- il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Olivier Dartigolles, Tom Connan et Françoise Laborde, journaliste, ancienne membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2024-03-13##
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00:00 Et toutes les vraies voix sud radio, le grand débat du jour.
00:04 Quelques dérapages qu'en assument, que le groupe Canal+ a su.
00:07 Considérez-vous que Canal remplit des missions d'intérêt public ?
00:10 Je ne suis pas sûr de comprendre la question, ça commence mal.
00:12 C'est un peu dévoyer le truc et régler des comptes.
00:14 Cyril Hanouna, ça va être sportif, l'équipe auditionnée le lendemain.
00:17 Ce qui serait paradoxal, c'est qu'une chaîne qui se présente comme le porte-voix de la liberté d'expression
00:20 est contrainte au silence des centaines de personnes.
00:23 Vous engagez à ne rien dire qui pourrait porter atteinte à l'honneur de Vincent Bouloré, ses subordonnés, ses filiales.
00:29 Canal, je l'ai dit tout à l'heure, est le premier groupe européen et est en train de devenir un très grand groupe mondial.
00:35 Et donc Vincent Bouloré à l'Assemblée Nationale depuis cet après-midi,
00:38 le propriétaire des chaînes C8 et Cnews, auditionné par la commission de l'attribution des fréquences télévision.
00:43 Demain, ce sera au tour de l'animateur phare de la chaîne, Cyril Hanouna.
00:46 Les médias du groupe Bouloré, régulièrement accusés par la gauche de faire la promotion des idées d'extrême droite,
00:53 ce qu'ils contestent absolument.
00:55 Alors parlons vrai, est-ce qu'on est dans une chasse à Bouloré, puisqu'après Cnews, au tour de C8 ?
00:59 Est-ce que vous êtes choqués par le fait qu'on n'ait pas les mêmes enquêtes sur les groupes concurrents ?
01:05 Pensez-vous que les indignations sont à géométrie variable ?
01:07 Et notre question du grand débat du jour, audition de Bouloré et Hanouna à l'Assemblée,
01:11 est-ce une atteinte à la liberté d'expression ?
01:13 Vous dites oui à 83% au datant de vos appels au 0826 300 300.
01:17 Et notre invité pour en parler, Françoise Laborde, journaliste et ancienne membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel.
01:23 Merci d'être avec nous, Françoise Laborde.
01:24 Juste avant de revenir à vous, un petit tour de table avec nos invités, Philippe Bilger.
01:29 - Il est évident, je ne dirais pas que c'est une offense à la liberté d'expression,
01:34 dans la mesure où Vincent Bouloré, que j'ai pu écouter un petit peu,
01:37 a insisté sur le caractère légaliste de sa présence en disant "on me convoque, je viens".
01:44 Mais il est clair, de mon point de vue, que derrière tout cela, il y a une sorte de machine de guerre,
01:50 une inquisition contre ces news et ces "oui"
01:55 ou parce que, paraît-il, ce seraient des médias d'opinion alors qu'il faudrait qu'ils soient uniquement des médias d'information.
02:03 Reste que c'est extrêmement dangereux tout cela,
02:06 parce que, en dehors des personnes qui se sont tous raffichées politiquement de manière partisane,
02:14 la plupart d'entre nous, d'abord, ont l'habitude, peut-être, de se définir très difficilement d'être des pluralistes maestroles,
02:26 et ensuite, on a le droit d'évoluer dans une vie au lieu d'être fixés à perpétuité dans une position politique ou intellectuelle.
02:35 - Moi j'ai l'impression aussi qu'on est en France, on n'est pas aux Etats-Unis,
02:38 et effectivement, la culture politique et la culture médiatique française n'est pas celle des Etats-Unis.
02:43 Et donc là où, effectivement, les médias d'opinion, là-bas, sont très courants,
02:46 il y a Fox News, par exemple, qui défend des opinions assez radicales, très conservatrices, de manière parfaitement ostensible,
02:52 et c'est accepté, entre guillemets, par cette culture politique, en France, on n'a pas celle-ci, effectivement.
02:56 Donc là, je ne parle pas du droit, je parle de la culture politique,
02:58 et effectivement, on est habitué à ce que les médias soient, effectivement, avec une coloration politique éventuellement,
03:03 une coloration éditoriale, en tout cas, et ça, tous les journaux, moi j'ai pu travailler dans la presse écrite, etc.
