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  • il y a 5 semaines
Charles Luylier, avec la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00J'aimerais redevenir sérieux, parce que ça y est, après plusieurs années de débats,
00:05la loi créant une aide à mourir a été promulguée par Emmanuel Macron.
00:09Le texte, validé par le Conseil constitutionnel, reste toutefois très décrié.
00:15Alors, avant la mise en œuvre concrète, le gouvernement doit encore publier les décrets d'application nécessaires.
00:21Les professionnels de santé devront attendre encore.
00:23En tout état de cause, cela ne sera pas un acte anodin.
00:27Pour la première fois, les médecins vont accomplir un geste qu'ils n'ont jamais accompli.
00:32Ils seront en première ligne.
00:34C'est à eux qu'appartiendra d'appliquer la loi en injectant la dose létale.
00:39Alors, dans les semaines, les mois qui viennent, est-il possible, Sabrina Medjeber, Vincent Roy,
00:45est-il possible que le fait de donner la mort réveille chez certains professionnels de santé des questions morales et
00:53éthiques ?
00:53C'est presque l'évidence.
00:55Leur métier n'est pas de donner la mort.
00:57Leur métier consiste, je parle évidemment des professionnels de santé, notamment des médecins,
01:02leur métier consiste soit, d'ailleurs, à donner la vie,
01:08soit à mettre tout en œuvre pour la conserver.
01:11Ce n'est pas de la donner.
01:13Ce n'est pas leur cœur de métier.
01:18Donc, la rupture anthropologique est consommée et on peut philosophiquement se demander si c'est une avancée,
01:27si un grand pays, une grande démocratie comme la nôtre, s'avance en donnant la mort.
01:40Voilà, je ne suis pas certain.
01:41Et justement, Vincent Roy, et là, je m'adresse aussi à Sabrina Medjeber,
01:46bouleversement très important parce qu'on peut aussi s'interroger sur la formation des médecins.
01:52Alors, beaucoup vous diront qu'il n'y a pas besoin d'être formé pour ça.
01:55Je pense très honnêtement qu'un médecin a besoin d'être formé pour réaliser un tel acte.
02:01Bon, alors, seront-ils jetés dans le grand bain, ces médecins,
02:05pour, eh bien, justement, pratiquer cet acte qui, on l'a dit, est loin d'être anodin ?
02:10Sabrina Medjeber.
02:11Il me semble que le délit d'entrave était consacré par cette loi.
02:14Donc, en effet, les médecins peuvent être poursuivis si jamais, à la demande du patient,
02:21ils objectent...
02:21Sur la formation ?
02:22Absolument. Alors, sur la formation, j'imagine...
02:24Et sur la prise en charge aussi, Sabrina Medjeber, parce que ce n'est pas anodin.
02:27L'accompagnement de la part des autorités, l'accompagnement moral
02:31qu'on pourrait offrir à ces professionnels de santé.
02:34Je pense que ça aussi, c'est important.
02:36Oui, c'est important dans un sens dramatique.
02:39Oui, c'est important d'accompagner, sur le plan de la morale,
02:42la personne qui injectera une dose létale à un patient en souffrance.
02:45Non, mais je pense que la question, en réalité, elle est comme l'a dit Vincent.
02:50C'est-à-dire, c'est l'effondrement de 25 siècles du serment d'Hippocrate.
02:54Un médecin n'est pas là pour octroyer la mort à un patient.
02:58qui décide de mourir, sachant qu'en plus, cette décision de mourir
03:02renvoie également à des pathologies diverses.
03:05Vous savez, vous pouvez souhaiter mourir parce que vous souffrez d'une dépression,
03:08parce que vous souffrez d'un choc post-traumatique,
03:11parce que vous souffrez physiquement.
03:13Il y a tout un tas, malheureusement, il y a un calidoscope de souffrance
03:15qui permettent aujourd'hui de solliciter un médecin pour pouvoir mourir.
03:20C'est pour ça qu'on appelle cette loi de suicide assisté.
03:22Je trouve que la sémantique est à juste titre.
03:24Elle est chirurgicalement, elle est même clinique.
03:27C'est-à-dire que vraiment, on a trouvé le mot.
