- il y a 1 an
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:00Bonsoir à tous, l'édition spéciale consacrée à la politique aux premières heures du gouvernement Le Corneux 2,
00:06en attendant demain bien sûr la déclaration de politique générale à l'Assemblée Nationale.
00:10Bonsoir Olivier.
00:10Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:12Le gouvernement qui est au travail après des passations de pouvoir que le Premier ministre a voulu rapide et sobre.
00:17La deuxième équipe de ministres est donc à la tâche, au travail.
00:22C'est tout à l'heure, en début d'après-midi, qu'à 14h30, que le locataire de Matignon a fixé le cap.
00:26La République qui soit un gouvernement de personnalité libre.
00:32Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de cohésion, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de l'ordre et de la méthode.
00:38Mais en tout cas, cette liberté, elle permet aussi beaucoup de choses.
00:42Elle permet de bouger les lignes, y compris avec les formations politiques qui nous soutiennent.
00:49Celles aussi, évidemment, qui vont être dans l'opposition.
00:52Et au fond, elles permettent tout simplement de bouger les lignes dans le pays.
00:54Parce que le spectacle auquel on a assisté depuis maintenant plusieurs jours, dont la responsabilité peut aussi me revenir.
01:02Vous le savez, je l'ai déjà dit publiquement.
01:04En tout cas, je ne me dérobe de rien.
01:06Elle doit passer nécessairement par un sursaut.
01:09Il faut surpasser la crise.
01:10Il faut préparer un budget.
01:11On va écouter Bruno Retailleau qui sort du siège des Républicains.
01:14On a attendu pour vous dans le froid.
01:17Désolé.
01:17C'est pour vous.
01:18Monsieur Retailleau, une petite question ?
01:22Visiblement, le froid dans lequel étaient les jeunes journalistes n'a pas beaucoup ému l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui n'a pas voulu répondre aux questions.
01:32C'est à Matignon que ça se passe.
01:34On va retrouver Hugo Capelli, qui est rue de Varennes pour BFM TV.
01:38Hugo, on a entendu il y a quelques instants le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, dire que la mission de son équipe gouvernementale était donc de surpasser la crise.
01:47On a un Premier ministre au travail.
01:49Ça y est.
01:52Oui, exactement.
01:53Et cette réunion qui joue les prolongations, puisqu'un certain nombre de ministres de ce gouvernement, Lecornu 2, sont restés à l'hôtel de Matignon.
02:02Je peux vous citer notamment Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, et puis aussi des ministres qu'on va beaucoup voir ces prochaines semaines, ceux qui s'occupent du budget.
02:11Je pense notamment à Roland Lescure ou encore à Amélie de Montchalin.
02:15On voit qu'on est en train de préparer les prochaines échéances au moment où je vous parle.
02:20Les 34 ministres de ce gouvernement, Lecornu 2, qui ont donc toutes et tous été rassemblés ici à l'hôtel de Matignon en début d'après-midi.
02:29C'était la première fois qu'ils se rencontraient tous ensemble.
02:33C'était l'occasion pour Sébastien Lecornu de faire passer un certain nombre de messages, notamment qu'ils comptaient sur eux pour mettre leur égo de côté.
02:41Il y a trois mots à retenir dans ce que l'a dit Sébastien Lecornu.
02:45Liberté, humilité, exemplarité.
02:48On verra évidemment ce qu'ils retiennent de ce qui a forcément été dit aujourd'hui.
02:54En tout cas, tous et toutes, pour la plupart d'entre eux en tout cas, sont ressortis.
02:58Ils n'ont pas dit un mot aux caméras.
03:00Ils sont restés très silencieux en disant qu'ils étaient évidemment confiants.
03:04Une confiance évidemment de façade puisque dans les esprits, tous sont bien conscients que l'aventure peut s'arrêter du jour au lendemain.
03:11Prochain rendez-vous pour eux demain matin, le Conseil des ministres.
03:14Et surtout demain, en début d'après-midi, la déclaration très attendue de politique générale de Sébastien Lecornu qui aura lieu à l'Assemblée nationale.
03:20– Hugo Capelli avec Benjamin Danan, donc en direct de l'hôtel de Matignon, de la rue de Varennes pour BFM TV.
03:27– Alain Duhamel, bonsoir.
03:28Intéressant de suivre les premiers pas de ce nouveau gouvernement, Lecornu 2, 34 ministres réunis tout à l'heure à Matignon.
03:36Et ces mots du Premier ministre, liberté, humilité, exemplarité, il y a un style Lecornu qui est en train de se détacher.
03:44– Alors, liberté, c'est ce que disaient ses prédécesseurs aussi, qui avaient largement laissé la parole libre, notamment aux ténors qui étaient dans leur gouvernement.
