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00:00On va aller sur le terrain au niveau du cours de Vincennes
00:05pour savoir ce qu'il est en train de se passer.
00:08Sabrina nous disait que la dispersion avait été effectuée.
00:12On a assisté pendant plus de deux heures à des violences contre les forces de l'ordre
00:17et malheureusement plusieurs commerces ont été vandalisés dans la capitale.
00:28Oui avec plusieurs commerces au niveau du cours de Vincennes
00:31avec des rideaux de fer qui avaient été levés
00:34mais en tout cas nous désormais on se trouve à quelques centaines de mètres
00:37où les affrontements continuent toujours.
00:40Il y a quelques instants de cela on a vécu justement un échange de tirs de mortiers
00:44qui visaient les forces de l'ordre qui ont répondu avec des tirs de grenades lacrymogènes.
00:49Directement vous avez des renforts de gendarmerie, la Bravem qui sont arrivés
00:54mais en tout cas là où on se trouve vous avez un restaurant, vous avez une pharmacie,
00:58vous avez des commerces mais il n'y a pas de casse, les commerces ne sont pas visés.
01:03Ce sont vraiment les forces de l'ordre qui sont visées par les manifestants
01:06avec beaucoup de jeunes en noir cagoulé donc qui se dispersent, qui se regroupent ensuite
01:12et vous avez une sorte de jeu du chat à la souris justement entre forces de l'ordre et manifestants.
01:18Il y a deux choses importantes à remarquer en tout cas c'est parfois les armes qui peuvent être utilisées
01:23contre les forces de l'ordre. On a vu un policier tout à l'heure avec une poêle à la
01:27main justement
01:27qui avait été utilisée pour l'attaquer et puis aussi la circulation qui continue depuis tout à l'heure
01:36qui n'a pas été coupée et donc vous avez des voitures, des bus qui se retrouvent à traverser
01:42au milieu de charges de police, de nuages, de grenades lacrymogènes et donc avec des bus aussi
01:50qui doivent être à l'arrêt. La vie continue donc au milieu de ce chaos près du cours de Vincennes.
01:57On reviendra vers vous bien évidemment et on voit là toute la difficulté parce que peuvent
02:02aujourd'hui et dans les prochaines minutes se construire des cortèges sauvages,
02:08c'est-à-dire des cortèges non officiels avec des individus qui vont tenter soit de piller,
02:16soit de casser, de déborder un dispositif de sécurité qui, rappelons-le, est un dispositif quasi historique
02:23avec 70 000 forces de l'ordre mobilisées, des forces mobiles en nombre, 100% des forces mobiles CRS mobilisées.
02:33Jules Laurence, on voit là une volonté de ne pas revivre non pas les mêmes scènes de chaos
02:40parce qu'on a vu les scènes de violence du week-end dernier, mais en revanche de ne pas avoir
02:45en image
02:47un État complètement dépassé et débordé comme il avait pu l'être le week-end dernier.
02:52On peut dire qu'aujourd'hui l'exécutif jouait gros, jouait gros finalement d'un point de vue de sa
02:56fiabilité,
02:58d'un point de vue de sa capacité aujourd'hui à assurer l'autorité directement en France.
03:01La semaine dernière, le 7 octobre, on a vécu un événement inédit,
03:04c'est-à-dire la convergence entre à la fois des éléments venus de banlieue, venus pour piller,
03:09et dans le même temps des éléments d'ultra-gauche radicalisés qui visaient des lieux symboliques
03:14comme les mairies, comme les universités.
03:16Et cette convergence-là, inédite finalement, c'est ce que voulait et a aspiré d'ailleurs la France insoumise,
03:21c'est ce qu'elle a théorisé.
03:23Et cette fois-ci, on avait justement un État qui devait être à la hauteur
03:26pour pouvoir répondre aux potentielles menaces, aux potentiels dangers auxquels il allait avoir lieu.
03:30Ce qu'on constate finalement, c'est que pour l'instant, les éléments venus de banlieue
03:34ne sont pas forcément venus et qu'on a finalement un dispositif un peu plus,
03:37je le mettrais entre guillemets, classique, parce qu'il y a quand même eu énormément de violences,
03:41mais qui s'est fixé finalement à des endroits avec un maintien de l'ordre
03:44dont les policiers ont plutôt l'habitude, même si je suis toujours assez choqué
03:47d'entendre que la situation s'est globalement bien passée et sous contrôle
03:50alors qu'on a des policiers qui ont reçu des pavés,
03:53qui ont reçu des mortiers directement finalement au visage.
03:57Et de constater d'ailleurs, dès ce matin, toutes les interceptions de matériel assez effarante
04:03qu'on a pu voir, notamment des mortiers, des armes par destination, des sabres,
04:06tout ça c'est du matériel qui a été saisi ce matin sur des militants d'ultra-gauche.
04:09Il me semble d'ailleurs qu'à Orléans, il y a 10 militants fichés d'ultra-gauche
04:12qui ont été interpellés.
04:14Et à Orléans, effectivement, vous avez eu des interpellations en amont
04:19pour éviter que dans le cortège syndical et politique ne s'agrègent,
04:26même s'ils étaient déjà présents, des éléments radicaux en très grand nombre.
04:30Grâce à la loi de 2019.
04:31Je précise, puisque vous parlez des armes par destination,
04:35la préfecture de police de Paris vient de publier en fin de cortège Cour de Vincennes,
04:39les policiers ont interpellé un émeutier porteur d'une arme artisanale particulièrement redoutable.
04:45Cette violence inacceptable n'a pas sa place dans les cortèges.
