- il y a 4 semaines
Aujourd'hui dans Mediterraneo du vent dans les voiles, le vent est une des solutions pour décarboner le transport maritime, nous avons embarquer à bord d'un voilier d'une coopérative marseillaise qui transportent des produits issus de l'agriculture raisonnée. Et nous visiterons le Monténégro et ses trésors naturels. Des plages sublimes, un canyon qui est le plus profond d'Europe. Le pays attire de plus en plus de touristes en quête de nature , un défi à relever... Année de Production :
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00:05Aujourd'hui dans Méditerranéo, du vent dans les voiles.
00:08Le vent est une des solutions pour décarboner le transport maritime.
00:12Nous avons embarqué à bord d'un voilier d'une coopérative marseillaise
00:16qui transporte des produits issus de l'agriculture raisonnée.
00:20Et nous visiterons le Monténégro et ses trésors naturels.
00:23Des plages sublimes, un canyon qui est le plus profond d'Europe,
00:26le pays attire de plus en plus de touristes en quête de nature.
00:30Un défi à relever.
00:55Le retour en grâce des voiliers de commerce.
00:58Pour ces bateaux, c'est bien l'heure de la revanche.
01:00Et ils représentent un peu de la vie.
01:01Un réel espoir pour décarboner le transport de marchandises qui passe par les mers.
01:05Les portes-conteneurs, beaucoup plus polluants, restent la norme à travers le monde.
01:10Mais de plus en plus de petites entreprises tentent l'aventure de la navigation commerciale à la voile.
01:15En Méditerranée, la coopérative Bourling et Pacotti s'est lancée il y a 5 ans,
01:20ouvrant des liaisons entre Marseille, la Corse, la Sardaigne et la Sicile.
01:25Nous sommes montés à bord du Barbaranova pour une traversée entre Cagliari et Marseille.
01:45Après 5 jours et demi de navigation depuis Marseille,
01:53l'équipage du Barbaranova est accueilli par des flamandreuses à son entrée dans le port de Cagliari,
02:00tout au sud de la Sardaigne.
02:11L'escale sera de courte durée car pour l'équipage de Bourling et Pacotti,
02:15une coopérative créée il y a 5 ans, le travail n'attend pas.
02:20Ce jour-là, sur les quais de Cagliari, le vigneron nomade Alexandre Morin vient récupérer sa cuvée de l'année,
02:26un vin qu'il a élaboré dans un chais de la région avec les raisins du domaine.
02:33Alexandre a fait le choix de le ramener en France à la voile.
02:41L'objectif, c'est de marier mes deux passions qui sont le vin et la mer,
02:44et surtout de démocratiser le fait de déguster du vin qui ne sont pas carbonés.
02:50Mes premiers vins naturels, c'était au Chili, je les ai ramenés avec un conteneur
02:53qui consommait 3 tonnes de fioul lourd par jour.
02:56Donc c'était incohérent quand on fait du vin naturel et qu'on est dans une démarche un peu écologique.
03:00Donc oui, ramener du vin à la voile, c'était évident.
03:07Le voilier de 18 mètres a été adapté au transport de marchandises,
03:11mais de petits ajustements sont parfois nécessaires.
03:14C'est pas loin du millimètre quand même.
03:18Oui, il faut ce qu'il faut.
03:22Là, on est pas loin du chargement maximal d'un point de vue volume.
03:29Donc du coup, on est obligé d'optimiser.
03:34Le Barbara Nova peut emporter 5 tonnes de marchandises.
03:38Pas de possibilité de grutage, tout doit être chargé à la main.
03:42Mais peu importe la peine, quand les objectifs sont motivants.
03:47C'est défendre un territoire, c'est faire raisonner un territoire.
03:51C'est aussi réapproprier de la mer qui nous sépare,
03:55mais qui nous réunit aussi, surtout en Méditerranée.
03:58On est tous dans le même peuple.
04:00Et voilà, on a toujours bu et mangé.
04:04Donc ça continue et ça continue avec une emplice sur le territoire qui est différente.