03:53Humilité, je pense que ça, c'est vraiment du Lecornu.
03:56C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui fait, mais qui ne roule pas les épaules.
04:00– Le moine soldat.
04:02– Bon, alors ça, c'est quand même un petit changement par rapport à certains de ses prédécesseurs.
04:07Bon, et puis ce qu'on attend surtout, c'est quand même efficacité.
04:10Alors, on attend par priorité, évidemment, le ministre des Finances et de l'Économie, et puis Madame de Montchalin.
04:19Alors, Madame de Montchalin, on sait ce qu'elle sait faire, parce qu'on l'a beaucoup entendu avant.
04:24Le ministre de l'Économie, ça va être intéressant.
04:26– Roland Lescure.
04:27– Oui, ça va être intéressant, il y a déjà été ministre, mais enfin, les finances dans l'état actuel du budget,
04:33et avec comme première mission de faire passer un budget qui, évidemment, est présenté à partir de ce qu'avait laissé François Bayrou, en réalité.
04:42Et en sachant qu'en même temps, les ambitions du gouvernement sont moitié moins, moindres.
04:48Lui, où il voulait un effort de 44 milliards, on en est à 22.
04:52Et encore, on en est à 22 au début.
04:55– Mais comme vous le savez, ça va être la grande nouveauté, parce que ça, moi, depuis 58, je n'ai jamais vu ça une seule année.
05:03Les parlementaires, surtout les députés, vont avoir un vrai pouvoir, non seulement d'amendement, mais de modification assez profonde.
05:13Ça ne s'est jamais fait, sur la cinquième année.
05:14– Si tout ça dure, pardon, mais peut-être que Sébastien Lecornu ne sera plus Premier ministre vendredi.
05:20– Oui, mais ça, je ne voudrais pas être désobligeant, mais vous pouvez dire ça au début de chacune de vos questions jusqu'à la fin de la journée.
05:26– La mise à la rage, est-ce que vous allez travailler pour qu'il y ait cette stabilité du gouvernement ?
05:30Vous allez travailler avec Sébastien Lecornu, avec son projet ?
05:33– Ou le censurer.
05:34– Ou le censurer.
05:35– Nous, on n'a pas vocation à travailler avec M. Lecornu, on travaille pour les Françaises et les Français.
05:40Nous avons mis un certain nombre de conditions sur la table.
05:43On va voir si Lecornu 2 va faire la même chose, ou moins bien, que Lecornu 1.
05:48– Lecornu 1, c'était 14 heures, là vous n'y êtes pour rien.
05:50– La balle est dans son corps.
05:51– Est-ce qu'il y a un accord ou pas ? Est-ce qu'il y a un deal entre Olivier Faure et Sébastien Lecornu,
05:56comme certains le répètent, et Marine Le Pen en est persuadée ?
05:58– Je le dis très clairement, il n'y a aucun deal entre les socialistes
06:02et cette espèce d'ombre qui essaye de survivre de la Macronie.
06:07Nous, nos propositions, elles ont été très claires.
06:10C'est améliorer le pouvoir d'achat des Françaises et des Français,
06:12c'est améliorer la justice fiscale et la justice sociale.
06:15Nous avons mis ces conditions sur la table, Sébastien Lecornu a été renommé,
06:20et c'est son droit par le président de la République,
06:22faisant d'un ministre démissionnaire, lui donnant une nouvelle capacité à gouverner,
06:27après plusieurs censures des gouvernements précédents, après une dissolution,
06:30donc en fait, à chaque fois avec M. Macron, qui perd gagne.
06:34Donc maintenant, la balle est dans leur camp.
06:36Il a dit deux choses, qu'il n'y aurait pas l'utilisation du 49-3,
06:39donc ça veut dire que la balle revient dans le camp du Parlement,
06:41et il a dit qu'il y aurait potentiellement une discussion
06:45sur la suspension de la réforme des retraites,
06:48qui est pour nous une condition sine qua non.
06:49– Ça suffit, ça, d'ouvrir une discussion,
06:51parce que j'ai entendu votre collègue, le député socialiste Laurent Baumel,
06:54mettre en garde Sébastien Lecornu.
06:57Voilà ce qu'il dit,
06:58si Sébastien Lecornu ne prononce pas les mots de suspension immédiate
07:02et complète de la réforme des retraites demain à l'Assemblée nationale,
07:06nous n'aurons aucun scrupule.
07:07– C'est toujours un maximaliste depuis des années.
07:09– Mais c'est un projet de l'effort.
07:10– Oui, mais si vous voulez, il a raison,
07:12il faut une certaine cohérence,
07:13c'est-à-dire qu'aujourd'hui les Français,
07:14ils en ont un bon...
