- il y a 4 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Rapport qui était très attendu, le rapport sur les enseignements attirés de la mort de la petite Liana.
00:04Le suspect numéro 1, Jérôme Baralla, est toujours en détention provisoire
00:07et c'est à la lumière de son parcours émaillé de signalements pédocriminels
00:12qu'une inspection a donc été demandée et menée conjointement par les gendarmeries et la justice
00:17avec au cœur de cette enquête le signalement, la plainte de la mère de la petite Rosa, Stéphane Noël.
00:25Il était l'inspecteur pour la justice.
00:29La procédure criminelle a été traitée comme une procédure ordinaire
00:33ou à tout le moins n'a pas été traitée comme une procédure prioritaire
00:39tant de la part du parquet d'Auche que de la compagnie de gendarmerie de Condon.
00:45Le rapport objective un cumul de perte de temps
00:50et une absence de suivi de procédure tant de la part du parquet que de la gendarmerie.
00:56La mission relève également une absence de prise en compte suffisante de l'urgence
01:01au regard du risque de réitération par le mis en cause.
01:04Alors justement maintenant on va voir ce que dit ce rapport avec vous Nargis Hadji.
01:09Bonsoir.
01:10Que retenir ? Quelles sont les grandes lignes et les enseignements ?
01:13Et donc il y a eu une série de dysfonctionnements qui sont pointés du doigt par ce rapport.
01:17Il faut savoir qu'il y a eu une trentaine d'entretiens réalisés par la mission.
01:20Entre le 8 et le 12 juin 2026, des magistrats, des fonctionnaires, des gendarmes
01:25ont été interrogés au sujet du traitement de cette procédure.
01:29Et d'abord, on vient de l'entendre, la plainte déposée par la maire de Rosa
01:33en août dernier contre Jérôme Barrella a été traitée comme ordinaire
01:37avec ces mots du chef de l'inspection générale de la justice.
01:41Cette plainte n'a pas été traitée comme une procédure prioritaire.
01:44Le caractère sensible de la procédure n'a pas été relayée.
01:47La procédure n'a pas été orientée vers le bon service de gendarmerie,
01:51retardant son traitement.
01:53Le transfert du dossier concernant Jérôme Barrella pose donc question.
01:58Il faut savoir qu'il a été envoyé au format papier par le parquet de Toulouse.
02:02Pas de coup de fil au parquet d'Auches.
02:04Le dossier n'a pas été attribué à un service d'enquête pendant un mois et demi.
02:09Et puis, ce que pointe aussi à cette mission d'inspection,
02:11c'est qu'il n'y a pas eu d'audition immédiate du suspect.
02:14Seulement une deuxième audition de la maire de la petite Rosa.
02:17Le dernier contact pris sur cette affaire date du 14 février
02:21entre les gendarmes et la parquetière en charge du dossier.
02:25Ensuite, plus aucun n'échange.
02:27Désormais, il y a deux dates à retenir.
02:29C'est un pré-rapport.
02:30Et donc, on attend le 10 juillet prochain la fin de ce pré-rapport.
02:34Et enfin, dans un deuxième temps, le 5 septembre 2026, le rapport définitif.
02:39– C'est un rapport, comme l'a dit Sébastien Lecornu, Guillaume Daré,
02:43qui montre que l'urgence n'a pas été prise en compte.
02:46Une vérité d'une extrême gravité.
02:48La chaîne de protection a failli.
02:49Mais là, on est dans le constat.
02:51Ce que les Français attendent maintenant, c'est que ça change.
02:53– Oui, alors ça veut dire aussi que, vous le savez,
02:55Gérald Darman, de son côté, avait dit qu'il faudrait des sanctions.
02:59Si des sanctions sont jugées nécessaires,
03:01il va y avoir une enquête administrative qui va être lancée
03:03pour que ce soit plus détaillé, c'est que s'explique son entourage.
03:06Et si à l'issue de cette enquête administrative, il y a des sanctions à prendre,
03:10il annonce qu'il saisira le CSM, mais plutôt au moment de la rentrée.
03:14– Le Conseil supérieur de la magistrature.
03:14– Absolument, le Conseil supérieur de la magistrature.
03:16– Ça prendra quand même plusieurs mois.
03:17– Ça prendra plusieurs mois.