04:10Et on a envie de la mettre en avant.
04:13Bientôt le départ après moins de 24 heures d'escale.
04:21Ok, après on se préparera à envoyer la grand voile.
04:24Il faut exploiter au mieux la fenêtre météo qui se profile.
04:33Car la priorité, tout en s'assurant bien sûr de l'intégrité de la cargaison,
04:40c'est de naviguer uniquement à la voile.
04:44Sinon, on ne part pas.
04:45La dernière fois, on est resté 4 jours au port parce que sur toute la zone, il n'y avait
04:51pas de vent.
04:52Et quand le vent s'est levé, on l'avait dans le nez, mais au moins on en avait.
05:04Rester à terre, Mariana Mélis, l'une des cofondatrices de Bourling et Pacotille,
05:09s'occupe en Italie de dénicher des producteurs partenaires.
05:40La principale activité de la coopérative, c'est d'acheter en Corse, en Sardaigne,
05:43en Sicile, des produits du terroir issus de l'agriculture raisonnée
05:47et de les revendre en région marseillaise.
05:50Ce jour-là, Mariana retrouve Pietro Marchi, producteur de vins naturels.
05:56Bientôt, j'aurai besoin de mettre un peu de soufre, ok ?
06:00Mais 20 kilos à l'hectare, c'est très peu, non ?
06:04Ici, la nature est reine et ses herbes hautes protègent la terre jusqu'à fin avril.
06:11Ça protège en fait, ce terrain est très pauvre, avec l'enherbement.
06:18C'est vraiment... Ces racines font office de charrue, ok ?
06:22Et tu sens le parfum, c'est vraiment parfum de champignons, de vie.
06:28On a plutôt fait une taille courte pour donner plus de vie à la plante,
06:31plutôt qu'à la production.
06:34C'est-à-dire pour favoriser la végétation, plutôt que la production de raisins.
06:38À la fin, je dois seulement comprendre avec l'expérience ce que je dois faire,
06:42comment me comporter, pour améliorer justement le rapport entre le vin,
06:47le raisin et la terre.
06:49Mais tout part d'ici.
06:50C'est important pour vous, cette philosophie à Bourling et Pépétine ?
06:53C'est fondamental même, je dirais, parce que ça fait partie du respect global et total
06:59de l'environnement, mais même de notre consommation,
07:02de comment on nourrit notre corps et notre esprit.
07:06Parce qu'il y a quand même des philosophies derrière des productions
07:10qui ont cette éthique et cette manière de fonctionner.
07:16Pour l'instant, une infime partie de la production voyage à la voile.
07:23Pietro voudrait augmenter les quantités,
07:26même si le coût du transport est beaucoup plus important.
07:31Ce n'est pas grave, on fait payer les autres,
07:33parce que moi, je paye pour les belles choses.
07:35Et les autres aussi doivent payer.
07:36Moi aussi, parce qu'il faut responsabiliser.
07:38Très souvent, un prix bas signifie une qualité basse,
07:41et nous devons prendre conscience que, bien sûr, tout doit être logique,
07:45on ne doit pas spéculer, ok ?
07:46Il faut sortir de ça, on ne doit pas spéculer.
07:48Mais ce prix élevé, ce n'est pas de la spéculation.
07:51Il faut faire la différence, ce prix élevé, c'est souvent la qualité.
07:57À bord du Barbaranova, en route vers Marseille,
08:03le quotidien est aussi fait de rencontres.
08:08L'équipage, bénévole en dehors du capitaine,
08:11est en partie composé de néophytes,
08:14embarqués pour la première fois dans l'aventure de Bourling et Pacotille.
08:21Une aventure née à la suite d'un festival artistique itinérant
08:25à la voile de port en port,
08:27où par la force des choses, l'on achetait des produits quelque part,
08:30pour les consommer ailleurs.
08:37En rade de Marseille, Nicolas Rousson,
08:39l'un des cofondateurs de la coopérative,
08:41a rejoint le Barbaranova.