07:15– Donc il faut que Sébastien Lecornu dise précisément demain,
07:18je suspends immédiatement et complètement la réforme des retraites.
07:21– Tout à fait, il faut qu'ils le disent,
07:22c'est la demande première des socialistes.
07:24À partir de là, plus la non-utilisation du 49-3,
07:28à partir de là, le débat parlementaire se fera.
07:30Nous ferons des propositions,
07:32et moi ce que je dis par ailleurs aujourd'hui aux Françaises et aux Français,
07:34c'est interpeller vos parlementaires.
07:36Les parlementaires, notamment du Bloc central,
07:38demandez-leur de se justifier s'ils refusent la taxation des très hauts revenus
07:42pour améliorer votre quotidien.
07:44Demandez-leur de voter contre des dispositions
07:46qui viendraient améliorer votre protection sociale.
07:48Demandez-leur de voter favorablement
07:51à ces propositions qui sont celles de la justice sociale.
07:53S'ils vous disent non,
07:54ce seront eux les responsables d'un chaos
07:56qu'ils ont eux-mêmes provoqué par leur irresponsabilité.
08:00Et notamment...
08:00– Demandez-leur, on va demander à la France
08:02de dépenser des milliards en plus
08:04alors qu'on n'en a pas.
08:06Demandez-leur si vous êtes d'accord pour augmenter les cotisations
08:09puisque ce gel de la réforme des retraites
08:11va être compensé par une augmentation des cotisations.
08:14Même les économistes de gauche le disent.
08:16Donc vous voyez les questions,
08:18on peut les former différemment.
08:19– Alors je vous prends en mots.
08:21Que font ces six ex-LR dans cette galère
08:26puisqu'on va peut-être vers une suspension
08:28de la réforme des retraites
08:29et donc des dépenses en plus comme vous le dites ?
08:30– Moi je pense que j'ai du mal à croire
08:32qu'il n'y a pas de deal
08:33parce que pour mettre au gouvernement...
08:35– Vous pensez qu'il y a un deal entre le PS et le PS ?
08:37– Oui je pense parce que pour que M. Farandou,
08:39M. Nunez et tant d'autres
08:41acceptent de rentrer dans ce gouvernement,
08:44c'est qu'ils ont quand même des garanties de survie.
08:46Je peux me tromper.
08:48En sachant que...
08:50– C'est-à-dire que M. Nunez par exemple,
08:51il n'aurait pas quitté la préfecture de police
08:53si on ne lui avait pas garanti
08:54qu'il allait tenir au-delà de vendredi.
08:56– Je n'ai pas de certitude.
08:57– Mais en tout cas, on sait...
08:57– Non mais vous faites planer ce doute.
08:58En fait c'est une forme de malhonnêteté intellectuelle.
09:00– En tout cas, ce que l'on sait,
09:02c'est que la décision est déjà prise.
09:06Donc comme ils ont l'air plutôt confiants,
09:08on sait que c'est cette phrase,
09:10précisément celle que vous avez citée,
09:12qui fera la différence.
09:13Donc j'imagine mal tout le monde
09:15partir à l'aventure.
09:16Je peux me tromper,
09:17tout est tellement fou depuis une semaine
09:19qu'effectivement on peut se tromper.
09:21Mais il faut savoir quand même
09:22que si Sébastien Lecornu
09:25est prêt à sacrifier
09:27la situation économique de la France
09:28parce qu'il va y avoir des enjeux énormes
09:30sur les marchés,
09:31ça donne un signal terrible.
09:33On est les seuls pays en Europe
09:34qui rétropédaleraient.
09:36Les autres mettent en place des dispositifs
09:38pour aller vers une retraite à 67 ans.
09:41La moyenne est à 65 en Europe.
09:43Donc tout ceci,
09:44s'il est prêt à ça pour se maintenir,
09:47je pense que là c'est très compliqué.
09:48– Simplement Alain,
09:49vous croyez qu'il y a un deal,
09:50en tout cas que Sébastien Lecornu
09:51a déjà pris sa décision
09:52qu'il va suspendre
09:54cette réforme des retraites ?
09:55– Alors vous me posez deux questions en fait.
09:57Est-ce qu'il y a un deal ?
09:58Non.
09:58– D'accord.
09:59– En tout cas selon moi, non.
10:01Est-ce qu'il va suspendre ?
10:03Je pense que c'est très simple.
10:05Ou il suspend,
10:06et je ne dirais pas il dure,
10:08mais il gouverne en tout cas
10:09à un certain temps,
10:10ou il ne suspend pas,
10:11il ne gouverne pas
10:12parce qu'il sera censuré.
