00:00En tout cas, Mathieu Vallée, pour revenir sur la tenue du congrès politique à Orléans,
00:04je tiens à rappeler que selon un sondage Opinion Way pour Europe 1, CNews et le GIDE,
00:0878% manifestement des Français sont d'accord avec vous parce qu'ils déclarent
00:12qu'empêcher la tenue du congrès politique serait une menace pour la démocratie.
00:15Je voulais avoir votre regard d'anciens policiers, notamment sur la journée d'aujourd'hui,
00:21c'est-à-dire qu'il y a des tensions qui commencent à Paris, il y a d'autres villes
00:23par exemple à Marseille
00:24où ça se calme un petit peu, on le voit sur les images.
00:27Est-ce que vous avez peur quand même ? Est-ce que vous vous dites que ce soir,
00:30la situation peut dégénérer à certains endroits ?
00:33Mais l'État est dans un tel état, son jeune mot éruptif, que oui, il faut rester vigilant à tout
00:40moment.
00:40Mais moi je vous dis, on nous félicitait et on se félicitait du résultat à Orléans,
00:45mais vous avez vu que les commerces étaient barricadés, le centre-ville était alcatraisé, si j'ose dire,
00:49et donc c'est pas normal dans un état de droit.
00:50Est-ce que nous on va perturber et gêner les rassemblements politiques de nos opposants ?
00:54Non, il faut que ces gens-là nous combattent dans les urnes.
00:57Et s'ils ont vraiment confiance au peuple français, qui convainc les Français de voter pour eux ?
01:01Qui convainc les Français d'aller au référendum ?
01:03Et derrière, il faudra respecter le vote comme nous l'avons toujours fait.
01:06Et moi évidemment, je suis inquiet de voir qu'il fallait déployer un armada sécuritaire
01:09pour permettre au premier parti politique de France de pouvoir s'exprimer en toute liberté, en toute démocratie.
01:15C'est pas la rue qui fait le résultat en France aux élections, c'est les urnes.
01:18Et ça, il faut le dire et le redire.
01:20Mathieu Vallée, je vous annonce qu'Antonin André adore vous interviewer, donc je redonne la parole.
01:25Je connais bien Mathieu Vallée, on a débattu ensemble sur d'autres antennes et c'était toujours des moments d
01:30'échange intéressants.
01:31J'ai débattu le monde, moi.
01:32C'était des moments d'échange intéressants.
01:33Monsieur Vallée, est-ce que vous craignez surtout, on voit qu'on est à six mois de la présidentielle, c
01:37'est long six mois,
01:38est-ce que vous redoutez d'une certaine façon que cette campagne présidentielle se passe dans cette espèce d'état
01:43de chaos,
01:44de fébrilité permanente, où vous l'avez dit vous-même, c'est tout à fait incongru qu'un parti ne
01:48puisse pas tenir un meeting correctement.
01:49Est-ce que vous redoutez que ce climat empoisonne durablement dans les semaines à venir cette campagne présidentielle ?
01:54Mathieu Vallée.
01:55Non, moi je redoute surtout que ce que la France insoumise et ce que les nervis d'extrême gauche préparent
01:59aujourd'hui,
02:00c'est ce qui sera annoncé demain s'ils ont taire responsabilité.
02:02On vivrait dans une guerre civile permanente.
02:04Quand vous expliquez que la violence est légitime, quand vous expliquez que par tous les moyens,
02:09il faut s'encloyer à aller dans la rue, quand vous expliquez que les émeutes ne doivent pas s'arrêter
02:12lorsqu'il y a eu des émeutes après Naël, tous ces discours ont armé idéologiquement les casseurs,
02:16les pilleurs et ceux qui ont commis des violences la semaine dernière.
02:19Donc il faut être responsable.
02:20Et donc moi je vous dis qu'aujourd'hui ça s'est bien passé,
02:22que j'espère que demain, pour ceux qui en avaient un doute,
02:24parce que certains médias ont voulu foutre la trouille à nos militants, à nos sympathisants
02:28et même aux honnêtes de gens qui voulaient venir au meeting,
02:30qu'ils viennent demain, ça sera un moment populaire, un moment festif, un moment rassembleur.
02:33Et donc c'est ça qu'il faut dire, parce que si on installe le climat de peur,
02:36de tension comme le veut l'extrême gauche en pays,
02:38personne n'y gagnera et nous on ne veut pas gagner par défaut,
02:40on veut gagner par un combat idéologique, un combat historique,
02:43un combat sur nos idées et sur le programme que nous proposons.