- il y a 1 an
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00:00Comment gérer l'évacuation d'une foule ?
00:02Vous vous souvenez, le 13 novembre, il y a 10 ans, ça a démarré au Stade de France.
00:08Et moi je me rappelle, pendant le match de foot, ils ont décidé de confiner tout le public.
00:14C'était ça, je m'adresse à vous, Lounis Lacal, vous êtes le cofondateur de Contact.
00:19C'est ça qui vous a donné l'idée de Contact ?
00:22Totalement, on revient, comme on l'a dit, en introduction, je pense qu'on sait où est-ce qu'on était.
00:27Et à ce moment-là, moi j'avais 17 ans, c'était mes premières sorties aussi en terrasse, à cette époque.
00:33J'étais devant le match de foot d'ailleurs, je pense que tout le monde a vu, entendu la détonation qu'il y a pu y avoir.
00:39Et c'est de toutes ces expériences, nous aussi, moi personnellement, en ayant vécu les attentats du marché de Noël de Strasbourg,
00:46trois ans après, en 2018, fin 2018.
00:49Avant il y a eu Nice aussi, et puis Charlie Hebdo, début 2015.
00:55Donc voilà, il y a eu toute cette série-là.
00:57Et puis personnellement, moi j'avais été confiné jusqu'à 3h du matin dans mon établissement scolaire à Strasbourg.
01:02Et pourquoi ?
01:03Lors des attaques, parce que là ça y est, on n'avait pas encore été retrouvé au marché de Noël de Strasbourg, vous étiez à...
01:09Donc dans l'établissement, enfin dans mon école d'ingénieur à l'INSA.
01:14Et donc sur ordre de la préfecture, exactement.
01:16Et puis j'avais des camarades qui ne pouvaient même pas rentrer chez eux.
01:20Donc en fait, ils ont dormi au sein de la bibliothèque où on était en train d'étudier,
01:25enfin surtout de travailler après notre journée de cours.
01:29Et donc c'est de là où on s'est dit, enfin c'était géré par l'agent d'accueil,
01:31on s'est dit mais comment ça se fait qu'en 2015, 2018, aujourd'hui encore en 2025,
01:35on n'ait pas de solutions qui nous permettent d'avoir de l'information en temps réel de ce qui est en train de se passer.
01:40Et je pense que comme tous, on était sur le flux d'infos en continu
01:44et on essayait de suivre un peu ce qui se passait, de la famille qui était apeurée, des amis.
01:49Et donc c'est de là où on s'est dit, ok, il y a quelque chose à faire.
01:50Il faut commencer à réfléchir à quelque chose, créer peut-être une idée pour accompagner au mieux
01:54les personnes qui se retrouvent dans ce type de situation que vous avez vécu.
01:57C'est comme ça qu'est née Count Act, C-O-U-N-T-A-C-T, l'UNIS.
02:02On va vous laisser pitcher, vous êtes prêts ?
02:04Oui.
02:04Allez, c'est à vous.
02:05Donc Count Act, c'est la première solution digitale, applicative, donc une application.
02:10qui permet de gérer le confinement ou l'évacuation d'occupants sur tout site,
02:15qu'on soit sur un musée, qu'on soit sur un établissement public de type école
02:19ou dans des entreprises privées, tertiaires, industrielles, à risque ou non à risque.
02:24L'objectif, c'est que l'exploitant, donc la cellule de crise du site,
02:28puisse savoir en temps réel l'affluence, déjà qu'il a sur son site en temps réel.
02:33Et puis dans le cadre d'une évacuation, donc être sûr que tout le monde a bien évacué.
02:36Dans le cadre d'un confinement, connaître à peu près la répartition à chaque étage
02:40ou à chaque endroit du nombre de personnes.
02:42Donc ça, c'est le premier degré d'information que l'on possède,
02:45ou en tout cas qu'on souhaite transmettre à la cellule de crise.
02:49Et après, l'objectif, c'est que la cellule de crise puisse aussi accompagner
02:52les forces de sécurité intérieure ou d'intervention,
02:55en fournissant ces informations-là pour une intervention plus rapide
02:59et in fine, sauver des vies.
03:00Merci pour votre pitch, Lounis Lacal, cofondateur de Count Act.
03:05Donc concrètement, ça marche comment ?
03:07Oui.
03:07On achète la solution ?
