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  • il y a 3 ans
Gérald Darmanin était hier soir dans "C à vous" sur France 5 et il a été invité à commenter l'attaque qui s'est déroulé lors de la Fête du village de Crépol. Et le Ministre de l'Intérieur a vu dans cet acte un nouveau signe de l'ensauvagement qu'il dénonce depuis déjà plusieurs mois :"Ce qui s'est passé est bien évidemment ignoble et inacceptable".

"Il y a trois et demi, lorsque je suis devenu ministre de l'Intérieur, j'ai évoqué l'ensauvagement. J'ai dit qu'il y avait une violence qui était gratuite, de gamins de 15-16 ans contre des gamins de 15-16 ans. Nous devons remettre l'autorité partout, dans la rue, dans l'école (...) Lorsqu'on loupe cette autorité, arrivent des drames comme ceux-là", a voulu analyser le ministre de l'Intérieur, qui a affirmé se "battre tous les jours pour que ça n'arrive plus".

La nuit du drame, 350 personnes, principalement des jeunes, étaient réunies pour un bal dans une salle des fêtes de ce village de 500 habitants lorsqu'une dizaine de personnes a fait irruption, armées d'armes blanches. Les pompiers ont dénombré un mort plus de 20 blessés dont deux ont été hospitalisés en urgence absolue.

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Transcription
00:00 manifestement passé n'est pas extrêmement clair ou alors trop clair.
00:03 Il y a eu une fête dans un village et puis des gens qui viennent d'ailleurs de ce village
00:07 ont voulu forcer l'entrée de cette fête et des coups de couteau sont partis.
00:10 Donc ça s'appelle l'ensauvagement.
00:11 Il y a trois ans et demi, lorsque je suis venu au musée intérieur, j'ai évoqué l'ensauvagement.
00:14 J'ai dit qu'il y avait une violence qui était gratuite.
00:16 Deux gamins de 15-16 ans contre des gamins de 15-16 ans.
00:19 Ça c'est pas de la faute de la police ou de la gendarmerie
00:21 quand des gens de 15-16 ans donnent des couteaux à des personnes de 15-16 ans.
00:25 C'est évidemment une faillite générale de notre société.
00:28 Les parents, une partie peut-être l'immigration,
00:31 je ne sais pas si c'est le cas dans cette affaire-là mais ça peut en partie expliquer.
00:33 L'urbanisme, comme c'est le cas dans ce quartier de Nîmes.
00:36 J'ai été maire, je sais à quel point il est important de ne pas mélanger,
00:40 de mélanger des populations pour qu'elles ne soient pas les unes contre les autres.
00:43 Quand on consent à la misère, il y a ce genre de difficultés.
00:45 Évidemment des réponses pénales qui ne sont pas assez fortes.
00:47 Évidemment une présence de la police qui n'est pas assez forte.
00:49 Évidemment une éducation populaire qui n'est plus là.
00:52 Donc je pense que, et à la lumière de ce qu'on a vu pendant les émeutes au mois de juillet,
00:56 Il y a totalement à se poser des questions, à repenser le cadre de l'autorité.

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