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  • il y a 3 ans
Avec Guillaume Sanchez, directeur général de la SPA (société protectrice des animaux)

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##LA_VIE_EN_VRAI-2023-09-13##

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News
Transcription
00:00 La vie en vrai, le SOS abandon des animaux.
00:04 Les refuges de la SPA sont saturés.
00:07 La SPA qui vient de faire le bilan, plus de 16 000 animaux abandonnés.
00:13 Des adoptions en baisse dans le même temps.
00:15 Nous sommes avec Guillaume Sanchez qui est directeur général de la SPA, la Société protectrice des animaux.
00:21 Bonjour.
00:22 - Bonjour à vous, bonjour Patrick.
00:23 - Merci d'être avec nous.
00:25 Alors comment explique-t-on ce phénomène d'abandon ?
00:29 - On l'explique tout simplement par le même contexte économique que la France entière,
00:35 c'est-à-dire l'inflation.
00:37 Entre l'inflation et l'adoption, plus exactement l'achat à coup de cœur sur le bon coin,
00:43 avec le sentiment chez les uns et chez les autres de savoir gérer un animal
00:47 parce qu'on a vu un rapport qu'on avait un et on a donc décidé de faire pareil.
00:52 Et puis l'inflation, dès qu'on a une rupture, on est un petit peu juste économiquement
00:57 et malheureusement parfois on n'est plus en capacité de subvenir à l'animal.
01:01 - Oui, quand vous dites effectivement l'inflation,
01:03 parce que c'est-à-dire que c'est le "budget" je schématise,
01:07 mais les croquettes et puis le vétérinaire, les prix explosent.
01:11 - Tout à fait, on est sur une augmentation des dépenses vétérinaires
01:13 qui tournent souvent autour de 5 et 10 % selon la nature de l'acte.
01:18 Et côté croquettes, nous-mêmes à la SPA qui développe Paul & Aut,
01:22 avec un prix le plus bas on est à +17 %,
01:25 donc vous voyez en l'espace de deux ans,
01:28 le budget a pris quelque chose comme 100 à 150 euros sur les actes quotidiens.
01:33 Dès lors qu'on a des actes un peu plus graves,
01:35 je pense par exemple à, moi j'ai eu le cas il n'y a pas très longtemps,
01:38 un chat qui était tombé du deuxième étage qui s'était fracturé la colonne.
01:41 Les soins c'était 1400 euros, la personne devait faire le choix
01:44 entre soigner son animal ou réparer sa voiture qui est tombée en panne au même moment.
01:48 Et donc ça oblige à des choix assez dramatiques.
01:51 - Est-ce qu'il y a d'ailleurs des "parades" pour essayer d'éviter ces frais vétérinaires qui sont aussi élevés ?
01:58 Parce que que ce soit les cliniques ou les vétos de ville classiques,
02:02 c'est assez cher pour traiter et soigner un animal.
02:06 - Alors nous-mêmes à la SPA et il y a également la Fondation Assistance aux Animaux,
02:09 on a des dispensaires qui soignent les animaux gratuitement.
02:12 C'est plus de 50 000 animaux qui ont été soignés et pris en charge en 2022,
02:16 avec les 12 dispensaires de la SPA.
02:19 Et puis c'est vrai qu'on a également, nous on prône le fait d'avoir une assurance.
02:24 Par exemple on a un partenariat avec Générali mais d'autres le font également.
02:27 Et dans le cadre de ce partenariat, les animaux sont pris en charge avec régularité.
02:31 Ça permet souvent plus de construire un suivi avec un vétérinaire et donc de réduire la facture.
02:36 - Oui, voilà c'est ça. Alors vous sortez une campagne publicitaire
02:40 là où ce sont les animaux qui cherchent leur propriétaire, c'est ça ?
02:44 - Tout à fait. Alors je dirais peut-être pas publicitaire puisque...
02:47 - Oui ! Non mais promotionnel !
02:51 - Non mais c'est sympa de votre part, on l'a développé avec Créapil,