03:29Ensuite, ce qui est important à dire, à mon sens,
03:33c'est lorsque Vincent parlait de république et de réaction politique
03:37face à cette loi qui, d'ailleurs, a été votée en urgence.
03:40On va se demander s'il n'y a pas d'urgence dans ce pays,
03:42entre l'islamisation, le narcotrafic, l'effondrement économique et j'en passe.
03:45C'est la réaction de madame Yael Broun-Pivert en sortant de l'Assemblée nationale
03:49qui a parlé d'une Assemblée nationale qui a montré, je cite,
03:52son plus beau visage et qu'elle était très heureuse, satisfaite,
03:56satisfaite, pardon, que ce texte est conforme aux lois de la république.
03:59Non mais c'est vous dire à quel point...
04:01Pour compléter ce que vous dites, pardon Sabrina,
04:04Emmanuel Macron avait salué aussi une décision, je cite,
04:08qui parachève un débat démocratique exemplaire.
04:11Êtes-vous Sabrina d'accord avec cette observation ?
04:15Voilà, de la part d'Emmanuel Macron.
04:17Faut-il rappeler le nombre de navettes ?
04:18Faut-il rappeler le nombre de saisines du Sénat
04:21au sujet de cette question-là, au sujet de cette loi ?
04:23Non, non, c'est pas du tout...
04:25Comment dire ?
04:26Ça n'a pas été voté sous un consensus large et absolu.
04:32Ça a fait l'objet de diverses, justement, objections.
04:35Vos détracteurs vous diront que ça fait partie du cheminement parlementaire.
04:39Oui, ça fait partie du cheminement parlementaire,
04:41mais il n'empêche que cette loi a été revue au Sénat trois fois,
04:46ce qui est assez rare.
04:47Plusieurs sénateurs se sont farouchement opposés à cette loi.
04:51L'Assemblée nationale, d'ailleurs, n'a pas été entièrement remplie
04:55le jour du vote définitif de la loi,
04:58ce qui prouve bien qu'il y a eu des objections de conscience
05:02vis-à-vis du vote de cette loi.
05:04Mais Mme Yelbron-Pivet, je le dis, je le répète,
05:06en est sorti extrêmement ragaillardi
05:08et satisfaite au nom des valeurs de la République.
05:11Alors, j'aimerais, Vincent Roy et Sabrina Medjeber,
05:14que nous écoutions Rodrigo Arenas,
05:17député de la France Insoumise,
05:19l'invité de Jacques Serret ce matin sur Europe 1.
05:21Il s'est dit favorable à cette loi sur la fin de vie.
05:24Je suis dans une circonscription qui connaît beaucoup d'hôpitaux,
05:28dans le 14e et le 13e arrondissements de Paris.
05:30Et effectivement, quand j'échange avec les médecins
05:32et les patients, et parfois les familles,
05:34il y a des patients qui réclament de mettre fin à leur vie,
05:39à leur jour, simplement parce qu'ils savent
05:41que leur maladie est incurable et qu'elle devient insupportable.
05:44C'est de ce cadre-là dont nous parlons.
05:45Et ce n'est pas un suicide assisté pour des personnes
05:47qui n'en ont pas besoin, comme j'ai entendu dire,
05:49de façon erronée.
05:50Alors, voilà, Rodrigo Arenas, ce matin,
05:52chez Jacques Serret sur Europe 1.
05:54Je vous voyais, Vincent Roy, trépigné. Pourquoi ?
05:57Mais parce qu'aujourd'hui,
05:59lorsque la maladie devient insupportable,
06:02ou que l'état de dégradation du corps est important,
06:09les soins palliatifs savent parfaitement gérer la situation.
06:15Donc, je ne comprends pas cet argument, si vous voulez.
06:22En revanche, il y a une inégalité de traitement
06:27pour ce qui est des soins palliatifs.
06:29Je parle d'une inégalité territoriale.
06:33Là, pour le coup, c'est la question, c'est le sujet.
06:38Ce que disait, en fait, le président de l'Ordre de Malte-France,
06:42la semaine dernière, c'est qu'on ne passe pas la même fin de vie.
