- il y a 1 an
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 29 août 2025.
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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Vous avez la parole dans un tout petit instant, on va revenir sur cette journée de mobilisation.
00:13Ça y est, l'ensemble des syndicats se sont mis d'accord pour une journée de grève et de manifestation sur l'ensemble du territoire.
00:20Ce sera le jeudi 18 septembre, pour ou contre, irez-vous ou pas dans la rue, j'attends vos appels au 3210.
00:28Ce qui est sûr, c'est que la pression monte, clairement, du côté du Front Social.
00:33François Bayrou a été accueilli par des militants CGT tout à l'heure à son arrivée ce matin à la foire de Chalon en Champagne.
00:39Le Premier ministre qui a une nouvelle fois défendu son projet de budget.
00:43La dette, dit-il, c'est l'esclavage des plus jeunes.
00:47Dans l'actualité également, cette info RTL, ces nouveaux incidents dans la prison la plus sécurisée de France.
00:53Pour la deuxième nuit consécutive, plusieurs détenus de la prison de Vendin-le-Vieille ont tenté d'inonder les cellules.
01:00Et puis, Elisabeth Borne, elle, annonce vouloir dégenrer la devise du Panthéon pour remettre les femmes qui ont marqué l'histoire à leur place.
01:10Bonne idée ou pas, là aussi, on va en débattre.
01:12La météo, Valérie Quintin, et c'est encore bien humide cet après-midi.
01:16Oui, on a une dégradation qui traverse le pays dans sa trajectoire logique, d'ouest en est.
01:21Alors pour l'instant, dans l'est, il fait encore assez beau.
01:22Entre la Lorraine, l'Alsa jusqu'à la Méditerranée, il y a un beau soleil.
01:25Mais les pluies vont arriver, on les retrouve actuellement entre Toulouse, Lyon et qui remontent jusqu'aux portes de l'île.
01:30À l'arrière, un régime de traîne, donc des passages nuageux, des averses orageuses assez fréquentes,
01:35un petit peu de soleil aussi près de l'Atlantique et des températures qui ont fléchi légèrement.
01:3920 degrés à Cherbourg, 21 à Paris, 22 pour Nancy et Toulouse, 23 à Lyon et quand même 26 à Marseille.
01:44Bon, et alors ce week-end, ça va être pareil ou pas ?
01:46Ah bah oui, pareil, la même fraîcheur et des dégradations successives.
01:50Figurez-vous que ce sera le cas aussi la semaine prochaine.
01:53Donc samedi, demain, une nouvelle dégradation va arriver par l'ouest,
01:56ce qui veut dire qu'à l'est, il fera encore relativement beau le matin.
01:58Le sud-est devrait être épargné, les températures seront comprises entre 20 et 30 degrés l'après-midi de Brest à Perpignan.
02:04Et puis dimanche, on remet ça, une nouvelle dégradation également qui va arriver par l'ouest.
02:09Alors elle épargnera les régions méditerranéennes.
02:11Pour tous les autres, on va avoir des pluies d'ailleurs assez copieuses
02:13et des températures qui ne vont pas décoller.
02:15Et donc, je vous le disais, jusqu'à la fin de la semaine,
02:17ce sera vraisemblablement la même chose, une dégradation par jour.
02:20Bon, une rentrée scolaire, donc avec le ciré.
02:23Merci ça.
02:23Beaucoup Valérie, et à demain.
02:27Madame Borne, ministre de l'Éducation, va se mêler de ce qui regarde plutôt la ministre de la Culture.
02:41Chacun fait son petit mot, veut exister, qu'elle s'occupe déjà de la rentrée.
02:45Il n'y a pas assez de profs pour voir tous les postes au niveau de nos écoles.
02:49Tous les profs en parlent, tout le monde le dit, mais tout le monde met la poussière sous le tapis.
02:53C'est une honte, une honte.
02:55Le message de Gilles au 3210, très remonté.
03:00Vous l'avez vu contre la proposition d'Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation nationale,
03:04qui souhaite dégenrer, comme on dit, la devise du Panthéon,
03:07pour mettre davantage en avant la place des femmes dans l'histoire.
03:09On va en débattre avec vous.
03:11Bonjour Charles.
03:12Bonjour.
03:13Et bienvenue sur RTL.
03:14Je suis ravie de vous accueillir.
03:15Vous nous appelez de ?
03:16Alors, je vous appelle de Montpellier.
03:18Et vous êtes prof d'espagnol.
03:20Exactement.
03:20Bon, vous en pensez quoi de cette proposition de votre ministre ?
03:24Alors, je trouve que c'est complètement ridicule.
03:30Je pense qu'il faut uniquement considérer la qualité d'une œuvre,
03:33qu'elle soit engendrée par un homme ou une femme,
03:37et ne pas genrer les œuvres, parce que c'est complètement stupide.
03:42D'ailleurs, lorsque Victor Hugo écrit cela, il ne dénigre absolument pas les femmes.
03:46Il parle des hommes au sens large, et ça inclut tout le monde.
03:50Et je vais même aller plus loin.
03:52Je pense que c'est des propos qui, finalement, mettent l'accent sur la différence homme-femme.
03:56Et c'est ce que fait, avec un talent plus que discutable et plus que médiocre, d'ailleurs, Sandrine Rousseau.
04:03Et c'est ces personnes-là qui desservent leur propre cause, en fait, parce qu'elles deviennent des épouvantables.
04:10Charles, je ne sais pas si vous avez entendu tout à l'heure François Stébault, qui était notre invité,
04:15qui est professeur d'histoire, spécialiste de l'histoire des femmes.
04:18Et elle disait, les petites filles, par exemple, ont besoin de repères, d'exemples.
04:23Oui, bien sûr.
04:25Et ça peut faire partie, elle disait, certes, c'est un symbole,
04:29mais n'empêche que ça peut participer à l'évolution de la société.
04:33Vous n'y croyez pas à ça ?
04:34Écoute, alors moi, ce que je voudrais dire, c'est que les femmes ont besoin d'aide dans notre société.
04:38D'accord ?
04:40Je dis elles, je dis elles au pluriel, pas les femmes,
04:43mais celles qui sont aux responsabilités et qui tiennent des propos pareils.
04:47Nos politiques, en fait, devraient s'attacher à défendre les femmes dans les rues,
04:50qui ne cessent de se faire agresser, molester, violer,
04:54et agir, admettons, sur le laxisme de la justice.
04:59Il y a énormément de femmes qui refusent de porter plainte
05:02parce qu'elles savent que, de toute façon, la justice ne fera rien pour elles.
05:06Et avant de dégenrer la devie du Panthéon,
05:10on devrait peut-être s'occuper de la vie quotidienne des femmes.
05:14Voyez-vous ?
05:15Voilà.
05:15Parce que ça, finalement, personne n'en parle.
05:17Et vous savez pourquoi ?
05:18Parce que ça demande simplement du courage politique que ces personnes n'ont pas.
05:22Voilà.
05:22Alors, c'est sûr que c'est plus, comment dirais-je,
05:27c'est plus facile de s'attaquer à la devie du Panthéon
05:30qu'au problème que vivent les Français au quotidien.
05:33Et en tant qu'enseignant, j'aimerais quand même signaler aussi
05:36que dans tous les établissements scolaires,
05:39on se bat pour maintenir l'offre de formation pour nos élèves.
05:44OK ?
05:44Moi, par exemple, j'enseigne la spécialité en espagnol en classe de terminale.
05:48Je dois faire six heures hebdomadaires avec mes classes.
05:51J'ai dû céder deux heures et ne garder que quatre heures
05:54pour les donner au niveau de première
05:57et ne pas fermer la spécialité dans mon lycée.
06:00Alors, juste qu'on comprenne bien, Charles,
06:02il manque de prof d'espagnol, c'est ça, en tout cas, dans votre...
06:05Non, il manque des heures.
06:07C'est-à-dire qu'on nous octroie de moins en moins d'heures.
06:09C'est-à-dire qu'on a un volant d'heures dans chaque établissement scolaire.
06:13Ces heures se réduisent chaque année.
06:14Et pour maintenir l'offre dans l'intérêt des élèves, évidemment,
06:17j'ai dû me dépouiller de deux heures pour les donner au niveau de première.
06:21Et j'ai d'autres collègues qui sont dans le même cas que moi.
06:23Et c'est pareil pour tout un tas de disciplines.
06:25Sinon, il n'y aurait plus espagnol dans votre établissement, c'est ça ?
06:28Il n'y aurait plus l'aspect espagnol.
06:30C'est-à-dire que l'offre serait réduite.
06:33Et on prend sur nous.
06:35Et ça, vous voyez, c'est une faveur que ne nous fait pas Mme Borne.
06:38Alors, excusez-moi, mais à la veille d'une pré-rentrée,
06:41je trouve que cette posture d'Elisabeth Borne est proprement scandaleuse et strictement ridicule.
06:51Elle devrait s'occuper, justement.
06:52Mais bon, ça, c'est pareil.
06:54Parce qu'il y a tellement de problèmes dans l'éducation nationale.
06:56Si quelqu'un, un jour, avait du courage politique,
06:59il s'attacherait à faire une réforme en profondeur de l'orientation des élèves.
