00:00On va rejoindre le terrain dans quelques instants pour faire le point sur la situation notamment à Paris,
00:04mais également en région. On ira à Nantes où il y a une accalmie ce soir,
00:09mais la crainte c'est qu'il y ait de nouveaux rassemblements et de nouvelles tensions dans la soirée
00:14après une journée là aussi violente pour les forces de l'ordre où une bijouterie a été vandalisée.
00:21Et c'est vrai que ce soir à 20h30, il faut être prudent parce qu'il y a toujours un
00:26delta
00:27entre ce qu'on peut dire maintenant, ce qu'on va découvrir et la puissance notamment des réseaux sociaux
00:35qui permettent de relayer des séquences qui n'auraient jamais été vues sur les médias dits mainstream.
00:41Et donc restons extrêmement prudents alors que vous voyez à l'image l'un des commerces
00:48qui a été vandalisé cet après-midi à Marseille.
00:51Il y a eu plusieurs tentatives de commerce vandalisé cet après-midi,
00:56mais avec un dispositif de sécurité renforcé, vous avez eu effectivement des pillards
01:02qui ont très rapidement à Marseille été interpellés.
01:06Je rappelle que dans le week-end du 17 octobre, plus de 300 commerces ont été visés, sinistrés
01:14ou pillés Pierre Lelouch. Et là je ne parle que de Marseille.
01:19Peut-être que Marseille a symbolisé la semaine dernière, symbolisé, je dis 300, c'est plus ?
01:25700 à Marseille.
01:27C'est 3000 sur le territoire national.
01:293000 sur le territoire et 700 à Marseille. Pardonnez-moi, vous avez bien fait de me reprendre
01:34et c'est dire à quel point on a vu une situation là aussi chaotique sur la cité fosséenne.
01:42Johan Maras, tiens justement, puisque vous m'avez interpellé et vous avez bien fait,
01:48sur les 700 commerces, il fallait impérativement remettre du bleu dans la rue aujourd'hui
01:53pour éviter de se retrouver avec les mêmes scènes chaotiques que le week-end dernier dans la cité fosséenne.
02:00Oui, mais c'est ce que je vous ai dit. Encore une fois, la journée n'est pas encore terminée.
02:05La journée se déroule un peu mieux que la semaine dernière, mais à quel prix ?
02:10À quel prix ? Quand vous déployez 70 000 forces de l'ordre dans notre pays,
02:17ça démontre l'état de notre pays aujourd'hui.
02:20Mais vous savez, chez Allianz, on ne découvre pas cette situation.
02:24Ça fait des années qu'on tire la sonnette d'alarme.
02:28Il y a quelques jours près, l'année dernière, fin octobre,
02:34mon secrétaire général qui faisait une tribune dans un magazine de presse écrite...
02:40Fabien Van der Melrich.
02:41Exactement, Fabien Van der Melrich, qui expliquait que la police nationale
02:45n'avait plus les moyens de défendre les Français
02:48et qu'aujourd'hui, il fallait un électrochoc d'autorité.
02:51C'était il y a un an. L'électrochoc d'autorité, on l'attend encore.
02:57Mais quand je vois aujourd'hui notre garde des Sceaux
03:00qui nous explique qu'on est d'une fermeté impitoyable
03:06parce qu'on a placé 217 individus en détention provisoire sur 2700 interpellés,
03:15on n'est même pas à 10% et on nous explique qu'on est en train de régler la
03:19situation.
03:20Vous me permettez, pour le garde des Sceaux,
03:22il a demandé au procureur d'être les plus fermes possibles
03:28dans, si vous voulez, la volonté de condamner les émeutiers ou les pillards.
03:35Mais dans la chaîne pénale, et c'est là aussi toute la difficulté,
03:38vous avez des magistrats qui sont indépendants.
03:43Il faut faire attention d'ailleurs, la justice, ce n'est pas un pouvoir,
03:47c'est une autorité.
03:48Et beaucoup de juges ont oublié l'idée d'une politique pénale.
03:52Donc vous avez, très souvent, et on l'a vu avec le syndicat de la magistrature,
03:55des syndicats qui entrent en confrontation avec les objectifs
04:00et l'idée d'une politique pénale extrêmement ferme.
04:03Pardonnez-moi juste un instant, même si l'image est un peu, finalement, floue
04:08et abîmée par la pluie, parce qu'effectivement, il pleut dans Paris,
04:14vous avez les forces de l'ordre qui continuent d'intervenir.
04:18Cour de Vincennes, que se passe-t-il sur le terrain ?
04:20Racontez-nous sur Europe 1 et sur CNews, il est 20h34.
04:28Pour être précis, nous ne sommes plus courts de Vincennes,
04:31mais nous sommes sur le boulevard des Maréchaux,
04:33donc qui amène à Porte de Vincennes, là où s'est finie la manifestation tout à l'heure.
