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00:00L'autre talent de ce soir, si vous Florian Fournier, vous avez 33 ans, vous nous le disiez tout à l'heure pendant le sommaire de l'émission,
00:11vous avez lancé, créé l'entreprise en février dernier, donc il y a à peine quelques mois.
00:16Vous, vous êtes un ingénieur, 100%, polytechnicien.
00:20Vous avez très très tôt démarré dans l'entrepreneuriat, je crois que c'était à l'âge de 23 ans,
00:25où vous avez cofondé la fameuse entreprise Payfit.
00:30C'est très bien, un beau succès, on peut le dire.
00:33Oui, c'est l'aventure passionnante des dix dernières années, où je continue à être présent au board,
00:38où il reste plein de choses à faire, mais l'aventure entrepreneuriale passionnante.
00:41Gestion de la paix des ressources humaines, et d'ailleurs c'est devenu l'une des licornes emblématiques de la French Tech.
00:47Finalement, vous quittez la boîte, cette société, en 2024, même si vous demeurez au board, comme vous venez de nous le dire,
00:54et c'est l'ingénieur qui a réfléchi, ce n'est pas lié à une expérience personnelle au radio,
00:59c'est vraiment vous ? C'est parti d'un constat ?
01:02En fait, après près de dix ans chez Payfit, je voulais relancer un projet depuis zéro,
01:06avec cette fois-ci un impact plus direct sur des problématiques de société,
01:09et plus précisément des problématiques de sécurité, de défense et de souveraineté.
01:14Pourquoi ces thématiques ? Je considère que ce sont des problématiques qui méritent énormément d'investissement,
01:21qui sont préoccupantes dans la situation actuelle.
01:23Du coup, je me suis dit, à 33 ans, je suis encore hyper jeune,
01:26mais si ces 10, 20, 30 prochaines années, je peux mettre mon énergie sur des problématiques
01:30qui peuvent avoir un vrai impact positif pour la société, je serai hyper fier.
01:33Et du coup, j'ai passé un an avant de monter la société,
01:35à échanger avec des centaines d'acteurs dans ces milieux-là,
01:38avant de choisir de lancer Horazio.
01:40Je rebondis sur ce que vous venez de nous dire, Florian Fournier,
01:42toutes les solutions aujourd'hui en matière de sécurité,
01:45elles ne sont pas françaises, elles sont surtout américaines, chinoises ou israéliennes ?
01:51En tout cas, sur notre domaine, qui est l'intelligence artificielle appliquée à la vidéo,
01:55qui va avoir un rôle énorme ces prochaines années sur les thématiques de sécurité et de défense,
02:00effectivement, les leaders, aussi bien technologiquement que commercialement,
02:03ce sont des solutions américaines, israéliennes et chinoises.
02:06Et c'est très préoccupant.
02:06Donc, il y a cet enjeu de souveraineté, vous allez pitcher Horazio,
02:09O-R-A-S-I-O, c'est quoi ?
02:12C'est à vous, on vous écoute.
02:13Donc, chez Horazio, nous développons des solutions d'intelligence artificielle
02:16qui permettent de détecter, en temps réel ou à postériori,
02:20des situations dans des flux vidéo.
02:22Nous développons ces solutions pour trois types d'acteurs.
02:24D'abord, des acteurs militaires.
02:26Ensuite, des collectivités territoriales et des forces de sécurité intérieures.
02:29Et enfin, nous développons ces solutions aussi pour des infrastructures critiques.
02:33Donc, ce qui est particulier chez Horazio, c'est qu'aujourd'hui,
02:37nous sommes convaincus que l'intelligence artificielle appliquée à la vidéo
02:40va connaître une expansion massive et va jouer un rôle important ces prochaines années
02:43sur des thématiques de défense et de souveraineté et de sécurité.
02:46Mais que la problématique, c'est que les leaders, dans ce domaine,
02:49ils ne sont pas européens.
02:51Et que du coup, si on ne voit pas émerger un leader européen compétitif
02:53technologiquement et commercialement,
02:55on verra les flux vidéo de la voie publique,
02:57de nos infrastructures critiques, voire de nos armées,
03:00partagées à des acteurs dont on ne peut pas maîtriser derrière
03:02ce qu'ils font de ces datas.
03:04Merci pour votre pitch, Florian Fournier.