03:09 Tout le monde a toujours une coloration, d'une certaine façon, dans la manière de choisir les sujets, de choisir les invités, etc.
03:15 Mais on veut qu'il y ait une certaine pluralité, et effectivement, moi je ne suis pas du tout pour l'inquisition.
03:20 Dans le principe, dans la forme, ça me choque effectivement assez.
03:23 Mais en revanche, voilà, conserver cette pluralité, c'est quand même bon pour la démocratie.
03:27 - Oui, c'est ce qu'on fait ici, en tout cas, en France. - Bien sûr.
03:28 - Les déserts se gueulent. - Nous allons voir comment les choses évoluent dans la prochaine période,
03:31 puisque là, en fait, c'est le cadre légal qui régissait tout ça, qui commence à être contesté, ou qui va évoluer.
03:37 Moi, je suis très sensible à l'idée portée, exprimée par Françoise Laborde.
03:42 C'est-à-dire qu'on risque gros sur la disputation au sens latin, sur une dispute civilisée,
03:49 sur le fait de ne pas réduire quelqu'un à un cadre contraignant, qui peut y avoir de la complexité,
03:55 qu'on doit tous aller vers une forme d'altérité, aller chercher chez l'autre ce qui a pu nous échapper.
04:01 Oui, cet esprit français qui fait que moi, pour participer très régulièrement à des débats,
04:08 face par exemple, ou à côté de Philippe Bilger, je suis incapable de le classer.
04:15 Parce qu'on discute régulièrement d'un certain nombre de sujets, nous évoluons,
04:21 et puis il peut y avoir... Il a fait un billet il y a quelques jours, qui m'a beaucoup marqué,
04:24 sur la face lumineuse et la face sombre qu'on peut avoir.
04:27 Donc nous ne sommes pas d'un bloc, et on peut nous amener là, vers une glissade,
04:33 qui ferait qu'on perdrait ça, alors que...
04:35 - Surtout sur le temps, sur le temps...
04:37 - On parle souvent d'identité, j'en termine là-dessus,
04:40 c'est une identité très forte de notre pays, que de pouvoir échanger, comme nous avions l'habitude de le faire.
04:46 - Françoise Laborde, cette journaliste ancienne membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel,
04:51 est-ce qu'on n'est pas en train de mettre le doigt dans un engrenage particulièrement dangereux et glissant ?
04:57 - Ah, mais je suis alors 200% d'accord avec vous, je pense que c'est de la foliture,
05:01 je pense que c'est une maladie très française,
05:04 j'allais dire c'est une maladie de l'administration française, de l'anarchie française.
05:10 On adore mettre des cases, des étiquettes, et coller chacun dans des cases et des étiquettes.
05:15 Et là on va vers quelque chose qui est très embêtant.
05:17 Moi je suis contre la comptabilisation des temps de parole, j'ai toujours trouvé que c'était absurde.
05:22 On est le seul pays au monde à le faire, alors peut-être que la soirée du Nord le fait encore,
05:25 je ne suis pas trop provocatrice, mais quand il n'y a pas d'opposition, la comptabilisation est assez rapide.
05:33 Mais au nom de quoi on comptabilise les hommes politiques ?
05:36 On n'a jamais comptabilisé les syndicats, pourquoi ? On ne sait pas,
05:39 parce qu'après tout dans une grève, toutes les opinions peuvent aussi être déformées.
05:43 - Les intellectuels ? - Les intellectuels, etc., les chroniqueurs, on ne les comptabilise pas.
05:49 Et là maintenant on trouve que le système n'est pas assez contraignant, donc on va les tendre à tout le monde.
05:52 Donc on va comptabiliser toute personne qui passe à l'antenne dans les chaînes de radio et télévision de France.
05:57 C'est absurde. Et alors, comme vous dites fort justement, en plus où est l'évolution ?
06:04 On peut être en effet libéral ou carrément conservateur sur certains dossiers,
06:09 et au contraire réformiste, on peut être de droite dans certains cas et de gauche dans d'autres,
06:14 mais ça veut dire quoi ? Qu'on a une pensée binaire ? Qu'on est fait de blanc en noir ?
06:19 On est réduit à quelque chose qui est d'une pauvreté consternante.
