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  • il y a 1 an
L'eurodéputée et présidente du parti Identité-Libertés Marion Maréchal était l'invitée du Face à Face d'Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC ce vendredi 13 juin. Elle a notamment évoqué les frappes israéliennes en Iran mais aussi la mort d'une surveillante à Nogent. 

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Transcription
00:00Et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV, bonjour Marion Maréchal, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
00:06Vous êtes députée européenne, vous êtes présidente d'Identité Liberté, alors vous aviez été élue avec Éric Zemmour,
00:12le mouvement d'Éric Zemmour, dont vous avez ensuite été exclue trois jours après l'élection.
00:16Vous êtes aujourd'hui, vous le dites, soutien de Marine Le Pen, pas sûre qu'elle-même vous accueille tellement plus,
00:22mais on y reviendra, je voudrais parler avec vous bien sûr de la violence chez les jeunes après ce drame à nos gens.
00:29Mais d'abord, troisième nuit d'émeutes en Irlande, en Irlande du Nord, où ce sont des émeutes racistes, anti-immigrés,
00:38qui ont éclaté depuis trois jours, depuis que lundi, deux jeunes de 14 ans ont été inculqués pour avoir agressé sexuellement une jeune fille.
00:50On ne connaît pas officiellement leur nationalité, mais puisque dans le procès, c'est un interprète roumain
00:56qui a dû être entre eux et les juges, c'est la communauté roumaine qui est aujourd'hui prise pour cible d'une manière extrêmement violente.
01:06Vous condamnez ces émeutes ?
01:08De toute façon, évidemment, toute forme de violence, et quel qu'en soit le motif, est condamnable.
01:13Maintenant, je vais vous dire, je n'en suis pas surprise, malheureusement.
01:15Et c'est l'une des raisons, d'ailleurs, de mon engagement politique, parce que je sais, et l'histoire nous l'apprend assez bien,
01:20et même les exemples étrangers nous le démontrent assez bien, que les sociétés multiculturelles, multi-ethniques,
01:26malheureusement, bien souvent, sont multi-conflictuelles.
01:28Et que donc, mécaniquement, vous vous retrouvez avec des tensions communautaires extrêmement fortes
01:33qui peuvent aboutir à ce qu'on voit aujourd'hui en Irlande, qui est évidemment dramatique,
01:37qui fait qu'on se trouve avec des innocents, qui bienfois peuvent être des victimes collatérales, bien sûr,
01:41pour le coup, de véritables criminels et de véritables délinquants.
01:45Et donc, voilà, c'est l'une des raisons pour lesquelles, d'ailleurs, je ne souhaite pas cette société,
01:48et je souhaite y échapper, parce que je ne veux pas, précisément, qu'on se retrouve dans ce genre de modèle de société
01:53où les communautés s'affrontent les unes envers les autres.
01:56Mais pour vous, Marie-Anne Maréchal, le principe même d'une société
02:00qui aurait des personnes qui viennent de différentes confessions, origines, cultures, c'est impossible ?
02:08Non, je ne dis pas que c'est impossible, mais je constate, une fois de plus, c'est pas moi.
02:11C'est l'histoire qui nous l'apprend, et puis ce sont les différents exemples autour de nous,
02:14et puis c'est l'évolution de la France, pardonnez-moi, sur ces 30 dernières années,
02:17qui démontre, quand il n'y a pas, à minima, d'unité culturelle,
02:20mais qu'il y a une dislocation de l'unité nationale, et donc de l'identité nationale,
02:23sur fond de replis communautaires, religieux, et en l'occurrence, en France,
02:28sur fond d'islamisation galopante et de son corollaire qui est l'islamisme,
02:31eh bien, on se retrouve avec des tensions, une difficulté à cohabiter,
02:34une société de défiance, voire de violence.
02:38Tout, une fois de plus, on fait la démonstration dans les chiffres, on y reviendra,
02:40et que cela entraîne parfois des réactions, des surréactions condamnables, évidemment,
02:45mais qui, à certains égards, s'expliquent.
02:48Et donc, c'est toutes les raisons pour lesquelles, aujourd'hui, moi, je me bats
02:50pour une réduction drastique de la politique migratoire
02:52et un durcissement des conditions d'accueil et d'expulsion,
02:55précisément pour ne pas aboutir à ce type de société.
02:57Marion Maréchal, est-ce que vous vous dites que ça pourrait arriver en France,
03:00des émeutes de cette nature ?
