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  • il y a 8 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Entouré de Sébastien Lignier, bonsoir Sébastien.
00:07Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:07Condicard politique et économique, bonsoir Vincent Roy.
00:11Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:11Merci d'être avec nous journalistes et essayistes, nous sommes avec Stanislas Godon, bonsoir.
00:15Bonsoir Pierre.
00:16Délégué national du syndicat de police Alliance, je l'ai dit, le ministre de l'Intérieur
00:22qui à l'instant dit qu'il ne tolérera aucun débordement.
00:26Samedi est une journée à risque très élevé, une journée très atypique.
00:30Il parle d'Halloween, il parle des appels et vous allez peut-être nous le confirmer
00:35sur les réseaux sociaux à venir manifester avec aussi dans certaines communautés et certaines cités
00:43la référence à La Purge qui est une série de films où on a le droit en toute impunité
00:47à venir casser et se servir dans les magasins.
00:50Écoutez, je voudrais que vous écoutiez Stanislas Godon, cette déclaration d'Emmanuel Macron.
00:54Il était interviewé dans Hugo Décrypte et on va prêter l'oreille sur le début de sa déclaration
01:02quand il appelle au calme.
01:03J'ai vu des policiers qui étaient blessés, de très jeunes policiers qui avaient perdu 14 dents,
01:08d'autres qui étaient...
01:09On l'a dit, plusieurs centaines de policiers blessés.
01:12...limés à la face, certains qui étaient, qui ne savent pas s'ils seront en situation de pouvoir procréer,
01:15je ne vais pas rentrer dans le détail, mais enfin il y a eu des scènes terribles.
01:18Donc moi ma conviction c'est qu'il faut revenir maintenant au calme des deux côtés.
01:22Il faut revenir au calme des deux côtés, donc c'est vous Stanislas Godon.
01:27Vous aussi, il faut que vous reveniez au calme avec vos troupes, avec les 70 000 policiers qui seront là
01:31samedi.
01:31C'est à se demander s'il n'a pas pris une carte chez la France Insoumise,
01:34parce que franchement, là encore à côté de la plaque sur le régalien,
01:39comme il l'a souvent été, je rappelle, janvier 2020,
01:41quand il demande à M. Castaner de lui faire des propositions sur la déontologie policière
01:46et de mieux contrôler l'usage des armes, quand il y a quelque temps il parlait d'empathie
01:51vis-à-vis des manifestants ou des émeutiers,
01:54parce que dedans, dans le lot, il y avait quand même des spécialistes de la guérilla urbaine.
01:59Donc franchement, là c'est encore un mauvais message,
02:01alors qu'on a plus de 2000 collègues qui sont au tapis aujourd'hui,
02:05et qui sont en moins aussi dans les effectifs, parce que là on parle encore de 70 000.
02:09Des ITT très très importantes.
02:10Bien sûr, il faut bien le rappeler, c'est que les premières semaines des blocus lycéens,
02:15on a eu des collègues brûlés au second degré,
02:17parce qu'on nous a tirés dessus aux mortiers, ça c'était la nouveauté,
02:20parce que d'habitude, quand il y a des blocus de lycéens,
02:23bon, ça s'échauffe un peu, ça se provoque,
02:27jette projectiles parfois, mais pas des tirs de mortiers,
02:29il y a des trucs qui tirent à 80 mètres aujourd'hui,
02:31alors c'est pour ça que ça me fait rire quand on nous dit qu'il ne faut pas utiliser
02:33les lanceurs de balles de défense,
02:35bon, il y a un moment où il faut quand même rétablir les choses.
02:37C'est ce genre de message, alors qu'on sait que sur les 70 000 effectifs,
02:4170 000, pardon, effectifs qui vont être mobilisés samedi,
02:45il y a aussi des gens qui devaient prendre des vacances,
02:47devaient prendre leur week-end, devaient se reposer, etc.,
02:50mais ils viennent quand même parce qu'ils ont le sens de l'engagement,
02:52est-ce que ça donne envie, franchement ?