06:45Et pardon pour les détails, je m'excuse,
06:47ça va être un peu scabreux, mais si on est changé une fois par jour,
06:51on ne passe pas la même fin de vie
06:53que si on est dans une clinique à Neuilly
06:55et que, toutes les heures, on va à notre chevet.
06:58Voilà pour le dire un peu pudiquement, Vincent Roy.
07:00Bien entendu, oui, c'est tout à fait vrai.
07:01Et justement, Rodrigo Arenas, député de la France Insoumise,
07:04alors attention, c'est un homme qui est très implanté
07:07dans sa circonscription,
07:08il a sans doute des qualités.
07:10N'est-ce pas finalement un exemple
07:13de cette déconnexion un peu citadine
07:17par rapport à ces soins palliatifs
07:19qui, pour les personnes précarisées,
07:22je pense notamment aux zones rurales,
07:24ne sont pas les mêmes ?
07:25Vincent Roy, Sabrina Medjeber.
07:26Mais parfois, sur un soin palliatif,
07:28moi, je vous le dis,
07:30c'est une affaire personnelle,
07:31mais mon père est décédé il y a deux ans
07:34et il était dans un état extrêmement dégradé,
07:38il n'était pas tout jeune,
07:39donc voilà, les soins palliatifs
07:42devaient venir et faire 30 kilomètres pour venir
07:45parce qu'il n'y avait pas de soins palliatifs
07:47dans une petite ville du centre de la France, etc.
07:51Ils devaient venir d'une plus grande ville,
07:52ce qui coûtait, comme dirait notre ami Emmanuel Macron,
07:55un pognon de dingue.
07:57Voilà, donc il n'y a pas de cette inégalité territoriale
08:00dont je parle.
08:01S'il en avait réglé la question
08:02de l'égalité territoriale
08:04et de l'accès par conséquent aux soins palliatifs,
08:08les choses eurent été, à mon sens, bien différentes.
08:11Là, on va directement à la loi
08:14pour faire en sorte que les médecins
08:19vous coupent le courant.
08:20Vincent Roy, Sabrina Medjabers,
08:22je me fais un peu l'avocat du diable
08:23pour qu'il y ait une sorte de contradiction
08:25sur ce plateau,
08:26parce que c'est intéressant aussi.
08:28si un homme malade atteint d'une maladie incurable
08:32qui a toutes ses facultés mentales
08:34et qui a un parfait pouvoir de discernement,
08:38si, avec son libre arbitre,
08:41il décide et il demande d'en finir.
08:43Est-ce que là, on doit l'écouter
08:45ou bien doit-on s'acharner
08:47de manière thérapeutique sur lui ?
08:49Alors, Vincent Roy, Sabrina Medjabers.
08:51– La question ne s'oppose plus
08:53dans la mesure où il a cette possibilité,
08:55c'est la raison pour laquelle il pourra...
08:57– D'un point de vue moral,
08:58est-ce que vous pouvez entendre ça ?
09:00Au-delà des textes et au-delà de la loi
09:01Sabrina Medjabers ?
09:02– Est-ce qu'on a le droit
09:04de refuser l'acharnement thérapeutique ?
09:06– Ça renvoie à la question
09:06de la liberté de conscience.
09:09Évidemment qu'un malade a le droit
09:11et a la liberté de décider
09:14si oui ou non il a envie de mourir.
09:16Ça, c'est le premier écueil.
09:17Mais le second écueil,
09:19c'est ce qu'a dit Vincent,
09:20c'est-à-dire toute la panoplie
09:23des soignants dont le devoir
09:26est d'aider justement
09:27à soulager les douleurs
09:30et à accompagner la personne
09:32vers la fin de vie.
09:34Vous savez, le professeur Juvin
09:36a fait une tribune exceptionnelle
09:38lorsqu'il parlait justement
09:39des soins morphiniques
09:41qui incombent aux médecins
09:44justement d'octroyés
09:46pour permettre...
09:48Mais non, mais pour permettre justement
09:50de soulager la douleur du patient
09:53qui, même s'il souhaite mourir,
09:55même s'il le verbalise,
09:57il appartient,
09:58il incombe aux médecins
09:59et à l'équipe soignante
10:00de tenir la main
10:02et d'octroyer les soins nécessaires
10:04pour soulager la douleur.