10:13– Non mais pour reprendre ce que disait
10:15Laurent Saillet,
10:16un Jean-Pierre Farandou
10:17ou effectivement Laurent Nunez
10:19ne seraient pas engagés
10:20dans cette aventure
10:21s'ils n'avaient pas des garanties.
10:23– Écoutez, moi je suis peut-être
10:24un naïf, un corrigible,
10:26mais la France est quand même
10:28complètement dans la panade.
10:29on est aujourd'hui redevenu
10:33l'homme malade de l'Europe
10:35comme on l'était en 1958
10:36et dans ces conditions
10:38que les deux que vous citez
10:40sont des gens de bon niveau,
10:42qui étaient chacun à leur manière
10:43des grands commis de l'État
10:44pendant très longtemps,
10:46qui soient prêts à prendre
10:47un peu un risque personnel
10:49en pensant être utiles
10:50à leur pays à un moment donné,
10:51moi je trouve ça plutôt bien.
10:53En tout cas c'était en 1958
10:55avec le général de Gaulle,
10:57c'est exactement ce qui s'est passé.
11:00Il a pris les anciens responsables politiques,
11:02les principaux de la quatrième,
11:04les anciens présidents du Conseil
11:06et puis il a fait venir
11:07des très hauts fonctionnaires,
11:09le gouverneur de la Banque de France,
11:11l'équivalent de ceux-là
11:14et ils ont fait leur travail.
11:16Ils avaient pris des risques aussi
11:17puisqu'on était au début d'un régime
11:19dont on ne savait pas du tout
11:20comment il allait tourner.
11:20– Demain c'est la déclaration
11:21de politique générale
11:22de Sébastien Lecornu,
11:23ensuite les oppositions répondront
11:25et vous le vivrez bien évidemment
11:26en direct sur BFM TV
11:28mais il faut regarder
11:28dans quel contexte
11:30il va monter à la tribune
11:31de l'Assemblée nationale
11:32Sébastien Lecornu.
11:33Il sait qu'il est déjà
11:34sous le coup de deux dépôts
11:35de motions de censure.
11:36Alors avec vous Nargis Hadji,
11:37voyons quels scénarios
11:39peuvent faire tomber
11:40le chef du gouvernement.
11:41Bonsoir Nargis.
11:42– Bonsoir, il faut tout d'abord
11:44que la motion de censure
11:46soit votée par au moins
11:46289 députés
11:48car la motion de censure
11:49à la différence du vote de confiance
11:51qui a donc fait tomber François Bayrou
11:53c'était il y a un peu plus d'un mois
11:54et qui reposait
11:55sur la majorité
11:56des suffrages exprimés.
11:57Non, la motion de censure
11:58nécessite la majorité absolue.
12:01Autrement dit,
12:02dans cet hémicycle
12:03de 577 députés,
12:05la motion nécessite
12:05289 fois
12:07pour être adoptée.
12:08Le Rassemblement national,
12:10la France insoumise
12:11ont chacun déposé
12:12leur mention de censure.
12:13Aujourd'hui,
12:13ils l'ont fait savoir.
12:14Manuel Bompard,
12:15d'ailleurs,
12:15sur son compte X
12:16a publié ce message.
12:18la liste des signataires
12:20c'était il y a quelques heures.
12:22Les donc 71 députés LFI
12:24auxquels il a ajouté
12:25au total 86 personnes
12:28donc rejoints
12:29par les écologistes
12:30et les communistes.
12:31Le Rassemblement national
12:32a fait savoir
12:33qu'il voterait
12:34la motion de censure
12:35de la France insoumise
12:36et donc,
12:37dans cette hypothèse,
12:38nous avons additionné
12:39les différentes voix,
12:41celles du Rassemblement national,
12:43de l'Union des droites
12:44pour la République,
12:45de la France insoumise
12:46et donc,
12:47ces 15 voix dont parlait
12:48Manuel Bompard,
12:50en clair,
12:51il manque 64 députés
12:53car nous arrivons
12:53à un total de 225,
12:5464 députés
12:55pour arriver à 289.
12:58Vous l'aurez compris,
12:58cette motion de censure
13:00repose donc
13:01entre les mains
13:02du Parti Socialiste
13:03et donc,
13:03nous avons décidé
13:04de vous proposer
13:05une deuxième hypothèse
13:06et dans celle-ci,
13:07le Parti Socialiste
13:08voterait cette motion de censure.
13:10Nous arriverons donc
13:11à 295 députés
13:13grâce aux voix
13:13des socialistes.
13:15Résultat,
13:15cette motion de censure
13:16peut être donc adoptée
13:18si les socialistes
13:20en revanche
13:20s'abstiennent.