07:04Ça pourrait, d'ailleurs, être un moyen de résoudre le niveau scolaire qui s'effondre.
07:10Mais, effectivement, il vaut mieux dégenrer la devise du Panthéon.
07:14Bon, Charles, restez avec nous.
07:15Je voudrais qu'on parle, d'ailleurs.
07:16Vous avez fait votre rentrée ce matin, j'imagine ?
07:19Oui, oui, tout à fait.
07:19On va en parler dans un instant, mais restez avec nous.
07:22On va accueillir une femme pour parler de ce sujet aussi.
07:25C'est Brigitte.
07:25Bonjour, Brigitte.
07:28Oui, bonjour.
07:28Vous nous appelez d'où, s'il vous plaît, Brigitte ?
07:31J'abat de Vitré-sur-Seine, région parisienne.
07:34Très bien.
07:34Et vous êtes retraitée ?
07:37Je suis retraitée.
07:38Très bien.
07:38Vous êtes d'accord avec Charles quand il dit qu'il faudrait que la ministre...
07:42Oui, dans l'ensemble, je suis d'accord avec lui.
07:46Mais moi, ce n'est pas ce qui m'a fait hurler.
07:48Elle dit beaucoup de bêtises.
07:50Ils disent tous beaucoup de bêtises parce qu'ils sont plus, en ce moment,
07:54dans une posture de leur égo.
07:57Ils défendent plus leur égo que la France et que les problèmes de la France.
08:03Mais là, moi, ce qui m'a fait bon dire, c'est que cette proposition va coûter de l'argent
08:08à un moment où ils cherchent de l'argent partout.
08:12Alors, ils en cherchent dans la poche des retraités.
08:15Ils en cherchent en sous-payant certaines populations.
08:21Enfin, voilà.
08:23Pour moi, c'est de l'importance.
08:24Pourquoi ça va coûter de l'argent, Brigitte ?
08:27Vous croyez que c'est gratuit de défaire une...
08:31Ce qui est écrit sur le panthéon, il va falloir le défaire.
08:35Il va falloir faire des travaux, il faut le défaire, il faut le refaire.
08:40Moi, je sais ce que ça coûte au niveau d'une pierre tombale.
08:43Pour mettre deux chiffres dorés, je sais ce que ça coûte.
08:47Ça coûte combien pour deux chiffres dorés pour une pierre tombale ?
08:50Pour une pierre tombale, ça a coûté entre 500 et 600 euros.
08:54Parce que, ben oui, il faut graver, il faut dorer, il y a la main-d'oeuvre, il y a le temps passé, etc.
09:01Et là, on est sur un bâtiment historique.
09:04Oui, non, mais non.
09:05Mais c'était pour avoir une idée du prix, puisque vous nous disiez que vous aviez...
09:09Et sur le fond, au-delà du coup...
09:12Sur le fond, c'est que je pense que...
09:13Déjà, sur le fond, c'est quand même nos impôts qui vont payer ça.
09:16Moi, j'ai payé des impôts toute ma vie.
09:18Oui, aujourd'hui, je suis recrétée, M. Bérou, pense nous taxer encore un peu plus,
09:27en évitant de faire ce genre de dépenses idiotes, inutiles.
09:32Ça ne sert à rien.
09:33Je veux dire, je suis une femme.
09:35J'ai aussi milité dans certains groupes de féministes, etc.
09:40Bon, peut-être pas les expériences d'aujourd'hui, mais voilà.
09:43Même si je suis d'accord avec votre précédente auditeur,
09:48parce qu'effectivement, il y a plein de choses qui n'ont pas été faites.
09:51Ils ne sont toujours pas faites pour les femmes.
09:53Mais le problème, il n'est pas là.
09:54Il est qu'aujourd'hui, on nous sort n'importe quelle ânerie pour se faire bien voir.
09:59Et c'est tout, quoi.
10:01C'est ça qui m'agace.
10:02Déjà, la dernière fois, quand on lui avait demandé...
10:05Parce qu'il y a beaucoup de gens qui disent que ces hommes et femmes politiques
10:09qui touchent des retraites assez confortables, on va dire,
10:14en plus de leurs retraites personnelles et de je ne sais quoi,
10:19ils ont aussi des gardes du corps, des chauffeurs, des voitures, des appartements.
10:23Oui, alors là, on est sur un autre sujet, Brigitte.
10:25Non, on est sur un autre sujet.
10:26Je suis d'accord, mais ça rentre là-dedans quand même.
10:29Parce que c'est elle qui a quand même dit qu'il n'y avait pas de raison
10:31qu'elle se prive de ses gardes du corps.
10:33Alors, les gardes du corps, ça peut être pour des raisons de sécurité aussi.
10:37Oui, c'est ça.
10:38Elle a été Premier ministre.
10:39Non, mais en tout cas, c'est comme ça que c'est présenté.
10:41Restez avec nous, Brigitte, parce que je voudrais qu'on accueille Sophie.
10:44Bonjour, Sophie.
10:46Bonjour.
10:46Bonjour, Amandine.
10:47Bonjour.
10:48Vous êtes d'accord, vous, avec Elisabeth Borne ?
10:50Alors, en fait, je suis d'accord sur le principe
10:53qu'il faille vraiment inciter les femmes et les mettre en avant.
10:58Enfin, essayer de continuer le processus de féminisation
11:03qui est en guillet.
11:04Mais je ne pense pas en changeant la devise du Panthéon
11:07qui est inscrite dans notre histoire et doit le rester.
11:11On va en reparler avec vous dans un tout petit instant.
11:13Sophie, Brigitte, Charles, vous restez avec nous.
11:14A tout de suite sur RTL.
11:15Jusqu'à 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
11:21Avec Amandine Bégaud.
11:22Là !
11:22Amandine Bégaud.
11:25RTL midi, les auditeurs ont la parole.
11:28Au Grand Homme, la Patrie reconnaissante,
11:30Sacha Aguitry avait dit
11:32« L'homme est un terme général qui embrasse la femme ».
11:35Je crois que là, tout est dit.
11:37Voilà, merci.
11:37Écoutez, je suis tout à fait d'accord avec Charles.
11:40Quand il y a marqué l'homme,
11:41c'est l'être humain dans sa généralité.
11:44D'ailleurs, dans chaque homme et chaque femme,
11:45il y a le yin et le yang.
11:47Ça suffit de monter les filles,
11:49de séparer les filles et les garçons.
11:51Les messages de Marie et Sylvie au 3210
11:55sur ce sujet qui vous fait beaucoup, beaucoup réagir.
11:58Isabelle Born qui souhaite dégenrer,
12:00comme on dit, la devise du Panthéon
12:03pour mettre davantage en avant la place des femmes dans l'histoire.
12:07On en parle avec Charles, avec Brigitte.
12:09Et avec vous, Sophie.
12:10Sophie, vous êtes l'une des rares, j'allais dire,
12:13à soutenir la ministre dans sa démarche.
12:16À part exactement pour le changement de la devise,
12:19je pense qu'elle a raison.
12:21Il faut inciter les femmes, vraiment,
12:24et les jeunes femmes,
12:25à rejoindre des carrières scientifiques,
12:28à faire des études scientifiques.
12:30On en manque énormément dans les écoles d'ingénieurs
12:32où, franchement, on a du mal
12:35à recruter des jeunes femmes
12:37pour faire des études scientifiques.
12:39Et je n'aime pas du tout la manière
12:41d'opposer hommes et femmes
12:43comme ça peut être fait.
12:45Au contraire, pour moi,
12:46les hommes et les femmes sont complémentaires.
12:49On est là pour être ensemble
12:52et pas les uns contre les autres
12:53comme, parfois, Sandrine Rousseau laisse entendre.
12:58Et je n'y arrive pas
13:02avec cette opposition systématique.
13:06Une femme doit être recrutée
13:07sur ses compétences
13:09et pas sur le fait qu'elle soit une femme.
13:11Sophie, je peux me permettre de vous demander
13:13ce que vous faites dans la vie ?
13:14Je suis militaire.
13:15Vous êtes militaire.
13:17Et quand on est une femme,
13:19être militaire, ça reste encore aujourd'hui difficile ?
13:22Alors, pour être honnête,
13:25quand je suis rentrée dans l'armée
13:26il y a 35 ans,
13:27comme mécanicienne, ça l'était.
13:30Les équipements, mon tri n'était pas prévu.
13:32Je n'avais pas de gants à ma taille
13:34ni de chaussures de sécurité
13:35parce que j'étais mécanicienne.
13:38Maintenant, les choses ont énormément évolué.
13:41Et les armées m'ont permis,
13:44au même titre que les garçons,
13:46de pouvoir accéder à de plus hautes responsabilités.
13:50Et il y a une égalité.
13:52Et c'est ça, je n'aime pas qu'on mette...
13:55Parce qu'on porte une jupe,
13:57on doit prendre un commandement
13:58plus vite qu'un homme.
13:59Non, c'est parce qu'on a les compétences
14:01qu'on doit prendre un commandement.
14:03Voilà.
14:04Bon, Sophie, restez avec nous.
14:05Brigitte, quand vous entendez Sophie dire
14:06qu'il faut quand même inciter les jeunes filles
14:08à être ambitieuses, leur donner des modèles.
