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  • il y a 3 ans

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00:00 [Générique]
00:15 Le silence est pesant.
00:19 Devant la mairie de Firmini, élus et anonymes se sont donnés rendez-vous
00:23 pour rendre un dernier hommage à Dominique Bernard,
00:25 l'enseignant décédé suite à l'attaque terroriste dans un lycée d'Arras.
00:29 Des dizaines de personnes étaient réunies pour se recueillir,
00:33 mais aussi pour exprimer une certaine colère.
00:35 Je me mets à la place des parents, des élèves qui côtoient ces écoles
00:40 et qui ont peur, qui finissent d'avoir peur d'aller à l'école, d'apprendre.
00:45 Je trouve ça inadmissible.
00:47 Je trouve que rien n'est fait pour qu'on puisse se sentir bien dans notre pays.
00:51 Il faut trouver une solution.
00:53 On doit avoir des écoles plus sûres, des établissements publics beaucoup plus sûrs,
00:57 qu'on soit sûrs dans nos rues.
00:58 À Firmini, en ce moment, c'est la vogue.
01:00 Qu'on soit sûrs quand on a envie d'aller se promener avec ses enfants.
01:03 Avant l'hommage national rendu dans les collèges et lycées,
01:06 c'est sur les marches de l'hôtel de ville de Saint-Etienne
01:08 qu'avaient donné rendez-vous les élus.
01:10 Un peu avant 14h, les élèves se rassemblaient devant leur établissement.
01:14 Trois ans après la mort de Samuel Paty, ce nouveau drame donne à réfléchir.
01:18 On ne devrait pas vivre dans un pays où on devrait avoir peur
01:23 de se faire planter par un élève.
01:25 Je trouve que c'est quelque chose qui terrorise un peu la France.
01:28 D'où, on nous a fouillé le sac ce matin.
01:31 Je pense que ça ne devrait pas être normal de nos jours.
01:34 Maintenant, on se dit que ce n'était pas forcément juste une exception Samuel Paty.
01:40 On a l'impression que ça risque encore de se reproduire.
01:43 Donc on a un peu peur pour la suite.
01:47 Il faut plus faire attention, il faut qu'il y ait plus de surveillance dans les établissements
01:51 pour éviter que d'autres événements comme ça se produisent.
01:55 En arabe, ça se dit "Kader muallim an yakuna rasulallah".
02:00 Le prof, il n'est pas loin d'être comme un prophète
02:03 parce qu'il nous apprend le savoir et il nous partage son savoir.
02:11 Forcément, je pense qu'on est tous un peu perturbés.
02:13 On a tous aussi un petit peu peur
02:15 parce qu'en ce moment, on voit beaucoup d'évacuations
02:18 liées à des alertes à la bombe un peu partout.
02:21 C'est inquiétant, je pense.
02:22 C'est tout le département qui a rendu hommage ce lundi à Dominique Bernard.
02:26 D'autres rassemblements étaient prévus dans l'après-midi à Saint-Chamond ou encore à Villars.
02:31 Ce geste est simple et pourtant, il permet la sécurité des 500 élèves du lycée Jean Monnet.
02:40 Ça me rassure d'avoir les portiques.
02:43 Je me dis qu'il n'y a pas n'importe qui qui peut entrer.
02:45 Et aussi d'avoir la police devant le lycée, ça rassure.
02:50 L'annonce de l'attaque au couteau à Arras et le décès du professeur Dominique Bernard
02:55 a eu l'effet d'une onde de choc dans l'établissement.
02:57 Ça m'a choquée, puisque c'est des élèves qui ont fait ça.
03:01 Et l'école, c'est quelque chose où on est censé se sentir en sécurité.
03:05 Donc ça m'a choquée qu'il y ait pu avoir ça ici.
03:08 Depuis, les mesures de sécurité ont été durcies.
03:11 Le sac des élèves doit être fouillé.
03:13 Merci d'ouvrir vos sacs, monsieur le portail.
03:15 Mais elles concernent surtout les personnes extérieures à l'établissement.
03:19 Elles doivent, par exemple, justifier leur identité.
03:22 Devant certains lycées, on retrouve des bornes anti-voiture-bélier,
03:26 des alarmes anti-intrusion, des vidéos-protection, des portiques de sécurité.
03:31 Les établissements sont comparés à de véritables forteresses.
03:34 Il me semble qu'on est à un niveau de sécurité qui est important.
03:38 Après, ça reste un établissement scolaire.
03:40 Donc ce n'est ni un bunker, ni une prison.
