence
01:54:59 et qui a en fait, quelque sorte, arrêté la procédure.
01:55:04 Pourquoi ? C'est pour ça que je suis un peu surpris d'entendre ce qui se passe aujourd'hui.
01:55:07 Parce qu'en fait, les procédures d'adoption pour les animaux sont finalement très strictes.
01:55:10 Vous avez des entretiens, vous avez des obligations d'aménagement de votre logement.
01:55:14 Et cet ami qui finalement a reculé dans l'adoption d'un chat, c'est parce qu'on lui imposait des sécurisations assez extraordinaires des fenêtres.
01:55:22 De sa véranda, il fallait qu'il mette des grillages dans tous les sens.
01:55:25 Et donc, oui, c'est assez normal.
01:55:28 Les associations s'assurent que les personnes sont bien motivées pour adopter un animal.
01:55:33 Mais au moins, il y a peut-être un peu de tâtillonnage qui fait que voilà, on tombe assez rapidement dans le travers assez français
01:55:39 de normes qui n'en finissent plus, y compris lorsqu'on adopte un animal.
01:55:42 En effet. Alors, c'est dommage, on aurait pu lui poser la question. On la lui reposera, on aura l'occasion.
01:55:46 On va passer à un autre thème, tout dernier thème de la journée.
01:55:49 Sainte-Soline, le procès s'est aujourd'hui à Niord.
01:55:52 Neuf personnes qui comparaissent pour troubles à l'ordre public pour avoir organisé une manifestation
01:55:59 qui s'est avérée violente malgré une interdiction préfectorale.
01:56:03 Michael Chahou, vous êtes aux premières loges. Sous quels auspices a-t-il débuté ?
01:56:07 Ça se passe plutôt bien si on parle de l'ambiance extérieure.
01:56:13 Vous le savez, il y avait environ 2 à 3 000 soutiens qui s'étaient donnés rendez-vous ce matin en centre-ville de Niord
01:56:20 pour accompagner les prévenus jusqu'ici au tribunal.
01:56:24 Ces soutiens ont été retenus par les forces de l'ordre qui avaient mis en place un barriérage très serré aux alentours du tribunal.
01:56:32 Impossible de venir jusqu'ici, seuls les prévenus sont là cet après-midi.
01:56:36 L'audience a pu démarrer à 13h30 comme prévu.
01:56:40 Alors, qui sont-ils ? Ce sont essentiellement des porte-parole, plutôt des meneurs, on va dire, des trois organisations
01:56:47 qui ont mis en place les manifestations à Sainte-Soline,
01:56:50 notamment la dernière à laquelle vous faisiez allusion, celle du 25 mars dernier,
01:56:55 celle qui a fait de nombreux blessés à la fois côté manifestants et côté forces de l'ordre.
01:57:00 Il y a là trois représentants de la Confédération des paysannes, dont un porte-parole national.
01:57:05 Il y a Julien Leguet, le porte-parole de Bassines-Non-Merci.
01:57:08 Vous savez, c'est ce collectif local très présent ici en Deux-Sèvres, Charente-Maritime,
01:57:13 pour mener ce combat contre les Bassines.
01:57:16 Et puis, il y a aussi les deux porte-parole des soulèvements de la terre que l'on connaît depuis cette volonté.
01:57:23 Vous connaissez l'histoire de Gérald Darmanin qui veut, vous savez, mettre fin à ce mouvement.
01:57:28 Alors, il y a eu beaucoup de prises de parole importantes ici avant le début de l'audience.
01:57:36 Tous les prévenus, mais également les soutiens, je pense notamment à Sophie Binet de la CGT qui est là,
01:57:42 et également à la porte-parole d'Europe Écologie Les Verts, tous sont venus dénoncer un procès, disent-ils, politique.
01:57:48 On veut faire porter aux syndicats et aux organisations les violences qui se sont passées à Seine-Solyne.
01:57:54 Sophie Binet ayant même ajouté, c'est le ministre de l'Intérieur qui devrait être au tribunal.
01:58:00 Ce procès marque un cap vers la criminalisation des syndicats, a-t-elle ajouté.