03:06Vous êtes le CEO d'Horazio.
03:08Autour de la table, réaction, question ?
03:10Pour qu'on comprenne bien, l'IA va permettre de détecter quoi,
03:12par exemple, sur des vidéos ?
03:14Ça va être quelle situation, par exemple ?
03:16Donc, aujourd'hui, si on prend l'exemple des collectivités,
03:18du produit qu'on a pour les collectivités,
03:20ils apportent notre produit d'abord de la valeur
03:22pour répondre à des réquisitions judiciaires.
03:24Donc, aujourd'hui, un CSU,
03:26qui est en charge de toutes les caméras installées dans une ville,
03:28il récupère tous les flux vidéo.
03:30Il y a des enquêteurs qui viennent des équipes de police
03:31ou de gendarmerie qui vont faire des demandes tous les jours
03:33après une agression, après un vol, après un accident.
03:37C'est ce qu'ils font avec les caméras de vidéosurveillance.
03:39Exactement, sauf qu'ils le font à la main.
03:40C'est-à-dire qu'une des problématiques,
03:41pourquoi aujourd'hui il y a autant d'incivilités dans les rues
03:44qui donnent mieux à des non-suites ?
03:46C'est parce que c'est très difficile d'avoir des preuves,
03:48parce que c'est extrêmement manuel.
03:49C'est-à-dire que même si on a des caméras,
03:50aujourd'hui, quasiment toutes les grandes villes de France
03:53ont des systèmes de caméras installés,
03:55mais retrouver un agresseur, un véhicule en particulier,
03:58c'est fait à la main par des opérateurs.
03:59Oui, ce sera faire toute la bande en plus.
04:02Exactement.
04:02Alors, avec Horacio,
04:04ils vont pouvoir faire des recherches en langage naturel
04:06pour écrire « je recherche ».
04:07Donc, les témoins et dans l'enquête,
04:08dans la réquisition judiciaire,
04:10« je recherche un camion Mercedes gris »
04:13dans tel quartier, durant telle plage horaire,
04:14on va avoir directement les extraits vidéo.
04:16On ne va pas chercher pendant une heure.
04:18C'est vraiment, c'est automatique.
04:19Vous écrivez, pareil, vous recherchez par exemple,
04:22hier soir, dans tel arrondissement de Paris,
04:24entre 1h et 5h du matin,
04:25un individu qui avait un sac à dos rouge,
04:27une casquette verte et un manteau gris,
04:29vous allez directement avoir l'extrait.
04:30Vous n'allez pas avoir besoin de regarder
04:32des heures de centaines de flux vidéo.
04:34Et ça, c'est quoi ?
04:35C'est grâce à un algorithme ?
04:36Grâce à une IA ?
04:37C'est grâce à quoi ?
04:37Exactement.
04:38Ça, c'est grâce à nos modèles d'intelligence artificielle.
04:41Et c'est là où il y a un impact qui est énorme.
04:43C'est-à-dire que l'impact, il est d'abord sur de la réponse à réquisition judiciaire.
04:46C'est de la postériorie.
04:47Sur du temps réel, il y a des choses qui peuvent être déployées.
04:52Mais aujourd'hui, le cadre légal pour le temps réel,
04:54il permet très peu de choses.
04:56Il y a des choses qui ont été expérimentées durant les Jeux Olympiques,
04:58comme par exemple d'être alerté en temps réel sur un port d'armes dans la rue,
05:02quelqu'un qui se balade avec une arme,
05:03ou sur par exemple un départ de feu,
05:05ou un mouvement de foule.
05:06Ça, c'est des choses qui peuvent apporter une vraie valeur
05:09sur des problématiques de sécurité.
05:10Aujourd'hui, c'est le cadre légal qui le bloque.
05:12C'est la fameuse RGPD.
05:15Le cadre légal, il y a des règles au niveau de chaque pays.
05:18Il y a le RGPD, il y a l'IA Act qui a été déployé au sein de l'Union Européenne.
05:23Mais ça, c'est un rôle des pays de définir précisément
05:26l'intelligence artificielle sur du temps réel.
05:28Qu'est-ce qu'elle permet de faire ?
05:29Par exemple, dans une situation dans les transports en commun,
05:33dans le métro, est-ce que vous, vous avez un bénéfice ?
