00:00 Franchement, ce n'est pas pour critiquer, mais je ne comprends pas la décision du parquet national.
00:06 - Si un magistrat ne comprend pas, je suis rassuré.
00:07 - Antiterroriste, je me suis replongé d'ailleurs dans l'article 421-1 du code pénal qui définit l'acte de terrorisme,
00:15 c'est-à-dire que ça peut être un assassinat dont le but, effectivement, intentionnellement,
00:19 une entreprise individuelle, dont le but de semer la terreur.
00:23 C'est ça, l'acte de terrorisme.
00:25 Il n'y a pas besoin d'une dimension de religiosité.
00:28 - Non.
00:28 - Et le parquet met dans son argumentaire de communiquer qu'il n'y avait pas de dimension de religiosité.
00:33 Mais que je sache, dans le passé, on a eu beaucoup d'attentats qui n'avaient aucune dimension de religiosité.
00:39 - Alors, si...
00:39 - Je voudrais simplement rappeler, si je puis terminer, Action Directe, les Brigades Rouges, la bande à Bader,
00:46 ont contesté un régime, régime capitaliste, etc.
00:49 Il n'y avait pas de religiosité.
00:50 Ensuite, si vous voulez...
00:51 - C'est politique.
00:53 - Oui, c'est politique.
00:53 Pour en terminer, il ne s'en prend pas, à mon sens, il n'y a pas une dimension raciste,
00:58 il s'en prend à la France et aux Français anciens de l'Empire colonial.
01:01 - Exactement.
01:01 - Donc, il le dit lui-même.
01:03 Donc, on est bien dans une définition proprement parlée de l'article 421-1 du Code pénal.
01:10 C'est, pour moi, un acte de terrorisme qui ne fait aucun doute.
01:13 Alors, je pense que le jeu d'instruction qui est saisi, l'évolution de l'enquête, on y arrivera tôt ou tard.
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