08:44Pour les derniers milles,
08:46sur l'une des routes de transport de fret à la voile millénaires,
08:50abandonnées depuis plus de 100 ans.
08:54On les a retestés tout le long de l'année
08:56pour voir si ça pouvait marcher.
08:57Effectivement, ça fonctionne.
08:59Là aujourd'hui, sur une trentaine de trajets pendant 5 ans,
09:02on est à 90% de temps à passer à la voile en Méditerranée sur ces trajets-là.
09:07Donc on s'est rendu compte qu'il y avait vraiment cette énergie-là du vent.
09:11Elle est disponible, elle est gratuite, elle est renouvelable
09:14et elle permet vraiment de faire avancer les bateaux correctement
09:18dans des temps tout à fait corrects.
09:22Il se sera, en effet, écoulé une soixantaine d'heures
09:25entre le départ de Cagliari en Sardaigne
09:28et l'arrivée à l'Estac à Marseille.
09:32La cargaison,
09:34composée du vin Vogueur d'Alexandre Morin
09:36et des bouteilles du domaine
09:38Sa Défensa de Pietromar
09:40qui arrive à bon port
09:41en un temps record.
09:42C'est trop bien.
09:43Vous avez tapasé là.
09:44On est allé super vite, ouais.
09:46Avec ton nom, tu, tu, tu, tu.
09:47Tout moi, pas fou.
09:52Mais pas question de se reposer sur ses lauriers.
09:55C'est l'heure de décharger.
10:00Ça, c'est mouillé, ça.
10:01En commençant par les cartons
10:02achetés par la coopérative aux producteurs Sardes
10:05et qui seront revendus directement
10:07par Bourling et Pacotille.
10:10Ça fait 5 ans qu'on le distribue ici.
10:12Il part dans des restaurants,
10:15chez des cavistes, dans des épiceries
10:17et puis surtout pas mal chez des particuliers
10:19qui l'attendent de pied ferme.
10:22Le reste, ce sont les 3500 bouteilles de vin
10:25qu'Alexandre Morin a élaborées en Sardaigne.
10:29C'est ma production annuelle, quoi.
10:31Ça, c'est ce qui va me faire vivre pendant un an.
10:35C'est surtout des nouveaux cépages,
10:40des beaux vallées et canonnaux
10:41qui sont des cépages qui n'existent pas en France.
10:45Alexandre a donc loué les services
10:47de Bourling et Pacotille pour le transport.
10:49Une activité que la coopérative voudrait développer,
10:52notamment entre Marseille et la Corse.
10:54Des trajets qui se font généralement avides.
10:57Mais le coût est 3 à 4 fois plus élevé à la voile
11:00qu'en cargo classique.
11:02L'État finance le transport pour qu'à l'arrivée en Corse,
11:06effectivement, le transport coûte un peu moins cher.
11:09Ce qu'on aimerait, nous, aujourd'hui,
11:10c'est que la collectivité finance aussi le transport à la voile,
11:13propose aussi la possibilité pour des personnes engagées en Corse
11:17d'avoir la possibilité de faire transporter leurs produits à la voile.
11:19et que, du coup, on ait aussi cette prise en charge par l'État.
11:22Il faut savoir que l'État prend en charge environ 60% des coûts de transport.
11:29Dernière ligne droite, à la force des bras,
11:32jusqu'au camion qui, lui, roule au gazoel.
11:414 375 kg de vin Sardes.
11:44Ramené à la voile, malheureusement, le dernier sceau de puce
11:47vers Bordeaux, vers Mestox, avec du pétrole.
11:52Mais bon, c'est déjà pas mal, on a fait notre part.
11:55Et ça va continuer.
11:57Dès l'été prochain, le catalogue de produits vendus par Bourling et Pacotti,
12:01constitué de pâtes, de fruits, de miel, de vin, va s'étoffer.
12:04Après, le Barbaranova fera cap vers l'Espagne
12:07pour en ramener de l'huile d'olive.
12:22Destination encore méconnue il y a quelques années,
12:24le Monténégro séduit de plus en plus de touristes en quête de nature.