02:56 c'est WAMIS, gratuitement, c'est pour ça que je me permets d'insister là-dessus.
03:00 Et en fait on a un peu changé les choses,
03:03 c'est-à-dire qu'on est parti du principe qu'il y a en effet 16 000 animaux
03:06 qui recherchent leur humain, qui ne comprennent pas pourquoi ils se retrouvent
03:09 derrière les barreaux de la SPA et des associations de protection animale.
03:13 Et j'invite tout le monde à appeler le numéro de téléphone sur les affiches.
03:17 Il y a un réseau de partenaires commerçants qui ont accepté gratuitement de nous afficher.
03:21 Et donc ça marche plutôt bien, voire plutôt très bien.
03:24 On a pris le contre-pied, c'est-à-dire que si vous les avez lus assez rapidement,
03:30 on présente des humains, les animaux ont toujours une appréhension un peu sympa
03:34 de leur humain, même s'il est caractériel.
03:37 - Oui, c'est ça. Bon donc vous incitez ceux qui nous écoutent là
03:41 à aller éventuellement adopter un animal, mais surtout quand même de bien réfléchir avant.
03:46 Parce que à tout ce que ça comporte pour ne pas l'abandonner
03:50 quelques semaines ou quelques mois plus tard, Guillaume Sanchez.
03:53 - Nous on travaille toujours sur une adoption qu'ils veulent plus responsable possible.
03:56 On préfère que la personne elle prenne un petit peu de temps
03:58 et qu'elle construise le projet en famille ou même en solo, si elle est toute seule.
04:02 Mais surtout en effet qu'elle revienne et on espère que les Français en cette rentrée sont nombreux.
04:06 Parce que les refuges sont pleins.
04:08 On sort l'été avec un... on a moins 5% d'adoption et on a plus de 2% de prise en charge.
04:14 Donc là les refuges ils débordent. Ils débordent d'amour malheureusement,
04:17 mais on espère vraiment surtout que les Français vont revenir après réflexion.
04:21 - Oui c'est ça. Et là aussi il y a une conscience à avoir.
04:24 C'est vrai que comme les prix, il y a une crise dans l'immobilier et c'est cher.
04:29 Évidemment on a des surfaces qui sont plus petites.
04:32 Bien souvent, oui on se dit est-ce que je vais pouvoir garder mon animal
04:36 dans un petit appartement, etc.
04:37 Il y a des animaux qui s'adaptent très bien dans les appartements.
04:42 Je pense aux chats par exemple.
04:44 - Pour nous ça peut être tout à fait un chien en fait.
04:46 Par exemple le chien ce qui va être important, c'est pas tant la taille que l'interaction.
04:49 Même si vous vous rappelez de notre campagne avant l'été,
04:52 prendre un chien comme un mastiff ou un Saint Bernard dans un 15 mètres carrés
04:55 parce qu'un influenceur en fait, c'est pas une bonne idée.
04:58 Mais c'est vrai, vous avez complètement raison, il y a de très belles adoptions en appartement ou en maison.
05:04 L'essentiel c'est vraiment l'interaction avec l'animal.
05:06 Et concernant le chat, il est extrêmement territorial.
05:09 Donc c'est plutôt qu'il ait son espace à lui.
05:11 Et pour le chat qu'il puisse avoir un espace en trois dimensions.
05:14 Mais non, les deux sont pas liés.
05:17 C'est vraiment l'amour et le temps qu'on est prêt à lui consacrer.
05:20 Et toutes les situations que l'on voit, c'est plutôt des problèmes d'éducation
05:23 parce que l'animal a été séparé trop tôt de sa mère.
05:25 Donc on s'en est mal occupé.
05:27 - Merci Guillaume Sanchez, directeur général de la SPA.
05:30 Je pense que vous en avez convaincu beaucoup.
05:33 Tiens John, mon réalisateur peut-être notamment.
05:35 - Écoutez, on vous accueille avec grand plaisir.
05:38 - Voilà, c'est ça.
05:40 - Bon courage à vous en ce matinée.
05:42 - Merci beaucoup.
05:44 Il est 6h43 sur Sud Radio.

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