06:24 Donc moi je trouve ça consternant. Et puis alors j'ai écouté, je n'ai pas écouté une journée les auditions de M. Bolloré,
06:30 j'ai écouté un peu avant la commission de l'équipe parlementaire. C'est pitoyable.
06:34 Il faut que ces gens travaillent. On ne peut pas être député de la République et arriver comme ça en faisant des questions au six sot.
06:41 Enfin, je veux dire, ça n'a pas de sens à un moment donné.
06:44 Qu'est-ce que ça veut dire de grandir la une de l'Ibé en disant "est-ce que vous avez lu l'Ibé ce matin ?"
06:50 Mais enfin, on n'était pas en café-théâtre ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
06:53 Enfin, franchement, mais il faut travailler un peu mon garçon !
06:56 Il faut avoir des dossiers préparés quand on est élu de la République.
06:59 On ne peut pas juste arriver en considérant qu'on a la vérité révélée et poser des questions stupides.
07:06 - Françoise, allez, une question de Philippe Ittiere. - Françoise, et je vois dans tout cela une perversion intellectuelle.
07:14 C'est-à-dire, au fond, on voudrait nous enfermer dans un statut et/ou dans des positions où nous n'aurions à proférer que des affirmations.
07:24 Alors que le bonheur de certaines intelligences, justement, c'est d'avoir le droit de poser des questions.
07:33 C'est très différent de ce dans quoi on veut nous enquister, me semble-t-il.
07:39 - Oui, et puis, moi ce qui me met quand même très mal à l'aise dans cette affaire, c'est que pourquoi ça émerge subitement ?
07:47 Parce qu'en effet, on considère que CNews est une chaîne, allez, disons, marquée à droite.
07:52 Et que, subitement, mon Dieu, quelle horreur, pas que ça chez moi !
07:55 Mais depuis quand ? Enfin, je veux dire, quand bien même CNews serait une chaîne marquée à droite, en quoi elle manque à la diversité ?
08:02 C'est un problème, le service public est bien marqué à gauche, non ? Je me trompe.
08:06 Ça ne dérange personne. Et en plus, le service public, c'est fait avec l'argent du contribuable.
08:12 Donc c'est, si je puis dire, encore plus embêtant.
08:14 Où est le problème ?
08:16 Où est le problème, à un moment donné ? On accepte bien d'avoir une presse écrite qui est engagée.
08:23 - Absolument. - Où est le problème avec une chaîne de télévision ?
08:26 - Je pense qu'il n'y a évidemment pas de neutralité. - La démocratie n'est pas en péril.
08:29 La neutralité n'existe pas, et je suis bien d'accord qu'on laisse quelque chose qu'on apprend quand on fait des sciences sociales.
08:34 L'économie, la sociologie, il y a toujours une neutralité axiologique qu'on récuse.
08:39 On dit qu'il y a une distance qu'il faut mettre en place par rapport aux valeurs de chacun, mais il n'y a pas de neutralité.
08:45 Donc c'est pareil pour les médias.
08:47 Néanmoins, je pense que c'est quand même intéressant, et ce qui se passe actuellement, le seul intérêt qu'on puisse en tirer, d'une certaine façon,
08:53 c'est que tous les médias en France, et ailleurs aussi, s'interrogent malgré tout sur la pluralité des opinions.
09:00 Parce qu'il faut quand même comprendre qu'on est dans un monde où les flux d'informations sont permanents,
09:04 ont un impact très réel sur la société, sur la psyché des gens au niveau individuel, collectif,
09:10 sur les orientations des gouvernements, des gens qui s'engagent, la société civile.
09:14 Et donc c'est quand même pas non plus inintéressant de savoir si les grands médias nationaux font un travail de pluralisme des opinions,
09:24 si tout le monde peut effectivement s'exprimer, si pas forcément les temps de parole sont calculés,
09:28 mais en revanche, si chacun peut vraiment avoir le droit de citer.
09:31 Franchement, vous avez l'impression qu'en France, aujourd'hui, la pluralité des opinions n'est pas respectée ?
09:37 Est-ce que vous avez discuté avec les gamins dans les lycées ?
09:40 Dans les lycées ? Ou qu'est-ce que ça veut dire juridiquement, la pluralité des opinions ?
09:43 Non mais d'un point de vue juridique, il n'y a pas de problème.