12:28Des plages classées au patrimoine mondial de l'UNESCO,
12:31un canyon qui est le plus profond d'Europe,
12:34autant de trésors naturels qui font la réputation du Monténégro.
12:38Chaque année, le pays accueille l'équivalent de trois fois sa population.
12:45C'est l'un des joyaux du Monténégro.
12:48Aux confins des Balkans, dans le massif du Dourmitor,
12:51voici le canyon de la Tara.
12:56Encore peu connu, il attire chaque année plus de visiteurs
12:58en quête de nature et d'authenticité.
13:01Et depuis peu, de plus en plus de Français,
13:04comme ce groupe de l'Est et du Nord de la France,
13:07surpris par ce que le Monténégro a à offrir.
13:09C'est un bon endroit pour les photos, ici.
13:12Ah oui, c'est un bon endroit.
13:13C'est un peu périlleux, mais...
13:15Alors ?
13:16Ah, c'est beau.
13:17Mais c'est impressionnant.
13:18Oh !
13:19Non, non, mais il y a encore...
13:20C'est impressionnant la hauteur.
13:21On a quand même une sensation de vide.
13:25Franchement, c'est fou.
13:26J'ai fait Costa Rica, j'ai fait Bali, Cuba.
13:31Mais là, honnêtement, ça dépasse tout.
13:37Ces sentiers de montagne,
13:39Alexandar les connaît par coeur.
13:42Restez sur le chemin, s'il vous plaît.
13:46Cela fait 26 ans qu'il les parcourt.
13:48Et ce matin-là, il guide des clients italiens
13:51au sommet du Curevac, à 1 600 m d'altitude.
13:59C'est le canyon le plus profond d'Europe
14:03et le deuxième le plus profond du monde
14:05après le Grand Canyon.
14:07À chaque fois, c'est la même émotion.
14:10J'ai l'impression que c'est comme la première fois.
14:14Et qu'est-ce que vous ressentez ?
14:15Un vrai sentiment de liberté.
14:20Avec 48 sommets de plus de 2 000 m,
14:23le massif du Dourmitor est un Eldorado
14:25pour aventuriers et sportifs,
14:27été comme hiver.
14:30Et le parc, classé au patrimoine mondial
14:33de l'UNESCO, une réserve de faune et de flore.
14:39C'est ici qu'Alexandar et ses associés
14:42ont décidé de construire un écologe il y a 15 ans.
14:45Des chalets qu'ils ont montés eux-mêmes
14:47avec du bois des forêts alentours
14:48et où ils accueillent des touristes toute l'année.
14:54Bonjour.
14:55Bonjour.
14:56Enchanté, je suis Alexandar.
14:57Bonjour.
14:58Je suis Reinhard.
14:59Enchanté.
15:00Vous avez trouvé facilement ?
15:02Oui.
15:02Oui, oui.
15:03Vous venez d'Allemagne.
15:07Bienvenue.
15:10Très joli.
15:19Il est vraiment beau.
15:21C'est fait avec des troncs d'arbres entiers
15:23sciés à la main.
15:24C'est vraiment cool.
15:27Tout est en bois.
15:30Tellement imaginatif.
15:32Si beau.
15:34Si différent de la maison.
15:42Alexandar peut accueillir jusqu'à 46 personnes
15:45dans les 5 chalets
15:46pour une nuitée allant d'une cinquantaine
15:49à 150 euros selon la période.
15:53Et si beaucoup de visiteurs
15:54passent encore par des plateformes de réservation,
15:56son objectif à terme
15:57est de favoriser les séjours de plusieurs nuits.
16:03C'est exactement le but.
16:06accueillir des gens
16:07qui viennent ici
16:08pour la nature.
16:10Des gens
16:11qui savent la respecter
16:13et ne pas l'abîmer.
16:15Mais aussi pour l'environnement naturel,
16:18les activités
16:19et enfin pour l'hébergement.