13:21Le gouvernement,
13:23lui,
13:23survit.
13:24Alors,
13:24qu'est-ce qu'il se passe
13:25lorsqu'une motion de censure
13:26est adoptée ?
13:26Il y a un délai
13:27obligatoire de 48 heures.
13:29Elle devrait donc
13:30être examinée,
13:30ces deux motions de censure,
13:32soit mercredi
13:32en fin de journée,
13:33soit jeudi.
13:34Merci Nargis Hadji.
13:35Néla Latrousse,
13:36on voit bien
13:37avec ses explications
13:38que c'est le Parti Socialiste
13:39qui a la clé
13:41de la survie
13:42ou non
13:43de ce gouvernement
13:44Le Cornu 2,
13:45alors deal,
13:47pas deal,
13:47on voit qu'il y a débat.
13:50Néanmoins,
13:51Sébastien Le Cornu
13:52s'est mis entre les mains
13:53d'Olivier Fort
13:53en quelque sorte.
13:55Il a pris un risque.
13:56De fait,
13:57dans la mesure
13:57où le Rassemblement National
13:58annonce qu'il votera
13:59toute l'émotion de censure
14:00et qu'il dépose
14:01la sienne,
14:03c'est vrai qu'on avait
14:03coutume de dire
14:04que soit il y avait
14:05un bloc de gauche
14:06qui votait
14:07comme un seul homme
14:09ou une seule femme
14:10cette censure
14:11et que c'était le RN
14:11qui faisait contrepoids,
14:13soit c'est l'inverse.
14:13C'est là,
14:14dans la mesure
14:14où le RN a dit
14:15nous on censura
14:15quoi qu'il arrive,
14:16une partie de la gauche
14:17dit on censura
14:18quoi qu'il arrive,
14:19c'est vrai que
14:19le groupe derrière
14:21qui a le plus
14:21de députés
14:22et sur lesquels
14:23les regards convergent,
14:24c'est le PS.
14:25à dire vrai,
14:27je ne veux pas compliquer
14:28encore plus la situation
14:29qu'elle ne l'est
14:29mais il y a un point
14:32technique en ce moment
14:33que sont en train
14:34de vérifier aussi
14:35les groupes de l'Assemblée,
14:36c'est que la limite
14:38des 289 députés
14:40c'est à supposer
14:40que tous les députés
14:42siègent en même temps.
14:44Or, dans la liste
14:45qui a été dévoilée hier
14:46par Sébastien Lecornu,
14:47il y a 12 ministres
14:48qui viennent du Parlement
14:49et dont les suppléants
14:50ne vont pas siéger
14:51tout de suite.
14:51Donc, dans le camp
14:54de Sébastien Lecornu,
14:55il a, entre guillemets,
14:5612 voix de moins
14:57et surtout,
14:57ça fait baisser mécaniquement
14:59la majorité absolue.
15:01Absolument.
15:01Donc, tout ça,
15:02c'est des choses
15:03qui sont en train
15:03de se vérifier.
15:04Ça peut jouer
15:04parce qu'une motion de censure
15:06peut passer
15:08à quelques voix près.
15:09Bien sûr.
15:10Écoutez,
15:10si on part sur l'hypothèse
15:13des 565 votants
15:14en retirant le nombre
15:16de ministres
15:16qui viennent du Parlement,
15:18la majorité absolue
15:20passe à 280
15:21et plus à 289.
15:24Et donc,
15:24ça veut dire
15:25qu'il suffit
15:25qu'il y ait de la déperdition
15:26chez les députés non inscrits.
15:28Il suffit que le groupe Lyot,
15:29par exemple,
15:29quand on regarde
15:30le groupe Lyot,
15:30c'est vrai qu'ils ont
15:31leur président
15:31qui est entré au gouvernement
15:32de Rampagny Fousse.
15:34Mais lors des votes
15:35précédents
15:36dans les motions de censure,
15:38il y avait des incompréhensions.
15:40Il y avait une partie
15:40du groupe qui votait la censure,
15:42l'autre qui ne la votait pas.
15:43Parce que c'est un groupe
15:44technique en quelque sorte
15:45de gens qui sont ensemble
15:46pour avoir des moyens
15:47en plus pour travailler
15:48mais ce n'est pas un groupe
15:49uniforme dans sa pensée.
15:50Ni même homogène.
15:51Ni même homogène.
15:53Et donc,
15:53entre eux,
15:54de la déperdition...
15:54Mais même le groupe socialiste,
15:55pardon,
15:56est-ce qu'on est sûr
15:56que le groupe socialiste
15:58est uni dans un sens
15:59ou dans un autre ?