03:03Je précise que là, c'était en Irlande du Nord,
03:05mais l'année dernière, c'était à Londres qu'on avait assisté à des manifestations
03:09et à des émeutes du même ordre.
03:12Alors, ce que l'on constate plutôt en France, aujourd'hui,
03:13ce ne sont pas des émeutes de cet ordre-là.
03:15Je ne vais pas vous l'apprendre.
03:16Ce qui existe plutôt aujourd'hui en France,
03:18ce sont des émeutes qui sont principalement alimentées par,
03:22pour le coup, ce sont même des déclarations de la préfecture
03:24ou des différents politiques, aujourd'hui, au pouvoir,
03:27qui l'affirment, des jeunes issus, essentiellement,
03:30de l'immigration extra-européenne,
03:33qui profitent de toutes les occasions,
03:34qu'elles soient d'ailleurs festives ou non,
03:36pour aller casser, intimider, agresser.
03:40Et tout ça ne s'inscrit pas uniquement dans des pulsions,
03:42on va dire, de violences gratuites,
03:44tout simplement l'appât de la basket derrière la vitrine,
03:47mais aussi, on le voit bien à travers l'énergie
03:50qui est mise à s'en prendre aux forces de l'ordre,
03:52la détestation de l'uniforme qui représente l'État français.
03:55Donc, tout ça est quand même lié.
03:56Aujourd'hui, la violence telle qu'elle s'exprime en France,
03:58elle est davantage du côté du racisme anti-blanc,
04:01du racisme anti-français,
04:02de la détestation de la nation France,
04:05sur fond d'ailleurs, de repentance coloniale,
04:07qu'on va bien dire du côté des Français d'origine.
04:11C'est quoi des Français d'origine ?
04:12Des Français d'origine française.
04:14Mais c'est quoi des Français d'origine française ?
04:16Oui, moi j'en suis par exemple la démonstration,
04:19je pense que vous admettrez volontiers
04:20qu'il puisse exister des Sénégalais d'origine sénégalaise,
04:22des Algériens d'origine algérienne,
04:23c'est-à-dire des gens qui sont issus d'aïeux français,
04:26depuis des générations, depuis des siècles.
04:29Vous le calculez ?
04:30Et à partir de quelle génération ?
04:31Je ne vais pas vous donner une date précisément,
04:33mais des gens dont les aïeux...
04:33Parce qu'en fait, quand vous dites...
04:35On peut remonter à Clovis, si vous voulez,
04:37ce n'est pas le sujet.
04:37Le sujet, c'est des aïeux qui ont contribué
04:40à la construction de la France.
04:41Oui, on ne va pas tourner autour du pot.
04:42Comment définir les Français d'origine française ?
04:44Pourquoi aujourd'hui ce sujet se pose ?
04:46Parce qu'il s'agit de la question de l'immigration
04:48sur les 40 dernières années.
04:50Donc évidemment que le sujet identitaire,
04:52il se pose à l'aune aujourd'hui
04:53d'une immigration incontrôlée extra-opéenne très récente,
04:56qui est celle de ces 40 dernières années.
04:57Parce que contrairement à ce qui est souvent dit,
04:59en réalité, le peuple français est resté très stable
05:01sur les 1000 dernières années.
05:03Il y a eu assez peu de grands mouvements de population.
05:04Mais je vous repose la question,
05:05Marie-Marie Chal, parce que je n'ai pas compris.
05:08Comment vous définissez un Français d'origine française ?
05:10Madame de Malherbe, je trouve ça extraordinaire
05:12qu'en France, on ne puisse pas dire
05:14qu'on est un Français d'origine française.
05:15Mais je n'ai pas ça, je dis...
05:16Ce n'est pas très compliqué à comprendre.
05:17Je dis à combien...
05:18Moi, j'ai des grands-parents étrangers.
05:20Est-ce qu'à partir de combien de grands-parents étrangers
05:22vous considérez qu'on n'est plus d'origine française ?
05:24Madame de Malherbe, vous savez qu'aujourd'hui,
05:25c'est assez simple de pouvoir dire
05:26si vos grands-parents, par exemple,
05:28sont issus depuis des générations
05:30du côté paternal de la Normandie,
05:32comme c'est mon cas,
05:32et de la Bretagne côté français,
05:34et qui ont contribué.
05:35Quand on a des grands-parents
05:36qui sont sur les monuments aux morts,
05:37on sait qu'on fait partie de cette France
05:39qui a quand même contribué, évidemment,
05:41parfois en se mettant sa vie
05:42à la pointe de l'épée,
05:43à construire la France.