05:37Est-ce que nous tous, on a un bénéfice à ce qu'Orazio puisse intervenir
05:41et donc améliorer les conditions de sécurité dans les transports en commun ?
05:44Alors, oui, complètement.
05:46Par exemple, ça donnerait quoi dans un transport en commun ?
05:49Sur du transport en commun ?
05:50Aujourd'hui, le cadre légal, il nous permet déjà d'avoir de la valeur
05:53pour répondre à toutes les réquisitions judiciaires
05:54sur des actes qui se sont passés.
05:56Donc, par exemple, une agression avec un vol dans le transport en commun.
05:59Donc là, rapidement, ils vont pouvoir avoir l'extrait vidéo associé.
06:02Sur le temps réel, notre technologie, elle permet de faire énormément de choses.
06:05C'est-à-dire qu'une bagarre ou une agression dans le transport en commun,
06:08on est capable de mettre une alerte.
06:10Technologiquement.
06:10À qui ?
06:11On est capable de le mettre, soit directement à l'opérateur de transport
06:14qui récupère les flux vidéo.
06:16Donc, par exemple, il y a une agression en temps réel.
06:18Vous, vous êtes capable de mettre une alerte au PC sécurité de la station en question ?
06:22Alors, oui. Donc, technologiquement, oui. Sauf qu'en France, on n'a pas le droit de le faire.
06:26Mais ce n'est pas possible. C'est encore ça.
06:28Mais David, vous êtes avocat. Vous ne pouvez pas changer les choses ?
06:30Non, malheureusement pas. Mais c'est là où on voit toute la différence.
06:33Mais ils en est limités.
06:34On est limités. Mais le cadre législatif est évolutif.
06:36Donc, il a vocation à évoluer.
06:38Il va nécessairement évoluer parce que, finalement,
06:40les acteurs étrangers n'ont pas les mêmes contraintes.
06:42Eux, c'est beaucoup plus libre.
06:43Ils n'ont pas le même cadre réglementaire que nous, en tout cas en Europe.
06:46Mais nécessairement, les choses évolueront.
06:47On espère. Donc, continuez, Florian.
06:49Pour dépassionner le débat, cette question du cadre juridique, c'est une vraie question.
06:53La problématique, c'est qu'aujourd'hui, il y a des acteurs qui prennent des positions
06:56dans les médias, notamment,
06:58en disant qu'il ne faut pas déployer de l'intelligence artificielle
07:00appliquée à la vidéo à cause du risque
07:01sur les libertés individuelles.
07:03Et c'est vrai qu'il y a un risque qui existe.
07:05Quel est le risque ? Au détriment de la sécurité
07:07de chacune et chacun. Quel est le risque ?
07:09Le risque, ce serait que ces technologies
07:11soient utilisées à des fins politiques
07:12ou soient utilisées sur des incivilités mineures.
07:16On a fait une étude, et je vais vous partager
07:17les résultats. On vient de terminer cette étude
07:19qu'on a faite auprès de la population française et des élus locaux
07:21ces dernières semaines. Cette étude,
07:23elle nous dit, et elle est très objective,
07:25c'est ça qui est hyper intéressant, elle nous dit
07:26que la grande majorité de la population,
07:29donc 70% de la population,
07:31est aujourd'hui en faveur
07:33de déployer l'intelligence artificielle
07:35sur les caméras de la voie publique,
07:36pas pour toutes les situations, mais pour
07:38les actes terroristes,
07:41pour des crimes, pour des
07:43tentatives d'enlèvement, ou
07:44pour des situations
07:46comme des viols qui se seraient commis. Dans ce cadre-là,
07:49ils voient une valeur énorme,
07:51ils sont pour déployer des modèles
07:53d'intelligence artificielle qui vont aider
07:55soit sur du temps réel, soit sur des enquêteurs
07:56à répondre à ces problématiques. Par contre, ils sont contre
07:59en grande majorité déployer ces solutions
08:01pour détecter par exemple
08:02un franchissement de feu rouge,
08:05ou ils sont contre par exemple pour
08:06signaler un individu qui aurait traversé
08:08un passage piéton. Donc c'est là où le cadre légal,
08:11il faut qu'il soit clair, il faut qu'il soit
08:13encadré, parce que ces technologies,
08:15elles sont tellement puissantes. C'est vrai qu'aujourd'hui,
08:16nos modèles sont bien plus performants
08:19qu'un humain qui regarderait un écran
08:21toute la journée.