16:00Est-ce qu'il suivra
16:02les consignes ?
16:02Est-ce que tous les députés
16:03socialistes suivront les consignes ?
16:04C'est-à-dire que demain,
16:05si à l'issue de la déclaration
16:06de politique générale,
16:08le groupe n'était pas convaincu
16:09par ce que disait Sébastien Lecornu
16:11ou qu'il y avait des doutes
16:12ou qu'il y avait des tiraillements
16:13et que finalement,
16:15Boris Vallaud disait
16:16« Moi, voilà ce que je voterais,
16:18mais je laisse la liberté de vote
16:19à mon groupe »,
16:20il peut là aussi
16:21y avoir de la déperdition.
16:23Il peut y avoir la liberté de vote.
16:23Ça peut se jouer à pas beaucoup
16:24en termes de voix.
16:26Ce n'est pas le mode de fonctionnement
16:27du groupe socialiste,
16:28que ce soit à l'Assemblée nationale
16:29ou au Sénat.
16:31Nous sommes un parti démocratique,
16:32donc il y a des instances
16:33qui se sont réunies,
16:34qui ont débattu,
16:35notamment le Bureau national
16:36du Parti socialiste
16:37et qui, pour le coup,
16:39agit en cohérence
16:40avec nos groupes.
16:41Donc notre tradition
16:42est plutôt une consigne de vote,
16:45ensuite libre à chacun
16:46de la suivre ou pas,
16:47mais nous sommes plutôt
16:48des patriotes de partis.
16:52Mais il peut y avoir néanmoins
16:54des dissidents
16:57ou ce qu'on appelait
16:58sous François Hollande,
16:59c'est pas très vieux quand même,
17:00les frondeurs.
17:01Et les frondeurs
17:02il leur est arrivé
17:02de voter contre
17:03un gouvernement socialiste.
17:05On va aller à l'Assemblée nationale
17:06justement,
17:07retrouver Mylène Argelas.
17:10Il est au Palais Bourbon
17:11pour BFM TV
17:12parce que la déclaration
17:12Mylène de politique générale,
17:14c'est demain.
17:15Les députés sont en train
17:16d'arriver bien évidemment
17:17avant le jour J.
17:21Oui absolument
17:22et on a pu échanger
17:23avec plusieurs députés
17:25ici au Palais Bourbon
17:25aujourd'hui,
17:26notamment des députés socialistes
17:28car il faut le dire,
17:29vous l'avez dit en plateau,
17:29s'il y a bien un groupe
17:31qui va scruter avec attention
17:33ce que va dire le Premier ministre demain.
17:35Il s'agit bien du groupe socialiste,
17:37ils ne le cachent pas,
17:38ils attendent des conditions,
17:39que leurs conditions soient remplies.
17:41Il y a notamment trois demandes,
17:43évidemment une suspension
17:44de la réforme des retraites,
17:45mais il y a également une demande
17:47d'une nouvelle mesure
17:49de pouvoir d'achat
17:50financée par une taxe
17:52sur les patrimoines.
17:53Les socialistes
17:54avec qui nous avons échangé
17:55ne sont pas forcément fermés
17:57et ne veulent pas absolument
17:58par exemple une taxe Zuckman
18:00dont on a pu beaucoup parler
18:02mais ils attendent peut-être
18:03par exemple une baisse
18:05de la CSG.
18:06Si ces conditions
18:07n'étaient pas remplies,
18:08les socialistes
18:09avec qui nous avons pu échanger
18:10nous assurent qu'ils n'hésiteraient pas
18:12à censurer ce gouvernement
18:13le corps nu d'eux.
18:14Il faut le rappeler,
18:15les socialistes pèsent 69 députés
18:17à l'Assemblée nationale.
18:18Ils pourraient donc
18:19faire basculer les équilibres
18:21ici demain,
18:22ici dans les prochains jours
18:23au Palais Bourbon
18:24car il y a deux motions de censure
18:26qui ont été déposées.
18:27Vous l'avez dit,
18:28une motion de censure
18:29de la France Insoumise
18:30co-signée avec des élus
18:32ultramarins, écologistes
18:34mais aussi communistes
18:35et puis il y a une autre motion
18:36de censure déposée
18:37par le Rassemblement National
18:39avec les alliés
18:40de l'Union des Droites
18:41de la République d'Éric Ciotti
18:42et la date de l'examen
18:44de ces deux motions de censure
18:46sera tranchée demain
18:47en conférence
18:48des présidents de groupe
18:49à l'Assemblée nationale.
18:50Alamila Argenas
18:51avec Simon Pérez
18:52des Souzières
18:53pour BFM TV.