14:11Vous entendez cet argument ?
14:12Moi, je suis complètement d'accord avec elle.
14:15Je pense qu'effectivement,
14:16on ne peut pas continuer à opposer
14:20les garçons et les filles
14:21parce que c'est absurde.
14:23On vit en société, on vit tous ensemble.
14:25Il faut effectivement que les filles
14:27aient les mêmes accès,
14:28les mêmes possibilités que les garçons.
14:31Il n'y a aucun souci.
14:32De ce côté-là, je suis entièrement d'accord avec elle.
14:35Complètement.
14:35En fait, moi, ce qui me fait hurler,
14:38c'est que personne ne réagisse
14:40quant à cette idée
14:43de s'attaquer au monument historique
14:46pour laisser son nom quelque part.
14:49Ça me fait hurler.
14:50Bon, on va aller voir les réactions
14:52du côté des réseaux sociaux avec vous,
14:54Victor d'Arcas.
14:54Bonjour Victor.
14:55Bonjour Amandine, bonjour à tous.
14:56Alors, quels sont les messages ?
14:58C'est quelle tendance ?
14:58Plutôt pro ou anti ?
15:00Globalement,
15:01je vais dire des gens rage.
15:02Ça ne se dit pas du tout comme ça.
15:04Globalement, les auditeurs
15:05ne suivent pas Elisabeth Borne.
15:07Gérard, Madame la Ministre,
15:08devrait s'occuper de mettre un professeur
15:10devant chaque classe.
15:12Jean-Pierre est du même avis
15:14qu'elle s'occupe de profimer
15:15des programmes scolaires
15:16qui permettront à tous les enfants
15:17de savoir lire, écrire et compter
15:19avant d'entrer en sixième.
15:21Beaucoup de messages
15:22qui vont dans ce sens-là.
15:23Si vous n'êtes pas de cet avis,
15:24contactez-nous.
15:25On sera heureux de vous donner la parole.
15:27Et en attendant,
15:27on continue d'en parler
15:28avec Magali
15:29qui a fait le 30 de 10.
15:30Bonjour Magali.
15:32Bonjour Amandine.
15:32Bonjour aux auditeurs.
15:34Vous nous appelez d'où ?
15:35De Fontenay-en-Rose.
15:36De Fontenay-en-Rose ?
15:37Non, en région parisienne.
15:38En région parisienne.
15:39Et je peux me permettre
15:39de vous demander
15:40quel âge vous avez ?
15:41Oui, j'ai 56 ans.
15:42Très bien.
15:43Vous aussi,
15:44vous avez bondi
15:44en entendant cette proposition
15:46d'Elisabeth Borne ?
15:47Ah oui,
15:47j'ai vraiment hurlé
15:48en me disant
15:49qu'on est le jour
15:50de la pré-rentrée.
15:51Donc, il y a un million
15:52de personnel à l'éducation nationale.
15:55Le jour de la rentrée lundi,
15:56il y a 12 millions
15:56d'élèves concernés.
15:58Et alors,
15:58la seule chose
15:59qu'elle ait trouvée
15:59à dire aujourd'hui,
16:01à l'intérieur
16:01d'un autre discours...
16:02Elle l'a dit mercredi.
16:04Elle pourrait être très honnête.
16:05Voilà.
16:05Alors, la semaine
16:06de pré-rentrée,
16:09c'est complètement débile.
16:11Je rejoins
16:12les auditeurs précédents.
16:14Il faut lui expliquer
16:15qu'homme avec un grand H,
16:16effectivement,
16:17c'est l'humanité.
16:19S'il n'y a que
16:207 femmes
16:21sur 83 personnes
16:23au Panthéon,
16:24c'est parce que
16:25le Panthéon,
16:25effectivement,
16:27on attend que les personnes
16:28soient décédées,
16:29évidemment,
16:29pour les y mettre.
16:30Donc, dans 30 ou 40 ans,
16:32on sera probablement
16:34un peu plus proche
16:34de la parité.
16:35Donc, l'histoire
16:36va faire son chemin.
16:38Donc,
16:39à quoi ça servirait
16:40d'aller changer
16:42ce symbole ?
16:44Les jeunes femmes
16:44qui, aujourd'hui,
16:45veulent devenir ingénieurs,
16:47médecins et tout,
16:48elles le font.
16:49Les élèves,
16:50si elles sont brillantes
16:51en maths,
16:51elles auront des carrières
16:52scientifiques.
16:53On dit qu'il y a encore,
16:54et d'ailleurs,
16:55Sophie le rappelait,
16:56il y a encore
16:57peu de jeunes filles,
16:59trop peu,
16:59ou en tout cas,
17:00moins que de garçons
17:02dans les études
17:03d'ingénieurs,
17:04dans toutes les filières
17:05scientifiques.
17:05C'est encore une réalité.
17:07Alors,
17:08au passé,
17:09c'est par exemple,
17:10pour devenir médecin,
17:12maintenant,
17:12il y a autant
17:13de jeunes femmes
17:13que de jeunes gens.
17:16Les études d'ingénieurs,
17:17effectivement,
17:18il y a,
17:19à l'heure actuelle,
17:19moins de jeunes femmes.
17:21Mais les jeunes femmes
17:22peuvent avoir plutôt
17:23des appétences
17:23à faire d'autres métiers
17:25qu'un métier scientifique.
17:26Et ce n'est pas
17:27une question de genre,
17:28c'est juste une question
17:29de personnalité.
17:31Il y a énormément de femmes
17:32qui travaillent en RH,
17:33en psychologie
17:34ou dans ces domaines-là.
17:36Peut-être que,
17:37voilà,
17:38c'est parce qu'elles préfèrent.
17:39Aujourd'hui,
17:39il n'y a absolument rien
17:41qui empêche
17:41des jeunes filles
17:43au collège,
17:44au lycée,
17:44après de suivre
17:45des filières scientifiques.
17:46Donc,
17:47je ne vois même pas
17:47le problème.
17:48La société,
17:49à mon sens,
17:49elle évolue
17:50beaucoup plus vite
17:50que ce que pensent
17:53les hommes politiques
17:54ou les historiens.
17:55C'est complètement
17:56une autre vue.
17:56C'était intéressant
17:57les arguments
17:58de la personne
17:59qui est historienne.
18:00Mais c'est la société
18:02qui fait l'histoire
18:03et ce n'est pas l'inverse.
18:05Donc,
18:06il y a aussi
18:06l'argument,
18:07alors oui,
18:07en anglais,
18:08on dit
18:08les droits humains.
18:10Maintenant,
18:11il ne faut plus dire
18:11les droits de l'homme
18:12avec un roi,
18:12il faut dire
18:13les droits humains.
18:14Human rights.
18:14Mais ça sert à quoi ?
18:18C'est quand même
18:18beaucoup plus symbolique
18:19de dire
18:19les droits de l'homme
18:20et l'apostrophe H
18:22que de dire
18:22les droits humains.
18:24Voilà,
18:24si on est sur la question
18:25du symbole,
18:27alors je mets de côté
18:28la question du coût,
18:29évidemment,
18:30parce que ça,
18:30c'est ridicule.
18:31C'est ce qu'on évoquait
18:31avec Brigitte.
18:32Voilà,
18:33et puis c'est le ministère
18:33de la Culture,
18:34ce n'est pas non plus
18:35le ministère
18:35d'Élisabeth Pante.
18:36Je pense qu'il y a
18:37énormément de choses
18:38à faire à l'éducation nationale
18:39pour rejoindre
18:40le premier auditeur.
18:42Il faudrait un peu plus
18:43travailler pour que les jeunes femmes
18:44et les jeunes hommes,
18:45enfin les jeunes gens,
18:46aient un meilleur niveau
18:47au lycée
18:49plutôt que de compter
18:50le nombre de jeunes filles
18:51qui seront ingénieures.
18:53Sophie,
18:53vous avez entendu
18:54ce que dit Magali.
18:55Qu'est-ce que vous répondez ?
18:56Moi,
18:57je réponds quand même
18:57qu'il y avait des quotas
18:59d'entrée
18:59et qu'avant,
19:01on ne faisait pas rentrer
19:02autant de femmes
19:02que d'hommes.
19:03Comme elle,
19:04je partage l'idée
19:05qu'il faille que l'histoire
19:07fasse son chemin
19:08pour que les femmes
19:09prennent leur importance
19:11au fur et à mesure.
19:13Mais autant,
19:14je suis d'accord
19:15pour médecine
19:15où il y a même
19:16presque plus de femmes
19:17que d'hommes
19:19qui rentrent en médecine.
19:20Mais dans certaines écoles
19:21d'ingénieurs
19:22un peu pointues,
19:23on n'est pas encore
19:24à l'égalité.
19:26Et je pense
19:26que la promotion
19:27de ces écoles,
19:28elle est peu faite
19:29dans les collèges
19:33et dans les lycées
19:33au profit
19:34des jeunes femmes.
19:35Voilà.
19:36Mais c'est juste
19:37une appréciation
19:38que je fais.
19:39Vous êtes déjà allée,
19:40vous Sophie,
19:41puisque je rappelle
19:41que vous êtes militaire,
19:42vous êtes déjà allée
19:43comme ça
19:44dans les établissements
19:45scolaires,
19:45parler de votre métier ?