03:18– En pleine campagne d'élections présidentielles.
03:19– Avec un changement de direction à la tête du CSM.
03:22– Absolument.
03:22Sur l'aspect politique, effectivement, Sébastien Lecornu avance
03:26et son entourage au sein du gouvernement,
03:27qu'ils espèrent qu'il y aura, c'est un peu tout ce qu'on dit toujours
03:29dans ces cas-là, malheureusement,
03:30mais qu'il y aura un avant et un après l'IANA,
03:32notamment sur la prise en conscience et la prise en compte,
03:36une meilleure prise en compte désormais de la parole des enfants.
03:39Ça, il soulève le fait que vraiment,
03:41c'est quelque chose qui n'a pas fonctionné
03:43et que dans les 70 000 plaintes,
03:46vous savez qu'ils sont examinés en urgence jusqu'au 14 juillet,
03:49c'est ce qu'avait dit le ministre de la Justice,
03:52eh bien, il constate que dans ces plaintes,
03:55ce qui va être compliqué désormais,
03:56ce qui doit ouvrir un vrai dossier politique et de société,
03:58c'est que la plupart des affaires se passent dans le cadre intrafamilial
04:02et que ça doit ouvrir aussi, à ce moment-là, un débat de société.
04:06Donc, il l'a dit, il a avancé des propositions ces dernières semaines,
04:09Sébastien Lecornu,
04:10le fait que les premiers actes d'investigation se fassent en trois mois,
04:13le fait qu'on puisse peut-être questionner très clairement
04:17le fait que désormais, il faudra justifier le fait qu'on abandonne une enquête
04:21ou qu'on classe sans suite une enquête
04:23quand il y a des actes criminels contre les enfants,
04:26des agressions sexuelles qui ne donnent pas suite à une enquête.
04:28Donc, ça, c'est la réforme judiciaire.
04:30Le Premier ministre, clairement, va la prendre en charge.
04:33Pour ce qui est des sanctions, ça relève toujours de Gérald Darmanin.
04:36Précision, les oppositions appellent toujours à sa démission.
04:39Il n'en a pas question.
04:40Il est soutenu par le gouvernement.
04:42Et dans l'entourage du gouvernement, on dit même,
04:44le gouvernement n'a pas d'échéance électorale.
04:46On laisse les autres s'agiter dans leur pédilu, je cite,
04:49les ministères régaliens, c'est sérieux.
04:51Vous êtes satisfait de ce rapport, de ce que vous en savez,
04:53Madame la députée ou pas ?
04:55Pardon, je vous rappelle, la création de la commission indépendante
05:00sur l'inceste et sur les violences faites aux enfants,
05:03elle a émis 82 recommandations.
05:06Nous sommes en 2026.
05:08Elle ne les a pas émises en 2025.
05:10Elle ne les a pas émises en 2024.
05:12Elle les a émises en 2022 et 2023.
05:15Donc, moi, tous ces gens qui sont surpris aujourd'hui,
05:17je viens d'entendre que le ministre est surpris
05:19de constater que dans toutes ces plaintes,
05:22une grande partie, la grande majorité,
05:24a lieu dans le cadre familial.
05:27Mais 160 000 enfants victimes par an,
05:30dont 80 %, 130 000, dans le cercle familial.
05:34Mais bien sûr qu'il y a urgence.
05:36Bien sûr qu'il y a urgence.
05:37Il n'y a pas urgence à ce que l'un démissionne
05:38ou que l'autre soit sanctionné.
05:40Il n'y a urgence à ce qu'il y ait un arsenal juridique
05:43qui puisse prendre en charge toutes ces plaintes,
05:47traiter les actes d'enquête.
05:49Et c'est ce qu'on fait avec la loi intégrale.
05:51Moi, c'est la seule chose qu'on demande.
05:53C'est qu'il y ait une réponse politique et juridique
05:56à la hauteur de ce que vivent ces enfants
05:59depuis la nuit des temps.
06:00Sauf que là, ce que montre ce rapport
06:03dans l'affaire Jérôme Barrella,
06:04c'est sur la plainte de la petite Rosa,
06:06avec sa mère,
06:07qui, selon la commission d'enquête,
06:09a été violée 50 fois.
06:11C'est ce que dénonce cette petite fille.
