00:00 C'est d'abord un soulagement ce soir, et je pense que c'est un message qui sera partagé largement par l'éventail des syndicats de l'éducation nationale,
00:08 déjà de retrouver un ministre de plein exercice.
00:10 Nous avions jusqu'à présent un ministre qui était partagé avec la jeunesse et les sports, avec les Jeux olympiques approchant.
00:16 Vu toutes les urgences et tous les dossiers ouverts dans l'éducation nationale,
00:20 voir notre ministre appeler sur des problématiques sportives certes légitimes par ailleurs, sur les mois qui viennent, a été très préoccupant.
00:27 Si on ajoute à ça évidemment la capacité assez stupéfiante de la prédécesseure de Mme Belloubet à enchaîner les maladresses
00:34 et à heurter les personnels de l'éducation nationale, nous avions beaucoup de raisons d'être inquiets pour l'avenir.
00:39 Donc nous récupérons le profil d'une personne qui est certes, comme vous le dites, un peu plus technicienne,
00:43 mais qui a au moins le mérite de connaître les sujets, de pouvoir les investir, qui a été professeure.
00:48 Ce n'est pas une condition sine qua non pour être un bon ministre de l'éducation nationale, mais c'est certainement un plus.
00:53 Quelle doit être sa priorité, sa première priorité ?
00:57 L'urgence, c'est ce qui découle des déclarations du président de la République et du Premier ministre concernant le choc des savoirs.
01:03 Il y a toute une batterie de réformes qui sont très précipitées et qui sont en train de se mettre en place ces jours-ci
01:09 en vue de la rentrée scolaire de septembre 2024, notamment les groupes de niveau 6e et 5e dans les collèges.
01:16 Là, actuellement, les établissements reçoivent les enveloppes budgétaires et sont confrontés à l'absurde de moyens en baie,
01:22 de fermeture de postes, alors que dans le même temps, on leur demande dès la rentrée prochaine de créer des groupes de niveau,
01:27 de créer des divisions supplémentaires. Donc on a ici vraiment un problème tout simplement logistique, mathématique à résoudre de toute urgence.
01:34 Et nous espérons que Nicole Belloubet aura de sa maturité politique et de son parcours d'expérience la sagesse de mettre en place un moratoire
01:42 pour ces groupes de niveau pour gagner du temps, les mettre en place de façon apaisée dans un an,
01:46 mais pas dans l'état actuel du budget qui ne permet pas de créer toutes les conditions du choc des savoirs demandées par le président
01:53 que nous, par ailleurs, nous approuvons au SNCF.