03:44 C'est un juste équilibre entre nos missions d'éducation,
03:49 lieu d'éducation avant tout,
03:51 et la garantie de sécurité que l'on doit aux enfants et aux adultes de l'établissement.
03:58 Depuis 2016, la région a investi 110 millions d'euros
04:01 pour la sécurité des établissements scolaires sous leur délégation.
04:05 Tous les lycées ont au moins des portiques à leur entrée.
04:11 Sébastien Lecornu, ministre des Armées, était en visite aujourd'hui
04:16 à l'entreprise KMDS de Rouen,
04:18 leader français du matériel de défense militaire, comme des véhicules blindés.
04:23 Il a pu voir pour la première fois la mise en place d'un programme Scorpion,
04:28 dans lequel sont investis 60 millions d'euros,
04:31 qui répond à une demande d'une cadence de production de plus en plus importante.
04:35 L'occasion était aussi de revenir sur l'utilisation
04:38 et la reconnaissance du véhicule César exporté dans plusieurs pays.
04:42 Les Danois en avaient acheté et en ont donné à l'Ukraine,
04:46 le Maroc a des canons César, l'Arabie Saoudite,
04:49 d'autres pays, je ne vais pas tous les citer,
04:51 mais donc oui, c'est un produit et dont l'armée ukrainienne
04:54 a donné une visibilité objectivement mondiale.
04:57 Il n'y a pas de doute, aujourd'hui quand vous avez des réunions à l'OTAN,
05:01 quand vous avez des réunions menées par les Américains sur l'aide à l'Ukraine,
05:04 le canon César est l'exemple de ce qui est donné en matière de leadership.
05:08 Ce qui fait que la France de plus en plus aura vocation
05:11 à occuper un leadership en matière d'artillerie.
05:14 Et ça, pour le coup, c'est évidemment précieux pour les usines ici de Rouen.
05:17 La mise en place de ce programme vise à trouver une souveraineté dans le marché.
05:22 Le ministre a fini la visite en décorant les employés du groupe
05:27 et ainsi reconnaître leur implication dans le succès de l'armée.
05:31 Ce mercredi matin, cette pharmacie a déjà accueilli une dizaine de personnes
05:36 pour se faire injecter le vaccin contre la grippe.
05:39 José a choisi de faire un doublon avec celui du Covid.
05:42 Pour lui, se protéger contre la grippe est devenu une habitude.
05:46 Il y a une trentaine d'années que je le fais pratiquement.
05:49 J'étais au contact de personnes âgées, donc ça m'a paru bien de le faire.
05:53 Et puis aussi, pour moi, en tant que profession indépendante,
05:57 je n'ai pas trop envie d'être malade huit jours, par exemple, et d'être addité.
06:02 Et puis je crois au principe de la vaccination, de façon générale.
06:05 Donc ça ne me pose pas de problème.
06:07 Tout est prêt pour accueillir les patients.
06:09 Deux vaccins contre la grippe sont proposés.
06:12 Un classique et un plus fort, proposés aux personnes plus âgées.
06:15 L'an dernier, les pharmaciens ont injecté 42% des doses du vaccin contre la grippe.
06:19 Les plus de 65 ans sont invités à se faire vacciner.
06:23 Mais finalement, tout le monde est éligible au vaccin.
06:25 Le but étant d'éviter une épidémie comme celle de l'an dernier.
06:28 Plus la population sera vaccinée en général,
06:32 plus on sera certain d'avoir une épidémie de faible ampleur.
06:35 Avec un phénomène qui s'est rajouté dans l'intérêt de se faire vacciner,
06:38 c'est quand même dans un système de santé qui est très en tension,
06:42 d'éviter aux périodes les plus cruciales,
06:44 que sont le mois de décembre et le mois de janvier,
06:45 notamment les périodes de Noël,
06:48 d'engorger le système de santé en étant hospitalisé,
06:51 en engorgeant les consultations médicales, parce que les gens sont malades.
06:54 Les pharmaciens vaccinent contre la grippe depuis 2017 dans la Loire.
06:58 Et la compétence s'est élargie depuis le mois d'août,
07:01 après avoir fait une formation, ils peuvent prescrire et injecter
07:04 tous les vaccins du calendrier vaccinal.
07:07 Un gain de temps pour tout le monde.
07:09 Je viens à la pharmacie, je me fais prescrire, je me fais injecter,
07:12 et entre guillemets en très peu de temps,
07:15 on a mis à jour son statut vaccinal,
07:17 sans être obligé de passer par des rendez-vous médicaux,
07:20 avec évidemment aussi l'idée de soulager un peu les cabinets des médecins
07:23 de ce genre de rendez-vous qui ne sont pas aussi urgents.
