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  • il y a 6 semaines
Guillaume Lariche, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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00:00Europe 1 Info, 13h-14h, Guillaume Lariche.
00:04Et si vous nous rejoignez à 13h32 sur Europe 1, soyez les bienvenus.
00:07Vous êtes sur Europe 1 Info jusqu'à 14h, actualité, décryptage bien sûr avec à vos côtés Guillaume,
00:12toujours Elliot Mamman, journaliste et chroniqueur indépendant,
00:15et Gilles Boutin, journaliste politique et économique au Figaro.
00:17Et on poursuit notre analyse des propos de Jean-Luc Mélenchon lors de son discours à Châteauneuf sur Isère tout
00:22à l'heure.
00:22La révolte gronde ma chère Estelle, c'est ce que nous a expliqué Arthur pendant son journal permanent.
00:27Trois quarts d'heure de discours, la tribune de Jean-Luc Mélenchon en fin de matinée dans l'université d
00:33'été des Insoumis à Châteauneuf sur Isère dans la Drôme.
00:36Trois quarts d'heure pour taper, de ci, de là, bref, chacun en prend pour son compte, pour son grade.
00:43Vous étiez en train de développer à l'instant les différents aspects, Gilles, de Jean-Luc Mélenchon qui fait toujours
00:49du Jean-Luc Mélenchon dans le texte.
00:51Ça peut toujours convaincre comme ça parce qu'il fait ça depuis 10-15 ans.
00:54Il veut, lui, vraiment renverser la table. C'est ce que voulait faire aussi Gabriel Attal.
00:57Il l'avait dit en une du JDD.
01:00Lui, pour le coup, quand il le dit, il le dit plus de force. Est-ce que c'est plus
01:04crédible ?
01:05Beaucoup plus.
01:06Oui, il a raison stratégiquement de le faire puisqu'il constate que plus il se radicalise, plus il est dans
01:12l'outrance au fil de ses candidatures,
01:15plus ça marche. Donc rien ne le conduit à considérer qu'il faut mettre le haut là.
01:24Il le fera uniquement dans l'autre deux tours pour se montrer un petit peu plus acceptable aux yeux du
01:29reste de la gauche.
01:30Donc stratégiquement, oui, il a complètement raison puisque ça marche.
01:33Mais après, c'est juste la question fondamentalement.
01:36C'est là qu'il faut s'interroger.
01:38C'est est-ce qu'il faut céder à des promesses qui sont pour la plupart totalement irréalisables, fallacieuses ?
01:47Quand il accuse, par exemple, je prends l'exemple du budget, puisque je vois ce que dit Jean-Luc Mélenchon
01:53à propos du budget 2027.
01:542027, il dit qu'il le censurera parce que ce budget va aggraver tous les maux de l'économie.
02:00Est-ce que tout va venir de ce budget 2027 ?
02:03Ce budget 2027 va être complètement inconsistant.
02:06Il va consister à raboter de ci, de là.
02:09Sébastien Lecornu a lui-même dit que ça allait même être frustrant parce qu'il n'y aura rien de
02:14très identifié en termes de grandes mesures.
02:17Il ne peut pas de toute façon procéder à une véritable réforme.
02:20Donc ce budget, il est juste là pour assurer la continuité.
02:24Et effectivement, Sébastien Lecornu a raison de dire qu'il faut mieux qu'on évite d'avoir une loi spéciale,
02:29parce que là, ça va dévisser, notre déficit va repartir à la hausse,
02:32et là, à nouveau, les taux de notre dette vont exploser, ça va coûter toujours plus cher de rembourser.
02:39Donc, à un moment donné, il faut arrêter de dire des...
02:43C'est des mensonges au sens littéral, c'est-à-dire que quand il dit que ça va aggraver les
02:49maux de la société,
02:51non, c'est une rustine.
02:52Lui, en revanche, quand il dit qu'il va taxer encore les entreprises,
02:56ça, c'est faire mal à la seule chose qui nous fait du bien.
