- il y a 3 ans
Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent de la présence de plusieurs personnalités de la France insoumise à la cérémonie d'hommage national aux victimes françaises des attaques du Hamas, le 7 octobre.
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00:00 18h38, on se retrouve en direct sur CNews et sur Europe.
00:03 Un meilleur Habib nous a rejoint. Bonsoir.
00:04 - Bonsoir Laurence. - Député UDI des Français et établisseurs de France,
00:07 Aminel Katmi aussi est séisme. Bonsoir.
00:09 Vous avez écrit ce livre très puissant, "Sinisme, dérive et trahison,
00:13 comment Macron et Mélenchon sont devenus les marchepieds du Rassemblement National"
00:17 aux éditions HarperCollins. On va vous entendre tous les deux,
00:20 notamment le meilleur Habib, qui était évidemment à cette cérémonie ce matin d'hommage national
00:24 et qui s'est entretenu de façon visiblement assez musclée avec Manuel Bompard de la France Insoumise.
00:29 Pourquoi les Insoumis étaient indésirables à cette cérémonie ?
00:31 On fait d'abord le point avec Audrey Bertheau et je vous passe la parole.
00:33 Une arrivée saoulée et huée.
00:39 Allez les filles, allez les filles !
00:42 Et sous les protestations.
00:44 Allez les filles dehors !
00:46 À l'extérieur de la cour des Invalides, aucune voix dissonante.
00:50 La France Insoumise n'était pas la bienvenue à l'hommage rendu aux victimes françaises du terrorisme.
00:55 Le public venu et assisté était unanime sur le sujet.
00:59 Ce n'est pas un meeting politique, c'est un espace de recueillement
01:02 réservé aux familles et aux gens qui soutiennent les familles.
01:04 Ils n'ont strictement rien à faire là.
01:06 Ce sont des antisémites, il faut le dire,
01:09 donc on n'a pas compris pourquoi leur présence aujourd'hui est là.
01:13 Je ne sais pas ce qu'ils vont ressentir quand ils vont se présenter ce soir devant une glace.
01:17 Mais ils ne représentent rien.
01:18 Et s'ils avaient un brin de jugeote,
01:20 quand on n'est pas invité aux obsèques ou quand on n'est pas invité à une cérémonie,
01:24 on ne vient pas.
01:25 Malgré l'opposition de plusieurs familles de victimes,
01:28 Mathilde Panot, Manuel Bonparc, Caroline Fiat ou encore Éric Coquerel
01:32 ont répondu présents à l'invitation du chef de l'État.
01:35 Pour le député LFI, Émeric Caron, hué à son arrivée,
01:38 ce n'était ni le lieu ni le moment pour la polémique.
01:41 Aujourd'hui, nous sommes ici pour rendre hommage aux victimes françaises
01:44 des attaques terroristes du 7 octobre.
01:47 Ce n'est pas le lieu de déclencher des polémiques, de demander des explications.
01:52 En ce qui me concerne, j'invite toutes celles et tous ceux qui considéraient
01:57 que je n'allais pas passer ici à réentendre tout ce que j'ai pu déclarer depuis le 7 octobre.
02:01 La France insoumise a toujours refusé de qualifier clairement
02:04 le ramasse d'organisations terroristes.
02:07 En plus de la majorité du public,
02:09 une partie de la classe politique a estimé que leur venue était scandaleuse et indigne.
02:14 Mais Rami, qu'avez-vous dit à Manuel Bonparc
02:16 quand vous l'avez croisé dans la cour des Invalides ?
02:18 Qu'il n'y avait rien à faire ici, qu'il n'y avait pas de dignité,
02:20 que les familles des otages n'en voulaient pas.
02:23 Vous savez, Aarons Ferrari, je suis le député des Français d'Israël.
02:26 D'avoir aujourd'hui les porte-parole du ramasse,
02:31 et donc un petit peu leur porte-parole à ces familles.
02:35 Mais en réalité, c'était les porte-parole du ramasse qui étaient là.
02:38 Je vous rappelle qu'ils ne sont pas venus à la manifestation pour l'antisémitisme.
02:41 Il y avait 100 000 Français dans la rue.
02:43 Et pourquoi ils ne sont pas venus ?
02:44 Parce qu'il y avait une partie du Rassemblement national.
02:47 Une manifestation contre l'antisémitisme.
02:48 On aura compris ce que vous avez voulu dire.
02:50 Non, non, non, pas moi.
