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  • il y a 1 an

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00:00Et merci d'être avec nous à midi sur Europe 1 et de partager cette demi-heure d'information en notre compagnie.
00:07On le disait tout à l'heure, actualité nationale tendue, actualité internationale compliquée également.
00:13Car on l'a appris dans la nuit, une attaque ukrainienne près d'une centrale nucléaire russe a provoqué un incendie.
00:20Il a rapidement été maîtrisé, il n'y a aucune victime et aucun danger radioactif.
00:25Mais cette guerre dure donc et une rencontre Zelensky-Poutine s'éloignent.
00:30Et peut-être une lassitude aussi des populations de chaque côté, notamment en Russie.
00:35Vladimir Poutine serait déconnecté de la jeunesse, estime Alexandre Melnik, ancien diplomate soviétique au micro de Guillaume Lariche hier soir sur Europe 1.
00:45Elle joue la carte de la nostalgie alors que la Russie, la population russe aujourd'hui, surtout les jeunes,
00:52et bien ils veulent voyager. Ils sont plutôt dans le paradigme selon lequel chacun peut choisir son destin.
00:59Et je crois que Poutine va dans l'impasse. Je crois que ce qu'il fait aujourd'hui, c'est évidemment les premières victimes de cette guerre,
01:08ce sont des Ukrainiens, mais c'est aussi le peuple russe.
01:12C'est-à-dire le conduit son propre pays au suicide.
01:15Voilà pour cette intervention d'Alexandre Melnik au micro européen de Guillaume Lariche.
01:22Et à ce sujet, j'accueille Sébastien Boussois. Bonjour.
01:26Sébastien Boussois, vous êtes directeur de l'Institut Géopolitique Européen.
01:31Ce qu'il s'est passé cette nuit avec ces drones ukrainiens qui sont tombés sur une installation nucléaire en Russie,
01:37est-ce que cela veut dire qu'on est à mille lieux désormais d'une rencontre Poutine-Zelensky ?
01:43Alors, à mille lieux, je ne suis pas tout à fait convaincu.
01:47On n'est pas forcément en gestion de l'instruction,
01:49ni sur ce qui se trame exactement à la Maison-Blanche.
01:54Je pense que Donald Trump continue à penser, à espérer qu'une rencontre puisse être possible.
01:58Et jusqu'aux dernières heures, y compris au moment de la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump,
02:04les bombes et les drones continuaient à frapper l'Ukraine.
02:08D'ailleurs, ça ne s'est en réalité jamais arrêté.
02:11Et c'est la démonstration pour les uns et les autres que tout ce qui peut être pris est à prendre.
02:18Et tout ce que les gains pourraient permettre ensuite aux deux parties adverses de récupérer
02:24pour peser dans la balance des négociations,
02:26le schéma assez classique de ce qu'on voit dans d'autres conflits grappillés
02:32pour ensuite espérer négocier davantage.
02:35J'aimerais, Sébastien Boussois, qu'on évoque la situation à présent en Israël.
02:39On passe évidemment d'un sujet à l'autre, mais on manque de temps.
02:42L'armée israélienne prépare son plan de prise de contrôle de Gaza.
02:48130 000 hommes seront mobilisés au total avec un objectif,
02:52récupérer les otages aux mains du Hamas.
02:54Faut-il voir, Sébastien Boussois, en cette opération, une porte de sortie, enfin ?
03:00Certainement pas.
03:01Malheureusement, ce conflit est effectivement un conflit sans fin
03:04qui atteindra bientôt deux ans.
03:07Et on est dans une situation où les objectifs de Benjamin Netanyahou
03:10sont les mêmes depuis le début.
03:12Quoi qu'il se passe ?
03:13La destruction, effectivement, du Hamas.
03:15Et on le voit bien, les manifestations qu'il y a à l'intérieur même d'Israël
03:19depuis des mois contre la stratégie du gouvernement
03:22montrent à quel point la situation est périlleuse.
03:25Il n'y a aucune certitude que cette stratégie
03:27permette de libérer les derniers 25 otages restants,
03:31puisqu'il y en a malheureusement 25 qui sont morts sur les 50 restants.
03:35Bon, Sébastien Boussois, j'aimerais qu'on évoque la promo Rima Hassan en Belgique.
03:41Et pourquoi je m'adresse à vous pour cette question ?
03:43Parce que vous avez été rattaché un temps, ce n'est plus le cas,
03:47mais vous avez été rattaché un temps à cette université.
03:51Les élèves ont choisi de baptiser leur promo
03:54du nom de cette figure très controversée de l'ultra-gauche.
03:59Quel est votre regard sur cette affaire ?
04:01Alors, on savait qu'en France, les universités étaient rouges.
04:05C'est le cas aussi en Belgique ?
04:07Écoutez, vous oubliez Sciences Po, notamment en France.
04:10Évidemment, ce n'est pas tellement plus glorieux.
04:12En ce qui concerne l'ULB, je pense qu'à un moment,
04:14j'ai suffisamment, probablement pas fait assez allégeance
04:17à l'islamo-gauchisme qui sème dans cette université
04:20depuis longtemps, depuis bien trop longtemps en réalité.
04:23Et ces étudiants sont souvent biberonnés
04:25par des professeurs de droit international et autres
04:27qui sont clairement gauchistes, pro-palestiniens, etc.
04:30Et je pense qu'on mélange malheureusement tous les genres.
04:33L'année dernière, la même promotion du même département criminaux
04:38était Robert Badinter.
04:40Bon, on passe de Robert Badinter à Rima Hassan.
04:42C'est quand même un peu curieux.
04:43Et à mon avis, c'est très dommageable.
04:45De toute façon, l'Université libre de Bruxelles
04:47n'est plus dans beaucoup de grands rankings,
04:49classements internationaux.
04:50Et elle sombre progressivement dans une radicalité idéologique.
04:55Et surtout, elle se noie quelque part dans des classements
04:58où elle ne baisse plus grand-chose à l'échelon européen.
05:01Merci Sébastien Boussois pour vos différents éclairages
05:05sur cette actualité internationale tendue.
05:08Je rappelle que vous êtes directeur de l'Institut Géopolitique Européen.
05:12Europe 1 Midi Weekend, midi 30, 13h, Charles Luillier.

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