02:58C'est-à-dire que c'est comme si vous étiez sur un cheval et que vous passiez votre temps
03:01à le piquer
03:02pour lui prendre du sang et boire de son sang,
03:05et à la fin, vous vous plaignez et vous le tapez encore un coup parce qu'il n'avance plus
03:08du tout.
03:09Vous avez des métaphores assez hardes.
03:10Mais non, mais c'est qui veut voyager loin, ménage sa monture.
03:13Si la France veut rester prospère et retrouver des gains de compétitivité face à nos concurrents
03:18qui ne vont pas être gentils avec nous, eh bien, oui, il faut libérer nos entreprises.
03:23Or, lui, il veut les pressurer toujours plus en pensant que c'est open bar et qu'on peut le
03:29faire ad nauseum.
03:31Gilles, justement, on va réécouter Jean-Luc Mélenchon qui a promis ce matin, vous le disiez,
03:34que la LFI va censurer le gouvernement Lecornu sur son projet de budget 2027.
03:38Et le tableau de la rentrée, hélas, ne promet rien de bon.
03:43L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession.
03:47Elle va plonger.
03:49Car Lecornu prépare un nouveau budget de coupe-rase qui va aggraver tous les maux.
03:58Ne nous demandez pas je ne sais quelle bienveillance à son égard.
04:04Une fois de plus, nous le censurerons.
04:07J'en suis certain.
04:10On va le censurer une fois de plus.
04:11C'est-à-dire qu'on rit.
04:12C'est même pas encore ce qu'il va y avoir dedans, que d'ores et déjà, on met tout
04:14à la poubelle.
04:15C'est sympa, là, l'écoute, la discussion, la façon de pouvoir avancer ensemble.
04:19Il n'y a pas du tout de concorde.
04:20Ce n'est pas son objectif du tout.
04:21Les insoumis, clairement, nous font comprendre qu'ils veulent faire cavalier seul.
04:25Vous voyez, moi aussi, je peux faire une petite analogie par rapport à ce que vous nous disiez tout à
04:28l'heure, sans faire exprès.
04:29Je reconnais que je suis allé un peu loin sur la métaphore vampirique de Jean-Luc Mélenchon.
04:34Je ne prête pas cette caractéristique.
04:35Mais voilà, Eliott Maman, quand on entend ça, audible auprès de sa communauté,
04:42mais par contre, pour réellement proposer un vrai changement,
04:45le vrai changement, c'est la Sixième République.
04:48Oui, non, mais audible auprès des siens, absolument.
04:50Et d'ailleurs, c'était la trame de l'intégralité de ce discours qui était véritablement armé pour surmobiliser sa
04:57base militante,
04:58mais alors vraiment la plus activiste qui soit, sans du tout chercher à élargir par-delà ce qu'elle représente
05:04dans sa radicalité.
05:05Il y a plusieurs séquences qui m'ont frappé à cet égard.
05:08Jean-Luc Mélenchon a tout de même ouvert son discours sur la nécessité de faire respecter enfin le droit international
05:14en France, dit-il.
05:15Et en exemple de moment où l'on n'a pas respecté nos engagements,
05:21il a d'abord mentionné notre laxisme par rapport au gouvernement israélien,
05:25avant de mentionner la situation entre l'Ukraine et la Russie.
05:29L'analogie entre les deux situations me semble déjà contestable,
05:32mais en plus, mettre le cas israélien sur un degré de condamnation encore plus important que l'autre
05:39me semble là aussi un peu surprenant,
05:41mais on voit évidemment que c'est destiné à sa communauté militante.
05:44Un autre moment, et pour faire écho à votre question sur le budget
05:47et à ce que disait Gilles Boutin tout à l'heure qui m'a beaucoup surpris,
05:50c'est lorsqu'il a détaillé les mesures, vous savez, de sa grande proposition phare
05:54qui consiste à annuler purement et simplement la dette française,
05:59ou du moins une partie, exactement, des titres de la dette française.