02:54Alors, c'est très compliqué en ce moment pour mes collègues sur le terrain.
02:58Alors d'abord parce que, effectivement, vous avez raison de le rappeler,
03:01tous les congés sautent.
03:02Il y a même des compagnies républicaines de sécurité qui normalement étaient neutralisées,
03:06c'est-à-dire qu'elles bénéficient d'un repos.
03:08Je rappelle que le samedi dernier, il y a des unités, elles ont fait 20 heures de travail.
03:1320 heures de travail.
03:14D'affilé ?
03:14D'affilé, bien sûr.
03:16Non, non, non, d'affilé.
03:17D'affilé, avec le climat que l'on connaît.
03:19Je rappelle également que le 24, c'était 70 000 policiers,
03:23que la semaine d'avant, c'était 60 000,
03:25et que les autres semaines, c'était des policiers qui étaient mobilisés,
03:28où on avait déjà fait sauter les jours de repos.
03:29Et puis, je rappelle que juste avant, il y avait quand même un peu le pape
03:32qui nous a un peu occupés d'un point de vue de la sécurité.
03:36Donc, cette équation-là, elle va être extrêmement compliquée,
03:39avec la pression, évidemment, physique,
03:42évidemment des agressions que l'on subit,
03:44la pression parfois médiatique, parfois politique,
03:47pour nous mettre à la vindicte et nous faire des procès d'intention
03:50lorsqu'on fait usage de la force légitime.
03:53Je rappelle quand même, et à chaque fois que je le fais,
03:54le seul qui ont l'usage de la violence légitime,
03:58ce sont les forces de sécurité.
03:59Et heureusement que l'État de droit est ainsi fait.
04:01Écoutez Laurent Nunes qui vient de prendre la parole
04:03sur la doctrine du 31 octobre.
04:05Concernant la doctrine, on ne tolérera aucun débordement.
04:08Aucun débordement.
04:09Il y aura des interventions systématiques.
04:11Nous avons, j'ai demandé à l'ensemble des forces de sécurité intérieure,
04:15d'abord à l'ensemble des préfets,
04:16et puis ces consignes ont été relayées par les directeurs généraux
04:18et par M. le préfet de police,
04:20des doctrines d'extrême fermeté.
04:22Voilà, les troubles à leur public que nous entendons
04:24sont importants.
04:25Donc les forces réagiront avec une grande fermeté,
04:27beaucoup de réactivité, beaucoup de mobilité,
04:29pour disperser, puis le cas échéant même,
04:32interpeller les groupes à risque.
04:34Voilà, avec cette phrase aussi,
04:35nous aurons une réponse ferme et républicaine.
04:38Ça veut dire quoi républicaine ?
04:40Mais en fait, le mot est presque de trop,
04:43parce que la police est républicaine,
04:44mais comment on est obligé de la caractériser en plus ?
04:47Ça veut dire que vous auriez la possibilité
04:48d'avoir des réponses non républicaines.
04:50Non mais on est obligé,
04:51enfin je veux dire, à un moment,
04:52il faut quand même garder raison.
04:54Je veux dire, les policiers,
04:55ils interviennent dans le cadre réglementaire.
04:57Et s'ils n'interviennent pas dans le cadre réglementaire,
04:59on est la police la plus contrôlée au monde.
05:01Donc croyement, on ne nous rate pas.
05:02C'est une sorte de rappel à l'ordre quand même.
05:03Non mais rappel à l'ordre,
05:04mais comme il l'a fait pour l'histoire de l'empathie,
05:06alors après, il peut le faire...
05:08C'est Emmanuel Macron qui parle.
05:11Bien sûr, mais je rappelle quand même
05:12que M. Nunez a parfois eu aussi un discours un peu contradictoire
05:16sur notamment les policiers,
05:18puisque je rappelle que nous,
05:19on a engagé notamment un recours en responsabilité contre l'État,
05:22parce qu'il y a eu des ordres qui dysfonctionnaient
05:24entre la tête du ministère de l'Intérieur
05:27et ce qui se passait réellement sur le terrain.
05:29C'est pas s'aligner.