10:06Avait-il besoin d'une loi aujourd'hui
10:09pour octroyer, décider
10:11et justement pénaliser
10:14pénaliser le personnel soignant
10:15dont, encore une fois,
10:17la fonction première
10:18est d'aider
10:19et d'accompagner le soignant
10:21peu importe qu'il soit
10:22en parcours
10:22ou en fin de vie.
10:24Tous les infirmiers
10:25que vous interrogez
10:25vous le diront,
10:26tous les médecins
10:27que vous interrogez
10:28vous le diront.
10:28Mais là où ça devient
10:29très politique,
10:31c'est que je ne sais pas
10:31si vous vous souvenez
10:32de la polémique
10:32au sujet d'un homme
10:34qui avait organisé
10:35un cocktail
10:36dont j'ai oublié
10:37la fonction exacte
10:38mais qui avait organisé
10:39un cocktail
10:39pour célébrer
10:40cette fin de vie
10:40et qui avait estimé
10:43que les établissements
10:45qui recevaient
10:46du personnel malade
10:49en fin de vie
10:50n'avaient plus le droit
10:52d'exercer précisément
10:53cet accompagnement
10:54et je pense
10:55à l'association
10:56Les Petites Sœurs des Pauvres.
10:57Donc ça n'est pas simplement
10:58un problème sanitaire,
11:00ça n'est pas un problème
11:00de discernement
11:01entre faut-il octroyer
11:03la mort
11:04ou faut-il accompagner
11:06le malade à mourir ?
11:07C'est une question
11:08éminemment politique
11:09et idéologique.
11:11Sabrina Medjaber,
11:12un cercle restreint
11:13parce qu'il faut aussi
11:14regarder ce qui se fait
11:15à côté de nous,
11:16un cercle restreint
11:17de pays
11:18qui a déjà ouvert
11:19ce droit
11:20dont on parle
11:20depuis quelques minutes,
11:21la Belgique,
11:22les Pays-Bas,
11:23le Canada
11:24ou l'Uruguay
11:25en Amérique latine,
11:26la Suisse également.
11:28La Suisse autorise
11:29le suicide assisté
11:30depuis 1942
11:3225% des suicides
11:34en Suisse
11:35le sont
11:35par assistance.
11:3625% des suicides
11:39en Suisse
11:39le sont
11:39par assistance.
11:40Conséquence,
11:41de nombreux cantons
11:42suisses
11:43avaient utilisé
11:44le référendum local
11:44pour trancher
11:46cette question.
11:46La France,
11:47et ça c'est la question
11:48que je vous pose
11:49Vincent Roy
11:50et Sabrina Medjaber,
11:51la France a-t-elle
11:52finalement un peu
11:53raté le rendez-vous
11:55de la démocratie
11:56participative
11:57sur ce sujet ?
11:58C'est drôle
12:00comme question,
12:00la France a raté
12:01la question
12:01de la démocratie participative.
12:03Pas uniquement
12:04sur ce sujet.
12:05J'ai remarqué
12:06qu'en revanche
12:06Gabriel Attal
12:07souhaitait un référendum
12:08sur la sanction
12:10du Conseil Consuel.
12:11La loi sur les réseaux sociaux
12:13c'est intéressant,
12:14les OQTF,
12:14l'immigration,
12:15tout ça,
12:15non c'est pas un problème
12:16mais la loi sur les réseaux sociaux
12:20là ça suscite
12:20un intérêt particulier.
12:22Non,
12:22la France a raté
12:23non pas
12:24le coche démocratique,
12:26la France a raté
12:27le coche économique,
12:28la France a raté
12:29le coche structurel.
12:31La question
12:31et c'est très précis
12:32ce qu'a dit
12:33et très clinique
12:33ce qu'a dit Vincent
12:34c'est la question
12:35en effet
12:36des déserts médicaux,
12:37la désertion
12:38des services publics.