01:58:05 Alors, on est maintenant dans le cœur du procès.
01:58:08 On a eu d'abord deux heures en début d'audience pour évacuer des questions de procédure.
01:58:13 Ça a été très long, je ne vous le cache pas.
01:58:15 Et puis, on attaque maintenant vraiment les faits, à savoir si réellement ces neuf prévenus ont participé,
01:58:22 notamment à des dégradations et puis à l'organisation de ces manifestations.
01:58:27 Merci beaucoup, Michael Chahut. Voilà qui est très complet.
01:58:29 Quelques réactions entendues sur place et on en débat ensemble.
01:58:33 On sait qu'il y a des camarades, y compris le bus, qui sont arrivés dès hier, qui viennent de loin.
01:58:38 Et ça vient bien dire ce que va être cette journée. C'est un procès politique, point bas.
01:58:42 Ce soir, il y a le risque qu'il y ait des militants qui se battent pour l'intérêt général,
01:58:46 qu'il y ait des peines et qu'ils soient punis pour se battre pour cette cause qui est évidemment juste.
01:58:53 Pour nous, ça va être une étape de plus parce qu'on réunit encore énormément de monde aujourd'hui.
01:58:57 On réunit énormément d'organisations, des gens de partout en France qui viennent pour nous soutenir,
01:59:02 mais surtout pour exprimer leur ras-le-bol par rapport à la surdité de l'État sur ce sujet-là.
01:59:07 Ça fait des années qu'on appelle au dialogue, qu'on appelle à la concertation
01:59:11 pour rediscuter de comment est-ce qu'on préserve l'eau, comment est-ce qu'on la partage.
01:59:15 Benoît Perrin, le terme d'éco-terrorisme, c'est un terme que vous reprenez à votre compte
01:59:21 ou on va un peu loin en la matière ?
01:59:23 Je trouve que c'est un mot qui est parfaitement adapté.
01:59:25 Ce qui est frappant ces dernières années, c'est qu'on voit l'émergence de ces groupuscules
01:59:29 qui sont de plus en plus à la fois organisées et violentes.
01:59:32 Organisées, il suffit d'aller sur leur site internet et vous avez à disposition plein de guides,
01:59:36 de l'activiste ou du résistant ou du révolutionnaire, comme vous voulez,
01:59:40 qui vous expliquent parfaitement comment bloquer un autoroute,
01:59:42 comment embêter telle ou telle catégorie de la population que vous estimez ne pas aller dans votre sens,
01:59:48 et de plus en plus violente.
01:59:50 Et là, pour le coup, il faut citer les victimes.
01:59:52 Les victimes, vous êtes policier, très concrètement, c'est ce qu'ils ont fait sur ce site.
01:59:56 Ils ont mis feu aux camions, on voit les images en ce moment.
01:59:58 Vous êtes agriculteur, et bien ils saccagent un certain nombre de vergers.
02:00:01 Vous êtes automobiliste, et bien justement, ils se collent la main sur les autoroutes
02:00:05 ou sur le périphérique pour générer des blocages.
02:00:08 Vous êtes céréalier, comme ici aussi, et bien vous risquez de voir le matériel dégradé.
02:00:13 Ce qu'il faut bien signaler, c'est que c'est une violence gratuite,
02:00:16 et on a envie de dire qu'ils dégradent, payent.
02:00:18 Sauf que c'est évidemment jamais un principe qui est appliqué.
02:00:21 Ça coûte très cher à la collectivité, toutes ces actions.
02:00:25 Je pense qu'il faut une fermeté totale, et surtout faire en sorte que ces organisations
02:00:30 paient pour les dégâts qu'ils commettent.
02:00:32 Et puis surtout, on le voit bien, on l'espèce des relais politiques et syndicaux très puissants.
02:00:37 Extrêmement puissants, et puis seulement neuf prévenus pour des centaines de personnes
02:00:41 qui ont manqué à la loi, pour des centaines de personnes qui ont commis les faits que vous avez rappelés.
02:00:45 Ce sont des faits de violence.
02:00:47 La désobéissance civile, si ça consiste effectivement à agresser des policiers,
02:00:51 à détruire des parcelles agricoles et à violer la loi,
02:00:55 ben non, ça ne peut pas être ça.