02:51 Contre l'antisémitisme, pardon.
02:53 Et à l'époque, à cette commémoration,
02:58 il y avait le Rassemblement national.
03:00 Ils n'avaient aucune raison de venir.
03:01 Ils étaient côte à côte.
03:02 Ils n'avaient aucune raison de venir.
03:05 Ce sont des gens pour qui le ramasse est un mouvement de résistance.
03:09 Ce sont des gens qui ont été à Gaza, à Rafi, à Rafa, il y a deux jours de cela,
03:13 sans avoir un mot pour les otages.
03:15 Ce sont des gens qui ont ce sens, les terroristes.
03:18 Leur gourou Mélenchon a déclaré, je vous le rappelle,
03:22 que le 7 octobre n'était pas un pogrom.
03:24 Pourquoi ? Parce qu'ils ont voulu tuer des Israéliens et non des Juifs.
03:28 Alors que pour ceux qui ont vu le film de 43 minutes,
03:30 il y avait un seul mot, "Ezba liyoud", "égorge le Juif".
03:33 Juif, Juif, pas une fois le nom israélien.
03:36 Donc, un peu de dignité.
03:37 À la limite, je n'aurais pas eu de problème avec Caroline Fiat.
03:40 À la limite, parce que je n'ai jamais entendu des rappeurs.
03:42 Je n'aurais pas eu de problème avec certains qui n'ont pas des rappeurs.
03:45 - Avec François Ruffin. - François Ruffin, Pannot.
03:48 Et Mathilde Pannot, notamment.
03:51 J'étais... Ils partent, ils n'ont rien à faire ici.
03:53 Je leur ai dit que leur présence n'était pas souhaitée.
03:57 Bien sûr.
03:58 Mais, Yarabi, vous avez fait la bise à Jordane Bardella.
04:01 Ça aussi fait beaucoup réagir. Expliquez-nous.
04:03 Écoutez, je vais rassurer tout le monde.
04:05 J'ai fait la bise à Jordane Bardella, j'ai fait la bise à David Habib,
04:08 à madame Hidalgo, socialistes d'un côté,
04:12 Rassemblement national n'y voyait aucun message.
04:15 On se fait... J'ai des rapports.
04:17 Je considère aujourd'hui, je l'ai dit,
04:19 et je ne vote pas pour le Front national,
04:21 et je n'ai pas voté aux deux dernières élections,
04:23 j'ai voté pour Emmanuel Macron, pour tout vous dire au deuxième tour,
04:26 et pas pour le Rassemblement national.
04:28 Est-ce que ce sera pour l'infini ? Je ne sais pas.
04:31 Je dis qu'à ce stade, aujourd'hui,
04:32 je n'ai aucun reproche à faire au Rassemblement national,
04:35 en particulier à madame Le Pen ni à monsieur Bardella,
04:39 depuis le 7 octobre et bien avant.
04:41 J'ai un problème avec l'ADN du Rassemblement national.
04:43 Le Front national et la lutte contre l'extrême droite
04:46 a été un des combats de ma vie,
04:48 y compris, ça ressort un petit peu avec mes points quand j'étais jeune,
04:51 mais avec des nervis de choc, et ni des femmes ni des enfants,
04:53 comme ça a pu être dit.
04:54 Ceci étant dit, aujourd'hui, ils sont rentrés pour moi
04:57 dans le champ de Républicains.
04:58 Il y a beaucoup de grands patriotes au sein du Rassemblement national.
05:01 Je suis aujourd'hui apparenté Républicain, même si je suis à l'UDI.
05:04 C'est ma famille politique, donc n'y voyez aucun message.
05:07 La clarification a été faite.
05:08 Aminah El Khatmi, sur cette cérémonie à la fois
05:11 et la présence de la France insoumise.
05:14 Moi, j'étais au milieu de cette foule,
05:16 devant cet écran, devant les Invalides,
05:19 et j'ai vu la dignité de ces gens qui étaient là.
05:24 J'ai vu la dignité de ces familles,
05:26 et je me suis dit que ce n'était pas à la hauteur.
05:30 Je me suis aussi dit que c'était sans doute
05:32 pour la première fois dans l'histoire récente de notre pays,
05:35 et peut-être dans l'histoire tout court de notre pays,
05:38 qu'à l'occasion d'une cérémonie nationale aux Invalides,
05:41 dans la même cour, se trouvaient les familles des victimes
05:45 et les supporters de leurs bourreaux.