08:21C'est formidable.
08:22Donc la technologie est l'interpris.
08:23Ça fait penser à...
08:25C'est un autre
08:27univers, mais dans la médecine,
08:30dans le médical, Benjamin, dans les radios,
08:31quand on utilise VIA pour aller détecter
08:33des tumeurs que l'œil humain
08:35ne peut pas voir, je fais ce parallèle.
08:38C'est-à-dire que vous, vous êtes capable
08:39de... pas de vous
08:41substituer, pas du tout. Au contraire, vous êtes un vrai
08:43complément à l'œil humain.
08:46Exactement, parce que nous, on vient juste aider
08:47l'humain à avoir les alertes et à porter son regard
08:50sur les événements importants. Parce qu'aujourd'hui,
08:51dans un CSU, qu'est-ce qui se passe concrètement ?
08:53Il y a des agents dans un CSU qui sont devant
08:55des dizaines de...
08:56C'est ça.
08:57Un CSU, c'est un centre de supervision urbain
08:59qui récupère les flux vidéo de la voie publique.
09:02Sauf qu'aujourd'hui, un agent,
09:04les études du ministère de l'Intérieur,
09:05elles me disent qu'un agent, auprès de 22 minutes de visualisation,
09:08il peut rater 95% des événements.
09:10C'est-à-dire que les caméras de la voie publique,
09:11aujourd'hui, en fait, elles ne savent pas à grand-chose sur les problématiques de sécurité.
09:14Nous, le but, c'est de les rendre utiles
09:15et de permettre à des agents de réagir en temps réel.
09:17Vous voulez ajouter quelque chose ?
09:19Ça fait écho un peu avec le Louvre.
09:21C'est bien d'avoir des caméras.
09:23On a 300, 400, 500 caméras
09:25qui sont positionnées.
09:27Mais après, encore, faut-il savoir les consulter ?
09:28Faut-il savoir détecter rapidement ?
09:30Très intéressant, votre remarque sur le Louvre.
09:31Il y a vraiment un lien sur la vidéo.
09:34C'est bien d'avoir des caméras,
09:36mais encore, faut-il savoir exploiter en temps réel
09:38et puis derrière, analyser ce qui s'est passé.
09:39Florian, par exemple,
09:41je rebondis sur ce que vient de dire l'ONIS LACAL,
09:44ce qui s'est passé au Louvre,
09:46vous, vous auriez pu être un élément clé dans l'enquête ?
09:49Complètement.
09:50Il y a des caméras qui sont installées.
09:52Nous, on peut déjà alerter sur le fait qu'il y a un véhicule
09:57qui a arrêté le long du Louvre
09:59pour que déjà, les opérateurs...
10:01Parce que ces caméras, il y a des opérateurs...
10:03Personne ne l'a vu, je les ai vus.
10:04Mais en fait, le problème, c'est qu'ils sont devant des centaines de caméras.
10:06Donc, s'il n'y a aucune alerte,
10:07humainement, c'est normal de ne pas le voir si je n'ai pas d'alerte.
10:10Nous, on va leur mettre une alerte en disant
10:11« Attention, il y a un véhicule avec une nacelle qui est stationné
10:14au long du bâtiment.
10:15Au moins, jetez un oeil. »
10:16C'est génial.
10:17Plus tard, il y a des caméras qui sont dans le Louvre.
10:19Attention, là, il y a un individu qui vient de franchir une fenêtre.
10:24Est-ce normal ?
10:26Deuxième brique.
10:27Troisième brique, s'il y a des zones qui ne doivent pas être passées,
10:30c'est-à-dire grâce à notre solution dessinée, une ligne,
10:32pour dire s'il y a un individu qui franchit cette ligne.
10:35Je reçois une alerte, mais c'est une solution très basique de notre solution.
10:40Donc, il y a plein de moments où, avec de l'intelligence artificielle
10:42appliquée à la vidéo, sur un événement comme le Louvre,
10:44on aurait pu apporter de la valeur.
10:46Bon, j'espère qu'ils vous écoutent ce soir
10:48et que ça va être votre prochain client.