07:26 Pour les rappels tétanos par exemple, qu'on les fasse à 6 mois ou à un an près,
07:30 ce n'est pas très grave par rapport à des situations de crise
07:33 où on a besoin de consulter le médecin dans la journée.
07:36 La campagne de vaccination est ouverte jusqu'au 31 janvier 2024.
07:39 Cette pharmacie prévoit un pic d'affluence en novembre.
07:43 Drapeau en main, ces agriculteurs ne cherchent pas la discrétion.
07:48 À l'affût de la moindre tromperie au consommateur,
07:50 ils scrutent les différents produits laitiers et bovins dans les rayons.
07:53 On regarde l'origine des produits,
07:55 et là on voit qu'on a un joli logo français,
08:00 marqué "entreprise familiale française",
08:04 et puis quand on cherche, on voit que le lait est origineux, donc non-français.
08:09 Donc il y a quand même tromperie pour le consommateur,
08:12 parce qu'il faut déjà être assez averti pour chercher ça.
08:15 Souvent les gens voient la marque Président, ils pensent que c'est du français,
08:18 alors que non, c'est du lait de l'Union Européenne.
08:21 Ce produit est loin d'être le seul à tromper le consommateur.
08:24 Certaines marques de jambon usent des mêmes méthodes,
08:27 il est écrit "viande française", mais en réalité,
08:29 la provenance vient d'autres pays européens,
08:32 les agriculteurs le signalent donc avec des étiquettes.
08:34 Nous on est producteurs, et ce qui est bien,
08:35 c'est qu'on privilégierait la viande française.
08:39 Certains clients n'observaient qu'attention à la scène,
08:42 et d'autres viennent demander conseil, et restent de marbre.
08:44 Je vais devenir de plus en plus méfiant.
08:46 Je l'étais avant, je vais devenir méfiant maintenant.
08:49 C'est vrai que c'est bon à savoir.
08:50 Il y a des agriculteurs en France qui peuvent produire,
08:54 et qui veulent produire pour la France,
08:56 et qui se disent, c'est de la défiance.
09:02 Je ne sais pas si les gens s'en rendent compte.
09:05 Moi je sais que je m'en rends compte,
09:06 que les magasins vendent énormément de produits étrangers,
09:10 mais je ne sais pas si les gens s'en rendent vraiment compte honnêtement.
09:12 La directrice du magasin est venue à la rencontre des agriculteurs,
09:15 elle n'a pas souhaité répondre à nos questions,
09:17 mais a toutefois affirmé faire remonter la question.
09:20 Faire remonter leurs revendications,
09:22 mais ne pas être adepte du manichéisme.
09:24 Les agriculteurs souhaitent par ailleurs que leurs produits soient plus valorisés.
09:29 Une multitude de fromages pour tout autant de bières.
09:32 Voilà le nouveau type d'apéro en planche qui peut être dégusté.
09:36 Moins connu que le combo vin-fromage,
09:38 celui-là est pour le moins assez surprenant.
09:40 Ce qui était intéressant de constater,
09:41 c'est que quand on avait le fromage en bouche,
09:43 et qu'on buvait une gorgée après,
09:45 on avait en fait un retour du goût du fromage.
09:49 J'adore le fromage et mon compagnon adore la bière,
09:52 donc on connaît Moron-les-Bains et on connaît Christelle qui tient la fromagerie.
09:56 Plus de bière, fromage un peu moins,
09:58 mais bon j'essaye de m'y mettre à peu près.
10:00 On a toujours l'habitude de faire des apéros entre copains,
10:02 donc c'est vrai que forcément ça pourrait y venir,
10:05 ça pourrait être une idée.
10:07 Non, non, non, la bière pour moi c'était juste avec les potes devant le foot,
10:12 mais pas pour déguster.
10:13 Cet atelier s'inscrit dans le cadre du mois des saveurs forésiennes,
10:17 un bon prétexte pour se faire plaisir sur les spécialités locales.
10:20 Même du côté de la fromagerie,
10:22 on ne connaissait pas cette manière de déguster.
10:24 C'est super, là on a fait du coup la triple blanche avec le Comté,
10:30 Comté qui est un petit pêcher mignon,
10:32 et c'est vrai qu'avec cette bière ça se coupe très bien.
10:37 Une certaine forme de dégustation qui en a surpris plus d'un,
10:40 ce vendredi à la fromagerie du Château à Moron-les-Bains.
10:42 Contrairement au vin, il est beaucoup plus facile de comprendre
10:45 et d'appliquer la dégustation de bière.
