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  • il y a 1 an

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:03Et à 13h22 sur Europe 1, Clélie Mathias, on vous retrouve avec Jules Thores, journaliste politique au journal du dimanche.
00:07Bonjour Jules Thores, effectivement on commence avec vous.
00:10Soyez le bienvenu.
00:12On revient évidemment sur les 10 ans du 13 novembre 2015.
00:15Et on le voit aujourd'hui avec les commémorations, avec ce qu'on lit, ce qu'on entend, ce qu'on réentend même.
00:22Ça reste évidemment, même après le procès, un traumatisme fort.
00:26Et c'est bien normal.
00:26Je voudrais vous faire écouter le témoignage de Jean-Michel Fauvergue, ancien chef du RAID.
00:31Il est intervenu au Bataclan le soir du 13 novembre 2015.
00:34Et il était l'invité de Dimitri Pavlenko ce matin sur Europe 1.
00:38On n'est pas entraîné pour faire face à ce qu'on a vu aujourd'hui.
00:41C'est impossible, c'est pas humain.
00:42Même vous, les hommes du RAID, vous vous dites...
00:44Mais oui, parce qu'on a un très gros professionnalisme sur des prises d'otages, des forcenés et des terroristes.
00:51Mais personne n'est formé à avoir un massacre généralisé, à marcher dans le sang,
00:55à entendre les gémissements de plein de blessés.
00:58Vous l'avez senti chez vos hommes ce soir-là ?
01:00J'ai déjà la sentie chez moi et chez les hommes aussi.
01:04Mais après, dans les discussions, quand on a débriefé tout ça,
01:07sur le coup, on ressent l'impact psychologique.
01:10Mais on a la mission.
01:12Et quand vous êtes patron du RAID, vous dirigez vos hommes.
01:14Donc vous avez la mission et vous allez de l'avant, quoi qu'il en soit.
01:17Ce témoignage, il est très fort, parce qu'on parle d'hommes aguerris.
01:20Alors on peut imaginer, lorsque lui nous dit que ces hommes ont été profondément choqués et traumatisés,
01:27alors, encore une fois, qu'ils ont l'habitude d'intervenir sur des théâtres qui sont loin d'être gays,
01:32le traumatisme que c'est ?
01:34Et pour l'ensemble de la France.
01:35Évidemment, traumatisme d'abord pour les policiers, pour ces agents de la BRI,
01:39qui se sont quand même comportés d'une manière assez incroyable ce 13 novembre au soir.
01:44Alors qu'en effet, on n'est pas formés, normalement, pour faire du maintien de l'ordre,
01:49on est formés pour faire des opérations spéciales,
01:51on n'est pas formés pour faire face à des terroristes qui sont prêts à perdre leur vie
01:56et à se faire exploser face à vous.
01:58Mais c'est vrai que moi, j'ai lu beaucoup de documentation, j'ai vu beaucoup de documentaires,
02:01j'ai vu beaucoup d'enquêtes, j'ai quasiment tout lu sur ces attentats du 11 novembre
02:06et sur la réponse policière.
02:08Ils se sont comportés d'une manière incroyable.
02:11C'est-à-dire que quand vous demandez, que ce soit à Jean-Michel Fauvergue
02:14ou à tous les spécialistes de la police, de la gendarmerie,
02:17ils vous disent, mais c'est quasiment miraculeux qu'il y ait eu autant de morts,
02:22même si, évidemment, 130 de morts, c'est beaucoup trop.
02:24Mais combien de morts ont-ils évité ce soir-là ?
02:26Que ce soit les agents de la BRI, que ce soit le renseignement,
02:30que ce soit les policiers qui ont, ici ou là, essayé de sauver le plus de vies possible.
02:36Ça, c'est notamment le cas sur les terrasses,
02:37parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de policiers qui sont intervenus
02:39alors qu'ils n'étaient pas forcément en service.
02:42Donc, c'est vrai que ces témoignages, ils sont extrêmement importants aujourd'hui.
02:46Mais ça montre aussi qu'on a des personnes
02:49qui passent quand même notre temps à voir être insultés.
02:55On entend que la police tue.
02:57On entend beaucoup dans la société aujourd'hui de discours anti-police.
03:00Il faut quand même se rappeler, en ce 13 novembre 2025,
03:03qu'ils ont sauvé des vies et qu'ils continueront.

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