06:13Et alors, moi, pour prendre un tout petit peu d'auteur,
06:15autant la plainte déposée par cette maman
06:17et cette fille qui ont le courage
06:18de pousser cette porte de gendarmerie,
06:20elle a été extrêmement bien faite.
06:22Les premiers actes d'enquête,
06:23ils ont été extrêmement bien faits.
06:24Il y a eu des rapports d'expertise.
06:25Tout était bien.
06:26Et dès que ça commence à partir,
06:28et que ça commence à être transmis au Parquet d'Auche,
06:30alors ça déraille.
06:31Et ça déraille un peu, honnêtement,
06:32à tous les étages.
06:33Il y a des erreurs d'aiguillage,
06:34il y a des erreurs de tri,
06:35il y a de la non-numérisation,
06:36il y a des coups de fil qui ne sont pas passés,
06:38il y a une réaudition de la mère
06:39alors qu'elle l'avait déjà été bref.
06:41Il y a plein de petites défaillances
06:43et d'erreurs d'appréciation humaines
06:45qui font qu'on arrive à cet énorme ratage.
06:47Et qu'effectivement,
06:48on se souvient de la mère de Rosa
06:50qui expliquait cette culpabilité qu'elle avait
06:52parce qu'elle a remué ciel et terre
06:54et qu'au final,
06:54elle n'a pas pu éviter ce qui est arrivé
06:56à ce qui nous réunit aujourd'hui,
06:58c'est-à-dire la mort de Liana.
06:59Mais c'est-à-dire que plein de petites erreurs...
07:03Énormes !
07:03Au final, ça fait une montagne.
07:05C'est quoi ?
07:06Il y a des envois papiers
07:07au lieu d'envois informatiques ?
07:09Il y a une erreur de tri.
07:10Il y a une plainte qui est posée...
07:12Il faut le traiter de manière urgente.
07:14Il n'y a pas la cache coché urgent,
07:16il n'y a pas de caractère d'urgence,
07:17il y a une procédure criminelle
07:18qui est traitée comme une procédure ordinaire.
07:20Il y a une perte de temps.
07:22Et même, ce qui est écrit dans le rapport,
07:23c'est que si la maman de Rosa
07:25n'avait pas appelé elle-même
07:26le tribunal d'Auge pour dire
07:28« C'est urgent cette situation,
07:29il faut intervenir,
07:30on aurait mis encore plus de temps. »
07:32Alors, ça devient complètement aberrant.
07:34Les antécédents du mis en cause
07:35ne sont pas pris en compte
07:37au moment du décennissement.
07:39Il n'y a pas d'accompagnement
07:40à la hauteur pour Rosa.
07:41Et là, je vous rejoins,
07:42il n'y a pas de vision d'ensemble.
07:44Et voilà.
07:44Et c'est toute cette série d'erreurs,
07:47de mauvaise appréciation,
07:48de décision.
07:49On ne se parle pas.
07:50On ne se parle pas,
07:50on transmet,
07:52ça se croise,
07:52on ne sait plus où c'est,
07:53on perd du temps.
07:54Oui, mais le rapport dit
07:55que ce n'est pas un problème de moyens.
07:57Non, c'est ce que je vous dis,
07:58c'est un problème
08:00individuel.
08:01D'actes et de décisions individuelles
08:02qui, mis bout à bout,
08:04font que ça ne marche pas.
08:05Ce que ne comprennent pas
08:06les ministres
08:07quand vous échangez
08:07avec plusieurs membres du gouvernement,
08:08c'est effectivement
08:09ce que disait Pauline,
08:10les deux faces.
08:10C'est-à-dire que
08:11le directeur d'enquête
08:13de la brigade territoriale
08:14en réalité dit
08:15d'une certaine façon
08:17« Je veux coffrer cet homme-là,
08:18je sais qu'il se passe quelque chose. »
08:20Là, on est où ?
08:21On est dans le Gers.
08:22Absolument,
08:23mais je veux un dossier béton,
08:23donc je lance de nouveaux actes d'investigation.
08:25Donc je ne le place pas en garde à vue,
08:27donc vous allez me dire
08:27c'est trop facile de réanalyser.