05:47 Je n'ai pas d'autres souvenirs d'avoir vu
05:49 les familles des victimes et les partisans de leurs bourreaux.
05:54 Ceux qui ont expliqué que c'était des actes de guerre
05:57 et non des actes terroristes.
05:59 Ceux qui ont bavardé sur les bébés dans le four.
06:02 Ceux qui ont invité la patronne du FPLP,
06:06 une organisation terroriste.
06:08 Ceux qui ont qualifié le Hamas de mouvement de résistance.
06:12 J'étais jeudi dernier à Kfar Aza,
06:14 Laurence Ferrari, dans un kiboutz,
06:17 avec Olivier Rafovitch,
06:18 que les téléspectateurs de CNews connaissent bien.
06:21 Je l'ai suivi dans ce kiboutz,
06:24 qui a été transformé en enfer.
06:27 Je suis rentré dans une maison qui a été brûlée
06:30 avec ses occupants à l'intérieur.
06:33 Vous savez, vous rentrez dans une pièce
06:36 et vous voyez des traces de mains
06:38 et des traces de griffures sur des portes
06:40 de gens qui sont brûlés vifs et qui ne peuvent pas sortir.
06:44 Les griffures, c'est ce qui a été trouvé dans les chambres à gaz
06:47 lorsque les Alliés sont arrivés dans les camps
06:49 et qu'ils sont rentrés dans les chambres à gaz.
06:51 Ils ont trouvé des murs comme ça,
06:55 plein de griffures, de gens qui tentaient de s'échapper.
06:58 Refuser de qualifier ça de terrorisme,
07:01 c'est une abomination.
07:03 Si je peux dire un mot encore.
07:06 Imaginez-vous, simplement, je l'ai dit hier au Parlement,
07:10 lors de la séance des questions au gouvernement,
07:12 que René Bousquet, Faurisson, Papon,
07:16 voire Jean-Marie Le Pen,
07:18 assistent à la cérémonie du Veldiv au mois de juillet.
07:22 D'abord, ce ne serait jamais arrivé
07:24 et personne n'aurait pu l'accepter.
07:26 Donc ces gens-là n'avaient pas leur place ici.
07:28 Ni plus, ni moins.
07:29 Ils ne devaient pas être à cette commémoration.
07:34 - Vincent Hervoët, votre avis ?
07:36 Les victimes étaient là en même temps que les bourgeois.
07:37 - Non, c'est vrai que c'est une première
07:39 parce qu'à chaque fois qu'il y a eu des moments comme ça,
07:42 d'émotion nationale mise en scène par l'État
07:45 pour justement conjurer peut-être
07:47 à la fois l'angoisse des citoyens
07:49 et donner un sens à toute cette émotion
07:52 que charrie un meurtre de masse comme celui-là,
07:55 où on se sent soi-même ébranlé.
07:58 À chaque fois qu'il y a eu ça,
07:59 après les crimes de Daech,
08:01 après les prises d'otages, etc.,
08:03 il y avait de l'unanimité.
08:06 Et effectivement, c'est la première fois qu'il y a
08:09 un verre dans le fruit, qu'il y a...
08:12 Et du coup, comme un questionnement
08:14 sur la manifestation elle-même,
08:17 sur le sens qu'il faut y trouver.
08:21 Et donc, une gêne.
08:24 - Rachid, vous partagez la gêne de Vincent Herbouet ?
08:28 - Oui, je la partage parce que,
08:31 principalement, les familles ne souhaitaient pas
08:33 leur présence et que ça fait depuis des mois
08:36 et depuis, finalement,
08:38 leur élection à l'Assemblée nationale,
08:40 qu'ils ne représentent pas l'esprit républicain.
08:42 Donc, je pense qu'il y a deux choses.
08:44 Il y a déjà cet antisionisme
08:49 qui est en réalité le botox de l'antisémitisme
08:53 et qui est vraiment complètement banalisé
08:58 du côté de l'extrême-gauche.
08:59 Et puis, surtout,
09:01 que cette extrême-gauche a une haine
09:04 de l'universalisme et de l'humanisme.
09:06 Il mène une guerre contre l'unité de la France.
09:10 - Mais ce qui est insemblable, c'est qu'ils sont
09:13 présents sur tous les combats
09:14 de toutes les minorités à travers le monde.
09:17 Sauf pour les Juifs.