03:10Oui, donc c'est l'exploitant qui contractualise avec nous.
03:13Quand on parle d'exploitant, par exemple, une entreprise
03:16ou un organisateur d'événements qui achète un volume de licences,
03:20c'est-à-dire un volume d'utilisateurs qui vont pénétrer au sein de son site,
03:25au sein de son établissement.
03:26il va mettre à disposition ses licences auprès des utilisateurs.
03:31Donc chaque personne va recevoir du coup un mot de passe.
03:34Donc ça peut être un salarié ?
03:34Exactement, c'est ça, c'est auprès des salariés, auprès des visiteurs.
03:38On va recevoir un lien, on va se connecter.
03:41Et puis le jour où il va se passer quelque chose, on va recevoir une alerte.
03:44Donc le téléphone va faire du bruit,
03:47puisqu'on est considéré comme des alertes critiques.
03:50Et puis derrière, on va recevoir des informations.
03:52Donc un événement de ce type est en cours sur le site.
03:55Veuillez vous confiner ou évacuer, selon la typologie de l'événement qui est en cours.
03:59Et puis après, l'objectif c'est de savoir,
04:01ok, est-ce que je suis sur site et où est-ce que je suis en temps réel sur le site ?
04:05Et à partir de ce moment-là, on fait quoi ?
04:06À partir de ce moment-là, les forces de sécurité intérieure
04:09ou les forces d'intervention
04:12transmettent les consignes à la cellule de crise de l'établissement
04:16qui elles vont le diffuser auprès des collaborateurs ou des visiteurs.
04:18Mais si on se remet, on se replace dans le contexte que vous, vous avez vécu,
04:22l'UNIS, vous êtes donc, c'est le soir du,
04:24l'attentat au marché de Noël de Strasbourg,
04:27vous êtes confiné dans votre école d'ingénieurs.
04:29Comment votre solution devient une solution,
04:34vous deviez un acteur ?
04:36Tout simplement, déjà, je pense que nous, on ne savait pas se confiner.
04:41Par exemple, pas mal de mes camarades étaient à proximité des fenêtres.
04:45Quelque chose de très basique,
04:46mais rien que d'avoir déjà les premiers réflexes à suivre,
04:50de savoir, ok, déjà, qu'est-ce qui est en train de se passer ?
04:52On n'avait aucune information, on nous a dit, vous restez, vous ne sortez pas.
04:55Donc très anxiogène, très ferme.
04:59Donc là, déjà, d'apporter de la communication très simple,
05:01mais au moins de savoir ce qui est en train de se passer.
05:03Et puis, les bons réflexes.
05:04ne pas se positionner à proximité de fenêtres,
05:08ou en tout cas d'endroits qui peuvent être accessibles pour les assaillants.
05:13Voilà, d'avoir des premières informations,
05:15un numéro d'urgence aussi, c'est quelque chose de très simple.
05:17Mais là, par exemple, ici, à Europe 1, s'il se passe quelque chose,
05:20qui on contacte ? Comment ? Pourquoi ?
05:22On se cache dans le studio.
05:23On se cache dans le studio, effectivement.
05:25On prend l'antenne et on raconte ce qui se passe.
05:27Au moins, c'est de l'actu en direct.
05:29C'est exactement ça.
05:30Mais en tout cas, c'est de savoir un peu les bons réflexes
05:32dans un endroit qui n'est pas chez moi.
05:34Donc, ce n'est pas de l'évacuation,
05:36c'est de l'information pendant le confinement,
05:39pendant la période critique.
05:41Exactement.
05:41Donc, ce n'est pas...
05:42On vous aide à sortir.
05:44On vous donne les consignes pour sortir.
05:46On peut vous accompagner à sortir en connaissance des plans
05:48qu'on a sur le site.
05:49Ça veut dire qu'il faut prendre telle porte derrière le confinement.
05:52Exactement.
05:52Donc, on va suivre un peu comme un Pac-Man
05:54le chemin à suivre ou se confiner.
05:58Autour de la table, la France bouge.
06:00David Smadja.
06:00Mais comment se fait-il que cette solution n'existe pas depuis 10 ans ?
06:03En fait, on digitalise tout dans notre quotidien,
06:05mais on n'a jamais su digitaliser ces procédures-là.
06:09C'est dingue.
06:10C'est vrai que dans nos entreprises, on a nos plans.