04:38La circulation a repris Porte de Vincennes, mais sur ce boulevard des Maréchaux,
04:42vous le voyez, il y a toujours des forces de l'ordre
04:44qui sont face à des manifestants qui font de la résistance.
04:49Vous voyez cette interpellation qui est exactement en train de se passer.
04:53Donc, à l'instant, une dizaine de forces de l'ordre sont toujours présentes.
04:57La BRAVEM est également en train, la police est également en train de revenir en deux roues.
05:03Voilà une situation qui n'est pas tendue, mais malgré tout,
05:06il reste des endroits et des groupes de personnes qui tentent de résister aux forces de l'ordre
05:12et cherchent à les enquiquiner en cette fin de journée et de manifestation.
05:17On reviendra vers vous dans un instant et on voit à quel point, en fait,
05:20les forces de l'ordre du Han Maras vont rester sur place,
05:24peut-être jusqu'à très tard dans la nuit,
05:26avec aussi des unités mobiles qui vont se déployer un peu partout dans la capitale.
05:33J'ai une pensée pour les équipes de la BRAV,
05:35les brigades de répression de l'action violente,
05:37qui, aujourd'hui, permettent d'intervenir très rapidement,
05:42ont la capacité, puisqu'elles sont motoritisées,
05:44d'intervenir très rapidement dans des zones
05:47où il est de plus en plus difficile d'intervenir,
05:50puisqu'on est loin des cortèges dits officiels, Han Maras.
05:53Oui, mais il faut féliciter le travail des BRAV,
05:56mais pas que des BRAV.
05:58On a nos compagnies d'intervention de la DOPC à Paris,
06:02nos collègues CRS,
06:04je ne pensais aussi pour mes collègues gendarmes mobiles
06:06qui sont ultra mobilisées aujourd'hui.
06:10Évidemment que mes collègues, ils vont encore rester,
06:12parce que, vous le voyez,
06:13la situation n'est pas encore apaisée dans le centre de Paris.
06:16Et quand je disais à quel prix,
06:19il faut bien comprendre que les vacations comme aujourd'hui,
06:22ce n'est pas des vacations de 10 heures.
06:24La semaine dernière, j'ai des collègues
06:26qui ont enchaîné 17, 18, 19 heures de vacations.
06:31Et quand je dis qu'on ne pourra pas tenir cette situation
06:34pendant très, très longtemps, c'est aussi pour ça.
06:36C'est que ça fatigue les organismes.
06:40La violence que subissent mes collègues
06:42fatigue aussi psychologiquement.
06:44Et il faut garder une certaine lucidité sur le terrain,
06:49parce que, par contre,
06:50le prisme médiatico-politique de certains
06:53ne laisse aucune chance à mes collègues
06:56lorsqu'ils vont avoir une réponse
06:58qui peut être non-proportionnée à leurs yeux.
07:03Pierre Lelouch,
07:04et Laurent-Franc-Lénard est toujours avec nous, bien sûr,
07:08et on prendra son analyse,
07:09lui, spécialisé dans,
07:12avocat spécialisé dans la défense des forces de l'ordre.
07:14On lui demandera une dernière information.
07:16Pierre Lelouch.
07:16Je crois qu'il faut comprendre
07:17ce qui est en train de se passer.
07:21Quand aujourd'hui,
07:22on note qu'il y a moins de casse dans les magasins,
07:25d'une semaine à l'autre,
07:26on a vu se multiplier les protections des magasins.
07:30Dans le quartier,
07:31les rues ont changé d'aspect.
07:33Les gens ont peur,
07:34ceux qui tiennent leur commerce ont peur de tout perdre.
07:37Moralité, tout le monde se protège.
07:39Et la ville devient méconnaissable.
07:41Mais méconnaissable.
07:42L'image que nous envoyons aux touristes,
07:45au monde entier,
07:46c'est que la ville de Paris,
07:47maintenant, c'est une sorte de forteresse,
07:50sale et en danger.
07:51Ça n'est pas tenable pour les commerçants non plus.
07:54Personne ne peut vivre avec des commerces fermés,
07:56des pharmacies qui sont transformées en Fornox.
08:00C'est juste pas possible.
08:02C'est pour ça que je dis que ça n'est pas tenable.
08:04Ça n'est pas tenable pour la police.
08:05Ça n'est pas tenable pour le pays.
08:07Il y a un moment,
08:08on ne peut pas se contenter de dire
08:1010% des gens qui sont arrêtés sont sanctionnés.
08:13Et les autres retournent en liberté
08:16et recommenceront en 10 jours.
08:17On peut reprendre le cas le plus symbolique
08:19et ça ne concerne pas les émeutes de la semaine dernière.
08:23C'est pour moi cet individu bulgare
08:26qui a lynché au sol le policier.
08:30Je crois que c'était 17 ans et 11 mois.
08:32Il était présenté comme un enfant par son avocat.
08:34Fin novembre, il a 18 ans.
08:37Un lycéen bulgare
08:38qui a donné des coups de cas à la tête d'un policier.