05:44Donc, je veux dire, c'est une notion
05:45qui apparaît assez élémentaire
05:47pour beaucoup de Français
05:48et qui, aujourd'hui,
05:50résonne à l'aune, précisément,
05:52de la fabrication industrielle
05:54de Français de papier,
05:55c'est-à-dire des gens
05:56qui ont la carte d'identité française,
05:58mais qui, fondamentalement,
05:59ne se sentent pas Français,
06:00n'ont pas adopté les mœurs françaises
06:02et voire même détestent la France.
06:03Je veux dire, ça saute aux yeux
06:04de tout le monde
06:05que c'est un vrai sujet.
06:06Marion Maréchal,
06:07Marine Le Pen elle-même
06:08dit que ceux qui sont Français
06:10sont Français.
06:12Mais ceux qui sont Français,
06:13pour beaucoup,
06:14ont la nationalité française.
06:15C'est évident.
06:15Or, quand je vous entends,
06:16il y en a qui sont Français,
06:17mais qui, à vos yeux,
06:17ne sont pas Français ?
06:18Moi, je pense qu'il y a aujourd'hui,
06:19parmi ceux qui ont la carte
06:20de nationalité française,
06:21des gens qui, eux-mêmes,
06:22ne se sentent pas Français.
06:23Quand on voit, d'ailleurs,
06:25le profil, le comportement,
06:26les déclarations,
06:27souvent volées par des vidéos
06:28dans les fameuses émeutes,
06:29d'ailleurs, post-PSG,
06:31où on voit bien souvent, d'ailleurs,
06:32des drapeaux étrangers
06:33bien davantage que des drapeaux français
06:35ou même celui du PSG,
06:37en l'occurrence,
06:38on voit bien qu'on a, oui,
06:39fabriqué toute une génération
06:40de gens qui ont la nationalité française.
06:42Maintenant,
06:43allons au bout du raisonnement,
06:43il ne s'agit pas,
06:45sur le plan légal,
06:46de faire une distinction
06:46à partir du moment
06:47où les gens ont la nationalité française.
06:49Mais il faut quand même
06:49avoir conscience
06:50de ce sujet de société
06:51pour y apporter les bonnes réponses
06:52qui sont évidemment
06:53à la fois migratoires,
06:54à la fois scolaires
06:55et à la fois sécuritaires.
06:57Marion Maréchal,
06:57cette nuit,
06:58l'Israël a bombardé l'Iran,
07:01près de 200 sites,
07:03des sites nucléaires
07:04et des sites militaires.
07:06Les États-Unis redoutent également
07:08non seulement des ripostes de l'Iran,
07:10mais éventuellement
07:11des tensions entre communautés
07:13et ils annoncent
07:14renforcer la sécurité
07:16autour des lieux de culte juifs.
07:19Est-ce que vous redoutez également
07:21des tensions
07:22entre différentes communautés
07:23sur notre sol ?
07:23Moi, je m'inquiète évidemment
07:25de cette évolution
07:27et de cette escalade.
07:27Je ne vais pas vous dire le contraire.
07:29Évidemment,
07:30je comprends, on va dire,
07:31la position d'Israël
07:32qui est de vouloir préserver
07:33son intégrité face à la menace
07:35potentielle nucléaire de l'Iran.
07:37Ce sont des sites militaires
07:38et des hauts dignitaires de l'armée
07:39qui ont été prioritairement visés,
07:41même s'il y a des victimes civiles,
07:42malheureusement,
07:43qui ont également trouvé la mort.
07:45Mais c'est vrai
07:46qu'il y a quelque chose
07:47de regrettable
07:48d'avoir une initiative
07:49aussi grave
07:50prise sans concertation
07:51avec les alliés
07:52et qui peut avoir
07:52des répercussions régionales,
07:54voire mondiales.
07:55Vous condamnez
07:55les attaques d'Israël ?
07:57En tout cas,
07:57je ne les soutiens pas.
07:58Je ne les soutiens pas,
08:00même si une fois de plus,
08:00je comprends la volonté
08:02d'Israël de se préserver.