06:12On sait où se trouve notre livreur Uber Eats,
06:16mais on ne sait pas où se trouvent tous les salariés
06:19quand il se passe quelque chose comme ça.
06:21C'est assez fou.
06:22C'est vrai.
06:24Cette solution, vous avez des besoins, j'imagine aussi.
06:27Vous en êtes où dans le développement l'UNIS ?
06:29Oui.
06:30Aujourd'hui, c'est 8 collaborateurs
06:31qui sont à la fois en région grenobloise et en région parisienne.
06:36Elle a 3 ans.
06:37Exactement.
06:38On a 3 ans.
06:38On vient de fêter nos 3 ans.
06:40Une levée de fonds,
06:41puisqu'aujourd'hui, c'est un besoin
06:43qui se fait de plus en plus ressentir,
06:45de plus en plus fort,
06:46avec des marchés qui s'ouvrent aussi.
06:48On parle des musées,
06:49on parle des établissements scolaires,
06:50on parle des sites industriels, privés,
06:53tertiaires et industriels,
06:54avec une activité de production.
06:57Et on parle aussi d'événements.
06:58Aujourd'hui, des grands comptes
06:59qui organisent beaucoup d'événements dans l'année.
07:01On peut parler du monde de l'industrie, de la fashion,
07:04mais aussi de tout autre événement
07:05qui peuvent se passer, qui peuvent être cibles.
07:07Oui, par exemple, pendant la fashion week,
07:08vous pouvez avoir beaucoup de contrats.
07:10Aujourd'hui, on a des contrats
07:11totalement dans ces événements-là.
07:15Finalement, vous êtes une solution
07:16qui s'attaque à cette réalité
07:20que l'on vit depuis une dizaine d'années.
07:23David Smadja,
07:24le besoin identifié, c'est quoi ?
07:26C'est connu pour vous ?
07:28Je me retourne vers vous,
07:29c'est connu ?
07:31C'est gagnant visibilité ?
07:32Oui, totalement, c'est le...
07:35Comme l'a dit David,
07:37c'est qu'aujourd'hui, comment ça se fait ?
07:38Qu'en 2025, ça n'a pas été déjà fait ?
07:40Beaucoup de nos clients, aujourd'hui, nous disent...
07:42Ce serait rassurant de savoir que ça existe.
07:44Oui, totalement, mais je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire
07:46et même, pourquoi pas,
07:48essayer de capitaliser un peu sur la formation
07:50parce que finalement,
07:51vous êtes un outil qui va aider à la gestion de crise
07:54et je pense que vous touchez un point essentiel.
07:57Il manque profondément, aujourd'hui, d'acteurs et d'outils
07:59et en fait, il faut développer des modules de formation,
08:02essayer d'aller trouver des organismes,
08:04pourquoi pas, de formation continue
08:05et vraiment, ça va vous permettre d'être identifiable.
08:08Ça, c'est le premier point.
08:10Et enfin, pourquoi pas aussi créer un label
08:12de manière finalement...
08:13Ah oui, comme une charte,
08:15un tampon...
08:16Qui finalement pourrait...
08:17Count out safety.
08:18...vous positionner et même,
08:20ça deviendrait finalement un levier de communication
08:23presque institutionnel
08:24pour les territoires et pour les établissements que vous visez.
08:27Donc, je pense qu'il y a un boulevard.
08:29Vous avez aussi parlé de levée de fonds.
08:30Je trouve que vous êtes tous autour de cette table
08:32des sociétés à impact.
08:33C'est-à-dire que vous avez un impact positif sur la société
08:36et ça, il ne faut pas l'oublier.
08:37C'est un impact, ce n'est pas juste manger bio.
08:39Ce n'est pas juste environnemental,
08:41c'est aussi sociétal.
08:42Vraiment, il y a cette dynamique aujourd'hui
08:43d'impact positif sur la société.
08:45Je pense que vous avez aujourd'hui la possibilité
08:46de vous orienter vers ces financeurs-là
08:48et d'aller les chercher
08:49parce que c'est des projets qui sont assez extraordinaires.
08:52Merci.
08:52Non, mais c'est vrai, Léonis.
08:53Et c'est vrai qu'on a aussi le souhait
08:55que ce soit aussi souverain.
08:57On en a parlé, on a beaucoup parlé,
08:58mais que ce soit une solution française,
09:00des données qui soient aussi hébergées en France,
09:02ce sont des vrais enjeux.