18:54Motion de censure
18:54débattue jeudi ou vendredi ?
18:56C'est ça le calendrier ?
18:57Débattue peut-être même
18:59des mercredis.
19:00Le délai c'est 48 heures minimum.
19:02Elles ont été déposées aujourd'hui
19:02donc elles peuvent être examinées
19:03à partir de mercredi.
19:05La suite,
19:05je parle du contrôle
19:06de l'Amias et l'Arage,
19:07c'est le bureau de l'Assemblée
19:08c'est ça ?
19:08Ou la conférence de présidents
19:09qui doit décider demain
19:11de la date
19:12à laquelle elle peut être examinée.
19:13Je pense que la seule chose
19:15c'est horrible
19:16ce que je vais dire
19:16mais qui va guider les députés
19:18c'est leur propre risque.
19:21D'être battue ou pas
19:21en cas de législative anticipée.
19:23En fait c'est le retour aux urnes
19:24qui fait peur.
19:25On ne peut pas comparer
19:26à d'autres motions de censure
19:27parce que les autres
19:28n'étaient pas totalement définitifs.
19:30C'est-à-dire que là
19:31on est vraiment
19:32sur une motion de censure
19:33qui va vraiment décider
19:34de la survie ou pas
19:36des députés.
19:37Même si on n'en est pas
19:37complètement sûr
19:38parce que le gouvernement
19:38pourrait tomber
19:39et qu'il n'y ait pas de dissolution
19:40même si c'est peu envisageable.
19:42Donc là ça va être...
19:42Pourtant la menace
19:43de la dissolution plane
19:45et Sébastien Lecornu
19:46publiquement le dit.
19:48Il l'agite.
19:49Donc au sein du groupe Lyot
19:50c'est vrai qu'il y a
19:50beaucoup de disparités
19:51mais ils ont en commun
19:52quand même
19:52d'avoir...
19:54C'est difficile
19:54quand on est dans
19:55des petits groupes comme ça
19:56de se faire réélire.
19:57Donc ils ne sont quand même
19:58pas super confort.
19:59Au niveau du PS
20:00il peut y avoir aussi
20:01des règlements de comptes internes
20:02après je vous parlerai de LR
20:03parce que c'est pas beaucoup mieux.
20:04On va y venir.
20:05On a 20 minutes
20:06qui vont être consacrés au LR.
20:08C'est pas...
20:09Au niveau du PS
20:10il peut y avoir aussi
20:10des règlements de comptes internes
20:12et puis il y a des municipales
20:13derrière.
20:14Donc il y a beaucoup d'enjeux
20:15en fait qui échappent
20:16à tout ça.
20:17Celui qui est très bien élu
20:18PS
20:19effectivement sera facile
20:21pour lui
20:21de ne pas voter la censure
20:23mais celui qui est...
20:24Donc chacun calcule
20:24dans sa circonscription.
20:25J'ai l'impression que oui
20:27c'est pour cela
20:27qu'en fait
20:29tout ceci va être
20:30avec un grand point
20:31d'interrogation
20:32parce qu'il peut y avoir
20:32des choses totalement surprenantes.
20:34Dans tous les cas
20:34la combine
20:35ou les combinations
20:36ou les petits jeux d'appareils
20:38c'est Marine Le Pen
20:39qui les dénonçait
20:40dans le courant de la journée.
20:41Non mais je ne vous ferai pas
20:43de prédiction
20:44ou de prévision.
20:47Ce qui est sûr
20:47c'est qu'un certain nombre
20:48de mouvements politiques
20:48sont en train de se faire acheter
20:50et le moins qu'on puisse dire
20:51c'est que ce n'est pas leur gloire.
20:53Il y a des partis
20:53qui se font acheter
20:54c'est votre cas ?
20:55Moi je suis un peu...
20:57Enfin voilà
20:58je suis un peu choquée
20:59par ce que j'entends
20:59parce que pour le coup
21:00je crois qu'il faut faire
21:01quand même très attention.
21:02Aujourd'hui
21:02il y a une défiance
21:03qui est énorme
21:04de la part des Françaises
21:04et des Français
21:05vis-à-vis des politiques.
21:06Et il est extrêmement important
21:08que chacun ait bien en tête
21:09que ce qui est en train de se jouer
21:10ce n'est pas des petites combinaisons
21:11d'appareils.
21:12Ce n'est pas un enjeu
21:12de circonscription
21:13ou d'ambition personnelle.
21:14C'est d'abord
21:15comment est-ce qu'on donne
21:15un budget à la France
21:16d'ici la fin de l'année.
21:18Je rappelle qu'il y a l'enjeu
21:20bien sûr du budget
21:21aussi des collectivités.