08:02Mais ce que je crains,
08:04c'est que précisément,
08:04cela contribue
08:06à l'isolement diplomatique
08:07du peuple israélien
08:08et in fine
08:09ne lui rende pas service,
08:11voire,
08:11comme vous le relevez d'ailleurs,
08:13puisse menacer
08:14notamment nos compatriotes juifs
08:16et les juifs
08:16à travers le monde
08:17qui pourraient être
08:17les victimes collatérales,
08:18comme on l'a vu d'ailleurs
08:19aux États-Unis
08:19avec ce couple assassiné
08:20par un militant d'extrême-gauche,
08:22de ce conflit finalement
08:23qui monte en escalade.
08:24Marion Maréchal,
08:26les dernières nouvelles
08:29de ces jeunes,
08:30de ces couteaux
08:30et les réponses apportées
08:32après le drame de nos gens.
08:35Il y a la question des portiques,
08:37il y a la question
08:37de l'interdiction des couteaux,
08:39il y a la question désormais
08:39de l'interdiction
08:40non seulement des réseaux sociaux
08:41mais même peut-être
08:42des portables,
08:43des smartphones
08:44pour les moins de 15 ans.
08:45Ça vous fait souffler,
08:48sourire, lever les yeux ?
08:50Ça me fait honte en fait
08:52quand j'entends aujourd'hui
08:53nos dirigeants,
08:54ça donnait un flot de mots,
08:57de commentaires,
08:58de propositions,
08:59pardon,
08:59mais plus débiles
09:00les unes que les autres
09:00parce que donc
09:01on va interdire les couteaux
09:01au moins de 15 ans
09:02puis qu'est-ce qu'on fait
09:02des fourchettes,
09:03qu'est-ce qu'on fait
09:03des couteurs,
09:04qu'est-ce qu'on fait
09:05des tournevis ?
09:05Est-ce que demain
09:06on interdit l'accès aux cuisines
09:07au moins de 15 ans ?
09:09On nous explique
09:09qu'on va mettre des portiques
09:10devant les écoles
09:11mais enfin je rappelle quand même,
09:13pardonnez-moi,
09:13qu'en l'occurrence
09:14dans l'affaire Nogent
09:15et suite au meurtre
09:16de ce jeune homme
09:18commis sur une enseignante,
09:20enfin pas une enseignante
09:21mais une surveillante,
09:23et bien cela est advenu
09:24à la suite d'une fouille
09:25qui a été réalisée
09:26par les gendarmes
09:26et c'est parce que
09:27le jeune a vu cette fouille
09:28qu'il est sorti finalement
09:29de la file
09:29et qu'il est allé commettre
09:30ce meurtre.
09:31Donc je pense qu'il y a
09:32une diversion,
09:34pour ne pas voir
09:35le vrai problème,
09:35c'est-à-dire qu'on va
09:36s'attacher aux outils
09:37en oubliant que,
09:39en l'occurrence
09:40c'est pas le couteau
09:41qui est le coupable
09:42mais c'est la personne
09:43qui est derrière
09:43donc concentrons-nous
09:44sur la personne,
09:45le délinquant et le criminel
09:45en n'oubliant pas
09:47que l'ultra-sécurisation
09:50matérielle
09:51ne règle pas
09:51tous les problèmes.
09:52Regardez par exemple
09:52les commissariats
09:53qui sont avec des portiques,
09:55qui sont avec des vidéosurveillances,
09:57ça n'empêche pas
09:57les attaques aux mortiers
09:58et quand quelqu'un
09:58est déterminé à attaquer,
10:00il attaque.
10:00Comment nous pu faire
10:00que nous n'aurions pas fait
10:02contre l'attaque
10:04et le geste
10:04de ce jeune homme
10:05de 14 ans à nos gens ?
10:06J'y reviens
10:07parce que d'ailleurs
10:07ça dépasse ce seul cas.
10:10D'ailleurs la mère d'Elias
10:11vous l'a dit
10:12sur votre plateau
10:13ce sont des faits de société.
10:14C'est-à-dire que nous sommes face
10:15à une faillite
10:17de notre chaîne Pélate,
10:19à une faillite
10:19de l'autorité de l'État.
10:21Donc il ne sert à rien
10:22d'arriver avec des petites mesures
10:23de sécurisation ponctuelle.
10:24Il faut interroger aujourd'hui
10:26le dysfonctionnement majeur
10:28de notre justice.
10:30Et donc on doit poser
10:30la question d'une politique
10:32qui aujourd'hui
10:32le résultat à la fois
10:33me semble-t-il
10:34culturel de 68 et de 81
10:37sur le fait
10:38aujourd'hui par exemple
10:39en France
10:4040% des condamnés
10:42à de la prison ferme
10:42ne vont jamais
10:43derrière les barreaux.