09:19 Minuscule peuple, 15 millions de Juifs
09:21 à travers le monde,
09:23 dont 7 millions en Israël.
09:26 Mais c'est terrifiant.
09:28 Ils n'ont pas le droit.
09:30 Ils ne sont pas sortis ni pour les Iraniens,
09:32 ni pour les femmes afghanes,
09:35 ni pour les Ouïghours, ni pour le Yémen,
09:37 ni pour le Soudan, ni nulle part.
09:38 Une seule obsession, les Juifs et Israël.
09:41 Ça s'appelle de l'antisémitisme.
09:43 Il faut un cordon sanitaire,
09:45 comme il a existé auparavant avec le Front national.
09:49 Je demande aujourd'hui de faire avec ces gens-là
09:52 un cordon sanitaire.
09:54 C'est pour ça que leur place n'était pas à commémoration.
09:59 - Amine El Khamidi.
09:59 - Par ailleurs, il faut quand même rappeler
10:01 que la mouvance politique dont on parle,
10:03 l'extrême gauche, nous explique depuis des années
10:06 qu'il ne faut pas parler à la place des concernés
10:09 et qu'il faut respecter la parole des concernés.
10:12 Que lorsqu'un racisé, comme on dit,
10:14 pour utiliser un mot que j'exsacre
10:17 et je crois que ma voisine aussi parle,
10:19 on dit qu'il ne faut pas parler en son nom
10:21 et qu'il faut le respecter.
10:22 Lorsqu'un LGBT s'exprime,
10:24 on dit qu'il faut respecter sa parole.
10:27 Lorsqu'une femme est victime de violence,
10:29 on dit qu'il faut respecter la parole
10:32 des femmes victimes de violence.
10:34 Les seuls dont à la fois on ne respecte pas la parole,
10:38 mais dont on peut contredire la parole
10:41 en disant en leur nom ce qu'il est bon ou pas,
10:44 ce qui est antisémite ou pas,
10:46 ce qui mérite d'être dénoncé ou pas,
10:48 ce sont les Juifs.
10:50 De là à dire que l'on peut se permettre avec des Juifs
10:53 des choses que l'on ne se permet pas avec d'autres
10:55 parce qu'électoralement, ils pèsent moins que d'autres,
10:58 c'est un pas que je peux franchir allègrement.
11:00 Emmanuel Macron a évoqué entre les lignes
11:03 cette question de la justification des actes de terrorisme.
11:07 Selon lui, rien ne peut justifier ces actes.
11:09 Écoutez-le.
11:10 Leur vie mérite sans relâche de nous battre contre les idées de haine,
11:14 de ne rien céder à un antisémitisme rampant,
11:18 désinhibé, ici comme là-bas.
11:21 Car rien ne le justifie. Rien.
11:24 Car rien ne saurait justifier ni excuser ce terrorisme.
11:28 Rien.
11:29 C'est important de mettre les mots sur les choses, Vincent Herbouet.
11:33 Rien ne saurait justifier le terrorisme.
11:35 - Oui. - Bon.
11:37 Alors, il y a six mois, le chef de l'État a envoyé un télégramme,
11:42 un message au président Tebboune.
11:46 - Algérie. - À l'occasion de l'anniversaire
11:48 de la Toussaint Rouge,
11:50 qui fut le premier, en fait,
11:54 moment où a basculé en quelque sorte
11:56 la revendication indépendantiste en Algérie.
11:59 La lutte pour la libération nationale
12:02 a basculé dans une forme de terrorisme
12:03 puisqu'à la Toussaint Rouge, ce sont des civils,
12:06 ce sont des pauvres gens qui n'avaient rien à voir,
12:09 c'est des instituteurs, un couple d'instituteurs,
12:12 c'est français, qui ont été massacrés par le FLN
12:16 qui voulait vraiment forger de camp et précipiter la guerre.
12:21 Bon. Stratégie cynique et efficace.
12:25 Parce que le terrorisme, en général, ça marche.
12:28 Le même président, donc, vient nous dire aujourd'hui
12:33 que rien ne justifiera jamais,
12:35 qu'on ne cédera jamais rien au terrorisme.
12:37 Il y a six mois, contre des gens qui ont usé du terrorisme
12:41 pour acquérir leur indépendance...
12:43 - Il y a un paradoxe. - ...une réflexion
12:45 que rien n'exigeait, à commencer par les Algériens.
12:48 Ils ne le demandaient pas, ils ne comprennent même pas, d'ailleurs.