19:47Exactement,
19:48oui,
19:48j'y suis allée souvent.
19:49Et ça a suscité
19:50d'après vous
19:51des vocations ?
19:52Oui,
19:53je pense parce que
19:54les gens ne connaissent pas
19:55et ne savaient pas
19:56que ça existait.
19:57Et moi-même,
19:59il y avait,
20:00avant 97,
20:01toutes les spécialités
20:02n'étaient pas ouvertes
20:03aux femmes dans les armées.
20:04Il faut attendre
20:05quand même Caroline Aigle
20:06pour avoir une première
20:07femme pilote de chasse.
20:10Et avant 97,
20:12même si moi j'avais eu envie
20:14d'être fusillée commando,
20:16je ne le pouvais pas.
20:17Et vous faites quoi ?
20:18Vous pouvez nous le dire
20:19ou pas aujourd'hui ?
20:19Maintenant,
20:20je suis dans les officiers RH.
20:23Oui,
20:23d'accord,
20:24donc dans l'administratif.
20:27Exactement,
20:27mais je vois quand même
20:30les statistiques
20:31qui font qu'on a
20:32un taux de féminisation
20:33des armées
20:34qui est de plus en plus important,
20:36mais il reste faible
20:37dans les spécialités opérationnelles.
20:40Mais pour rejoindre,
20:41ou même pour aller
20:42dans le même sens
20:43que votre auditrice,
20:45C'est Magali qui parle ?
20:46Oui,
20:47c'est Magali.
20:47Allez-y,
20:48bien sûr.
20:48Madame Borne
20:50pourrait simplement
20:51suggérer justement
20:53que dans les collèges
20:55et dans les lycées,
20:55surtout dans les collèges,
20:56il y ait beaucoup plus
20:58de rendez-vous justement
20:59carrière et métier
21:00pour faire découvrir
21:02les métiers aux jeunes,
21:03des métiers qui soient
21:03pour les femmes,
21:04pour les hommes,
21:04peu importe,
21:05plutôt que de les stresser
21:07dès la seconde
21:08avec Parcours Sud,
21:09qu'est-ce que vous voulez faire,
21:10qu'est-ce que vous voulez faire ?
21:11Bon, il y a des choses
21:11qui sont mises en place
21:12dans les établissements.
21:13Oui,
21:14mais sur la volonté,
21:16les chefs d'établissement
21:18et des profs
21:20et des parents d'élèves.
21:21Mais c'est quelque chose
21:22qui devrait être,
21:23moi je dirais,
21:24obligatoire
21:24de faire des réunions
21:26comme ça
21:27et ça n'existe pas
21:28dans tous les collèges.
21:29Donc si elle veut avoir
21:29des idées brillantes,
21:30je pense qu'il y a de quoi faire
21:31en matière d'éducation nationale.
21:33Merci beaucoup.
21:33Mais autre chose
21:35que ce symbole à détruire.
21:37Merci beaucoup Magali et Sophie.
21:38Je vais accueillir Eric.
21:39Bonjour Eric.
21:41Oui, bonjour.
21:42Vous avez 62 ans,
21:43vous nous appelez d'où ?
21:45Je s'appelle de Haute-Savoie.
21:46Bonjour, madame.
21:47De Haute-Savoie.
21:47Oh là là,
21:48mais vous êtes très très loin
21:48de votre téléphone, non ?
21:50Non, je suis les mains dans la pâte.
21:53Comment ça,
21:53les mains dans la pâte ?
21:54Je fais un manger
21:55pour mes enfants.
21:56Ah, ben oui, oui,
21:5813h24,
21:58il est temps de les faire déjeuner,
22:00effectivement.
22:01Vous leur préparez quoi,
22:02tiens, au passage ?
22:03Je fais des galettes
22:04de pommes de terre
22:05avec une sauce provençale
22:08et du jambon fumé au madère.
22:10Oh, ça doit être pas mal ça.
22:12Vous ne pouvez pas m'envoyer
22:13un petit déjeuner ?
22:15Non, le temps que ça arrive,
22:16ce ne sera pas très bon.
22:17Vous êtes par ailleurs cuisinier,
22:19c'est ça ?
22:20Oui, tout à fait.
22:22Donc, ça doit vraiment être bon,
22:24pour le coup.
22:25Écoutez, j'espère.
22:26Vous êtes cuisinier où ?
22:27Dans un restaurant ou dans...
22:28Écoutez, en ce moment,
22:29je ne travaille plus,
22:30je suis en invalibité,
22:31j'ai perdu mes reins,
22:33mais sinon,
22:34je travaillais comme chef de cuisine
22:35de l'autre côté de la frontière.
22:38D'accord, très bien.
22:40Bon, sur cette histoire de Panthéon,
22:42vous en pensez quoi,
22:43de la proposition d'Elisabeth Borne ?
22:44Alors, écoutez,
22:45j'ai entendu tous les auditeurs.
22:48Moi, ce qui me saoule
22:49dans toute cette histoire,
22:51c'est que j'ai l'impression
22:52que c'est...
22:53Comment vous expliquez ça ?
22:54C'est un coup d'épée dans l'eau, quoi.
22:57C'est juste pour pouvoir exister.
23:01En ce moment,
23:02il y a beaucoup d'autres choses
23:03qui se passent.
23:03Oui, c'est un gros coup de com'.
23:05Et en plus,
23:06tout le monde l'a déjà dit,
23:07aux grands hommes,
23:08la patrie reconnaissance,
23:10homme est écrit avec un grand H.
23:11Donc, c'est le genre humain en général.
23:14Moi, ça me saoule d'entendre ça.
23:15C'est du wokisme pur et simple.
23:18Ça traîne depuis des années.
23:20Il faut des îles,
23:21il faut des yels,
23:21il faut des yels,
23:22il faut des...
23:23Tout ça,
23:23c'est incompréhensible.
23:28Elle n'a pas autre chose à faire,
23:30honnêtement.
23:31Honnêtement,
23:31il y a des jeunes femmes.
23:33Alors,
23:33tous vos auditeurs,
23:34bien souvent,
23:34ont parlé de l'inégalité
23:35entre les hommes et les femmes.
23:37Il y a des jeunes filles
23:38dans les lycées
23:40et les collèges
23:40qui sont harcelées
23:41tout simplement
23:42parce que ce sont
23:43de bonnes élèves.
23:44Et ça,
23:45on n'en parle pas.
23:46Mais on va aller dire,
23:47ça serait bien
23:48de dégenrer
23:48la Maxime du Préon.
23:52Non,
23:52je ne suis pas d'accord.
23:53Merci beaucoup,
23:54Éric.
23:54Et je vous laisse
23:56les mains dans la patte
23:56parce qu'il va falloir
23:57quand même
23:57que vos enfants déjeunent.
23:58On est d'accord ?
23:59Oui,
24:00ils sont grands.
24:00On est encore en vacances.
24:01Ah bon ?
24:02Ça va.
24:02Profitez-en bien.
24:03Ils n'ont pas de rentrée scolaire ?
24:05Non,
24:06ils n'ont pas de rentrée scolaire.
24:07Bon,
24:07merci à Brigitte Magali,
24:10Sophie.
24:10Charles,
24:11vous êtes toujours avec nous,
24:12prof d'espagnol
24:13à Montpellier.
24:14Je voulais juste savoir
24:15comment s'était passée
24:16votre rentrée ce matin ?
24:18Comme c'est une rentrée
24:20relativement classique,
24:21je pense qu'on a demandé
24:22au proviseur
24:22de répéter
24:23quelques éléments de langage
24:24venant justement
24:25de leur supérieur,
24:27donc de la ministre,
24:29de la rectrice.
24:32Vous êtes dans un établissement
24:34qui fait collège aussi ou pas ?
24:35Oui,
24:36oui,
24:36mais moi j'enseigne au lycée.
24:38Et les portables interdits
24:39au collège,
24:39ça va être mis en place ?
24:41Je pense que...
24:43Alors là-dessus,
24:44je pense que je ne suis pas
24:46très optimiste
24:47parce que,
24:49si vous voulez,
24:49on peut tout faire
24:50sur le papier,
24:51mais malheureusement,
24:53ça ne se traduit pas
24:54de façon magique
24:54sur le terrain
24:55et pour que ça puisse
24:56être respecté
24:57sur le terrain,
24:58il faut des moyens humains,
25:00il faut de la volonté aussi
25:01au sein des établissements
25:02et bon,
25:04alors,
25:04franchement,
25:07je pense que c'est
25:07un peu idéaliste
25:08et juste pour conclure
25:10par rapport à ce qu'on disait,
25:11l'accès aux femmes,
25:12oui,
25:12je sais bien,
25:13l'accès aux femmes,
25:14aux carrières d'ingénieurs,
25:15etc.,
25:16mais je pense que
25:16je suis bien placé
25:17pour le savoir,
25:19les élèves filles
25:20sont souvent plus appliqués
25:21que les élèves garçons,
25:24elles réussissent parfaitement,
25:26il y a beaucoup plus,
25:27enfin,
25:27il y a plus en proportion
25:28de filles
25:30qui réussissent bien
25:32et qui ont
25:32d'excellents résultats
25:34dans pleine matière
25:35et je crois que
25:36maintenant,
25:38c'est fini,
25:39ces différences
25:39garçons-filles,
25:40elles accèsent exactement.