05:30Honnêtement, je ne sais pas ce qui est le pire
05:32entre le discours ouvertement anti-flic
05:34d'une partie de l'extrême-gauche,
05:36notamment de Jean-Luc Mélenchon,
05:38et qui chauffe à blanc une jeunesse
05:39qu'on voit tous les week-ends ensuite
05:41en train de caillasser des forces de l'ordre.
05:44Mais honnêtement, je ne sais pas si
05:45cette espèce d'entre-deux macronien
05:48qui souffle chaud et le froid,
05:49qui une semaine est capable de soutenir les forces de l'ordre
05:52et qui, la semaine d'après,
05:54appelle à de l'empathie,
05:55ou le cas d'Emmanuel Macron,
05:56évidemment le plus symbolique après la mort de l'affaire Naël,
05:59où, 24 heures après la mort de Naël,
06:01il nous explique déjà que l'acte et le geste du policier
06:04est inexplicable et inexcusable,
06:06qui a évidemment bafoué la présomption d'innocence de ce policier.
06:11Honnêtement, je me demande si,
06:12quand on fera le bilan de ces dix ans d'Emmanuel Macron,
06:15la question du soutien aux forces de l'ordre
06:18ne mériterait pas de s'y attarder un petit peu plus.
06:21Parce qu'en effet, on se demande parfois
06:22si le pouvoir a toujours été de votre côté.
06:24Réponse de Stanislas Godon sur Europe 1.
06:27Eh bien, je le redis,
06:28souvent, il n'a fait que des rendez-vous manqués
06:31avec le régalien.
06:32C'est assez symptomatique.
06:35Et moi, ce qui me désole,
06:36c'est que nous, ça fait des années
06:38qu'on alerte notamment l'ultra-violence
06:40qui est en train de s'instaurer dans la société.
06:42Nous, on avait dit qu'attention,
06:44la bulle de la criminalité,
06:45de la délinquance des mineurs,
06:46elle va exploser.
06:48Et effectivement, elle est en train d'exploser.
06:50Vous parliez du bilan,
06:51mais 2016-2025,
06:52je vous invite à regarder les statistiques
06:53du ministère de l'Intérieur.
06:54Tout est dans le rouge
06:55d'un point de vue de la violence
06:56et violence physique sous toutes leurs formes.
06:58Et moi, je tiens à rappeler une chose quand même.
07:00C'est que dans ce pays,
07:01un manifestant, c'est quelqu'un
07:02qui respecte un début de manifestation,
07:04une fin de manifestation,
07:05qui ne se maintient pas sur place
07:07lorsqu'il y a des ordres,
07:08avec notamment des sommations qui sont faites.
07:10Et ça, c'est important de le rappeler.
07:11Deuxième élément,
07:13nous, on souhaiterait que vraiment
07:14les individus radicalisés, ultra-violents,
07:17soient neutralisés en amont.
07:19Ça veut dire quoi ?
07:20Soit on fait une loi
07:21avec des arrêtés d'interdiction administrative
07:23de participer à des rassemblements.
07:24Soit les magistrats du siège,
07:26ils prononcent des peines complémentaires
07:27pour interdire justement
07:29à ces individus de participer aux manifestations.
07:31Et là, peut-être qu'on aura fait
07:32un bout du chemin
07:33pour un peu de quiétude
07:35dans ce climat social délétère.
07:37Stanislas Goudon, délégué,
07:38police, alliance,
07:40question de Vincent Roy sur ordre.
07:41Oui, moi je pense que, en réalité...
07:43Arrêtez de bouger le truc,
07:44ça fait du bruit.
07:45Là, en réalité,
07:47le truc c'est le micro.
07:49En réalité, Emmanuel Macron a des peurs.
07:51C'est-à-dire que,
07:53s'il tient ses propos sur la police,
07:55bon, outre le fait qu'il ne doit pas
07:57beaucoup aimer la police,
07:58ça c'est un autre problème.
07:59Mais je pense qu'il a peur
08:01qu'un accident arrive.
