00:00Ça veut dire que, comme souvent, dans notre pays,
00:03lorsqu'il y a une lutte contre la délinquance,
00:05qu'elle soit sexuelle ou autre,
00:07mais vous l'avez très justement pointé,
00:09les services de police de gendarmerie ont fait le boulot.
00:12Elles ont fait le boulot et elles sont parfois très déçues
00:14parce que derrière, lorsqu'on envoie ça
00:15dans la machine kafkaïenne bureaucratique judiciaire,
00:19eh bien ça se perd.
00:20Et donc, à un moment, quand vous êtes sur ces déférences judiciaires-là,
00:23il faut qu'on en tire des conséquences, vous avez raison de le dire,
00:25et il faut qu'on propose des choses.
00:27Dans n'importe quel autre secteur,
00:30lorsque vous avez failli,
00:32eh bien vous êtes responsable.
00:33Et donc sanctionné.
00:35Et donc ce que nous, on propose au niveau des Républicains,
00:38c'est juste de répondre à un certain nombre de faits
00:40qui sont maintenant criants, c'est de dire,
00:42il faut instaurer une cour disciplinaire pour les magistrats,
00:45qui ferait en sorte que, comme dans les cours d'assises,
00:47vous avez des citoyens qui viennent pour donner leur avis
00:50sur ce qui s'est passé sur une affaire,
00:51il y a des citoyens qui puissent dire, là, on le voit,
00:54les personnes doivent être sanctionnées.
00:56Parce que, qu'est-ce que ça peut être,
00:57avoir de grands pouvoirs comme étant le pouvoir de la justice,
01:00sans avoir de grandes responsabilités ?
01:02Deuxièmement, il faut pouvoir aussi avoir des mesures
01:05qui soient radicales.
01:07Je m'explique,
01:08la colère légitime de tous les gens
01:10qui sont impactés par l'IANA,
01:12on l'est tous.
01:13Parce qu'on se dit,
01:13ça pourrait être ma fille, ma sœur, etc.
01:15Et donc, il faut bien à un moment qu'on prenne des mesures,
01:17pas uniquement qu'on fasse des manifestations.
01:19Donc, ce que nous, nous proposons,
01:20c'est la castration chimique,
01:22qui existe dans d'autres pays,
01:23pour faire en sorte que les monstres
01:24qui sont en liberté,
01:26lorsqu'ils sont condamnés,
01:28puissent être, de cette façon-là,
01:30empêchés.
01:30Parce que la réalité,
01:31c'est qu'on ne pourra pas mettre un magistrat,
01:33d'ailleurs, malheureusement,
01:34vous l'avez évoqué,
01:35le nombre d'agressions qui est énorme,
01:37il faut qu'on puisse aussi prévenir.
01:39Et j'ajoute enfin un dernier point.
01:40C'est que les mêmes qui, aujourd'hui,
01:42nous disent,
01:43il faut voter la loi intégrale,
01:45il faut plus de moyens,
01:47récemment encore,
01:48ont voté contre des peines planchées
01:50pour des récidivistes.
01:51C'est assez curieux,
01:52c'est-à-dire qu'on dit, d'un côté,
01:53il faut des nouvelles lois,
01:54des nouveaux moyens,
01:55mais lorsque l'Assemblée nationale a proposé
01:57que, lorsqu'on sait que, par exemple,
01:59quelqu'un est déjà récidiviste,
02:01il a déjà violé plusieurs fois,
02:03il a déjà agressé,
02:04non, à ce moment-là,
02:05on ne veut pas l'emprisonner.
02:06Et enfin, j'en termine par là.
02:08Madame, pardon,
02:09mais il faut assumer,
02:10j'ai regardé le projet du Parti Socialiste
02:12pour la présidentielle.
02:13Le projet du Parti Socialiste présidentielle dit
02:16nous préférons des peines alternatives
02:18à la détention.
02:19Moi, je vous le dis,
02:21c'est un scandale de proposer encore
02:22des peines alternatives à la détention
02:24pour des pédocriminels.
02:26Ça, peut-être qu'il y a une prise de conscience
02:28de la part d'un certain nombre de personnes à gauche.
02:30Les peines alternatives ne sont peut-être pas
02:31pour les pédocriminels.
02:32Ben si, puisque c'est des questions de condamnation.
02:34Vous savez que dans les agressions sexuelles,
02:36et dans...
02:36Ben oui, ben oui,
02:37donc voilà, malheureusement,
02:38et lorsque c'est requalifié
02:41en agression sexuelle,
02:42eh bien, on peut considérer
02:44que c'est des peines alternatives.
02:45Donc je demande
02:46à la fois qu'on mette en place,
02:47c'est la demande de Bruno Retailleau
02:49et donc des Républicains,
02:51la castration chimique,
02:52la cour disciplinaire,
02:53et enfin qu'on retire,
02:54pour ceux qui veulent encore ça,
02:56les peines alternatives à détention.
02:58La place de Jérôme Barrella,
02:59elle n'est pas dehors.
03:01La place de Jérôme Barrella,
03:02elle est en prison
03:02parce qu'il y a des gens
03:03qui font du mal.
03:04Sauf qu'elle l'était neuf mois avant.
03:04Eh ben encore plus,
03:05oui, encore plus après.
03:06Sous-titrage Société Radio-Canada