09:46 Vous avez discuté avec... ça veut dire quoi ? Vous dites n'importe quoi, pardon.
09:50 Mais vous avez discuté avec les jeunes dans les lycées, déjà ?
09:53 Vous leur avez demandé ce qu'ils suivaient comme parti politique ?
09:57 Ils sont tous fou furieux, ils adorent tous Mélenchon. Ils sont tous fous d'amour pour Mélenchon.
10:03 Non, je ne disais pas n'importe quoi sur le droit, je expliquais que juridiquement, ce n'est pas la question qui se pose.
10:10 Ce n'est pas dans une question de droit, en réalité. On est dans une question de culture politique, actuellement.
10:15 La question n'est pas du tout de se dire est-ce que tel média doit être interdit, tel média doit traiter tel sujet, ce n'est pas du tout ça.
10:21 C'est la manière, la forme et le style éditorial des médias. C'est la seule question qui se pose véritablement.
10:28 Mais Françoise Laborde, vous parlez du pluralisme dans les médias.
10:30 Moi, j'ai le souvenir qu'en 92 pour Maastricht et en 2005 pour le traité constitutionnel européen,
10:35 les médias français étaient monocolores, ils appelaient tous à voter oui.
10:38 Est-ce que là, ça ne posait pas problème quand même ?
10:40 Vous touchez là la question essentielle.
10:44 A chaque fois, tous les pouvoirs en place ont toujours pensé que c'était les médias qui faisaient l'opinion.
10:49 Il y a quelques années, si on avait suivi les médias, Edouard Balladur était président de la République.
10:55 Tout le monde annonçait Edouard Balladur. Franchement, aucun risque là-dessus.
10:58 C'est une promenade de santé pour ce garçon.
11:01 Bilan des cours, il a été battu, il n'a même pas été sélectionné.
11:06 Donc les médias ne font pas l'opinion.
11:09 Enfin, je veux dire, c'est ridicule.
11:10 Ils y participent.
11:12 Ils y participent fortement.
11:14 C'est les modes.
11:17 Non, mais quand je dis les médias, c'est les grands médias, radio, télé.
11:20 Après, vous avez les influenceurs, les trucs et machin.
11:22 Mais aujourd'hui, avec les chaînes d'info, les médias sociaux,
11:26 toute cette espèce de méta-information qui circule,
11:32 je veux dire, ce n'est pas une chaîne d'info comme CNews qui peut changer quand ce soit sur l'opinion.
11:37 Et puis je rappelle quand même que vous avez le choix de ne pas le regarder.
11:39 Allez, 0826 300 300, une réflexion de Johan qui nous appelle de Marseille.
11:45 Johan, on vous écoute.
11:47 Oui, je suis globalement d'accord avec ce qui a été dit.
11:50 Je pense aussi que la règle en la matière ne prend pas en compte non plus les évolutions technologiques
11:57 et l'information qu'on a eue.
12:00 Par exemple, quand on parle de CNews, c'est la première chaîne d'info de la TNT.
12:06 Je crois qu'elle fait 2 millions ou 3 millions de téléspectateurs.
12:12 Aujourd'hui, vous prenez la moindre vidéo sur YouTube d'un youtubeur un peu connu,
12:17 il va faire facilement 8, 10 millions de vues sans forcément forcer.
12:22 Donc, cette règle de pluralisme, je trouve qu'elle est dépassée
12:27 parce qu'elle date de 1986 à l'époque où il n'y avait que 6 chaînes, maintenant on en a 200.
12:33 On a des médias mainstream, on a des médias sur internet, on a des radios.
12:39 Et libre à chacun de vouloir regarder ou pas la chaîne avec laquelle il a plus d'affinité sur les opinions.
12:48 Françoise de Goa, il a raison Johan, aujourd'hui avec la pluralité en tout cas des débats.
12:53 Françoise de Goa.
12:57 Françoise de Goa, c'est un peu de mon bide d'ailleurs.
13:01 Moi aussi. On a d'une part le choix, la pluralité des médias rentrant,
13:09 on peut trouver son choix et avoir autant de choix possibles pour se faire une opinion et avoir un peu de discernement aujourd'hui.