08:30Là où effectivement,
08:31au sein du gouvernement,
08:31on dit qu'on avait déjà
08:32tous les éléments
08:32pour le placer en garde à vue
08:34et il y avait une mesure d'urgence
08:35et effectivement,
08:36le fait qu'à partir du mois de février,
08:38depuis mi-février,
08:40que ce soit au ministère de la Justice
08:41ou au ministère de l'Intérieur,
08:42il n'y a plus rien qui se passe
08:44et effectivement,
08:44là on sent que
08:45du côté du gouvernement,
08:46il y a une incompréhension totale.
08:47Ça veut dire que
08:49comme souvent,
08:50dans notre pays,
08:51lorsqu'il y a une lutte
08:52contre la délinquance,
08:53qu'elle soit sexuelle ou autre,
08:55mais vous l'avez très justement pointé,
08:57les services de police de gendarmerie
08:59ont fait le boulot.
09:00Elles ont fait le boulot
09:01et elles sont parfois très déçues
09:02parce que derrière,
09:02lorsqu'on envoie ça
09:03dans la machine kafkaïenne
09:05bureaucratique judiciaire,
09:07eh bien ça se perd.
09:08Et donc,
09:08à un moment,
09:09quand vous êtes sur ces déférences judiciaires-là,
09:11il faut qu'on en tire des conséquences,
09:12vous avez raison de le dire,
09:13il faut qu'on propose des choses.
09:15Dans n'importe quel autre secteur,
09:18lorsque vous avez failli,
09:19eh bien vous êtes responsable.
09:21Et donc sanctionné.
09:23Et donc ce que nous,
09:23on propose au niveau des Républicains,
09:25c'est juste de répondre
09:26à un certain nombre de faits
09:28qui sont maintenant criants,
09:29c'est de dire,
09:30il faut instaurer une cour disciplinaire
09:32pour les magistrats,
09:33qui ferait en sorte que,
09:34comme dans les cours d'assises,
09:35vous avez des citoyens
09:36qui viennent pour donner leur avis
09:37sur ce qui s'est passé
09:38sur une affaire,
09:39il y a des citoyens
09:40qui puissent dire,
09:40là, on le voit,
09:42les personnes doivent être sanctionnées.
09:44Parce que,
09:44qu'est-ce que ça peut être
09:45avoir de grands pouvoirs
09:46comme étant le pouvoir de la justice,
09:48sans avoir de grandes responsabilités ?
09:50Deuxièmement,
09:51il faut pouvoir aussi
09:52avoir des mesures
09:53qui soient radicales.
09:54Je m'explique,
09:55la colère légitime
09:58de tous les gens
09:58qui sont impactés par Liana,
10:00on l'est tous.
10:01Parce qu'on se dit,
10:01ça pourrait être ma fille,
10:02ma sœur, etc.
10:03Et donc,
10:04il faut bien un moment
10:04qu'on prenne des mesures,
10:05pas uniquement
10:06qu'on fasse des manifestations.
10:07Donc ce que nous,
10:07nous proposons,
10:08c'est la castration chimique
10:09qui existe dans d'autres pays
10:11pour faire en sorte
10:12que les monstres
10:12qui sont en liberté,
10:14lorsqu'ils sont condamnés,
10:16puissent être,
10:16de cette façon-là,
10:18empêchés.
10:18Parce que la réalité,
10:19c'est qu'on ne pourra pas
10:20mettre un magistrat d'ailleurs,
10:22malheureusement,
10:22vous l'avez évoqué,
10:23le nombre d'agressions
10:24qui est énorme,
10:25il faut qu'on puisse aussi prévenir.
10:27Et j'ajoute enfin
10:27un dernier point.
10:28C'est que les mêmes
10:29qui aujourd'hui nous disent
10:30il faut voter la loi intégrale,
10:32il faut plus de moyens,
10:35récemment encore,
10:36ont voté
10:37contre des peines planchées
10:38pour des récidivistes.
10:39C'est assez curieux,
10:40c'est-à-dire qu'on dit
10:41d'un côté,
10:41il faut des nouvelles lois,
10:42des nouveaux moyens,
10:43mais lorsque l'Assemblée nationale
10:45a proposé que,
10:46lorsqu'on sait que,
10:48il est déjà récidiviste,
10:49il a déjà violé plusieurs fois,
10:51il a déjà agressé,
10:52non, à ce moment-là,
10:53on ne veut pas l'emprisonner.