06:03Tout à fait, il a dit que c'était absolument possible
06:05parce que, par exemple, le Trésor américain l'avait fait un peu plus tôt dans la semaine.
06:09Alors, il y a un peu de ça, mais en fait, c'est absolument pas ce qui s'est passé.
06:12Le Trésor américain n'a pas dit
06:13« Oh bah par magie, on va décréter que 20% de la dette américaine n'existe plus et que
06:17c'est oublié. »
06:18Le Trésor américain a annoncé que l'opération de buyback, comme on dit,
06:22c'est-à-dire une opération qui consiste à racheter aux personnes qui ont pris des obligations
06:28sur la dette américaine ces dernières années.
06:30Donc, elle est rachetée avant même qu'elles arrivent à échéance.
06:33Comme ça, c'est vrai, en soi, on efface un petit peu de cette dette
06:36avant qu'elle arrive véritablement à échéance,
06:39mais on l'a rachetée, on ne l'a pas effacée.
06:42Et d'ailleurs, le Trésor américain non seulement rachète aux investisseurs
06:46qui avaient pris des bons du Trésor de manière plus tôt que prévue,
06:50mais en plus, il règle le coupon d'intérêt, si vous voulez, qui va avec.
06:54Donc, c'est un investissement absolument massif.
06:56Pour ça, il faut des finances qui vont particulièrement bien.
06:59Et en définitive, ça fait que la charge de la dette est d'autant plus renforcée.
07:04Donc, ce qui est fascinant dans cette histoire-là,
07:07c'est que la proposition phare de Jean-Luc Mélenchon
07:09est soutenue par des arguments qui vont précisément dans le sens inverse de ce qu'il dit.
07:14L'exemple qu'il prend du Trésor américain cette semaine
07:16montre que non, on ne peut pas effacer purement et simplement par la magie la dette.
07:21Il faut simplement, si on veut véritablement qu'il y ait moins de dettes de manière plus courte,
07:26il faut la racheter en liquidité, donner de l'argent à tous ceux qui nous ont pris des obligations.
07:31Rester dans le réel, en fait.
07:33Exactement, c'est ça.
07:34Et en plus, on m'expliquera quand même, la Banque Centrale, déjà, on n'en a plus.
07:37Donc, c'est un peu compliqué.
07:38Et en plus, elle est indépendante.
07:39Même si on en avait une, d'ailleurs, la Banque Centrale Européenne est indépendante.
07:42Et même si on en avait une en France, elle le serait.
07:44Mais j'imagine que ça, la séparation du pouvoir traditionnel, Jean-Luc Mélenchon, ça ne l'intéresse pas trop.
07:48Poursuivons sur ce budget 2027 qui va forcément faire tous les médias
07:53et nous occuper pendant les prochaines semaines.
07:56Peut-être même les prochains mois, certainement.
07:58Sébastien Lecornu, qui a écrit aux parlementaires.
08:00Voilà, il tire la sonnette de l'alarme.
08:02Et puis, il appelle surtout au bon sens, la responsabilité.
08:04Enfin bref, des phrases qu'on entend année après année.
08:07Il avait fallu quatre mois quand même l'année dernière
08:09pour pouvoir le voter, ce budget, par les députés dans l'hémicycle.
08:13Voilà, lui, clairement, il a dit qu'il demandait à tout le monde
08:19de faire preuve de bon sens et qu'il allait prendre le temps aussi
08:23pour le compromis, voire jusqu'en début d'année prochaine.
08:26Est-ce que d'ores et déjà, lui aussi, il s'avoue vaincu ou pas ?
08:28Il a dit aussi qu'il ne prendrait pas le 49-3.
08:31Il n'a pas de majorité à l'Assemblée, donc ce serait voué à l'échec.
08:34Et quand il entend le son de cloche de Jean-Luc Mélenchon
08:37de vouloir directement censurer, il a quoi comme marge de manœuvre ?
08:40C'est les mêmes que la dernière fois.