16:24Des gens
16:25qui reconnaissent la qualité de ce lieu
16:29reviennent
16:30et recommandent
16:32ce type de vacances.
16:38car la promesse
16:39du Monténégro,
16:40c'est l'authenticité
16:41et le tourisme raisonné.
16:44C'est un vin
16:45du Monténégro ?
16:46Absolument.
16:48C'est vraiment très, très bon.
16:49C'est maman qui cuisine.
16:51Dites-lui, bravo.
16:53On nous avait dit avant de venir
16:54« Attention, c'est super le Monténégro,
16:56mais on ne mange pas très bien. »
16:58Et là, on trouve que ce n'est pas vrai.
16:59On la mange extrêmement bien.
17:00Et c'est justement pas très connu.
17:02Et c'est pas très touristique, je pense.
17:04Pas très cher.
17:05Très facile d'organisation.
17:07Rien de compliqué.
17:09Tous les jours,
17:09on a l'impression
17:10de faire un voyage différent.
17:11Ce matin,
17:11on se baignait dans un lac.
17:13La veille,
17:13on se baignait dans la mer.
17:14Là, aujourd'hui,
17:15on est dans la montagne.
17:15C'est vraiment hyper
17:17varié comme voyage.
17:20Car il n'y a pas
17:21que le patrimoine naturel
17:22qui soit exceptionnel
17:23au Monténégro.
17:24Sur la côte adriatique,
17:26la baie de Cotor
17:27est un écrin de culture
17:28entre mer et montagne.
17:31Cette ville,
17:32fondée sous l'Empire romain,
17:33fut longtemps sous l'influence
17:34de la République vénitienne.
17:36Elle offre aux visiteurs
17:37un condensé d'histoire
17:39monténégrine et européenne.
17:42À ces périodes,
17:43au XVIe siècle,
17:44avec la République de Venise,
17:45il y avait beaucoup
17:46d'économies,
17:47de commerces,
17:48de navigations,
17:49de magasins.
17:50Et il y a eu
17:50de plus en plus de gens
17:51de ces montagnes
17:52qui se sont installés
17:53ici à Cotor
17:54pour travailler.
17:56Ah oui, oui,
17:57ils étaient assez riches
17:57pour ces périodes.
18:02Le tourisme
18:02s'y est fortement développé
18:04depuis 15 ans.
18:05À tel point
18:06qu'il a permis
18:07de sauvegarder
18:08le patrimoine du pays.
18:14Anna Tchéranitz
18:15est directrice adjointe
18:16du Grand Perast Hotel,
18:17un établissement 5 étoiles
18:19dont l'ouverture
18:20a permis
18:20de redonner vie
18:21à tout un quartier historique.
18:26C'est un hôtel
18:27qui est protégé
18:28par UNESCO.
18:29On a trois parties
18:30de l'hôtel.
18:31Donc la partie principale,
18:32c'est le Palais Smékiya
18:33qui a été construit
18:35en 1764.
18:37Juste devant la réception,
18:38vous avez donc
18:40le blason
18:40de la famille Smékiya.
18:42C'était en fait
18:42une famille
18:43de navigateurs,
18:44on va dire.
18:45C'était une des familles
18:46les plus nobles
18:46de Perast.
18:47Avec des chambres
18:48allant de 500
18:49à 1300 euros
18:51la nuit,
18:52l'hôtel symbolise
18:52ce qu'aimerait devenir
18:53le pays,
18:54une destination
18:55haut de gamme.
18:56Les top 3 marchés,
18:58ce serait donc évidemment
18:59le marché anglais,
19:01les Etats-Unis
19:02et la France.
19:04Donc c'est,
19:05on va dire,
19:06les clients
19:06qui aiment bien
19:08de venir ici
19:08et les clients
19:09qui peuvent se permettre
19:11on va dire
19:11de venir ici.
19:18Le Grand Perast
19:19appartient à un homme
19:20d'affaires monténégrin.
19:21Mais avec un chantier
19:23de restauration supérieur
19:24à 10 millions d'euros,
19:25le projet n'aurait pu se faire
19:26sans l'apport
19:27d'investisseurs étrangers.