25:41En le disant,
25:43les filles sont plus appliquées.
25:44Vous savez quoi Charles ?
25:45Si vous avez encore
25:46un tout petit peu de temps,
25:47vous allez rester avec nous
25:48et on va revenir aussi
25:49sur ta histoire
25:50de portable au collège
25:51dans un tout petit instant.
25:52À 14h,
25:53n'oubliez pas,
25:54c'est l'heure du crime
25:55avec Jean-Alphonse Richard.
25:56Bonjour Jean-Alphonse.
25:57Bonjour Amandine.
25:58Programme du jour ?
25:59Alors aujourd'hui,
26:00vous connaissez la série Friends,
26:01évidemment.
26:01Bien sûr.
26:02Et donc vous connaissez
26:03Mathieu Péry,
26:04le personnage de Chandler,
26:06le copain rigolo,
26:07l'amoureux transi.
26:08Il est mort il y a maintenant
26:09deux ans,
26:09tué par la kétamine.
26:11C'est un anesthésiant
26:12qu'on donne aux chevaux.
26:14Il est mort seul
26:15mais on l'a tué
26:16Mathieu Péry.
26:17L'enquête est désormais bouclée.
26:19Deux médecins verreux
26:21et une femme surnommée
26:22la reine de la kétamine
26:23ont alimenté l'acteur
26:26pendant des années
26:27en produits toxiques
26:29pour l'argent bien sûr
26:30parce qu'il y a beaucoup
26:30d'argent dans cette histoire.
26:31Alors que raconte cette enquête ?
26:34C'est la dernière après-midi
26:36de Mathieu Péry
26:37et c'est le récit
26:38de l'heure du crime.
26:39C'est à 14h,
26:40vous l'avez dit,
26:41dans l'heure du crime,
26:41vous serez là.
26:42Et bien sûr que nous serons là.
26:43On salue les auditeurs
26:44qui seront là évidemment.
26:45Merci beaucoup Jean-Alphonse
26:46et à tout à l'heure.
26:47Nous on se retrouve dans un instant
26:48où on va parler école
26:49et puis cette manifestation
26:50du 18 septembre.
26:52Est-ce que ça vous inquiète ?
26:52Appelez-nous,
26:533210.
26:53Jusqu'à 14h,
26:56Amandine Bégaud
26:58on vous donne la parole
26:59sur RTL.
27:0312h30, 14h.
27:05RTL midi,
27:06les auditeurs ont la parole.
27:08Avec Amandine Bégaud.
27:09Cette année,
27:10notre directeur a innové
27:13et nous allons fournir
27:14à chaque élève
27:15une pochette
27:16qui ne laisse pas passer
27:17les ondes.
27:18Cette pochette est verrouillée
27:20dès l'entrée des élèves
27:21dans l'établissement.
27:22Il y aura des bornes
27:23dans le couloir de sortie
27:25des élèves.
27:26Les élèves pourront ainsi
27:27déverrouiller leur pochette
27:29dès leur sortie
27:30de l'établissement.
27:31Un message de Marie Astrid
27:33qui est enseignante
27:33et qui nous explique
27:34comment ce dispositif
27:36collège sans portable
27:38va être mis en place
27:39dans son établissement.
27:41Est-ce que c'est facilement
27:42à mettre en oeuvre
27:45cette mesure ?
27:47Comment ?
27:48Et puis plus globalement,
27:49est-ce que vous y croyez
27:50à l'interdiction
27:51du portable au collège ?
27:53On va en débattre avec vous.
27:54Hortense Crépin,
27:55spécialiste éducation
27:56ici à RTL,
27:57est avec nous.
27:58Rebonjour Hortense.
27:58Rebonjour.
27:59Et on va tout de suite
28:00accueillir Nicolas.
28:00Bonjour Nicolas.
28:02Oui, bonjour.
28:02Alors, vous nous appelez
28:03d'où ?
28:04De l'enjeu ?
28:05Alors, je vous appelle...
28:05Oui, tout à fait.
28:07Je suis au centre
28:08de formation Le Fresne
28:09à côté d'Angers,
28:10à Saint-Germes-sur-Loire.
28:11Donc, c'est un centre
28:12de formation basé
28:13sur l'enseignement général
28:14pour la partie lycée
28:15entre autres
28:16et aussi sur tout
28:16ce qui est paysage,
28:18métier de l'environnement
28:19et la guerre
28:20et ainsi de suite.
28:21On a au total
28:21à peu près
28:22700, 750 apprenants.
28:25D'accord.
28:26Et vous êtes enseignant
28:26vous là-bas ?
28:27Oui, je suis formateur.
28:28Formateur.
28:29Il y a deux parties
28:30dans notre établissement,
28:30un super établissement d'ailleurs.
28:33Une partie formation
28:34pour adultes
28:34et apprentis
28:35et la partie lycée.
28:37D'accord.
28:38Donc, il n'y a pas
28:38de collège chez vous,
28:39on est d'accord,
28:40sur les lycéens.
28:41Mais chez vous,
28:41le portable est déjà interdit ?
28:44Alors, il n'est pas interdit.
28:45Mais par contre,
28:47il y a un règlement intérieur
28:48que chaque apprenant signe.
28:49Dans toute la partie
28:50formation pour adultes
28:51et apprenants,
28:53les apprenants,
28:54quand ils arrivent,
28:54il y a une caisse
28:55dans chaque classe.
28:55Ils déposent leur portable
28:56pendant les cours.
28:58Pas de portable.
28:58D'une caisse pour tout le monde,
29:00on met tous les portables dedans ?
29:01Par classe.
29:02Oui, dans chaque classe.
29:03Dans chaque classe.
29:04Et on met donc les trois,
29:05je ne sais pas combien
29:05ils sont dans votre classe
29:07en moyenne,
29:07mais...
29:08Une vingtaine.
29:09Donc, ils déposent
29:10leur portable dedans.
29:11Et vous les laissés dans la classe
29:13pendant la durée du cours ?
29:14Oui, tout à fait.
29:15C'est dans chaque local.
29:17Et à la pause de midi,
29:18ils récupèrent leur portable
29:19et ils le redonnent
29:20à la reprise à 13h30.
29:22Et vous avez vu une différence
29:24depuis que ce système
29:25a été mis en place ?
29:26Ça marche très très bien.
29:27Ils ont signé le règlement.
29:28Donc ça, c'est pour tout
29:29ce qui est partie
29:29formation pour adultes
29:30et apprenants.
29:31Et là, ça va être expérimenté
29:33sur toute la partie lycée
29:34à partir de cette année, justement.
29:35Le système va être mis en place
29:37également.
29:37C'est en expérimentation
29:38à partir de cette année.
29:39Mais ça marche très très bien
29:40sur la formation.
29:41Et quand je vous dis
29:42la formation apprentie,
29:43ce sont des jeunes
29:43qui ont 15-16 ans.
29:45À partir des CAP,
29:47ils sont tout jeunes.
29:48Et il n'y en a aucun
29:50qui vous a dit
29:51non, moi je ne laisse pas
29:51dans la boîte,
29:52on risque de me voler ?
29:53Ils ont tous signé
29:54le règlement intérieur auparavant.
29:56Donc, il n'y a pas de problème.
29:57Et vous, en tant que formateur,
29:58vous avez l'impression
29:59que c'est efficace
30:00sur leur façon d'apprendre ?
30:03Ah oui, oui.
30:04Parce que sinon,
30:05c'est certain,
30:06on voit très bien autour de nous.
30:07On serait tous,
30:09ou ils seraient tous tentés
30:10de prendre le portable
30:11un petit peu.
30:12Et ce qui va être mis
30:13en parallèle en même temps,
30:14c'est une baisse justement
30:16de la présence devant les écrans
30:17à partir de cette année également.
30:19D'accord.
30:19Très bien.
30:20Bon, ben merci beaucoup Nicolas.
30:21Je crois que vous avez filé.
30:23Donc, je vous libère.
30:24Merci beaucoup en tout cas
30:25de nous avoir appelé
30:26au 3210.
30:27On va accueillir Philippe.
30:29Bonjour Philippe.
30:30Oui, bonjour.
30:31Vous êtes directeur
30:31d'un collège privé.
30:33C'est ça.
30:33Adoué.
30:35Juste avant de nous,
30:36donc Adoué dans le Nord,
30:38juste avant de vous entendre,
30:39je voudrais qu'on voit
30:41avec Hortense Crépin.
30:43Hortense,
30:43c'est uniquement au collège
30:45que c'est interdit.
30:47Cette mesure,
30:47elle a déjà été expérimentée.
30:49Et chaque chef d'établissement
30:51fait un peu comme il veut ?
30:52Voilà, exactement.
30:52Il faut juste d'abord
30:53rappeler un principe.
30:54L'utilisation du portable
30:56au collège et à l'école,
30:57c'est déjà le cas
30:58depuis 2018.
31:00Donc, depuis 2018,
31:01on n'a pas le droit
31:01d'utiliser son portable.