08:42C'est-à-dire que LFI, on ne peut évidemment pas compter sur eux
08:44pour voter ce budget, ou en tout cas pour se retenir de censurer.
08:47Le RN, il faut partir du principe qu'il est dans la même démarche
08:52et il ne peut compter que sur un parti socialiste
08:56qui, si il est cette fois-ci emmené par Raphaël Glucksmann
09:00pour la présidentielle, pourrait légitimement
09:05soit voter, soit effectivement accorder sa censure
09:08sans exiger un cadeau compensatoire aussi onéreux
09:13que la suspension de la réforme des retraites.
09:16Pourquoi je dis ça ? Parce que Raphaël Glucksmann est un réaliste.
09:19Il veut se présenter comme le candidat de gauche de la raison
09:22face à celui de la déraison en face.
09:25Donc ce serait assez cohérent.
09:27Ce qui n'est pas facile, c'est de vendre ça
09:30comme un message de responsabilité
09:31et comme, disons, voter pour le budget du gouvernement
09:36sortant en espérant se faire réélire dans la foulée,
09:41c'est vrai que ce n'est pas très intuitif.
09:44Mais s'il réussit à bien prendre le pli de l'argumentaire
09:48de Sébastien Lecornu et de le vendre à sa base électorale,
09:51ça pourrait fonctionner.
09:52Parce que Sébastien Lecornu, ce qu'il dit,
09:54c'est assez sensé finalement.
09:55J'essaye de vous laisser les comptes à peu près en ordre.
10:00C'est-à-dire que là, on termine avec un déficit,
10:03espérons-le, à 5%, ce qui est déjà monumental.
10:06On est à 150 milliards d'euros de déficit.
10:08Et on va essayer de vous le faire descendre.
10:10Alors, on ne sait pas encore exactement,
10:11mais peut-être à 4,9.
10:13C'est ridicule, mais en réalité,
10:14avec la progression des dépenses,
10:15on est obligé de faire un effort très conséquent.
10:18Donc, Sébastien Lecornu se dit,
10:20moi, je vous laisse un déficit,
10:22je le baisse comme je peux,
10:24on ne fait rien de trop monumental,
10:25franchement, rien qui risque tout le monde
10:27pour réduire le déficit.
10:29Et vous avez plus à gagner à le voter,
10:32parce que si on ne le vote pas,
10:34il y a une loi spéciale,
10:35et la loi spéciale,
10:35si elle dure jusqu'après la présidentielle,
10:40et bien là, on va avoir les dépenses
10:41qui vont dévisser.
10:42Parce qu'avec la loi spéciale,
10:43les dépenses sont naturellement reconduites.
10:46Et là, ça progresse.
10:47Comme le Mikado,
10:47le premier qui a bougé a perdu.
10:49Et donc là, il a commandé
10:50à la Direction Générale des Finances Publiques
10:53un rapport qui montre que
10:55ces 0,5 points de PIB,
10:57donc ces 15 milliards, en fait,
10:58qui vont s'ajouter à la note
11:00de manière incontrôlée.
11:01Et là, le déficit va repartir à 5,
11:035,8, 5,9.
11:05On va prendre un coût estimé
11:07de moins 0,5% du PIB.
11:09Alors cette loi spéciale, c'est quoi ?
11:11C'est un pilotage automatique
11:12en attendant justement
11:13qu'un vrai budget soit adopté,
11:15ou pas,
11:15parce que ce sera peut-être
11:17laissé la patate chaude
11:18pour le prochain gouvernement.
11:21Ça ne permet aucune marge de manœuvre,
11:23cette loi spéciale,
11:24et ça pourrait clairement
11:25scléroser notre pays,
11:26Elliot Mamane.
11:27Ça permettrait peu de marge de manœuvre.
11:29En effet, une des seules dispositions
11:31que le Parlement pourrait tout de même prendre,
11:33c'est par exemple d'indexer
11:35les retraites sur l'inflation
11:36au début de l'année,
11:37combien même y a-t-il une loi spéciale ?