13:16 Bien sûr. Moi ce qui m'amuse, je ne devrais pas,
13:20 je trouve que ce qui est formidable pour ces news, c'est qu'ils auraient fait une campagne de presse,
13:24 ils auraient dépensé un argent fou et ils n'auraient pas eu un résultat aussi efficace.
13:28 Tout le monde se met à regarder ces news.
13:30 Tous les gens se disent "mais qu'est-ce que c'est que cette chaîne ?
13:32 On nous dit que c'est une chaîne des fascistes, on va les regarder ?"
13:35 Donc ils tournent le bouton et qu'est-ce qu'ils voient ?
13:37 Ils voient M. Bilger, ils disent "ah bon non, finalement c'est un garçon raisonnable".
13:41 Ils sont très étonnés.
13:43 Dire que Bilger est raisonnable, je n'irai pas jusque-là.
13:45 Mais bon, après c'est chacun son appréciation.
13:47 - Je voulais payer, je le ferai après.
13:49 - Voilà, voilà.
13:51 Et donc, l'article, pardon je ne le cite pas,
13:54 mais subitement, ça fait une espèce de ballon d'oxygène.
13:58 Vous savez, c'est l'effet Barbara Streisand aux Etats-Unis,
14:00 elle voulait absolument supprimer quelque chose sur elle,
14:02 ça a fait un plus grand, tout le monde se met à regarder de quoi il parlait.
14:05 Tout le monde se met à regarder ces news.
14:07 Donc le gouvernement, le parlement, fait une publicité pour ces news,
14:11 dont ces news n'auraient même pas pu rêver,
14:13 dont ces rêves les plus fous,
14:15 du coup tout le monde va voir cette chaîne.
14:17 - Et donc pour vous c'est un faux procès, Françoise Laborde ?
14:20 - Pour moi c'est un procès comme on a besoin de le faire en France,
14:24 sur le thème, mon Dieu, le fascisme, le thème de l'Omporte, etc.
14:26 Ça n'a pas de sens.
14:28 On a le droit en effet de voter à droite,
14:30 on a le droit d'avoir des opinions différentes,
14:32 ou bien il faut dire une fois pour toutes que les opinions droites sont interdites,
14:35 contraire à la démocratie, interdites à la démocratie,
14:38 mais là on n'est plus dans la démocratie.
14:40 En quoi la démocratie est mise en péril par l'existence de ces news ?
14:43 Moi ce qui me fascine c'est ça,
14:45 quand je vois des gens qui signent des pétitions
14:47 pour demander la suppression des news, ça me sidère.
14:49 Quand je pense en plus que c'est un syndicat
14:52 qui fait pour défendre les journalistes,
14:54 d'aller sous dire le Conseil d'État...
14:56 - Reporters sans frontières pour le nommer.
14:58 - Absolument.
15:00 Pour obtenir un petit serment dit,
15:03 je me dis mais franchement,
15:05 on est à front renversé, on est chez les dingues.
15:07 - Le mot de la fin à Olivier Dardigolles.
15:09 - Avec quelque chose de très dur dans la séquence qu'on vient de vivre,
15:11 c'est une forme, je sais que dans toutes les corporations,
15:13 tous les métiers, il peut y avoir des rapports humains rugueux,
15:15 mais la détestation qui existe dans le monde journalistique,
15:21 avec des expressions qui me semblent folles,
15:24 de confrère à confrère,
15:26 on est dans un climat difficile.
15:29 - Merci beaucoup Françoise Laborde d'avoir été avec nous,
15:35 on est ravis de vous avoir accueillie dans un instant.
15:38 - Et elle parle vrai Françoise Laborde.
15:40 - C'est le moins qu'on puisse dire.
15:42 - Elle a un grand point commun avec Françoise de Gouin,
15:44 je ne sais pas si c'est le prénom qui veut ça.
15:46 - Absolument, il ne faudra pas les mettre ensemble,
15:49 c'est tout ce que je vous demande.
15:51 Françoise de Gouin, Françoise Laborde et Elisabeth Lévy,
15:54 on est mort, je vous le dis tout de suite, on est mort, on ne dit pas un mot.
15:56 - Bill Jarre vient de faire un malaise.
15:58 - Merci beaucoup Françoise Laborde,
16:02 dans un instant, Johan sera avec nous de Marseille pour jouer
16:04 au Qui c'est qui qui l'a dit, on vous souhaite la bienvenue.