10:54Et enfin,
10:54j'en termine par là.
10:56Madame,
10:56pardon,
10:57mais il faut assumer,
10:58je regardais le projet
10:59du Parti Socialiste
11:00pour la présidentielle.
11:01Le projet du Parti Socialiste
11:03présidentiel dit
11:04nous préférons
11:05des peines alternatives
11:06à la détention.
11:07Moi, je vous le dis,
11:08c'est un scandale
11:10de proposer encore
11:10des peines alternatives
11:11à la détention
11:12pour des pédocriminels.
11:13Ça,
11:14peut-être qu'il y a
11:15une prise de conscience
11:16de la part
11:16d'un certain nombre
11:17de personnes à gauche.
11:18alternatives ne sont peut-être
11:19pas pour les pédocriminels.
11:20Ben si,
11:20puisque c'est des questions
11:21de condamnation.
11:22Vous savez que dans
11:22les agressions sexuelles,
11:24et dans...
11:24Ben oui,
11:25ben oui,
11:25donc voilà,
11:26malheureusement,
11:27lorsque c'est requalifié
11:29en agressions sexuelles,
11:30eh bien,
11:31on peut considérer
11:32que c'est des peines alternatives.
11:33Donc je demande
11:33à la fois qu'on mette en place
11:35c'est la demande
11:36de Bruno Retailleau
11:37et donc des Républicains,
11:38la castration chimique,
11:40la cour disciplinaire
11:41et enfin qu'on retire,
11:42pour ceux qui veulent encore ça,
11:44les peines alternatives
11:45à la détention.
11:46la place de Jérôme Barrella,
11:47elle n'est pas dehors.
11:49La place de Jérôme Barrella,
11:50elle est en prison
11:50parce qu'il y a des gens
11:51qui font du mal.
11:51Et bien encore plus,
11:53oui,
11:53encore plus après.
11:54Sauf qu'il n'y avait jamais eu
11:55de mise en examen,
11:56il n'y avait jamais eu
11:57de condamnation
11:58en ce qui concerne Jérôme Barrella.
12:00Vous pouvez vous retrouver
12:00là-dessus ou pas ?
12:01Moi en tout cas,
12:03cette affaire-là,
12:04elle est le révélateur
12:06de quelque chose
12:07de systémique.
12:08On ne peut pas,
12:09en réponse à ce qui s'est passé
12:11avec Liana,
12:12avoir une mesure
12:13ou deux mesures.
12:14Je vous en ai proposé trois.
12:15Ça n'est pas sérieux.
12:16Et bien dans la proposition
12:18de loi intégrale
12:19qui y compris est signée
12:20par des députés républicains,
12:21je vous le dis,
12:23il y a 79 articles.
12:2479 articles qui touchent
12:2618 codes.
12:27Pourquoi ?
12:27Parce qu'on agit précisément,
12:29comme vous l'avez dit,
12:30en prévention.
12:30On agit en formation.
12:32On agit mais en formation aussi
12:34sur l'ensemble
12:34de la société civile.
12:36Et 160 000 enfants par an
12:38qui sont victimes,
12:40ça veut dire une masse
12:41de mains d'affaires à traiter.
12:43Et pour traiter cette masse d'affaires,
12:45nous proposons,
12:46non pas de créer
12:47un tribunal spécial
12:48pour sanctionner les magistrats,
12:50mais des juridictions spécialisées
12:52avec des magistrats
12:54qui savent de quoi l'on parle.
12:55Vous me coupez la parole.
12:57Je finis ma phrase.
12:58Pourquoi vous refusez,
12:59vous parlez de prévention
13:01et de formation,
13:03pourquoi refusez-vous
13:03encore la répression ?
13:05Mais votre proposition
13:06n'est que répressive.
13:08Non, pas du tout.
13:08Si, bien sûr que si.
13:09Elle n'est que répressive.
13:10Je vous pose la question.
13:11Et donc,
13:12à soi,
13:12en réponse à ce crime,
13:13à ce fait de société,
13:15qui est un scandale d'État,
13:16pourquoi refusez-vous
13:16de mettre des pédo-criminels
13:17en prison ?