10:44C'est 4 condamnés
10:45sur 10.
10:46Nous sommes les champions
10:47européens aujourd'hui
10:49des peines alternatives.
10:51Et quand bien même
10:51quelqu'un irait-il
10:52finalement en prison
10:53il n'effectue en moyenne
10:54que 66%
10:56de la peine
10:56qui a été prononcée.
10:58Et là je vous parle
10:58de ceux
10:59qui effectivement
11:00ont pu aller au bout.
11:01Mais à cela
11:01le ministre de la justice
11:02lui-même
11:03qui fait le même constat
11:04que vous
11:04était à mon micro
11:05hier matin
11:06Gérald Darmanin
11:07il propose une révolution pénale
11:09où on inverse
11:09totalement la logique
11:10ou précisément
11:11on aille en prison
11:12dès le premier fait
11:13et qu'on y aille vraiment.
11:14Oui mais je trouve ça génial
11:15d'avoir Gérald Darmanin
11:16qui est au gouvernement
11:16depuis 7 ans
11:17et qui maintenant
11:17a des idées formidables
11:18tous les jours.
11:20Moi j'interroge le fait
11:21qu'aujourd'hui
11:22on nous a expliqué
11:23depuis longtemps
11:23et à juste titre
11:24d'ailleurs
11:24qu'il manque
11:2520 000 places de prison
11:26dans notre pays
11:27pour être ne serait-ce
11:28qu'à la moyenne européenne.
11:30Il y a depuis 5 ans
11:31depuis 7 ans
11:3415 000 places
11:35de prison promise
11:36nous en avons réalisé
11:36à peine 5 000.
11:37Ça devrait être
11:38l'urgence
11:39l'obsession nationale
11:40toute l'énergie
11:41du gouvernement
11:42devrait tourner
11:42prioritairement
11:43vers une abstention
11:45de résultats
11:46sur ce sujet.
11:47On peut bien sûr
11:47interroger
11:48aujourd'hui
11:49par exemple
11:50l'excuse de minorité
11:51c'est-à-dire faire en sorte
11:52que la majorité pénale
11:53soit abaissée
11:54à 16 ans.
11:55On pourrait interroger
11:56les aménagements de peine
11:57et notamment
11:58l'existence d'un juge
11:59d'application des peines
11:59qui est une singularité française.
12:00C'est précisément ce que propose
12:01le ministre de la Justice.
12:02C'est formidable
12:04qu'il se réveille maintenant
12:05sur un diagnostic
12:06qui a été fait
12:06depuis longtemps
12:07mais une fois de plus
12:08n'arrêtons de parler
12:10toute la journée
12:11des réseaux sociaux
12:11et des jeux vidéo.
12:12Pardonnez-moi
12:12je finis juste là-dessus
12:13les réseaux sociaux
12:14et les jeux vidéo
12:14c'est un phénomène
12:15vous me l'accorderez
12:16qui touche toute la jeunesse
12:17occidentale
12:18et pour autant
12:19on constate que
12:19l'effet de violence
12:21puisqu'on a raison
12:22en tant que parents
12:23d'avoir peur pour nos enfants
12:24ils grandissent
12:24dans le pays
12:25le plus violent d'Europe.
12:26Ça n'est pas un phénomène
12:27qui frappe
12:28de manière égalitaire
12:30si je peux dire
12:30l'ensemble des pays européens.
12:31Donc on voit bien
12:32qu'en se concentrant
12:32sur les réseaux sociaux
12:34jeux vidéo
12:34on passe à voter l'essentiel.
12:35Mais est-ce qu'on les interdit
12:35ou est-ce qu'on ne les interdit pas ?
12:37Non mais je ne suis pas
12:38pour l'interdiction à tout craint
12:40je vais vous dire pourquoi.
12:41Alors je partage totalement
12:42le souci de protéger
12:43le cerveau de nos enfants
12:44et le développement
12:45du cerveau de nos enfants
12:46face à l'abus d'écran
12:47mais je vous donne un exemple
12:48il y a deux ans de cela
12:49c'est pas très longtemps
12:50une loi a été votée
12:51qui impose le fait
12:52qu'il y ait une autorisation
12:53parentale pour que des enfants
12:54puissent s'inscrire
12:55sur les réseaux sociaux.
12:56Cette loi n'a jamais été appliquée.