02:00:57 Et effectivement, les relais politiques sont très puissants.
02:01:00 Jean-Luc Mélenchon qui fait de l'insurrection citoyenne,
02:01:03 qui est plus insurrectionnelle que citoyenne à mon avis,
02:01:06 une véritable ligne de conduite, ben voilà ce que ça donne à Sainte-Sauline.
02:01:10 Il faut espérer que la justice ne cédera pas à cette pression.
02:01:13 Et il ne s'agit pas d'un procès politique, il s'agit d'un procès tout court
02:01:17 pour des faits d'une grave violence qui ont été commis.
02:01:19 Je ne voudrais pas refermer cette édition sans vous faire part du résultat
02:01:22 de cette question que nous avons posée.
02:01:25 On vous a fait attendre, peut-être pour certains d'entre vous,
02:01:28 pour voir quels étaient les extraits que nous avons sélectionnés.
02:01:31 La question portait sur l'interdiction de la baïa et surtout sur les violences
02:01:35 qui sont commises ou les menaces de mort qui ont été proférées contre un proviseur.
02:01:39 Écoutez le résultat, Laurent Dieu.
02:01:41 Bonjour, bien sûr que les menaces contre un proviseur nous inquiètent.
02:01:45 Là maintenant, il faut essayer de respecter la République,
02:01:48 respecter l'état de droit.
02:01:50 Et quand on va à l'école, on ne va pas à l'école pour se battre
02:01:52 contre les proviseurs ou les inspecteurs ou qui que ce soit.
02:01:54 On y va pour apprendre, alors respectez.
02:01:57 Oui, les menaces contre un proviseur ne sont rien d'étonnantes,
02:02:00 étant donné que le système, l'autorité, a permis ce genre de comportement depuis des années.
02:02:05 Donc malheureusement, rien d'étonnant à ce qui arrive aujourd'hui.
02:02:09 Il n'est pas acceptable aujourd'hui de voir un proviseur se faire menacer,
02:02:12 surtout pour un point de vue religieux, dans un pays comme le nôtre, laïque,
02:02:16 qui accepte tout. Ce n'est pas possible.
02:02:19 Et c'est très, très inquiétant pour l'avenir de notre histoire.
02:02:22 Il faut faire attention.
02:02:23 Mais oui, bien sûr que ça m'inquiète.
02:02:25 L'histoire a prouvé que ça pouvait être inquiétant.
02:02:28 Je suis sidérée de ce manque de respect de l'autorité, des professeurs et de la direction.
02:02:33 Ils ont vraiment tout mon soutien.
02:02:35 Voilà pour le résultat. C'est bien ce système de QR code.
02:02:40 Beaucoup de bon sens, cette vérité dans les propos.
02:02:42 Vous aussi, vous pouvez participer. Absolument.
02:02:43 C'est tous les jours, entre 14h et 17h.
02:02:45 Vous flashez et vous arriverez à envoyer 15 à 20 secondes de votre intervention en un mot.
02:02:51 Je crois que c'est révolutionnaire comme idée.
02:02:53 Ça permet d'entendre la voix des Français qui sont partout sur le territoire.
02:02:56 Et c'est instantané.
02:02:57 Et c'est instantané. C'est vraiment génial.
02:02:59 Merci beaucoup. Vous aussi, vous pouvez participer.
02:03:01 Merci beaucoup d'avoir été des nôtres.
02:03:02 Benoît Perran et Michel Taube. Dans un instant, c'est Olivier de Caranflague
02:03:06 qui vous retrouve pour le début de Punchline.
02:03:08 Il sera évidemment question à la une de son émission de coup d'envoi
02:03:12 de la rencontre France-Nouvelle-Zélande ce soir au Stade de France autour de 21h.
02:03:17 C'est le coup d'envoi d'une grande compétition que la France accueille,
02:03:20 la Coupe du monde de rugby.
02:03:21 À très bientôt sur l'antenne.
02:03:22 Et allez la France.
02:03:23 Et allez la France. Allez les Bleus.
02:03:25 [Musique]