10:51Vous avez beaucoup de clients, justement, Florian.
10:53Aujourd'hui, vous en êtes tous,
10:54puisqu'elle a à peine quelques mois, l'entreprise.
10:57Elle a plein d'avenir, ça c'est sûr.
10:59On a commencé avec un produit à destination d'unités spéciales,
11:02donc des forces spéciales, unités d'intervention, services de renseignement.
11:05On a un premier produit qui est commercialisé auprès de ces unités.
11:07On n'en parle pas aussi largement que notre produit à destination des villes
11:10parce qu'on a un devoir de réserve auprès de ces unités.
11:13Et ensuite, notre produit à destination des collectivités territoriales,
11:17il sera déployé dans une douzaine de villes
11:19entre fin novembre et fin janvier.
11:23C'est pas mal, donc ça veut dire que vous avez 12 clients
11:25au sein des collectivités locales ?
11:27Aujourd'hui, on a plus d'une cinquantaine de collectivités
11:30qui veulent tester notre solution.
11:31On en a choisi 12 pour faire un test sur trois mois
11:34pour pouvoir permettre une commercialisation de la solution
11:36à partir de février, après avoir fait des tests
11:38et reçu suffisamment de retours utilisateurs
11:40pour être confiant que cette solution puisse la déployer
11:43sur des dizaines et centaines de villes en début de l'année prochaine.
11:46Vous pouvez nous dire quelle ville ?
11:47Non, aujourd'hui, c'est confidentiel.
11:49David Smadja ?
11:50Moi, je suis bluffé.
11:51On est complètement bluffé.
11:53J'avais une question.
11:54Les premiers retours utilisateurs sont excellents ?
11:57Oui, ils sont excellents parce que
11:59soit les villes, elles n'ont pas utilisé des solutions
12:01d'intelligence artificielle appliquées à la vidéo,
12:03et que du coup, pour eux, ça ouvre un monde qui est extraordinaire,
12:07ça leur fait gagner un temps incroyable,
12:09notamment pour les réquisitions judiciaires,
12:11mais même pour les villes qui ont testé des solutions israéliennes
12:16ou canadiennes ou américaines
12:18qui ont été déployées ces dernières années en Europe,
12:21en fait, notre interface, la qualité de nos modèles,
12:23notre interface notamment sur les recherches en langage naturel,
12:25plus la qualité des détections,
12:29on a des retours extrêmement positifs,
12:31c'est pour ça qu'on est très contents,
12:34on se nourrit de leurs retours,
12:36et on a une super équipe surtout qui nous permet d'être ambitieux.
12:38L'ambition, ce n'est pas simplement de faire une société française,
12:41mais c'est de faire un leader européen
12:43qui soit compétitif technologiquement et commercialement
12:44avec les meilleurs mondiaux.
12:45Donc, il y a encore beaucoup de choses à faire,
12:47mais on est pour l'instant très confiants.
12:48Vous êtes 15 dans l'entreprise ?
12:50C'est ça, nous sommes 15 pour l'instant dans l'entreprise.
12:51Et ça coûterait combien pour une ville qui voudrait utiliser Horacio ?
12:56Alors, aujourd'hui, le pricing, il va dépendre directement,
12:59enfin, le prix pour la ville, il va dépendre directement du nombre de caméras.
13:02Donc, il y a un prix directement lié au nombre de caméras,
13:06ça va dépendre, mais grosso modo,
13:07il va y avoir un tarif autour entre 300 et 500 euros par flu vidéo par an,
13:13et ensuite, il va y avoir un prix d'installation,
13:15parce que, d'un point de vue sécurité et souveraineté,
13:18les villes, elles veulent garder la data dans leur infrastructure.
13:21Ça veut dire que, dans la ville, on est obligé de venir, dans le CSU,
13:24venir mettre du GPU, du CPU, de la RAM.
13:25Donc, ça veut dire quoi ?
13:26C'est des machines qui vont permettre de faire tourner nos modèles d'intelligence artificielle,
13:29et ça, il va y avoir un prix d'installation payable qu'une fois
13:32qui va être autour d'une centaine d'euros par flu vidéo.
13:34Donc, si on fait l'exemple sur 100 caméras installées dans une ville,
13:38ça va coûter à l'installation à peu près 10 000 euros,
13:41et par an, ça va...