10:47 Pas besoin d'être un spécialiste et d'avoir fait 20 heures de cours avant
10:50 pour arriver à se rendre compte que par exemple,
10:53 là on a goûté une ambrée avec de la forme de Montbrison,
10:55 que ça marche plutôt bien et qu'après surtout,
10:58 on peut le reproduire à la maison,
10:59 que c'est facile, qu'on peut très bien préparer un apéro avec les copains
11:02 et refaire ça avec eux.
11:04 Pour accompagner la dégustation, du pain et de la charcuterie
11:07 étaient également proposés.
11:09 Alors avant de partir,
11:10 tous ont profité d'un dernier bout de fromage et d'une dernière bière.
11:14 Quatre librairies de Saint-Etienne participent à l'initiative
11:18 du Secours populaire et du syndicat de la librairie française
11:21 Donnez à lire.
11:22 Une opération simple, acheter un livre jeunesse en plus
11:26 qu'il faut laisser au libraire.
11:28 Il sera donné au Secours populaire, puis distribué à un enfant dans le besoin.
11:33 Dans toute la Loire, 12 librairies font partie de l'initiative.
11:36 Dans celle-ci, spécialisée dans la littérature jeunesse,
11:39 donner accès à la lecture aux enfants est essentiel.
11:42 Vraiment, nous l'idée c'est qu'on essaye de...
11:46 Là où les personnes ne viennent pas à la librairie,
11:47 nous on a vu que d'une manière ou d'une autre,
11:49 la librairie puisse aller à eux.
11:51 Pour nous, ça reste une évidence qu'il faut que les enfants puissent lire.
11:57 Tout le monde ne vient pas en librairie,
11:58 donc donner à lire c'est un super moyen d'amener le livre
12:03 à ceux qui en ont le plus besoin.
12:05 Si la seconde main et la récupération sont très utilisées par les associations,
12:10 avoir un livre neuf, rien qu'à soi, change tout.
12:13 Le plaisir du livre neuf, toutes les personnes qui le lisent le connaissent.
12:17 Le fait d'ouvrir pour la première fois, d'avoir une forme de privilège d'ouvrir ce livre,
12:21 donc d'autant plus pour quelqu'un qui en a peu.
12:27 Alors après, pour nous, on va trouver ça anecdotique,
12:29 mais le fait qu'il n'ait pas été lu, corné, abîmé, déchiré,
12:33 forcément ça fait une différence.
12:34 Pour le Secours populaire, l'aide alimentaire est indispensable,
12:37 mais l'accès à la culture fait partie des objectifs principaux de l'association.
12:42 L'idée c'est aussi non seulement de faire découvrir le livre,
12:47 mais d'essayer de donner le goût de la lecture,
12:49 et de montrer qu'eux aussi ils ont droit et qu'eux aussi peuvent avoir leur livre à eux.
12:55 Selon une étude de l'Observatoire des Inégalités,
12:58 le milieu social peut influencer sur la lecture et le niveau scolaire.
13:02 La part de la population qui ne lit pas et qui incitera moins les enfants à lire,
13:07 est trois fois plus importante dans les catégories populaires,
13:10 par rapport à celles aisées.
13:12 "Madame, c'est une mauvaise nouvelle, c'est un cancer."
13:17 Ce sont les mots que cette femme a entendu de sa gynécologue il y a dix ans.
13:24 24 clichés pour 24 femmes guerrières, victorieuses d'un cancer qui abîme le corps.
13:30 Les visiteurs de ce vernissage étaient touchés par la force communicative,
13:34 partagée à travers ces photos.
13:36 "On peut dire que si des femmes ont réussi à le faire, tout le monde peut le faire.
13:40 Il faut juste avoir le courage et normalement c'est bon."
13:43 "Il faut informer les gens, et je pense que quand même beaucoup de gens ignorent,
13:49 ou se posent des questions en tout cas sur ce que c'est réellement, ce qui se passe vraiment."
13:54 Des images accompagnées de textes bouleversants, écrits par les modèles elles-mêmes.
13:59 Toute une page où quelques mots font écho avec le travail de Victoria Bosque,
14:03 l'artiste photographe, ils permettent un autre regard sur la maladie.
14:08 "Leur texte est rassurant, en se disant, bah elles ont vécu ça,
14:11 mais elles sont encore là et elles se sont battues.
14:13 Donc c'est des textes qui sont poignants, rassurants, et on se dit que c'est des vraies combattantes."
14:18 Cette exposition a été présentée pour la première fois en 2014.
14:22 Elle est gracieusement prêtée cette année à la ville de Firmini.