19:31Monténégro,
19:31c'est un petit pays.
19:34Du coup, évidemment,
19:35on n'a pas les mêmes moyens
19:36comme d'autres pays.
19:38Tous les hôtels
19:395 étoiles,
19:40on va dire que c'est
19:42la plupart,
19:42c'était quand même
19:43des investissements
19:44étrangers,
19:45mais qui évidemment
19:46permettent aux Monténégrins
19:47de travailler
19:48dans le tourisme,
19:49de vraiment conserver
19:50ce qui nous appartient,
19:52on va dire,
19:52et vraiment le montrer
19:53au monde entier.
19:59Depuis plusieurs années,
20:00le Monténégro accueille
20:01entre 1,5 million
20:02et 2 millions
20:03de touristes
20:04chaque année.
20:05C'est presque 3 fois
20:07plus que sa population
20:08et le secteur
20:09représente déjà
20:10un quart du PIB
20:11du pays.
20:12Mais ce miracle touristique
20:14commence à pénaliser
20:15certains sites.
20:17Chaque jour,
20:19des bateaux de croisière
20:20déversent
20:21dans la vieille ville
20:21de Kotor
20:22des milliers
20:22de passagers.
20:24Et certains professionnels
20:26du tourisme
20:26commencent à s'inquiéter.
20:32« Vous voyez là,
20:34ces petits poissons ?
20:37Ici, c'est un mélange
20:39entre l'eau de mer
20:40et l'eau douce.
20:41Et le soir,
20:42on voit des milliers
20:43de ces poissons.
20:44Parce que la baie,
20:46avec tous ces bateaux,
20:47cette pollution,
20:49les poissons,
20:50ils viennent ici
20:50pour respirer
20:51l'air pur de la montagne.
20:56Slavenko Sutsur
20:57possède une agence touristique,
20:59une auberge de jeunesse
21:00et un restaurant à la mode.
21:02Cela fait 15 ans
21:03qu'il a investi
21:04et vit du tourisme
21:04à Kotor.
21:06Mais depuis peu,
21:07il s'inquiète
21:08pour son avenir.
21:12« Vous savez,
21:13les fumées rejetées
21:14par un bateau
21:15comme celui-ci
21:16représentent l'équivalent
21:17de 15 000 voitures.
21:18Et parfois,
21:19il y en a 5 ou 6 par jour.
21:21Alors ça pollue à la fois
21:22l'air et l'eau.
21:24Et là,
21:25vous avez des vagues
21:26de personnes
21:26qui se déversent
21:27dans la vieille ville.
21:2915 000 par jour,
21:31juste avec ces bateaux.
21:33C'est un nombre fou
21:37pour cette petite ville.
21:39Alors ils viennent,
21:40ils se baladent un peu,
21:41ils boivent un café,
21:42ils achètent un souvenir
21:43et voilà.
21:46Alors que les touristes
21:48qui viennent vraiment
21:49profiter de Kotor,
21:52ils ne peuvent plus
21:53vraiment en profiter.
21:54De mon point de vue,
21:56ces bons touristes
21:57qui viennent plusieurs jours
21:58commencent à éviter Kotor.
22:03À une heure de route
22:04plus au sud,
22:05les conséquences
22:06du succès touristique
22:07du Monténégro
22:08sont encore plus visibles.
22:10Autour de la citadelle
22:12de Boudva,
22:13les immeubles modernes
22:14se multiplient
22:15et colonisent peu à peu
22:16les côtes aux alentours.
22:20Radeh Ratkovitch
22:21est doyen
22:22de la faculté
22:22de commerce
22:23et de tourisme
22:23de Boudva
22:24qui fait référence
22:25dans le pays.
22:26Pour lui,
22:27c'est tout l'avenir
22:28du secteur
22:28qui est menacé
22:29par les promoteurs.
22:32C'est terrible,
22:34terrible,
22:34ces immeubles.
22:36Que des résidences
22:37secondaires.