12:3987% du territoire français
12:41est un désert médical
12:43et plutôt que d'essayer
12:44précisément
12:45d'ériger des structures
12:46favorables
12:47à l'accompagnement
12:48en fin de vie
12:49on a préféré
12:50maquiller
12:51ce déficit structurel
12:52parce que nous n'avons pas su
12:53encore une fois
12:54gérer
12:55les bons arbitrages économiques
12:57et enfin décider
12:58de construire
12:59ces fameux
13:00soins palliatifs
13:01et à ce titre là
13:02on a préféré
13:03expédier
13:04une loi
13:05qui comme le dit Vincent
13:07de rupture anthropologique.
13:08Sabrina Medjaber,
13:09Vincent Roy
13:09a-t-on une idée
13:11de l'opinion
13:13et de ce qu'en pense
13:14l'opinion
13:14justement
13:15de cette fin de vie
13:16Vincent Roy ?
13:17Je ne sais pas
13:17si on a eu
13:18il faudrait regarder
13:21les sondages
13:22je ne sais pas
13:23ce que j'ai vu
13:24La convention citoyenne
13:26a-t-elle déjà donné
13:27quelques indices
13:28Vincent Roy ?
13:28Écoutez
13:29il faudrait regarder
13:30les sondages
13:31encore une fois
13:32il me semble
13:34il me semble
13:36comme ça
13:36à vue de nez
13:37si j'ose dire
13:38que les français
13:38auraient été plutôt
13:39favorables
13:40si on les avait
13:41interrogés
13:41sur cette question
13:42il me semble
13:43mais j'en ai vu
13:44qui à la faveur
13:45de cette loi
13:46se sont réjouis
13:46je me souviens
13:47d'une une de libération
13:48qui était très ouf
13:50comme si cette loi
13:51était une victoire
13:53ce qui m'avait choqué
13:54je vous annonce
13:57en tout cas c'est très partagé
13:59l'opinion est extrêmement
14:00partagée sur la question
14:01je vous annonce
14:02que cette question
14:03va être au centre
14:04de la visite papale
14:07effectivement
14:07il vient pour
14:09célébrer la vie
14:11enfin moi je m'en tiendrai
14:12quant à moi
14:12la phrase de Joubert
14:13le plus beau des courage
14:14c'est celui d'être heureux
14:16bon là encore
14:17pour apporter
14:18de la contradiction
14:19sur ce plateau
14:20et c'est toujours
14:21intéressant de le faire
14:22qu'est-ce que
14:23la religion
14:24a à voir là-dedans
14:26elle a tout à voir
14:28elle a tout à voir
14:29elle a tout à voir
14:30on y célèbre la vie
14:31d'ailleurs les trois religions
14:32monothéistes
14:33absolument
14:34interdisent la mort
14:35et célèbre la vie
14:36c'est bon alors
14:37vous n'êtes pas sans savoir
14:39même si on est ravi de ça
14:40qu'il y a de plus en plus
14:41de catéchumènes en France
14:43et que
14:43il y a effectivement
14:45une crise de foi
14:46qui est derrière nous
14:47et un certain regain
14:48que nous observons
14:50tout le monde n'est pas
14:51croyant dans ce pays
14:52non
14:52bien sûr
14:53alors bien sûr
14:55mais il y en a qui le sont
14:56et donc
14:57qu'est-ce que la religion
14:58a à voir
14:58je vous dis
14:59elle célèbre
14:59elle célèbre la vie
15:01voilà
15:02donc
15:03il est évident
15:05que
15:05le pape
15:07va
15:08à quelques remontrances
15:09affaire à l'état français
15:11et ça sera
15:12une des composantes
15:14de sa visite
15:16il y a
15:17la doctrine religieuse
15:18quelle que soit la religion
15:19et il y a
15:20le sentiment personnel
15:22ou la spiritualité privée
15:24de l'individu
15:25ce qui sont deux choses
15:26différentes
15:27la question est de savoir
15:28est-ce que c'est à l'état
15:29d'être le tiers séparateur
15:31entre la vie et la mort
15:32est-ce que c'est à l'état
15:33de légiférer sur la vie et la mort
15:34c'était passionnant
15:36je referme ce chapitre
15:37c'était métaphysique
15:37voilà
15:38métaphysique et passionnant
15:39conceptuel et très concret
15:40en même temps
15:41je referme ce chapitre
15:42et je passe la parole
15:43à Marlène Duret
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