12:58Ils ne parviennent pas
12:59à la faire appliquer
12:59donc qu'on ne vienne pas
13:00nous expliquer aujourd'hui
13:01qu'on va aller interdire
13:02les réseaux sociaux
13:02aux moins de 15 ans.
13:03En revanche qu'il y ait
13:04une vraie politique
13:05de santé publique
13:05beaucoup plus massive
13:06jusque dans les écoles
13:08et bien au-delà d'ailleurs
13:09de santé publique
13:10informer les parents
13:11sur les possibilités
13:12de contrôle parental
13:13la menace des écrans
13:14et qu'ils soient beaucoup plus
13:15comment dire
13:16mobilisés
13:17parce que les parents
13:18ne sont pas assez mobilisés
13:19ne sont pas assez responsabilisés
13:20dans ce pays
13:21sur les enfants.
13:22Comment on les responsabilise
13:23davantage ?
13:24Et bien ça passe
13:25comme je vous le disais
13:25déjà par le fait
13:26d'être informés
13:27et conscients
13:28parce que je pense
13:28que beaucoup de parents
13:29sont démunis aujourd'hui
13:30face à ces avancées
13:31technologiques
13:31qui vont beaucoup trop vite.
13:33Ça passe aussi
13:33pour les enfants
13:34on va dire
13:35qui sont décrocheurs
13:35sur le plan scolaire
13:36qui ne vont pas à l'école
13:37voire qui sont délinquants
13:38par le fait
13:39d'une privation
13:40totale, partielle,
13:42temporaire ou durable
13:43des aides sociales
13:44puisqu'une fois de plus
13:45les parents doivent répondre
13:46des actes de leurs enfants
13:47et ça passe aussi
13:48me semble-t-il
13:49par le fait
13:50de leur imposer
13:51puisqu'on en revient à l'école
13:52lorsqu'on en est face
13:53à des cas
13:53comme le cas
13:55du jeune meurtrier
13:56à Nogent
13:57qui manifestement
13:58avait été identifié
13:59comme un jeune homme
14:00problématique
14:01puisqu'il avait été
14:02expulsé deux fois
14:03de l'établissement
14:04et bien j'y viens
14:05précisément
14:05c'est l'archétype
14:07du pas de vague scolaire
14:09on dit qu'on le dénonce
14:10qu'il est fini
14:10il est encore à l'oeuvre
14:11c'est-à-dire qu'on déplace
14:12le problème
14:13quand il y a un enfant
14:14perturbateur ou violent
14:15on le met dans un autre établissement
14:16en faisant d'ailleurs
14:17vivre l'enfer
14:18à l'établissement en question
14:19au lieu d'apporter
14:20une réponse structurelle
14:20et bien c'est là
14:21où nous devons aller
14:22qu'est-ce qu'on en fait
14:22de ces jeunes
14:23une fois qu'ils sont éclosés
14:24alors ça n'a pas été son cas
14:25il n'a pas été expulsé
14:26de manière définitive
14:26il a été exclu
14:27deux fois de manière
14:28temporaire de l'établissement
14:29et bien donc
14:30il aurait dû l'être
14:30de manière définitive
14:31et on aurait dû pouvoir
14:32l'État aurait dû
14:33pouvoir apporter une solution
14:34qui est celle
14:34d'internat d'éducation prioritaire
14:37avec l'accord des parents
14:39et si les parents refusent
14:40et bien précisément
14:40la privation des aides sociales
14:41qui est un accompagnement
14:43de rééducation disciplinaire
14:44et scolaire dédiée
14:46voilà
14:46mais on ne peut pas
14:47à un moment donné
14:47au prétexte de l'obligation
14:49de la scolarisation
14:50et bien faire vivre l'enfer
14:51aux autres élèves
14:52et aux autres enseignants
14:53parce qu'on n'apporte pas
14:54de solution disciplinaire
14:55à ces élèves
14:55j'ai encore la faiblesse
14:56de penser qu'à 14 ans
14:58on doit pouvoir être rattrapable
15:00et que si à un moment donné
15:01ces élèves sont pris à temps
15:02au premier acte de violence
15:03ou de délinquance
15:04et bien on doit pouvoir
15:05les remettre sur le droit chemin
15:06le problème c'est que
15:06c'est pas ce qui n'est fait aujourd'hui
15:07jusqu'au drame
15:08Marion Maréchal
15:09en Haute-Garonne
15:10un boucher
15:11dit avoir renoncé
15:12à se dire halal
15:14il était l'invité
15:15de BFM Story hier
15:16il est gérant
15:18de la boucherie
15:18halal
15:19Tolosa Marquette
15:20à Plaisance-du-Touk
15:21en Haute-Garonne
15:22il y a des messages
15:24du type
15:25les cochons en France
15:26les arabes dehors
15:27qui ont été inscrits
15:28sur sa boucherie
15:29est-ce qu'il y a
15:30aujourd'hui
15:30un racisme
15:33anti-musulman
15:34anti-arabe
15:35un racisme d'atmosphère
15:36en France
15:36alors je refuse totalement
15:40cette expression