22:39A Boudva,
22:40près de 80%
22:41des lits
22:42sont des résidences
22:43secondaires,
22:43ce qui détruit
22:44le tourisme
22:45et fait de nous
22:46une destination
22:47immobilière
22:48plutôt qu'une
22:49destination touristique.
22:54Vous voyez,
22:56cela n'a rien à voir
22:57avec la tradition
22:57de Boudva.
22:58C'est un déni
22:59de la tradition
23:00de la Boudva
23:01méditerranéenne.
23:04Il n'a jamais été prévu
23:06de construire à cet endroit
23:07là-bas.
23:08Des investisseurs
23:09sont venus
23:10et avec des partenaires
23:11locaux,
23:12ils ont commencé
23:12à construire
23:13sur la colline,
23:14comme vous pouvez le voir.
23:15Ils ont détruit
23:16des centaines d'oliviers
23:17et de cipres
23:18méditerranéens.
23:21Nous devons
23:21élaborer une stratégie
23:23pour nous protéger
23:24du tourisme de masse
23:25aggravé par le grand
23:27nombre d'appartements
23:27saisonniers.
23:29En matière de tourisme,
23:30notre plus grand problème,
23:31c'est l'absence
23:32d'une bonne gestion
23:33des destinations.
23:34Cela devrait être
23:35rassuré par l'État
23:37en coopération
23:38avec le secteur privé.
23:42Le Monténégro
23:44manque toujours
23:44d'infrastructures
23:45autoroutières,
23:47ferroviaires
23:47et aéroportuaires.
23:49Et le tourisme
23:49est stratégique
23:50pour l'intégration
23:51du pays
23:52dans l'Union européenne.
23:55À Podgorica,
23:56la capitale,
23:57le nouveau Premier ministre
23:58Miloï Kospaïc le sait,
24:00lutter contre le blanchiment
24:01et la corruption
24:02dans l'immobilier,
24:04protéger l'environnement
24:05et réguler le secteur
24:06seront déterminants
24:07pour l'avenir
24:07de son pays.
24:11Vous pointez à juste titre
24:13l'architecture,
24:14le problème
24:14de la surconstruction.
24:16C'est un gros problème,
24:18surtout à Boudva,
24:18par exemple.
24:20C'est quelque chose
24:20que nous avons hérité
24:21du passé.
24:23Nous allons essayer
24:24de faire tout ce que nous pouvons
24:26en matière d'aménagement
24:27du territoire
24:27et de zonage.
24:30Et pour ce qui concerne
24:31le blanchiment d'argent,
24:32je pense que nous sommes
24:33à peu près prêts.
24:36En décembre de l'année dernière,
24:38au cours du premier mois
24:40du gouvernement,
24:40nous avons adopté
24:42la loi la plus stricte
24:43d'Europe
24:43sur le blanchiment d'argent
24:44et le financement
24:45du terrorisme.
24:47Grâce à cette loi,
24:48il est désormais impossible
24:49d'investir plus de 10 000 euros
24:51au Monténégro
24:52sans se heurter
24:52à des obstacles
24:53extrêmement difficiles
24:54à surmonter.
24:57Si les gens visitent
24:59notre pays,
24:59ils vont se rendre compte
25:00que le Monténégro
25:01est un partenaire
25:02sérieux et amical.
25:06On croit ce qu'on voit,
25:07donc les gens doivent
25:08venir visiter notre pays
25:10pour s'en rendre compte
25:11par eux-mêmes.
25:16Plus que le nombre
25:17de visiteurs,
25:18c'est désormais
25:19sur la qualité
25:20et la maîtrise
25:20de ces infrastructures
25:21touristiques
25:22que le Monténégro
25:23doit miser
25:23s'il veut conserver
25:25son surnom
25:26de Perle des Balkans.
25:30Ainsi se termine
25:31Méditerranéo.
25:32A bientôt
25:33pour de nouvelles aventures
25:34en Méditerranée.
25:35Sous-titrage Société Radio-Canada
25:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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