11:39Parce que finalement,
11:39on est déjà en difficulté,
11:40donc pourquoi pas nous ajouter
11:42un petit coup ?
11:42Mais simplement,
11:43il y a quand même...
11:44L'indexation est automatique,
11:45donc a priori, ça devrait...
11:48Ah oui, même en cas de loi spéciale,
11:49l'indexation se fait automatiquement.
11:51Il me semble bien, oui.
11:52C'est possible,
11:52peut-être que dans la loi organique
11:53qui gère ça, c'est le cas.
11:55Mais simplement,
11:55il y a presque une possibilité
11:57où on peut se dire
11:57que la loi spéciale,
11:59ça peut nous sauver
12:00des ambitions plus dépensières
12:02d'une partie de l'échiquier politique,
12:04parce qu'au moins,
12:05la loi spéciale
12:07reconduit le budget à euros constants,
12:09c'est-à-dire à euros
12:10qui ne sont pas ajustés à l'inflation.
12:12Et donc, ça veut dire
12:13que toutes les autorisations
12:14de dépenses qui sont données
12:16aux diffères pans de l'État,
12:17que ce soit nos ministères,
12:18nos agences,
12:19nos divers organismes, etc.,
12:21ne sont au moins pas réindexées
12:22par rapport à l'inflation.
12:24Alors là, je suis absolument certain,
12:26peut-être que les retraites
12:26le sont de manière automatique,
12:27mais le reste,
12:28ce n'est pas le cas.
12:29Et donc, mécaniquement,
12:31ça nous fait économiser
12:32quelques centaines de millions,
12:34voire milliards d'euros
12:35par-ci, par-là,
12:36puisque le coût de la vie
12:37s'est renchéri.
12:38Et ça ne fait pas des milliards, ça ?
12:40Oui, je pense que ça peut faire
12:41quelques milliards,
12:42mais pas beaucoup, en effet.
12:43Mais c'est vrai qu'en même temps,
12:44on a une difficulté extrême
12:46parce que quel parti politique
12:47va vouloir prendre la responsabilité
12:49d'apparaître comme quelqu'un
12:51qui a soutenu le gouvernement sortant
12:52au moment où les Français
12:54n'ont jamais autant demandé
12:56de rupture dans la manière
12:58de gouverner à l'heure actuelle ?
12:59C'est quand même très délicat.
13:00Et donc, je suis assez pessimiste
13:02quant à la possibilité
13:03d'avoir un budget
13:04d'ici à la fin de l'année.
13:04Mais ça repose sur un calcul très cynique
13:06qui est de considérer
13:06que les Français
13:07n'ont soit rien à faire
13:08de la question économico-financière,
13:10soit qu'ils n'y comprennent rien.
13:12Donc, ce double pari
13:14est assez inquiétant.
13:16Et là-dessus, je trouve
13:19qu'on se dirige vers une situation
13:20tellement compliquée.
13:23On se rapproche de la falaise
13:25que je me dis
13:26qu'un candidat aujourd'hui raisonnable
13:29gagnerait à se faire un peu kamikaze
13:32et à promettre
13:33ce qui va réellement se passer
13:34en termes de restructuration,
13:36de consolidation budgétaire,
13:37les véritables efforts
13:38pour prendre rendez-vous
13:40avec l'avenir.
13:40C'est-à-dire qu'il ne sera pas
13:41forcément élu aujourd'hui,
13:42mais au moins les gens sauront
13:43qu'il y en avait un qui disait vrai
13:44et c'est lui qu'on ira chercher
13:45dans deux ans, dans trois ans,
13:46dans quatre ans,
13:47quand là, ça sera intenable.
13:48J'attends votre regard
13:49et vos commentaires aussi.
13:50Je ne sais pas si lui va être kamikaze
13:52ou pas, vous me le direz, messieurs.
13:53On va parler d'Edouard Philippe
13:54qui écarte, lui,
13:55une candidature de Sébastien Lecornu
13:57pour cette prochaine présidentielle.
13:59Ce sera dans quelques instants.

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