13:18Mais ne parlez pas comme ça.
13:18Ben, pourquoi ?
13:19Enfin, c'est quoi,
13:20c'est une manière de me parler ?
13:22Mais je vous parle très bien.
13:23Répondez-moi.
13:24Mais je vous réponds
13:25que nous avons besoin
13:26de réponses globales
13:28sur toute la chaîne.
13:30Mais pourquoi refusez-vous
13:31la répression ?
13:32Mais je refuse pas la répression.
13:34que j'ai moi-même.
13:36Vous avez voté contre,
13:37madame.
13:37Je déposais précisément
13:39en novembre 2025
13:40une proposition de loi
13:41sur l'inceste.
13:42Pourquoi ?
13:43Je vous parle pas d'inceste.
13:44Les crimes sexuels,
13:45il n'y a pas d'inceste
13:46dans l'affaire Liana ?
13:46Rosa, c'est pas un inceste.
13:47Dans l'affaire Liana,
13:48il n'y a pas d'inceste.
13:49Non, Rosa, c'est pas un inceste.
13:50M. Haddad,
13:51vous dépassez les limites
13:52de l'entendement.
13:53Bien sûr que l'affaire Liana,
13:55il y a de l'inceste.
13:55C'est au moins
13:56sur trois générations.
13:57Et bien sûr que ça crée
13:59des obligations sexuelles
14:00par extension.
14:03Avant le drame absolu
14:05de Liana,
14:06c'est ce que vous voulez dire.
14:06Vous pouvez me laisser répondre.
14:07J'ai déposé une proposition
14:08de loi sur les crimes d'inceste
14:10parce que les crimes d'inceste
14:11dans notre code pénal aujourd'hui
14:12ne sont pas des crimes
14:13à part entière.
14:14J'ai créé ce crime d'inceste.
14:15J'ai ajouté les cousins
14:16dans la lignée
14:17parce qu'ils n'y sont pas
14:18aujourd'hui
14:18et j'ai augmenté
14:20le quantum des peines.
14:21Et pour les sériels,
14:22je suis allée
14:22jusqu'à la perpétuité.
14:26Mais je vais vous dire
14:27que quand j'ai fait
14:28les auditions
14:28de la commission d'inceste
14:30sur l'inceste parental,
14:32j'ai eu le sentiment
14:33de m'être fourvoyé
14:34sur ces augmentations
14:35de tantoumes de peines
14:36parce que ça ne résout pas,
14:38ça ne vient pas
14:39casser cette chaîne
14:41qui tourne à l'infini
14:42de la reproduction
14:44des agressions sexuelles
14:45qui est systémique.
14:47Est-ce qu'il faut en finir
14:48avec les peines alternatives ?
14:49Vous êtes d'accord
14:49avec ça ou pas ?
14:50Non, je ne peux pas dire
14:52oui, il faut en finir
14:53avec les peines alternatives.
14:53Donc vous voulez laisser
14:54en liberté ?
14:55Vous avez...
14:55Mais pas du tout,
14:56mais pas du tout,
14:57monsieur Haddad.
14:57Vous êtes pas haricatrice.
14:58Mais non, je suis factuel.
14:59Vous êtes caricaturable
15:00sur un sujet qui est sérieux.
15:01Je suis très factuel.
15:02C'est celui de la protection
15:03de nos enfants.
15:04Je suis factuel et vous bugué.
15:05Jonas Haddad
15:06et madame la députée,
15:07une seconde.
15:07Parce qu'il y a quelque chose
15:08qui est intéressant,
15:09c'est qu'après le drame
15:10absolu de la mort
15:12de la petite Liana,
15:14Gérald Darmanin,
15:15le ministre de la Justice,
15:16a demandé à ce que,
15:17d'ici le 14 juillet,
15:19on traite 70 000 dossiers
15:21de crimes et agressions sexuelles.
15:23On réexamine.
15:23Voilà, qu'on les regarde.
15:25Le timing sera tenu.
15:26Il dit le timing sera tenu.
15:28Et là,
15:29les magistrats qui se sont mis
15:30à la tâche...
15:31Ils découvrent des stocks
15:32et des volumes incroyables.
15:33Et surtout,
15:34il y a 134 personnes
15:35qui sont désormais placées
15:37en détention provisoire.