31:03Là, ce qu'on veut,
31:04en fait,
31:04c'est interdire le fait
31:05de l'avoir sur soi.
31:07Donc, il y a eu 200 collèges,
31:08effectivement,
31:09qui ont expérimenté
31:10ce qu'on appelle
31:10la pause numérique
31:12l'année dernière.
31:13Et là, l'idée,
31:14c'est de généraliser cela.
31:15Mais la ministre de l'Éducation,
31:16Elisabeth Borne,
31:17a expliqué que ça se fera
31:18dans des modalités,
31:19je cite,
31:20indéfinies par chaque chef
31:21d'établissement
31:22en lien avec les collectivités
31:23territoriales,
31:24car c'est bien au département
31:25de financer l'achat
31:26des pochettes ou des casiers.
31:27Ça dépend du dispositif.
31:29Ça coûte quand même
31:29un peu d'argent.
31:30Ben oui, justement.
31:31On va voir ça avec Philippe,
31:32directeur d'un collège privé,
31:35je le disais,
31:36collège où travaille Marie-Astrid,
31:39qui nous a laissé un message
31:40et qui expliquait,
31:41justement,
31:42le fonctionnement
31:43que vous aviez choisi,
31:44à savoir, Philippe,
31:45des pochettes à portables.
31:48Quand j'ai entendu ça,
31:49je me suis dit
31:49que ça doit coûter très cher.
31:51Combien ça coûte ?
31:52Alors, au niveau des pochettes,
31:54en fait,
31:54on est sur un coût
31:55de 20 euros.
31:5620 euros par pochette.
31:57D'accord.
31:57Donc, le choix a été fait
31:59parce que,
32:00bon, c'est vrai que depuis 2018,
32:02il y a interdiction
32:03d'utilisation du portable
32:05dans l'établissement.
32:06Après,
32:07sachant que j'ai une population
32:08de collégiens,
32:09faire en sorte
32:10de leur interdire
32:11le portable
32:12dans l'établissement,
32:14c'est compliqué,
32:15dans le sens où
32:15j'ai pas mal d'élèves
32:16qui dépendent
32:16des transports en commun
32:17et ils ont forcément besoin
32:20de pouvoir joindre
32:21les parents
32:21une fois qu'ils sont
32:22sortis de l'établissement.
32:22Mais alors, attendez,
32:2320 euros la pochette,
32:24vous avez combien d'élèves ?
32:26550.
32:27Ah oui,
32:27donc fois 550,
32:28ça fait quand même
32:2911 000 euros.
32:3011 000 euros,
32:31c'est à peu près
32:31ce qu'avaient fixé
32:32les départements de France
32:33en disant
32:33ça nous coûtera
32:33à peu près 11 000 euros
32:34par établissement.
32:35Voilà,
32:36alors la différence,
32:36c'est que nous,
32:37on est un établissement privé,
32:38donc forcément,
32:39on ne peut pas prétendre
32:40au financement
32:42de la part des départements.
32:43Donc, c'est vous
32:43qui le payez,
32:44vous,
32:44au établissement ?
32:45Voilà,
32:45ça a été fait,
32:46moi,
32:47j'avais proposé
32:48au niveau de notre
32:52sachant que dans cette
32:54mise en place de mesures,
32:55l'objectif,
32:56c'était de ne pas avoir
32:57non plus de répercussions
32:58de coûts au niveau
32:59des familles.
33:00Donc, ça a été un achat,
33:02forcément,
33:02pour la première année
33:03de mise en place,
33:04c'est un achat assez conséquent,
33:06sachant que les autres années,
33:07les pochettes seront mises
33:08à disposition des élèves
33:10et récupérées
33:10en fin de scolarité.
33:11Ah oui,
33:11elles vont servir chaque année.
33:13C'est ça, c'est ça.
33:14Bon, c'est pas trop fragile,
33:15elles vont pas s'abîmer ?
33:16Alors,
33:16il y a une garantie
33:17de ce côté-là
33:18et après,
33:18au niveau des familles,
33:19on va fonctionner
33:20par système de caution.
33:23Donc, ce qui fait que
33:24pour les familles,
33:25ça reste transparent.
33:26Si l'élève prend soin,
33:27j'avais eu un exemplaire
33:28de prêt
33:29en fin d'année scolaire
33:31précédente
33:31pour avoir l'occasion
33:32de découvrir le produit
33:33et ça me paraissait
33:34quand même relativement solide.
33:36Si l'élève en prend soin,
33:38de toute façon,
33:38sachant qu'il y a son portable
33:39à l'intérieur,
33:40il ne pourra que prendre soin.
33:42Voilà, c'est ça.
33:43C'est là,
33:43c'est un souci en moi.
33:45Philippe,
33:45on va poursuivre le débat
33:46dans un tout petit instant.
33:47On va accueillir
33:48Maïwen,
33:49qui a 11 ans,
33:50collésienne,
33:50justement,
33:52que dit-elle
33:52de cette nouvelle mesure ?
33:54Comment est-ce qu'elle va faire ?
33:56Elle et ses copines,
33:57on va en débattre
33:57dans un tout petit instant.
33:58A tout de suite.
34:00Envoyez-nous vos messages
34:01sur l'application RTL
34:02ou appelez-nous
34:03au 30 de 10.
34:0450 centimes la minute.
34:08Amandine Bégaud,
34:09RTL Midi,
34:10les auditeurs ont la parole.
34:12Rentrée scolaire
34:13des enseignants aujourd'hui
34:14pour les élèves,
34:15on le rappelle,
34:16ce sera lundi
34:16et c'est l'une des nouveautés
34:18de cette rentrée.
34:19Plus de portables
34:20au collège.
34:21Fini,
34:21qu'ils soient allumés
34:22ou éteints,
34:23c'est terminé,
34:23on ne pourra plus
34:24les avoir dans la poche.
34:26Ça vous fait réagir,
34:27Victor,
34:27sur les réseaux sociaux ?
34:28Moi, ça ne me fait pas réagir,
34:30mais les auditeurs,
34:30oui !
34:31sur les réseaux sociaux,
34:34ça vous fait réagir,
34:35vous êtes unanime,
34:36c'est une bonne chose,
34:37Frédéric,
34:38c'est une très bonne chose,
34:39il faudrait même faire
34:39la même chose dans les lycées,
34:41pourquoi pas dans les entreprises
34:42où le portable est devenu
34:44un fléau.
34:44Emmanuel nous dit
34:45que c'est déjà en place
34:46dans le collège de sa fille
34:47et que ça marche très bien.
34:49Eh bien,
34:50on va retrouver Maïwine
34:51dans un tout petit instant.
34:52Charles,
34:53vous êtes resté avec nous,
34:54vous êtes professeur d'espagnol
34:55en lycée,
34:55je le rappelle.
34:56Vous avez entendu Philippe
34:57qui est directeur de collège
34:58et qui nous a expliqué
34:59comment ça allait se mettre en place.
35:01Vous étiez un peu dubitatif,
35:02finalement ça a l'air de rouler
35:03si j'ose dire.
35:04Écoutez,
35:05on verra dans le temps
35:05parce qu'on ne peut pas prendre
35:08le cas d'un établissement scolaire
35:10et du fait que ça fonctionne
35:11dans un établissement scolaire
35:12pour le généraliser
35:13à tous les établissements.
35:15Vous seriez d'accord
35:16pour que ce soit le cas aussi
35:17au lycée ou pas ?
35:18Est-ce que vous,
35:18le portable empoisonne vos cours ?
35:20Écoutez,
35:21dans un monde idéal,
35:22évidemment.
35:22Mais le problème,
35:23c'est que malheureusement,
35:24il faut vivre avec son temps.
35:26Ce n'est pas que je ne défends pas
35:27le portable,
35:29mais je veux dire,
35:29à l'heure où
35:30les élèves ont des portables,
35:32ont des montres connectées,
35:33ont rendre des devoirs
35:35réalisés par Tchad GPT,
35:37quand leurs parents eux-mêmes
35:38ont recours à Tchad GPT
35:40ou quand leurs parents eux-mêmes
35:41ont recours au téléphone,
35:42etc.
35:43Je ne vois pas comment
35:44dans une société,
35:46en fait,
35:46où cette bataille numérique
35:47est perdue d'avance,
35:48pardon,
35:49il faut être réaliste.
35:50Je veux dire,
35:51tout le monde,
35:51tout le monde est dépendant,
35:53tout le monde est nomophobe,
35:55N-O,
35:55je précise.
35:57Donc,
35:57la nomophobie,
35:58en fait,
35:59elle est généralisée
35:59dans notre société.
36:00je ne vois pas comment
36:01est-ce qu'on pourrait
36:02aller à contre-courant,
36:03malheureusement,
36:06j'ai envie de dire,
36:07mais je ne vois pas comment
36:08on pourrait aller
36:08à contre-courant
36:09de cette tendance
36:09dans une société
36:10où tout le monde
36:11est dépendant
36:12de son téléphone.
36:13Je suis désolé.
36:15Les établissements scolaires
36:16ne sont pas des îlots
36:19comme ça,
36:19où la société
36:20n'a pas d'influence.