15:40de racisme d'atmosphère
15:42qui a été
15:42d'ailleurs utilisée
15:43de mémoire
15:44par un député LFI
15:45en comparaison
15:46en parallèle
15:47d'une autre expression
15:48qui est celle
15:48de Gilles Kepel
15:49de mémoire
15:49sur le djihadisme d'atmosphère
15:51laissant entendre
15:52qu'il y aurait aujourd'hui
15:52en gros
15:53je résume
15:54un racisme anti-musulman
15:55des français
15:56qui serait comparable
15:57à la menace
15:57terroriste djihadiste
15:59telle qu'elle existe en France
16:00vous savez malheureusement
16:01la bêtise
16:02la violence
16:03le racisme
16:04sont des choses
16:05assez bien partagées
16:06par l'humanité
16:06d'où qu'elles viennent
16:07et où qu'elles soient
16:08maintenant dire aujourd'hui
16:09qu'il y a un racisme
16:11j'ai envie de dire
16:11pour reprendre des termes
16:12des adversaires
16:13systémiques
16:14structurels
16:15profondément ancrés
16:17anti-musulmans
16:18en France
16:18ça n'est pas vrai
16:19et les chiffres même
16:20le disent d'ailleurs
16:21puisqu'aujourd'hui
16:22seulement 7%
16:23des actes anti-religieux
16:24en France
16:24sont des actes
16:25anti-musulmans
16:26ce sont les chiffres
16:26du ministère de l'Intérieur
16:28de l'année dernière
16:28les principaux actes
16:30anti-religieux
16:30aujourd'hui
16:31d'ailleurs qu'il s'agisse
16:31de dégradation
16:32ou de violence
16:33ce sont des actes
16:34antisémites
16:35et ce sont ensuite
16:35des actes anti-chrétiens
16:36qui explosent aussi
16:37ces dernières années
16:38donc une fois plus
16:38j'y reviens
16:39je pense que
16:40Mais ce racisme
16:41anti-arame
16:42anti-musulman
16:43tue
16:43on pense évidemment
16:44à Hichem
16:45tué par son voisin
16:46qui se revendiquait
16:47de l'idéologie
16:49d'un Jean-Marie Le Pen
16:50à qui il rendait
16:51régulièrement hommage
16:52Non mais je vais vous dire
16:54une fois de plus
16:54Comment vous prenez
16:55vos distances par rapport à ça ?
16:56Non mais je prends
16:57mes distances
16:57très simplement
16:58parce que vous savez
16:59moi je suis de celles
16:59qui défendent
17:00la perpétuité réelle
17:01pour les meurtriers
17:01donc si nous étions au pouvoir
17:04un homme tel que
17:05celui-ci
17:06qui est à l'origine
17:08d'un meurtre
17:09tout à fait condamnable
17:10gratuit et scandaleux
17:11serait derrière les barreaux
17:13et il mourrait en prison
17:14donc je veux dire
17:14je n'ai aucune espèce
17:16de tolérance
17:16à l'égard de cela
17:17Maintenant je distingue
17:18ce qui relève
17:19en l'occurrence
17:20ce que M. Macron
17:21ne fait pas
17:22de ce qu'on appelle
17:22un fait divers
17:23c'est-à-dire un cas isolé
17:24qui ne dit pas quelque chose
17:25de la société française
17:26il y en a malheureusement
17:28de très nombreux
17:28et ce qu'on appelle
17:29des faits de société
17:30c'est ce dont parle
17:31la mère d'Elias
17:31qui a été tuée
17:32c'est-à-dire aujourd'hui
17:33qu'est-ce qui fait
17:34qu'il y a manifestement
17:36une violence endémique
17:38et gratuite
17:38et bien je vous le dis
17:39principalement
17:40elle vient aujourd'hui
17:41d'une population
17:43d'origine étrangère
17:45dans laquelle d'ailleurs
17:47les étrangers
17:47sont surreprésentés
17:48les personnes de nationalité étrangère
17:49sont surreprésentées
17:50dans tous les actes
17:51de délinquance
17:52et dans les crimes
17:53ça c'est un fait
17:54également attesté
17:55sur le plan
17:55on va dire des chiffres
17:56et qui s'exprime aujourd'hui
17:58bien souvent aussi
17:59à travers une haine
18:00anti-française
18:00et anti-blanche
18:01qui est la seule
18:02pardonnez-moi
18:02parce que tous les racismes
18:03sont toujours condamnés
18:04sauf le racisme anti-français
18:05qui est toujours le racisme
18:07qui est nié
18:07qui est minimisé
18:08voire qui n'est pas pris en compte
18:10Dixit
18:11vous vous en souvenez
18:11évidemment le meurtre de Thomas
18:13mais est-il systématique
18:15c'est-à-dire que
18:15ce qui définit
18:16le racisme
18:17aux yeux en tout cas
18:18des scientifiques
18:20et de la littérature scientifique
18:21sur ces questions-là
18:21c'est le côté systématique
18:23est-ce que vous estimez
18:24qu'aujourd'hui
18:24il y a une systématisation
18:26du racisme anti-blanche ?