09:03Ça existe ailleurs, cette solution ?
09:06Non, pas sous ce format-là.
09:08Aujourd'hui, de temps réel,
09:09connaissances en temps réel,
09:10ce n'existe pas ailleurs.
09:12Vous n'avez pas parlé du prix ?
09:13Ça coûterait combien, par exemple,
09:15à Europe 1 d'équiper tout l'établissement
09:17avec QuantApp ?
09:18C'est un abonnement annuel,
09:21selon le volume de salariés,
09:24de quelques euros par mois par utilisateur.
09:27C'est déjà rentable ?
09:28L'objectif, c'est de l'être l'année prochaine.
09:30C'est pour ça qu'on a levé des fonds en début d'année.
09:33Mais voilà, là, il y a une grosse accélération
09:35qui nous attend,
09:36avec un déploiement de dizaines,
09:38voire centaines de milliers d'établissements
09:40qui sont prévus l'année prochaine.
09:41Je vous pose la même question
09:42que celle que je posais à Luc Nadier tout à l'heure.
09:45Est-ce que vous constatez
09:46qu'il y a de plus en plus de demandes, là,
09:48en 2025,
09:49sur ces histoires de sécurité,
09:51de gestion de crise,
09:52en cas de confinement,
09:53d'un lieu public,
09:54ou d'un lieu privé,
09:55si c'est une entreprise ?
09:56Oui, écoutez, j'ai écouté François Moulin
09:58qui parlait au procureur de Paris
10:00dans l'époque des attentats,
10:04et qui disait que quand il est rentré
10:05dans le Bataclan,
10:07c'était une mare de corps
10:09et des téléphones qui sonnaient.
10:12Et c'était marquant pour nous
10:14parce qu'on s'est dit,
10:15en fait, le téléphone aujourd'hui,
10:17c'est la continuité de notre bras,
10:19c'est notre solution,
10:21finalement, même dans l'urgence,
10:22quand on a un enfant,
10:24typiquement qui est malade à l'école,
10:26le réflexe, c'est le téléphone,
10:28on l'a tout le temps sur nous.
10:30Et donc là, on s'est dit,
10:31il y a vraiment un besoin,
10:33ou en tout cas,
10:34de mieux communiquer,
10:35d'utiliser mieux les technologies.
10:37Autrement sur les réseaux sociaux,
10:39utiliser le téléphone pour notre sécurité,
10:42c'est ce que vous faites d'ailleurs,
10:43Luc Nadi avec Saifi,
10:44c'est la même philosophie.
10:46C'est un peu la même philosophie,
10:47je crois qu'on se rejoint beaucoup.
10:48Chez Saifi,
10:49on travaille aussi sur des événements,
10:50on a fait la sécurité des ardentes,
10:52donc on permet, en fait,
10:54c'est un gros festival belge,
10:55et en fait,
10:56on permet directement aux festivaliers
10:58de rentrer en contact avec la sécurité.
11:01Et donc, effectivement,
11:02c'est le même système de se dire
11:03que le téléphone est le prolongement du bras,
11:06et qu'aujourd'hui,
11:07c'est logique d'avoir son système de sécurité
11:09directement relié là-dessus.
11:10Vous aussi,
11:11vous êtes rentable pour Saifi ?
11:13On sera,
11:14on l'espère,
11:14rentable l'année prochaine.
11:15Ah bah voilà,
11:16c'est toujours tout ce rendez-vous
11:16l'année prochaine.
11:18Bon,
11:18Florian,
11:19c'est en cours
11:19ou c'est déjà le cas ?
11:20Parce que vous,
11:21vous avez ces...
11:22En fait,
11:24nous,
11:24on a des besoins
11:25d'investissement R&D
11:26extrêmement importants.
11:27On a levé 16 millions
11:28en début d'année,
11:28et du coup,
11:30l'enjeu,
11:30c'est de construire
11:31une technologie
11:31extrêmement puissante
11:33pour les armées,
11:34les collectivités territoriales,
11:35forces de sécurité intérieure.
11:36Pour ça,
11:37on a un pari à faire
11:38et un pari qu'on fait
11:39qui est d'investir
11:40énormément d'argent en R&D.
11:42Du coup,
11:42nous,
11:42on ne prévoit pas
11:43d'être rentable
11:43dans les deux prochaines années.