08:40Et qui a été lynché, placé en détention provisoire
08:42dans un premier temps,
08:43mais ensuite libéré par le tribunal.
08:45Et le parquet n'a pas fait appel.
08:47C'est surtout ça.
08:48Alors pour le coup, le parquet,
08:50sur demande de Gérald Darmanin,
08:53va faire appel de toutes les décisions
08:55que le procureur juge
08:57avec des peines qui seraient...
08:59On va faire ailleurs.
09:00Non mais Eliott, la République...
09:02Peine encourue.
09:02Honnêtement, la République peut tenir
09:04combien de temps comme ça, à votre avis ?
09:05Si le système n'est pas tenu,
09:08si l'économie s'arrête,
09:10si on ne peut plus sortir faire ses courses,
09:12si les gens vivent dans la peur,
09:13ça peut tenir combien de temps à votre avis ?
09:15Eh bien, c'est pour ça que ça devient insoutenable.
09:17Et vraiment, je relance mon appel
09:19à tous les commerçants qui peuvent nous écouter,
09:21qui n'ont pas forcément vu ce week-end
09:23leur magasin,
09:25et tant mieux, oserais-je dire,
09:28pillés ou saccagés.
09:29Mais n'hésitez pas à nous appeler
09:31sur Europe 1 ou sur CNews,
09:33de m'alerter sur les réseaux sociaux.
09:34Ce matin, j'ai par exemple eu
09:36un commerçant marseillais,
09:39mais il faudrait rappeler Axel
09:40pour qu'il nous dise qu'il s'appelle Axel.
09:42Mais il est extraordinaire.
09:43Il a publié un message sur les réseaux sociaux
09:46où il explique que ça fait 10 ou 12 ans
09:48qu'il a son commerce de running
09:50et qu'hier, il a passé 16 heures
09:52à mettre, vous savez,
09:54à barricader son commerce
09:56en se disant, je me lève le matin.
09:58Parfois, je me lève avant d'embrasser mes enfants
10:00ou qu'ils ne se réveillent.
10:01Je bosse des heures durant.
10:03C'est finalement...
10:04Safra qui a pris une journée
10:05pour l'aider à construire...
10:0616 heures, il a...
10:08Donc j'espère que son commerce
10:09n'a pas été touché,
10:10mais c'est aussi des sensations
10:14et c'est d'une tristesse absolue.
10:16Le manque à gagner.
10:17Bien sûr, le manque à gagner.
10:18Je ne peux pas tenir.
10:19Mais il y a, au-delà du manque à gagner,
10:20c'est aussi la sensation
10:22d'être agressé dans son...
10:23Évidemment.
10:25...d'être privé de la liberté
10:27d'exercer son activité.
10:28Moi, j'ai reçu des photos, Elliot,
10:31de toute la France.
10:32Pierre Lelouch.
10:33Sur ce que j'ai dit sur la ville en Muret.
10:35Il n'y a pas que Paris.
10:36Il y a Bordeaux, il y a Angers.
10:38C'est juste insupportable
10:39ce qui est en train de se passer.
10:40Il y a des images qui font le tour du monde.
10:42C'est-à-dire que c'est aussi ça.
10:42C'est-à-dire que les touristes
10:43qui viennent aujourd'hui à Paris
10:44sont effrayés.
10:45Il y a des gens, je pense,
10:46qui doivent annuler leur venue à Paris
10:48pour le week-end.
10:49Donald Trump s'est emparé du sujet.
10:51Naïb Boukele, des présidents en parlent
10:53et se demandent
10:53mais qu'est-ce qui se passe en France ?
10:55C'est-à-dire que ça,
10:55c'est quand même un sujet de tourisme aussi.
10:58Paris, il est en train de se déliter.
10:59Il est en train de se déliter.
11:00Il est en train de se déliter.
11:00Il est en train de se déliter.
11:00Il est en train de se déliter.
11:01Il est en train de se déliter.
11:01Et vous avez un président de la République
11:02qui vous explique cette semaine
11:03que c'est l'intelligence artificielle
11:06et qu'il n'a jamais nommé les pilleurs
11:09contrairement à Georgia Mélodie.
11:11Et je vais préciser,
11:12ça serait intéressant aussi
11:13d'avoir notre correspondant
11:14ou un journaliste italien
11:15pour savoir comment ça s'est passé aujourd'hui
11:17du côté de l'Italie.
11:18Oui, parce qu'elle a déployé 500 militaires à Milan.
11:20Elle n'a pas présenté.
11:21Elle a déployé les militaires.
11:23Et surtout, elle a dit ce qui se passait vraiment.
11:25Elle a baissé, je crois,
11:27l'excuse de minorité.
11:28Elle l'a envoyé valdinguer.
11:29Voilà, elle a facilité
11:31les comparations immédiates.
11:32Voilà, donc ça pourrait être intéressant.
11:33Tout ce qui est absolument impossible
11:35chez nous pour les mineurs déjà.
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