18:27ça c'est l'explication
18:28qui en est donnée
18:29par l'extrême-gauche
18:30voilà moi j'ai débattu
18:30vous avez fait ça
18:31madame Pannot
18:31pendant les élections européennes
18:33à l'époque
18:33un homme avait pris
18:34sept coups de couteau
18:35au cri de sale gouère
18:36et sale blanc
18:36et elle me soutenait
18:37que tuer quelqu'un
18:38au cri de sale gouère
18:38et sale blanc
18:39ça n'était pas du racisme
18:40voilà
18:40je pense que le racisme
18:41la définition en est simple
18:42c'est que quand on
18:44rejette quelqu'un
18:45en raison de son origine
18:46et de sa race
18:47bon en l'occurrence
18:47c'était assez clair
18:48donc oui je pense qu'aujourd'hui
18:49le véritable sujet de société
18:53sur le racisme
18:54il est d'abord un racisme
18:54anti-français
18:55anti-blanc
18:55Marion Maréchal
18:56vous êtes désormais
18:57aux côtés de Marine Le Pen
18:59pour qu'on comprenne bien
19:00quel est votre positionnement
19:01sur l'échiquier ?
19:02Je suis aujourd'hui
19:03à la tête
19:04vous l'avez dit
19:04d'Identité-Liberté
19:05partie alliée
19:07du Rassemblement National
19:08et de l'UDR d'Éric Ciotti
19:09j'ai trois députés
19:10à l'Assemblée Nationale
19:10qui siègent
19:11de manière apparentée
19:13au groupe RN
19:13je suis dans le groupe ECR
19:15de Georgia Meloni
19:15au Parlement Européen
19:16et je siège
19:17comment dire
19:18aux côtés là encore
19:19du groupe du Rassemblement National
19:20et j'ai une très bonne relation
19:21de travail d'ailleurs
19:22également avec les LR
19:23de François-Xavier Bellamy
19:24Vous aimeriez créer
19:26une sorte de trait d'union
19:27entre les LR
19:28de François-Xavier Bellamy
19:30et le RN de Marine Le Pen ?
19:32Je vais vous le dire
19:32c'est de fait déjà
19:33ce qui se passe
19:34nous construisons régulièrement
19:35des majorités alternatives
19:36à droite
19:36qui permettent par exemple
19:38en ce moment
19:38de détricoter
19:39le fameux pacte vert
19:40qui nuit à nos agriculteurs
19:41et à notre économie
19:42et je ne vais pas vous apprendre
19:43que je suis une ardente défenseuse
19:45de la coalition des droites
19:48et donc évidemment
19:49je souhaite que ce modèle
19:51qui fait ses preuves
19:52au Parlement européen
19:53puisse faire ses preuves
19:54en France
19:54c'est le modèle
19:55de Georgia Meloni
19:55qui est notre alliée
19:56et qui aujourd'hui
19:58a une majorité
19:59qui va du centre droit
20:00jusqu'à la droite nationale
20:01je pense que c'est la seule manière
20:03demain de s'assurer
20:04une victoire
20:04aux élections présidentielles législatives
20:05Merci Marion Maréchal
20:06d'avoir répondu
20:07à mes questions ce matin
20:08il est 8h52
20:09sur RMC et BFM TV
20:11Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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