36:22Bien au contraire,
36:23voilà,
36:24la violence
36:25dans les établissements scolaires,
36:26c'est parce que
36:26la société est violente
36:27et l'utilisation
36:29du portable.
36:30Écoutez,
36:30il y a de plus en plus
36:31d'élèves qui fraudent
36:31aux examens
36:32parce qu'on arrive
36:34à, entre guillemets,
36:36à corriger
36:37du chat GPT,
36:39à avoir des élèves
36:39avec des montres connectées,
36:41à avoir des élèves
36:42avec leur portable,
36:43etc.
36:43et je vais même vous dire,
36:44je vais même aller plus loin,
36:45il y a même des parents
36:45qui refuseront
36:46et qui diront
36:47qu'au nom des libertés
36:48individuelles,
36:50ils n'admettent pas
36:50qu'on confisque
36:51les téléphones
36:52à leurs enfants.
36:53Donc,
36:54à un moment donné,
36:55si vous voulez,
36:56dans un monde idéal
36:57de bisounours,
36:58oui, c'est génial
36:59et je suis le premier
37:00à le dire.
37:01Par contre,
37:01dans la réalité,
37:03là,
37:04je pense que
37:05ça posera
37:08des problèmes,
37:09évidemment,
37:09de mise en place,
37:11de respect des élèves.
37:11Vous vous rendez compte
37:13que les élèves,
37:14déjà,
37:14rien qu'un simple
37:15règlement intérieur,
37:17le fait d'être assidu,
37:19le fait de justifier
37:20leur absence,
37:21le fait,
37:21déjà,
37:22ça ne marche pas.
37:24Ça dysfonctionne.
37:25En principe,
37:26un règlement,
37:26pardon,
37:27je vais peut-être être
37:27un peu catégorique,
37:29mais on le respecte.
37:30Non,
37:30non,
37:31ça sert aussi à ça,
37:32l'école,
37:32d'apprendre à respecter
37:33des règles.
37:34Non,
37:34là aussi,
37:35dans un monde idéal,
37:36un règlement intérieur,
37:37ça se respecte.
37:38Dans la réalité,
37:38il ne se respecte pas.
37:40A chaque conseil de classe,
37:41vous avez,
37:41je ne sais pas
37:41combien d'élèves
37:42qui ont 30 demi-journées
37:43d'absence,
37:4435 demi-journées d'absence
37:45et qui n'ont même
37:46pas d'avertissement
37:47parce qu'on part du principe
37:48que une partie est justifiée.
37:50C'est ça,
37:51la réalité du terrain.
37:52Les gens,
37:53en fait,
37:53ça dépend d'où vous parlez.
37:55Vous voyez,
37:55c'est toujours pareil.
37:56Quand on est vraiment
37:57à l'intérieur,
37:59allez-y.
38:00Oui,
38:00non,
38:00Hortense Crépin,
38:01les mondes connectées,
38:02elles sont interdites aussi ?
38:04Alors,
38:04c'est pas précisé.
38:05Hortense,
38:05c'est le téléphone,
38:06c'est pas très précisé.
38:07Après,
38:07ça dépend aussi,
38:08encore une fois,
38:08des établissements.
38:09Sans doute,
38:09Philippe,
38:10dans votre établissement,
38:10les mondes connectées,
38:11vous les interdisez ?
38:12C'est dans le règlement intérieur ?
38:15Non,
38:15non,
38:15non,
38:16j'ai des élèves
38:17qui ont des montres connectées
38:18mais après,
38:19alors c'est vrai que nous,
38:20au collège de la Saint-Union à Douai,
38:22on reste dans la réalité.
38:24On n'est pas vraiment
38:24dans un monde de bisounours non plus
38:25mais l'avantage des pochettes,
38:27c'est vrai qu'on pouvait parler
38:28de priver les élèves de téléphone.
38:31Le fait que les élèves
38:32soient dotés d'un téléphone,
38:33ils restent responsables
38:34de leur téléphone
38:35et les pochettes coupent les ondes.
38:38Donc,
38:38comme la montre connectée
38:39est forcément en lien
38:40avec le téléphone,
38:41ça peut régler le problème.
38:42Ah,
38:43ça règle le problème.
38:44Et la pochette est rangée
38:44où ensuite ?
38:46La pochette,
38:46elle reste au niveau de l'élève.
38:48Donc,
38:48l'élève le garde dans son sein
38:49ou la garde sur lui.
38:51Parce qu'un autre souci
38:52qui est pointé du doigt
38:53par certains chefs d'établissement,
38:54c'est la question de la logistique
38:56pour ceux qui ont choisi
38:56des grands casiers.
38:57Quand vous avez un établissement
38:58avec 1000 élèves,
39:00ça prend du temps
39:00que tout le monde
39:01mette son téléphone
39:02dans son casier.
39:03Donc,
39:03si, par exemple,
39:04vous avez des cours
39:04qui se terminent à 4h
39:05et qu'un élève a son bus
39:06à 4h05,
39:07ça peut être compliqué
39:08de le récupérer.
39:09Un autre exemple
39:10qui a été cité aussi,
39:11c'est si, par exemple,
39:12un enseignant veut utiliser
39:13le portable en classe
39:14pour un but pédagogique,
39:16il faut sortir de la classe,
39:18aller chercher le téléphone
39:18dans le casier,
39:19revenir et ensuite
39:20aller le redéposer,
39:21ça fait une perte de temps.
39:22Bon,
39:23merci beaucoup.
39:23Alors,
39:24si je peux me permettre,
39:25c'est vrai que c'est une problématique
39:27à laquelle j'avais réfléchi.
39:28Cette histoire de logistique,
39:30c'est très compliqué.
39:30C'est pour ça que cette histoire
39:31de pochette,
39:33ça reste complètement transparent.
39:34Il n'y a pas de manipulation
39:36au niveau du personnel.
39:38Après,
39:39concernant l'utilisation
39:40des téléphones,
39:41s'il y a un besoin,
39:42nous,
39:42on a un projet numérique
39:43dans notre établissement
39:44depuis une quinzaine d'années
39:45où les élèves
39:46qu'ils souhaitent
39:46sont dotés d'un iPad.
39:48Donc,
39:49après,
39:49c'est vrai que le numérique,
39:50c'est l'avenir,
39:51mais notre rôle,
39:53c'est d'accompagner
39:53les élèves
39:54et de faire en sorte
39:55qu'ils puissent
39:56gérer
39:57et réguler
39:58un petit peu
39:59leur dépendance
40:00par rapport
40:01aux écrans.
40:01Les éduquer
40:02aux numériques
40:03et aux écrans.
40:04Philippe,
40:05merci beaucoup.
40:05Vous restez avec nous
40:06si vous avez le temps.
40:07Charles aussi,
40:08je vous remercie.
40:08Si vous voulez rester,
40:09on va poursuivre le débat.
40:10On va accueillir Maïwen.
40:11Bonjour Maïwen.
40:12Bonjour.
40:13Bon,
40:14tu as 11 ans,
40:15je peux me permettre
40:15de te dire tu ?
40:17Oui.
40:18Bon,
40:18est-ce que tu es d'accord
40:19ou pas
40:20avec cette histoire
40:20de téléphone interdit
40:21au collège ?
40:22Tu nous réponds
40:22dans quelques toutes petites secondes.
40:24A tout de suite sur RTL.
40:25Je suis tout à fait d'accord
40:40pour l'interdiction des portables.
40:42Je pense qu'ils vont
40:42même aller au lycée.
40:44Les parents remplissent
40:45assez de fiches
40:46à la rentrée
40:47pour être prévenus
40:48en cas de PEPA
40:49par l'établissement scolaire.
40:50Donc,
40:51je ne vois pas l'utilité
40:52que les enfants
40:53puissent téléphoner
40:55et aller sur les réseaux sociaux
40:56pendant les journées d'école.
40:58Sophie vient de nous laisser
40:59ce message
41:00au 3210
41:01sur cette affaire
41:02de portables.
41:03Les portables
41:03interdits purement
41:05et simplement au collège.
41:06C'est la nouveauté
41:07de cette rentrée 2025.
41:09Maïwen,
41:10on en parle avec toi,
41:12je dis toi,
41:12car tu as 11 ans
41:13et donc tu es collégienne.
41:15Tu rentres en quelle classe ?
41:16Cinquième.
41:17En cinquième.
41:18Bon,
41:18et alors tu en penses quoi
41:19de cette histoire de portable ?
41:21Ben,
41:22moi je suis contente
41:22parce qu'à l'arrêt de bus,
41:24ils sont tous sur leur portable
41:26et on ne peut pas parler.
41:27Ah bon ?
41:28Mais toi,
41:28tu n'as pas de portable ?
41:29Non.
41:30Ah,
41:31tes parents n'en veulent pas
41:32ou c'est toi qui ne veux pas ?
41:34Ben,
41:34c'est les parents qui ne veulent pas.
41:36D'accord.
41:37Et donc,
41:37du coup,
41:38toutes tes copines,
41:39elles,
41:39elles en ont un ?
41:40Oui.
41:41Et donc tu dis,
41:43vous ne vous parlez plus ?
41:45Ben,
41:45on me parle,
41:46mais c'est souvent sur le portable.