21:22On a la question
21:23du positionnement de la France
21:24sur les marchés.
21:25On a aussi des élections municipales
21:26qui vont arriver
21:27et qui vont être extrêmement impactantes
21:28pour la suite.
21:29Donc le raisonnement
21:30qui est celui du Parti Socialiste
21:31n'est pas de dire
21:32qui va régler
21:33je ne sais quel compte
21:33avec je ne sais qui.
21:34c'est comment est-ce qu'on parle
21:36d'une seule voix
21:36de façon à porter un message clair
21:39à destination de Sébastien Lecornu.
21:40Je le rappelle
21:41qu'il y a la responsabilité
21:42demain du futur
21:44de son gouvernement
21:45et de la situation du pays.
21:46Vous n'appelez pas
21:47la dissolution.
21:47Vous n'appelez pas
21:47la dissolution.
21:48Est-ce que ce n'est pas
21:49quand même la meilleure façon
21:49de sortir d'une crise politique
21:50de redemander au peuple
21:52finalement ce qu'il en pense ?
21:53Si jamais il faut
21:54aller à la dissolution
21:55on ira à la dissolution.
21:56Ce n'est pas ça le sujet.
21:58Simplement, bien sûr
21:58d'abord ce n'est pas nous
21:59qui la choisissons ou pas
22:00mais au-delà de ça
22:04ce qu'on a connu
22:05dans le contexte d'instabilité
22:06dans le contexte
22:07de très grandes tensions
22:08et au-delà de ça
22:08vu la menace aujourd'hui
22:10du Rassemblement National
22:11partout sur le pays
22:12Ah oui, donc vous avez peur
22:12du Rassemblement National
22:13mais ça c'est les Français
22:14qui l'ont décidé.
22:15Mais ce n'est pas une question
22:15individuelle.
22:16Mais ça c'est la démocratie.
22:18Bien sûr, c'est la démocratie
22:19vous avez raison
22:19et justement ce que nous souhaitons faire
22:21c'est essayer de convaincre
22:22les Françaises et les Français
22:23que nous pouvons ensemble
22:24faire en sorte d'avoir un budget
22:26qui soit plus juste
22:26qui leur permette de se retrouver.
22:28J'entends, c'est l'argument
22:29on n'a pas peur
22:34c'est le Rassemblement National
22:36parce qu'à priori
22:37ils feraient un bon score
22:39mais là c'est un peu gênant
22:39quand même
22:40c'est-à-dire que c'est une arrière-pensée
22:41on a peur de perdre en fait
22:42c'est ça.
22:43Ce n'est pas la question
22:43d'avoir peur de perdre
22:44moi j'ai peur pour mon pays
22:45j'ai peur pour mes enfants
22:45le pacte de la trouille
22:46j'ai peur de ce que ces gens-là
22:48sont en capacité de faire
22:49c'est pas une question
22:50de pacte de la trouille
22:51c'est pas une question
22:52de pacte de la trouille
22:53c'est de dire
22:53la semaine dernière
22:54Sébastien Lecornu
22:55vous a dit
22:55une majorité de gens
22:57qui ne veulent pas
22:58retourner aux urnes
22:59en fait en quelque sorte
23:00qui ne veulent pas
23:00de censure
23:01donc c'est le pacte de la trouille
23:03il y a plusieurs choses là-dedans
23:04on a voté il y a un an
23:05est-ce que ça a changé
23:06quelque chose
23:06au positionnement
23:06d'Emmanuel Macron ?
23:08Non
23:08est-ce que ça a changé
23:09quelque chose
23:09à la capacité
23:10vous ne connaissez pas
23:10le résultat du vote
23:11à la capacité
23:11je regarde les projections
23:13comme tout le monde
23:14à la capacité
23:15du Parlement
23:16à pouvoir répondre
23:18de façon concrète
23:19aux besoins des Français
23:20je ne sais pas
23:20aujourd'hui ce qu'on a
23:21c'est un gouvernement
23:22peut-être que les Français
23:22peuvent tirer les conséquences
23:23et dire
23:23il faut maintenant
23:24une majorité à l'Assemblée
23:25vous n'en savez rien
23:26peut-être
23:26peut-être que c'est
23:27ce qu'ils décideront de faire
23:28mais je crois
23:29de jouer les vatous
23:30il convient aujourd'hui
23:31de dire à Sébastien Lecornu
23:32que la balle est dans son camp
23:33en 20 secondes
23:35en 20 secondes
23:36si la dissolution
23:37avait lieu dans les circonstances
23:38actuelles
23:39sans budget
23:40avec les marchés
23:40qui nous regardent
23:41ça ne serait un cadeau
23:43pour personne