12:52 Vous entendez ça, Geoffroy Lejeune ?
12:54 J'entends ça complètement sur le rapport
12:55 entre la France et l'Algérie, bien sûr, évidemment.
12:57 Vincent Herouet dit "le terrorisme, ça marche".
13:00 Je voyais les images tout à l'heure...
13:02 - Je le crois. - Non, mais je suis d'accord avec ça.
13:04 Les images de la France insoumise, leur stratégie aussi, ça marche.
13:08 En tout cas, je voudrais mettre en garde sur le fait
13:09 qu'il y a beaucoup de gens qui disent
13:11 qu'ils sont en train de se fourvoyer,
13:13 qu'ils vont descendre aux enfers, dans les abysses
13:15 de la représentation électorale.
13:17 Moi, je ne suis pas du tout certain.
13:18 Je pense qu'en les voyant tout à l'heure
13:20 parader, parce que c'était presque ça,
13:22 ils étaient souriants, etc.
13:23 Émeric Caron est très fier de son bon mot
13:25 en disant "ce n'est pas le lieu des polémiques".
13:26 En fait, on refait le film.
13:28 On a des sondages qui indiquent
13:30 qu'ils seront peut-être bas aux élections européennes.
13:32 Je rappelle que ça a déjà été le cas en 2019.
13:34 Ça ne les a pas empêchés d'être proches
13:35 du second tour de la présidentielle en 2022.
13:37 Premièrement, on sent une adhésion
13:39 de plus en plus grande dans l'électorat
13:41 qui a été visé par cette stratégie.
13:42 Et le fait qu'ils soient présents aujourd'hui
13:44 à l'hommage, on dirait que l'expression
13:46 "toutes ontes bues" a été inventée pour eux.
13:48 C'est-à-dire, c'est eux qui estiment,
13:50 malgré 75 % des Français qui sont choqués
13:52 et qui sont contre, malgré le fait
13:54 que tous les gens présents dans la Cour des Invalides
13:55 étaient contre, qu'eux, ils ont leur place.
13:57 Parce qu'en fait, finalement, ils visent le pouvoir.
13:59 Ils se victimisent, sans plus y remercier.
14:01 - C'est horrieux. - L'inversion déroule.
14:03 - Ils portent la porte de l'enterrement.
14:05 - Et ils se victimisent. - Pour deux raisons.
14:06 Parce que ça paye électoralement, en tout cas,
14:08 c'est ce qu'ils pensent, et manifestement,
14:10 dans le 93, c'est ce qui s'est passé.
14:12 Et deux, parce qu'ils font de buzz.
14:13 Ces gens-là ne font pas de la politique.
14:15 Ils n'ont pas de fonds, ils n'ont pas de colonne vertébrale.
14:17 Ce qui n'est pas le cas des communistes,
14:19 qui ont pourtant, c'est vrai, eux aussi,
14:21 déroulé le tapis rouge à des membres du FPLP,
14:24 qui retiennent le petit Kfir, censé, s'il est encore vivant,
14:28 en otage. On ne l'a pas oublié.
14:30 Vous l'avez rappelé tout à l'heure.
14:31 Il ne faut pas oublier cela.
14:33 Et Mme Raca, avec qui on a paradé dans toute la France.
14:36 Le FPLP, c'est l'attentat de la rue des Rosiers,
14:38 qui a tué des Français, au-delà de Juifs.
14:42 Rappelez-vous, il faut avoir un petit peu de mémoire.
14:45 Mais les gens de la France insoumise
14:47 sont dans le buzz, dans la posture,
14:49 pour des raisons électoralistes et pour des raisons médiatiques.
14:52 Mais il n'y a pas de colonne vertébrale chez eux.
14:55 Ils sont opportunistes et immondes, si vous me permettez.
14:58 Aminel Katmi, vous voulez rajouter ?
15:00 Oui, je suis d'accord.
15:01 Moi, le discours sur...
15:03 Il faut analyser tout ça à l'angle du fait
15:08 que M. Mélenchon ne veut pas le pouvoir.
15:10 Il a sans doute probablement compris
15:12 qu'il ne serait jamais président de la République.
15:14 Donc, il veut tenir une petite boutique de protestation
15:18 et, pardon, si vous me permettez,
15:20 de la trivialité de bordélisation.
15:22 Et donc, ça a été théorisé, d'ailleurs,
15:25 la stratégie du conflit permanent.