41:49Ah oui.
41:51Donc du coup,
41:53tu te sors un peu à l'écart.
41:56Et tu penses que ça va changer quelque chose
41:58au collège là ?
42:00Oui.
42:01Oui.
42:02Et est-ce qu'au collège,
42:03Maïwenn,
42:03bonjour,
42:04tu vois aussi que tes camarades utilisent,
42:08parfois on dit que c'est souvent aux toilettes aussi
42:10que les élèves qui normalement n'ont pas le droit d'utiliser le portable sortent.
42:13Oui,
42:13c'est ça ?
42:14Les troisièmes,
42:15surtout le midi,
42:16dans mon collège,
42:17il y a beaucoup d'activités.
42:18Il y a la radio,
42:20il y a les échecs,
42:21etc.
42:22Il y a plein de choses.
42:23Et alors,
42:23comment ça se passe ?
42:24Qu'est-ce qu'ils font les autres ?
42:25Raconte-nous.
42:26Ben,
42:27il y a les troisièmes,
42:28les quatrièmes,
42:29qui cachent leur portable,
42:32ils vont aux toilettes de la cantine et ils fraudent.
42:35Ah,
42:35ah oui,
42:36ils vont,
42:36ils restent dans les toilettes et avec leur téléphone.
42:39Oui.
42:39Bon,
42:40et alors là,
42:41est-ce que tu sais comment ça va se passer à la rentrée ?
42:44Ben,
42:45non,
42:45mais j'avais,
42:46vu que j'ai été déléguée,
42:47j'avais proposé l'idée qu'on mette des bagues devant les classes
42:51et qu'on dépose
42:53et ils ont rejeté l'idée
42:54parce qu'ils disaient que ça serait,
42:57il y aura du vol,
42:58etc.
42:59Qui est-ce qui a rejeté ?
43:00L'établissement ou tes camarades ?
43:02Non,
43:03les profs,
43:03les deux.
43:04D'accord.
43:05D'accord.
43:06Et là,
43:07tu penses que,
43:07donc tu ne sais pas encore si ça va être des pochettes,
43:09comme nous expliquait le Philippe,
43:11qui est directeur d'un collège à Douai.
43:13Tu ne sais pas encore comment ça va se passer ?
43:15Vous n'avez pas eu d'instruction ?
43:17Non.
43:17Non.
43:18Et alors tes copines,
43:19elles en disent quoi ?
43:20Celles qui ont des portables ?
43:21En vrai,
43:22je n'ai rien contre elles.
43:24Non mais elles,
43:24elles te disent quoi ?
43:25Elles te disent,
43:26ça les gêne ?
43:28Cette interdiction ?
43:30Je ne sais pas.
43:32D'accord,
43:33vous n'en avez pas encore parlé.
43:35Non.
43:35Mais après,
43:36je trouve que c'est utile
43:37parce qu'avec une copine,
43:38on fait des films avec le portable,
43:40mais on ne s'en sert pas tout le temps.
43:42Mais pas dans le collège.
43:44Et tu as rentré,
43:45donc c'est lundi ?
43:47Oui.
43:47À quelle heure ?
43:49À 11h.
43:49Bon,
43:50et tu as tout préparé ?
43:51Ou pas encore ?
43:51Oui.
43:52T'as hâte ?
43:53Oui.
43:55Qu'est-ce que tu as préparé ?
43:57Pour la rentrée ?
44:00Pour la rentrée,
44:01oui.
44:02J'ai tout,
44:03le sac,
44:04les vêtements.
44:04T'as choisi ta tenue déjà ?
44:07Oui.
44:08Et des nouvelles chaussures.
44:10Très bien.
44:11Et c'est quoi la petite angoisse ?
44:13Parce qu'on a quand même toujours
44:14une petite angoisse
44:15avant la rentrée des classes.
44:18Qu'est-ce qui est le plus important pour toi ?
44:21La classe.
44:21La classe.
44:22La classe.
44:23Avec qui comme élève
44:24ou qui comme prof ?
44:25Qui comme élève.
44:26Ah bon.
44:27Maïwenn,
44:29en tout cas,
44:29on te souhaite une très bonne rentrée.
44:30Oui,
44:31dis-nous.
44:32J'ai deux choses à dire.
44:33Oui,
44:33vas-y.
44:34Déjà,
44:35si on supprime le portable,
44:36ça pourrait arrêter le cyber-artiment.
44:40Oui.
44:41Et vu que je n'ai pas de portable,
44:43je ne peux pas envoyer une message à mon parrain
44:44et je voudrais lui dire
44:45bon anniversaire.
44:47Il s'appelle comment ton parrain ?
44:49François.
44:49Bon.
44:50Alors François,
44:51on vous souhaite,
44:51nous aussi,
44:52toute l'équipe d'Hertel,
44:53un très bon anniversaire.
44:55Maïwenn,
44:55tu déjeunes à la cantine ou pas ?
44:57Oui.
44:58Bon.
44:58Ah,
44:58parce que j'allais te dire,
44:59sinon,
44:59appelle-nous,
45:00ou on t'appelle d'ailleurs,
45:02si tu étais rentrée à la maison,
45:04lundi,
45:04pour savoir comment s'était passée
45:05la première matinée
45:06et j'en profite pour dire
45:07à tous ceux qui nous écoutent,
45:08que vous soyez parents,
45:09grands-parents,
45:10si vous récupérez vos enfants
45:11les plus petits
45:12comme les plus grands
45:13lundi à l'heure du déjeuner,
45:14ça nous intéresse
45:15de savoir
45:16comment s'est passée
45:17cette première journée.
45:19Oui,
45:19dis-moi Maïwenn.
45:20Au final,
45:20c'est mercredi midi.
45:24des deux premiers jours.
45:25Eh bien alors ça,
45:26on prend rendez-vous,
45:27Maïwenn,
45:28et tu fais l'atelier radio
45:30dans ta...
45:31Oh oui,
45:31j'adore ça.
45:32Ah bon,
45:32il va falloir que tu viennes
45:33nous voir aussi.
45:34Bon,
45:35mercredi,
45:36jeudi à Victor,
45:37mercredi,
45:37on t'appelle
45:38et puis tu nous raconteras
45:40comment se sont passées
45:41ces deux premiers jours,
45:42comment aussi les autres
45:43voient les choses
45:44avec le portable ou pas.
45:46Merci beaucoup,
45:47en tout cas,
45:47de nous avoir appelées.
45:49Annie,
45:49bonjour.
45:51Bonjour,
45:52Amandine.
45:53Bon,
45:53vous nous appelez...
45:54Bonjour,
45:54auditeur.
45:54Vous nous appelez
45:55dosser.
45:56Vous en pensez quoi
45:57cette histoire
45:57de téléphone portable
45:58interdit au collège ?
46:00Moi,
46:00en tant que grand-parent,
46:03effectivement,
46:03je trouve que c'est
46:04une très bonne chose.
46:05Comme disait
46:06l'auditeur précédent,
46:07je pense que ça ne sera
46:08pas du tout facile
46:09à mettre en place.
46:10Et c'est les petites rivières
46:12qui font les grands fleuves.
46:13Et même si la bataille
46:16semble perdue au départ,
46:18on peut gagner la guerre.
46:19Donc,
46:20je pense qu'il faut
46:22une campagne
46:23d'information
46:24envers les parents
46:25aussi,
46:26certainement.
46:27Faire de l'information,
46:29de la communication.
46:31Il faut vraiment
46:31que ça soit
46:32un sujet sensible.
46:34J'ai été confrontée
46:35à ça
46:36la semaine dernière
46:37en gardant
46:38mes quatre petits-enfants
46:39dont trois ados.
46:40Et ça a été
46:41du sport,
46:42une bataille.
46:42C'est vrai ?
46:43Voilà.
46:43Bon,
46:44ils étaient accrochés
46:44à leur portable.
46:45Les ados sont très rusés.
46:48Ils ont toutes les ficelles.
46:50Et je peux dire
46:51que ça m'a pris du temps
46:54pour faire poser
46:56les portables le soir.
46:57Et voilà,
46:58je pense que c'est
46:58un véritable fléau.
47:00Et chacun doit
47:01mettre sa pierre
47:03à l'édifice.
47:04Bon,
47:04et on aura l'occasion
47:05d'en reparler
47:06effectivement sans aucun doute
47:08ces prochaines semaines.
47:09Merci beaucoup Annie.
47:10Merci à vous Philippe.
47:11Je vous souhaite
47:11une très bonne rentrée
47:12dans votre collège.
47:13à tous vos enseignants
47:15et aux élèves.
47:16Et puis n'hésitez pas,
47:17tiens,
47:17si on fait un petit débrief
47:18avec Maïwenn,
47:19si jamais on peut vous rappeler
47:20aussi mercredi,
47:21on couplera ça
47:22si ça vous va Philippe.
47:24Il n'est plus là.
47:25Bon,
47:25on essaiera avec Philippe.
47:26Je remercie Jean-Yves
47:27qui nous a appelés.
47:28On n'a plus de temps
47:28pour parler des montres connectées.
47:30On en parlait avec Hortense.
47:31Ça aussi,
47:31on aura l'occasion
47:31d'en parler.
47:33Merci.