15:38Alors,
15:38est-ce que c'était des personnes
15:39qui étaient déjà détenues
15:40dans d'autres dossiers ?
15:41On a rouvert les dossiers,
15:42on a vu qu'il y avait peut-être
15:43des connexités
15:44et on les a maintenus
15:45en détention provisoire.
15:46C'est possible,
15:46on n'a pas le détail.
15:47Ce chiffre est avancé,
15:48c'est un chiffre provisoire,
15:49nous dit on bien.
15:50134 détentions provisoires,
15:51on n'est pas encore au 14 juillet.
15:53Ce chiffre,
15:53il va augmenter.
15:54Ça veut dire qu'effectivement,
15:55la justice se met en mouvement,
15:57rouvre les dossiers,
15:58découvre des stocks,
15:59découvre des volumes
16:00et fait ce qu'il faut faire
16:02dans l'espace-temps
16:02qui lui est imparti,
16:03c'est-à-dire le 14 juillet.
16:04Et l'entourage du ministre
16:05de la Justice
16:06nous précise aujourd'hui
16:07ce qui avait déjà été évoqué
16:08il y a quelques jours
16:09par Général Damain,
16:09qu'on serait d'ailleurs probablement
16:10bien au-delà
16:11des 70 000 plaintes.
16:13En réalité,
16:13quand ils sont en train
16:14de faire remonter
16:14les stocks de plaintes
16:16comme disait Pauline,
16:16on ne sera pas à 70 000,
16:18on sera à plus de 70 000 plaintes.
16:19C'est parce qu'il y a
16:20des plaintes tous les jours
16:21qui continuent d'arriver
16:22et qui doivent absolument
16:23rester prioritaires.
16:24Et donc,
16:25il y a bien quand même
16:25une question,
16:26parce que moi,
16:27j'ai eu un échange
16:27avec le procureur
16:28de masse et réconscription,
16:30il y a un problème de moyens.
16:32C'est-à-dire que pendant
16:33que ces magistrats...
16:34C'est pas ce que dit le rapport.
16:35Bien sûr.
16:36Ce sont des inspecteurs
16:37de la justice et de la gendarmerie.
16:37Pendant que les 70 000 plaintes
16:39et plus sont en train
16:40d'être examinées,
16:43à votre avis,
16:44sur quoi sont faits
16:45des sacrifices ?
16:46Bien sûr.
16:47Qui sont pour autant,
16:48dans les circulaires,
16:49décrits comme étant
16:50des priorités.
16:50Dans le cas de Liana,
16:51ils disent qu'à Hoche,
16:52il n'y avait pas...
16:53que le parquet n'était pas
16:55submergé.
16:56Et que si on image les choses,
16:59si j'ose dire,
16:59la pochette rouge
17:00dans laquelle le dossier
17:01avait été mis...
17:01Ce sont des erreurs.
17:02La pochette n'a jamais été saisie.
17:04Oui, mais moi,
17:05j'aimerais qu'on ait...
17:07Il doit y avoir une...
17:08Il doit y avoir une...
17:08Il doit y avoir une...
17:09Il doit y avoir une...
17:09Il doit y avoir une vision...
17:12Il doit y avoir une vision générale
17:14et pointer du doigt
17:15les erreurs
17:16et les responsabilités individuelles
17:17dans le traitement.
17:17Il faut que la chaîne
17:18se mette en ordre de marche
17:20partout.
17:20L'un n'exclut pas l'autre.
17:21L'un n'exclut pas l'autre.
17:22Et la chaîne doit être remise
17:24en ordre de marche
17:25sur cette priorité absolue
17:26absolument partout.
17:27Merci à vous d'avoir ouvert ce débat
17:29qui ne fait que commencer
17:32puisque ce rapport sera suivi
17:34encore de précision.
17:36Alors, il y a un pré-rapport
17:37le 10 juillet
17:37et le rapport définitif
17:38le 5 septembre.
17:39Mais on rappelle qu'on entre
17:39dans une autre période
17:41à partir de la rentrée
17:42qui est celle de l'élection présidentielle.
17:44Ce sera un débat de cette campagne,
17:45à coup sûr.
17:45Et on verra ce qui se fait
17:46d'ici là.
17:47Sous-titrage Société Radio-Canada