15:27 Il l'a même écrit dans un texte.
15:30 Donc, tout ça est assez lamentable.
15:33 Rachel Kahn, je sens que vous n'êtes pas forcément d'accord.
15:36 Ah, si, si, je suis d'accord.
15:39 Et puis, je pense qu'il y a la donnée électoraliste,
15:43 mais aussi la donnée, tout simplement,
15:46 de vie démocratique et de vie de relation
15:49 entre les citoyens et que leurs idées imbibent
15:52 beaucoup plus qu'on peut le dire,
15:56 et notamment cette victimocratie
15:58 qui fait avoir certains privilèges à l'extrême gauche
16:01 et qui est hyperdument dangereuse.
16:03 L'extrême gauche qui est devenue l'ennemi de l'intérieur,
16:07 selon vous, Vincent Herouët ?
16:09 Oui, c'est une question...
16:13 C'est une vaste question, M. Laurent.
16:15 Je vous la pose.
16:17 Moi, ce qui me frappe, si vous voulez,
16:19 c'est le danger, le piège qu'a tendu le Hamas
16:22 est proprement diabolique.
16:24 Et on a raison de parler des enfers
16:28 et d'une forme d'incarnation du mal.
16:30 Vous savez, les anglo-saxons, on voit toujours l'ennemi,
16:32 l'adversaire, c'est l'incarnation du mal.
16:34 Là, c'est un peu le cas, quand même.
16:36 Parce que ce qui s'est passé, cet octobre,
16:38 outre la monstruosité du spectacle donné,
16:41 l'espèce d'ivresse morbide, c'est terrifiant.
16:44 Mais la suite est aussi assez terrifiante.
16:48 Et je trouve que la séparation du monde,
16:52 l'opposition avec Israël, telle qu'elle se cristallise aujourd'hui,
16:56 a quelque chose qui doit nous inquiéter réellement.
16:59 À l'instant, Benjamin Netanyahou affirme
17:02 que la victoire sur le Hamas, c'est une affaire de mois.
17:04 La guerre va encore durer, évidemment, en Israël.
17:07 Oui, mais le président de la République avait dit
17:09 que ça devait prendre 10 ans.
17:10 Et à l'époque, j'avais dit moi-même que ça prendrait
17:12 sans doute aux alentours d'un an.
17:14 Je vous rappelle que nous, à Raqqa, on a mis près d'un an,
17:17 et il y avait beaucoup moins de...
17:19 C'était beaucoup moins compliqué,
17:20 et il y a eu beaucoup plus de victimes, entre parenthèses, collatérales.
17:23 Les Israéliens doivent terminer, pour le bien des Palestiniens,
17:26 pour le bien de la région, avec le Hamas.
17:28 Avec une libération possible des otages,
17:30 à condition d'une crèche.
17:32 C'est le seul moyen de libérer des otages.
17:33 Vous savez, Sinoir est comme un rat en ce moment.
17:35 Il est en train de se balader... - Le chef du Hamas.
17:37 Le chef du Hamas.
17:38 Il est en train de se balader,
17:39 qui avait, entre parenthèses, été échangé
17:40 dans une libération d'otages pour Guy Lachalit.
17:42 Il est en train de se balader de grotte en grotte.
17:44 Il a de moins en moins de moyens de communication.
17:47 Et je peux vous dire que Tsal n'est pas très, très loin de lui.
17:51 Écoutez ce que je vous dis.
17:53 Mais... Et il se balade, et je pense...
17:55 Cet homme est un homme potentiellement mort,
17:58 comme tous les responsables du Hamas.
18:00 Parce qu'il faut que la dissuasion que Tsal a perdue
18:02 en grande partie après le 7 octobre
18:04 revienne pour le bien, non seulement des Israéliens,
18:07 pour la justice, et pour les Palestiniens,
18:09 mais en déplacement au grand cirque
18:11 qui est en train de se dérouler à la haie.
18:14 - Merci. Je voulais terminer cette émission
18:16 avec ce kaddiche, cette composition de Maurice Ravel,
18:20 qui a rythmé la cérémonie d'hommage national
18:24 à laquelle nous avons pu participer,
18:27 au moins en penser, puisque nous étions
18:30 sur nos deux antennes, CNews et Europa, en direct,
18:33 pour cette cérémonie d'hommage aux 42 victimes françaises
18:36 des attaques du 7 octobre.
18:38 Merci à vous tous d'être venus ce soir.