08:02Je parle d'un accident du côté des émeutiers.
08:05Je parle de cela.
08:06Et que, par conséquent,
08:08tout s'enflamme d'un coup.
08:09Je crois qu'il y a une espèce
08:12de jurisprudence
08:14lorsque les banlieues sont descendues,
08:16etc.
08:17Ça avait créé un tel chaos
08:19qu'il ne veut absolument pas,
08:20il veut éviter,
08:21à tout prix,
08:22que ça se reproduise.
08:24Et donc,
08:24cette peur-là lui fait dire
08:26qu'il faut que chacun se calme
08:28des deux côtés.
08:29Ce qui est ignoble pour vous,
08:30j'en conviens.
08:31Ce n'est pas le problème.
08:33Mais je pense que ça vient de cette peur.
08:35Il a une trouille bleue
08:36que les émeutes reprennent.
08:38Voilà,
08:3870 000 forces de l'ordre
08:40déployées ce samedi.
08:41Les manifestations seront autorisées
08:43en dehors des centres-villes.
08:45Donc,
08:45ce qui conforte la thèse
08:47du tracé proposé
08:48par la préfecture de police de Paris
08:50sur les boulevards extérieurs.
08:52Nous aurons une réponse ferme
08:54et républicaine.
08:56C'est ce mot-là
08:56qu'on a commenté à l'instant quand même.
08:59On a envie de dire
08:59qu'est-ce que ça veut dire républicaine.
09:01Vous êtes une police républicaine.
09:03Oui,
09:03on est une police républicaine
09:04et puis l'usage de la force
09:05il doit être proportionné.
09:06Donc,
09:07ça c'est les règles.
09:07Il l'a déjà dit.
09:08Mais oui,
09:09mais en fait,
09:09c'est dans l'ADN
09:11de tous les policiers.
09:13Est-ce que vous avez
09:14des précisions,
09:16Stanislas Godon,
09:16sur le tracé ?
09:18Là,
09:18on parlait visiblement
09:19des boulevards extérieurs.
09:21La semaine dernière,
09:22on a vu que c'était
09:22du côté de la Porte d'Italie,
09:23enfin,
09:23pas de la Porte d'Italie,
09:24de la Porte d'Italie
09:25côté périphérique,
09:26pas la Place d'Italie.
09:27Est-ce qu'on sait
09:28où est-ce que ça va se tenir
09:29à Paris ?
09:29Là,
09:30visiblement,
09:30il y aurait une proposition,
09:31je crois,
09:31entre Charenton et Bagnolet,
09:33de ce que l'on a compris
09:34sur les maréchaux.
09:35Alors,
09:35petite difficulté,
09:36c'est qu'il faut faire attention
09:37aux périphériques,
09:37évidemment,
09:38puisque ça,
09:38c'est un point
09:39où il n'est pas question
09:40qu'il y ait notamment
09:42des individus
09:42qui aillent bloquer le périph
09:43ou même qui se mettent en danger.
09:44Vous voyez,
09:45vous parliez de choses
09:47où il y aurait des individus
09:48qui pourraient être blessés,
09:49des manifestants,
09:50si on les appelle encore comme ça.
09:52Après,
09:52il faut les distinguer
09:52des émeutiers.
09:53Et puis moi,
09:54je rappelle qu'il y a aussi
09:55une difficulté,
09:56c'est qu'il va y avoir
09:56les mobilisations,
09:57les manifestations
09:59autorisées ou pas.
10:00Et ça,
10:00c'est un vrai sujet
10:01quand il y a quelque chose
10:02qui n'est pas autorisé,
10:03puisque je rappelle
10:04que le maintien de l'ordre,
10:05c'est encadrer
10:06des manifestations.
10:07Le reste,
10:08c'est du rétablissement
10:09de l'ordre public
10:09ou des violences urbaines.
10:10Merci beaucoup,
10:11Stéphane,
10:11d'avoir été avec nous
10:12sur Europe 1 18h27,
10:14la suite des débats
10:15d'Europe 1 soir,
10:15dans un instant.
10:18Europe 1

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