14:25 La générosité de l'artiste s'explique par un message à faire passer.
14:29 "Rien n'a changé dans la façon de souffrir, dans la façon de vivre ces moments très difficiles et éprouvants.
14:39 Au plus grand nombre de publics qu'elles peuvent être présentées,
14:45 mieux c'est, je trouve qu'il faut, pour ne pas avoir peur, pour ne pas avoir peur de faire des dépistages."
14:52 En France, en 2023, le nombre de cancers est estimé à plus de 60 000 cas.
14:57 Même si l'âge médian s'élève à 61 ans, les femmes peuvent en être victimes très tôt dans leur vie.
15:03 Dans cette exposition, la plus jeune a été diagnostiquée à 25 ans.
15:08 En effet, ce soir, ce sera la création de "Neige" par l'équipe de Pauline Bureau,
15:13 metteur en scène et autrice, qui a réécrit le conte collecté par les frères Grimm et de Blanche-Neige.
15:19 Elle ne retient que l'essentiel, le rapport mère-fille et la forêt.
15:22 "Tu sentiras à peine ma présence."
15:24 "Ce sera trop, déjà."
15:25 "Je ne parlerai pas."
15:26 "Ce qui m'intéressait dans Blanche-Neige, c'était les évanouissements,
15:29 la façon dont elle meurt plusieurs fois et dont elle renaît plusieurs fois.
15:32 Et pour raconter à la fois cette adolescente qui est Neige et à la fois sa mère.
15:37 Et comment est-ce que la vie avance et comment est-ce qu'on se perd parfois,
15:43 comment est-ce qu'on se retrouve à d'autres moments et comment est-ce qu'en tout cas,
15:47 ce rapport-là ainsi que les autres rapports que peuvent être l'amitié ou l'amour sont vivants,
15:53 changeants et nous permettent d'évoluer."
15:57 "C'est sa chambre ?"
15:58 "Oui."
15:59 "Vous l'avez vue pour la dernière fois à quelle heure ?"
16:01 "Neige disparue, elle a quitté le domicile familial.
16:05 On évolue dans une enquête policière, son journal intime, ses escapades dans la forêt,
16:09 que Pauline peuple d'apparitions, disparitions de loups, de cerfs,
16:13 des animaux sauvages au milieu desquels Neige construit son identité de jeune femme."
16:18 Dans le conte, parfois une image, ça suffit à résumer beaucoup de choses,
16:23 à la fois des sentiments, des sensations, une évolution, la sauvagerie
16:27 et du coup, on avait envie de travailler sur ces images-là.
16:30 Alors déjà sur le miroir, qui est au cœur de Blanche-Neige
16:34 et qui renvoie pas toujours exactement ce qu'il reflète
16:37 et qui renvoie de soi des images qui peuvent être décalées.
16:40 Après le miroir, ça nous a amené à un miroir plus contemporain qui est le téléphone
16:44 et on avait du coup envie de travailler à la fois sur les photos qu'on reçoit
16:47 mais aussi sur les films qu'on peut faire et les traces qu'on laisse de la vie dans le téléphone."
16:52 "Alors dans ce Neige, Pauline a joué l'épure, nulle et lipputienne ici,
16:57 une mère qui défaille, le chasseur pas si rustre, le prince pas si charmant,
17:02 relégué au rang de personnage secondaire, comme si Pauline Bureau voulait rompre
17:06 avec l'essence même des contes le jeu de la répétition qui ancre dans un imaginaire figé."
17:13 "Je sens que les contes, quand j'y ai repensé,
17:16 on dit beaucoup "ah bah voilà, c'est ce qu'il faut pour grandir etc."
17:20 Puis quand j'ai repensé moi à mon adolescence, je me suis dit que cette obsession romantique
17:24 que les contes m'avaient donné à travers de ce personnage du prince charmant,
17:27 ça ne m'avait pas été utile tout le temps et que moi j'avais envie de faire un conte
17:30 qui valorise peut-être pour une ado des liens qui soient multiples
17:34 et pas juste sentimentaux ou amoureux, que ça puisse être l'amitié,
17:38 un lien philosophique au monde, aux animaux, à la sauvagerie, voilà.
17:41 Et c'était tout ça aussi que j'avais envie de mettre en jeu dans le spectacle."
17:44 "Voilà Neige qui sera ici au Théâtre Jean d'Asté pendant une semaine,
17:48 une création à découvrir sur cette longue durée, c'est rare, voire exceptionnel,
17:52 il se sera tous les jours, hormis dimanche, à la comédie."
17:55 Sous-titres par Nathalie C.
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