04:48Il publie une photo où vous voyez une bûche avec, sur cette bûche,
04:54des clous qui sont finalement installés sur cette bûche
04:59et qui, j'imagine, sont utilisés contre les forces de l'ordre.
05:02Sabrina, en fait, Pierre Lelouch.
05:03En amont, il y a même eu une saisie d'un katana.
05:05Vous vous rendez compte de ce sabre japonais.
05:08Donc, il y avait vraiment une intention pour certains de...
05:10Quand on a un katana, pardon, c'est de tuer.
05:13Donc, il y avait une intention réelle de violence.
05:16Et heureusement, il y a eu beaucoup de contrôles faits en amont un peu partout en France
05:21pour éviter que ces armes par destination arrivent jusque dans la mobilisation.
05:26Pierre Lelouch, c'est un mot quand même pour revenir sur ce que disait M. Marras.
05:30C'est l'heure, ce qu'il venait de dire.
05:31Cette situation, aujourd'hui, est meilleure que la catastrophe de la semaine dernière,
05:36mais elle n'est pas tenable.
05:37Ce matin, j'étais dans les rues de Paris, dans l'ancienne circonscription où j'habite,
05:43mais la ville est méconnaissable.
05:45On a une ville qui est barricadée, bloquée, c'est la ville lumière, c'est la capitale de la France.
05:51Elle est défigurée, la ville de Paris, par les violences, par la protection des boutiques.
05:57C'est d'une tristesse, d'une déprime totale.
06:00On ne peut pas installer la capitale de la France et le pays dans une situation de siège
06:05où, de facto, on a déjà perdu puisque la ville est barricadée.
06:08C'est monstrueux.
06:10Après, il y a le problème des effectifs.
06:11On ne peut pas déployer 70 000 hommes.
06:13Vous savez ce que c'est, 70 000 hommes ?
06:15C'est ce que l'armée de France peut déployer, l'armée de terre peut déployer en cas de guerre,
06:19tout l'ensemble des forces.
06:20Mais c'est énorme.
06:21On est en train de dire, 70 000 hommes, c'est absolument énorme.
06:25Ça veut dire qu'on est dans une situation qui n'est pas tenable, Elliot.
06:28Le pays ne peut pas supporter ça pendant des semaines et des semaines.
06:32On a vécu aujourd'hui ce qu'on pourrait appeler un confinement sécuritaire.
06:36C'est-à-dire que le gouvernement et le chef de l'État, pour des raisons d'ailleurs
06:42qui n'ont pas été véritablement dites, peut-être financières, peut-être pour ne pas affoler les marchés,
06:50l'état d'urgence n'a pas été mis en place.
06:53Mais en l'État, ce qu'on a vécu aujourd'hui est une forme de couvre-feu qui ne dit
06:57pas son nom,
06:58ou du moins de confinement sécuritaire.
07:00Vous avez des couvre-feu qui ont été mis en place.
07:04Vous avez l'état d'urgence qui ne dit pas son nom.
07:07Vous avez des couvre-feu mis en place sur certaines zones,
07:10des interdictions de rassemblement, des interdictions de manifestation.
07:14Des commerçants qui ont vidé leur boutique.
07:17Donc c'est une forme d'état d'urgence qui ne dit pas son nom.
07:19C'est impressionnant que la France...
07:22On ne peut pas accepter...
07:23Pierre Lelouch.
07:23Éliott, là je dis chose de façon très solennelle.
07:27On ne peut pas, et je m'explique comme citoyen,
07:29on ne peut pas accepter que le pays se confine comme ça dans la durée.
07:33C'est juste pas possible.
07:34Sauf à accepter qu'on est maintenant les otages
07:38et d'un parti politique qui vise la révolution
07:40et de gens qui descendent des banlieues pour piller.
07:43C'est juste pas possible.
07:44À un moment ou à un autre, il va falloir que la peur change de camp
07:47et que les Français redeviennent en contrôle de leur pays.
07:50Sinon, c'est pas la démocratie.
07:51Pierre Lelouch, vous l'entendez, est avec nous.
07:54Et je le dis aux auditeurs d'Europe.
07:57Je le dis également aux téléspectateurs de CNews.
08:00Et c'est ce qui s'est passé ce matin.
08:01Vous êtes très nombreux à témoigner,
08:03à raconter de ce qui se passe dans votre ville.
08:05Vous êtes parfois commerçant,
08:07mais vous n'avez pas la possibilité.
08:09Et vous souhaitez prendre la parole.
08:11Appelez-nous.
08:12Alertez-nous.
08:13Et évidemment, ce soir, moi, j'ai envie de donner la parole
08:16à ces commerçants qui ont fait une croix sur leur activité aujourd'hui.
08:20Ces commerçants qui, peut-être la semaine dernière,
08:23ont vu leur vie de dur labeur.
08:26Parfois, c'est des entreprises familiales.
08:28C'est des petits commerces.
08:30Je pense à une commerçante qui expliquait que son père,
08:32qui avait construit son entreprise de loisirs,
08:34un parc de loisirs à Valenciennes,
08:36son père qui a 83 ans,
08:38il travaille encore,
08:39directeur financier dans cette boîte familiale.
08:43En quelques heures seulement,
08:45ça a été ravagé.
08:46Et vous savez, c'est quoi le pire ?
08:47C'est qu'elle a réussi à protéger ses employés
08:50parce qu'elle a eu l'expérience des émeutes de 2023
08:55et elle a réussi, avec l'expérience de 2023,
08:58parce que ça avait déjà été mis en sac en 2023,
09:01à protéger, à sauver ses employés.
09:03En revanche, son parc de loisirs,
09:05il est dévasté.

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